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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 11:58
 

Paru dans FIGAROVOX - lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/

 

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2017/03

/27/31001-20170327ARTFIG00091-angot-derive-de-l-emission-politique-l-etrange-silence-du-csa.php

 

FIGAROVOX    Publié le 27/03/2017

 

Angot, dérive de l'émission politique: L'étrange silence du CSA

par Gilles William Goldnadel

 

FIGAROVOX/CHRONIQUE - François Fillon a affirmé qu'il existait au ministère de l'Intérieur un cabinet noir à l'origine des accusations à son encontre. Dans sa chronique, Gilles-William Goldnadel rappelle que la gauche a souvent utilisé tous les ressorts médiatiques et culturels à sa disposition pour évincer ses adversaires.

 

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

 

Dans l'espace médiatique, il n'est pas bon de geindre quand on n'a pas la bonne tête d'une victime à plaindre. «Conspirationniste» . François Fillon serait conspirationniste. Entendez paranoïaque ou simulateur. Or la conspiration n'a, pour l'heure, pas bonne presse à gauche. Un parano de droite pourrait même se demander s'il n'existerait pas quelque complot ourdi contre le conspirationnisme.

 

Il faut pourtant constater que la gauche n'a pas toujours détesté spéculer gratuitement sur quelque ténébreuse conspiration. Toute la culture libérale hollywoodienne est basée sur les complots ourdis par la CIA. L'empreinte de l'Agence est partout. Quand ce ne sont pas l'United Fruit en Afrique, ITT au Chili ou Monsanto dans les campagnes canadiennes. En France, la presse ou le cinéma progressistes ne détestaient pas prendre les gaullistes la main dans le SAC. Personne, à Paris comme à New York, ne menace de la camisole ceux qui pensent que le président américain aurait pu être porté au pouvoir avec l'appui du nouveau KGB. Mais il serait interdit, sous peine d'échafaud, d'échafauder à droite. Celui qui signe n'a pas un goût très prononcé pour les explications trop sophistiquées. Mais il sait que la Cagoule n'était pas une créature chimérique.

 

Il sait également que le spéculateur Georges Soros - qualifié aimablement la semaine dernière de «philanthrope» par Bernard Guetta sur France Inter dans une émission toute entière dévouée à la haine de Trump - arrose de dollars des centaines d'organisations d'extrême-gauche dans le monde pour faire tomber les gouvernements occidentaux qu'il croit devoir détester. La vie est compliquée. Et même les paranoïaques sont parfois victimes de complots.

 

Ainsi donc le conspirationniste Fillon a prétendu sans preuves qu'il existerait «un cabinet noir» à l'Élysée. La belle affaire.

 

Au-delà de la métaphore littéraire sombrement colorée, utilisée depuis des mois et de manière circonstanciée par Valeurs Actuelles, le candidat promis à la casserole n'a fait effectivement que reprendre les bonnes feuilles d'un livre à paraître et qui affirme lui aussi de manière documentée l'existence au sein de la présidence de la république, selon ses auteurs, d'une «structure clandestine» «instrumentalisant la police à des fins politiques». L'évocation par Fillon d'un cabinet occulte autant qu'opaque n'est donc pas mal trouvée.

 

Celui-ci s'en étant emparé pour réclamer opportunément des investigations, voilà que nos auteurs, dont deux aux quatre pieds palmés, cancanent bruyamment, considérant sans doute qu'eux seuls seraient habilités à s'en émouvoir et le candidat de droite, indigne de s'en plaindre.

 

Pour celui qui s'essaie à demeurer crédible et objectif deux remarques s'imposent cependant :

 

- François Hollande n'est certainement pas le premier président de la cinquième république à avoir, selon cette hypothèse, utilisé les puissants moyens d'État à sa disposition pour tenter d'arranger ses amis ou nuire à ses adversaires.

 

Ce qui choque davantage, c'est lorsque la gauche morale se drape, selon son habitude vestimentaire habituelle, dans la vertu offensée pour le contester. Un peu comme cette ministre de la justice iconique qui jurait qu'elle ignorait ces écoutes téléphoniques entre un ancien président et son avocat, qu'elle tenait, comme l'innocent du proverbe, à pleines mains.

 

- François Fillon n'a pas trouvé dans un cabinet noir ces trois complets gris dont il n'est pas interdit de penser qu'ils ne sont pas bien séants.

 

Une fois donc qu'il est écrit que la thèse d'une officine n'a rien a priori de fantasmagorique, et qu'elle semble accréditée par certains éléments, il convient surtout d'écrire qu'un pouvoir de gauche duplice voit sa force décuplée non par une machination mais par des outils aux rouages purement mécaniques.

 

Il ne suffit pas en effet de vouloir instrumentaliser la justice ou les médias, encore faut-il le pouvoir utilement.

 

Depuis que Mme Taubira a placé sans protestations à la chancellerie, dans certaines juridictions, au Parquet National Financier des magistrats souvent issus d'un syndicat idéologiquement conforme, la chose est plus facile. Nul besoin d'une machination, l'intervention reflexe est machinale. Automatique et expéditive.

 

Depuis que le service public audiovisuel de l'information est impunément aux mains de l'idéologie gauchisante, il n'est nul besoin pour un cabinet noir d'avoir à insister pour répandre quelques informations désagréables pour l'adversaire, l'assistance sera empressée autant que mécanique.

 

Ainsi on peut s'étonner que David Pujadas, ordinairement mieux inspiré, ne se soit soucié que de faire taire le public mais jamais d'installer un dialogue entre Christine Angot et François Fillon. Madame Angot refusant explicitement de débattre et installant une atmosphère de tribunal révolutionnaire devant des téléspectateurs encore sidérés de tant de violence et de parti pris.

 

Ayant écrit cela, celui qui exhorte depuis toujours les adversaires de l'idéologie sommaire à mener le combat culturel, en veut moins à la gauche d'avoir utilisé les rouages du pouvoir intellectuel, médiatique et judiciaire qu'à la droite de s'en être souverainement désintéressé.

 

Lorsque la gauche l'a fait, elle l'a fait aussi par conviction. Lorsque la droite ne l'a pas fait, elle ne l'a pas fait en raison d'un individualisme bien proche de l'égoïsme.

 

Rien qu'un exemple, parmi des milliers. Touchant au CSA qui est devenu une machine à censurer sélectivement. Hier, c'est lui qui avait sonné la charge contre Georges Bensoussan, reprise par les organisations antiracistes dévoyées. Depuis, on le sait heureusement relaxé.

 

Aujourd'hui, voilà le tranquille Jean-Pierre Pernaut de TF1, morigéné pour avoir, entre un sujet sur les SDF et un autre sur les migrants osé lancer: «Voilà, plus de places pour les sans-abri, mais en même temps les centres pour migrants continuent à ouvrir partout en France».

 

On avait connu pire insanité nullement sanctionnée. L'appel de Ruquier à assassiner un président américain. Ou ces phrases dénoncées au CSA par l'un de mes correspondants qui m'a demandé de m'en saisir.

 

Nous sommes le 24 novembre. Mon correspondant, fondateur d'un des plus importants instituts de sondages, est dans sa voiture à écouter France Inter. Il est 11h30. Parmi quelques saillies: à propos des candidats Fillon et Poisson: «pour prouver lequel des deux est le plus catholique, ils vont se faire sucer par des gosses».

