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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 10:44

Paru dans FIGAROVOX - lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/
http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/02/01/31003-20160201ARTFIG00234-christiane-taubira-folie-mediatique-et-indifference-populaire.php

Christiane Taubira: Folie médiatique et indifférence populaire

Publié le 01/02/2015

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Démission de Taubira, intégristes sur les plateaux télé, dénigrement de la Manif Pour Tous : Gilles-William Goldnadel revient sur l'actualité de la semaine.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

J'ai enfin cessé de vitupérer. De fulminer au risque de lasser. D'éructer à y laisser ma parfaite santé. J'ai décidé de lâcher prise. De donner dans la zénitude. De faire contre mauvaise fortune médiatique, bon cœur philosophique. De prendre mon mal en patience. À leur degré de platitude inepte, d'hémiplégie intellectuelle et, disons-le, de stupidité manifeste, je prétends que les médias français sont devenus les premiers soutiens aussi involontaires qu'efficaces de la révolution qui vient.

Considérez par exemple l'ancienne garde des Sceaux. Si vous voulez mesurer l'écart vertigineux entre le peuple et les aristos du micro, il suffit de comparer les 73 % de Français, pardon: de populistes, qui se sont réjouis de voir la ministre prendre la sortie, avec ces gens distingués, murés dans un studio capitonné qui ont entonné un chant du départ presque aussi lyrique que notre résistante partante. Je ne suis pas sûr qu'après après avoir ouï leurs dithyrambes, ne restait plus que 72 % de pauvres types à se congratuler.

Écoutez France-Inter, ce jeudi au matin, un humoriste improbable mais certainement pas à droite, moquait les opposants à la dame du mariage pour tous pour leurs prénoms par trop françois: Ah ! Ah !: Ludovine et Albéric ! hi ! hi ! des éditions du Puy du fou ouh ! ouh ! Rires dans le studio. Car c'était pour rire, pour sûr.

Assurément, mais pourtant, je tremble pour l'humoriste suicidaire qui prétendrait faire rire aux dépens d'un prénommé Mahmoud ou pour un Mamadou. Je rappelle que le CSA, ombrageux par éclipse, a morigéné RMC pour avoir moqué Nafissatou Dialo, qui doit pourtant écouter de New York la radio française moins souvent que les Ludovine et les Alberic qui nous restent à Paris.

Étrange, cette radio de service public qui n'emploie que des pitres sinistres. Je veux dire des amuseurs exclusivement de gauche. Le seul qui était inclassable s'appelait François Rollin. Raison pourquoi, sans doute, il a été cassé. Je ne dis pas qu'ils sont tous mauvais. François Morel n'est pas loin d'être génial. Mais qui aura le courage d'indiquer à Mme Sofia Aram que Nicolas Sarkozy n'est plus président de république ? Ou que Christine Boutin et Nadine Morano ne sont plus au pouvoir ? Même au temps du pouvoir absolu, le bouffon moquait avant tout le trône et le sceptre.

Ce lundi, au matin, elle aussi en remettait une couche sur «Ludovine de la Malbaise» qui aurait eu deux orgasmes…

Je doute qu'en dehors de leurs auditeurs formatés, les amuseurs syndiqués de la radio d'État fassent beaucoup rire ailleurs.

Car le rire d'un seul côté s'appelle le rictus, et celui qui fait rire ainsi, risque l'hémiplégie.
Considérez encore ces télévisions nationales qui ont permis à des islamistes cachés ou assumés de déverser longuement leur bile sur un académicien moins académique que tous les faux rebelles, ou devant une ministre mutique, féministe seulement pour châtrer le mâle blanc.

Au-delà de la souffrance à endurer l'épreuve d'être maudit sans pouvoir mot dire, de l'impuissance à constater la légèreté du service public audiovisuel à la française, en raison même de ces ressentiments désormais récurrents, de la faculté du public de pouvoir à présent décoder les langages et les silences, les postures et les impostures, je prétends que le matraquage abîme maintenant davantage la tête vide du matraqueur. Ne lui reste que la matraque, c'est encore beaucoup, mais elle va s'émousser.

Car désormais le roi Sinistre est nu. Ou plutôt, son cerveau transparent montre un lobe temporal gauche d'une telle atrophie, qu'il commence à faire rire le français affranchi.

Car considérez enfin la dernière sortie de Pascal Cherki, de la gauche socialiste: «Si Finkielkraut n'était pas juif, il serait porte-parole du FN» (le Figaro.fr 29 janvier). Je serais tenté, à mon tour, de répondre que ce monsieur, qui revendique sa judéité, est pourtant bien d'extrême gauche….

Mais je ne suis pas aussi essentialiste que ces gentils chers qui, à tout bout de champ, nous expliquent que les racines, l'origine sont choses indifférentes, tout en étant obsédés par toutes les différences.
Je laisse donc à Cherki le droit absolu d'être juif et islamo-gauchiste et même mahométan.

Le roi très gauche est nu, mieux vaut en rire. Mais attention, à force de le lui dire, il en devient méchant.

Published by GOLDNADEL Gilles William
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28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 12:35

Billet
ACTUALITE JUIVE - N° 1376 – Jeudi 28 janvier 2016

« Lorsque l'islamo-gauchisme est juif… » par Gilles-William Goldnadel

L'islamo-gauchisme, je l'ai écrit à plusieurs reprises en ces temps malheureux, a été le terreau intellectuel et médiatique de l'antisémitisme criminel. Par sa complaisance envers l'islamisme, par sa compréhension de la violence terroriste, par sa détestation pathologique d'Israël. Cette névrosée cinquantenaire qui, comme je l'écrivais le 6 janvier dans ma chronique du Figaro a peu à voir avec l’islamisme et tout avec le gauchisme, a désormais l'âge de la ménopause.

Mais lorsque l'islamo-gauchisme est juif, ce qui est fréquent, il est encore plus redoutable dans sa perversité et ses effets. Perversité narcissique, car contrairement à ce que l'on soutient ordinairement, le juif antisioniste ne souffre pas d'une haine pathologique de lui-même, il s'est retranché depuis longtemps et bruyamment de sa communauté originelle, mais au rebours de trop d'amour pour sa petite personne. Car convenons-en, au moment où les médias d'extrême gauche sont encore en majesté, il est plus gratifiant socialement de cogner sur l'État juif honni que de le défendre dans une ingrate réprobation mondaine.

