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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 12:35


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Taubira-Faletti, intégration, Finkielkraut accusé : la gauche la plus gauche du monde !
Par Gilles William Goldnadel


Publié le 19/02/2014 

Nous sommes tous des Suisses allemands ! Par Gilles-William Goldnadel 

CHRONIQUE - Cette semaine, Gilles-William Goldnadel prend la défense de deux cibles de la gauche ces derniers jours : Jean-François Copé, qui s'est indigné que le livre «Tous à poil» soit recommandé aux écoles primaires, et les Suisses, qui ont voté contre « l'immigration massive ».

Dans un article précédent, dans ces mêmes colonnes, je montrais, pièces en main, la magie de la gauche à contester l'incontestable (l'usage de la très réelle théorie du genre dans les ABCD de l'égalité) tout en couvrant d'injures ceux qui s'en alertaient.

Cette semaine, c'est Jean-François Copé qui a fait les frais de cette magie qui tourne à la manie.


Le président de l'UMP, on le sait, a osé s'émouvoir de ce qu'un livre destiné aux enfants, intitulé sobrement «Tous à poil !»et célébrant la nudité par le déshabillage intégral soit recommandé à l'usage dans les écoles de la république.

Aussitôt, un déni suivi de mépris.


Commençons par le second: «Il a été encore une fois ridicule, caricatural» a commenté, en orfèvre, notre brillant et populaire premier ministre, estampillé la même semaine de «sous-doué» sur la couverture d'un grand hebdomadaire. «Il tient exactement le même langage, il valide la pensée du Front National» a proclamé notre ministre du travail, avec le même effort d'originalité qu'il met pour éradiquer le chômage. «Le prochain coup d'éclat de M. Copé va sans doute consister à amener tous les livres qui lui déplaisent dans une brouette puis les brûler en place publique» a asséné avec son doux sourire Mme Vallaud-Belkacem, sans doute avec le magistère que lui confère sa culture historique de l'Inquisition espagnole ou des autodafés goebbelsiens.

Comme dans la chanson, comme dans toutes les ritournelles que la gauche serine depuis des lustres sur ses opposants. Copé a dit la vérité, il doit être assassiné.

En dépit en effet des dénégations socialistes outragées, le livre incriminé a bien été proposé sur un site du ministère de l'Education Nationale comme «outil pédagogique» puis a été relégué comme une simple «ressource complémentaire» (Europe 1 13 février, le Figaro 14 février).


Contrairement encore au déni, conforté comme toujours par les béni-oui-oui de la presse conforme, «tous à poil!» a bien été vanté dans les écoles. Un témoignage: le mien, qui pourra, au besoin être confirmé par des milliers de téléspectateurs. Mercredi, 12 février à 18h40, j'étais sur le plateau de BFM en l'agréable présence de Mme Franek, auteur du livre incriminé. À la question du pertinent Alain Truchot de savoir si l'ouvrage avait été effectivement commenté aux bambins, l'écrivain n'a pu qu'abonder, ajoutant surabondamment que les écoliers chapitrés pouvaient avoir six ans…


Je ne veux prolonger ici d'autres débats que celui portant sur les dénégations mensongères et méprisantes opposées aux propos de M. Copé. Notamment sur l'éventuelle nocivité du livre incriminé ou sur le droit de parents, même horriblement rétrogrades, à bénéficier d'un service public éducatif respectant le principe de neutralité.


Mais je ne peux m'empêcher de préciser que Mme Franek a également observé que son livre «devait être pris au deuxième degré…» Je ne sais pas grand-chose sur la capacité d'un enfant de six ans à appréhender au second degré le discours des adultes. J'observe cependant que l'éminente psychologue pédiatrique et progressiste Edwige Antier précisait récemment que «le dérapage survient quand les éditeurs n'indiquent pas l'âge en fonction de la construction physique et psychique des enfants. Il est important de respecter la «phase de latence» entre 4 et 12 ans, pendant laquelle leur sexualité est au repos.»


Touchant à présent la réalité d'une querelle scolaire qui opposerait les Anciens obscurantistes et les Modernes tolérants, j'avoue ici encore ma perplexité conceptuelle. Sans doute en raison d'un handicap incapacitant à appréhender le mammouth et ses pachydermes syndiqués comme les symboles de la modernité triomphante les plus indiscutables.

Dans cette tempête hexagonale portée par un vent glacial et féministe qui souffle de l'Atlantique venant se mêler aux vieux courants marxistes français, il me paraît que ceux qui veulent importer leur idéologie à l'école publique sont aussi peu fondés à le faire que les créationnistes anti darwiniens américains qu'ils abominent.


Mais, pour ces fonctionnaires du service public -qui portent pourtant la liberté de conscience en oriflamme- le mot neutralité n'existe pas. Ou s'il existe, c'est un gros mot.

Cela ne concerne évidemment pas que le domaine de l'éducation nationale.

S'agissant de celui de l'audiovisuel de service public, la simple prononciation du vocable quadrisyllabique «neutralité» provoque incontinent chez ceux chargés de la respecter un réflexe pavlovien d'hilarité irrépressible. Je ne résiste pas, pour une illustration récente, à citer la présentation de la Manif pour Tous faite sur Arte le 2 février par Leila Kaddour-Boudadi: «… Des dizaines de milliers de partisans de «la Manif pour Tous», vous savez ces militants, qui descendent dans la rue, non pas pour défendre leurs droits mais pour en enlever aux autres, je parle bien entendu du mariage homosexuel. (…) Voici le reportage sur une France qui se radicalise».