Et encore: «… C'est comme le ver solitaire, quand on a fait le con pendant cinq ans, il part du Fillon quand tu arrives à chier».

 

Le citoyen-auditeur-contribuable de cette radio de service public a recommandé son courrier au président du CSA qui ne lui en a pas encore accusé réception après quatre mois. Sans doute considère-t-il qu'à 11 heures et 30 minutes du matin il était impossible qu'un enfant écoute la première antenne radiophonique nationale.

 

Mais ce citoyen a également adressé copie de sa missive indignée à la présidente de la Haute Autorité de la primaire de la droite.

 

Qui a traité l'avertissement avec la même indifférence.

 

Il est terrible de vivre dans un cabinet noir.

 

 
 

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 11:38

http://www.causeur.fr/israel-onu-le-monde-desinformation-43324.html

 

Paru dans CAUSEUR

 

le 22 mars 2017

 

Israël: Quand Le Monde oublie d'informer

 

Qui est vraiment Richard Falk, le rapporteur de l'ONU.

par Gilles William Goldnadel

 

 

Je l'ai écrit mille fois: en matière d’information, la première désinformation, c'est l'occultation. Ou le mensonge par omission.

 

Peu de risques d'être confondu. Sauf lorsqu'on exagère. Et Benjamin Barthe du journal Le Monde, qui fut, il y a longtemps, un journal sérieux, avant qu'il n'exagère, a exagéré. B.B. a publié le 17 mars à 23h53 un article intitulé: « Sous la pression, l'ONU enterre le rapport accusant Israël d'apartheid ». À sa lecture, on sent bien que Benjamin n’est pas heurté par l'incongruité juridique manifeste du rapport. Et rien qu'à lire le titre, on comprend également que n'étaient les menaces de Trump et de Netanyahou, l'ONU aurait dû publier ce rapport objectif comme il en a publié tant d'autres pour flétrir Israël. Voilà ce qui doit heurter. Les lecteurs égarés du journal l'ont d’ailleurs signifié vertement dans leurs commentaires en condamnant l'infâme censure ainsi exercée.

 

Le sulfureux monsieur Falk

 

Mais trêve de persiflage. Venons-en aux faits ou plutôt à ceux qui sont soigneusement dissimulés. Selon B. Barthe, Richard Falk et Virginia Tilley, les deux auteurs du rapport de cette sous-commission économique régionale onusienne qui a pris sans qu'on lui demande l'initiative de rapporter, seraient « des spécialistes du droit international ». Rien de plus. Certes, le fait que ces deux éminences préconisent dans leur rapport de s'en remettre aux boycotteurs antisionistes du BDS laissent à penser que nous n'avons pas seulement affaire à de purs esprits scientifiques. Mais un journaliste aspirant à la crédibilité minimale aurait dû se faire devoir d’édifier son lecteur sur le cas exceptionnellement extravagant de Richard Falk qui avait à de très nombreuses et scandaleuses reprises défrayé la chronique.

Histoire de mettre en perspective le rapport et expliquer son funeste destin. Pour faire bref, et pallier la carence cruelle du journaliste oublieux, je rappellerai donc, qu'entre autres titres de gloire, ce « spécialiste du droit international » a :

 

- blâmé les États-Unis pour l'attaque du 11 septembre 2001.

 

- fait le lien entre l'attentat du marathon de Boston et la politique des États-Unis au Proche-Orient.

 

- comparé les Israéliens aux nazis.

 

- critiqué ceux qui considéraient l'ayatollah Khomeiny comme un réactionnaire fanatique.

 

Et Decodex dans tout ça ?


Les lecteurs du journal Algemeiner ont eu plus de chance que ceux du Monde, puisqu'un article du 17 mars intitulé « Falk aurait dû être discrédité depuis une décennie » leur a révélé ce qui précède et qui a été occulté aux lecteurs français.
Ajoutons, pour faire bonne mesure, qu’en 2011, le Premier ministre britannique David Cameron avait condamné « vigoureusement » le juriste pour la publication d’un dessin antisémite. Qu'en 2012, le Foreign office avait à son tour condamné l'homme pour l'évocation d'un ouvrage considérant « qu'après tout, Hitler avait raison ».

 

Wikileaks a également révélé l'existence d'un câble, daté du 16 février 2010, qui le qualifiait, selon l'Autorité palestinienne, de « partisan du Hamas ». Même Ban Ki-moon avait été contraint, en mai 2014, de condamner la haine pathologique de Falk envers Israël et de la pousser vers la sortie. Ce dernier avait déclaré, entre dizaines d'autres insanités, que « les sionistes [étaient] les ennemis de l'humanité ».

Si les lecteurs du Monde avaient été informés comme ceux de l'Algemeiner, ils auraient compris immédiatement pourquoi un « spécialiste du droit international » en était venu à expliquer qu'il fait nuit à midi. Au lieu de cela, on leur a fait croire sciemment que deux universitaires sérieux s'étaient vus faire taire pour avoir voulu remplir leur impérieux devoir.

 

Triste ironie de l'Histoire, Le Monde du 18 mars intitulait fièrement un article :

« Decodex : à l'heure de la post-vérité, se battre pour les faits »…

 

Il y a pire que la post-vérité, c'est la sous-vérité.

 

Pauvre monde.

 

  1. Les états membres de cette Commission économique et sociale régionale pour l’Asie occidentale éprise de droit sont des dictatures arabo-islamiques. Pour l’anecdote, on citera le cas de la Mauritanie qui tolère encore actuellement l’esclavagisme par les Maures de membres de sa population noire défavorisée. Certains militants anti-esclavagistes ont été emprisonnés pour avoir protesté. Mais ni l’ONU de M. Falk, ni Le Monde de M. Barth ne sont très friands de ce genre d’anecdotes.
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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 10:39

PARU SUR LE SITE www.valeursactuelles.com

http://www.valeursactuelles.com/politique/goldnadel-france-inter-naime-pas-la-vulgarite-74078

VALEURS ACTUELLES   20 mars 2017

Goldnadel : “France Inter n'aime pas la vulgarité”

Tribune. Chaque semaine, Gilles-William Goldnadel propose aux lecteurs de Valeurs actuelles son regard sur l'actualité.

 

C'était jeudi dernier lors de la revue de presse matinale de France Inter. La préposée à cette tâche de la radio active, contaminée depuis si longtemps par l'idéologie qu'elle finit par diffuser sans rire un gaz hilarant, en fit son ouverture. Brigitte Bardot s'était confiée à Valeurs Actuelles et à en juger à ses idées, l'interviewée était bien assortie à son intervieweur. À écouter la préposée délicieuse mais choquée, le vert langage de Brigitte était digne du charretier: À la question de notre cher André Bercoff relative à l'Union Européenne, Brigitte répondit en effet: “il faut en sortir. Bruxelles nous casse les burnes”.

Waouh ! Ça dépote ! On comprend l'émotion dans les studios. La voix de la France se faisait soudainement aphone.