C'est dans ce cadre psychologique qu’interviennent les fantasques déclarations de Rony Brauman sur Europe 1 le 16 janvier, en pleine affaire dite de la kippa marseillaise : à l’entendre son port révélerait « une affiliation politique » et même « un signe d'allégeance à la politique raciste de l'État d'Israël ».

Je tiens à être sincère, jusqu'à présent, j'entretenais avec l'ancien président de Médecins Sans Frontières des relations courtoises. Nos débats audiovisuels étaient vifs mais jamais haineux. Je tenais Rony pour un intellectuel juif opposé au sionisme, ce qui est bien son droit, certes, follement injuste et obsessionnel, mais toujours à l'aide d'arguments apparemment rationnels même si ils étaient faux. Rien à voir, par exemple avec son cousin Eyal Sivan, cinéaste raté et hargneux.

Mais voilà qu'après ses dernières déclarations, Brauman rejoint son cousin dans un islamo-gauchisme juif stupide et dangereux.
Stupide parce que prétendre que la kippa correspondrait à un soutien à l'État d'Israël est un non-sens historique et religieux qui surprend chez un intellectuel jusque-là policé.
Dangereux, immensément, car laisser à penser, de la part d'un juif revendiqué, qu’il s'agirait d'un soutien politique ostentatoire à une politique raciste criminelle, alors même qu'un juif portant kippa vient d'être agressé par un islamiste à la machette, équivaut à tout le moins à une compréhension de l'agression.

Dans le même temps, Brauman de nous expliquer, qu'en revanche s’en prendre à une femme voilée serait un acte raciste… Difficile de faire davantage dans le double standard au détriment de sa communauté originelle.
Et pour faire bonne mesure, Brauman d'indiquer mensongèrement que les députés français Meyer Habib et Claude Goasguen auraient sifflé la merveilleuse mère d'une victime musulmane de Mohamed Merah lors de sa visite à l'Assemblée Nationale sous prétexte qu'elle portait un foulard… Ce qui est monstrueusement faux, car tout comme moi qui lui rendais hommage dans un récent article du Figaro, Habib et Goasguen entretiennent avec elle les rapports les meilleurs.
À ce degré de bêtise assez immonde, on devrait peut-être se montrer charitable.

Je ne puis hélas, car les courageux députés m'ont demandé de demander raison à la justice française des errements d'un intellectuel à la dérive.

Quant à ce dernier, le Canard enchaîné a considéré qu'il avait franchi « le mur du çon »…
Pour que le gallinacé ait cette fois l'oreille gauche aussi fine, il fallait que la sonnerie soit vraiment monumentale…

 

Published by GOLDNADEL Gilles William
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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 16:56

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http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/01/26/31003-20160126ARTFIG00191-dpda-le-supplement-le-retour-de-l-islamo-gauchisme.php

Publié le 26/01/2016

PDA, «Le Supplément»: Le retour de l'islamo-gauchisme
 
FIGAROVOX/CHRONIQUE - Gilles-William Goldnadel déplore le manque de fermeté de l'État face à ce qui menace ses citoyens. Pour lui, cette faiblesse vient de la constante culpabilisation française provoquée par ce qu'il appelle «l'islamo-gauchisme».
 
Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.
 
Je suis pris d'un grand doute: Faut-il douter du doute ? Avant la mort de Dieu, et par la grâce de sa religion, l'homme d'Occident ne doutait pas. Ni de son divin roi, ni des institutions qui procédaient de lui. C'est en semant le doute que les philosophes ont fait germer la démocratie aux lumières de la raison. Au fond, le combat d'aujourd'hui oppose ceux qui se font gloire, mais un peu trop, de douter d'eux-mêmes, à ceux qui détestent tellement le doute qu'ils vont jusqu'à l'ôter de la tête des douteux en la coupant en deux.

Le problème se gâte lorsque dans le camp du doute, une douteuse gauche ne doute de rien et surtout pas de sa supériorité indubitable à préférer l'Autre qui ne doute pas, à son douteux voisin.
Lorsque dans le même temps, dans le camp retranché qui tranche impitoyablement au nom de Dieu le miséricordieux, on subodore partout des complots diaboliques et qu'on doute de tout.

En ce qui me concerne, je n'érige plus le doute en valeur suprême, et je me fais quelque honneur d'avoir des certitudes.

Ainsi, je suis certain que l'islamo-gauchisme, en dépit de sa déroute intellectuelle consommée sur le terrain des faits a encore de beaux jours devant lui grâce au village virtuel.

S'il en était autrement, Jean-Louis Bianco aurait démissionné de la présidence de l'Observatoire de la laïcité. Voilà un observateur d'une rare clairvoyance, qui, sitôt arrivé à son poste ne voyait aucun problème pour la laïcité dans une France assiégée par les ennemis du doute.

Voilà son rapporteur, M.Cadène, considérant sur Twitter que Mme Badinter n'avait ni plus ni moins que détruit trois années de subtile pédagogie pour avoir osé dire, au nom de la laïcité, qu'il ne fallait pas céder à ce terrorisme intellectuel qui mettait sous la gorge des douteux récalcitrants un couteau nommé «tais-toi islamophobe !»
S'il en était autrement, dans la France paraît-il en plein état d'urgence, un millier de migrants, appuyés par des gauchistes violents détestant les frontières, n'auraient pas pris d'assaut un navire à Calais, au désespoir des calaisiens abandonnés par un État qui doute tout en bombant le torse.

Ainsi on apprenait (le Figaro du 23 janvier) que c'était désormais, en 2015, quatre illégaux sur cinq qui n'étaient plus reconduits à la frontière, quand bien même tout droit à se maintenir sur le sol français leur était refusé. Les «No Borders» de Calais auraient tort de douter.

Mais c'est sans doute le traitement médiatique infligé jeudi soir à Alain Finkielkraut sur la deuxième chaîne nationale du service prétendument public qui témoigne le mieux de la vigueur persistante de l'islamo-gauchisme au sein d'une France cliniquement schizophrénique.

D'abord le dérisoire, à traiter avec une stoïque résignation: Le laïus sans fin d'une enseignante musulmane et militante, au sourire joliment hypocrite débitant, entre deux aimables injures, une injonction de se taire et quelques sous-entendus antijuifs, un discours victimaire formaté, parsemé de poncifs et de «nous inclusifs», imperméable aux faits, à commencer par la souffrance infligée aux autres par l'islam radical. Une ennemie implacable du doute en habit de ville.

