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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 17:27

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http://premium.lefigaro.fr/vox/societe/2016/05/23/31003-20160523ARTFIG00249-concerts-des-eagles-of-death-metal-deprogrammes-l-indignation-selective.php

Concerts des Eagles of Death Metal déprogrammés: L'indignation sélective

Publié le 23/05/2016

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Des commentaires sur l'élection serrée en Autriche au concert déprogrammé des Eagles of Death Metal après les propos de leur chanteur Jesse Hugues, Gilles-William Goldnadel s'étonne du deux poids deux mesures par une certaine gauche dont l'indignation sélective.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.


Il y a d'abord la seule peur que la gauche morale voudrait rendre gratuite et obligatoire sous peine d'être suspect: celle de l'extrême droite populiste. Qu'un Hofer sans grand pouvoir puisse arriver en Autriche et c'est la peste brune qui reviendrait au pays de Hitler. Il faut reconnaître que le coup a plutôt raté. Certes certains antinazis d'opérette s'y sont bien essayés: Ainsi, samedi soir, la chaîne de service public Arte, inclinée sans complexe extrêmement vers la gauche, évoquait «la montée dangereuse du nationalisme en Europe» sans craindre d'attenter à sa très théorique obligation de neutralité ou redouter les remontrances d'une quelconque autorité.

Certes encore, la charmante préposée à la revue de presse de France-Inter pouvait mercredi moquer le Figaro et reprocher à Valeurs Actuelles d'avoir osé présenter M. Hofer comme «candidat anti-système» et non sous son étiquette collante et obligatoire «d'extrême droite».

Je n'ai pourtant pas souvenance que la délicieuse Hélène Jouan aie jamais affublé M. Mélenchon, M. Laurent, Mlle Autain ou encore nos chers antifascistes cogneurs de flics de l'épithète pourtant naturelle «d'extrême gauche» En revanche, il est des peurs interdites et malsaines.

Nul n'aurait osé s'interroger sur la dangerosité de voir l'Autriche présidée par un vert gauchisant favorable au multiculturalisme. Défense dans la foulée de redouter l'immigration islamique invasive. Sous peine bientôt d'être excommunié. Pas question de s'inquiéter à voix haute des centaines d'islamistes badgés à Roissy et Orly, vous passeriez pour islamophobes. Toujours très difficile de dire que la CGT de M. MARTINEZ utilise désormais des méthodes de voyous directement et inversement proportionnelles à sa représentativité, vous seriez taxés d'ultra- libéral avancé. Qui peut, dans les médias convenus, dire aisément son appréhension que l'extrême gauche «antifasciste», celle qui passe le jour couché et qui grille du poulet la nuit, ne bascule davantage encore dans la violence au fur et à mesure qu'elle perd le contact avec le public ? Qui ne voit pourtant que cet antifascisme de nazillons est le fils de ses parents politiques et médiatiques gauchisants bienveillants ? Pour ceux qui ont la mémoire qui flanche, lors de l'affaire Clément Méric, ce sont ces parents-là qui chantaient le Chant des partisans lorsque nazillons de droite et nazillons de gauche s'affrontaient dans Paris. Toutes ces peurs-là sont forcément irrationnelles, fantasmatiques et suspectes, au moins dans les médias. D'ailleurs, il est strictement interdit de «jouer» sur celles-ci. Sous peine d'être rangé incontinent dans la première catégorie des gens à craindre absolument.

La seule phobie qui vaille encore pour certains, c'est la peur du blanc ou du brun. Nadine Morano n'était pas à la fête ce dimanche sur Canal+. La malheureuse disait redouter en effet l'immigration excessive. Tous lui sont tombés dessus: «Elle suscite les tensions» disait l'un. Une autre, lorsque furent évoqués les bidonvilles nouveaux de la Porte de la Chapelle, se vanta d'habiter le quartier où vivaient harmonieusement «des blancs entre guillemets et des noirs». Notre lorraine s'étonna justement de ces étranges guillemets. Comprenant intuitivement que seule l'espèce blanche n'a pas droit de citer.

Notre ministre de la culture à l'odorat sensible, la semaine dernière, avait, on s'en souvient, considéré finement que les protestations contre l'invitation lancée à un rappeur antifrançais de commémorer Verdun étaient à ranger dans «l'ordre moral nauséabond».

Étrangement, Mme Audrey Azoulay n'a pas eu le nerf olfactif aussi sensible et cultivé pour ranger dans le même ordre malodorant la décision de déprogrammer le fameux groupe de rock Eagles of Death Metal prévu pour participer à deux concerts pourtant moins symboliques. Le fait que ces chanteurs étaient ceux qui étaient présents lors du massacre du Bataclan était manifestement insuffisant pour susciter la même indignation au nom de la liberté d'expression. Pensez donc: ils sont blancs et taxés d'islamophobes.

Aucune chance que pour eux notre vaillant secrétaire d'État aux anciens combattants, Jean-Marc Todeschini, prononce cette sentence inoubliable et pondérée qu'il réservait il y a huit jours pour défendre le rappeur francophobe et homophobe: «C'est le début du totalitarisme».

La seule peur qui vaille, la peur à espérer, la peur à susciter, la peur à entretenir, la peur bleue à cultiver sur son balcon, la peur à offrir en bouquet, à tous les antiracistes daltoniens, les antifascistes enrhumés, les intermittents de l'indignation, cette peur qui vient doucement, cette belle peur qui commence doucement à les étreindre: celle du ridicule.

Published by GOLDNADEL Gilles William
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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 13:00

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Affaire Baupin, violences des casseurs, Black M: La diagonale des fous

Publié le 18/05/2016

FIGAROVOX/CHRONIQUE - De l'affaire Baupin à la polémique du concert de rap à Verdun, Gilles-William Goldnadel revient sur une semaine française riche en polémiques.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

Il existe aujourd'hui sur la carte politique et médiatique occidentale, une ligne, hier invisible, mais qui, jour après jour, commence à apparaître clairement. Je l'appellerai «la diagonale des fous».

Cette semaine, on peut la suivre à la trace. Elle a commencé par un point nommé Baupin.
J'avoue que ma première réaction n'a pas été la bonne. Il s'agissait d'une sorte de joie mauvaise. Constater, une fois de plus, que le parti de celui qu'on surnomme «le khmer vert», ce club de donneurs de leçons de morale antiraciste, féministe, humaniste aura donné de beaux spécimens d'islamo-gauchistes sourds et hypocrites devant le terrorisme, l'antisémitisme, l'homophobie et le sexisme dès lors qu'ils n'étaient pas blancs. La dernière perle d'inculture en la matière émanant de la sénatrice Benbassa renvoyant porteuses de minijupes et de voiles dans le même ghetto des femmes dominées.

Cette tartuferie prêtée à Denis Baupin, grand pourfendeur des violences faites aux femmes, m'étonnant d'autant moins qu'en général les donneurs de leçons de morale publique m'inspirent toujours la plus grande suspicion, car pour eux , trop souvent, discours généreux vaut quittance générale.

Mais, peut-être en raison de la robe noire que je porte en journée, j'ai vite réprimé ce premier réflexe un peu médiocre en considérant que la cause du cloué au pilori, quand bien même je ne l'aimais guère, n'était pas entendue et ne devait pas l'être. D'abord et avant tout parce que la justice, à peine saisie, n'a pas rendu d'arrêt. Ensuite, précisément parce que je me méfie de ce monde verdâtre, composé de jeunes politiciens qui méprisent les anciens mais les dépassent en roueries, hypocrisies et autre canailleries, et que n'étant pas né de la dernière pluie, je sais bien que ce M. Baupin et sa Mme Cosse ne sont pas en odeur de sainteté dans leur chapelle depuis que la seconde a abjuré sa foi pour un maroquin. Enfin, parce que je ne suis pas le plus mal placé pour affirmer que certaines procédures de harcèlement, quand par exemple elles sont cornaquées par certains partenaires sociaux, peuvent être autant d'escroqueries au jugement.

Encore que je me fasse peu d'illusions sur le sort qu'il m'aurait réservé au cas où je me serais trouvé dans sa triste situation médiatique, j'affirme que l'accusé a droit, pour l'heure, au bénéfice du doute et que tous ceux qui le condamnent déjà ou toutes celles qui, comme Mlle Autain, affirment «que tout le monde savait», alors qu'elle n'ont rien dit, sont pitoyables dans leur manque de pitié.