On ne s’exprime pas ainsi sur France Inter. Oh bien sûr, il y a les petits copains de la bande à Charline qui font parfois dans le pipi caca, mais ils sont jeunes, ils ont l'âge pour çà. Il y a Pablo Mira, qui de temps à autres appelle à flinguer un président élu, mais c'est pour rire, turlututu chapeau pointu. Il y avait aussi Mehdi Meklat “Arthur Rimbaud des banlieues”, selon France Inter, qui officiait sur cet organe radiophonique arbitre du bon goût. Celui qui écrivait dans Burn out (page 113) : “j'ai glissé ma main sous sa jupe. Salope… Salope continue… Il avait suffi qu'elle mette sa bouche sur ma queue pour que j'éjacule”. C'est autrement plus distingué que les burnes de la Brigitte.

Ce Mehdi qui gazouillait encore: “Faites entrer Hitler pour tuer les juifs” et dont Pascale Clark écrivait finement le 18 février 2017 qu'il ne “fut que poésie, intelligence et l'humanité”. Propos réitérés lors du journal de 13 h sur France Inter le 21 février.

Alors oui, comment après une telle délicatesse d'esprit et de langage adoubée par notre radio nationale de service public, un journal aussi ignominieux que Valeurs Actuelles peut-il se laisser aller à interviewer une aussi méchante femme qui se permet de dire : “Depuis mon enfance, j'adorais les animaux. Quand je tournais des films, notamment au Mexique, au Brésil et même en France, il m’arrivait de croiser des chiens et chats abandonnés, efflanqués, affamés et me traversait un irrépressible besoin de les secourir. Puis j'ai découvert l'horreur des abattoirs, le massacre des bébés phoques et autres indicibles manifestations de la cruauté humaine envers les animaux, et un jour je me suis dit : ça suffit comme ça. J'ai décidé d'arrêter le cinéma et de me consacrer entièrement à cette lutte”. Méchante femme. Et encore: “J'ai été élevée dans l'honneur, le patriotisme, l'amour et le respect de mon pays. Quand je vois ce qu'il est devenu, je suis assez désespérée”. Méchante femme. Méchant journal qui lui ressemble.

Heureusement, pour France Inter, il existe des artistes bobos en France qui ne sont pas Brigitte Bardot. Ils sont bonbons et délicieux et on n'en dira que du bien très sucré. Houda Benyamina, par exemple, sacrée par les Césars mais dont le site est en “maintenance” depuis la révélation de ses messages antisémites et conspirationnistes. Ou encore Oulaya Amamara, “meilleur espoir féminin” lors des Césars 2017, et dont les tweets racistes et homophobes ainsi que son goût culinaire prononcé pour la quenelle sauce Dieudonné ont été révélés, mais certainement pas dans la revue de presse de France Inter.

À condition de les écouter avec légèreté, les ondes radio actives font des bourses d'acier.

 

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 10:43
 
 

Paru dans FIGAROVOX - lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/

 

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/03/17/31003-20170317ARTFIG00324-fillon-et-le-racisme-anti-francaisl-homme-occidental-toujours-coupable-jamais-victime.php?pagination=2

 

FIGAROVOX  Publié le 18/03/2017

 

Fillon et le racisme anti-Français: L'homme occidental toujours coupable, jamais victime ?

Par Gilles William Goldnadel

 

FIGAROVOX/HUMEUR- François Fillon a parlé ce jeudi de « racisme anti-Français », s'attirant les foudres d'une partie de la presse. Pour Gilles-William Goldnadel, ce racisme est une réalité à combattre.

 

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël.

 

 

Il peut arriver qu'en politique, comme souvent en psychanalyse, sous la couche superficielle du discours, on découvre la vérité des choses.

 

Les propos de François Fillon, jeudi dernier à Caen déclarant exécrer tous les racismes «dont le racisme anti-Français» et surtout les réactions réflexes et critiques qu'elles ont inspirées à la gauche médiatique confirment ce postulat.

 

Que François Fillon, en retard selon les sondages sur Marine Le Pen, n'ait utilisé à dessein cette expression peu employée par lui que pour tenter de rattraper sa rivale fait assez peu de doutes. Mais que la gauche (Libération «trumpisation», Le Nouvel Obs «discours d'extrême droite») y voie la marque infamante d'une dangereuse dérive droitière est, sur le fond, infiniment plus instructif.

 

Après tout, le concept de racisme anti-Français n'est ni nouveau ni original. Mais la réaction pavlovienne de la gauche en dit long sur la béance de sa pensée.

À aucun moment les deux journaux cités, ni plus grand monde à gauche, n'osent contester vraiment ce racisme. Mais il serait toujours aussi malséant de l'évoquer ou même de le nommer.

 

Et pour cause, c'est le racisme anti-occidental ou pour parler encore plus crûment anti-blanc, et dont le caractère anti-Français n'est qu'un avatar local, qui est à l'origine même du mal qui ronge le corps social depuis trois décennies.

J'ai essayé de montrer en 2011 dans mes Réflexions sur la question blanche qu'il était à la racine même de toutes les grandes questions actuelles et que son origine dans l'inconscient collectif occidental post-chrétien prenait sa source dans la honteuse détestation de partager la même couleur que l'Antéchrist nazi criminel qui commît la nouvelle crucifixion.

 

Voilà pourquoi l'État-nation occidental et ses institutions régaliennes (armée, police) font l'objet d'une critique permanente lorsqu'elles utilisent légalement une violence répressive devenue révulsive.

 

Voilà pourquoi l'État-nation est tétanisé donc émasculé lorsqu'il voudrait faire respecter par sa police les lois républicaines en matière de régulation des flux migratoires, à l'encontre de populations fantasmatiquement identifiées aux nouveaux juifs souffrants.

Article après article, ces derniers mois, je tente de montrer les ravages qu'aura occasionnés ce que je nomme «l'islamo-gauchisme».

 

À plusieurs reprises, je l'ai défini comme l'interdiction de critiquer l'islam ou la radicalité arabo-islamique sous peine d'être taxé d'islamophobe ou de raciste.

 

Mais il faut bien comprendre que dans le creux de la posture, bien au fond, niche ce fameux racisme anti-occidental ou en l'espèce anti-Français que l'on ne doit ni dénoncer ni même nommer sous peine d'être condamné.

 

Chaque semaine pourrait nous apporter son lot d'exemples affligeants.

 

Défense d'évoquer le cas de cet élue du Front de Gauche de la région parisienne, Assia Benziane qui twittait ironiquement, précisément s'agissant de François Fillon, «qu'il n'y avait que des blancs» dans ses meetings. Mon imagination est impuissante à décrire la réaction de Libération ou du Nouvel Obs, si, hypothèse improbable, un élu Républicain se serait pris à gazouiller qu'il n'y avait que des noirs ou des arabes dans les meetings de Jean-Luc Melenchon…

 

On se souvient que les mêmes sont restés assez cois après les invraisemblables déclarations racistes et antisémites de Mehdi Meklat ou de deux ses amies orientales fraîchement césarisées.

En revanche, et pour les mêmes raisons que les critiques émises à l'encontre de la déclaration de François Fillon, l'antiracisme de gauche aura voulu punir Georges Bensoussan d'avoir osé évoquer l'antisémitisme d'une bonne partie de la population musulmane.

 

Voilà pourquoi, sous les condamnations sélectives de cet antiracisme dévoyé, se dissimule, de plus en plus maladroitement, le racisme anti-blanc et anti-Français.

On le voit désormais émerger en surface. Et de tous les milieux, et de tous les esprits mêmes les mieux structurés, tant ce racisme réflexe tient plus de la névrose occidentale que la réflexion.

