Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 13:57

Nouveau : PARU DANS FIGAROVOX

Paru dans lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/

La Vox est libre ! Par Alexis Brézet

Publié le 03/02/2014

Le Figaro depuis toujours se fait l'écho des débats qui traversent la société, des opinions qui s'affrontent dans l'arène publique, des controverses qui rythment la vie intellectuelle.

Ce mouvement des idées que vous retrouvez chaque jour dans les pages Champs Libres a désormais son prolongement sur internet: Figarovox. Cette nouvelle verticale du figaro.fr, orchestrée par Paul- Henri du Limbert et Vincent Trémolet de Villers a pour ambition de donner aux lecteurs tout ce qui nourrit la vie de l'esprit. De l'expertise pour aller au fait, de la hauteur de vue pour comprendre avant de juger, de l'indépendance pour sortir du prêt-à-penser, des convictions pour affirmer ce que nous sommes, de l'humeur pour répondre aux ridicules de notre temps, de l'ouverture et de la liberté parce qu'elles sont les deux respirations de l'intelligence.

Les grandes plumes du Figaro - Eric Zemmour, Guillaume Tabard, Renaud Girard, Natacha Polony, Ivan Rioufol, Luc Ferry, Nicolas Baverez…- y côtoieront des invités de prestige: Franck Ferrand, Philippe Bilger, Gilles William Goldnadel,, Gaspard Koenig, Maxime Tandonnet, Chantal Delsol, Irina de Chikoff… Spécialistes, professeurs, économistes, historiens, écrivains, polémistes, politiques donneront leur éclairage sur les grands sujets d'actualité.

Les internautes ont, bien entendu, toute leur place sur Figarovox parce que la France fourmille de talents et d'expérience qui ne demandent qu'à se faire connaître. Faire vivre sur internet un débat riche, audacieux et constructif, c'est le pari de Figarovox !

 

Paru dans lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/02/03/31003-20140203ARTFIG00333-theorie-du-genre-les-socialistes-entre-deni-et-mepris.php

Théorie du genre: les socialistes entre déni et mépris par Gilles William Goldnadel

Publié le 03/02/2014

CHRONIQUE- Chaque semaine, Gilles William Goldnadel plaide dans FigaroVox. Ce Mardi, l'avocat dénonce la vision idéologique du gouvernement qui l'entraîne dans des domaines variés à nier la réalité.


Mais pourquoi faut-il que les socialistes français soient toujours entre déni et mépris?

Ils devraient prendre exemple sur le premier d'entre eux: «le déni ça ne marche pas» a lancé François Hollande, dans une crise de sincérité subite, avant d'avouer son échec historique sur le chômage. Cette tardive confession succédant aux concerts de dénégations, ratiocinations, circonlocutions et admonestations de sa porte-parole la plus inspirée. Le déni, puis le mépris. C'est ainsi. Jadis, la gauche morale niait la réalité de l'insécurité. Il ne s'agissait que d'un fantasme de beaufs, instrumentalisé par l'extrême droite. Idem pour l'immigration qui ne progressait absolument pas, sinon dans l'esprit malfaisant de racistes bas d'un front, forcément national. Défense donc d'en parler. Puis, à l'instant précis où le déni est devenu impossible: trop tard pour en débattre, la France est devenue multiculturelle...


La dernière manifestation du déni de la réalité dérangeante par la gauche et ses relais médiatiques concerne la fameuse théorie du genre.


En décembre dernier, c'était notre premier ministre qui niait niaisement tout lien entre lui-même et cet ineffable rapport sur l'intégration qui proposait «d'assumer la dimension arabe orientale» de la France. Ce discours inoubliable, à utiliser en gargarisme, et dont les auteurs nous suggéraient de faire davantage dans «l'en commun», dans le cadre d'une «identification à un nous inclusif et solidaire». M Ayrault n'était absolument pour rien dans ce document halluciné, sauf qu'il en avait désigné «les personnalités qualifiées» pour le rendre, qu'il n'avait pas manqué de complimenter à l'aune de leur talent, après publication officielle sur le site de Matignon.


La dernière manifestation du déni de la réalité dérangeante par la gauche et ses relais médiatiques concerne la fameuse théorie du genre. Il s'agit en réalité d'un double déni: la théorie du genre n'existerait que dans l'imagination débridée de la droite et de l'extrême droite. En tout état de cause, et contrairement à ce que suggérerait notamment le Figaro, le ministère de l'éducation nationale ne l'aurait en aucun cas instrumentalisée.


Double effronterie. Il suffit de consulter le dictionnaire Larousse de la psychanalyse pour se convaincre qu'il existe tout un corpus théorique développé à partir notamment d'un concept «introduit par Stoller en 1968 qui vise à établir une distinction entre les données biologiques, qui font objectivement d'un individu un mâle ou une femelle, et celles, psychologiques et sociales, qui l'installent dans la conviction d'être un homme ou une femme». À partir de ces analyses au demeurant respectables s'est agrégée outre-Atlantique une idéologie hétéroclite, anti freudienne, de plus en plus féministe et radicale, dont l'égérie la plus fantasque est sans doute Mme Butler. L'effronterie tourne au loufoque lorsque l'on relit l'excellente définition donnée par Mme Vallaud-Belkacem le 31 août 2011 au journal «20 minutes» d'une théorie dont elle conteste aujourd'hui jusqu'à l'existence: «la théorie du genre, (qui) explique «l'identité sexuelle» des individus autant par le contexte socioculturel que par la biologie…» Idem pour Le Monde dont les journalistes se cantonnent dans une molle et complexe dénégation tandis qu'est publiée le 31 janvier sous la plume d'un professeur, M. Jean-Yves Mas, une opinion «les sciences économiques et sociales, pionnière de la théorie du genre» qui la reconnaît expressément: «pour notre part nous considérons que la théorie du genre est bien l'exemple emblématique d'une théorie émancipatrice» que l'auteur reconnaît expressément appliquer à l'école….


Car le déni dans le déni est tout aussi cocasse. Ainsi le ministre de l'éducation nationale, la main sur le cœur et le verbe haut conteste-t-il fermement toute instrumentalisation de cette théorie qui n'existe pas sur les fameux sites de l'ABCD de l'égalité. Et vendredi matin, dans une émission de France Inter dénuée de toute aménité particulière envers le Figaro, on affirmait péremptoirement l'avoir effectivement vérifié. Sans doute. Mais assez mal. Il suffit en effet au lecteur thomiste de bien vouloir se rendre sur le site des ABCD de l'égalité portant le logo du ministère de l'éducation nationale, pour se convaincre de ce qu'une fois encore les dénégations sont mensongères, et le mépris récurrent pour ceux qui les dénoncent assez malvenu.

Au-delà en effet des multiples références implicites à la théorie qui n'existe pas, est publiée la conférence donnée par Mme Véronique Rouyer, de l'université de Toulouse 2, pour la journée ABCD de l'égalité à l'école primaire le 4 juillet 2013.


Son thème: «Socialisation du genre et construction de l'identité sexuée de l'enfant». Il est clairement indiqué que «cette conférence s'intéresse aux processus par lesquels tout individu, au cours de sa vie, est amené à assimiler des normes et des codes sociaux relatifs au masculin et au féminin. C'est par ces processus que vont se créer et évoluer tout au long de la vie les identités sexuées des personnes des deux sexes. Cette socialisation s'effectuera au travers d'une pluralité d'instance de socialisation: la famille, les lieux d'accueil de la petite enfance, les écoles, les médias…» Mme Vallaud-Belkacem n'aurait pas mieux résumé cette théorie qui n'existe pas d'un genre qui n'existerait pas non plus tout à fait.