À ce stade, où je sais que nombre de mes amis, et surtout de mes amies, vont me faire part de leur agacement, comme si je niais l'existence des violences faites aux femmes, j'aggraverai encore mon cas en écrivant que cette campagne qui débouche à présent sur le procès de tous les hommes poursuit cette diagonale de la folie.
Ainsi cette membre d'un parti de droite qui a eu le droit, dès lundi, à l'éternité warholienne et à la compassion éternelle pour avoir raconté qu'un camarade de combat l'avaient accueilli par un «je te ferais bien mon Baupin». Comme si une plaisanterie médiocre basée sur l'actualité équivalait presque, dans l'indignation à susciter, dans la condamnation obligatoire à prononcer, à un viol ou à une tournante. Et comme si tous ceux qui ne s'indignaient pas étaient à ranger illico dans le camp des harceleurs bornés.

Un dernier mot sur le sujet, puisque l'heure est, paraît-i,l à la délation publique et au déliement de la langue: Qu'il soit permis à l'auteur de révéler que celui-ci aura été personnellement contraint d'aller chercher devant le tribunal de Pontoise puis devant la cour d'appel de Versailles la condamnation d'une harceleuse avérée. Tout ça pour écrire que le mot s'écrit parfois au féminin, contrairement à ce qu'un certain sexisme à l'air d'occulter.

Cette diagonale parisienne poursuit sa course folle jusqu'en Bretagne ou de jeunes progressistes attardés manifestent «contre les violences policières». Sans doute les mêmes zadistes ou Black Blocks qui ont cassé tout ce qu'ils trouvaient sur leur chemin à Nantes comme à Rennes. Sans doute les mêmes encore qui ont enlevé le casque de ce policier avant que de le fracasser et le laisser sur le carreau. En plein état d'urgence, un samedi soir, 700 jeunes pouvaient défier impunément l'interdiction de manifester. Tandis qu'un général de France était poursuivi à Calais pour ne pas avoir entendu l'ordre de se disperser. Il est vrai que celui-là protestait contre le non-respect de l'État de droit républicain.

Dans le même temps que lui, un second général du nom de Martinez était menacé de sanctions pour avoir osé soutenir le premier. Le rebelle avait osé interpeller le président de la république «sur sa responsabilité» face à cette «zone de non-droit» qu'est devenue Calais. L'impudent allant même jusqu'à écrire que la responsabilité présidentielle était «engagée dès lors que des immigrants illégaux entrent massivement en France, avec des points de fixation comme Calais». Contacté par Le Figaro (12 mai), le général énonçait: «Le devoir d'expression prime aujourd'hui sur le devoir de réserve compte tenu des menaces de plus en plus précises qui pèsent sur la nation française. Il ne s'agit pas de provocation, de désobéissance ou de rébellion contraires à la culture militaire, mais d'une démarche de salut public ou de salut national, d'une démarche nécessaire consistant à porter assistance à pays en danger.» Il concluait ainsi: «On peut tout demander à un soldat, y compris de donner sa vie pour son pays (…) mais on ne peut pas lui demander de se taire face à l'inconséquence de décision ou une décision qui met en danger l'existence même de son peuple.» Je ne sais si M. Antoine Martinez est un mutin, mais moi je trouve que ce général a des accents bien gaulliens.

La diagonale des fous oblique jusqu'à Verdun où le maire socialiste a eu la riche idée d'inviter un rappeur pour commémorer bientôt le centenaire de la bataille. Que le chanteur inspiré ait pour coutume de critiquer la France des kouffars ou de chanter que «les youpins ouvrent des magasins», ou encore qu' «il est grand temps que les pédés périssent» n'a pas semblé problématique pour le magistrat municipal séduit par la «diversité».

Il paraîtrait que le barde pressenti se serait excusé pour toutes ses sorties, mais ce genre de bateleur ne cesse de s'excuser pour des propos racistes inexcusables que la gauche «antiraciste» excuse sans cesse. Pour raison de couleur.

Mais la suite est plus édifiante encore sur la folie de la ligne gauche empruntée par ceux qui nous gouvernent et nous informent. Une levée de boucliers ayant suivi l'étrange choix artistique effectué par le maire de la ville symbole, ce dernier a opéré une retraite stratégique en annulant le déconcertant concert.

Et que n'a-t-on alors entendu ou lu dans la presse convenue ?

C'était l'extrême droite (France Inter, l'Obs), c'était la «fachosphère» (Le Monde) qui avaient dicté leur loi. Quant à notre récente ministre de la culture, Mme Azoulay, celle-ci, ne craignait pas d'évoquer depuis le Festival «un ordre moral nauséabond». Ah bon.

Que les premières protestations aient émané de la droite et de la droite de celle-ci (pour écrire comme la presse de gauche qui répugne à user du vocable «extrême» quand elle évoque les radicaux de son camp) aucun doute. Que la polémique ait pris grâce à Internet, nul n'en disconviendra. Mais que cela autorise le mépris et l'injure est tout de même un peu court et ne saurait dispenser le camp des indignés à développer une pensée, si possible critique et élaborée. À commencer par Mme Azoulay et son usage du mot nauséabond dont elle devrait peut-être être plus ménagère. Après tout, la ministre a eu le nerf olfactif moins sensible lorsqu'il s'est agi de sentir la résolution malodorante sur Jérusalem votée à l'UNESCO par la France ou la négation des racines culturelles chrétiennes de celle-ci par un certain Moscovici.

Depuis que l'on sait suivre à la trace la diagonale de la folie, depuis qu'elle saute aux yeux, il faudra bien que ceux qui la traçaient impunément depuis 30 ans s'habituent à ce que les gueux sur leur toile ne les laissent plus faire. Et surtout, ne soient plus du tout impressionnés par les imprécations impuissantes ou les excommunications hilarantes qu'ils savent désormais décoder.

Ils peuvent bien les appeler «extrême droite», «fachos» et pourquoi pas «nazis», pendant qu'ils y sont: Depuis que c'est «l'extrême droite», les «fachos» et les «nazis» qui se dressent contre ceux qui évoquent «les youpins», les «kouffars» , les «pédés», ou crachent sur la France, les résistants, à Cannes comme à Paris, doivent s'attendre désormais à un beau succès comique pour leur collaboration.

Mais le tracé insensé avait commencé cette semaine comme souvent sa route démentielle depuis l'Amérique. Là-bas, la Maison-Blanche de M. Obama avait décidé d'apporter son soutien au combat mené par le mouvement soi-disant «progressiste» pour contraindre les toilettes publiques à devenir mixtes… La ministre de la justice a en effet affirmé sans rire que les législations imposant des toilettes séparées selon les sexes bafouaient les droits civiques, au même titre que les lois raciales discriminaient les Noirs avant la déségrégation ! (Le Figaro, 11 mai). Notre ministre de la culture à l'odorat sensible aurait certainement parlé de loi «nauséabonde»… Selon le raisonnement des avocats «des toilettes neutres» pour les femmes et les hommes, le monde n'est pas binaire et sexué, c'est-à-dire masculin ou féminin mais fluide et indifférencié. On peut se sentir homme le matin et femme le soir, et l'on doit pouvoir avoir accès aux toilettes de son identité du moment.


Je rappelle que l'an dernier, la presse progressiste, celle notamment de nos Décodeurs du soir, à propos des A B C de l'éducation, soutenait avec la hauteur qu'on lui connaît que la théorie du genre n'existait pas et était née dans l'imagination féconde de notre droite immonde. Je ne doute pas un seul instant que la diagonale va conduire cette guerre des toilettes dedans le territoire hexagonal. Tant mieux, cela aidera les idées folles à disparaître plus vite par l'étrange cuvette.

 

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 15:52

Billet

ACTUALITE JUIVE - N° 1390 – Jeudi 12 mai 2016

« Trêve de mondanités »

Quand donc la communauté juive de France soi-disant organisée prendra-t-elle conscience de la nature véritable de la menace mortelle ?

Va-t-elle se contenter de passer en pertes et profits l'impardonnable vote de la France en faveur de cette résolution de l’Unesco qui attribue des appellations arabes aux lieux saints du judaïsme ?

Jamais, avant cette résolution, la France n'avait autant cautionné les vieux fantasmes islamo-palestiniens qui aiment à croire que les juifs veulent détruire les mosquées de Jérusalem.

Ainsi, au point 14 de l'étrange motion, les juifs perfides sont accusés d’avoir fabriqué de fausses tombes pour s'emparer des cimetières musulmans…

La vieille politique arabe de la France, main dans la main avec ces nouveaux fonctionnaires acculturés qui se soumettent à la lecture coranique de l'Histoire. Le consulat de France à Jérusalem doit exulter.