 

Un jour c'est une féministe qui traque le machisme partout dès l'instant où il émanerait du mâle blanc mais qui refuse aveuglément de l'apercevoir dans la condition misérable faite aux femmes d'Orient. Un autre, c'est une députée de Guyane qui veut punir la négation de la traite transatlantique mais refuse de condamner la traite esclavagiste si elle est arabique, pour ne pas désespérer la jeunesse des banlieues. Un troisième, c'est un candidat à la présidence qui voit dans la colonisation française un crime contre l'humanité mais ne le distingue pas dans les massacres commis par le FLN.

 

Et surtout, comment ne pas vouloir voir que dans les attentats commis récemment sur le sol français qui contre des chrétiens, qui contre des juifs, qui plus généralement contre des Français de France, et au-delà du fanatisme religieux, habite le ressentiment raciste contre l'Occidental, figure permanente du racisme blanc colonial.

Cette sourde détestation, tellement profonde, tellement permanente, tellement entretenue, tellement obsessionnelle, qu'elle va jusqu'à lui interdire de revendiquer des racines, une histoire, une culture en propre.

 

Oui, derrière la critique à l'encontre des déclarations somme toute assez banales de François Fillon, contre tous les racismes y compris le racisme anti-Français, habitent au sous-sol, dans les profonds cloaques, un racisme d'autant plus sombre et sournois qu'il a revêtu les habits de lumière de l'antiracisme militant.

 

Gilles William Goldnadel ©

 
 

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 16:41

Paru dans FIGAROVOX - lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/
 

 

 

http://premium.lefigaro.fr/vox/societe/2017/03/13/31003-20170313ARTFIG00139-caricature-de-macron-on-peut-etre-stupide-sans-forcement-etre-antisemite.php

 

 

FIGAROVOX Publié le 13/03/2017

 

 

Caricature de Macron: « On peut être stupide sans forcément être antisémite »

Par Gilles William Goldnadel

 

 

FIGAROVOX/CHRONIQUE- Gilles-William Goldnadel revient sur la polémique suscitée par la caricature des Républicains à l'égard d'Emmanuel Macron. Il dénonce le « faux antiracisme » d'une certaine presse, qui semble particulièrement prompte à s'indigner lorsqu'il s'agit de s'opposer à la droite.

 

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

 

 

J'ai toujours pensé que l'antisémitisme rendait fou. Il est même fait pour cela. Les juifs comme les autres. À l'heure antisioniste où l'insulte la plus répandue à leur endroit consiste à les traiter de «nazis», calme et sang-froid sont des qualités requises pour ne pas sombrer dans la paranoïa.

 

Je pense également aujourd'hui que l'antiracisme devenu fou a contribué à rendre névrotique la collectivité humaine, à commencer par sa société médiatique.

 

L'énième polémique autour de la question juive aura été alimentée par une caricature d'Emmanuel Macron postée sur le compte Twitter des Républicains. On voit l'ancien banquier et ministre des finances, un haut de forme sur le chef, un cigare dans la bouche taillé avec une faucille, et le nez proéminent.

 

D'aucuns ont cru devoir y dénoncer haut et fort des stéréotypes antisémites de triste mémoire, jusqu'à François Fillon lui-même qui s'est senti dans l'obligation de faire, une nouvelle fois, amende honorable.

 

C'est ainsi, notamment, que Le Monde, rarement en reste d'une condamnation de l'antisémitisme classique, réel ou imaginaire, lorsqu'il émane de la droite, a vu dans le dessin incriminé la reprise «des codes de l'iconographie antisémite».

 

Disons-le d'emblée: je n'aime pas cette caricature que les Républicains ont décidé de retirer de leur site après protestations, parce que je la trouve stupide et vulgaire. Je ne trouve pas critiquable d'avoir été banquier ou d'être lié aux milieux financiers. Et il ne me paraît pas au surplus que les Républicains ou leur chef soient les mieux placés pour donner des leçons d'indépendance à l'égard de la haute banque ou du grand patronat.

 

Mais une caricature n'est pas toujours intelligente, et elle n'est pas, par essence, juste et modérée. En outre, on a le droit d'être stupide sans être obligatoirement antisémite. Encore que ces deux improbables qualités ne soient pas forcément incompatibles.

 

La France est un pays latin de tradition catholique ou l'argent et la finance n'ont jamais eu bonne presse. La religion marxiste n'a pas amélioré leur image.

 

Depuis que l'affiche politique existe, les mouvements d'extrême gauche (Parti Communiste, Ligue Communiste Révolutionnaire, Lutte Ouvrière) ont toujours abusé dans leurs codes iconographiques du chapeau haut-de-forme, du pantalon rayé et du cigare pour figurer le patron exploiteur ou le mercanti. On n'y avait vu aucune connotation antisémite obligatoire.

 

Jusqu'à notre président de la république encore en place, qui déclarait être «l'ennemi de la finance». D'aucuns y avaient décelé la marque de la démagogie et d'une certaine ineptie politique, mais pas à notre connaissance de la haine des juifs, associés pourtant depuis des lustres à cet objet de la détestation présidentielle.

 

Pardon d'entrer dans les détails, mais la folie des temps l'exige: le caricaturé Macron n'est pas juif, que je sache, et est doté d'un appendice nasal relativement proéminent qui peut faire le bonheur du caricaturiste, sans affecter outre mesure un physique que l'on s'accorde à trouver agréable.

 

Je n'ignore pas que l'on puisse faire de l'antisémitisme sans juif, mais on reconnaîtra que lorsque M. Mélenchon associe automatiquement Pierre Moscovici à la finance internationale, le soupçon d'antisémitisme est moins spéculatif.

 

Or même à l'Insoumis autoproclamé, j'accorderai le bénéfice du doute, s'agissant d'une volonté délibérée de flétrir les origines du Commissaire européen, dans l'incapacité dans laquelle je me trouve et ne me veut placer d'explorer les méandres de son inconscient.

 

Mais revenons à nos caricatures. Un esprit chagrin aurait pu également trouver dans la caricature d'Éric Zemmour ornant la couverture du Libération du dimanche 12 octobre 2014, et le représentant avec un «type» sémitique quasi stéréotypé - oreilles basses et nez busqué - des relents de la presse antisémite de la grande époque. Mais je n'ai pas l'esprit chagrin, encore moins celui du procès d'intention.

 

Regardons davantage encore les caricatures consacrées à Emmanuel Macron: celle de Charlie hebdo numéro 1210: cigare-stylo Mont-Blanc dans la bouche. Celle de l'Obs du 27 aout 2014: chapeau haut-de-forme, costume rayé, cigare fumant et très grand nez busqué. Aucune polémique sur un quelconque antisémitisme n'a été enregistrée, fort heureusement à mon avis.

 

Mais le plus farce est pour la fin: ainsi Le Monde a détecté dans la caricature des Républicains «les codes iconographiques de l'antisémitisme».

 

Manifestement, le journal vespéral était moins regardant à l'égard de son propre dessinateur Plantu lorsque celui-ci, dans son édition du 28 aout 2014, faisait un sort caricaturalement cruel à M. Macron. Légende: «C'est bien toi qui avais dit "mon véritable adversaire c'est la finance ?" » questionne François Hollande à son double qui lui répond : «Oui mais ça c'était avant». Dessin d'illustration: l'ancien ministre des finances, gros cigare à la bouche, nez proéminent, chapeau haut-de-forme, avec en prime, sur son épaule un Picsou à l'avarice aussi légendaire que celle que l'on prêtait sans barguigner à un certain peuple qualifié d'usurier.

