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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 11:37

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http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/08/08/31001-20160808ARTFIG00161-trump-et-les-limites-du-politiquement-incorrect.php

Trump et les limites du politiquement incorrect

Publié le 08/08/2016

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Le politiquement correct repose sur des spéculations intellectuelles, jamais remises en question une fois le réel passé par là, estime Gilles-William Goldnadel. Illustration avec Traoré, Sainte-Rita, le père Hamel, No Border à Menton, Donald Trump et le pape.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

 

D'abord et quitte à froisser certains de mes lecteurs, je voudrais dire combien je vis comme une manière de malédiction de ceux qui souhaitent se libérer de l'idéologie gauchisante, la façon de communiquer du candidat Donald Trump.

On peut être de droite, fort en gueule et sans complexes, sans se sentir dans l'obligation absolue d'engueuler tout le monde.

On peut avoir, en bon casinotier, trouvé la martingale électorale qui gagne, celle de ne rien censurer excepté le politiquement correct, sans pour autant attenter aux règles les plus élémentaires de la délicatesse et de la gentillesse.

En raillant publiquement une malheureuse femme musulmane pour avoir écouté sans broncher son mari, le candidat républicain aura aussi moqué une mère éplorée qui a fait don à son pays de ce qu'elle avait de plus cher.

Il peut arriver que le politiquement correct soit correct moralement.

En ne le comprenant pas, le Donald a fait le plus beau des cadeaux à la Hillary.

Donald Trump n'est pourtant pas le plus mal placé pour savoir que le système médiatique américain est encore largement aux mains des «libéraux», autrement dit des gauchistes modérés. C'est ce système qui a tout pardonné aux Kennedy: un père pro-nazi et mafieux, le trucage des élections dans l'Illinois avec l'assistance du milieu de Chicago au détriment de Nixon, jusqu'à leurs frasques sexuelles.

C'est ce système qui continue d'être indulgent jusqu'à l'extrême pour le calamiteux Obama. C'est ce système qui fait écrire dans le New York Times que la police française est raciste comme le montrerait l'affaire Traoré… C'est ce système qui continue, fusse à présent à la marge, d'égarer les lecteurs électeurs et qui pourrait faire gagner Madame Clinton si Monsieur Trump continue de se tromper.

Au fond, et ainsi que le montre à présent le mouvement extrémiste Black Lives Matter, ce système est basé sur une idéologie esthétique et perversement narcissique. Il ressemble à s'y méprendre aux escroqueries intellectuelles commises dans l'art contemporain: bulle spéculative, effet de mode, outrance, snobisme, appuyé par un matraquage publicitaire sidérant. J'insiste sur la spéculation intellectuelle. Il vaut mieux asséner violemment et sans la moindre preuve que tous les policiers mis en cause ont tiré par pure haine raciale que de constater l'évidence raciste d'un tueur qui assassine délibérément quatre policiers parce qu'ils sont blancs. Là habite la perversion: spéculer gratuitement rapporte davantage que d'enfoncer vulgairement une porte ouverte sur une réalité gênante. Et elle est narcissique car elle porte le masque élégant de l'antiracisme généreux.

En France, l'heure n'est pas non plus à la modestie intellectuelle.

La maire de Lille, pour annoncer sa décision d'annuler pour raison de sécurité la grande braderie annuelle, a pris cette pose toute à la fois martiale et morale dont elle a la magie. Je ne voudrais surtout pas attenter à notre merveilleuse unité nationale ni faire le jeu de l'ennemi qui, paraît-il, guette le moindre signe de polémique fratricide. J'oserai néanmoins faire remarquer que ceux qui ont fait régner le terrorisme intellectuel pour empêcher tout débat sur l'immigration forcée et qui n'ont pas, par clientélisme, résisté héroïquement à la montée de l'islamisme, pourraient prendre une pose modeste, avant peut-être de faire une pause plus prolongée.

De manière plus générale, ceux qui se sont constamment trompés, ceux qui prétendaient par exemple qu'en matière de sécurité, la vidéosurveillance, les fichiers de renseignements constituaient un danger mortel. Les esthètes intellectuels raffinés et les poètes politiques inspirés qui encore récemment moquaient ou traînaient dans la boue les malotrus qui osaient questionner l'islam ou s'interroger sur la dangerosité des migrations invasives devraient méditer le beau mot d'humilité.

Et à défaut de leur venir spontanément, ce qui ne semble être le cas: Aux malotrus, aux enfonceurs de porte ouverte sur le réel cruel, à ceux qui sont peut-être populistes mais aucunement amnésiques, de la leur inculquer.