Ensuite, l'essentiel: La raison profonde pour laquelle se trouvent tétanisés les plus intelligents et les plus honnêtes devant un discours pourtant manifestement inepte et malhonnête. Pourquoi devoir supporter l'insupportable ? Et si, au fond, il ne s'agissait pas de payer un demi-siècle de relativisme, de mauvaise conscience et de doute excessif ? Et si les esprits les moins formatés et aujourd'hui les plus formateurs n'étaient pas non plus sortis indemnes de 50 ans de dressage insidieux ? Et si Finkielkraut lui-même n'était pas victime, malgré lui et tout le en sachant, et tout comme moi parfois, de cette peur d'être réprouvé, retranché et décapité intellectuellement et moralement qui paralyse les meilleurs d'entre nous devant le discours primaire et victimaire proféré au sein du grand temple xénophile ? Et si le réflexe pavlovien de ne pas vouloir être mis à mort par le pouvoir de l'astre gauchiste déclinant était tout de même plus fort que cette forte réflexion qui lui permet de savoir combien l'astre est désastreux ?

Nul doute que sinon, il aurait répliqué à la sympathisante des Indigènes de la République dévoilée, avec un doux sourire, que non, si tous les musulmans n'étaient évidemment pas coupables des horreurs commises par l'islam de guerre, ils n'étaient certainement pas non plus les premières victimes. Il aurait ajouté calmement que ce n'était pas des femmes musulmanes que l'on violentait dans les rues d'Allemagne ni leurs enfants que l'on poursuivait pour les assassiner dans les écoles de France. Il aurait conclu paisiblement en disant que la chanson de la stigmatisation était désormais inaudible pour des Français, y compris souvent musulmans, à l'oreille musicale éduquée par la dure réalité.

Comme je l'écrivais dans ces mêmes colonnes, si on ne liquide pas sans la moindre faiblesse, intellectuellement et médiatiquement, l'islamo-gauchisme, c'est lui qui nous liquidera.

Car en temps de guerre, le doute n'est guère permis.

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 14:40

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Publié le 13/01/2015

Sous la kippa, la réalité tragique d'une France menacée

FIGAROVOX/HUMEUR -Gilles William Goldnadel s'étonne des attaques contre le président du Consistoire de Marseille après ses propos sur le port de la kippa. Selon lui, Zvi Amar ne fait que dresser le constat de la situation dans laquelle se trouvent les juifs de France.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

Alors que je désapprouve fermement sur le fond le conseil du président du Consistoire de Marseille à ses ouailles de cacher leur kippa en attendant des jours meilleurs, je veux également dire ici combien je trouve déplacée la manière dont on crie haro sur le pauvre baudet.

Zvi Amar est un homme courageux qui n'a rien d'un juif honteux et encore moins d'un défaitiste.
Il dresse le constat affolé de la situation dans laquelle se trouvent les juifs de France après tant de tueries et d'exactions récurrentes.

Mais le président du consistoire marseillais n'est pas le responsable de cette situation affligeante, et il y a quelque impudeur de voir aujourd'hui ces responsables jouer à bon marché les fiers-à-bras.

Ceux qui pendant longtemps ont entretenu le déni de l'antisémitisme d'origine islamique et considéraient les attaques contre les juifs comme des actes isolés émanant de paumés plus à plaindre qu'à blâmer.
Ceux qui - et même encore lors de l'agression contre le religieux juif marseillais - s'empressent d'expliquer ces crimes désormais quotidiens comme émanant de déséquilibrés isolés.

Ceux qui pendant des années - et y compris parmi la communauté juive organisée qui voue aux gémonies le représentant consistorial marseillais - ont entonné extatiquement l'hymne du vivre ensemble à la gloire de la société multiculturelle.

Ceux qui ont entretenu obsessionnellement la détestation pathologique de l'État juif et continuent de le faire tout en faisant mine de pleurer sur la situation des juifs de France.

À ce sujet, il convient de saluer les fortes paroles du Premier Ministre samedi soir reconnaissant que la haine d'Israël était le vecteur principal de l'antisémitisme criminel, mais étonnons-nous que dans le même temps - en plein état d'urgence - une manifestation de demeurés fanatiques et incultes contre la présence d'un corps de ballet israélien à l'opéra ait été autorisée….

Après tout, lorsqu'il s'agit d'identitaires ou d'opposants au mariage pour tous, le Préfet de police connaît le sens du mot interdiction…

C'est parce qu'il est ingrat de dire la réalité qu'il convient plus encore de le faire: les juifs de France ne sont que le milieu d'une cible qui concerne l'ensemble des Français et plus largement des occidentaux détestés par l'islam radical. Nous avons tous désormais une kippa invisible sur le chef.

Et peu importe la kippa, c'est la tête qu'il faut relever.

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 17:22

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http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/01/12/31003-20160112ARTFIG00203-migrants-la-lecon-politique-de-l-europe-de-l-est-a-l-europe-de-l-ouest.php

Publié le 12/01/2015

Migrants: La leçon politique de l'Europe de l'Est à l'Europe de l'Ouest

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Après les agressions de Cologne, Gilles-William Goldnadel déplore l'attitude inefficace des dirigeants d'Europe de l'Ouest sur la question migratoire.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.


L'Histoire s'accélère et s'affole. Il n'y a pas deux mois, les dirigeants Est-européens étaient considérés ni plus ni moins comme des salauds bornés et bas du front. Le Hongrois Orban avait plus mauvaise presse que le Turc Erdogan. Pensez donc, des types qui osaient revendiquer leur identité culturelle et leurs racines spirituelles. Des demeurés qui prétendaient que l'afflux migratoire représentait une menace en matière de terrorisme et de sécurité. Des brutes qui voulaient ériger des frontières et des murs contre l'invasion. En France, peu de gens osaient dire partager leurs appréhensions au risque d'être rangés dans la même catégorie de pithécanthropes. Il aura fallu le terrorisme de décembre et les violences sexuelles de janvier pour leur donner raison.

Saleté de réalité qui salope le rêve. La réalité, la dure, la vraie, ils la connaissent à l'est, après 50 ans de nazisme et de communisme. Ça empêche de rêver, mais ça prévient contre le cauchemar.