Une fois les vilaines cachotteries éventées, reste à constater, qu'à nouveau, les socialistes français -dont le chef placide est paraît-il social-démocrate- demeurent sous l'irrigation idéologique de ses courants les plus radicaux. Beaucoup de choses ont été écrites sur la question. Certains à droite, l'expliquent par un cynisme qui voudrait que la gauche française, désormais convertie au réalisme économique, n'aurait plus que la terra nova sociétale pour marquer sa différence et subjuguer l'ensemble des minorités ethniques et sexuelles.


Cette explication florentine, sans être fausse, est superfétatoire. La réalité est sans doute plus mécanique et inquiétante. Son examen montre que la gauche française, depuis 1968, est sourdement menée par la dilection de l'altérité. Avec son pendant autrement plus détestable: la détestation pathologique de la norme majoritaire.

Pour illustrer mon propos dans le domaine du genre, difficile de trouver mieux que cet article du Monde daté du 13 avril dernier, signé par Mme Florence Dupont, professeur de latin à Paris Diderot et intitulé «papa bleu, maman rose».

Soyons reconnaissants à Mme Dupont, qui a entendu décrypter par son logo l'aspect réactionnaire de la Manif pour tous, car son propre décryptage est l'illustration caricaturale du caractère anti hétéro et anti blanc d'une partie de la gauche intellectuelle française: «le drapeau français brandi dans la manif n'est plus bleu, blanc, rouge mais bleu ciel, blanc et rose» (…) Bleu, blanc, rose, le drapeau national infantilisé est l'emblème d'un peuple de «Blancs» que ne distingue entre eux que le genre attribué à la naissance. (…) Homme, femme: le principe d'identification du genre est emprunté au programme des toilettes publiques. Chacun sa façon de faire pipi, debout ou assis. La famille nucléaire dessinée sur le logo et présentée comme naturelle n'est que le mariage catholique bourgeois du XIXe siècle, adopté au XXe siècle par la classe moyenne et désormais obsolète. C'est une famille étouffante et répressive, la famille haïssable de Gide, de Brasse Bouillon et de poil de carotte, nœud de vipères de Mauriac. (…) Papa bleu et maman rose ne sont pas un couple d'hétérosexuels, mais une paire de reproducteurs blancs.».


«Papa bleu et maman rose ne sont pas un couple d'hétérosexuels, mais une paire de reproducteurs blancs. ».


Florence Dupont, professeur à Paris Diderot

Une paire de reproducteurs blancs… Il ne s'est évidemment pas trouvé un seul intellectuel de gauche pour dire un seul mot sur cette animalisation qui, si elle avait été coloriée en noir ou brun aurait inspiré une pétition indignée ou le procès d'une association «antiraciste». À ce stade de dégénérescence intellectuelle, il est à peine nécessaire de questionner le propre langage inconscient de nos Trissotin des sciences humaines qui entendent effectivement «déconstruire» le genre humain après avoir successivement déstructuré l'État, la nation et son peuple.

Pas davantage est-il utile d'interroger le sens profond du projet socialiste qui veut effacer du livre de la loi «le bon père de famille».


Enfin, je dirais bien à Mme Vallaud-Belkacem, qui prétend vouloir éradiquer tous les stéréotypes attentatoires à la dignité de la femme, que son silence à l'égard des clips des rappeurs est tristement éloquent.


Mais elle serait capable de le nier et de m'en vouloir.

Repost 0
Published by GOLDNADEL Gilles William
commenter cet article
3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 21:31

valeurs-actuelles-logo-webParu dans Valeurs Actuelles

http://valeursactuelles.com/

http://valeursactuelles.com/soci%C3%A9t%C3%A9/quand-droite-rue-gauche-rue

 

 

Quand la droite est dans la rue, la gauche est à la rue ! Par Gilles-William Goldnadel

 

L'oeil de Goldnadel. Chaque semaine, Gilles-William Goldnadel propose aux lecteurs de Valeurs actuelles son Regard sur l'actualité. Aujourd'hui, il revient sur le succès de La Manif Pour Tous et décrypte les échecs du gouvernement.


Voilà que ça la reprend ! À chaque fois que la droite est dans la rue, la gauche est à la rue. Une sorte de jalousie névrotique de péripatéticienne encolérée. Quoi ? Le peuple, ce micheton ingrat, me préférerait ma rivale illégitime et détestée, cette pimbêche de salon, qui n'a rien à faire sur mon pavé... Immédiatement, ses protecteurs ont demandé l'organisation d'une marche de la fraternité, seule capable de lui faire oublier l'avanie dominicale. Mais le micheton ne perd rien pour attendre. On va lui en balancer du boniment. On va lui en fourguer de la théorie du genre qui n'existe pas à ce bon père de famille. Il va en avoir pour ses impôts, le cave.


Malheureusement, pas de débordements à se mettre sous la dent creuse de l'amalgame antiraciste. Pas de slogans antijuifs à triturer pour plomber l'ambiance. C'est à désespérer de la droite catholique qui n'est plus ce qu'elle était. À présent, c'est de la gauche antiraciste, c’est des potes de SOS-Racisme à la petite main jaune que viennent les Dieudo et les Farida Belghoul… On a beau appeler ça l'extrême droite pour se rassurer… Le cœur n'est plus à gauche.


Celui qui ne change pas, c'est le Monde. Cette semaine deux articles consacrés à l'importantissime entreprise israélienne Soda Stream. Le premier pour se moquer de l'actrice Scarlett Johanson coupable d'avoir prêté son image à la promotion d'une entreprise située dans les territoires disputés. Le second pour se faire l'écho d'une polémique menée par le dessinateur Siné lors du festival de la B.D. d'Angoulême et qui conteste le fait que l'entreprise israélienne puisse en être l'un des sponsors.


Le Monde ne change pas dans sa discrète promotion du boycott de l'État juif. Cela a commencé par Mouna Naim - qui a quitté le journal - et qui vantait alors les charmes d'Olivia Zémor, pionnière en la matière, et qui a créé Euro Palestine avec Dieudonné. Il y eut ensuite Benjamin Barthe, transfuge de l'Humanité, qui le premier a révélé les tentatives d'empêcher les entreprises françaises d'aider à construire un tramway à Jérusalem. Malheureusement, il n'a pas été indiqué que les associations ont été déboutées par la juridiction française. À présent, l'on doit à Mme Hélène Salon de reprendre le flambeau. Soit. Il n’aurait pas été inutile de préciser que l’entreprise minuscule éreintée est située à Maale Adoumim dans la banlieue de Jérusalem, dans une zone qui –selon l’ensemble des connaisseurs de la question- sera à jamais conservée par Israël après accord. Il n'aurait peut-être pas été inutile non plus d’ajouter que cette entreprise israélienne vient de gagner son procès en France contre les boycotteurs. Surtout, il aurait été utile de s'interroger, en ces heures difficiles, pour savoir pour quelles raisons Siné, ce grand philosémite de gauche que je connais bien -pour l'avoir fait condamner- ne proteste pas contre le fait que les patrons français se rendent cette semaine à Téhéran sous sanctions internationales, ou encore lorsqu'un émirat esclavagiste qui tue chaque jour à petit feu ses ouvriers sur les chantiers sponsorise ou achète la moitié du pays. Une toute petite réflexion, en ce moment, sur l’israélo-centrisme obsessionnel et disproportionné et ses dangers est-elle vraiment impossible ou est-ce trop demander ?