Terminons sur l'église. Celle de Sainte Rita, dédiée aux animaux, aura vu ses occupants déménagés sans ménagement . Le Figaro, et c'est à son honneur, se sera livré le 4 août à une enquête fouillée pour montrer que certains responsables de droite avaient tenu, et pourquoi non, à alerter la presse avant cette expulsion peu chrétienne quelques jours seulement après le drame de Saint-Étienne-du-Rouvray. D'autres journaux, ordinairement laïcs, se sont interrogés pieusement pour savoir si le lieu était encore consacré.

Le Monde, sur Twitter, titrait sur l'«indignation» de la seule «extrême droite»…

Que j'aimerais que la presse de gauche face montre du même esprit de rigueur que notre journal lorsqu'il s'agit de l'expulsion d'étrangers sans titre de séjour d'un squat illégal.

Ainsi, Le Monde consacrait un article à l'expulsion de Roms d'un local insalubre. Il affirmait que «les Montreuillois s'étaient mobilisés» en ce 2 août contre cette mauvaise action. Diable, 80 000 personnes, paraissent tout de même beaucoup à l'homme de peu de foi que je suis…

Je n'ai pas vu non plus beaucoup les publications progressistes, si attentives à la situation juridique locative des occupants de Sainte Rita, s'interroger sur la licéité et la légitimité de l'action des No Border dans le forcement par plus de 200 migrants de la frontière française à Menton. Voilà des passeurs qui n'ont pas mauvaise presse et qui n'auront donc pas à craindre beaucoup les foudres d'un ministre de l'Intérieur qui se voudrait jupitérien.

 

Retour sur les propos récents des éminences catholiques.

Comment le dire avec respect, mais certains propos convenus de l'archevêque de Rouen célébrant l'hommage au martyre du malheureux Père Hamel n'auront atteint, hélas, ni mon cœur ni mon esprit. Après s'être félicité lourdement du nombre de musulmans présents dans la cathédrale - propos repris en chœur et de bon cœur par la presse bonne enfant - les aurait-on comptés ? - , le prélat s'est écrié: «Plus jamais ça !». Pardon de l'écrire crûment, mais il est des expressions tellement galvaudées qu'elles ont perdues depuis longtemps toute force symbolique. Il en est ainsi de ce plus jamais ça ! issu de l'après-Shoah et que l'on prononce désormais rituellement après chaque catastrophe. Si ce plus jamais ça ! était doté de quelques effets, voilà bien longtemps qu'il serait devenu inutile. Plus jamais de plus jamais ça !

Terminons par le Saint-Père. N'étant pas tenu de croire aveuglément en l'infaillibilité papale, je m'exprimerai les yeux ouverts et librement. Déjà, j'eusse préféré que le souverain pontife ramène dedans ses malles un chrétien et un yazidi , martyrisés ès qualité en Syrie, en même temps que ces musulmans qui ne risquaient plus rien dans cette Turquie qu'il visitait. Mais qu'au lendemain du martyre de Saint-Etienne, après l'égorgement d'un prêtre lumineux, déraciné comme un vieux rouvre normand, le guide suprême des catholiques renvoie dos à dos violences chrétienne et mahométane, voilà qui, littéralement, me pétrifie.

Les plus récents successeurs de saint Pierre auront tous vitupéré notre époque relativiste. Et voilà que le dernier commet une terrible équivalence doctrinale et historique.

Les post-chrétiens gauchisant s'en réjouissent justement. Eux qui, après son discours de Ratisbonne sur la nécessaire réciprocité religieuse, n'hésitaient pas à rappeler à l'allemand Benoît XVI son passé dans les jeunesses hitlériennes, se révèlent à présent comme les plus vibrants des papistes à l'égard de son successeur vécu comme un théologien américano-latin de la libération. Les mêmes qui, à présent, béatifient Angela après avoir coiffé Merkel d'un casque à pointe pendant l'affaire grecque.

Disons, pour rester sobre, que l'avion qui ramenait François vers Rome, tandis qu'il prononçait ses propos économes, ne devait pas voler à très haute altitude.

À ce stade final du calvaire occidental, qu'on autorise un Juif très proche de Jésus de Galilée mais très éloigné de Saül de Tarse, à citer le Talmud: «Si je ne suis pas pour moi, alors qui le sera ? ».

