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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 11:54

Gilles William Goldnadel,
Président de l'Association France-Israël - Alliance Général Kœnig et d'Avocats Sans Frontières


Le JT par Rebecca Fitoussi sur LCI
samedi 22 novembre 2013
à propos de l'Iran




Cliquez sur le lien ci-dessous, puis appuyer sur "download" pourouvrir ou télécharger la séquence

 
https://www.wetransfer.com/downloads/9ad265caa4772b5a3ba577eb488debf120131124221015/9a4664f0e12a8038d1cc6d4207bb066220131124221015/8982cc#

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 12:11

Bloc-notes

ACTUALITE JUIVE - N° 1277 – Jeudi 21 novembre 2013


 

L'antisionisme, une valeur sûre en Europe par G.W. Goldnadel

 

 actuJ-21-11-13Dans le Figaro, le Premier ministre israélien complimente la France pour son intransigeance dans le dossier nucléaire iranien. Il rappelle à juste raison qu'il s'agit d'une constance de la position française dans le cadre de la lutte pour empêcher les Etats totalitaires et dangereux d'obtenir l'arme de destruction suprême.

 

Bien entendu, la France n'a pas pris cette position en flèche - loin s'en faut - pour protéger Israël. Elle le fait avant tout pour complaire aux pays arabes sunnites et pour se protéger elle-même d'un Iran atomique développant des armes balistiques pouvant atteindre son territoire.

Elle est seule - comme dans l'affaire syrienne - en raison des atermoiements d'un président américain en train de se ridiculiser définitivement dans l'affaire de l’Obamacare.

 

Et pourtant, je renvoie mes lecteurs aux commentaires des internautes sous les déclarations de Benjamin Netanyahou. La plupart éructent à l'idée de voir l'Iran islamiste privé de son jouet nucléaire. Les pseudo-pacifistes habituels, ne peuvent même pas prétendre que la France est dans le camp des va-t-en-guerre, puisqu'elle cherche à désarmer un état qui projette de détruire un autre État. Ils ne peuvent non plus alléguer que la France est le toutou des USA, puisqu'elle les sermonne. Mais rien n'y fait.

 

L'antisionisme est une valeur sûre en Europe.

Si l'on veut également se persuader de ce que ce continent crépusculaire a définitivement épousé le récitatif palestinien, l'article de M. Laurent Zecchini, correspondant du Monde à Jérusalem - et qui n'est pourtant pas malhonnête homme - est illustratif. À l'approche de la visite du président français en Israël et dans les territoires administrés par l'autorité palestinienne, le journaliste passe en revue les éléments habituels du contentieux bien connu. Passe encore, que dans la dispute territoriale, il utilise la phraséologie habituelle sur « les colonies et les territoires occupés ».

Nonobstant une réalité juridique et historique autrement plus complexe, la cause est définitivement entendue depuis que seuls les Arabes de Palestine sont devenus « Palestiniens » et que les Juifs ont été exclus sans combattre du territoire lexical de la Palestine.

 

Mais le journaliste du Monde va plus loin : il considère que sans offenser la partie arabe, le président français ne saurait cautionner la revendication israélienne de voir cette partie reconnaître Israël en tant qu'État du peuple juif.

   Faut-il lui rappeler que le partage de la Palestine mandataire votée par l'ONU en 1947, prévoit expressément un État juif et un État arabe ?

 

Lorsque le Premier ministre israélien rappelle dans le Figaro que le principal obstacle à la paix n'est pas les implantations mais le refus constant de la partie arabe d'accepter qu'une partie de la terre, arabo-musulmane à ses yeux, soit cédée à un autre peuple d'un autre culte, il a tort.

Il oublie l'insoutenable légèreté de l'être journalistique hexagonal, désormais incapable de concevoir la légitimité d'un État-nation pour abriter une population occidentale.

 

Gilles-William GoldnadelactuJ-21-11-13.jpg

Président de France-Israël et d'Avocats Sans frontières

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 18:00

 

 

PARU SUR LE SITE Valeurs Actuelles

http://www.valeursactuelles.com

 

http://www.valeursactuelles.com/soci%C3%A9t%C3%A9/minute-ne-rendra-pas-taubira-plus-intelligente20131118.html

 

L'oeil de Goldnadel

18  novembre 2013  

La Une de Minute ne rendra pas Taubira plus intelligente Par Gilles-William Goldnadel

L'oeil de Goldnadel. Chaque semaine, Gilles-William Goldnadel propose aux lecteurs de Valeurs actuelles son Regard sur l'actualité. Aujourd'hui, il revient notamment sur la polémique qu'a suscitée la Une du journal Minute la semaine dernière.


Quand j'étais petit, j'aimais bien cette histoire drôle : une dame seule appelle police-secours. Brigadier, il y a dans l'immeuble d'en face, un vicieux qui se promène tout nu. Le flic regarde à la fenêtre. Mais je ne vois rien Madame ! Montez donc sur la commode et vous verrez….

Je ne suis pas sûr que Minute, tire à 5000 exemplaires, mais je suis sûr que la publicité complaisante que la gauche a faite de sa couverture, lui a fait gagner beaucoup de lecteurs.

À quoi bon filmer l'intérieur des latrines ?

Il y a longtemps de cela, Globe, l'hebdomadaire de la gauche « antiraciste » et bien-pensante, aujourd'hui disparu, avait appelé nuitamment Claude Autant-Lara, grand cinéaste reconverti dans l'antisémitisme aigri, pour faire dire au vieillard tout le mal qu'il pensait des juifs et de Simone Veil, elle aussi, ministre de la justice. Grande émotion. Le tribunal saisi y avait vu une provocation du journal. C'était bien jugé.

Minute n'est pas la France. À peine une feuille avec laquelle on s'essuie. Sa sottise et son ignominie ne rendront pas Madame Taubira plus intelligente ou plus admirable.

Car la Garde des sceaux, contrairement à ce que la gauche voudrait faire accroire, n'est pas une grande conscience. Elle aura mis bien du temps à dire du mal de M. Dieudonné M’bala M’bala. Ancienne militante indépendantiste guyanaise, elle ne voit pas aujourd'hui l'immigration incontrôlée poser problème identitaire aux Français. En revanche, faisant écho à ses camarades Guyanais exigeant un renforcement de la lutte contre l'immigration illégale, elle déclarait : « nous sommes à un tournant identitaire. Les Guyanais de souche sont devenus minoritaires sur leur propre terre » (source RFI.fr).

Une loi mémorielle sur l'esclavage porte son nom, mais elle interdit de se pencher sur la traite arabique, plus importante, plus cruelle que la traite occidentale, et toujours d'actualité, « pour ne pas désespérer les jeunes des banlieues ».

La garde se drape de l'étendard de la tolérance mais a couvert le mur du Syndicat de la Magistrature du voile de l'impunité, lorsque celui-ci a conspué opposants et parents de victimes assassinées.

Quant à sa politique pénale, même la progressiste Union Syndicale des Magistrats, qui l’a accueillie cette semaine avec une froideur glaciale, lui reproche ses compromissions avec le Syndicat irresponsable.

Rien ni personne ne pourra m'empêcher de critiquer Mme Taubira. Ni Minute. Ni la gauche. Ni les deux compères en foire.

 

 

En revanche, nul n'a cru bon s’émouvoir des déclarations de l'ancien ministre de gauche Kofi Yamgnane, le 13 novembre au micro de France Info. Pour lui, la France est raciste, et si les langues se sont déliées c'est la faute de Sarkozy et de son discours de Dakar. Suit son morceau de bravoure : « je peux vous dire que les noirs d'Afrique ne sont pas les plus heureux dans cette affaire là. Quand ils entendent ça, ils disent : ʺle prochain blanc qu’on voit, on l'égorgeʺ ».