Le Monde ne change pas. D'un certain côté, c'est rassurant.

 

 

Repost 0
Published by GOLDNADEL Gilles William
commenter cet article
27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 22:30

valeurs-actuelles-logo-webPARU SUR LE SITE Valeurs Actuelles

http://www.valeursactuelles.com

 

27 janvier 2014

http://valeursactuelles.com/soci%C3%A9t%C3%A9/nous-sommes-tous-des-catholiques-fran%C3%A7ais

 

Nous sommes tous des catholiques français ! Par Gilles-William Goldnadel

 

L'oeil de Goldnadel. Chaque semaine, Gilles-William Goldnadel propose aux lecteurs de Valeurs actuelles son Regard sur l'actualité. Aujourd'hui, il milite : Nous sommes tous des catholiques français !

Les commentateurs de la semaine écoulée auront beaucoup glosé sur le grand malaise des catholiques de France qu’un voyage à Rome n'aura pas apaisé. Les soutiens de François Hollande n'ont pas manqué de faire remarquer que celui-ci n'était pas responsable des initiatives sociétales prises par une partie de ses amis agitant un chiffon rouge. Qu'ainsi, celui-ci n'aurait pas été un chaud partisan du mariage homosexuel. Autrement dit : c’est pas moi, c’est les autres… Ainsi va François Hollande, en ondulant : Zig Valls Zag Taubira. Zig social-démocrate Zag allié au PCF. Zig famille traditionnelle Zag banalisation de l'avortement et théorie du genre.

Pour relativiser l'ampleur des dégâts, la gauche médiatique déclinante qui a troqué pour la circonstance l’antique diabolisation pour la condescendance apitoyée, décrit les catholiques malfaisants comme une infime minorité de conservateurs nostalgiques, apeurés par l’inexorable modernité.

Une fois encore, elle se trompe. Ainsi, l'auteur de ces lignes ne se considère pas comme le porte-parole le plus indiscutable du catholicisme français. Il n'en est pas moins révolté par l'indifférence avec laquelle les chrétiens de France sont moqués impunément. Quand ils ne sont pas agressés dans leurs églises. La modernité à venir, et qui vient, sera celle d’une French Pride qui verra des citoyens de toute origine -et même des hétérosexuels blancs- crier joyeusement : « Nous sommes tous des catholiques français ! »

 

La même semaine, Libération et Le Monde publient des opinions convergentes sur Dieudonné. Le premier, sous la plume de Marcella Iakub, le second sous celle de Thierry Lévy. Les deux auteurs considèrent que ce fut une faute d'interdire le spectacle antisémite. Sur ce point là, je ne leur chercherai pas mauvaise querelle, balançant que je suis, entre la nécessité de faire respecter la loi existante et la certitude, qu'aujourd'hui, la loi est contre-productive. A fortiori, s'agissant des tribunaux français qui, en parfaite harmonie avec la justice médiatique, dispensent depuis des lustres une jurisprudence sélective dans laquelle la liberté d'expression profite davantage à l’extrême gauche qu'à la droite extrême. De guerre lasse, je suis personnellement arrivé à la conclusion que mieux vaudrait un premier amendement à l'américaine ou l'excès serait autorisé dès lors qu'aucun particulier n'en serait affecté.

C'est en revanche le second point commun aux deux articles qui m'a fait tordre un peu le nez. Selon en effet Iakub et Lévy, il ne serait pas nécessaire d'embêter Dieudonné l'antisémite, au motif que l'antisémitisme serait désormais passé de mode en France et serait en tout état de cause inoffensif, contrairement à d'autres racismes…

Ainsi, quelques mois après qu'un individu, pensant comme Dieudonné exactement la même chose sur les juifs et Israël, se soit introduit dans une école de France pour attraper une petite fille par les cheveux et lui tirer une balle dans la tête. Ainsi, dans un pays, dont les banlieues abritent une minorité non négligeable de jeunes à qui l'on a inculqué le venin de la judéophobie. Ainsi, dans un pays où des djihadistes en herbe, fanatisés par des télévisions qataries assez peu philosémites mais très respectées, sont en train de se faire la main en Syrie avant de rentrer s'occuper autrement.

Ainsi, dans un pays où ce dimanche encore, ultra droite et rouges bruns ont crié « A bas les juifs » dans les rues de Paris, il se sera trouvé deux intellectuels de gauche -dont un avocat estimable- pour proférer une ineptie idéologique en infraction totale avec la réalité aujourd'hui constatée par tous. Que ce soient Libération et Le Monde, chantres trentenaires de l'antiracisme sélectif en faillite, qui en soient les vecteurs, m'étonne évidemment moins.

Bien entendu, il y a peu de risque qu'un point de vue déplorant toute condamnation contre la sortie inopinée du maire de Cholet contre les Roms ait été toléré dans les mêmes colonnes, au nom de la sainte et sacrée liberté d'expression. Vous avez dit sélectif ?

 

Si je ne le dis pas, alors qui va le dire ?

Les responsables de France 2, sans rire, contestent le fait qu'il y aurait un rapport entre l'invitation récente faite à Marc Édouard Nabe de se trouver sur le plateau de M. Taddeï et le projet de reléguer son émission au fin fond de la soirée. On se souvient que M. Patrick Cohen de France Inter avait déjà lourdement mis en cause le sens de l'hospitalité de son collègue du service public.

Mon lecteur averti -pardon pour le pléonasme- se doute que je nourris pour M. Nabe la même estime limitée que pour M. Mbala Mbala. Il n'en demeure pas moins, que si je dois choisir, au sein du service public de l'audiovisuel dont on connaît le grand esprit d'ouverture, le système le moins attentatoire au pluralisme, je préfère celui de M. Taddeï et ses excès à celui cadenassé de M. Cohen qui, au sein du même mainstream va opposer gauche soft et gauche extrême.

À tout prendre, je préfère, comme cela m'est arrivé à plusieurs reprises, que Frédéric Taddeï nous oppose avec mon cher Guy Millière à quelques affreux vociférant, plutôt que d'être enregistré par France Inter à propos du mur des cons du Syndicat de la Magistrature… pour ne jamais être diffusé.

Gilles William Goldnadel ©

Repost 0
Published by GOLDNADEL Gilles William
commenter cet article
20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 18:10

 

valeurs-actuelles-logo-webPARU SUR LE SITE Valeurs Actuelles

http://www.valeursactuelles.com

http://valeursactuelles.com/politique/fran%C3%A7ais-sont-redevenus-r%C3%A9alistes

 

20 janvier 2014


 

Les Français sont redevenus réalistes

L'œil de Goldnadel.Chaque semaine, Gilles-William Goldnadel propose aux lecteurs de Valeurs actuelles son Regard sur l'actualité. Aujourd'hui, il se dit que les Français son redevenus réalistes !

  

Il paraît que la droite devrait être embarrassée par la conversion affichée du premier des français aux réalités de l'économie et de l'entreprise. Que des politiciens prétendument de droite, en manque de conviction ou de positionnement, soient privés, un temps, de discours critique, peut-être. Mais la droite libérale ? En quoi devrait elle bouder son plaisir à voir un président élu sur un programme démagogique basé sur le ressentiment, contraint d'aller à Canossa, lui qui haïssait la finance et ne croyait qu'en la taille pour tenter de conserver son royaume et son trône ?