Published by GOLDNADEL Gilles William
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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 17:24

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http://premium.lefigaro.fr/vox/politique/2016/08/01/31001-20160801ARTFIG00135-terrorisme-du-vivre-ensemble-au-mourir-ensemble.php

Terrorisme: Du « vivre ensemble » au « mourir ensemble »

Publié le 01/08/2016

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Gilles-William Goldnadel décrit l'état de résignation qui saisit la France après les attentats. Une résignation qui repose d'abord sur le silence politico-médiatique, ensuite sur un laxisme judiciaire poussé à bout.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

 

Il semblerait que l'égorgement du père Hamel dans son église normande, cet holocauste symbolique du désir d'éradiquer l'ancienne religion des indigènes, l'exultation exaltante de déraciner le vieil arbre noueux, ait plongé la France médiatique et virtuelle dans une manière de résignation assumée.
La France post-chrétienne proscrit le sabre mais manie le goupillon. Elle encense à présent, à défaut du vivre, le mourir ensemble calmement.

Sur le chemin du calvaire du peuple français à présent routinier, il se pourrait qu'un clou enfoncé dans les chairs chasse l'autre. Saint-Étienne-du-Rouvray fait oublier Nice, qui abolit le reste.
Rien d'autre à faire qu'à subir en silence compassé.
La multiplication des massacres, l'addition des victimes, nous commanderait d'interdire toute discussion, source de division.

Cette division que rechercherait paraît-il ceux qui nous égorgent.
Je ne suis pas sûr que telle soit la stratégie de nos bourreaux. Il me semble plutôt que ces stratèges si subtils cherchent à nous tuer pour nous tuer, pour nous faire trembler, ramper, pleurer, implorer, supplier, et nous imposer le repentir d'exister.

Mais à supposer que cette stratégie soit celle-là, je perçois mal ses dangers et limites.
Nul péril en effet, car pour qu'il y ait guerre civile, il faut, comme en amour, être deux. Si je vois bien les guerriers de l'islam radical, je ne perçois nulle part les troupes de Charles Martel. J'aperçois bien quelque Ganelon, mais point de Roland à l'horizon lointain.

Et ce ne sont pas quelques détestables graffitis ou un lardon devant une mosquée, sur lesquels la presse se jette avec d'autant plus de voracité qu'elle n'a rien d'autre à se mettre sous la dent, qui donne quelque chair à la menace brandie.

Quant aux limites à respecter pour éviter cette guerre civile ou religieuse fantasmée, doivent-elles nous faire interdiction de critiquer ceux qui se tiennent pour nos élites ou encore la religion organisée ou inorganisée que nos bourreaux invoquent avant de trucider ?

Mes lecteurs subtils auront deviné quelque malice sous la question, car j'observe que ceux qui nous menacent de la guerre civile en cas de division ont la méchante tendance de proscrire toute réflexion critique des causes du malheur présent. Un esprit chagrin irait même jusqu'à se demander si ce ne serait pas pour se protéger de toute funeste prospection.

C'est ainsi que tout débat sur l'islam et ses troupes demeurent sous jalouse surveillance. Ici encore, la prophylaxie est de règle, au risque de voir le remède plus dangereux que le mal.

Le lendemain du drame de Saint-Étienne-du-Rouvray, la matinale de notre chaîne radiophonique nationale insistait lourdement sur des manifestations d'hostilité aux musulmans qui demeuraient pourtant très virtuelles. France 2, pour ne pas être en reste, interviewait une famille musulmane qui se plaignait simplement de «regards»...
Le surlendemain, France Inter faisait son deuxième sujet avec cette crainte, automatiquement ressassée après chaque tuerie, que ressentirait la communauté musulmane d'être «stigmatisée».

Je rappelle que lors du dernier sondage (Ipsos) sur le «regard» de la communauté nationale sur les musulmans, Le Monde (28 /1/15) disait son étonnement de voir leur image améliorée malgré les grands attentats parisiens.
Autrement dit, et au risque de décevoir ceux qui semblent l'espérer pour reprendre la main, les Français sont parfaitement capables de distinguer une majorité pacifique d'une minorité problématique et semblent immunisés contre le risque de globalisation ethnique ou religieuse.

On voudrait à tout prix changer cet état de fait, les faire amalgamer ou stigmatiser alors qu'aucun discours public n'utilise cette thématique et qu'eux n'y songent pas obsessionnellement, qu'on ne procéderait pas autrement. Qui divise ?