Comme plus tragique référence historique, je ne vois que le consul de France à Damas, Mr de Ratti-Menton, en 1840, quand il accusa les juifs de la ville d'avoir commis un meurtre rituel à l'encontre d'un moine capucin. Ce fut les prémices d'un terrible pogrom…

Dans le même et sale temps, l'islamo-gauchisme anglais du parti travailliste pourrait en remontrer à notre extrême gauche française: il ne se passe pas une semaine sans que des responsables du vieux parti britannique, la plupart du temps d'origine islamique, ne prononcent des paroles assassines envers les juifs. Un jour, la vice-présidente du parti tweet que les juifs ont « des gros nez et qu'ils massacrent les opprimés ». Un autre, c'est un conseiller influent, Aysegul Gurbuz, qui déclare qu'Hitler « est le plus grand homme de l'Histoire (et qui) espère que l'Iran utilisera son arme nucléaire pour effacer Israël de la carte ». Plus récemment, un député, Naz Shah, a demandé de délocaliser Israël aux États-Unis. On n'oubliera évidemment pas Ken Livingston, ancien maire de Londres, qui décrète qu'Hitler était sioniste. Le pire, peut-être, est qu'aucun historien ou journal n'ont été capables de lui rappeler, au-delà de la fameuse alliance du Führer avec le grand mufti, le discours d'Hitler au Reichstag en 1937 comparant « le malheureux peuple arabe de Palestine » aux Sudètes et promettant que ces derniers, « eux, ne se laisseront pas faire comme les Arabes ». N'en déplaise à la gauche extrême, Hitler était aussi antisioniste et pro-palestinien qu’elle-même.

D'évidence, le parti travailliste britannique n'a aucune chance de guérir de son antisémitisme, tant qu'il sera présidé par un Corbyn qui considère les gens du Hamas et du Hezbollah comme ses « amis ».

Siné est mort. Pas question de cracher sur son cadavre. Mais pas question non plus de ne pas voir combien la presse de gauche aura été bonne fille. C'est beau l’antiracisme: l’Obs, ordinairement si vigilant qu'il dresse régulièrement des listes des mal pensants contre l'immigration de masse, aura consacré au défunt un hommage appuyé: « Siné debout pour toujours ». On en pleurerait. Pour le même prix, l'auteur ému affirme qu'il avait gagné ses procès. Pas question de rappeler sa condamnation pour les propos les plus ignobles prononcés contre les juifs depuis la guerre. À moi donc, qui ait eu l’honneur de le faire condamner, malgré quelques interventions de notables juifs de gauche, de rappeler ses sales mots: « Je suis antisémite depuis qu'Israël bombarde. Je suis antisémite et je n'ai plus peur de l'avouer. Je vais faire dorénavant des croix gammées sur tous les murs. Rue des rosiers je suis pour. On en a plein le cul. Je veux que chaque juif vive dans la peur, sauf s'il est pro-palestinien. Qu'ils meurent. Faut les euthanasier… »

Quand donc la communauté juive française soi-disant organisée et représentative comprendra-t-elle qu'aujourd’hui l'ennemi numéro 1 s'appelle l'islamo–gauchisme ? Qu'aucun compromis, d'aucune sorte, ne peut plus être toléré avec lui ? Qu'il convient de le disqualifier, de le traiter plus sévèrement encore qu'elle traite toujours l’extrême-droite ? Jamais le fossé n’aura été aussi grand entre les notables qui parlent en son nom et une base juive, peut-être désorganisée, mais qui ne s'en laisse plus compter.

Que ces notables cessent de remercier gentiment les autorités pour leurs condoléances avant et après chaque attentat, et avant et après chaque vote immonde, et qu'ils cessent de célébrer les rêves creux du « vivre ensemble ».

L'heure n'est plus au débat mondain, mais au combat existentiel.

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 17:08

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Comment Erdogan joue avec l'Europe des gogos

Publié le 09/05/2016

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Entre une Europe prise en «otage migratoire» par Erdogan et une «gauche morale» qui pleure Siné, Gilles-William Goldnadel dénonce les contradictions de l'antiracisme.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

Peut-être ce qu'on appelle dédaigneusement le populisme prospère-t-il lorsque le peuple a perdu toute confiance en ceux qui le gouvernent et l'informent.

Trois exemples cette semaine incitent fortement au populisme, le dédain en moins.

Ainsi, l'Europe politique est prise en étau entre le chantage ottoman à l'ouverture des frontières à 72 millions de Turcs et cette poussée migratoire irrésistible qui vient du sud. Difficile de choisir entre la Charybde d'un sultan islamiste chargé d'empêcher une immigration islamique en Europe dont il a rêvé mille et une nuits et la Scylla de cette invasion massive inépuisable, dès l'instant où l'on a renoncé à prendre son propre destin dans sa main ferme. Selon Daniel Pipe, historien et expert islamologue, Erdogan sait, lui, maîtriser l'invasion avec des moyens que l'Europe sidérée répugne à utiliser, mais a en tête d'utiliser la liberté de circulation convoitée pour les nationaux turcs afin d'envoyer vers le continent faible ses citoyens turbulents kurdes ainsi que des Syriens fraîchement naturalisés. Selon Harold Rhode, spécialiste de la Turquie, et longtemps en poste au Pentagone «Erdogan essaye d'islamiser l'Europe le plus rapidement possible. C'est ce qu'il fait en ouvrant les frontières». Bien entendu, les esprits forts, ceux qui il y a encore cinq ans, nous expliquaient que le terrorisme islamique était un fantasme xénophobe hausseront les épaules.

Mais le pire habite peut-être ailleurs. Il demeure notamment dans la manière empathique dont notre journal du soir a relaté (4 mai) le combat en faveur des migrants du lycée Jean Jaurès. Il y est expliqué que le vendredi 29 avril, le tribunal administratif de Paris avait ordonné l'évacuation sans délai des 360 migrants installés dans les lieux. Le collectif La Chapelle Debout, dans la mouvance de la Nuit du même nom, était à la manœuvre, mais l'idée force est qu'il n'est pas question de trier entre eux les «bons migrants» réfugiés et les «migrants économiques» qui n'auraient aucun droit. Le combat revient à empêcher «au nom de l'humanité» toute coercition contre les sans-papiers, y compris les déboutés du droit d'asile.

Inutile de suggérer timidement que c'est bien cette idéologie délétère, qui tétanise depuis toujours les pouvoirs européens et les a empêchés de réguler les flux migratoires, qui oblige l'Europe saturée à être moins accueillante qu'elle ne pourrait l'être. Vous passeriez pour populiste.

Toujours est-il que si l'Europe se trouve réduite à soumettre sa protection au dictateur ottoman, ne restera plus que le Franxit pour sauver ce qu'il nous reste d'indépendance et de dignité. Notre nouveau ministre de la justice n'a certes pas le même style lyrique et inspiré que son prédécesseur, mais le fond reste identique.

C'est ainsi, qu'en catimini, le garde des Sceaux tout neuf a obtenu des députés de sa majorité de voir supprimer les tribunaux correctionnels pour mineurs instaurés par la droite en 2011. Ces tribunaux, à qui Madame Taubira n'a donné aucune chance, étaient spécialisés pour les mineurs récidivistes de 16 à 18 ans.

Mais la gauche, par idéologie et calcul politique, est arc-boutée sur l'ordonnance de 1945 et sur les gentils chiens perdus sans colliers à la Gilbert Cesbron. Et tant pis pour leurs victimes si un délinquant chevronné de 17 ans a aujourd'hui, 10 kg et 15 cm de plus qu'un blouson noir des années 60, organise des tournantes ou joue de la Kalach. Ce qui compte, c'est de pouvoir plaire à la gauche de la gauche.

Bien entendu, que 275 000 citoyens aient signé d'ores et déjà la pétition de protestation présentée par l'Institut Pour la Justice sera considéré par les gens très gentils et très intelligents qui nous gouvernent et nous informent comme la marque inquiétante du populisme montant.

À ce stade, une information personnelle à l'attention des esprits forts - toujours les mêmes - qui prétendent que ceux qui affirment que les décisions de justice sont foulées aux pieds par certains magistrats chargés de l'exécution des peines sont des menteurs.