On a déjà connu plus embarrassant.


La réalité profonde, masquée par les commentaires médiatiques superficiels, habite dans le constat que l'immense majorité des français, lorsqu'ils ne sont pas travaillés par la haine sociale, sont convaincus de la vanité des recettes post-marxisantes. La réalité, c'est que les français sont redevenus réalistes.

Ceci posé, et la victoire intellectuelle prestement savourée, il est à présent recommandé à la droite libérale -et fière de l'être- de mettre publiquement en doute la parole d'un souverain dont le principe cardinal de gouvernement est, précisément, de ne pas en avoir. Il faut une belle audace pour vouloir encore être cru, et une belle naïveté ou un aveuglement déshonnête pour le croire.

 

Et quand bien même, par hypothèse extraordinaire, notre monarque républicain se serait, pour le même prix, converti à la sincérité, qu'il devrait pour appliquer sa nouvelle politique, en convaincre les idéologues bien en Cour et les aristocrates de la gauche extrême qui lui ont permis de s'asseoir sur ce trône qui aujourd'hui vacille.

 

Dans quelle autre contrée civilisée a-t-on vu un social-démocrate, allié aux communistes et aux écolos-rouges ? La sociale-démocratie consistant, par essence, à tourner le dos à l'idéologie bêtifiante du XIXe siècle. S'il voulait sincèrement appliquer ce que commande son aggiornamento de l’an neuf, M. Hollande devrait dénoncer les menées du dernier syndicat européen communisant qui séquestre les cadres et s'oppose à tout dialogue constructif. S'il voulait vraiment prendre à bras-le-corps le réel économique, plutôt que d'écouter les discours moyenâgeux sur le nucléaire et le gaz de schiste de sa dame Duflot, le nouveau converti serait bien inspiré de regarder vers l'Ouest, ce que font les Anglais et les Américains.

Mais M. Hollande et son parti sont toujours prisonniers de leurs alliances obscènes et saugrenues et de leur tropisme idéologique envers la gauche extrême. Que la droite politique ne le voit pas encore en dit long sur sa trop courte vue.

 

L'une des conséquences de la capitulation théorique et sans combat du magistrat suprême aux positions économiques pragmatiques de ses adversaires va être de ramener au centre médiatique du débat les questions sociétales, à commencer par celles de l'immigration et de l'identité.

L'idéologie xénophile aurait bien voulu les dissimuler sous le tapis, depuis qu'elle décline et que ses postures extravagantes sont désormais régulièrement ridiculisées comme l'ont montré les épisodes « Léonarda » et « Rapport sur l'intégration ».

Les subtils stratèges qui, prétendument à droite, imaginent ou espèrent que la bataille de France se situera au centre, devraient méditer cette nouvelle situation politique.

 

Au-delà du débat sur la frontière à tracer entre les domaines privés et publics, il serait intéressant de prévoir les conséquences à terme de la petite affaire de la rue du Cirque sur ce qui reste de popularité au souverain primesautier et infidèle.

Débat dans lequel, on remarquera, sans grand étonnement, que la presse hexagonale a eu moins de coquetterie pour relater et commenter l'escapade marine de M. Sarkozy sur la nef d'un riche capitaine d'industrie que l'embarquement pour Cythère de son successeur.

Ceci posé, on me pardonnera de préférer vivre sur cette terre des Gaules plutôt que chez les Angles obtus ou les prudes Saxons. Et puisse jamais le pantalon de M. Hollande suivre le parcours judiciaire de la robe de Mlle Lewinsky.

Or donc, de quel côté va tomber la pièce de vingt sous de la popularité ?

Pile ? Le peuple va-t-il vouloir sanctionner l'écart, décidément systématique, entre les belles paroles et les actes vulgaires ? Et si, face plus grivoise, celui que tout rapprochait du seizième roi bourbon, dans la gaucherie bonhomme, la ronde mollesse, et jusqu’à la faiblesse envers l’impopulaire et revêche maitresse, était encouragé tout bas par le monde gaulois d’avoir repris le sceptre du vert galant ?

 

Dans la rubrique, si ce n'est pas moi qui le dis, alors qui ?

Vendredi matin : débat sur France Inter entre trois femmes, toutes opposées au projet espagnol de limiter l'avortement. Les auditeurs interviennent. Tous sont également du même avis. L'intégrisme de l'église espagnole et de ses membres est vilipendé.

L'intervention du pape François, ordinairement si populaire dans les milieux laïcs de gauche quand cela leur convient, mais ici frontalement opposé à l'avortement, n'est pas évoquée.

Le même jour, le Figaro publie dans sa page débat deux points de vue opposés sur le même sujet.

Le premier, intitulé « Respect de la vie : Espagne 1-France 0 » de Jean-Marie Le Méné.

Le second, intitulé « Pour un véritable droit à l'IVG » de Barbara Pompili, députée Verte, favorable en outre à une réforme de la loi Veil qui supprimerait la notion de « détresse » jugée « trop culpabilisante ».

Je déduis nécessairement de ce qui précède, que le Figaro, journal de la droite traditionnelle et conservatrice, est plus pluraliste que la radio de service public astreinte à une obligation de neutralité.

Toujours, s'agissant de notre service public national de l'information, j'avoue ne pas encore avoir digéré ces images de France 2, filmant les cadres de Continental, la tête basse et mutiques, séquestrés par la CGT, à la manière d'otages humiliés. Pas davantage que le commentaire de la journaliste excusant d'avance les nervis syndicaux : « Ils savent que ce sont leurs derniers moyens de pression ». La différence entre cet empathique « ils savent » et un plus rigoureux « ils pensent », correspond exactement à la distance qui sépare le militant du journaliste.

L'Unesco, sur proposition du centre Simon Wiesenthal, avait prévu d'organiser une exposition sur le thème du lien tri-millénaire entre le peuple juif et sa terre. Après protestation des 23 pays arabes, la présidente de l'Unesco a décidé courageusement de renvoyer sine die l'événement culturel. Il est vrai que comme il n'y a pas de peuple juif et que la Palestine a toujours été arabe et musulmane, cette exposition relevait de la provocation.

Ceux qui prétendent que les Israéliens sont toujours en manque d'interlocuteurs ouverts ont vraiment l'esprit chagrin. Et les pays européens et leurs médias, épris de paix et de culture, ont bien raison de regarder ailleurs.

 

Repost 0
Published by GOLDNADEL Gilles William
commenter cet article
13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 17:56

valeurs-actuelles-logo-webPARU SUR LE SITE Valeurs Actuelles

http://www.valeursactuelles.com

 

http://valeursactuelles.com/politique/je-suis-jaloux

 

13 janvier 2014 

Je suis jaloux Par Gilles William Goldnadel

L'oeil de Goldnadel. Chaque semaine, Gilles-William Goldnadel propose aux lecteurs de Valeurs actuelles son Regard sur l'actualité. Aujourd'hui, il se revient sur la dernière couverture du Nouvel Observateur.

J'avoue, je suis jaloux. C'est vrai quoi, qu'est-ce qu'ils ont de plus que moi, ces Zemmour et Finkielkraut, pour figurer dans le Nouvel Observateur aux côtés de Dieudonné, comme vecteurs de haine ?

Pourquoi n'aurais-je pas le droit, moi aussi, à ma place au soleil radieux de l’incurable bêtise ?