 

Il ne semble donc pas qu'à l'époque Le Monde avait vu dans cette caricature un code iconographique particulier.

 

J'aurais remercié le journal du soir de sa bienveillante sollicitude, si sa vigilance, à l'instar de la presse de gauche «antiraciste», n'était décidément particulière et sélective.

 

Et c'est exactement ici où le faux antiracisme devenu fou rend la société névrotique. Faux antiracisme qui, tandis qu'il instruit des procès d'intention auxquels les accusés ne peuvent pas répondre, ferme délibérément les yeux devant le racisme aveuglant d'un Mehdi Meklat qui regrette Adolf Hitler ou d'une jeune actrice orientale et césarisée qui qualifie le rap de «musique de sale naigre».

 

Sans doute parce que dans leur code de détection de l'antisémite et du racisme, ces racistes et ces antisémites-là ne sauraient être répertoriés. Sous peine d'être taxé de raciste ou islamophobe comme Georges Bensoussan.

 

Trahison du clergé antiraciste devenu aveugle à force d'avoir cherché une paille souvent imaginaire dans la meule détestée, et n'a pas voulu voir la poutre qui lui creva les yeux.

 

Ce faux antiracisme obsessionnel est aujourd'hui le vecteur principal du racisme authentique. Sa sollicitude est bien plus suspecte que la plus stupide des caricatures.

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 17:40

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http://premium.lefigaro.fr/vox/politique/2017/03/06/31001-20170306ARTFIG00214-gilles-william-goldnadel-en-france-la-justice-et-les-medias-sont-intouchables.php

 

 

FIGAROVOX Publié le 06/03/2017

 

 

Gilles-William Goldnadel : « En France, la justice et les médias sont intouchables »

 

FIGAROVOX/CHRONIQUE- Après une semaine marquée par l'affaire François Fillon, Gilles-William Goldnadel défend le droit à critiquer la justice et les médias, « pour qui n'existe aucun véritable contre-pouvoir ».

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

 

 

La pensée convenue aura presque réussi à imposer, à coup de matraquage médiatique comminatoire, une sorte d'idée toute faite: il serait interdit de critiquer la presse et la justice, sous peine d'être coupable de reconstitution de ligue populiste et factieuse.

 

Cet ukase impérieux aura trouvé son point d'acmé le plus sévère dans l'appel solennel de Mme Hidalgo sur Twitter à François Fillon à renoncer au rassemblement du Trocadéro.

 

La maire socialiste de Paris y voyait en effet «un acte grave de faillite morale et politique qui ne devrait pas avoir droit de cité à Paris».

Dans un message publié sur sa page Facebook, Mme Hidalgo considérait en effet que les soutiens du candidat des Républicains n'avaient «d'autre but que de manifester leur opposition aux magistrats, aux services de police et aux journalistes qui participent depuis plusieurs semaines, chacun à leur niveau et dans son rôle, à faire éclater la vérité». Rien de moins.

 

Il est piquant de constater, encore que l'observateur soit habitué à cette contradiction consubstantielle à la nature même de la gauche morale, que celle qui demande l'annulation de la manifestation dûment autorisée est la même qui aura toléré sans mot dire les rassemblements quotidiens, illégaux durant l'état d'urgence, des gens qui pensaient la nuit debout aux frais des Parisiens, ou de ceux qui encore récemment et violemment voyaient dans chaque policier un raciste sodomite.

 

Mais laissons l'édile à ses délires et délices et examinons le fond.

Qui pourrait me montrer le texte légal qui proscrirait la critique du système judiciaire ou médiatique ou celle de certains juges ou journalistes ? Il est certes prohibé de jeter le discrédit sur une décision de justice particulière, et ce en termes méprisants. La dernière fois qu'il m'a été donné d'entendre critiquer un jugement, c'était M. Benoît Hamon qui y procédait, en des termes sévères, au micro de France Inter.

 

Il s'agissait de la décision relaxant les policiers poursuivis pour mise en danger d'autrui dans la triste affaire concernant les malheureux Zyed et Bounia. Le candidat socialiste y voyait du mépris pour les jeunes des quartiers dits populaires. Je ne me souviens pas d'avoir entendu le journaliste ou la maire de Paris protester contre cette atteinte précise à l'indépendance des juges. Il est vrai qu'il ne s'agissait que de l'honneur retrouvé de policiers ayant connu plusieurs années de calvaire médiatique et judiciaire.

 

Pour le reste, qui pourrait m'indiquer pour quelles raisons morales, seuls les journalistes et les juges, pour qui n'existe déjà aucun véritable contre-pouvoir, et le système qui les régit, seraient incritiquables ou intouchables, à l'instar des vaches sacrées ?

 

On pourrait donc, en permanence, conspuer, cracher, entartrer, gifler, lancer des œufs durs ou pochés, sur le personnel politique, leur offrir un concert de batteries de casseroles nonobstant leur innocence présumée, quand ce n'est pas, de la part de journalistes, souhaiter impunément leur assassinat quand ils sont de droite, américains et démocratiquement élus; mais il ne serait pas permis de mettre en cause le système juridico-médiatique, lorsqu'on pense qu'il déraille.

 

Et si, précisément, cette défense de critiquer ce pouvoir et lui seul n'était pas symptomatique du vice de celui qui se prétend forcément vertueux ?

Je n'ai fait, dès le début du «Pénélopegate», qu'un seul vrai reproche à François Fillon, que celui-ci, dimanche vient de reconnaître implicitement: avoir accepté de jouer un jeu avec des dés pipés et par avance d'être roulé dans une farine judiciaire et médiatique pétrie spécialement et expéditivement pour lui.

 

Car personne, et encore moins Mme Hidalgo, ne m'empêchera d'écrire, la mort dans l'âme mais la main ferme, que je n'ai plus confiance dans le système juridico-médiatique de mon pays.

 

Ainsi, je n'aurais pas le droit de dire que je n'ai aucune confiance dans ces juges tellement aveuglés qu'ils punaisent sur leur mur d'infamie les noms des parents de victimes d'assassinats et de leurs adversaires politiques. Et je n'aurais pas le droit de préciser qu'ils représentent tout de même 25 % des magistrats syndiqués et que c'est parmi eux qu'une certaine ministre de la justice a puisé pour placer ses pions aux endroits stratégiques de la chancellerie et des juridictions ?

 

Je ne pourrais pas non plus, sous peine sans doute d'être associé aux Camelots du roi, aux Croix-de-Feu voire à la Cagoule, morigéner cette Juge à l'Application des Peines qui aura, contre l'avis de son parquet, remis en liberté ce délinquant dangereux qui aura depuis commis un terrible crime terroriste. C'est dommage tout de même, car ce magistrat n'encourt aucune autre sanction que cette ingrate autant que stérile admonestation.

 

Et bien sûr, sauf à sombrer dans la vulgarité, je ne saurais m'étonner de la saisine arbitraire du Parquet National Financier, par voie de dénonciation de presse, qui choisit un François plutôt qu'un Emmanuel sur la base d'un critère que je le mets tout de même au défi de justifier objectivement.