Quant à la mise en question de l'immigration massive incontrôlée, elle demeure du domaine de l'indécent indicible. Le mantra répété en boucle consistant à asséner que les assassins seraient français ou binationaux, pas question de réfléchir sur le fait que la majorité sont issus de l'immigration islamique récente. Interdiction donc de réfléchir sur les ratés programmés de l'intégration, les dangers avérés des migrations, ou la nécessité existentielle de combattre sans frein l'immigration illégale et invasive.

Enfin, l'ensemble du corps politique, premier ministre compris et jusqu'au très estimable Mr Boubakeur, s'accordant à reconnaître l'urgence impérieuse de reconstruire l'organisation du culte musulman en France, il est difficile de pouvoir soutenir sans rire que ce qui nous arrive n'a strictement et absolument aucun rapport avec l'islam.
On me permettra à ce stade de faire observer respectueusement à Manuel Valls que le «pacte» qu'il appelle de ses vœux sera autrement plus difficile à obtenir que lorsqu'il s'agissait du concordat des juifs ou de la séparation avec l'église catholique. Et Dieu sait pourtant que ce fut difficile. Les premiers considèrent que «la loi du pays est leur loi». Les seconds doivent «rendre à César ce qui appartient à César». Pas grand-chose à voir avec ceux qui doivent mettre la charia au-dessus de tout. Il est des pactes qui doivent ressembler à des décrets impérieux.
Je me permets moi-même, au risque de diviser, de m'étonner de la surprenante soustraction opérée ce dimanche par la centaine de personnalités musulmanes françaises réclamant dans le JDD cette réorganisation de l'islam de France: «Après l'assassinat de caricaturistes, après l'assassinat de jeunes écoutant de la musique, après l'assassinat d'un couple de policiers, après l'assassinat d'enfants, de femmes assistant à la célébration de la fête nationale, aujourd'hui l'assassinat d'un prêtre célébrant la messe…».

S'agissant de personnalités averties, compte tenu du contexte spécifique des relations entre juifs et arabes, j'ai du mal à me persuader que cette soustraction des victimes juives de Toulouse ou de Paris relève seulement de la plus fâcheuse des distractions.

Autre proscription sous peine de divisions: La critique du système judiciaire ou de certains de ses membres. Ici encore nos prêtres cathodiques en ont fait une sorte de tabou inviolable.
Ici encore notre chaîne radiophonique nationale et publique, au lendemain du crime, se faisait l'écho du malaise de juges qui se sentiraient eux aussi, décidément, «stigmatisés».
Ainsi donc, il serait interdit de faire remarquer que le système judiciaire français est non seulement en panne, mais à présent paralysé.
Interdit de faire observer, sous peine de je ne sais quelle autre stigmatisation, que Madame Taubira lui a porté le coup de grâce.

Que durant une demie décennie, la gauche esthétique a ralenti le programme de construction carcérale et lui a substitué l'inepte loi sur la contrainte pénale. Que non seulement cette dernière n'est pas appliquée, mais qu'en outre les juridictions croulent sous le nombre de peines non exécutées. Que désormais la justice pénitentiaire n'est plus en mesure d'assurer tous les trajets entre prisons et tribunaux et que des détenus sont libérés faute d'escorte ! (Le Figaro, Paule Gonzales 10 juillet et Le Monde, Jean-Baptiste Jacquin 24 juin).

Mais il est interdit, plus encore, de faire remarquer que le débat sur la nécessité de réformer le droit est le plus commode des débats. Que celui de voir respecter l'État de droit est le plus indigent.

Le bel Etat de droit que voilà célébré par ses thuriféraires vétilleux, de la Ligue des droits de l'homme au Parti Communiste: Celui de l'état d'urgence qui tolère Nuit Debout et des lois républicaines piétinées sous les pieds des immigrés illégaux qui foulent impunément les rues quand ils ne manifestent pas publiquement en leur beau milieu.
Comment ne pas voir que La Ligue des droits de l'Homme protège aussi efficacement les droits des hommes que SOS-Racisme nous aura prémunis contre le racisme assassin.

À l'heure où l'État n'est plus le danger mais le premier rempart contre la barbarie à barbe, gardons-nous d'écouter ceux qui devraient faire vœu de silence et d'humilité.

Tout aussi mal séant est de faire remarquer que le tueur de Nice était un étranger bénéficiant d'un permis de séjour. Que dans un système judiciaire normal celui qui était connu pour des faits de violence et de vol et qui venait d'être condamné à la prison avec sursis pour agression avec arme, n'aurait plus dû se trouver à Nice le 14 juillet.