Moi aussi j'ai la haine, spécialement celle du relativisme indigent. Qui veut que tout se vaut. Un mort, mille morts. Le racisme et la critique licite des religions. La xénophobie et le désir de réguler les flux migratoires. Hitler et Sarkozy. Dieudonné et Finkielkraut.

Moi aussi, j'ai écrit que la quenelle m'avait gonflé et que les racistes et les antiracistes professionnels avaient surenchéri dans la provocation publicitaire irresponsable.

Moi aussi, j'ai mis en garde contre cette sacralisation laïque impie de la Shoah qui fait qu'on l’a mise à toutes les sauces, de l'expulsion d'une sans-papier au massacre des bébés phoques pour la retourner in fine contre ses victimes.

Moi aussi, j'ai écrit que l'arbre Dieudonné cachait la forêt antisioniste et qu'on ne pouvait à la fois encenser Stéphane Hessel et brûler M’bala Mbala, tous deux ayant joyeusement nazifié Israël.

 

Moi aussi, je ne supporte pas qu'on puisse hurler contre les dérapages antisémites d'un triste pitre et regarder en l’air quand les sinistres Femen miment un avortement en pleine église de la Madeleine.

Moi aussi je défends sans honte ni complexe l'identité française en France et l'identité juive en Judée.

Moi aussi, j'ai bien le droit d'être traité de crétin par des sots et de salaud par le papa gauchiste et la maman islamiste du monstre abominé.

 

Moi aussi, à présent, ça me fait doucement rire.

 À peine décédé, voilà le portrait d'Ariel Sharon peint de manière autrement plus nuancée que de son vivant, badigeonné en rouge et noir. Le voici montré en dirigeant pragmatique, ouvert au compromis, lui, hier, le monstre de Sabra et Chatila.

Ceux qui ont la mémoire longue, se souviendront peut-être que durant l'intifada des années 2000, le France Inter de Dominique Bromberger le qualifiait de criminel de guerre, tout en restant très obséquieux envers le si pacifique Arafat.

Il n'y a qu'à Gaza où l'on reste cohérent dans la détestation nonobstant les années. En oubliant simplement, dans leur ingratitude, que ce fut Ariel Sharon qui leur a permis de pouvoir envoyer des bordées de missiles sur les villes israéliennes à partir du territoire évacué sans contrepartie.

Le commencement de justice posthume rendue à Ariel Sharon rappelle le sort cruel d'Isaac Rabin.

Lui aussi, a été enterré sous les hommages vibrants et les gerbes étincelantes.

Ceux qui ont la mémoire encore plus longue, se souviendront peut-être que l'homme d'Oslo était couvert d'opprobre en Europe lorsqu'il prétendait vouloir réprimer les attentats du Hamas comme s'il n'y avait pas de négociations, tout en négociant avec Arafat, comme s'il n'y avait pas de Hamas.

 

L'auteur de ces lignes avait été contraint d'écrire dans le Figaro un « SOS Rabin » dans lequel il suppliait l'opinion publique française de mieux comprendre la situation dans laquelle se trouvait l'homme aujourd'hui encensé -mais à l'époque abominé- sous le seul prétexte qu'il utilisait la force armée contre des terroristes massacrant les civils de son pays.

Quelques mois après, ce général là était assassiné par un juif qui refusait Oslo.

C'était il y a un siècle.

Que malgré tout, Benjamin Netanyahou, lui aussi ferme mais pragmatique, ne soit pas pressé de quitter ce triste monde oublieux et futile

Même pour avoir meilleure presse.

 

  

Repost 0
Published by GOLDNADEL Gilles William
commenter cet article
6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 16:26

PARU SUR LE SITE Valeurs Actuelles valeurs-actuelles-logo-web-copie-1.jpg

http://www.valeursactuelles.com

 

 

 

 

 

Je ne mange pas de quenelle par Gilles William Goldnadel

L'œil de Goldnadel.
Chaque semaine, Gilles William Goldnadel propose aux lecteurs de Valeurs actuellesson Regard sur l'actualité. Aujourd'hui, il revient sur la quenelle de Dieudonné.

6 janvier 2014

Qu'onne compte pas sur moi pour écrire un énième article assassin sur M. Dieudonné M'bala M'bala. Je ne mange pas de cette quenelle là. Car la recette indigeste, nauséeuse, écœurante de ce plat gonflant et étouffe-juif a été concoctée dans les cuisines de la meilleure société.

D'abord, par un maître queux hors-pair, adepte de la nouvelle cuisine antisémite française dont on ne saurait contester la modernité : un chef idéal : artiste, noir, antisioniste, venu de l'extrême gauche antiraciste et anti lepéniste. On l'a oublié peut-être un peu vite, mais la gauche -Mme Taubira en tête- aura mis beaucoup de temps avant que de le condamner sans appel et sans invocation de la« liberté d'expression » qui n'est sainte et sacrée que lorsque l'on est dans le bon camp.

 

Je ne suis pas le plus mal placé pour le savoir, puisque lorsqu'il m'a fallu, pour le démasquer, réclamer des comptes judiciaires à l'histrion qui considérait le judaïsme comme la première des escroqueries, la Cour d'appel de Paris crut devoir le relaxer en lui décernant un brevet « d'universalité ». Il fallut attendre que la Cour de Cassation casse cette décision digne d'un mur syndical et magistral. Il faut dire qu'entre-temps notre pitre avait accompli sa révolution copernicienne pour se placer cette fois à l'extrême droite du planisphère politique. Autrement dit, à 1 cm de son point de départ. Ce qui est exactement la distance qui sépare l'impunité de la culpabilité politique et judiciaire.

 

Un maître saucier talentueux, pas seulement en raison de la dose idoine d'adrénaline que confère sa méchanceté naturelle, mais encore parce qu'il a su se hisser légitimement au sommet des grands empoisonneurs antisémites qu'adonnés le pays des Drumont et Daudet. Un art certes assez facile, assorti à son public, ou le faux courage et la fausse rébellion de révolutionnaires en peau de lapin anti ploutocrates et anti système, concilie les aigris de la droite sinistre et les médiocres de la gauche sinueuse, de Jules Guérin à Jules-Guesde. À cette belle époque d'avant le grand carnage, un antisémite ne risquait rien, ni socialement, ni moralement, ni politiquement, ni judiciairement à se revendiquer comme tel.

Aujourd'hui, le facétieux M. Hitler se dirait philo sémite et pro palestinien.

 

Mais sans vouloir en rien altérer les mérites du créateur de l'ananas chaud, il me faut faire observer que celui-ci ne serait rien ou pas grand chose sans les gâtes sauce de l'antisionisme et de la haine pathologique d'Israël qui l'ont précédé.

Ainsi, Radio France a pris la décision, de mon point de vue assez salutaire, de saisir la justice française d'une réclamation concernant les propos du précité sur Patrick Cohen et les chambres à gaz. Toujours de mon point de vue, notre radio nationale de service public aurait été moralement plus crédible dans son indignation si elle avait été moins permissive envers l'un de ses appointés par notre redevance, M. Daniel Mermet, qui, je ne me lasserai décidément jamais de le rappeler, aura laissé obsessionnellement ses auditeurs ou ses invités, nazifier pêle-mêle Israël, Sarkozy ou Claude Lanzmann.

 

Atout prendre, la quenelle d'un pitre largement déconsidéré qui va mendier safarine à Téhéran me pèse moins sur l'épigastre, pour peu qu'on cesse d'en faire la réclame, que l'ingurgitation récurrente d'une pâtée antisioniste estampillée« Voix de la France ».