 

Et seul un esprit tellement tourmenté qu'il faudrait peut-être songer à l'enfermer, pourrait s'étonner de ce hasard cosmique de voir seulement les deux candidats de la droite poursuivis judiciairement, durant cette courte période électorale.

 

Pas question de m'étonner que la procédure diligentée à l'encontre de Marine Le Pen et de ses collaborateurs ouverte depuis deux ans, aura connu un soudain coup d'accélérateur policier et judiciaire, précisément à deux mois de l'élection présidentielle.

 

Pas question non plus de médire sans être maudit, à l'inverse, ce calendrier unique dans les annales, qui fait que Fillon François aura été convoqué pour être mis en examen dans le temps record d'un petit mois, tandis que Taubira Christiane aura mis (piètre avocat que je suis) trois années pour voir sa juge et répondre du délit de prise illégale d'intérêts. En toute discrétion médiatique évidemment.

 

On peut sans doute tout faire au peuple de France. Le désinformer, l'empêcher de se réformer, de défendre son identité, sa culture ou son intégrité. Fausser le jeu démocratique et judiciaire. Tout, sauf le droit de l'empêcher de dire qu'il n'est pas dupe de la duperie d'un procédé et de la duplicité d'un système.

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 17:36

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http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/02/27/31003-20170227ARTFIG00138-les-cesar-une-morale-a-geometrie-variable.php

 

FIGAROVOX Publié le 27/02/2017

 

Les César: Une morale à géométrie variable - par Gilles William Goldnadel

 

 

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Des tweets antisémites et racistes de la réalisatrice Houda Benyamina et de l'actrice Oulaya Amamra, récompensées lors des César pour le film Divines, ont été retrouvés. Pour Gilles-William Goldnadel, le silence du monde médiatique est assourdissant.

 

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

 

 

Finalement, Laurent Ruquier avait raison de conseiller aux journalistes de ne pas faire cas des gueux de la fâcheuse sphère.

 

C'était tellement mieux avant. Avant ce monde underground qui va déterrer les cadavres et les casseroles qu'il ne faut pas montrer.

L'idéologie journalistique, elle, sait ce qui est convenable ou non d'exhiber au bon peuple.

 

C'est ainsi, par exemple, que seul un hasard cosmique et non une intention maléfique explique que seuls les deux candidats de la droite se voient chercher judiciairement querelle publique à deux mois du scrutin présidentiel.

 

Et qui aura le front trop national d'oser dire à la télévision qu'il n'a pas trop confiance dans la justice de son pays, ou qu'elle va dans le mur sous le fallacieux prétexte que près d'un tiers des juges fait partie du Syndicat de la Magistrature.

C'est vrai quoi aussi, sans ces fâcheux sphériques, les petites cochonneries du Mehdi auraient pu bénéficier d'un enterrement de première catégorie. Sans désespérer ni Trappes ni Saint-Denis.

 

Regardez encore les César. Houda Benyamina, réalisatrice couronnée pour «Divine», et par ailleurs admiratrice de Malcolm X et de Ramadan Tariq, ne se serait pas vue reprocher d'avoir posté sur Facebook le 15 novembre 2015 une caricature qu'un esprit chagrin pourrait trouver antisémite ou conspira-sioniste. On y voit en effet la marionnette d'un terroriste de Daech, la lame du couteau encore ensanglantée, dont les ficelles sont tirées par un Américain et un juif embusqués derrière un mur…

 

Vous me direz, il ne s'agit jamais que d'une caricature postée. C'est vrai, mais pour une autre caricature raciste, cette fois concernant celle d'une certaine ministre de la Justice, une autre femme aura été condamnée à neuf mois de prison ferme, sans que la presse anti-carcérale y trouve à redire.

 

Ce ne serait certainement pas non plus les truffiers antiracistes du Monde, des Inrocks ou de Libé qui auraient demandé des comptes à son amie et actrice Oulaya Amamra, «meilleur espoir féminin», pour avoir posté une petite quenelle à la sauce Dieudonné ou pour avoir gazouillé sur Twitter «c'est bien du rap de sale naigre (sic)».

 

Qu'elle se rassure, le CRAN ne lui cherchera pas mauvaise querelle, trop occupé qu'il est à faire un procès à l'auteur couleur belge de Tintin au Congo.

 

Tout au plus, Oulaya, sur notre deuxième chaîne nationale s'est-elle entendue dire ce samedi par un Laurent Delahousse, tout en délicatesse subliminale, qu'on pouvait faire des bêtises sur les réseaux sociaux…

 

Tout à coup la télévision publique est devenue trop privée.

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 12:19

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http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2017/02/24/31001-20170224ARTFIG00132-jours-feries-musulman-et-juif-quand-terra-nova-fait-le-jeu-des-freres-musulmans.php

 

FIGAROVOX Publié le 24/02/2017

 

Jours fériés musulman et juif: Quand Terra Nova fait le jeu des Frères musulmans - par Gilles William Goldnadel

 

 

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Gilles-William Goldnadel condamne la proposition du think tank proche du PS, qui a d'ailleurs été rejetée par les autorités juives et musulmanes. C'est cette même élite islamo-gauchiste qui n'a pas voulu reconnaître les atrocités verbales de Mehdi Meklat.

 

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

 

«Putain je suis dégoûté, j'aurais tellement voulu qu'il soit d'extrême droite !» On se souvient sans doute de ce tweet rageur d'un journaliste de l'Obs apprenant soudainement l'origine de l'auteur des massacres de Toulouse.

 

Il signifiait en creux que le sort des victimes lui était moins important que la personnalité du bourreau. Qu'en réalité, le racisme inhérent à l'acte lui était indifférent.

Dans nombre de journaux soi-disants antiracistes de la semaine, à commencer par Libération, tandis qu'on abuse des circonlocutions et des circonvolutions pour tenter de minimiser l'ignominie raciste, sexiste et antisémite du discours de Mehdi Meklat, le même relent rageur déborde avec aigreur: la fachosphère exulte ! Comme si l'extrême gauche dédaignait d'utiliser les faits au service de sa cause. Comme si Libération n'avait pas tenté de faire de Breivik le parangon du terrorisme blanc, comme si le monde n'avait pas publié une liste d'intellectuels qui auraient tenu la main du Norvégien, comme si d'autres n'avaient pas instrumentalisé, au besoin en triturant les faits, une rixe entre nervis bruns et nervis rouges pour faire de Clément Méric un martyr du fascisme et de l'UMP réunis.

 

La ficelle est vieille comme Staline, usée jusqu'à la trame, d'expliquer que de révéler les crimes du goulag va faire jouir le bourgeois. Surtout ne pas désespérer Billancourt. Ou Trappe.

 

Et pourquoi non ? Pourquoi donc serait-il défendu de tirer argument, une nouvelle fois, d'un événement aussi révélateur non seulement de la radicalité profonde d'une partie de la jeunesse islamique, mais encore et surtout de l'invraisemblable responsabilité, de l'incommensurable fatuité, et de la stupide mauvaise foi de la partie du monde médiatique qui avait fait de l'antiracisme non seulement son fonds de commerce mais encore un moyen de terroriser ses adversaires.