Interdit de faire remarquer que si des juges n'avaient pas, contre l'avis éclairé du parquet, libéré un certain Adel Kermiche pour lui mettre au poignet une breloque dérisoire, une petite flamme de vie lumineuse brillerait encore. Et pourquoi diable ne serait-il pas possible de le faire remarquer ? Pas pour morigéner un magistrat, pas pour le révoquer, pas même pour lui réclamer des comptes personnels. Pour tenter seulement de briser ses confortables certitudes ou seulement ses réflexes idéologiquement conditionnés. Mais les cerbères de cette idéologie peuvent encore mordre. En tous les cas ils aboient. La présidente du Syndicat de la Magistrature, Clarisse Taron, croit voir dans les critiques de la juge qui a ordonné la mise en liberté de l'égorgeur du prêtre «une mise à l'index de la justice» et même selon Médiapart (27 juillet) une «curée médiatique» (sic).

Le syndicat du mur des cons, combien de divisions ?

 

Published by GOLDNADEL Gilles William
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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 18:03

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Le monde médiatique, le déni islamiste

et la sottise victimaire


Publié le 25/07/2016


FIGAROVOX/CHRONIQUE - Après les attentats en France et en Allemagne, Gilles W. Goldnadel critique «cet étange monde médiatique, enfermé dans un bunker capitonné» qui navigue dans un «univers virtuel, rebelle au réel mais docile envers l'idéologie».

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

Il pourrait y avoir dix attentats terroristes islamistes par jour que le scénario médiatique serait toujours immuable.

Étrange monde médiatique, enfermé dans un bunker capitonné, où n'ont droit de pénétrer que ses membres encartés ou des invités strictement adoubés. Univers virtuel, rebelle au réel mais docile envers l'idéologie. Partisan de l'éducation d'un peuple borné.

Phase 1: Sidération et compassion. Gros plan sur l'allumage des bougies. Tentatives de dénégation de toute présence islamiste dans l'événement. Immanquablement, la thèse de la folie ou de la dépression va être mise en avant. Comme s'il fallait choisir entre le menu imposé de la démence suicidaire et le dessert déconseillé de la haine communautariste. Comme s'il était si difficile à comprendre pour les privilégiés qui se tiennent pour l'élite, que l'irrationalité démentielle, la mégalomanie, la paranoïa, le sadisme, le fantasme de la persécution, le ressentiment social ont toujours fait bon ménage dans l'histoire individuelle et collective avec la haine politique totalitaire. À Nice, le sommet du négationnisme aura culminé avec l'absurde chimère ministérielle de la radicalisation spontanée de l'auteur de l'attentat, reprise sans discussion par la classe médiatique.


Phase 2: Reconnaissance contrite de la réalité islamiste.

Phase 3: Les temps de la sidération et de la compassion minimale pour les victimes étant écoulés, vient celui de l'irrésistible victimisation des musulmans et de la culpabilisation symétrique.

Après Nice, certains se seront appesanti lourdement sur le nombre des victimes musulmanes de l'attentat. Tri étrange et macabre. Tri sélectif et ethnique. Aucune autre communauté dans la peine n'ayant été comptée. Si ce n'est celle de la communauté nationale, visée dans son ensemble.

Sur la radio de service public France Inter, vendredi, Jean-Louis Bianco qui restera dans la petite histoire pour avoir décrété que la France ne connaissait pas de problèmes de laïcité, commença sa prestation en incriminant sans désemparer une partie de la population niçoise dont la parole raciste se serait libérée…

La palme académique de la sottise victimaire devant revenir de droit au préfet du Rhône, qui avec des airs de Jean Moulin, et dans le même temps qu'à juste titre il venait condamner dans une mosquée de Lyon des tags insultants pour la communauté musulmane, compara ceux-ci aux prémices de la nuit de cristal en Allemagne.

Je m'inscris en faux contre cette indécente comparaison, moins par respect de la décence historique que parce que je sais que le fantasme victimaire explique grandement le ressentiment agressif et que l'être humain est prompt à se sentir victime dès l'instant ou des tiers inconscients l'encouragent sur cette voie confortable.

Et si l'on considérait étrangement que le peuple juif n'était pas le premier concerné par le génocide nazi, alors il me semble que le sort tragique des chrétiens d'Orient ou des Yazidis serait plus adapté à des comparaisons mêmes osées.

Étrange idéologie. Il est inacceptable de faire porter sur l'ensemble de la communauté musulmane de France le poids des attentats islamistes. Et je n'ai vu aucune personne publique, Dieu merci, le faire.
Il est tout aussi inacceptable de considérer celle-ci comme la communauté victime. Et beaucoup le font, à commencer par un responsable d'État irresponsable.