Ainsi encore, comme je l'écrivais dans une précédente chronique, Edwy Plenel, sur France Culture, a cru devoir profiter des obsèques de M. Mandela pour identifier l'État juif à l'Afrique du Sud de l'apartheid. Pour preuve, le responsable de Médiapart, rarement en reste d'une leçon de déontologie journalistique, a sorti une lettre du défunt héros noir accablant Israël… qui s'est révélée être un faux grotesque. M. Plenel s'est donc fendu d'excuses tout en expliquant qu'il avait néanmoins raison.

 

Dans un ordre d'idées assez voisin, M. Valls a eu raison de reprocher au parti de Mme Le Pen et plus encore de son président d'honneur sa délicate modération et même son inquiétante ambiguïté à l'égard de l'homme de la Main d'or. Mais le ministre de l'intérieur socialiste eût été, lui aussi, plus crédible dans son intransigeance, si il avait condamné symétriquement les menées de ses alliés communistes à Bagnolet qui viennent de faire citoyen d'honneur Ibrahim Abdallah, l'assassin de deux diplomates américain et israélien, qui purge sa peine dans une prison de la république (ma chronique précédente : « l'anticommunisme est un humanisme »).

Pas davantage, Mme Taubira, qui vient de se réveiller de son profond sommeil aprèsavoir été secouée cette semaine par le Canard enchaîné pour son inaction envers le comique quenellier, n'a cru devoir demander à son parquet de poursuivre le maire de Bagnolet pour apologie du crime.

Enfin, il y a quelques mois, la France enterrait en grande pompe un faux rédacteur de la déclaration des droits de l'homme qui, deux ans auparavant, avait déclaré au Frankfurter Allgemeine Zeitung, qu'en comparaison avec l'occupation israélienne, l'occupation nazie avait été inoffensive.

En dépit de cette knödel dont M. Dieudonné régale ordinairement ses chalands, l'homme de la gauche indignée a fait l'objet d'une béatification laïque.

L'enfer antisémite est décidément très proche du paradis antisioniste, et le monstre aujourd'hui abominé a été enfanté par des parents très convenables.

 

Gilles-William Goldnadel ©

Repost 0
Published by GOLDNADEL Gilles William
commenter cet article
31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 14:53

  PARU dans Valeurs Actuelles (version papier)

Daté du 02/01/14 paru le 31/12/13 

 

L'œil de Goldnadel

gwg-humanisme.jpgL’anticommunisme est un  humanisme par Gilles William Goldnadel


Ceux qui pensaient, à commencer par l'auteur de ces lignes, avoir tout vu et tout connu en matière d'ignominie morale et d'ineptie politique commises par l'extrême gauche en seront pour leurs frais.


Le maire communiste de Bagnolet, M. Marc Everbecq vient en effet de décreter citoyen d'honneur de la ville dont il est le premier magistrat Georges Ibrahim Abdallah.

Le 18 janvier 1982, Charles Ray, diplomate américain, sort de son appartement de fonction parisien. Il est assassiné d'une balle dans la nuque par l'organisation communiste des Factions Révolutionnaires Libanaises. Leur chef, est le citoyen honoré par la municipalité de Bagnolet.

Le 5 avril de la même année, un jeune diplomate israélien de 42 ans, M. Bar Simantov est assassiné à Paris de cinq balles dans la tête sous les yeux de son fils. Par les hommes du citoyen d'honneur de Bagnolet.


Certes, depuis qu'un terroriste italien en fuite a été parrainé par la mairie de Paris, avec la caution indulgente de l'actuel locataire de l'Élysée, la gauche nous a habitué à cette bienveillante et stupide indulgence envers la radicalité violente.

Mais un pas de plus a été franchi dans la fange, dès lors où le criminel honoré a fait l'objet d'une condamnation définitive par la justice française, au nom du peuple français, et qu’il purge actuellement sa peine dans une prison de la république.

Est-ce la peine de dire qu'aucune des belles consciences de gauche n'ont fait entendre la moindre protestation indignée dont elles ont ordinairement la magie ?

Est-ce la peine de faire remarquer que le parquet de Mme Taubira n'a pas cru devoir, comme lui seul en a le droit, diligenter une procédure pour apologie du terrorisme à l'égard de l'édile du 9.3 ?


Est-ce la peine de rappeler que les socialistes célèbrent fièrement dans les urnes une « discipline républicaine » avec un parti auquel appartient le maire de Bagnolet, tout en critiquant à droite des alliances extrêmes qui n'existent pas ?

C'est peut-être la peine et le moment d'affirmer que l'anticommunisme est un humanisme.


Gilles-William Goldnadel ©


31/12/13

Repost 0
Published by GOLDNADEL Gilles William
commenter cet article
19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 13:28

Bloc-note

ACTUALITE JUIVE - N° 1281 – Jeudi 19 décembre 2013

 

Instaurer un débat fraternel

 

Les relations franches, amicales et même affectueuses que j'entretiens avec Roger Cukierman, ancien et nouveau président du CRIF me commandent d'exprimer ici le fond de ma pensée et de mon inquiétude. Je le fais publiquement, en raison de l'importance du sujet et de la sincérité que je dois à la communauté juive de ce pays. Je le fais sans alacrité et en conservant toute mon estime pour l'intéressé. Ceux qui me connaissent savent qu'il ne s'agit pas d'une précaution stylistique convenue.

Dans un entretien daté du 9 décembre, et publié par Le Monde, sous la signature de Stéphanie Le Bars, l'actuel président du CRIF, revenu récemment aux affaires, déclare vouloir « changer l'image d’un CRIF qui donne l'impression d'une institution fermée, composée de fachos sionistes, défendant inconditionnellement l'État d'Israël. Cette image ne correspond pas à la réalité ». En privé, et depuis son retour, l'interviewé tenait le même type de discours tactique.

Au-delà du fait – juridique - que les statuts du CRIF prévoient naturellement la défense de l'État d'Israël, je veux lui dire ici combien il se trompe.

Tout d'abord, au niveau des principes. Il s'agit, ni plus ni moins que d'une capitulation intellectuelle et morale dont nos adversaires vont pouvoir exulter et les amis d’Israël désespérer tout aussi légitimement.

Il est certes indéniable que l'image du CRIF et de ses présidents a souffert de devoir défendre l'État juif. Je suis moi-même assez bien placé pour savoir qu'il vaut mieux tenir un autre discours si l'on veut éviter les insultes et les avanies. Peux-je dire cependant qu'il s'agit d'un lieu commun ?

 

C'est précisément un honneur de devoir affronter le courant de la démagogie, le flot du mensonge, et la marée du conformisme intellectuel.

C'est ce qui a souvent fait la spécificité du peuple juif.

Ensuite, et par hypothèse intellectuelle absurde, s'il fallait pour des raisons tactiques s'asseoir sur les principes pour sauver l'essentiel, j'écris ici, que cette tactique serait mauvaise.

   Car le Moloch du terrorisme intellectuel qui s'acharne sur Israël et les juifs ne se contente pas de demi-mesures. Dans ces mêmes colonnes, la semaine dernière, mon ami Alain Finkielkraut reconnaissait : « les juifs, de plus en plus, doivent s'excuser d'Israël, quoi qu'ils disent et quoi qu'ils fassent, et cela ne suffit jamais. Je suis sans cesse ramené à ma défense d'Israël, critiqué moi-même pour ma défense d'Israël alors que je suis signataire de J Call… Cela ne suffit pas. Au fond, viendra le jour où, pour que les juifs redeviennent acceptables, il faudra qu'ils se désolidarisent solennellement d'Israël ».