On se souvient peut-être que l'auteur de ces lignes a eu l'honneur de défendre la famille de la jeune Lee Zeitouni, écrasée à Tel-Aviv sur un passage théoriquement protégé, par un délinquant français qui a fui le lieu du drame pour se réfugier en France. L'auteur, repris de justice confirmé, avait été condamné à une peine de cinq ans de prison ferme. Dans leurs pires cauchemars, les parents craignaient qu'il puisse être libéré à mi-peine, soit au bout de deux ans et demi. La famille et leur avocat viennent d'apprendre, par une indiscrétion, qu'une juge à l'application des peines a décidé de le remettre en liberté, sans consultation de la partie civile, au terme… d'un an et trois mois d'incarcération. Le ministre de la justice, alerté, ne semble pas pressé de répondre. C'est ce qu'on appelle faire cas de la famille de la victime.

Siné est mort. Pas question de cracher sur son cercueil. Pas notre genre. Nous laissons cela à ceux qui ont piétiné le cadavre de Maurice Druon, qui ont considéré comme scandaleux de donner le nom d'une rue au résistant Hélie de Saint-Marc, ou comme ce socialiste qui a traité de salaud Christophe de Margerie, avant même qu'il ne soit mis en terre.
En revanche, pas question non plus de laisser en repos cette presse de gauche qui a béatifié béatement Maurice Sinet qui n'en demandait peut-être pas tant.

C'est beau l'antiracisme de gauche. Et puis c'est intelligent. Voilà des gens qui dressent chaque jour les listes des suspects de xénophobie. Je veux parler de ces salauds qui disent leur appréhension devant la poussée migratoire invasive. Ceux qui osent dire non en français dans le texte. Voilà des gens hypermnésiques qui se souviennent qu'untel dirigeait un journal très à droite il y a 30 ans et le rappellent chaque minute. Voilà des gens qui cherchent minutieusement sur la tête d'une fille les poux de son père. Voilà des gens qui hurlent au racisme pour peu qu'une femme blanche ait prononcé le mot «race».

Eh bien ce sont ces intransigeants qui auront canonisé Maurice Sinet, un vendredi soir sur la terre.
C'est ainsi, par exemple que Plantu et Willem lui auront rendu un hommage appuyé et que l'Obs, le plus antiraciste des antiracistes devant l'éternel, aura publié un très émouvant «Siné est debout pour toujours» dans lequel l'auteur éploré va jusqu'à soutenir que le défunt n'avait jamais perdu un procès.

Me revient en conséquence, à moi qui l'ai poursuivi, le devoir ingrat de rappeler à ces hypermnésiques devenus soudain amnésiques, les propos qui auront motivé sa condamnation par le tribunal des hommes: «Je suis antisémite depuis qu'Israël bombarde. Je suis antisémite et je n'ai plus peur de l'avouer. Je vais faire dorénavant des croix gammées sur tous les murs. Rue des Rosiers, Goldenberg, je suis pour. On en a plein le cul. Je veux que chaque juif vive dans la peur, sauf s'il est pro-Palestinien. Qu'ils meurent, faut les euthanasier. (…) Tu sais que ça se reproduit entre eux, les juifs… C'est quand même fou ce sont des cons congénitaux.».

Je veux bien pardonner de bon cœur à ce pauvre Siné, mais pas aux congénitaux dont la morale et la mémoire sélectives nous pourrissent la vie.

Published by GOLDNADEL Gilles William
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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 11:26

Article paru dans Le Figaro (édition papier) du 3 mai 2016

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http://premium.lefigaro.fr/vox/culture/2016/05/02/31006-20160502ARTFIG00189-jerusalem-l-unesco-trahit-l-histoire.php

 

Jérusalem: L'Unesco trahit l'Histoire

Publié le 02/05/2016

FIGAROVOX/TRIBUNE - L'avocat Gilles-William Goldnadel* ne comprend pas pourquoi la France a voté en faveur de la résolution de l'organisation internationale qui rebaptise les lieux symboliques du peuple juif de noms arabes.
Pour apporter la démonstration que la question juive et aujourd'hui le conflit israélo-palestinien rendent fous les hommes qui les touchent, la dernière résolution adoptée par l'Unesco atteint l'absolue perfection.

Le 15 avril, sur proposition de six États arabes (Algérie, Égypte, Liban, Oman, Qatar et Soudan), l'organisation «culturelle» internationale a conféré à tous les lieux hautement symboliques du peuple juif (Mont du Temple, caveau des Patriarches, tombe de Rachel) des appellations arabes. C'est ainsi qu'il n'est fait mention nulle part du lien ancien des Juifs avec Jérusalem et que le mur des Lamentations est dénommé «Al Buraq plaza» en référence à Mahomet.

Pour faire bonne mesure, la motion, rédigée par les experts de l'Autorité palestinienne, accuse (point 14) les Juifs perfides d'avoir fabriqué des fausses tombes pour s'emparer des cimetières de la ville sainte !
Certes, l'ONU et les autres organisations internationales, dominées depuis longtemps par des potentats despotiques, sont coutumières d'adopter des résolutions extravagantes concernant Israël. Un jour, le sionisme est raciste, un autre, l'État juif est le pays qui opprime le plus les femmes, et nous savons que ce juif des États collectionne à lui tout seul plus de condamnations que tous les États de la planète réunis.

Mais la résolution de l'Unesco du 15 avril franchit un degré supplémentaire dans l'aberration tragique. Il ne s'agit plus de spéculations intellectuelles ou de condamnations morales, mais de révisionnisme historique dément: Le Mur occidental, vestige du temple d'Hérode, a été érigé selon tous les historiens cent ans avant la naissance du Christ, alors que l'islam est apparu 600 ans après sa mort ! L'organisation culturelle a donc commis un crime contre l'Histoire équivalent dans sa stupidité à affirmer que la Terre serait plate.

Mais le pire, c'est maintenant: La France, au rebours des grands pays occidentaux qui ont voté contre la motion insensée (Royaume-Uni, Allemagne, Pays-Bas, États-Unis, etc.) ou se sont abstenus, a voté en faveur de celle-ci !
Dès lors, il convient d'essayer de comprendre pour quelle déraison aveugle, notre pays - ou du moins ses représentants - a pu voter les yeux fermés que la terre était plate.

Car après tout, que les pays islamiques ou l'Autorité palestinienne continuent de nier obstinément, pour des raisons théologiques autant que politiques, l'évidence de l'enracinement quadrimillénaire du judaïsme dans sa terre ancestrale, n'a rien de très nouveau. Cette constante réalité de cet irréalisme devrait seulement être de nature, dans un monde politique et médiatique rationnel, à tempérer l'ardeur à ne condamner unilatéralement qu'une real politique israélienne réduite à une résignation méfiante et désespérée.

Mais que la France épouse servilement le négationnisme historique de la partie islamique, voilà qui oblige à tenter d'expliquer l'inexplicable.
À dire le vrai, plusieurs strates de raisons et de déraisons recouvrent les vestiges d'une politique proche-orientale devenue folle.

La fameuse et ancienne «politique arabe de la France», motivée avant tout par des intérêts particuliers prosaïques et qui ne se caractérise ni par le philosémitisme, ni par une empathie particulière pour le sionisme, s'illustre à nouveau.

Mais cette politique, généralement cauteleuse, ne saurait expliquer, à elle seule, cette fuite en avant insensée. Jamais la France n'avait autant encouragé, avant cette résolution, l'antique fantasme islamo-palestinien qui aime à craindre que les juifs, et avant eux les chrétiens, complotent pour détruire les mosquées de Jérusalem.

Plus profondément, la fuite en avant française ne peut s'expliquer que par la soumission accélérée des fausses élites au pouvoir à la radicalité islamique. Soumission facilitée par des acteurs politiques hors-sol, indifférents sinon hostiles à l'Histoire, déracinés autant qu'acculturés. En niant le lien entre le peuple juif et sa terre, ils ne voient pas qu'ils trahissent tout autant les racines chrétiennes de la France en soumettant l'Histoire à une relecture coranique. Ils croient, à bon marché, abandonner Israël. Les pauvres ne voient pas qu'ils s'abandonnent eux-mêmes.

On hésite, à ce niveau, à caractériser l'attitude gouvernementale: duplicité politique ou schizophrénie intellectuelle ?
Voilà un pouvoir qui, au lendemain des massacres de 2015, expliquait urbi et orbi que la détestation d'Israël était à l'origine de l'antisémitisme criminel. Et c'est ce même pouvoir, qui valide un négationnisme historique délirant n'ayant pour but que de priver la nation juive de toute légitimité territoriale.