Cette complaisance avec le discours raciste le plus violent ne sort pas deMinute. Il a été entendu par des centaines de milliers de personnes sur une onde du service public national de l'information.

Le journaliste de service public ne s'est pas étonné. Aucune organisation antiraciste non plus.

 

 

Il est vrai qu'il ne s'agit que de blancs que l'on égorgerait. Pourquoi en faire une affaire ? En a-t-on fait pour ces deux Français que l'on a lynchés et brûlés sur une île de Madagascar ?

Là-bas, à Noci Bé, on a prétendu que les occidentaux se livraient à un trafic pédophile suivi d'assassinat. Une sorte de crime rituel revisité. Rien, évidemment n'était vrai. Il faut avoir lu dans le Figaro l'interrogatoire par la foule de celui, suintant de peur, qui va mourir bientôt : Une femme parmi la foule : alors comme ça on aime les enfants ?

L'homme :-non madame, je n'aime pas les enfants.

La femme : Ah vous voyez ! Il n'aime pas les enfants !.

L'homme va être ensuite torturé, battu à mort, brûlé.

Je jure n'avoir pas lu une ligne de compassion dans la presse française.

 

Dans le Figaro de samedi, le premier ministre israélien complimente la France pour son intransigeance dans le dossier nucléaire iranien. Il rappelle à juste raison qu'il s'agit d'une constance de la position française dans le cadre de la lutte pour empêcher les états totalitaires et dangereux d'obtenir l'arme de destruction suprême.

Bien entendu, la France n'a pas pris cette position en flèche -loin s'en faut- pour protéger Israël. Elle le fait avant tout pour complaire aux pays arabes sunnites et pour se protéger elle-même d'un Iran atomique développant des armes balistiques pouvant atteindre son territoire.

Elle est seule -comme dans l'affaire syrienne- en raison des atermoiements d'un président américain en train de se ridiculiser définitivement dans l'affaire de l’Obamacare.

Et pourtant, je renvoie mes lecteurs aux commentaires des internautes sous les déclarations de Benjamin Nétanyahou. La plupart éructent à l'idée de voir l'Iran islamiste privé de son jouet nucléaire. Les pseudo pacifistes habituels, ne peuvent même pas prétendre que la France est dans le camp des va-t-en-guerre, puisqu'elle cherche à désarmer un état qui projette de détruire un autre État. Ils ne peuvent non plus alléguer que la France est le toutou des USA, puisqu'elle les sermonne. Mais rien n'y fait.

L'antisionisme est une valeur sûre en Europe.


Si l'on veut également se persuader de ce que ce continent crépusculaire a définitivement épousé le récitatif palestinien, l'article de M. Laurent Zecchini, correspondant du Monde à Jérusalem -et qui n'est pourtant pas malhonnête homme- est illustratif. À l'approche de la visite du président français en Israël et dans les territoires administrés par l'autorité palestinienne, le journaliste passe en revue les éléments habituels du contentieux bien connu. Passe encore, que dans la dispute territoriale, il utilise la phraséologie habituelle sur « les colonies et les territoires occupés ».


Nonobstant une réalité juridique et historique autrement plus complexe, la cause est définitivement entendue depuis que seuls les Arabes de Palestine sont devenus « Palestiniens » et que les Juifs ont été exclus sans combattre du territoire lexical de la Palestine.

Mais le journaliste du Monde va plus loin : il considère que sans offenser la partie arabe, le président français ne saurait cautionner la revendication israélienne de voir cette partie reconnaître Israël en tant qu'État du peuple juif.

Faut-il lui rappeler que le partage de la Palestine mandataire votée par l'ONU en 1947, prévoit expressément un État juif et un État arabe ?


Lorsque le premier ministre israélien rappelle dans le Figaro que le principal obstacle à la paix n'est pas les implantations mais le refus constant de la partie arabe d'accepter qu'une partie de la terre, arabo-musulmane à ses yeux, soit cédée à un autre peuple d'un autre culte, il a tort.

Il oublie l'insoutenable légèreté de l'être journalistique hexagonal, désormais incapable de concevoir la légitimité d'un État-nation pour abriter une population occidentale.

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 17:11

 

PARU SUR LE SITE Valeurs Actuelles

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http://www.valeursactuelles.com/soci%C3%A9t%C3%A9/j%E2%80%99avoue.-344%C3%A8me-salaud-cest-moi20131104.html

 

L'oeil de Goldnadel

4 novembre 2013  

J’avoue. Le 344valeurs-actuelles-logo-webème salaud : c'est moi par Gilles-William Goldnadel

L'oeil de Goldnadel. Chaque semaine, Gilles-William Goldnadel propose aux lecteurs de Valeurs actuelles son Regard sur l'actualité. Aujourd'hui, il revient sur les manifestations des "bonnets rouges", la pétition des 343 salopards et sur la polémique qui a suivi la libération des otages Français...

On aura beaucoup glosé cette semaine dans les gazettes du royaume de France pour savoir si la révolte des bonnets rouges bretons préfigure le nouveau grand soir. Autrement dit, si 1675 annonce l'imminence de 1789.

Poser ainsi cette question de politique fiction, contre l'évidence arithmétique, c'est évidemment inciter à répondre par la négative. Mais c'est oublier, ce faisant, quelques différences psychologiques qui invitent à la prudence.

En 1675, les torreben (littéralement « casse-têtes ») excédés avaient face à eux le Roi-Soleil et ses dragons.

En 2013, les provinciaux abandonnés, déboussolés, acculturés, rançonnés, ulcérés par les petits marquis du Paris politique et médiatique ont en face d’eux François de Hollande.

Il y a certes, du Louis et du bourbon dans la personne du monarque républicain, mais davantage du malheureux seizième du nom, que du fils d'Anne d'Autriche.

Tout, sans médire ni maudire, y fait songer en pire : sa gentille bonhomie, sa rondeur enveloppante, sa simplicité très normale, sa démarche incertaine, ses tergiversations, ses atermoiements, ses roueries avec de grosses ficelles, son aristocratie de privilégiés qui le moquent ou le trahissent impunément, son clergé dédaigneux excommuniant l’hérétique, ses fermiers généraux rançonneurs. Tout, jusqu'à sa souveraine indocile et gaffeuse.

Rappelons cependant que le roi serrurier, voyant venir les nuées, ne voulait pas régner.

François le corrézien, pour une couronne, fit des pieds et des mains. Avait-il toute sa tête ?

 

J’avoue. Le 344e  salaud : c'est moi. Je m’en vais signer la pétition « touche pas à ma pute ! ».

Davantage encore aujourd'hui qu'hier. Depuis, que les chaisières du féminisme gauchisant et les Javert du socialisme dénonciateur ont sonné le tocsin et la charge anti réactionnaire.

Depuis aussi que Bedos le jeune a quitté la barque dès le premier coup de semonce, prétextant qu'il pensait avoir signé en compagnie de mère Teresa et de Mgr Gaillot et non de père Basile et de frère Ivan.

Croyez-vous que ces petits Messieurs et ces grandes dames ont voulu discuter le fond de la harangue honnie d'Élisabeth Lévy ? Que nenni.

 

La plupart des cerbères aboyeurs n’osent reprendre à leur compte les propos hallucinés de Mme Vallaut-Belkacem voulant éradiquer la prostitution. Pas davantage, la meute -pourtant largement tirant à gauche- ne soutient la proposition socialiste de pénaliser les clients.