Le scénario n'aura pas été très différent en Allemagne, où une manière d'accords de Munich médiatiques aura docilement accepté la thèse «évidente» d'un jeune germano-iranien, clone du Norvégien suprématiste blanc Breivik. La coïncidence des dates étant sensée emporter la conviction sans discussion. Je gagerais que les jours qui viennent éloigneront le jeune David Ali des fjords norvégiens.

Toujours est-il que mon imagination est impuissante à décrire à quoi aurait ressemblé la réaction médiatique, si par hypothèse, et pourquoi non, l'auteur du massacre aurait été, pour cette fois, non un Iranien fils de réfugiés, mais un germain tout blond, ressemblant davantage à l'assassin d'Oslo. Il est bon parfois de se remémorer l'actualité récente, histoire de comparer. Le mot bien en cour en ce moment dans les médias est celui d'hystérie. Pas question d'«hystériser» en période dramatique. Le sage conseil que voilà. Ne pas céder à la psychose collective. Ne pas généraliser. Ne pas trouver de boucs émissaires. Évidemment. Le drame c'est que ceux qui, en ce moment, mettent en garde lourdement contre l'hystérie collective sont largement les tenants de l'hystérie sélective. L'exemple de la manière dont auront été traités par une partie de la presse sermonneuse les massacres de Breivik est des plus éclairant.

Point question alors de focaliser sur un loup nordique et solitaire, point question de miser uniquement sur la folie d'un personnage tellement insensé que les experts et tribunaux d'Oslo s'y seront repris à plusieurs fois pour statuer sur la responsabilité pénale de l'assassin de masse.
Pas du tout, dans la circonstance, il convenait de redouter hystériquement et collectivement les dangers du racisme blanc. Mieux que tout: mettre en fiche les suspects et dénoncer sans réticences les dangereux inspirateurs qui auront armé intellectuellement l'assassin. Je renvoie à ce sujet aux articles (6 août 2011, 16 avril 2012) du Monde et de l'Obs Rue 89 qui n'auront pas craint de désigner l'historienne Bat Yeor ou Alain Finkielkraut…

Terminons sans conclure sur le procès en responsabilité qui se dessine de plus en plus nettement à l'encontre du ministre de l'intérieur concernant le drame niçois.

Le paratonnerre de l'unité nationale utilisée avec effronterie a déjà fait long feu. Les affirmations de la policière municipale en charge de la vidéosurveillance accusant le pouvoir d'avoir fait pression sur elle pour attester de la présence d'une police nationale qu'elle n'a pas constatée sont troublantes mais devront être vérifiées. Reste toutefois qu'il semble acquis désormais aux débats que le pouvoir aura voulu détruire des enregistrements vidéo pour une raison obscure.

J'avoue en mon for répugner à vouloir faire le procès d'un homme en une matière où la spéculation intellectuelle et les arrière-pensées politiques sont puissantes.

Il demeure néanmoins, sur le fond, une responsabilité judiciaire et idéologique incontestable. La semaine dernière, j'insistais déjà sur le fait indiscutable que l'auteur principal de la tuerie de Nice, ressortissant tunisien, titulaire d'une carte de séjour provisoire, plusieurs fois mis en cause pour des délits de vol ou de violence, et encore récemment condamné à une peine de prison avec sursis pour vol avec arme, aurait dû, dans un système judiciaire responsable, être expulsé.

Cette semaine, nous apprenions du Point, que l'un de ses complices présumés, A.H, citoyen albanais, avait été appréhendé pour infraction le 2 mai par la police qui avait constaté qu'il faisait l'objet d'un arrêté de reconduite à la frontière. Le décret d'expulsion qui le frappait n'a pas été exécuté et le 3 mai, l'individu était libéré sur ordre de l'officier de police judiciaire.

Personne désormais ne pourra me convaincre que l'hécatombe relevait de la pure et inévitable fatalité.
Une idéologie quarantenaire l'aura préparé, et les hommes et les femmes qui l'auront accompagné, politiquement, intellectuellement et médiatiquement devraient, à tout le moins, apprendre l'humilité.