 

En Allemagne ex-nazie et ex-communiste, une chancelière angélique en voie de béatification a été elle aussi rappelée à cette dure réalité que l'idéologie aura voulu masquer pendant une semaine. Non, tous les migrants venus d'Orient ne sont pas des médecins, des avocats ou des pianistes distingués. Mais la chancelière aura d'ores et déjà, sans consultation de son peuple affolé, autorisé l'installation de plus de 1,1 million de migrants sur le sol allemand.

Ceux qui ont voulu masquer le réel cruel et construire dessus un village Potemkine souriant prennent le risque d'autoriser désormais tous les fantasmes. Non, tous les immigrés ou migrants ne sont pas des terroristes, des violeurs ou des harceleurs sexuels, il s'en faut de beaucoup. Au passage, les maghrébins mis en cause à Cologne, à Stuttgart ou ailleurs, ne sont aucunement éligibles au droit d'asile, même élargi à l'infini.

Il n'en demeure pas moins que refuser de voir le fossé culturel et sociologique, en matière de relations entre les sexes, entre le monde islamique et l'Occident, confine ici encore au déni du réel.

Non seulement le désir en Orient est masqué par un voile d'interdits, mais encore le regard posé sur la femme dévoilée d'Occident est souvent chargé de mépris concupiscent.

Si l'idéologie dévastatrice n'était pas aussi sotte et bornée, la psychologie pourrait plus librement enquêter - toute explication politique par ailleurs réservée - sur l'impact de la frustration sexuelle dans la violence suicidaire de jeunes hommes emplis de testostérone.

Mais l'idéologie xénophile veille au grain. La semaine dernière, j'évoquais l'attitude de Clémentine Autain, porte-parole du Front de gauche, féministe implacable lorsqu'il s'agit des mâles blancs mais qui invitait ses amis à participer à un meeting avec Tariq Ramadan.

Il est vrai celui-ci avait aimablement proposé un moratoire pour la lapidation des femmes…
À Cologne, la bourgmestre, elle aussi ordinairement progressiste, a, en bonne dame patronnesse, chapitré les femmes allemandes en leur conseillant de se mettre hors de portée de la main des migrants qu'elle avait accueillis les bras ouverts.

Dans un même ordre d'idées, la Suisse est confrontée à un problème juridique: Un couple de réfugiés afghans est arrivé en Suisse, l'épouse est âgée de 14 ans et le code pénal helvétique proscrit les relations sexuelles avec des mineurs de moins de 16 ans. Le secrétariat d'État aux migrations a confirmé au quotidien 20 minutes qu'il ne s'agissait pas d'un cas isolé.

Stella Jegher, d'Amnesty International, O.N.G. bien connue pour son progressisme, estime qu'il ne faut pas se fixer uniquement sur l'âge pour détecter les mariages forcés et qu'il ne faut pas dénier le droit au regroupement familial pour autant.

Bref, nos clercs xénophiles ne trahissent jamais mieux leurs principes que lorsqu'ils chantent la messe à tue-tête et en canon. Décidément, les dirigeants Est-européens ne reculent devant rien. Voilà les conservateurs polonais fraîchement arrivés aux affaires qui décident de nommer les responsables de leur audiovisuel public.

Heureusement, nos responsables européens progressistes et clairvoyants, épris de liberté dès l'instant où l'on partage leur vues, les menacent des sanctions judiciaires appropriées.

À dire le vrai, on ne voit pas très bien la différence effective avec la situation française.

Voilà un pouvoir qui nomme l'ancien bras droit de Lionel Jospin à la tête du CSA. Celui-ci nomme, dans des conditions controversées, une inconnue inexpérimentée qui se propose immédiatement de chasser l'homme blanc de l'écran en couleurs. Laquelle nomme comme bras gauche un proche de dame Duflot.

C'est donc dans ce cadre idéologique très ouvert, que par exemple, un météorologiste qui écrit un livre qui déplaît à la caste écolo-gauchiste est débarqué ou que la chaîne publique et militante Arte assenait mercredi soir que seule l'extrême-droite voit des migrants derrière les violences faites aux femmes allemandes.

Nous sommes tous des cathodiques polonais.

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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 10:50

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http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/01/04/31001-20160104ARTFIG00303-goldnadel-de-quoi-l-islamo-gauchisme-est-il-le-nom.php

Publié le 04/01/2016


Goldnadel: De quoi l'islamo-gauchisme est-il le nom ?

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Gilles-William Goldnadel fustige les positions prises par la gauche radicale sur l'islamisme et en déplore la lâcheté.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.


À plusieurs reprises, et davantage après les massacres commis par des islamistes en France et ailleurs, j'ai utilisé le concept d'islamo-gauchisme pour dire la responsabilité de celui-ci dans cet état d'esprit collectif qui a présidé à la situation politique, sécuritaire et psychologique qui aura débouché sur la situation dramatique actuelle.

Mais il est à présent temps d'esquisser une description de celui-ci.

Celui-ci a tout à voir avec le gauchisme et bien peu avec l'islamisme.

Il faut comprendre que c'est l'abhorration pathologique, après les horreurs de la Seconde guerre mondiale, de l'État-nation occidental et de toutes ses représentations par l'extrême-gauche internationaliste qui, par réaction, lui a fait adorer l'Autre, quelle que soit son attitude. À cette dilection systématique et extatique pour l'altérité, exempte de tout sens critique, a correspondu une mise à la question jouissive et obsessionnelle de tous les actes émanant de la société occidentale et de ses membres.

En raison du passé colonial revisité, de la démographie modifiée de force, de la montée en puissance de l'islam conquérant, l'Autre, idéal et idéalisé, ne pouvait pas mieux être incarné que par l'être musulman, devenu, par glissements successifs, une sorte de nouveau Juif souffrant, victime expiatoire de l'Occident post-hitlérien blanc et chrétien, consubstantiellement raciste. C'est dans ce contexte psychologique rien moins que conscient et rationnel, qu'il faut tenter de comprendre les postures prises par des acteurs politiques déterminés, mais qui souvent par calcul cynique ont débouché sur des impostures morales.

Rien de mieux, à ce stade, que quelques récents exemples.
C'est ainsi que les mouvements post trotskistes ou post-staliniens ont regardé avec concupiscence la population islamique comme un lumpenprolétariat à embrigader facilement, pour peu qu'on lui dise à l'oreille les mots tendres à entendre.

Un parti communiste, désormais plus à la rue que dans la rue, n'a pas hésité, dans les municipalités qu'il contrôle encore, à faire citoyens d'honneur des terroristes islamistes ayant du sang sur les mains.