Me vautrant plus loin dans la fange et le stupre que mes 343 autres compagnons d'opprobre, je soutiens que la prostitution n'est pas un mal nécessaire mais une salutaire nécessité, lorsqu'elle est librement acceptée par la (ou le, curieusement oublié) prostitué(e).

Je pense, avant tout, aux disgracieux, aux mal foutus, aux solitaires, aux timides, aux laissés-pour-compte, aux véritables victimes de la cruelle indifférence, qui ont bien le droit, eux aussi, de temps en temps, à un peu de chaleur humaine, pour autant qu'elle soit proposée sans contrainte ni violence.

Je crois, pour avoir défendu quelques « proxos » pacifiques, avec l’accord de leurs libres partenaires, en savoir sur ce chapitre, un peu plus que ces dames aux chapeaux verts ou rouges

Mais non, c’est pour la forme et la frime, que l'on veut coller au poteau les 19 insoumis : pêle-mêle : parce que le texte serait « mal écrit », par des hommes, par des clients putatifs et non des putes, parce que, sacrilège, il profanerait par le pastiche, les pieux souvenirs du manifeste des salopes ou la sainte relique de la jaune menotte de « touche pas à mon pote ».

Parce que sans doute aussi, le mode pétitionnaire, comme la manif, n'est pas pour tous, mais seulement pour certains.

 

Enfin, et surtout, parce que ce texte serait celui des « beaufs »

Alors que j'allais me hasarder à quelque spéculation intellectuelle pour dénoncer qui l’on cachait derrière cette beaufitude abhorrée, voilà la responsable « d’Osons le féminisme ! », flétrissant la pétition « abjecte » (le Figaro-Madame), qui nous les sert sur un plateau.

J'avais bien deviné : les beaufs, ce sont les « mâles blancs de plus de 50 ans ». C'est dans cette race infâme, dans ce mal blanc purulent à évider, qu'on trouve, les tortionnaires virils des pauvres filles de joie.

Salauds de blancs. Moi qui pensais, que les bancs de maquereaux violents, d’organisateurs de tournantes, de harengs esclavagistes de la traite de chair humaine n'étaient pas pêchés dans les viviers du Couchant

Mais la féministe distraite aura oublié dans sa description de l'ignominie masculine occidentale déclinante une condition aggravante : l'hétérosexualité.

Raison pourquoi, M. Pierre Bergé, ne reçut pas autant de bois vert à la volée, lorsqu'il asséna que le ventre des femmes pouvait être loué aux fins de procréation artificielle, comme toute autre marchandise…

Nous sommes tous des michetons bretons.


Si je ne le dis pas, alors qui va le dire ?

Deux reporters de RFI assassinés au Mali. Les journalistes parlent enfin de « barbarie » et de « sauvagerie ». Oui. L'an dernier, dans d'autres colonnes, je m'étais étonné de l'étonnement hautain de certains médias français, à la suite d'une campagne d'affichage dans le métro new-yorkais qualifiant les djihadistes de « sauvages ». La civilisation des hommes justes, c'est aussi la capacité de détester la haine.

 

 

Au-delà de la maladroite bourde commise par Marine Le Pen, un vrai problème est posé : pourquoi continuer à payer rançon en douce ? La presse commence, enfin, à se demander si les exemples de fermeté anglaise ou de brutalité russe ne devraient pas être suivis, précisément pour rendre nos ressortissants moins attrayants. Les journalistes devraient pousser encore plus loin la réflexion jusqu'à remettre en question la légitimité des grand-messes médiatiques de retrouvailles au cours desquelles les responsables politiques s'attribuent sans mérite particulier les beaux rôles. D'autant que la vérité oblige à écrire que les otages ne sont pas des héros à célébrer mais des victimes à consoler et à laisser en paix.

 

Dans ce contexte, la décision du gouvernement israélien de libérer, à nouveau, 26 terroristes (ou « prisonniers » comme l'écrivent, de manière plus euphémique, les médias hexagonaux) est discutable et a été discutée avec amertume, notamment par les parents des victimes.

Dans le même temps, le même gouvernement prenait la décision d'autoriser la construction de nouveaux logements à Jérusalem. Au-delà du caractère politiquement discutable de la mesure, les mêmes médias hexagonaux ont utilisé sans parcimonie particulière le terme de « colonies ».

Je ne me lasserai jamais de constater que ceux qui n'hésitent pas à qualifier de colons, des Juifs en Judée, trouveraient abject de qualifier identiquement des Arabes sans-papiers en notre Ile de France.

 

 

Dimanche, devant des écoliers iraniens, l'ayatollah Khamenei a qualifié Israël « d'État illégitime et bâtard ». Celui-ci est le guide spirituel de ce président Rohani que M. Obama, décidément au meilleur de sa forme, considère désormais comme « modéré », sans pour autant qu’il ait fait la moindre concession dans le domaine du nucléaire militaire.

Nombre de commentateurs européens ont pris pour argent comptant l'opinion d'un président si démonétisé dans son pays que, cette semaine, le magazine Forbes le rétrograde désormais derrière Poutine parmi les présidents influents.

C'est beau la confiance.

 

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 10:19

Pour voir ou revoir l'interview sur LCI de

Gilles William Goldnadel,
Président de l'Association France-Israël - Alliance Général Kœnig et d'Avocats Sans Frontières


Par Rebecca Fitoussi sur LCI

jeudi 31 octobre 2013


à propos de l'assassinat de Yitzhak Rabin
et de l'échec des accord d'Oslo

 
Cliquez sur le lien ci-dessous, puis appuyer sur "download" pourouvrir ou télécharger la séquence

 
https://www.wetransfer.com/downloads/eafc7e8e21d64af1c6a10eb4ee39d3fe20131031131714/a01003a4f3d51a692e3e92a55466c4de20131031131714/1b7032






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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 17:35

 

 

PARU SUR LE SITE Valeurs Actuelles

http://www.valeursactuelles.com

 

http://www.valeursactuelles.com/soci%C3%A9t%C3%A9/pseudo-antiracisme-gauche-rel%C3%A8ve-lobsession-race20131028.html

 

L'oeil de Goldnadel

29 octobre 2013  

Le pseudo-antiracisme de la gauche relève de l'obsession de la race

L'oeil de Goldnadel. Chaque semaine, Gilles-William Goldnadel propose aux lecteurs de Valeurs actuelles son Regard sur l'actualité. Aujourd'hui, il explique que le pseudo-antiracisme dont la gauche abreuve la société française, jusqu'à la noyer sous le pathos, relève de l'obsession de la race.

 « Ce sera bien la première fois que tu seras gentil avec une Arabe » a donc asséné Patrick Mennucci à un adversaire UMP qui se proposait d'applaudir Samia Ghali.

Jean-Claude Gaudin et ses amis ont tort de considérer l’emblématique sortie du député PS sur sa malheureuse rivale comme « raciste ». Prêter à autrui d'ordinairement maltraiter « une Arabe » est, au contraire, hautement antiraciste.

 

C'est précisément là ou l'on voit que le pseudo-antiracisme dont la gauche abreuve la société française, jusqu'à la noyer sous le pathos, relève de l'obsession de la race.