Published by GOLDNADEL Gilles William
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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 14:25

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Les causes de l'islamisme criminel n'ont rien de mystérieux

Publié le 18/07/2016

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Gilles-William Goldnadel dresse la liste des sept facteurs qui expliquent le développement du terrorisme islamiste.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

Par un très cruel paradoxe apparent, au fur et à mesure que la liste des suppliciés s'allonge, les raisons idéologiques du supplice vont commencer à disparaître. Pour le dire autrement, sous les coups de boutoir de l'horrible réalité, les sept piliers de la vérité confisquée sur lesquels l'islamisme criminel s'est arc-bouté sont en train de s'effondrer, un à un.

Le premier pilier reposait sur l'interdit du nom. On ne nomme pas l'islam, fusse-t-il radical et terroriste sauf à blasphémer. L'esprit du 11 janvier, contre lequel j'avais mis en garde au risque d'être excommunié, reposait tout entier sur une messe œcuménique et compassionnelle où l'on tairait le nom. La messe n'eut rien d'œcuménique, le nom fut tu et l'on continua de tuer en son nom.
Aujourd'hui, le pouvoir - pour autant qu'on puisse le nommer ainsi - aurait voulu ressusciter feu Charlie, frère de Oui-Oui, non par esprit de compassion, mais uniquement pour tenter d'éviter la reddition des comptes qu'une opposition jusque-là patiente jusqu'à l'excès s'est résolu enfin à exiger de lui.

Par une étrange logique, un ministre de l'Intérieur qui hier encore s'auto-congratulait pour une fête de l'Euro sans mort, refuse de tirer les conclusions politiques de cent morts sur une zone festive à Nice. Se livrant à un concours de vitesse pathétique avec l'assassin, il change d'avis sur son islamisme aussi rapidement que l'autre se serait radicalisé.

Le même ministre avait cru pouvoir prendre de haut les observations de la commission d'enquête parlementaire présidée par Georges Fenech et qui, en termes pourtant mesurés, n'accepte pas de mettre sur le dos de la seule fatalité le massacre du Bataclan et préconise une réforme des services de renseignement après avoir constaté leur défaillance à ne pas avoir mis hors d'état de nuire les trois terroristes que pourtant ils connaissaient.

Le premier secrétaire du Parti Socialiste, plutôt que d'adopter un profil modeste, a cru également devoir morigéner le président Fenech, dans l'espoir aussi inutile qu'indécent d'imposer le silence pour raisons lacrymales.

Quant à Christian Estrosi, celui-ci paraît-il, à en croire d'autres éminences socialistes, ne serait pas fondé à s'étonner des ravages causés par un homme seul sur une zone protégée, en plein état d'urgence.

L'unité nationale de façade d'hier a servi à cacher l'islam radical. Toute aussi factice, elle voudrait aujourd'hui dissimuler les responsabilités évidentes du système et les fautes éventuelles des hommes.

Le second pilier de l'islam terroriste repose sur la criminalité d'habitude de ses serviteurs, ou, plus exactement, la manière indolente dont la France a traité l'islamo-gangstérisme, pour reprendre l'expression de Malek Boutih. Par une triste loi commune, tous ceux qui ces derniers mois auront pourri la vie de la France et gâché des vies françaises sont des hors-la-loi issus de la petite ou moyenne délinquance de droit commun. Curieusement, personne ne s'est interrogé sur cette constante donnée. Elle ne s'explique pas uniquement par goût de la violence et de la transgression. Elle trouve son fondement dans la détestation profonde de la société française, de ses enfants et de ses lois. Elle s'inscrit sans doute également dans leur observation de la faiblesse insigne de la justice française dont les délinquants étrangers ou issus de l'immigration devinent confusément qu'elle ne se sent plus la légitimité, par mauvaise conscience, de punir réellement.

Le système est d'une perversité dialectique, car c'est précisément dans cette mauvaise conscience que les délinquants islamistes puisent complaisamment les raisons de leur ressentiment victimaire.
C'est là où le fatalisme désormais trop commode des autorités doit s'arrêter. Personne n'a la stupidité de prétendre que l'on peut éviter facilement l'acte suicidaire d'un fanatique déterminé à tuer, mais personne non plus ne peut soutenir que dans le carnage de Nice, la faiblesse judiciaire endémique n'ait sa part de responsabilité.

L'auteur du massacre est un ressortissant tunisien. Il disposait d'un titre de séjour temporaire. Pendant plusieurs années, il est acquis qu'il a commis divers vols et délits liés à sa violence. Plus récemment, il a fait l'objet d'une condamnation à une peine de prison assortie du sursis pour agression avec une arme. Il s'agissait donc d'un très mauvais sujet.
Dans une société humaine digne de ce nom, qui ne serait pas accablée par une mauvaise conscience pathologique, obligation est faite à l'étranger de se conduire convenablement dans le pays d'accueil, sauf à être renvoyé sur le champ. Il s'agit des règles traditionnelles de l'hospitalité. Le sens de ces règles a échappé depuis longtemps aux acteurs politiques et aux magistrats de l'ordre judiciaire qui n'y songent même plus.