La CGT, au lendemain des massacres du vendredi 13, a été contrainte de reconnaître que de très nombreux de ses syndiqués, notamment dans les aéroports, étaient en réalité d'inquiétants musulmans fondamentalistes.
Toujours après les tueries et comme si rien ne s'était passé, Clémentine Autain, porte-parole du Front de Gauche et partenaire électorale du Parti Socialiste en Île-de-France, n'a pas hésité à appeler à participer à un meeting «pour la paix» dans lequel les très pacifiques Tariq Ramadan et Indigènes de la République étaient présents. Gilles Clavreul, délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l'antisémitisme a condamné cette attitude. La Ligue des Droits de l'Homme, a déploré cette déploration…

La posture de la porte-parole mélenchoniste est au demeurant emblématique de cette imposture morale qui fait que l'extrême-gauche à principes hautains les renie dès qu'il s'agit précisément de sacrifier à l'idéologie islamo-gauchiste.

Les féministes les plus intransigeantes, comme la dame précitée, sont prises de cécité lorsqu'il s'agit de l'islam le plus misogyne ou homophobe.

Les antiracistes les plus vétilleux, d'une intransigeance affichée en matière de lutte contre l'antisémitisme, gardent la tête vissée vers l'extrême droite, jusqu'au torticolis, pour ne pas regarder en face la judéophobie obsessionnelle de l'islamisme.
La Ligue des Droits de l'Homme, autrefois laïcarde goulue lorsqu'il s'agissait de manger du curé, milite aujourd'hui en faveur du voile islamique.

L'ensemble des personnalités et organisations gauchisantes manifestent envers la peine de mort pour les pires assassins, une aversion radicale justifiée par leur respect sacré de la vie humaine. Il n'en demeure pas moins que leur compréhension pour la violence aveugle, depuis Sartre et Fanon, au moment des guerres algérienne, puis palestinienne, au nom de la désespérance et du juste combat résistant, aura confiné à la justification implicite.

Il va sans dire, en revanche, que la détestation habituelle de l'extrême-gauche pour les attributs d'autorité de l'État-nation occidental, sa police, son armée, ses moyens de renseignement, sa répression carcérale notamment, auront facilité la tâche à une violence islamiste issue du banditisme.

À ce stade, il convient de ne pas commettre deux erreurs: La première serait de penser que l'extrême-gauche serait par nature fatalement islamo-gauchiste. Ceci est inexact. Ainsi, le mouvement anarchiste ou encore Lutte Ouvrière se sont toujours gardés de sombrer dans une xénophilie symétriquement équivalente à la xénophobie.
La seconde bien plus grave erreur serait de penser que l'islamo-gauchisme se limite à l'extrême-gauche. Il n'en est rien. Depuis plus de 30 ans que cette extrême-gauche occupe médiatiquement et artistiquement un terrain inversement proportionnel au réduit qu'elle représente électoralement, elle aura irrigué de sa pensée impérieuse et surtout de son impensé irrationnellement xénophile et pathologiquement anti-occidental, donc antichrétien, l'ensemble d'une société civile que seul l'électrochoc des drames de l'année 2015 est en train de sortir de son état de décérébration.

Il est inutile ici d'écrire longuement que la propagande islamo-gauchiste aura largement contribué à attiser les feux d'un conflit israélo-arabe qui rend fou. Il suffit de visiter actuellement à la Maison des Métallos l'exposition sur Gaza, organisée avec la bénédiction de la Mairie de Paris, pour comprendre les ravages occasionnés par une rage antisioniste dont on connaît pourtant à présent les mortels effets.

Reste peut-être le plus important, qui ressort du domaine psychologique plutôt que politique.
L'islamo-gauchiste nourrit pour les thèmes de la pauvreté purifiante, de la jeunesse généreuse et de l'utopie réalisatrice une passion religieuse et sans freins.

La multitude exaltée, les foules enivrées, ou les masses encolérées le transportent.
La radicalité violente, le sacrifice suprême, le fascinent.

Comment ne pas voir dans cette description que cette faiblesse pour le totalitarisme vert du XXIe siècle est la même que celle qui égara, par révérence obséquieuse pour la victoire promise, goût de la transgression ou stupidité suiviste, les compagnons de route hitlériens ou staliniens.


Avant leur médiocre déroute.

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29 décembre 2015 2 29 /12 /décembre /2015 10:40

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Publié le 28/12/2015

Déchéance de la nationalité ou déchéance de la nation ?

FIGAROVOX/CHRONIQUE-Pour Gilles-William Goldnadel, le débat sur la déchéance de la nationalité est un puissant révélateur de la déshérence idéologique dans laquelle se trouve la gauche Française.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

Derrière le débat hautement symbolique sur la déchéance de la nationalité, ne se dissimule-t-il pas avant tout une déchéance de la nation ? La gauche, comme souvent, pratique la figure de l'esquive en objectant avec raison que la mesure controversée n'aura aucun effet sur le terrorisme.

Ordinairement pourtant, la gauche est friande de symboles. Elle les cultive avec passion. Ainsi, elle a tenu à proscrire le mot «race» du discours officiel, alors que biologistes et généticiens s'étripent encore sur la pertinence du concept et que l'éradication du vocable tabou n'éradiquera certainement pas le racisme.

Mais c'est qu'en réalité, la gauche xénophile pressent parfaitement ce que recouvre le débat très moderne sur la déchéance de la nationalité. Il dissimule, en creux, la déliquescence de la nation.

En deux décennies, à coups d'immigration incontrôlée, de naturalisation dénaturée, et d'éducation à la haine et au ressentiment du pays hôte et de ses habitants, la France, ouverte à tous les vents, est devenu une sorte de société anonyme hôtelière à irresponsabilité illimitée. Ses associés ne sont plus tenus à une quelconque obligation de solidarité. Certes, de tous temps, il a existé de mauvais Français et chacun avait le droit de se sentir indifférent au sentiment national. Le fait nouveau, directement issu de l'éducation à la détestation de la nation, est que certains de ses membres encartés revendiquent et manifestent à son endroit, y compris par le crime, une hostilité déclarée.

La déchéance de la nationalité pour ceux -là, c'est le droit reconnu aux Français de tenter d'arrêter le processus de déchéance nationale et de dire que des Merah, des Nemmouche ou des Coulibaly ne sont pas des compatriotes.

La gauche ne le comprend que trop bien. Il est des symboles vraiment trop symboliques.