Ainsi, si le président du CRIF voulait aller au bout de sa nouvelle logique du vouloir plaire au politiquement correct… Il devrait se faire antisioniste ! Je doute que le vaillant défenseur qu'il a été contre mauvais vent et vilaine marée lors de son premier mandat s'y résigne de bonne grâce…

 

Je veux écrire enfin, qu'à supposer même que cette stratégie de la séduction soit envisageable, elle ne pourrait pas être suivie longtemps. Roger Cukierman reconnaît en effet dans la même interview que le nouveau masque de l'antisémitisme contre lequel il souhaite désormais se concentrer est l'antisionisme (signalons au passage que le rappel de cette simple évidence a déclenché la rage des internautes et non la sympathie escomptée par son aggiornamento). Or, tous les actes et discours d'antisémitisme perpétrés contre la communauté juive de France ont pour toile de fond la détestation de l'État du peuple juif.

Je suis d'autre part convaincu que si Roger Cukierman avait été à la place de Richard Prasquier ces terribles dernières années, il n'aurait pu faire autrement que de lutter contre la calomnie antisioniste déchaînée. Il aurait dénoncé la désinformation commise par France 2 et Charles Enderlin dans l'affaire Al dura avant que la justice ne commence à le faire. Il aurait dénoncé le rapport Goldstone à l'ONU, avant que son auteur fasse amende honorable. Il aurait voulu montrer que c'est bien le dénigrement pathologique et mensonger de l'État juif qui pousse un fanatique égaré à massacrer des enfants de ce peuple dans une école de France, pour venger d'autres enfants.

 

L'heure n’est évidemment pas à la division, alors même qu'un mauvais vent de renoncement bavarois souffle jusqu'à Genève. L'heure n'est pas non plus au complexe, alors que le temple du conformisme intellectuel détestant l’Occident, donc Israël, commence à trembler sur ses bases.

 

Puisse l'actuel représentant de la communauté juive organisée méditer sur ces lignes qui n'ont d'autre vocation que de vouloir instaurer un débat fraternel.

 

Gilles-William Goldnadel

Président de France-Israël et d'Avocats Sans frontières

Repost 0
Published by GOLDNADEL Gilles William
commenter cet article
17 décembre 2013 2 17 /12 /décembre /2013 12:55

 

  

PARU SUR LE SITE Valeurs Actuelles

http://www.valeursactuelles.com

 

http://www.valeursactuelles.com/soci%C3%A9t%C3%A9/d%C3%A9sint%C3%A9gration-totale-syst%C3%A8me-l%E2%80%99int%C3%A9gration 

 

L'œil de Goldnadel

16 décembre 2013

 

La désintégration totale du système d'intégration

Par Gilles-William Goldnadel

L'œil de Goldnadel. Chaque semaine, Gilles-William Goldnadel propose aux lecteurs de Valeurs actuelles son Regard sur l'actualité. Aujourd'hui, il revient sur la confusion qui est née après la remise au gouvernement du rapport sur l'intégration et sur le voile.

 

Dis-moi qui tu mandates, je te dirai qui tu es. À en croire la gauche prise, une nouvelle fois en flagrant délire, le doigt dans le pot de déconfiture morale, il conviendrait de ne pas prendre au sérieux le rapport sur la désintégration de la société française qui n'en serait pas un, concocté pourtant par des personnalités qualifiées de « qualifiées ».

Et qui est le « menteur et l’irresponsable » ? Jean-François Copé qui l'a dénoncé, ou un premier ministre qui a choisi d'être le héraut de ce catalogue de niaiseries jargonneuses et xénophiles en l'officialisant sur son site après l'avoir salué pour « sa grande qualité » (le Figaro du 13 décembre), avant de le renier sans vergogne ?

En réalité, cette idéologie folle et furieuse qui détruit impitoyablement un pays depuis 40 ans n'apparaît plus que comme un immense mur des cons: il suffit de le cogner, pour qu'immédiatement ceux qui l'ont édifié doctement vous expliquent qu'il ne fallait pas le prendre au sérieux.


Brique Léonarda après brique Taubira, le mur de l'antiracisme bêtifiant s'effondre sous ses apprentis-maçons.

Les Français sont désormais vaccinés contre ce poison qu'on leur a inoculé à leur insu.

En ce sens, le rapport du vendredi 13 est un très joli cadeau de Noël pour tous ceux qui désespéraient de les revoir debout.

 

 

D'abord, et rien que pour le plaisir, récitons ensemble le florilège d’incantations fumeuses, creuses, verbeuses, sentencieuses à prendre en gargarisme: « Faire France en reconnaissant la richesse des identités multiples… Un vivre ensemble égalitaire… Une instance positive de transformation sociale… L'identification à un nous inclusif et solidaire… Une nouvelle forme d'universalité au bénéfice de tous… Les dynamiques plurielles de la société… » Et, pour la fin, le sublime: « Faire de l'en commun. »

Ensuite, et sur le fond, comprendre que ce qui a fait le plus sursauter l'opinion désormais vaccinée, la préconisation du foulard islamique à l'école, couvre d'un voile pudique des propositions encore plus obscènes, comme l'instauration d'un tribunal de l'inquisition chargé de traquer « le harcèlement racial » ou la « stigmatisation » par la précision de l'origine (autrement dit obligatoire pour signaler un exploit sportif et interdite à la suite d'un crime). Comme encore les recommandations de supprimer le caractère « discriminant » de certaines prestations sociales, tel que le RSA, osant imposer des conditions de stabilité de résidence…

Mais ayant toujours voulu poser un diagnostic sérieux sur ce que pareils symptômes délirants signifient en termes de psychopathologie collective, je suis contraint de revenir sur celui que j'avais posé dans mes « Réflexions sur la question blanche » en matière de racisme anti-occidental.

On ne peut en effet expliquer autrement cette dilection irrationnelle pour l'altérité au détriment de la population d'accueil. Une dilection méprisante et soumise qui conduit les auteurs du rapport insensé, mais non dénué de sens caché, à demander à « assumer la dimension arabe orientale de son identité » (identité, ce mot défendu pour les Français occidentaux), à imposer l'enseignement de l'arabe et enfin à réviser « l'Histoire enseignée qui se réfère à des figures incarnées qui demeurent très largement des grands hommes mâles, blancs et hétérosexuels ».


Bien entendu, ces personnalités « qualifiées », désignées par notre premier ministre en raison de leurs compétences, et cornaquées par un Conseiller d'État (tant est si bien que l'on comprend mieux certaines décisions administratives) ne sortent pas d'un asile d'aliénés.

Elles représentent une frange non négligeable des soi-disantes élites françaises, actuellement aux postes de commande politique et médiatique, sans parler des apprentis sorciers en situation à Bruxelles et Strasbourg .

S'agissant de leurs exigences de révision historique, je signalais ici-même il y a quelques semaines, cette brochette d'histrions historiens voulant mettre au pilon le dernier opus à succès de Lörant Deutsch au motif que celui-ci décrivait le Sarrasin à Poitiers, le cimeterre et non le rameau d'olivier à la main.…


L'ineffable sénatrice Vert Benbassa tresse elle aussi cette semaine des lauriers aux auteurs du rapport « intéressant » et demande de « favoriser ce fameux nous inclusif et solidaire ». C'est la même, qui, avec une cohérence idéologique indéniable, vitupérait les « rafles » menées par la police française de M. Valls dans l'affaire Léonarda.