Mennucci, sous couvert d'antiracisme, est incapable d'oublier un instant l'origine ethnique de sa compétitrice. Dans la même veine sanguine fantasmée, Barbara Pompili, députée EELV considérait il y a peu que la garde des Sceaux était assaillie de critiques en raison de la couleur de sa peau. La parlementaire verte ne voyait en Christiane Taubira qu'une femme noire. Incapable qu’elle était de concevoir que la droite puisse la critiquer sans aménité ni complexe en raison du caractère calamiteux de sa politique pénale.

Dans un registre plus subtil, Le Monde, sous la plume de Jacques Mandelbaum, consacrait un article intitulé « l'empire de la chair, la chair de l'empire » aux accusations portées par deux jeunes actrices à l'encontre du talentueux mais ombrageux cinéaste Abdellatif Kechiche. Morceau de bravoure : « Il y a plus, le sentiment que la tension ethnique, chassée par la porte, revient par la fenêtre. Au détour des accusations portées par Léa Seydoux contre Abdellatif Kechiche (…). La nouvelle icône du cinéma français, affiliée aux détenteurs de l'empire Gaumont Pathé et héritière d'une lignée de chevalier d'industrie contre l’ex-colonisé, immigré sans-grade débarqué de sa Tunisie natale… ». Ici encore, on voit l'impérieuse nécessité d’essentialiser par l'origine ethnique un conflit entre deux êtres de chair, avant tout, humaine.


Ne nous y trompons pas, dans l'inconscient « antiraciste » d’une gauche xénophile, ne pas resituer l'affrontement dans un contexte postcolonial et social, c'était livrer le cinéaste taxé de violence sexiste et dont l'arabité obsède, à des accusations nécessairement racistes.

 

Sous un autre angle, dans mes « Réflexions sur la question blanche » j'ai essayé de montrer que l'obsession du métissage de l'extrême gauche d'aujourd'hui équivaut exactement à l'obsession de la race pure de l'extrême droite d'hier.

Cet antiracisme que voici est bien du même mauvais métal que ce racisme que voilà. L'envers de la même fausse médaille.

 

Dans ce cadre obsessif, on comprendra que les dernières propositions de Jean-François Copé sur les nécessaires modifications à apporter au « droit du sol » seront examinées par nos antiracistes médaillés sous l'unique prisme de la xénophobie.

Ne nous épuisons donc pas à expliquer ce racialisme irrationnel en voie d'extinction que vouloir endiguer un flux migratoire incontrôlé en empêchant légalement l'acquisition d'un droit obtenu par la fraude est d'essence républicaine.

Mais puisque le mot sacré est lâché, corrigeons tout de même cette fausse rumeur historique qui circule opportunément à gauche comme à droite : le droit du sol existait déjà sous l'ancien régime, il n'est pas une pure création de la république qui n'a fait que le rendre plus sévère par la conscription obligatoire (voir notamment l'interview dans le Figaro du 27 octobre du professeur Saint Bonnet par Guillaume Perrault).


Remarquons enfin que selon un sondage BVA, sept Français sur dix, qui ne sont peut-être pas tous d’odieux racistes, sont favorables à une modification du droit du sol actuel, comme l'avait d'ailleurs aussi suggéré cet été Manuel Vals, en même temps qu'il s'interrogeait sur le regroupement familial.

Peut-être, les Français sont-ils en train de défendre enfin leur propre droit au sol.

 

 

Mme Anne Hidalgo, en même temps qu'elle reprochait sans surprise à la droite de courir après le Front National assumait fièrement cette semaine son alliance revendiquée avec le Parti Communiste.

« J'entends mes adversaires, dire que Paris serait la dernière ville en Europe dirigée par l'idéologie communiste, c'est un peu ringard de parler comme ça ».

Et si, subitement, c’était l'union de la gauche qui apparaissait comme définitivement obsolète ?


Un sondage BVA rapporte cette semaine qu'une majorité de Français souhaitent que les Verts quittent l'actuel gouvernement. Ils sont neufs sur dix pour condamner la tentative de racolage des lycéens par les soi-disant écologistes.

Mais soyons justes, nos socialistes français qui marinent depuis 30 ans dans la baignoire idéologique de l'extrême gauche, sont mal placés pour donner des leçons de vertu et de tempérance à leurs alliés hyperactifs. Lorsque le porte-parole du PS, M. Eduardo Rihan-Cypel, gourmande sévèrement ses amis Verts en hasardant ce lieu commun que les lycéens seraient mieux dans leur lycée, il frise la pornographie politique, par l'indécence du propos.

Il oublie en effet, que ce sont les satellites péripatéticiens de son parti (FIDL, UNEF) qui ont passé leur temps, à faire le trottoir des lycées depuis les années 70.

Quant à l'alliance avec le parti communiste, je ne saurais trop recommander à Mme Hidalgo et à tous ses amis qui ne dédaignent pas les parallèles avec la deuxième guerre mondiale, la lecture de l'édifiante correspondance entre Stefan Zweig et Joseph Roth (bibliothèque Rivages).


Citations de ce dernier qui avait vu Hitler venir de loin : « le communisme n'a pas du tout transformé toute une partie du monde. Rien du tout ! Il a engendré le fascisme et le national-socialisme et la haine contre la liberté de l'esprit. »

Vous avez dit ringard ? Comme c’est ringard.


Dernière extravagance de la gauche parisienne et morale, justement dénoncée par le Conseiller de Paris, Jérôme Dubus : la violation du règlement de la Ville de Paris qui impose d'attendre cinq années après le décès d'un particulier, pour pouvoir attribuer son nom à une rue. Mais la sainte pulsion transgressive était trop forte : il fallait sacrer séance tenante Stéphane Hessel, il est vrai canonisé de son vivant par le clergé post marxiste.

Il est également vrai que quelqu'un qui a considéré en novembre 2010, dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung, que l'occupation nazie était « relativement inoffensive », comparée à ce que faisait l'État juif, méritait d'urgence une plaque à son nom.

« Mort aux cons ! », ainsi parlait le maire ex-PS de Fleury-Mérogis, la semaine passée, avant que de rejoindre les radicaux.

Ça va faire beaucoup de rues à consacrer.

 

 

Un esprit crédule aurait pu croire et espérer que la gauche plurielle mais singulière aurait cantonné sa folie idéologique au domaine sociétal. Las, voilà la gestion de l'économie atteinte du même mal qui court décidément très vite.

M. Hollande avait promis d'épargner les classes moyennes. C'est leur épargne que l'on a voulu casser.


Assurance-vie, plans d'épargne-logement ou en actions : tous ceux qui n'ont pas flambé, les fourmis économes, les écureuils prévoyants : à la caisse ! Et de manière rétroactive, s'il vous plaît, histoire de faire définitivement perdre confiance aux naïfs qui ont cru en la parole d'État.

Dans l'affolement, M. Gérard Bapt, rapporteur de la loi socialiste qu’il défendait bec et ongles hier, a découvert le lendemain qu'au rebours de l'assurance-vie typique des nantis, l'épargne-logement est l'outil des manants.


Je gage que mardi, il changera d'avis.

Il y a un mois, dans la même chronique, j'écrivais que la loi Duflot était au loyer, ce que la Taubira était à la prévention des délits : dangereusement idéologique et insensée.

Je prévenais qu'elle risquait d'entraîner une raréfaction de l'offre, déjà étroite, et réservée en priorité aux fonctionnaires assurés d'un emploi, sans préjudice d'une augmentation du montant des cautions exigées par des propriétaires échaudés par l'impossibilité de recouvrer leurs biens en cas d'impayés.

Je disais qu'il n'était pas établi que le loyer moyen était en nette augmentation pour qu'il faille l'encadrer judiciairement.