Mais il est trop de déchéances qui s'ignorent. Ainsi de ces commentaires extatiques sur le fait qu'à Lens, des musulmans assureraient désormais la protection des églises de la ville…

Jamais peut-être qu'en la circonstance la notion de dhimmitude n'aura été aussi bien illustrée. Chacun sait ou devrait savoir que ce concept islamique de protection moyennant soumission a été appliqué aux minorités juives et chrétiennes vivant en terre d'Islam.

Il aura imprégné pendant des siècles leur culture et leur mentalité jusqu'à leur inspirer une manière de reconnaissance vassale et d'amnésie de leurs souffrances.

Mais qu'en terre de culture judéo-chrétienne, de nombreux journaux bien intentionnés - comme d'ailleurs les musulmans qui ont offert leur protection - en soient venus eux aussi à manifester leur gratitude en dit long et sur le sentiment d'insécurité des populations chrétiennes et sur l'imprégnation de la culture de soumission médiatique.

L'état de déchéance intellectuelle peut également être détecté quand, pour évoquer les célébrations de Noël à Bethléem, les journaux à l'unisson reprennent leur antienne sur l'hostilité entre Arabes de Palestine et Israéliens, sans un mot sur le sort de la communauté chrétienne de Palestine chaque année moins nombreuse en raison de la montée de l'intolérance islamiste.

Elle se retrouve encore lorsque l'ensemble de la presse hexagonale fait ses choux gras sur l'attitude d'une poignée d'Israéliens ultra extrémistes et crétins se réjouissant de la mort d'un bébé palestinien tout en ignorant délibérément le discours de la télévision officielle de l'Autorité Palestinienne «modérée» et majoritaire décrétant que les assassins au couteau de jeunes Israéliens avaient commis leur acte «au nom d'Allah».

Mais il est une autre déchéance, morale et politique celle-là, mais toute aussi coupable, et qui devait être relevée.

Elle concerne deux personnalités politiques connues du Parti Socialiste (Le Parisien du 23 décembre) qui ont agressé verbalement la merveilleuse Latifa Ibn Zlaten, mère du parachutiste Imad, assassiné le 8 mars 2012 par Mohamed Merah. Celle-ci a raconté qu'une fois sortie d'un colloque sur la laïcité tenu à l'Assemblée Nationale le 8 décembre, les deux socialistes l'ont suivie pour lui dire: «Vous n'êtes pas française Madame, vous dites que vous avez la nationalité française, mais vous ne pouvez pas parler de la laïcité alors que vous portez un foulard, vous faites honte à la France».

Latifa a répliqué: «Je suis française et je suis musulmane et je suis marocaine et je vis avec les trois et j'en suis fière, c'est vous qui avez un problème».

Ce lamentable incident impose à tous le devoir de réflexion sur la complexité du problème posé par l'islam. On peut et l'on doit reconnaître le problème. On peut et l'on doit dénoncer la montée de l'islam intolérant. On peut l'on doit reconnaître la dangerosité intrinsèque d'un Coran observé, comme sans doute encore se doit, littéralement. Mais pour autant, il existe au sein de la nation française de nombreux musulmans pieux, et de femmes portant le foulard, qui sont tolérants et qui aiment la France.

Les rejeter au nom du juste combat contre l'islam intolérant serait une faute morale et politique.

Le devoir de reconnaissance de la complexité des choses et des êtres n'empêche certainement pas la fermeté de la pensée et de l'action.

Sauf à déchoir.

 

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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 12:19

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9 décembre 2015

Christiane Taubira: Son alibi démonté

L'entretien: Gilles-William Goldnadel

Rebondissements dans l'affaire opposant Patrick Buisson à la garde des Sceaux. Son avocat accuse la ministre d'être “juge et partie”.

Ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson a porté plainte contre la ministre de la Justice pour “prise illégale d'intérêt” en décembre 2012. Il lui reproche d'être “juge et partie” dans le contentieux qui l'oppose à l'association Anticor, partie civile dans l'affaire des sondages de l'Élysée: Christiane Taubira a siégé au comité de parrainage d'Anticor. Avocat de Patrick Buisson, Me Gilles-William Goldnadel fait le point.

Sur quoi vous fondez-vous pour accuser Christiane Taubira de “prise illégale d'intérêt” ?
Ce délit est l'un des plus aisés à se trouver constitué. Il suffit qu'un responsable politique se soit placé dans un conflit d'intérêts où il pourrait seulement être suspecté de partialité. Ceci est un cas d'école: vous avez une association partie civile, Anticor, qui porte plainte, en l'espèce dans l'affaire des sondages de l'Élysée. À l'intérieur de celle-ci, vous avez Christiane Taubira, membre de son comité de parrainage. Elle le demeure quand elle devient ministre de la Justice. Elle commande hiérarchiquement au parquet poursuivant. Elle est donc juge et partie. Circonstance aggravante, elle publie un communiqué à l'en-tête de son ministère dans lequel elle accable le justiciable et couvre de louanges Anticor ! Cela ne s'était jamais vu. Dans un État de droit digne de ce nom, la presse, toutes tendances confondues, aurait dû y voir matière à scandale. Mais il s'agissait de Buisson, mais il s'agissait de Taubira…

Où en est la procédure ?
La justice saisie a d'abord botté en touche, j'ai obtenu un arrêt de la chambre d'instruction qui a ordonné l'ouverture d'une information et j'ai demandé la convocation de la ministre. Silence de la juge, silence du parquet… Sans vouloir faire du mauvais esprit, d'autres affaires bien plus tardives ont été instruites avec plus de diligence: Bygmalion, par exemple.

Un rebondissement est cependant intervenu récemment…
Il y a des petits miracles. Un membre fondateur d'Anticor m'a contacté en expliquant qu'il était ulcéré par la partialité politique de l'association. Il m'a proposé de me communiquer de nombreux courriels dont il était destinataire et m'a autorisé à les produire en justice. Ils sont accablants: les premiers montrent que des membres de l'association étaient très en colère que Mme Taubira n'aie pas démissionné du comité de parrainage lorsqu'elle est devenue ministre, plaçant ainsi l'association dans une position intenable; les seconds montrent les connivences entre Anticor et la Place Vendôme, y compris lorsqu'il s'est agi d'accorder leurs violons.