Voilà un gouvernement qui aspirait à retrouver un sérieux minimal. Il ambitionnait aussi, à la fin de ce mois, d'organiser à Paris une conférence destinée à faciliter le règlement de la question palestinienne. Pour ce faire, on aurait pu penser qu'il souhaiterait harmoniser les positions européennes et se donner au moins l'apparence de l'honnêteté.
Monumental et historique raté.

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 15:15

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Nuit Debout: De la place de la République à la place de la dictature

Publié le 18/04/2016


FIGAROVOX/CHRONIQUE - Pour Gilles-William Goldnadel, les militants de Nuit Debout sont de faux rebelles mais de vrais sectaires.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

L'usage convenu du vocable «citoyen» me rend toujours un rien méfiant.

«Dialogue citoyen»: on a tout dit de la prestation pathétique du président sur France 2 pour que j'y ajoute mon content de venin. Faut-il que la gauche soit tombée si bas pour que Libération (14 avril) se plaigne de la mainmise du socialisme soft sur les médias d'État et de la manière dont la chaîne aura essayé de déminer le terrain sous les pieds d'argile du monarque affaibli.

Au moins, la gauche médiatique a-t-elle conscience, elle, de l'importance qu'il y a de surveiller un service public de l'information qui n'a pas besoin d'être sous sa férule pour la servir en nous asservissant. La droite médiatique, toujours aussi indifférente, devrait suivre la leçon.

Ainsi, exemple parmi cent, dans l'émission de Frédéric Taddeï vendredi soir, le très à gauche grec Varoufakis était opposé au très gaucher Alain Badiou. Un débat , on le voit, d'un pluralisme extrême… Gageons que cette fois Patrick Cohen qui contesta jadis l'extrême sens de l'hospitalité de Taddéi ne trouvera pas à médire.

Sur le fond, François Hollande, quels que soient ses mérites ou ses turpitudes, n'a décidément rien compris à la perversité impitoyable d'un système qui ne pouvait plus que l'exécuter dans la situation d'extrême faiblesse où il se trouve désormais.
Négativisme obligé des journalistes suivistes, contraints au devoir sans risque d'impertinence. D'un excès l'autre: jadis la brosse à reluire était obligatoire, aujourd'hui, c'est le poivre à gratter.

Scepticisme de rigueur des citoyens questionneurs, appliqués dans leur prestation télévisuelle à guillotiner sur la place médiatique un souverain déchu ressemblant chaque jour davantage au pauvre roi bourbon. La république n'y trouvera pas son compte.
Mais notre compassion naturelle aura trouvé sa borne, lorsque le souverain aura menti au peuple en prétendant que la mosquée du prédicateur salafiste de Brest promettant l'enfer aux mélomanes et aux femmes rebelles avait été fermée.

À en croire toujours Libération, Nuit Debout constituerait un «laboratoire citoyen». La gauche, décidément, aime les antiphrases. À dire le vrai, tout dans ce happening lamentable tient du faux, et on hésite même à en faire la réclame. Les quelques arriérés qui se tiennent debout assis (ils ne sont guère nombreux) n'existeraient plus si les médias n'en faisaient la promotion bêta.
On comparera avec la moquerie ou le silence de plomb qui couvrit le mouvement des Veilleurs. Il est vrai que ceux-ci n'avaient pas leurs valeurs. Les demeurés de la Nuit Debout ne seraient plus que quinze à battre le pavé ou à élucubrer que certaines télés continueraient à assurer le service public de la vente du vent.

Tout est faux, je l'ai dit et représente l'exact contraire de ce qui est vanté.

Intelligents ces gens et imaginatifs ? Pas l'ombre d'une idée n'a été rapportée. Même L'Obs si bienveillant semble déconcerté: discussion sur la démocratie: «qui est pour que l'AG ait la main sur toutes les décisions ?» lance le rapporteur. La foule secoue les mains en l'air, en guise de oui. Sauf une femme: je ne suis pas pour un système de vote à la majorité, cela fait des années que nous nous soumettons ainsi. Un étudiant en droit évidemment de gauche relance, autoritaire: «en l'état, le pouvoir repose dans les commissions.» Consternation, personne n'y comprend plus rien. Le rapporteur reprend la parole: «les commissions ne prennent pas des décisions toutes seules, c'est le peuple qui décide, cette assemblée est souveraine.» Roger l'animateur de l'assemblée, lâche: «à ce train là, ça va devenir compliqué d'avancer vers quelque chose de structuré.» Ultime remarque d'un participant: «le modérateur n'est pas censé donné son avis il doit rester neutre.» «Ambiance», conclut la journaliste, un brin déboussolée…

Pacifique le mouvement ? Chaque nuit ou presque apporte son lot de dégradations et d'attaques contre des personnes. Quand ce ne sont pas des commerces, c'est du mobilier urbain qui est détruit, quand ce ne sont pas des voitures électriques Autolib qui sont endommagées, c'est une antenne de Pôle emploi. Pas d'amalgame des casseurs avec Nuit Debout? Mais au sein du mouvement, en assemblée générale, certains justifient les violences «qui arrangent bien le mouvement pour qu'on parle de nous»: «il nous faut assumer ces heurts avec la police, c'est comme cela qu'on progresse dans la lutte. Il faut aussi faire peur».

Sans parler des bannières du Hamas et des militants boycotteurs d'Israël du BDS qui circulent naturellement. Il y a quelques semaines, c'est sur la même place que l'on flétrissait le terrorisme, et que l'on honorait les victimes et les flics…

Antiraciste le mouvement ? Sans doute à l'instar de cet inénarrable: «groupe de réflexions non mixité racisée», qui ne tolère que les paroles «non blanches». Comme le note Marie-Estelle Pech dans le même article, «seules les minorités, c'est-à-dire les femmes, les lesbiennes, transsexuelles et homosexuelles sont admises pour prendre la parole. En revanche, les «cisgenres», comprenez les hommes hétérosexuels, par trop «dominants» dans la société française sont bannis des discussions.
Tolérant le mouvement ? Une sorte de Hyde Park corner improvisé ? Mais samedi soir, on a craché sur un philosophe qui veut rester debout et français et qui venait simplement s'informer.

Consolons-nous comme nous pouvons, sous ces pavés de faux-semblants, sous l'emprise du virtuel idéologisé, la plage de vérité: la preuve est rapportée de l'insigne faiblesse de la gauche à la dérive devant les menées de la gauche gauchisante et de l'islamo-gauchisme. Sa résistance de façade n'est qu'une tartufferie. Malgré les massacres de 2015, malgré l'état d'urgence, malgré la mobilisation nécessaire de la police, la maire de Paris tolère les dégradations et le ministre de l'intérieur et son préfet ne réservent toujours leurs coups de matraque qu'aux opposants non-violents de l'autre camp.

La place de la République est devenue la place de la dictature des rebelles en papier-bavard.

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11 avril 2016 1 11 /04 /avril /2016 14:07

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Nuit Debout mais gauche à terre

Publié le 11/04/2016


FIGAROVOX/CHRONIQUE - Nuit Debout, l'affaire Panama Papers ou la loi pénalisant le client des réseaux de prostitution sont autant de phénomènes mis en avant par la gauche pour éluder des questions plus importantes telles que l'immigration ou le terrorisme, estime Gilles-William Goldnadel.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

Le système est malin. Il aura réussi à diaboliser la droite pendant des lustres. À la ridiculiser moralement. À la dévaloriser intellectuellement. À coups d'antiracisme obsessionnel. À coups de leçons de morales. À coups de leçons d'économie. À coups d'injures. La plus populaire étant «populiste». Mais rien n'y a fait, à coups de boutoir du réel cruel, la gauche qu'elle se veuille morale, intellectuelle ou révolutionnaire a disparu dans la fosse septique de ses insanités.

Le chômage et l'assistanat institutionnalisés, l'imposition maximale imposée, les délires sociétaux, les impostures démasquées, l'immigration invasive forcée, la sollicitude tournée davantage vers la délinquance qu'envers ses victimes, l'islamisme radical criminel qu'elle a favorisé, auront consacré la faillite intellectuelle et morale de la gauche gauchisante agonisante.
C'était fait, dans un an, règle démocratique oblige, la droite, un peu décomplexée, ramassait ce qui restait de pouvoir là où il était tombé.

Mais c'était compter sans le génial système. Il est malin, je l'ai dit, le système.

La diabolisation ne marche plus ? Tentons la diversion !

La gauche est à la rue ? Qu'elle descende donc dedans !