Je constatais sombrement l'état actuel d'encombrement des tribunaux français qui deviendraient encore plus paralytiques, en cas d'adoption d'une loi irresponsable qui prévoit précisément la saisine du juge par un locataire trouvant son loyer excessif.

Je n'exclus pas que quelque esprit chagrin ait pu écarter cet avis subjectif, au regard de la prévention intellectuelle que m'inspire, je l’avoue, Madame la ministre du logement.

Il se trouve que cette semaine, une étude sur le logement commandée par Jean-Marc Ayrault, a rendu un avis globalement négatif sur la loi Duflot, en reprenant nombre des observations qui précèdent : « l'encadrement des loyers tel qu'il est envisagé risque d'engendrer des inefficacités dans le parc locatif privé… L'expérience du passé et les exemples étrangers indiquent que l'encadrement des loyers réduit la qualité du parc immobilier. Instantanément, le rendement locatif diminue, ce qui incite l'État à accorder des avantages fiscaux aux bailleurs, un coût supplémentaire pour les finances publiques ».

Et plutôt que de judiciariser les rapports locatifs, le Conseil d'analyse économique propose de mettre en place une instance paritaire entre bailleurs et locataires pour arbitrer les litiges, gérer le niveau des loyers et les impayés…

Mercredi, le Sénat a néanmoins avalisé la loi Duflot sur le blocage des loyers.

 

 

Retour au Monde : selon Jean Birnbaum, mon ami Alain Finkielkraut « jouerait avec le feu » et se serait même brûlé en publiant son « identité malheureuse ». Surtout, ne cherchez pas ce qui dérange, sur le fond, le critique littéraire du vespéral sévère. Il n'en écrit mot.

En revanche, Birnbaum a découvert, si j'ose dire, le pot aux roses : Finky est amoureux de Renaud Camus, et comme ce dernier ferait les yeux doux à la Marine nationale, la cause lepéniste serait entendue.…

Dans le même journal, un article est consacré à la demande de libération du terroriste Georges Ibrahim Abdallah, condamné à la prison à perpétuité pour l'assassinat à Paris du diplomate américain Charles Ray et du diplomate israélien Yacov Barsimentov.

Cet article arrive en même temps que la publication d'une opinion qui réclame ni plus ni moins que la libération de tous les prisonniers palestiniens. Y compris donc de ces deux qui ont assassiné trois enfants à Itamar, dont un bébé de trois mois, égorgé dans son berceau.

Extrait de l'article sur Georges Ibrahim Abdallah : « il s'est en revanche toujours refusé à exprimer le moindre regret, y compris à l'endroit de la veuve de Charles Ray. »

Je préciserai donc à l'auteur délicat de l'article que M. Barsimentov a laissé également une famille.

Je pense que Finkielkraut et son livre devraient pouvoir survivre à un article du Monde.

Sans égratignures, ni brûlures, ni même éclaboussures.

 

Si je ne le dis pas, alors qui va le dire ?

Le journaliste Philippe Cohen est mort à 60 ans. C'est très triste. Je l'avais rencontré il y a quelques années au cercle Marc Bloch. Il était inclassable, du genre souverainiste de gauche.

J'avais avec lui des convergences, notamment sur la question des Serbes que l'on traitait mal, selon nous, médiatiquement. J’avais des divergences. Il s’était montré injuste envers certains de mes clients, d'où certains procès. Cohen n'était ni sioniste, ni antisioniste et j'ai toujours pensé que c'était un non-choix parfaitement respectable. Philippe avait publié dans Marianne une critique très positive de mon livre sur Hessel, ce qui, on s'en doute, n'avait pas plu à tout le monde.

Philippe était courageux, il laissera son nom pour la co-rédaction avec Pierre Péan d'un livre-réquisitoire sur Le Monde au temps de Plenel et Colombani. Le livre fut un succès, mais finira après procédure au pilon, ce qui, de la part des chantres de la liberté d'expression, est sans doute considéré comme chose naturelle.

Il m'avait interrogé pendant la rédaction de son dernier livre consacré à Jean-Marie Le Pen. Les pisse-froid habituels ont cru déceler une manière d'apologie de son portraituré.

Le fait que les Le Pen diligentent une procédure à l'encontre du livre prouvera certainement à ces esprits forts qu'ils ont eu raison.

Philippe Cohen nous manque déjà et pour longtemps.

 

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 13:42

La folie du temps


Paru dans ACTUALITE JUIVE - N° 1273- Jeudi 24 octobre 2013


 

A propos du psychodrame qui s'est joué à l'occasion de l'expulsion de la famille Dibrani et de leur fille Léonarda, Mme Esther Benbassa, aujourd'hui confortablement installée en tant que verte sénatrice sous les ors du palais du Luxembourg a eu cette formule dont elle a la magie : « il faut arrêter les rafles ».

J'ai bien connu la dame autrefois historienne, pas toujours pour mon immense plaisir, lors de débats télévisés ou lorsqu'elle venait témoigner en faveur du MRAP.


Elle dénonçait la propagande sioniste qui, la chose est bien connue, a instrumentalisé à des fins politiques le génocide des juifs. Elle n'appréciait pas beaucoup ma cliente et amie la très grande historienne d'origine égyptienne Bat Yeor, qui a approfondi la notion de dhimmitude, et osé rappeler assez effrontément aux thuriféraires de l'islam politique – parmi lesquels dame Benbassa – que contrairement à la légende dorée, l'air que respiraient dessous les cieux d'Orient les fils d'Israël, ne fleurait pas toujours la rose et le jasmin.

Ce qui surtout donnait sur les nerfs de la future sénatrice, c'est lorsque je me risquais à constater que l'antisémitisme d'aujourd'hui, surtout le plus sanglant, celui qui agresse les juifs calottés dans la rue et massacre les enfants dans les écoles, s'abreuvait davantage aux sources de l'islamo-gauchisme, qu’à celles de la droite extrême.


Et la voici qui voit dans les actions légales de la police républicaine « des rafles » d'enfants kosovars…

Toute la folie du temps est résumée dans cette extravagance verbale.

Ceux qui se réclament de l'Israël vivant se voient dénier, sous peine d'être taxés de communautaristes ou d'extrémistes, d'en appeler à l'expérience historique tragique de leur peuple pour éviter que ne se renouvellent les mêmes catastrophes. Il leur est interdit, par exemple, de suggérer que le régime islamo-fasciste de Téhéran, leur rappelle par -ses funestes projets- le régime hitlérien. Il est également proscrit, sous peine d'être outrancier, de déceler dans la crédulité et la faiblesse occidentale un parfum de ragoût munichois.

En revanche, libre aux histrions historiens de comparer les actions de Messieurs Valls et Sarkozy à celle de la Gestapo ou de la milice.


La démocratie, c'est le droit à la perversion intellectuelle et aux inepties.

C'est encore, l'obligation de les tolérer.


Je suis un démocrate légèrement excédé.


 

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 12:17

paru dans Le Figaro du 19 octobre 2013
 

Que l'on tourne le regard vers la cour ou le jardin, il se pourrait que le dernier psychodrame nommé « Léonarda » que viennent de nous offrir les socialistes, vire à la mauvaise farce.

Tout d'abord, les Français d'aujourd'hui, en pleine mutation culturelle -que d'aucuns pourraient nommer « droitisation »- ne sont plus les gogos des années de la fin d'un siècle qui aura été marqué par le traumatisme shoatique.

Ils ne supportent plus les comparaisons oiseuses et indécentes. Ils savent la différence entre l'expulsion d'un hors-la-loi vers son pays et la déportation d'un innocent dans l'au-delà.