Mais Anticor affirme que Christiane Taubira n'était plus dans son comité quand elle est devenue ministre…
Ah oui ? Alors il faudra que l'association nous explique pourquoi, sur son site, communiqué en justice, elle se vantait fièrement de voir une ministre faire partie des membres de son comité…

Certains suggèrent que votre action ne serait qu'une diversion pour faire oublier l'affaire des sondages. Que leur répondez-vous ?
Je pourrais ne rien leur répondre : les deux procédures sont indépendantes, même si mon client a tenu dès le départ à signifier à son juge qu'il n'était pas dupe du caractère politique et idéologique des poursuites dont il fait l'objet. Mais j'ai trop de plaisir à le faire : cette histoire de sondages ne repose sur rien de sérieux juridiquement. Le président Sarkozy a été le premier à vouloir soumettre les comptes de l'Élysée à un contrôle. Avant cela, c'était n'importe quoi. Patrick Buisson a été le premier à exiger la signature d'un contrat.
On ose reprocher le fait que celui-ci n'aurait pas été soumis à un appel d'offres conforme au code des marchés publics. Depuis Mac-Mahon, aucun marché concernant la présidence de la République n'a jamais fait l'objet d'un appel d'offres ! Tous les collaborateurs de l'Élysée sont venus le confirmer, y compris les responsables juridiques. Et par un hasard cosmique, sinon comique, le seul marché que l'on questionne concerne mon client… Mais désormais, le mal est fait, et la seule chose que je demande, c'est que les deux affaires suivent leur cours, dans l'impartialité. J'ai conscience de demander beaucoup.

Propos recueillis par Fabrice Madouas
 

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22 décembre 2015 2 22 /12 /décembre /2015 14:46

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http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2015/12/21/31001-20151221ARTFIG00140-goldnadel-pourquoi-la-droitisation-depasse-la-france.php

Publié le 22/12/2015
Goldnadel: Pourquoi la droitisation dépasse la France

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Pour Gilles-William Goldnadel, le monde occidental glisse lentement vers la droite en raison du refus de politiques sociales et sociétales menées par la gauche.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

La droitisation de l'opinion publique concerne la France mais la dépasse. Elle concerne l'Europe, mais pas uniquement ce continent. Elle concerne, en réalité, l'ensemble du monde occidental.

L'évolution des idées, neuve en Europe, concerne davantage le domaine sociétal qu'économique. Si on veut résumer les causes de celle-ci, on peut dire que les occidentaux n'ont plus honte d'être ce qu'ils sont. Et si on veut être encore plus cru et davantage chromatique, on peut également oser formuler que le Blanc ne rougit plus de l'être.

À cela, deux raisons, l'une fondamentale, l'autre conjoncturelle.
Dans mes Réflexions sur la question blanche, j'ai décrit la Shoah comme un séisme dévastateur ayant ébranlé la structure même de l'inconscient collectif occidental jusqu'à rendre fou l'homme blanc désormais persuadé qu'il avait commis en raison de ce qu'il est le crime des crimes. L'extrême gauche xénophile a capitalisé pendant un demi-siècle sur cette confusion majeure et névrotique. Le glissement général vers la droite de la couche tectonique du terrain politique a pour conséquence première, la guérison lente et progressive, avec le temps, d'une névrose constamment entretenue.

Les conséquences de celle-ci ont fini par exaspérer le malade, d'autant plus que celui-ci, en cours de rémission, devenait plus apte et lucide à percevoir, sinon les causes de sa maladie, au moins les acteurs responsables de sa souffrance. L'immigrationnisme et ses ravages, la dilection systématique pour l'altérité avec pour contrepartie le mépris de la population indigène, l'émasculation de l'État au détriment de la sécurité de l'individu précisément en raison de la phobie contre une police fantasmatiquement gestapiste, le terrorisme intellectuel et la criminalisation de tous les opposants à la doxa xénophile, la complaisance islamo-gauchiste favorisant l'islamisation et le terrorisme islamiste, ont fini par leur excès et leurs conséquences, par causer un électrochoc salutaire.

Le malade, en cours de convalescence, a pris largement conscience de la sottise, de la folie, de l'outrecuidance aberrante d'une idéologie incapacitante qui l'aura, au mieux terrorisé, au pire décérébré.
Les tenants de cette idéologie folle passent désormais pour ce qu'ils sont: ridicules et intolérants. Voilà pourquoi le monde occidental glisse lentement mais inexorablement vers la droite.

S'agissant de la France, encore faudrait-il relativiser cette droitisation. Elle n'a rien d'extrême, même lorsqu'on considère ses extrémités. Ainsi, pour prendre le parti de droite le plus radical, le Front national, quel que soit le regard critique qu'on puisse par ailleurs lui adresser, fait l'éloge de la démocratie républicaine, proscrit officiellement le racisme et l'antisémitisme, prône la laïcité, et, par exemple, ne fait pas du rétablissement de la peine de mort son fonds de commerce principal.

La droitisation de l'opinion n'existe vraiment qu'en considérant le fait que, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le curseur déterminant le positionnement politique et l'identification terminologique de ses acteurs était située intellectuellement et médiatiquement extrêmement à gauche.

Et pourtant, à considérer le résultat de la dernière consultation électorale, les commentaires des élus et celui des médias, les effets de cette droitisation incontestable, ne se font pas sentir dans les faits jusqu'à faire douter l'opinion droitisée de son utilité concrète.

C'est ainsi, que l'élu du Midi, qui sans doute aura assumé le plus et sans complexes les conséquences de la droitisation de sa région, et en aura largement récolté les fruits, a renoué avec la parole consensuelle et émolliente une seconde après sa victoire.

Il lui aura suffi, au demeurant, d'abjurer implicitement sa foi identitaire, et d'imiter, au moins en apparence, le geste œcuménique accommodant sinon repentant, pour qu'aussitôt l'église médiatique lui accorde le pardon très post-chrétien de tous ses errements barbares.

C'est ainsi encore que samedi, en plein état d'urgence, un millier de migrants dépourvu de titres et leurs soutiens gauchisants, défilaient sans encombre dans les rues de Paris pour se plaindre de l'attitude française et exiger leur installation immédiate. Pour faire bonne mesure, quelques slogans antisionistes accompagnaient le cortège. J'ai toujours considéré que l'immigration incontrôlée avait triomphé le jour où ont été autorisées les manifestations publiques de clandestins illégaux censés, par essence, se dissimuler. Autrement dit, lorsque l'autorité légale, défiée, avait ouvertement capitulé devant les encensés.