Quant au service public de la justice, le syndicat de magistrats le plus proche de la ministre a démontré son respect scrupuleux de l'obligation de réserve, en injuriant impunément sur un mur consacré ses opposants politiques et les parents d'enfants assassinés.

Au fond, l'aigreur de l'actuelle dispute s'explique par le fait que la droite s'est enfin décidée à investir les domaines culturels et sociétaux qu'elle avait désertés par complexe inhibant.

Pas plus qu'elle ne se fait à l'idée de la voir dans la rue, la gauche ne tolère de la voir pénétrer ce domaine de chasse jusqu'à présent bien gardé par ses cerbères vigilants mais vieillissant.

La droite politique et intellectuelle serait bien inspirée de poursuivre et de nommer cette bataille pour la neutralité du service public qu'elle livre aujourd'hui dans l'école, sur tous les autres terrains où elle est piétinée.


C'est un progrès intellectuel et moral à savourer, que de constater que les Suisses qui ont décidé démocratiquement la semaine passée de dire non à l'immigration de masse n'ont pas été gratifiés des habituelles références historiques disqualifiantes que leur germanité aurait pu décupler.


Tout au plus, les immigrationnistes de salon, à Paris comme à Bruxelles, se sont lancés dans des considérations économiques dignes du Medef ou de Karl Marx.

Il est vrai que l'identité d'un peuple est sans valeur marchande.


Chacun aura bien compris, que ce qui était en jeu, en creux, portait sur les questions de souveraineté politique et nationale, d'intégrité des frontières, et de tradition culturelle.

À ce dernier sujet, me revient à l'esprit cet article que j'avais consacré en avril 2012 dans d'autres colonnes à M. Christoph Blocher, figure de l'UDC, brocardé par un journal français.

Il est vrai que ce quotidien vespéral voyait dans le goût nostalgique de ce «populiste» helvète pour les coucous et les naïves miniatures alpestres enneigées du peintre Anker la marque d'un «nationalisme fascinant et dérangeant»…


Il serait bon qu'en France, une consultation au suffrage direct pose un jour la même question, qui fâche de moins en moins de Français. De souche ou non.

À défaut, il pourrait arriver qu'ils défilent un beau jour, pourquoi pas du mois de mai, au cri joyeux de « nous sommes tous des suisses allemands ! ».

 

 

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Published by GOLDNADEL Gilles William
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Palmoni 25/02/2014 09:31


Encore une sur le Maroc; ensuite j'arrête.


Longue vie et bonne santé au roi Mohammed VI. Car pour lui, ce n'est pas gagné.


Occidentaliste et francophile, musulman éclairé malgré (à cause de?...) son statut formel de "commandeur des croyants".


MAIS.


Dirigeant son pays en double emploi avec un gouvernement élu islamisant qui voudrait bien le reduire à une "monarchie constitutionnelle" à la britannique; dans l'attente de s'en débarasser.


Et ayant périodiquement affaire à des soulèvements populaires localisés (très peu médiatisés en occident) qui pourraient, cf. la Tunisie, aboutir à un "printemps marocain".


Il marche sur des oeufs.

Estefania 25/02/2014 01:20


Merci pour l'information corrective mon cher Palmoni.

Palmoni 24/02/2014 23:03


Désormais c'est Najat Barjot-Bécassine.


 


Cela dit, cette histoire du lien marocain est peu approximative, Estephania.


Voilà les faits: http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/valerie-rosso-debord-accuse-a-tort-najat-vallaud-belkacem-d-appartenir-a-une-instance-marocaine-28-04-2012-1976094.php


 


Voir surtout les éléments d'info vers la fin de l'article qui mentionnent, ce n'est pas un hasard, des juifs français et quebecois qui participent au même conseil. Ce qui ne les empêchent pas
d'avoir des liens avec Israel.


 


Le roi du Maroc n'est d'ailleurs pas le pire dirigeant arabe; tout est relatif, mais c'est peut-être le plus raisonnable, pragmatique; oserais-je dire modéré?


 


Son conseiller de longue date André Azoulay, juif marocain, n'est paut-être pas étranger à ça. 

Estefania 24/02/2014 20:49


Nous sommes 25ème au classement PISA, mais le plus important, pour Monsieur Vallaud-Belkacem et Madame Peillon, est d'enseigner la théorie du genre à travers l'égalité et la lutte contre les
stéréotypes. Il semble que cet enseignement soit le plus urgent lorsque nos gamins ne savent plus lire et encore moins compter.


Monsieur Vallaud-Belkacem, ministre en France mais également conseillère du roi du Maroc, pourrait peut-être proposer au roi du Maroc, commandeur des croyants, son ABCD de l'égalité dans les
écoles marocaines.


Ceci dit, si le statut de Mohamed VI le lui permettait, il ne serait probablement pas défavorable à l'introduction d'association LGBT dans les madrassas et encore moins au mariage pour tous... Il
ne serait plus obligé de faire semblant d'être hétéro!


Quand aux Suisses, il est toujours déconcertant de voir que la presse et les pouvoirs en place osent s'insurger du principe de démocratie suisse, le seul modèle encore valable et existant pour
l'instant. Bravo à Oskar Freysinger! Quel homme! Il en est d'autant plus séduisant!

Coco 24/02/2014 18:40


 


Nous sommes tous des Ukrainiens européens !


 


 

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