Quelques milliers de lycéens jadis gâtés mais à présent gâteux suffiront pour épater la galerie médiatique qui ne demande que cela. Ils ne sont pas très nombreux ? Ils sont cornaqués par quelques associations ringardisées ? Pas de problème, qu'ils brûlent quelques poubelles, et si ça ne suffit pas, qu'ils dérouillent quelques flics en plein état d'urgence.

Et si ça ne suffit pas encore pour divertir les pécores, que quelques attardés passent la nuit dehors. Qu'importe encore qu'ils soient une poignée, ce qui compte c'est qu'on ne les compte pas et qu'on soigne le décor. La mise en scène suivra. On dira que c'est la nouvelle démocratie directe. Le contenu n'a aucune importance. Ce sont les nouveaux «indignés». Nul ne s'attarde à prétendre qu'ils aient la moindre idée. Après tout, «indignez-vous !» en était dépourvu, ce qui ne l'a pas empêché d'être porté aux nues.

Le système est très fort pour détourner l'attention de la réalité. Ou pour la maquiller. Les lois sociétales sont sa spécialité. Concernant la dernière, il se sera surpassé. Le trottoir est pavé de ses mauvaises intentions. Et le pouvoir censé terrasser la prostitution. Tout a été dit sur l'amalgame opéré entre le proxénétisme contraignant et violent, largement importé, qu'il convient de réprimer sans pitié et la prostitution librement exercée qu'il faudrait au contraire continuer de tolérer. Mais nos féministes gauchisantes sont incapables du moindre distinguo. La femme aurait le droit de louer son ventre pour la procréation, mais il lui est désormais interdit de le faire pour la prostitution… La nouvelle loi dépénalise dorénavant le racolage actif mais réprime pénalement le client démarché. C'est la première fois, dans l'histoire du commerce, qu'une offre de vente serait autorisée mais qu'un achat serait lui prohibé… Le ministre de la justice explique que l'institution est en faillite et que les juges ne peuvent plus juger. La police ne sait plus où donner du képi, mais l'idéologie sotte vient d'inventer un nouveau délit. Les flics débordés ont d'ores et déjà signifié que la traque des bordels ne sera pas effectuée. On voudrait vider l'idée même de loi, fondement de la civilisation humaine, de tout contenu symbolique respectable, qu'on n'aurait pas procédé autrement.

Et c'est ainsi que l'idéologie gauchisante a créé la loi la plus con du monde pour le plus vieux métier.

 

Sans parler de diversion, la nouvelle affaire de Panama aura apporté à la gauche gauchisante une aimable récréation qui lui permet d'agonir d'injures le système capitaliste international. Dans ce contexte hystérique, inutile de vouloir faire valoir que cette affaire arrive à un moment où le secret bancaire est en train d'expirer, que les comptes d'un cabinet d'avocats ont tout de même été sauvagement piratés, que les journalistes se font désormais délateurs empressés, qu'ils jettent allègrement, dans une même pâture, des politiciens cyniques corrompus, des fraudeurs fiscaux fuyant l'enfer fiscal et social européen, ou encore des hommes d'affaires n'ayant strictement rien à se reprocher légalement. Et qu'il est donc difficile de se réclamer religieusement du strict droit si on le piétine par ailleurs joyeusement.


Le système idéologico-médiatique, car c'est de lui bien évidemment qu'il s'agit, est futé. Il ne le sait pas mais il est objectivement malin. La dernière créature qu'il promeut s'appelle Macron. L'homme est sympathique et séduisant, mais l'objectivité conviendrait de reconnaître que ses réalisations concrètes sont inexistantes ou presque. Sa plus-value essentielle est de se poser en s'opposant. Son absence de tout préjugé idéologique à l'intérieur d'un gouvernement socialiste condamné au dogmatisme. Il n'existe qu'à l'intérieur de celui-ci, par contraste saisissant. Sorti de lui, c'est un bon élève libéral, sans audace sociétale. À l'heure de la libération des idées et des français de France, Il lui manque l'identité identitaire.

Mais à l'heure où la gauche se meurt, l'idée de promouvoir un homme qui chante à l'unisson qu'il n'est plus ni de droite ni de gauche, peut apporter au système une diversion au moins consolatoire.

Las, au-delà de ce scénario virtuel divertissant, il se pourrait bien que les mitraillettes à barbes ou les bombes à clous, ou de nouvelles migrations invasives et massives, ne rappellent bruyamment au système la dure réalité et les obligations fastidieuses que la démocratie doit au peuple réel.

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 16:28

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Gilles-William Goldnadel: «La déradicalisation est une arnaque»

Publié le 05/04/2016

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Gilles-William Goldnadel s'étonne que l'on présente la déradicalisation comme une solution miracle à l'islamisation de certains quartiers.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

Il faut se méfier des maîtres mots. Ceux qui en usent et en abusent sont bien souvent nos maîtres. Les mots qui ne fâchent personne sont les plus vides de sens: la mode serait à la dé-radicalisation. C'est un mot passe-partout qui ne coûte pas cher. Et plus encore un concept commode.

Il signifie en creux que les coupeurs de tête et les poseurs de bombes sont moins des salauds que des malades, et qu'ils sont donc plus à plaindre qu'à détester. À la vérité, personne ne peut dire comment extirper le mal, une fois qu'il est entré dans la tête mauvaise, mais s'il faut dé-radicaliser utilement, c'est à la société française qu'il faut appliquer un traitement radical. C'est cette société, qui ignore son mal, la première responsable de la radicalité de ceux à qui elle enseigné le mépris de ce qu'elle est.

Que les fous d'Allah soient fous, la cause est entendue, eux-mêmes revendiquent, leur sainte déraison, leur colère programmée, leur haine divinement ordonnée. Mais bien plus dangereux, le malade qui s'ignore, le paranoïaque qui élabore, le schizophrène qui ratiocine, le sadomasochiste qui torture sa victime, le pervers narcissique qui vitupère le pauvre type au nom de la morale.

Les quelques jours passés fournissent leur comptant des éternels symptômes, des tristes signes cliniques du mal récurrent dont souffre depuis trente ans la société française. En dépit des dernières manifestations tragiquement purulentes de son mal, il court toujours, ou plutôt il rampe, il s'insinue. Rien n'y fait. Il progresse. Y compris dans les meilleurs esprits. C'est ainsi qu'il est toujours interdit de détester l'ennemi. Dans une interview, dans notre journal du soir, le psychiatre Serge Tisseron, insiste sur le fait que s'il faut détester leurs idées djihadistes, il ne faut surtout pas détester les hommes… Sans quoi, ajoute-t-il: «nous ferions exactement avec eux ce qu'ils font avec nous.» «Exactement»… Comme si les détester impliquait qu'on les découpe en morceaux, qu'on les brûle vivants ou qu'on assassine leurs enfants innocents.

Étrange société humaine déshumanisée qui semble avoir perdu le sens de l'amour comme de la haine. Je ne veux pas douter que le psychanalyste précité soit parfaitement estimable dans sa spécialité, mais je doute qu'en dépit du fait qu'il soit «Président de la mémoire des catastrophes» il ait compris la psychopathologie collective dont meurt la société.

On a le droit et même le devoir de détester Hitler, Pinochet, Donald Trump, Viktor Orban, Le Pen père et même fille, mais pas question de détester l'Autre. Sauf à être détestable.

De même, il n'est pas question de faire du mal au mal. J'ai participé vendredi, en compagnie de mon ami Philippe Bilger, à un débat sur Paris Première dans la bonne émission de Natacha Polony, sur la possibilité d'appliquer une peine de détention réellement perpétuelle aux terroristes les plus sanguinaires. Je ne nommerai pas, par humaine charité, notre principal contradicteur qui croyait incarner l'intelligente humanité. Tous les vieux poncifs, «populiste, nauséabond, rétrograde, écoeurant…» nous aurons été gratuitement servis, à défaut d'idées. Notre esthète narcissique, de la morale artificieuse, ne faisait certes pas œuvre d'originalité.

Les débats de la semaine montrent qu'en dépit des bombes dans les jardin d'enfants de Lahore ou des cadavres empilés dans les églises ou les écoles, une bonne partie de l'inintelligentsia française ne se résout toujours ni à imposer la mort immédiate, ni même à ordonner la vie trop longue, à notre méchant Autre. Au fond, tout au fond, bien blottie dans le creux du non-dit indicible et de l'impensable impensé, dans cette haine interdite et dans ce châtiment proscrit à la hauteur du crime, se dissimule l'illégitimité de haïr et de punir, pour l'occidental coupable et détestable. Pas question non plus, on l'a vu, d'ôter à l'Autre la nationalité dont il est indigne.