Ils apprennent chaque jour, que sur fond d'un fantasme instrumentalisant la douleur enfantine, s'est construit un mensonge destiné à dévoyer le droit d'asile et à apitoyer l'opinion publique.

Ils n'acceptent plus que le travail déjà ingrat et difficile de la police républicaine, garante de la tranquillité et de la démocratie, soit systématiquement et injustement critiqué jusqu'à être saboté.


Ils devinent aussi, à présent, le rôle manipulatoire d'une extrême gauche (Réseau Éducation SansFrontières, Mouvement des Jeunesses Socialistes, FIDL) dans l'hypermédiatisation extravagante d'un événement isolé ne sortant pas du champ de la légalité républicaine et du vital et nécessaire contrôle des flux migratoires.

Ils comprennent que ces organisations se font, comme toujours, les meilleurs agents de leurs pendants à l'extrême droite.


Plus profondément, les Français, en cure de désintoxication idéologique, dénient désormais à la gauche pontifiante une supériorité morale et intellectuelle dont elle revendique encore naïvement l'exclusif monopole.

Nulle supériorité morale et intellectuelle émanant d'une gauche autiste et aveugle à la douleur des Français les plus défavorisés, désemparés par une insécurité grandissante dont ils savent chaque jour un peu plus le lien avec une immigration clandestine sans bride ni contrôle.

Nulle supériorité morale et intellectuelle venant d'une gauche irresponsable, incapable d'admettre que les autres victimes de son esthétisme de confort sont les immigrés impossibles à intégrer décemment pour cause d'engorgement des flux et de crise économique.


Comment du reste prétendre vouloir intégrer un entrant dans sa nouvelle société si l'on a systématiquement désintégré le peuple d'accueil -qui s'est pourtant montré généreux et hospitalier- après l'avoir obsessionnellement culpabilisé depuis trente ans en le peignant composé de Dupont la joie, franchouillards, béret de milicien vissé sur le bas du front ?

Nulle supériorité morale et intellectuelle pour cette gauche au légalisme à géométrie variable sorti du Syndicat de la Magistrature qui tantôt montre un respect religieux de la loi (mariage homosexuel, droit du travail, droit pénal financier) tantôt, comme en l'espèce, est prête à s'asseoir dessus, au gré de ses a priori moralisateurs et sélectifs.


Nulle supériorité morale et intellectuelle pour ces sinistres sophistes qui nous expliquent doctement que dans la présente affaire, il aurait été bon de séparer les enfants des parents, alors que l'imagination est impuissante à deviner quel parallèle historique ils auraient osé, si tel avait été le funeste cas.


Nulle supériorité morale et intellectuelle pour ces juristes idéologisés qui se lamentent en chœur de ce qu'en France, les délais de recours des étrangers sont décidément trop longs alors qu'ils seraient les premiers à flétrir une procédure expéditive qu'ils s'emploient, avec leurs relais associatifs puissants, à rallonger savamment.


Et si, bien au rebours, l'intelligence et la morale avaient pour l'heure déserté leur camp ?

Enfin, les débordements fantasmatiques des éminences socialistes les plus influencées par l'idéologie extrêmement gauchisante, viennent de définitivement casser la baraque de bric-à-brac de M. Hollande.


Celui-ci, jusqu'à présent, avait réussi, pareil à la chauve-souris de La Fontaine, à se parer des ailes angéliques de Mme Taubira et des dents pointues de M. Valls.

Patatras, voilà M. le trop populaire ministre de l'intérieur devenu guère plus décoratif au Parti de la gauche morale et supérieure qu'un M. Jules Moch tirant sur des mineurs.

Cette farce donnerait presque à sourire, si on ne devinait que derrière l'émasculation d'un État déjà eunuque, c'est le peuple de France qui en sera encore le malheureux dindon.

 

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 16:55

 

 

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L'oeil de Goldnadel

14 octobre 2013  

L'inconscience de Madame Taubira Par Gilles William Goldnadel

Chaque semaine, Gilles-William Goldnadel propose aux lecteurs de Valeurs actuelles son Regard sur l'actualité. Aujourd'hui, il revient sur les dernières polémiques de la semaine.

 


Incident « sexiste » à l’Assemblée Nationale : un député UMP et aviné se moque d’une de ses vertes collègues.

Est-il permis, dans ce concert de protestations, de considérer qu’on a peut-être fait de l’événement, certes répréhensible, un tintamarre excessif et disproportionné ?

Méritait-il vraiment d’être la première nouvelle d’une édition de France Info du jeudi ou un éditorial du Monde ?

Toujours plus loin dans le questionnement iconoclaste, est-on bien sûr qu’il s’agisse de sexisme ?

Moi je vois assez bien mon député agriculteur alcoolisé du Morbihan qui a fait cot cot cot codec, pousser un cocorico sonore, ou encore, pourquoi, pas  braire  un magnifique hi han pour couvrir les propos d’un mâle parlementaire.


Et pour relativiser un peu le concert d’indignations de la gauche féministe outragée, je relirais volontiers le Journal Officiel de l’Assemblée Nationale daté de 14 janvier 1998 : pour moquer les propos de Madame Boutin contestant le projet du PACS, Monsieur Jean Glavany du PS cria de sa voix de stentor -qui rime avec butor- un: « Boutin hystérique ! »

Quant à un autre de ses collègues, on l’entendit pousser  un : « Boutin dehors ! » fort sonore. C’était Claude Bartolone. Il n’était pas encore Président de l’Assemblée Nationale.

Sous la double pression de la « droitisation » des opinions européennes et de ce que la droite française la plus radicale soit depuis longtemps réduite à la marginalité, la gauche bien pensante se trouve dans l’obligation de redéfinir l’extrême droite.


Jusqu’à peu, on représentait justement l’extrémiste de droite comme un antisémite et un raciste assez vulgaire se régalant de « youpin » et de « melon » à son petit déjeuner, moquant le physique et le patronyme de ses contradicteurs, ayant autant le gout de la violence que le dégout de la « démocrassouille ».

La semaine dernière dans le cadre d’un éditorial, Le Monde s’est livré à une hasardeuse définition nouvelle. Entrerait dans la catégorie disqualifiante, à l’en croire, celui qui (on ne sait si les critères sont cumulatifs) :

  • « stigmatiserait » l’immigration (et non les immigrés)
  • contesterait l’Europe politique
  • serait partisan de la peine de mort...

Autrement dit, auraient une bonne chance d’entrer dans le club des fachos, le républicain excédé par le non respect des lois sur les flux migratoires, un militant de la gauche souverainiste et un sympathisant du parti démocrate américain favorable à une utilisation tempérée de la peine capitale.

A abaisser encore la barre du politiquement admissible, on pense sans doute ainsi obliger les craintifs à bien courber l’échine pour ne pas se cogner le bas du front.

Mais il se pourrait aussi que les moins complexés, toujours plus nombreux, sautent allégrement par-dessus la barrière.


A voir ce gouvernement, déjà largement discrédité, s’entêter à vouloir imposer une nouvelle loi Taubira, envers et contre presque tous, on ne peut que conjecturer à imaginer les étranges sentiments qui l’animent.

Seraient-ce les reliefs de l’arrogance intellectuelle d’une gauche qui s’enorgueillirait encore de penser contre le sens commun ?

Dans ce cas madame la gauche est servie : un récent sondage laisse à penser que 75% des français -qui ne sont peut-être pas tous moins intelligents que Madame Taubira- considèrent que son projet de réforme est mauvais.