On voit bien ici les limites de la droitisation. Il existe toujours, à la crête de la pyramide sociale, un astre médiatique finissant qui continue d'irradier de ses rayons incapacitant les acteurs politiques les moins déterminés. L'astre a tellement perdu de sa superbe qu'il est aujourd'hui dans l'impossibilité de séduire et encore moins de convaincre, mais il n'a rien perdu, en période fatidique, de son pouvoir de sidération et d'hystérisation, en triturant toujours la vieille névrose.

Tant que la droite déterminée n'aura pas compris qu'il convient d'atteindre la crête médiatique, il y a tout lieu de penser que les effets de la droitisation resteront largement platoniques.

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15 décembre 2015 2 15 /12 /décembre /2015 17:56

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Publié le 15/12/2015

Goldnadel: Un front républicain contre «l'islamo-gauchisme» ?


FIGAROVOX/CHRONIQUE - Gilles-William Goldnadel s'étonne que l'on appelle à faire barrage au FN sans que l'on ne souligne jamais les alliances entre le PS et les «partis islamo-gauchistes».

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

C'était mon premier article dans le Figaro. Presque trois décennies. Il s'agissait d'une sorte d'adresse à ma communauté d'origine dont l'organe prétendument représentatif avait réagi avec alacrité aux déclarations de l'ancien président Giscard d'Estaing, selon qui les Français considéraient désormais l'immigration excessive comme une invasion. J'incitais le judaïsme organisé à la réflexion.
J'écrivais notamment que «les responsables juifs ne devaient pas se montrer d'un réalisme d'acier s'agissant d'Israël et d'un angélisme de plume s'agissant de la France».

Comprendre la nécessité pour l'État juif de défendre fermement ses frontières et de se prévenir démographiquement d'un mortel «droit au retour» des Arabes de Palestine mais accepter de voir celles de la France ouvertes à tous les vents, sans craindre pour sa sécurité ou son identité.

Je confessais, en tant que fils d'immigrés, ne me sentir aucune solidarité naturelle avec un ouvrier islamiste de chez Talbot.
Enfin, je prévenais du leurre mortel de ne monter la garde avec une vigilance obsessionnelle qu'en scrutant jour et nuit la seule ligne de front National au risque d'être pris à revers par l'immense armée islamo-gauchiste.

J'expliquais que la bête immonde avait toujours su faire peau neuve pour tromper son pauvre monde.
Le président du Crif de l'époque me tança amicalement, avec ce brin de condescendance, qui affectait à l'époque les gens de gauche qui croyaient incarner l'intelligence et la générosité.

Les 30 années qui viennent de s'écouler ne m'ont, hélas, pas cruellement démenti, et la communauté nationale - juive comprise - a depuis largement pris la mesure de la bêtise xénophile et de la vanité de la démagogie gauchisante qui auront par leur terrorisme intellectuel permanent favorisé le terrorisme criminel.

Voilà pourquoi, après Ilan Halimi, après Merah, après Nemmouche, après l'HyperCacher, après le vendredi 13 novembre, lire encore sous la plume du président du CRIF un appel à voter contre le seul FN «populiste», sans la moindre référence aux dangers de l'extrême gauche populiste, m'aura plongé dans un état d'hébétude sidérée.

Les socialistes se sont alliés une fois de plus au PC et aux Verts. L'obscénité d'un tel accouplement ne méritait-elle pas la même réprobation ?

- J'ai rappelé à plusieurs reprises dans ces mêmes colonnes que plusieurs municipalités communistes de la région parisienne (Aubervilliers, Stains, Pierrefitte, Valenton, Bezons, la Courneuve, Vitry, Gennevilliers etc.) ont fait citoyens d'honneur de leur commune des terroristes tueurs de juifs en France comme en Israël. Comment, après les récents massacres, des représentants des juifs de France peuvent-ils encore tolérer de tels accommodements lorsqu'ils se piquent de vouloir donner des consignes de vote ? Ne voient-ils pas, pour ne prendre qu'un exemple parmi mille, qu'il existe un populisme islamo-gauchiste mortifère qui fait que l'on découvre soudainement des centaines de cégétistes islamistes radicaux dans nos aéroports ?

- Les Verts français font montre depuis toujours d'un antisionisme radical et permanent. Jacques Boutault, leur représentant dans le 11e arrondissement, était présent en Juillet 2014 lors d'une manifestation après Gaza aux côtés de progressistes qui criaient «mort aux juifs !». Jean-François Placé et François de Rugy, qui ont heureusement quitté ce parti «pas comme les autres», ont eu la clairvoyance de dénoncer ce travers antisioniste pathologique.

Il est vrai que certains notables juifs de France ne sont pas très différents de certains de leurs alter ego européens. C'est ainsi que dans l'édition du Jérusalem Post du 3 décembre, le remarquable éditorialiste Isi Leibler tempérait l'extatisme pour les migrants de certains de ces caciques désinvoltes. Il raconte la récente visite du grand rabbin britannique Éphraïm Marvis dans un camp de réfugiés de Macédoine: celui-ci après n'avoir pas hésité à comparer la situation de ceux-là avec la Shoah… fut invité à dissimuler sa kippa sous une casquette de base-ball pour ne pas les offenser … (également dans le London Jewish Chronicle).

Depuis 30 ans j'affirme que la tolérance de l'intolérable union électorale entre les socialistes et les partis islamo-gauchistes - alors que dans le même temps on vitupérait sans relâche une alliance droite-extrême droite qui n'a jamais existé - a constitué une faute politique et morale majeure.

- Elle a conféré une respectabilité à des groupes radicaux - et à leur discours - qui ne méritaient que la réprobation.

- Elle a contribué à une gauchisation par contamination d'un parti socialiste qui commence seulement à sortir imparfaitement de ses songes creux multiculturalistes, alors que le pays avait besoin d'une gauche responsable.

Dans ce sombre contexte, 30 ans après tant d'erreurs, trente jours après la dernière saignée, que l'organe censé représenter les juifs de France, qui pour la plupart ont bien compris, n'ait toujours rien appris, en se conduisant comme une sorte de succursale d'un SOS-Racisme en faillite, qu'il n'aie toujours pas guéri d'une hémiplégie intellectuelle et morale qui a tant coûté, défie l'entendement.

Il n'est pourtant pas interdit aux prétendus représentants d'une communauté qui passe pour intelligente de réfléchir entre deux massacres.

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