Impossible d'acter l'impossibilité de conserver dans le sein d'une nation qu'il déteste jusqu'à tuer ses enfants celui qui a reçu la citoyenneté en cadeau forcément empoisonné. Car dans la veine de cet interdit-là, coule doucement le poison de la haine pour la nation ancienne.

D'autres signes, plus banals, de la radicalité, cette semaine encore ont été constatés. Ainsi, des jeunes longtemps gâtés sont devenus gâteux. Jouant les rebelles, les voilà bloquant les collèges avec des poubelles ou cognant impunément sur les forces d'un ordre républicain qu'hier encore on portait au pinacle.

Trente policiers auront été blessés, mais dans le désordre radical des choses, seul le fait qu'un manifestant ait été violenté par un policier renvoyé, lui, devant le tribunal correctionnel aura «choqué» notre ministre de choc.

Il paraît pourtant que c'est l'état d'urgence. Étrange état à géométrie idéologique variable. Il paraît que cet état d'exception constituerait une menace contre nos libertés. En l'espèce, la seule liberté qui paraît interdite, c'est celle de manifester contre la radicalité autorisée à Paris ou Calais. Pas de passer la nuit debout, dehors.

Ainsi aussi, un ministre de la ville aura reçu une volée de bois vert pour avoir proféré de radicales vérités sur l'état de nos villes et une ministre féministe nommée Rossignol des noms d'oiseaux pour avoir usé d'un mot trop coloré pour défendre vertement les femmes d'islam.

Laissons le dernier mot à Élisabeth Badinter: «L'islamophobie est une arme que les islamo-gauchistes ont offerte aux extrémistes.» Cet islamo-gauchisme, je ne me lasserai jamais de l'écrire, empoisonne la société française depuis trois décennies. Il a été véhiculé par tous les médias bien-pensants ou non-pensants. Il n'appartient plus à la pensée mais au réflexe conditionné. Chaque Français en a consommé chaque matin au petit-déjeuner. C'est à l'inconscient collectif de la société française qu'il convient d'appliquer la dé-radicalisation. Le traitement radical sera douloureux et les médecins risquent encore la radiation.

L'islamo-gauchisme ou nous.

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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 11:06

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Bruxelles, Lahore: Les ingrédients de la bombe terroriste

Publié le 29/03/2015

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Gilles William Goldnadel revient sur les attentats de Bruxelles et de Lahore. Il livre la recette mortelle du djihadisme.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

À la lecture de notre Figaro du 26 de ce mois, on apprend que l'explosif préféré des islamistes, dit TATP, acronyme du «triperoxyde de triacétone», plus communément appelé «péroxyde d'acétone» pouvait être fabriqué aisément: la recette, à base d'eau oxygénée, étant gracieusement livrée sur Internet, et tous les ingrédients achetables dans toute bonne pharmacie ou droguerie.

Plus édifiant encore, nos terroristes surnomment cette matière essentielle pour semer le malheur et l'effroi du sobriquet affectueux de «mère de Satan»…

Au-delà de l'intérêt de constater que nos monstres haineux, créatures hybrides d'Orient conçues dans les incubateurs de l'Occident qui se hait, ne détestent pas la démonologie tout en invoquant l'omnipotence de Dieu, l'allégorie est saisissante.

Qui donc a engendré psychologiquement et politiquement cette mère de Satan que l'on peut se procurer dans les supermarchés de tous les quartiers ?

Étrange que la plupart des gens connaissent la réponse et que pourtant peu d'audacieux osent la nommer aussi librement que la matière première à base d'acétone, tant la vérité est encore plus explosive.
Je m'en vais donc livrer ci-après la recette mortelle dont les produits de malheur nous ont été fournis sans être commandés.

Le nom du premier ingrédient, d'origine exotique, indispensable à la production du malheur diabolique nous a été livré franco de port par un grand intellectuel algérien: Boualem Sansal, qui dans un article au titre évocateur: «nommer l'ennemi, nommer le mal, parler haut et clair» (le Monde 27 mars) a le courage lumineux de désigner le Mal: «Si les autorités manquent de mots, je peux leur prêter les miens: L'islam radical, l'islam modéré, comme son appoint. Le salafisme, l'Arabie, le Qatar, les dictatures arabes malfaisantes.»

Mais cette matière première étrangère inflammable aurait manqué de souffle si l'Occident honteux n'avait pas fourni gratuitement les clés du laboratoire, et la collaboration empressée de tous ses savants fous.
Si Boualem Sansal a la bravoure inouïe d'écrire ce qu'il écrit, ayons, quant à nous, le courage élémentaire, dans la fraternité solidaire avec lui, de dire que l'immigration massive, imposée et irrésistible aura été le lit où a été conçue la mère de Satan.

Osons encore affirmer que toute tentative d'intégration de cette immigration a été sabotée par l'enseignement à cette population étrangère innocente de la détestation de la France, de son histoire et de sa population forcement xénophobe. Il s'est agi d'un enseignement systématique, quotidien et obligatoire. Le pendant symétrique de cette xénophilie pathologique a consisté dans la dilection pathogène de l'altérité. La semaine passée nous fournit sa ration de matières premières intellectuelles de la mère de Satan. Comme je le dénonçais dans ma dernière chronique, le gouvernement a diffusé des clips censés nous unir contre la haine raciste. Il a simplement oublié au passage de nous prévenir contre la haine de l'Occident et des occidentaux. Pendant ce temps, on massacrait des blancs sur et sous la terre belge. Samedi, le même gouvernement et son chef suprême présentaient au Pakistan leurs condoléances pour les hommes, les femmes, et surtout les enfants qui étaient assassinés dans les rues de Lahore. Dans la logique inconsciente de la négation de nos racines, le communiqué oubliait de nommer spécifiquement la communauté chrétienne visée par l'attentat en ce jour de Pâques.

Sur la route de la dénonciation du calvaire présent, ne nous arrêtons pas à mi-chemin de la croix. Le pape lui-même, pour ne pas «jeter de l'huile sur le feu» selon Jean-Marie Guesnois (le Figaro du 28 mars) s'est abstenu, vieille antienne dhimmie des églises d'Orient qui n'aura qu'aggravé leur destin, de nommer les chrétiens crucifiés dans son homélie dominicale. N'étant pas tenu de croire à l'infaillibilité papale, il m'est loisible mais pénible de constater que lui aussi aura préféré réserver ses larmes seulement pour les migrants.

Sans espérer l'omniscience du successeur de Pierre pour les choses terrestres, il lui était possible de prendre connaissance des avertissements de notre ministre de l'intérieur sur les dangers de l'arrivée massive des migrants d'Islam sur le sol du vieux continent: Bernard Cazeneuve, dans un courrier adressé dès le 28 décembre au vice-président de la Commission, révélait avec angoisse que «selon plusieurs services de renseignements européens, des milliers de passeports vierges volés par Daech en Syrie et en Irak, voire en Libye, pourraient être utilisés par des terroristes camouflés en réfugiés pour rejoindre l'Europe». Le locataire pourtant placide de la place Beauvau prévenait en outre que «ces vrais faux passeports syriens sont très difficiles à détecter», avant d'ajouter: «volés vierges lors du conflit, ils ont été personnalisés, parfois avec des moyens d'impression très performants, probablement détournés eux aussi ou fournis par des pays sympathisants, au point qu'il est malaisé de distinguer les passeports délivrés légalement par la Syrie et l'Irak de ceux qui ont été détournés par Daech.» (Article de Nicolas Barotte, correspondant à Berlin, le Figaro du 24 mars).

Le sort des enfants d'Europe devrait-il être sacrifié sur l'autel de la préférence pour l'Autre, lorsque l'on sait l'égoïsme de certains pays islamiques richissimes envers leurs frères de foi et de culture ?

On sait que Chesterton considérait le gauchisme comme un avatar «des idées chrétiennes devenues folles». On pardonnera avec miséricorde à un Juif, attaché à Jésus plus qu'à Saül de Tarse, de se demander avec inquiétude si, avec François, le Vatican n'est pas en train de devenir post-chrétien. Dès lors, comment reprocher à notre François de France d'oublier ces chrétiens ?