Mais la garde des Sceaux est bien au-dessus de tous ceux là, puisqu’elle a préféré s’en remettre à une fantasmagorique « Conférence de consensus » tellement consensuelle que n’y ont été invités à y débattre, que ceux qui pensaient comme sa promotrice, ancienne responsable du Syndicat de la Magistrature, Madame Maestracci, aujourd’hui locataire d’un bureau Place Vendôme.

Il se pourrait cependant, allez savoir, que cette majorité de français réticents aient la préscience, sans être experts en procédure, de ce que la réforme aggrave de manière sinistre un paysage pénal déjà fort sinistré.

L’argument de vente de Madame Taubira est simple :

1.      les prisons sont pleines à craquer,

2.      la situation actuelle ne résout pas le problème de la délinquance.

Mais en réalité les français ont compris que le propos relevait du boniment.

1.      les prisons françaises sont pleines tout simplement parce qu’elles offrent globalement la moitié de la capacité des prisons européennes. Pour toute réponse, la ministre de gauche, soudainement économe, brandit la cherté carcérale. Or, rien n’est plus cher pour une société que le coût, direct et indirect, de sa criminalité.

2.      Il n’y a pas de solution miracle contre la délinquance et il est vrai que les solutions employées par une droite, hier encore complexée -donc soumise à la tyrannie intellectuelle gauchisante- n’ont pas été très convaincantes. Mais les français comprennent que ce n’est certainement pas une raison pour donner tête baissée dans la fuite en avant laxiste.


Ce que tous les français ne savent pas mais devinent, c’est que la fameuse probation préconisée par Madame Taubira n’est en réalité que l’aggravation d’une politique pénale déjà responsable de l’enhardissement des délinquants récidivistes les plus dangereux.

Ceux qui ont déjà commis de nombreux délits, sans n’avoir jamais été emprisonnés et qui, lorsqu’enfin une peine théoriquement privative de liberté leur est notifiée sous le bénéfice du sursis, ne leur est toujours pas appliquée en dépit de la violation de celui-ci.

C’est ce sursis-épée de Damoclès, déjà largement émoussé, que Madame Taubira voudrait transformer en sabre de bois en soumettant celui-ci à l’examen d’une nouvelle instance.

Comment ne pas prévoir que cet avertissement en papier mâché sera considéré comme une farce encore plus désopilante dans les cités des crimes et délits?

Ce que ne savent pas les français, parce qu’on se garde bien de leur dire, c’est qu’aux Etats-Unis où on ne badine pas -jusqu’à l’excès- avec l’incarcération, de 1993 à nos jours, les homicides, les violences aux personnes et les atteintes aux biens, ont été divisés par deux...

Tandis qu’en France, les violences ont été multipliées par deux en vingt ans selon les statistiques de la police et de la gendarmerie.

Ces simples données croisées devraient conduire un esprit libre et lucide à se faire churchillien : la prison est bien la pire des sanctions à l’exception de toutes les autres.

Et si, inconsciemment, le gouvernement actuel n’était guidé que par une pulsion suicidaire tant pour lui-même que pour la société française ?

Or donc, Mr Hollande, comme il était à prévoir, s’est refusé à choisir entre Madame Taubira et Monsieur Valls, autrement dit, entre de la carpe et du lapin.

Les commentateurs les plus indulgents y ont vu la preuve de son habileté, un peu ficelle, à marier les contraires pour le plus grand profit de son gouvernement. Voire.

Les français ne sont plus dupes de l’impossibilité génétique de croiser un poisson d’eau douce et un rongeur omnivore, sauf à obtenir une monstrueuse chimère.

Je prévois donc assez vite qu’ils ne gardent sur l’estomac ce bouillon de culture de l’excuse aigre-doux ou ce chaud-froid de poulet qui mijotent depuis trop longtemps dans les marmites élyséennes.


Si je ne le dis pas, alors qui va le dire ?

Bedos traite Nadine Morano de salope : nul sexisme, pas de vociférations, ni d’éditoriaux indignés. Rien que de l’humour délicatement progressiste au douzième degré. 

 

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 16:22

 

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L'oeil de Goldnadel 

7 octobre 2013

Il y a pire que l'excès de bonne conscience : l’excès de mauvaise conscience Par Gilles-William Goldnadel

Chaque semaine, Gilles-William Goldnadel propose aux lecteurs de Valeurs actuelles son Regard sur l'actualité. Aujourd'hui, il se dit qu'"Il y a peut-être pire que l'excès de bonne conscience : l’excès de mauvaise conscience..."

 

Il y a peut-être pire que l'excès de bonne conscience : l’excès de mauvaise conscience.

Au-delà de la naturelle et légitime compassion pour les victimes du drame survenu au large de Lampedusa, une étrange et sourde ambivalence semble s'être emparée des commentateurs.

Il serait mieux, à ce degré de circonlocutions hypocrites, de dire les choses carrément.

Qui sont les véritables responsables de cette honteuse catastrophe ?


La gauche et ses extrêmes aimeraient bien pouvoir dire clairement qu'une nouvelle fois, l'Occident honni et égoïste est responsable. Mais il lui faudrait également plaider pour l'ouverture des frontières à tous les vents mauvais qui soufflent d’un Orient rien moins qu’au printemps.

Au degré atteint d'exaspération des peuples européens -déjà très accueillants- par une immigration incontrôlée issue de son idéologie démagogique, même la gauche cale.

Sans vouloir paraître irrévérencieux envers le pape François, le « mondialisme » qu'il a pointé d'un doigt sévère risque de diluer les responsabilités. Si tout le monde est coupable, personne ne l'est vraiment. Sauf effectivement à ajouter que c'est bien l'affaiblissement des États-nations européens, et en premier lieu de leurs frontières qui provoquent la tentation compréhensible des négriers modernes et de leur malheureuse clientèle.


A la vérité, pas très bonne à dire, les premiers responsables des malheurs des migrants sont les conflits qu’ils veulent fuir. Ce n'est pas l'Occident qui est responsable des conflits érythréen, syrien ou somalien. Mais plutôt la radicalité arabo-islamique que les occidentaux complexés prennent garde d'incriminer.


Si l'on veut, à toute force, voir la main de l'Occident dans le naufrage, la vérité m'oblige également à constater que le remplacement brutal de Kadhafi – qui contrôlait au moins ses rivages- par l'anarchie en Cyrénaïque comme en Tripolitaine ne me paraît pas avoir amélioré le sort du monde en général et celui des Libyens en particulier.


Les seconds responsables de la catastrophe sont les futiles accords de Schengen qui avaient pour but de faciliter la circulation des européens en Europe tout en protégeant efficacement les frontières de la nouvelle entité politique. Le premier objectif a été atteint au-delà du souhaitable, le second a désespérément échoué.


J'ai un peu honte à le dire, mais l'Occident n'est pas coupable. Sauf peut-être de sa mauvaise conscience.

Peu à peu, la manière dont les émirats traitent leurs immigrés commencent lentement à choquer.

Ce n'est qu'en raison d'une indulgence particulière sur laquelle je n'ose m'interroger, que leur esclavagisme très moderne (retenue des passeports, salaires misérables, travaux exténuants) n’avait, jusqu'à présent, passionné une classe médiatique ordinairement plus vétilleuse.

Las, l'organisation de la Coupe du Monde de football au Qatar vient de lever, une partie du voile délicatement posé jusqu'alors sur des yeux peu sourcilleux.