 

Il est en effet piquant de constater que ceux qui aujourd'hui tentent par tous les moyens, même les plus comiques, de minimiser l'invraisemblable racisme qu'ils avaient toléré, incarnent la caste médiatique antiraciste la plus intolérante, la plus vétilleuse, la plus fureteuse, la plus soupçonneuse, lorsque le racisme, souvent imaginaire et fantasmé, est reproché à une population autochtone à laquelle il prête depuis toujours sans barguigner un racisme consubstantiel.

 

Passons vite sur la mauvaise foi, glissons sur ces Inrocks qui avaient fait leur couverture sur l'icône Taubira et sur Mehdi promettant, triste ironie, «des révélations sur la jeunesse de Marine Le Pen».

 

Glissons sur Libération et sur tous les autres qui tentent de sauver la mise au Bondy Blog, paraît-il irremplaçable. Laissons là les tweets pulsionnels. Nos fins limiers ne se sont pas non plus étendus sur l'invraisemblable portrait plein d'empathie du terroriste Abdelhamid Abaaoud brossé par Mehdi Meklat et son complice Badroudine Said Abdallah le samedi 21 novembre 2015 dans le Bondy Blog (en partenariat avec Libération). J'en reproduis la chute car elle en vaut la peine, en précisant que l'article ne contient pas une ligne, un mot, une virgule de critique contre le terroriste ou son acte: «Abdelhamid, ça aurait pu être notre ami Karim, parce qu'il a le même visage d'enfant, les mêmes cernes qui se creusent timidement sous les yeux, les mêmes yeux sombres et le même regard lumineux, le même sourire facile, très grand sourire, un sourire qui n'a pas honte de lui, qui est fier de se donner aux autres, d'être beau. C'est pour ça qu'Abdelhamid aurait pu être Karim. Notre copain.»…

 

Après cela, Pascale Clark sa marraine à France Inter, le journal Elle, et tous les autres peuvent bien, comme toujours, continuer à pérorer, biaiser, pinailler, ou faire des phrases.

 

Je ne rejoindrai certains que sur un point: Je considère que, d'une certaine manière, Mehdi ou certains de ses semblables sont des victimes. Victimes d'un système médiatique et intellectuel névrotique que je ne cesse de dénoncer article après article et que j'ai nommé islamo-gauchiste. En rappelant une nouvelle fois qu'il n'a pas grand-chose à voir avec l'islam et presque tout avec le gauchisme et ses dérivés mondains.

 

À force de le lui répéter, on a fait croire à Mehdi que les Français, principalement les chrétiens et les juifs étaient tous des salauds racistes dont il était la première victime. Et c'est tellement facile de se penser victime.

 

Les névrosés narcissiques qui le lui ont fait croire, et qui passaient encore alors pour bons et intelligents, se moquaient, comme on le voit, éperdument du racisme mais étaient animés d'une haine pathologique envers leurs parents qui les avaient fait naître dans l'Europe post-hitlérienne.

 

Le dernier exemple en date de ce que la pensée soi-disant progressiste joue les boutefeux irresponsables de la radicalité nous est apportée sur un plateau par la fondation Terra-Nova dont on connaît la proximité avec le Parti Socialiste. Il est inutile de rappeler que cette fondation s'est faite connaître par ses propositions analytiques de voir désormais son parti orienter ses efforts de séduction vers la population immigrée plutôt que sur la classe ouvrière en déclin. On a tort d'y avoir vu uniquement du cynisme électoral. Au plus profond, il aurait fallu aussi y déceler cette désaffection pour les natifs en même temps que cette dilection pour l'altérité propre à la xénophilie du temps névrotique.

 

À deux mois des élections, et Monsieur Hamon aux commandes, Terra-Nova, fidèle donc à sa doctrine, a cru devoir habile de préconiser l'instauration de deux jours fériés, un musulman et un juif, à la place des lundis de Pâques et Pentecôte.

 

On savait qu'ils existaient des individus plus royalistes que le roi, on vient d'apprendre qu'il existait des laïcs progressistes plus musulmans que les musulmans et plus juifs que les juifs. C'est ainsi que le sage président du Conseil Français du Culte Musulman a opposé une sèche fin de non-recevoir au projet trop zélé: «Les musulmans de France n'ont jamais réclamé de telles dispositions, d'autant moins au détriment de jours fériés chrétiens. Terra-Nova se permet de faire des propositions au nom de l'islam de France alors qu'ils n'ont pas pris la peine d'auditionner les personnes et les institutions concernées», a indiqué sans trop d'aménité M. Anouar Kbibech.

 

L'étrange proposition n'a pas obtenu plus de succès chez les Juifs qui se satisfont pleinement de chômer pendant les fêtes chrétiennes - quand certains ne les célèbrent pas, à l'instar de Noël - tout en respectant leurs propres traditions festives.

Mais ne soyons pas trop injustes envers Terra-Nova, certains musulmans ont apprécié la fleur tendrement déposée à leurs pieds par les amis de Monsieur Hamon. La proposition émise correspondait en effet à une revendication de l'UOIF, proche des Frères Musulmans. Ils devraient pouvoir s'en souvenir lors du mois du muguet.

Non, ce n'est pas Mehdi Meklat qui est le plus coupable.

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 12:12

Billet

ACTUALITE JUIVE - N° 1425  – Jeudi 23 février 2017

L'hémiplégie morale du notable, cette maladie incurable - par G.W. Goldnadel

Trop c'est trop. Depuis 30 ans, j'aurais passé une bonne partie de ma vie intellectuelle à mettre en garde ma communauté originelle contre les mauvais guides qui l'auront égarée.
La focalisation obsessionnelle opérée sur la seule extrême droite aura fait profiter à l'islamo-gauchisme d'un angle mort obtus à l'abri duquel celui-ci se sera développé sans se heurter à la moindre résistance juive.

Dans le même temps, et pour les mêmes mauvaises raisons, une partie de la communauté juive dite organisée, par un prêchi-prêcha aussi angélique que bêta, aura empêché l'État démocratique de faire respecter les lois républicaines en matière de régulation des flux migratoires. Catastrophes en chaîne: une immigration islamique incontrôlée, une montée de l’antisémitisme antisioniste, un clientélisme pro-islamique tenant compte des nouvelles réalités démographiques, un terrorisme islamiste sanglant dont les juifs sont les premières victimes, une communauté juive désemparée.

Les faits m'auront donné, malheureusement, cruellement raison au-delà de toute désespérance.
Sauf sur un point: dans mes pires cauchemars, je ne pensais pas qu'après les crimes et les massacres que la communauté juive a connus, ceux qui se prétendent ses représentants n'aient pas enfin compris la dangerosité de l'islamo-gauchisme et les erreurs commises pour l'avoir sous-estimée.
Hélas, c'était compter sans l'hémiplégie politique et morale décidément incurable dont souffre encore une partie de la représentation juive.

Il y a une dizaine de jours, le CRIF publiait un communiqué pour condamner une rencontre entre une organisation communautaire et des membres du Front National. Dont acte.
Mais une semaine plus tard, il publiait un nouveau communiqué dans lequel il annonçait que son président avait rencontré Benoît Hamon…
Ainsi, les terribles leçons du passé n’ont pas été assimilées.