Allons plus loin encore dans l'analyse du terreau intellectuel putréfié sur lequel a poussé notre mère de Satan.
On sait que dans la théologie philosophique pascalienne: «qui veut faire l'ange, fait la bête».
Le fameux laxisme pénal est le fils en extrême gauche ligne de cet angélisme qui n'a rien de bon et tout de la posture esthétique. Nos anges de pacotille ne font plus la bête, mais les bébêtes.

Les meilleurs sont touchés. Ainsi cette semaine, Bruno Le Roux, qui incarne ce qui se fait de moins mauvais et de plus réaliste au parti socialiste, a rejeté l'idée d'infliger aux fils de la mère de Satan une peine de prison réellement perpétuelle. Délaissant toute objection juridique, au demeurant discutable, notre député a préféré la morale: «Ce serait les condamner à une mort lente»

Je rappellerai que l'un des arguments de vente des partisans de l'abolition de la peine de mort, consistait à juste titre à faire remarquer que la peine de prison perpétuelle était plus dissuasive. Il ne fallut pas beaucoup de temps pour que les faux abolitionnistes mais authentiques ennemis de l'incarcération s'en prennent à l'effectivité de la peine perpétuelle.

Ainsi, il serait défendu dans ce combat à mort d'ôter la vie de l'ennemi comme de la faire durer…
Mais surtout, sur le terrain moral choisi par nos anges zélés, y a-t-il lieu à la moindre miséricorde pour ceux qui placent la mère de Satan dans le métro de Bruxelles ou près des balançoires des petits chrétiens de Lahore ?
Qu'on permette à la fin au juif mécréant de rappeler le talmud à tous les faux gentils: «Celui qui donne sa pitié au méchant, fait tort au juste.»

Tandis que les faux anges continuent de faire la Bête, la mère de Satan va à son train d'enfer.

Pitié pour les justes.

 

Published by GOLDNADEL Gilles William
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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 15:48

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Gilles-William Goldnadel :
«La Belgique, c'est la France multiculturaliste, en pire»


Publié le 22/03/2015

FIGAROVOX/CHRONIQUE - L'élue écologiste Sarah Turine, islamologue de formation, déclarait dans Libération, dimanche 20 mars : «Salah Abdeslam n'a pas de soutien de la communauté de Molenbeek ». Pour Gilles-William Goldnadel, un tel aveuglement est coupable.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

Ne sentez-vous pas dans l'air, ce parfum capiteux de capitulation qui s'insinue, nonobstant l'air du temps, dans toutes les sphères ?

Mme El Khomri a vidé sa loi de toute sa substance, en y ajoutant pour les jeunes une vaine assistance. Et pourtant, on avait connu les troupes de Martine, Martinet et Martinez autrement plus nombreuses.

En revanche, il y a peu de risque de modification de l'article 6 de la loi, qui prévoit que dans l'entreprise «la liberté du salarié de manifester ses convictions y compris religieuses, ne peut connaître de restrictions…». Apparemment, le fait de glisser délicatement un tapis de prière sous le pied des islamistes ne dérange plus personne. Vous ne sentez rien ?

 

 

François Hollande a choisi le jour de la défaite et des accords violés pour commémorer la guerre d'Algérie. Manifestement, la tristesse des harkis et des rapatriés pèsent moins lourd dans la balance politique et idéologique que le ressentiment entretenu d'une Algérie à la dérive.

Dans le même temps, l'Europe a accepté de payer une capitation au sultan ottoman pour la reprise sur son sol de milliers de migrants, principalement musulmans, échoués sur les côtes grecques.
Le sultan a beau être mal aimable et versatile, bref n'inspirer aucune confiance, il a beau nourrir, en bon frère musulman, le désir contraire de voir islamiser l'Europe, rien n'y fait.
Tout est mieux que de devoir assumer soi-même la défense de ses frontières.
Vous ne sentez rien ?

Pourtant, notre Commissaire européen aux affaires économiques, Pierre Moscovici, impavide, préfère morigéner dans Le Figaro (le 17 mars): «l'Europe rabougrie, peureuse et cloisonnée des populistes» et y opposer: «une Europe progressiste et pleinement assumée, comme les sociaux-démocrates réunis à Paris samedi autour de François Hollande ont commencé à le faire»…

C'est vrai qu'avec des hommes d'une telle trempe et d'une telle vision, les peureux rabougris se sentent rassurés.
Comme on se sent rassuré de savoir que le pouvoir socialiste et sa mairie de Paris ne capituleront jamais devant ces jusqu'au-boutistes du XVIème qui refusent de voir installer un camp de migrants à l'intérieur du bois de Boulogne. Mme Cosse, au micro de France Inter (le 17 mars) ne décolérait pas de voir des salauds de riches se prendre pour des zadistes devant le préfet de police. Bien sûr, pour la bonne cause, notre gracieuse ministre a dû prendre quelques libertés avec la vérité pour prétendre, contre l'évidence, qu'on n'installerait que de braves SDF sous les feuillus. Ou que la concertation avait joué puisque le permis de construire «datait de trois ans»… alors qu'il n'avait pas trois jours. Bien sûr encore, telle une féministe gauchiste à Cologne, l'ancienne patronne démissionnée des Verts a-t-elle dû, une nouvelle fois, trahir ses idées écologiques en oubliant qu'on avait déjà arraché 75 arbres pour mener à bien le projet punitif. Et peu importe que les gens du quartier - et leur maire Goasguen - demandent simplement que le centre soit installé dans un meilleur endroit du 16e.
Le pouvoir, avec eux, ne capitulera pas…

Pas de quoi non plus tellement pavoiser après l'arrestation de M. Abdeslam.

Je ne sais si Alain Marsaud, député républicain et ancien responsable du parquet antiterroriste, a raison de pointer l'inefficacité et la lenteur de la police belge et de ses services de renseignements dans l'arrestation d'un terroriste qui planquait sa barbe sous leur nez. Ce que je sais, c'est que le gros poisson a vécu longtemps paisiblement dans l'eau de Molenbeek. Ce que je sais c'est que la Belgique, qui a brutalement fermé ses frontières il y a quelques semaines, c'était encore hier la France xénophile, en pire. Je conseille à celui qui s'agace devant certains éditoriaux de notre vespéral parisien de lire le Soir de Bruxelles. Je conseille également à celui qui s'énerve devant le monolithisme latéral de l'audiovisuel de service public français de regarder la RTBF. La dernière fois que j'ai tenté douloureusement cette expérience masochiste, un islamiste expliquait gentiment à son intervieweuse qu'il espérait voir prochainement la charia appliquée en Belgique. À aucun moment la dame ne l'a interrompu ni ne s'est étonnée. Le propos semblait relever de la banalité. Ce que je sais encore, c'est que pendant la capture de ce poisson, dont on ne sait encore si il est pilote ou poltron, les policiers belges ont été insultés ou caillassés. Mais dès le lendemain, l'air de la stigmatisation était redevenu un refrain à la mode et un article de Libé titrait joyeusement, contre l'évidence aveuglante, qu'à en croire une élue écolo du cru: «Salah Abdeslam n'a pas de soutien à Molenbeek». Vous ne sentez pas l'odeur de poisson de la capitulation des esprits ?

Pendant qu'à Calais tout opposant, fût-il général, à l'immigration clandestine est promis à l'emprisonnement, le préfet de Paris autorisait samedi, malgré l'état d'urgence, une manifestation organisée notamment par le collectif des sans-papiers (dépêche AFP). Les manifestants pouvaient, eux, librement stigmatiser les violences policières, les frontières qui tuent, et appeler en passant «au boycott d'Israël». Ce qui est, paraît-il, un délit. Vous ne sentez vraiment rien ?

À la télévision, le même soir, sur la seconde chaîne nationale, on vantait l'initiative antiraciste de l'association «tous unis contre la haine» qui se propose de lutter contre «l'islamophobie» et, de manière très légitime, contre les actes anti musulmans. Des images de fiction montraient, pour les stigmatiser, des agressions violentes. Mais la bande-son, insidieusement, faisait parler des Français de souche qui disaient leur peur de l'islamisation de leur pays. Cet amalgame-là ne semble gêner personne. Ceux qui veulent résister résolument contre l'immigration islamique forcée sont forcément des anti-immigrés, islamophobes et d'extrême droite.

Il est, par ailleurs, étrange de se prétendre «tous unis contre le racisme» et oublier le racisme anti-blanc et anti-chrétien, vecteur principal de la haine islamiste.

Malgré la résistance passive du peuple, moi je sens que la capitulation médiatique et politique se poursuit activement.

Et vous ?

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