Sans doute est-ce une raison pour laquelle ni les Erythréens, ni les Somaliens, ni les Syriens n’ont seulement l'idée de demander refuge à ces pays pourtant richissimes et plus proches d’eux par, la langue, la religion et la culture.

Mais est-ce une raison pour ne pas le dire ?


Le Monde, cette semaine, a consacré un articulet un brin ironique sur la crise de « pétitionnisme » qui se serait emparé de l'UMP. Le parti de droite utiliserait désormais le mode pétitionnaire à tort et à travers, pour un oui ou pour un non. Pourtant, observe le journaliste pointilleux, lorsqu'on recourt à une pétition, c'est, en principe, pour obtenir quelque chose d’une institution.

En ce qui me concerne, je n'avais pas particulièrement observé que les pétitionnaires que Le Monde s'est fait une spécialité de publier depuis toujours avaient d'autres objectifs que de faire partager leurs indignations, parfois sélectives.

Sur le fond, cet agacement en dit long sur l'irritation de la gauche à voir la droite employer ses recettes éprouvées pour conquérir non seulement le pouvoir mais encore les esprits.

Que n'a-t-on entendu lorsque l'UMP a manifesté sa décision de désormais manifester ? Et que n'a-t-on vu lorsque de jeunes manifestants qui n'avaient pas le look habituellement convenu pour occuper la rue, ont osé contester bruyamment un projet de loi forcément progressiste ou arborer des T-shirts forcément réactionnaires ?


La gauche, pourtant, devra s'y faire, sans fulminer d’actions en contrefaçon.

Même si cela lui sera difficile, à voir les réactions de M. Hamon, soudain frappé d'apoplexie légaliste après la fronde d'employés et d'employeurs favorables aux ouvertures des magasins le dimanche, elle devra même se résoudre à tolérer quelques actions de désobéissance civique « citoyennes ». Après avoir témoigné d'une grande compréhension pour les destructions anti OGM et les séquestrations de cadres et d'employeurs dans les usines, son avance dans ce domaine est confortable.


Comme le montrent en effet et excellemment Vincent Trémolet de Villers et Raphaël Stainville dans « Et la France se réveilla » (éditions du Toucan), la droite française, ainsi que je l'appelais de mes vœux, depuis tant et tant de temps, s'est enfin convertie au gramscisme. Entendez, qu'elle commence, à intégrer la théorie de Gramsci -mise en application talentueusement par les trotskistes- qui montre que le pouvoir se conquiert d'abord et avant tout par les succès médiatiques, culturels et sociétaux plutôt que dans les urnes.

 

Marine Le Pen, cette semaine, a, de nouveau, récusé l'étiquette « d'extrême droite » collée au goudron sur son Front National. Impossible débat, qui écouter : celui qui détermine ou celui qui s’auto détermine ? J'avoue ne pas savoir, d'autant plus, qu'à regarder de près l’évolution de son parti, extrême ou non, dans le domaine économique, j'aurais un peu de mal à présent à le situer à droite.


Bien entendu, pareille discussion terminologique n'a rien de politiquement scientifique puisque minée par une idéologie médiatique encore sous l'empire de l'extrême gauche. Celle-ci, par voie de conséquence extrémise la droite selon ses critères très subjectifs. Ce qui revient, étrangement, à ne dessiner qu'une extrémité disqualifiée sur un planisphère politique baroque.

Pour rester sur les questions d'appellation très contrôlée, le terme « antifasciste » généreusement attribué aux militants violents d'extrême gauche s’opposant à l'extrême droite violente me paraît également très douteux, ainsi que l'a montré très récemment l'affaire Clément Meric.


Pour ma part je proposerai d’en rester aux localisations objectives, ou, si l'on tient à être hystérique plutôt qu’historique : « fascistes d'extrême gauche contre fascistes d'extrême droite ».

Toujours sur le même registre linguistique, Patrick Roger (Le Monde) a cru devoir cette semaine titiller Gérard Longuet et quelques-uns de ses amis de l'UMP coupables d’avoir osé déceler l'ombre du « bolchevisme » et du « collectivisme » dans certains actes d’un gouvernement tout de même associé aux communistes.

Aussitôt, le journaliste, soudainement historien, croyait devoir rappeler le passé extrêmement à droite du sénateur depuis largement apaisé.

Même le terme « d'opposition nationale » utilisé par ce dernier évoquerait, paraît-il, les fantômes du passé…


Ah que l'on aimerait autant de rigueur caustique et de mémoire, lorsque les anciens trotskistes embourgeoisés convoquent Pétain et Laval à la première déclaration un peu ferme sur les sujets qui les fâchent encore tout rouge.


Si je ne le dis pas, alors qui va le dire ?

  • Si l'on veut se persuader de ce que la bêtise a définitivement changé de camp, le dernier mauvais procès fait à Lorànt Deutsch est particulièrement croquignolet : déjà, après le succès phénoménal de son « Métronome », quelques petits marquis communistes de la Ville de Paris lui avaient fait le reproche d'être royaliste. Raison pourquoi, ces épris de liberté républicaine avaient demandé sa mise à l'index. À présent, la publication de son « Hexagone » (Michel Lafont) a donné l'occasion à trois inconnus au bataillon des historiens de mettre le feu, dans le Huffington Post, à une poudre qu’ils n'ont manifestement pas inventée. Qu'on en juge : dans ce livre consacré à l'histoire de la France, Deutsch a le malheur d'évoquer à propos de la bataille de Poitiers, « des musulmans qui font une masse immense… Un envahisseur qui a transformé les églises et les synagogues en mosquées et perpétré des pillages et des massacres ».

Sans rien contester du contenu du récit, nos trois contestataires indignés y trouvent des résonances sulfureuses dans le contexte actuel… Deutsch, pour complaire au joyeux trio, aurait certainement du réviser sa leçon et décrire le sarrasin comme peu nombreux et animé des meilleures intentions. Mieux encore: taxer l'histoire de France d'islamophobe.

À ce degré de flicage idéologique, digne de l'inspecteur la bavure, je n'ose nuancer le juste hommage rendu par le Président de la République aux goumiers marocains lors de sa récente visite en Corse.


Faut-il, en effet, continuer dans la métropole comme sur l'île de beauté à maintenir l’omerta sur les viols de masse commis par des goumiers sur une autre île chère à mon cœur ?

La Sicile en effet, chaque année, se souvient du passage de troupiers français d'Afrique du Nord sur le corps de nombre de ses femmes. Fellini l’a raconté dans sa Cioccara et Daniel Schneidermann dans « Arrêt sur images » a eu l'audace de l'évoquer au moment de la sortie d’« Indigènes ».

À l'instar de la traite esclavagiste, la rage des historiens à triturer le passé est manifestement à géographie variable.

Des deux Cantat, c'est l'autre que je préfère.

Ainsi que je l'évoquais la semaine dernière, à propos de la sortie du livre de Clément Weill-Raynal, « Le Fusillé du Mur des Cons » (Plon), le Syndicat National des Journalistes CGT avait tenu à témoigner de sa solidarité au Syndicat de la Magistrature. Au nom, notamment, du droit à l'humour.

Étrangement, le SNJ-CGT n'a pas du tout apprécié l'humour du caricaturiste Plantu qui, dans Le Monde, s'est amusé jeudi à mettre en parallèle un islamiste interdisant à sa fille d'aller à l'école et un militant CGT interdisant à une salariée d'aller travailler le dimanche.

Que des magistrats caricaturent… Mais un caricaturiste !

Qu'on fasse passer pour un con le père d'un enfant assassiné... Mais un syndicaliste CGT !

 

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