Comme l'a reconnu le clairvoyant Malek Boutih: Benoît Hamon incarne aujourd'hui un islamo-gauchisme dangereux. C'est encore le Canard Enchaîné, peu suspect de droitisme, qui révélait récemment que le candidat choisi par la primaire socialiste préconisait le soutien aux palestiniens pour complaire à l'électorat musulman. C'est le même qui montre sa faiblesse à l'égard du sexisme dans les quartiers. Le même qui se montre passif à l'égard du BDS, le même enfin qui s'oppose à tout endiguement de l'immigration clandestine. Pour couronner le tout, l'un de ses plus proches lieutenant aura été épinglé pour ses relation avec le Qatar, parrain et bienfaiteur des Frères Musulmans à l'antisémitisme programmatique.

Ne pas vouloir regarder l'évolution, même imparfaite, de la droite de la droite tout en fermant les yeux sur l'involution catastrophique de la gauche de la gauche, poursuivre le boycott de l'un et le dialogue courtois avec l'autre, relève de la cécité la plus handicapante.

Pas étonnant dès lors que la communauté organisée soit sortie du radar médiatique et pratiquement de la vie politique et qu'elle soit désormais incapable de faire descendre en masse ses membres dans la rue en ce compris dans les moments les plus terribles, compte-tenu du fait qu'elle est coupée de la réalité comme de sa base populaire.

Dans le même temps, de nombreux juifs, désespérés, ont quitté leur pays, pendant que des notables juifs sans représentativité véritable passent leur temps à remercier les autorités au lendemain de chaque nouvel attentat et prennent un air gêné lorsque le premier ministre israélien dit leur ouvrir les bras...

Pour ceux qui ne se résignent pas à la disparition tristement programmée des juifs français, il est peut-être encore temps de dire qu'il ne saurait être question de prétendre parler en leur nom sans regarder la réalité des dangers les yeux enfin ouverts.

Trop c'est trop.

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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 14:08

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http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2017/02/20/31001-20170220ARTFIG00125-gilles-w-goldnadel-l-ideologie-mortifere-de-la-victimisation-continue-de-frapper.php

 

 

FIGAROVOX Publié le 20/02/2017

 

 

L'idéologie mortifère de la victimisation continue de frapper

 

 

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Théo et les violences policières, Donald Trump en Israël, Emmanuel Macron et la colonisation... Gilles-William Goldnadel décrypte une «folle semaine» de «repentance» et de «politiquement correct».

 

 

Il faut être géomètre pour percevoir le point de vue idéologique. Et pour appréhender la déraison du monde politique et médiatique, rien de mieux que la géométrie. Pour démontrer que tout n'est qu'une question d'angle de vue, gros plan sur la semaine passée.

 

L'idéologie médiatique aura ainsi à nouveau élargi l'observation focale sur la responsabilité des policiers dans l'affaire Théo. Pour faire bonne mesure, et alors que les deux dossiers n'ont rien de commun (ma dernière chronique) la responsabilité policière a été étendue à l'affaire Adama Traoré qui n'a strictement rien à voir. Peu importe, si cela peut accabler davantage la police française, accusée de tous les maux à commencer par un racisme endémique. Ici l'on voit bien l'effet de mode américain. De la même manière que le féminisme simpliste a traversé l'Atlantique, le mouvement Black Lives Matter a fait des émules dans les banlieues sensibles au rap. Lundi dernier, le défenseur des droits, Jacques Toubon, était l'invité de la matinale de France Inter. Il a insisté sur le caractère excessif des contrôles d'identité dans les cités.

 

J'en viens à la géométrie idéologique. L'angle n'était pas erroné, mais il était obtus. Un angle mort était soigneusement oublié par le défenseur désigné par F. Hollande, en l'espèce la délinquance dans les banlieues qui pourrit littéralement la vie de ses habitants, ainsi que le sort réservé aux policiers qu'on y envoie pour y servir de gibier.

 

La rencontre entre le Premier ministre israélien et le président Trump peut également servir d'exemple géométrique appliqué. La presse s'était déshabituée avec Obama. Pour une fois, Israël n'aura pas été admonesté. L'angle médiatique obtus est demeuré le même: focalisation sur la colonisation. Le point de vue n'était pas en lui-même erroné, car les implantations israéliennes dans les territoires disputés sont certainement un obstacle à un règlement négocié. Mais il existait jusqu'à présent un angle mort que le président américain a abordé avec son style si particulier: le refus systématique de la partie arabe palestinienne d'accepter Israël en tant qu'État du peuple juif et l'éducation à la haine de la jeunesse de Palestine.

 

On ne peut pas dire que la presse française ait élargi le focus à cet angle jusqu'à présent interdit, en dépit du changement intervenu à la Maison-Blanche et de son obligation théorique d'information.

 

Enfin, les déclarations en Algérie d'Emmanuel Macron donnent une bonne ouverture à notre géométrie. Jusqu'à présent, le candidat préféré des modernes ou du moins de ceux qui aspirent à l'être, avait réussi à traverser les gouttes sans trop déguster. La Méditerranée aura été fatale. Certes, ses déclarations sur l'inexistence d'une culture française avaient fait sourciller les patriotes les plus ombrageux. Il faut dire que la bourde n'était pas trop petite. Un ancien ministre de la culture en la personne de Jean-Jacques Aillagon fut mobilisé dans nos colonnes pour expliquer l'inexplicable. Il n'y avait pas d'artistes français mais des artistes d'origines diverses. Les mêmes qui nous expliquent que la France est un creuset nous disaient maintenant que Francis Lemarque, Mouloudji et Yves Montand qui ont chanté Paris mieux que n'importe quel titi, n'étaient que des artistes juif, kabyle, italien qui chantaient en français. C'est beau l'universalisme.

 

Mais c'est une chose de vouloir vanter les charmes de l'Européisme ou du mondialisme - et le débat est légitime - c'en est une autre que d'avoir accepté d'abaisser son pays au détriment d'un autre.

 

Même les Européens les plus convaincus n'étaient pas tous prêts à entendre que la France s'était conduite comme l'Allemagne nazie à l'égard de l'Algérie. Car l'angle obtus est là: la focalisation obsessionnelle et maladive sur les seuls torts de la France à l'égard des musulmans d'Algérie. Et l'angle mort, soigneusement dissimulé, les crimes commis par le FLN au détriment des Français d'Algérie.

 

Pour avoir cédé à la pathologie mortifère de la révision de l'histoire sous l'angle déformé de la deuxième guerre mondiale.

 

Pour avoir proféré tout et son contraire, c'est-à-dire demander pardon tout en assurant refuser la repentance.

 

Pour avoir, en guise de regret, déclaré aux toulonnais «je vous ai compris!», de triste mémoire de Français d'Algérie, Emmanuel Macron aura navigué sans cesse entre cynisme naïf et candeur maline.

 

Il aura aussi fourni de nouveaux et mauvais arguments à certains jeunes de banlieue pour alimenter leur paranoïa violemment anti française.

C'est beaucoup pour un candidat précédé par sa réputation d'intelligence et de modernité.

 

Trois exemples qui montrent comment, selon l'angle d'attaque, l'idéologie focalise systématiquement sur ce qu'elle veut montrer et occulte soigneusement ce qui la dérange.

 

Mais à travers l'angle obtus, le géomètre expert peut décoder l'idéologie médiatique et politique inconsciente qui tient encore la règle et le compas: la mise en cause obsessionnelle et pathologique des crimes attribués aux seuls hommes d'Occident.

Les angles morts font encore des victimes qui s'ignorent.

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