Quant à moi, ce vendredi 13, sur le plateau de LCI, je m'entendis reprocher par Bruno Gaccio de me conduire « en mâle blanc dominant » au motif que je prétendais vouloir contredire courtoisement une indigène de la république colorée qui considérait toute demande d'intégration comme une « violence » insupportable.

J'ai ri.

 

Si je ne le dis pas, alors qui va le dire ?

M. Edwy Plenel de Médiapart aurait-il un problème avec la réalité factuelle ?

Nicolas Sarkozy a été contraint de porter plainte contre les affirmations péremptoires du journal qu'il dirige au motif que le fameux témoignage qui l'accusait d'avoir reçu pour sa campagne de l'argent de Kadhafi était faux. L'accusation a pris du plomb dans l'aile.

La même semaine, dans le cadre de son billet à France Culture du 11 décembre, l'ancien rédacteur du Monde a longuement cité une lettre adressée en 2001 par Nelson Mandela au journaliste américain Tom Friedman, dans laquelle le dirigeant sud-africain condamnait sévèrement l'attitude d'Israël envers les palestiniens. Le seul problème est que cette lettre est un faux. Son véritable auteur, un journaliste palestinien vivant aux Pays-Bas nommé Arjan el Fassed, ne s'en est pas caché: il entendait utiliser le genre littéraire de la fausse lettre, afin d'accuser l'État juif de pratiquer envers les palestiniens une forme d’apartheid. Comme le rappelle très bien l'excellent Meir Weintrater, la prétendue « lettre à Friedman » à circulé partout sur Internet jusqu'à ce qu’en 2002, les journalistes du quotidien très à gauche « Haaretz » découvrent le pot aux roses. Tout le monde sait aujourd'hui que cette lettre est apocryphe. Tout le monde, sauf Edwy Plenel et les auditeurs mystifiés de France Culture. Certes, M. Plenel est un admirateur assumé de Stéphane Hessel, dont on sait aujourd'hui qu'il ne détestait pas les approximations. Notamment s’agissant d'Israël.

Mais Hessel, s’il n'était pas corédacteur de la Déclaration des Droits de l'Homme, n’était pas non plus journaliste.


La semaine dernière, j'évoquais l'amendement socialiste subreptice qui va généreusement éponger les dettes de l'Humanité. Cette semaine, je voudrais signaler un autre amendement également adopté en catimini, mais autrement plus dangereux. On le doit à la sénatrice prétendument écologiste Aline Archimbaud. Sur sa proposition du 14 octobre, les clandestins non européens vont pouvoir bénéficier des dispositions de la loi Duflot pour l'accès au logement. En fin connaisseur, le site sénégalaisement.com qui se propose de signaler à ses lecteurs « les tendances et bons plans immigration » recommande chaudement la France. Déjà, le même site conseillait: « pour un Sénégalais ayant obtenu la nationalité française de reconnaître être le père d'un enfant né ou à naître d'une Sénégalaise présente sur le sol français (en situation régulière ou irrégulière) ou restée au Sénégal… Il faut évidemment multiplier autant que possible cette activité si l'on souhaite en faire sa principale source de revenus. » Conclusion du site: « des dizaines de milliers d'euros et des papiers qui vous permettront d'envisager l'avenir avec optimisme. » Et un logement.


C'était ma manière de faire de l'en commun.


Repost 0
Published by GOLDNADEL Gilles William
commenter cet article
16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 12:35

MARIANNE_LOGO.PNGMarianne N°869 du 14 au 19 décembre 2013 

  

Accord sur le nucléaire iranien : la conjuration des aveugles Par Gilles William Goldnadel, Président d'Avocats sans Frontières 

 

marianne-ok.jpgDans l'indifférence générale mais dans un bel ensemble, tout ce que l'Iran politique compte de sommités vient de réaffirmer que rien ni personne n'empêcherait celui-ci de poursuivre son programme d'enrichissement nucléaire et que rien ni personne ne l'obligerait à démanteler ses infrastructures pour y parvenir.


Les Iraniens ont raison. En toute hypothèse, ce n'est certainement pas l'accord clair-obscur signé à Genève sur un document que nul ne peut se targuer d'avoir lu, qui contraindra l'État islamiste à renoncer à se doter dans les meilleurs délais de l'arme suprême.

Du flou et de l'incertitude dans lequel nous nous trouvons, émergent, malgré tout, de sombres assurances : -dans quelques jours, la république islamique va voir lever plusieurs sanctions internationales qui l'étranglaient financièrement et récupérer plus de 7 milliards de dollars. Ces mesures seraient réversibles, mais déjà de nombreuses entreprises s'apprêtent sans état d'âme particulier à commercer à nouveau avec un pays pour qui ces mainlevées valent quasi réhabilitation.


En contrepartie, l'Iran sera seulement obligé de mettre officiellement la pédale douce sur son enrichissement -sans l'interrompre- et sans restituer le stock d'uranium déjà frauduleusement obtenu pour pouvoir fabriquer l'arme atomique. Aucune des milliers de centrifugeuses existantes ne sera détruite. Les contrôles internationaux acceptés, ne l'empêcheront pas de poursuivre, comme avant, ses activités clandestines.

Il n'est même pas sûr qu'un tel accord ralentira d'une quelconque minute le programme engagé.


On comparera avec la situation qui aurait prévalu si, comme envisagées, les sanctions qui donnaient leurs effets avaient été aggravées.


À ce stade prosaïque, il n'est peut-être pas interdit de faire un peu de morale politique.

Quarante huit heures après que le guide si spirituel des Iraniens islamistes ait prophétisé la destruction de l'État juif, les poignées de main, embrassades et autres effusions entre diplomates persans, obamaniens et européens sablant le champagne ne choquaient ni des chancelleries ni des salles de rédaction ordinairement plus vétilleuses.


Même à Munich, français et anglais étaient demeurés dans la retenue. Je sais bien, qu'il n'est pas de bon goût médiatique, à une époque où la Seconde Guerre mondiale est pourtant mise à toutes les sauces antiracistes, de faire référence historique à la capitale bavaroise, mais je renverrai quand même à cet article paru cette semaine dans le Wall Street Journal et qui considère ces accords de Genève comme encore plus sinistres que ceux de Munich.


À Munich, Chamberlain, en raison du retard pris pour cause de pacifisme travailliste, avait besoin de temps pour se réarmer. À Genève, c'est l'Iran pré-atomique qui avait besoin de temps et d'argent et qui les a obtenus. En France, à l'exception salutaire d'un Pierre Rousselin du Figaro, la plupart des distingués chroniqueurs de politique étrangère n'ont pas manqué de complimenter les négociateurs genevois pour avoir sauvé la paix. Déjà, en 1934, le prix Nobel de la paix avait été décerné à Arthur Henderson, ministre travailliste des affaires étrangères pour son opposition au réarmement massif de l'Angleterre et pour sa présidence de la Conférence de désarmement à Genève….


J'imagine déjà les inévitables commentaires à cet article qui vont vouer aux gémonies son auteur et renvoyer rituellement dos à dos l'État d'Israël et un État dictatorial et fanatique qui veut le détruire, martyrise la Syrie via le Hezbollah, claquemure les femmes, pend les homosexuels et ne manquera pas, s'il obtient la bombe, de menacer, avec ses engins balistiques, le monde entier. 

Repost 0
Published by GOLDNADEL Gilles William
commenter cet article

Articles

Catégories