Si tel n'avait pas été le cas, le massacre de Nice n'aurait pas été commis et une centaine de vies auraient été épargnées.
Si tel n'avait pas été le cas, l'islamo-gangstérisme ne caractériserait pas aujourd'hui lourdement la société criminelle française et ne constituerait pas le vivier naturel du terrorisme islamiste.

À lire ce qui précède, on aura compris que je ne fais pas porter sur le gouvernement actuel de gauche la responsabilité principale d'un drame dont les acteurs sont à trouver dans l'ensemble de la société politico-médiatique française qui s'est abreuvée de la même idéologie xénophile dès le biberon.

Il n'en demeure pas moins qu'une partie de la gauche gouvernementale aura encore aggravé le phénomène pernicieux.
Christiane Taubira, avec son lyrisme habituel, twittait au lendemain du massacre de Nice: «Nous n'avons plus de mots. Nous sommes simplement armés d'une certitude: nous sommes les plus forts».

Ces mots sont creux et aussi vides de sens que la politique judiciaire calamiteuse menée par l'ancienne Garde des Sceaux. Répugnance dogmatique devant l'enfermement qui constitue toujours la moins mauvaise des prophylaxies. Refus esthétique de la sévérité carcérale contre la récidive qui constitue la clé de voûte de toute politique judiciaire juste et dissuasive. Refus philosophique de la déchéance de nationalité pour les terroristes qui aura définitivement ruiné le peu de crédit qu'il restait à un chef de l'État qui avait eu le machiavélisme de gribouille de lui accorder sa propre confiance.

Christiane Taubira, par ses mots creux et sa politique pleine d'idéologie en toc, aura rendu moins forte la société française.
Le quatrième pilier qui soutient fermement le terrorisme islamiste s'appelle l'islamo-gauchisme. Je le nomme d'autant plus volontiers et souvent que j'ai constaté combien son usage agaçait ceux qui y participent peu ou prou. Je rappelle ici qu'il n'a rien à voir avec les musulmans mais tout avec les gauchisants qui, par détestation pathologique de l'Occident blanc et révérence obséquieuse symétrique pour l'altérité orientale, sont tétanisés par l'idée même de condamner cette dernière quelles qu'en soient les circonstances.

Cette idéologie reflexe sommaire demeure puissante dans les médias, à commencer par ceux d'Etat. Raison pourquoi, quoi qu'il arrive, la déraison médiatique commande de retarder l'heure de la vérité qui la fâche. Quoi qu'il arrive, on cachera à l'opinion le viol des femmes allemandes par l'Autre d'Orient, on tentera d'expliquer que le terroriste est un déséquilibré, un dépressif, un dément irresponsable. Tout sauf à devoir prononcer enfin, mais le plus tard, le mot qui fâche et qui fait tâche.

Le cinquième pilier n'est qu'un avatar du quatrième. Nous le nommerons l'antiracisme de pacotille. Sa méthode est la diversion. Le leurre psychologique. Il tend à faire croire que le gentil c'est l'Autre et que le méchant fait partie du peuple autochtone. Le danger principal viendrait en fait de lui. Le démon a plusieurs noms: l'extrême droite, l'ultra droite, le populisme. Notre premier ministre, ordinairement mieux inspiré, vient à présent d'inventer le danger de «trumpisation»…

On pourrait tout aussi bien l'appeler le loup. Car cet antiracisme de pacotille ne cesse de rejouer l'histoire du petit Pierre. À force d'avoir crié stupidement au loup brun depuis 30 ans, la société politico-médiatique française a été prise à revers par le loup vert. La vraie bête immonde, celle-là, raciste, antisémite, fasciste et terroriste. Mais vivante.

Le sixième pilier de l'islamisme criminel est enfoui bien profondément dans le refus idéologique de dire la réalité sans haine ni crainte. Il est faux de prétendre que la société française est menacée d'un accès purulent de racisme anti-musulman.

Elle en est incapable. Elle en est prémunie. Il n'est venu à la tête, même malade, même encolérée, d'aucun Français de souche de venir mortellement se revancher de l'islamisme contre un musulman parce qu'il était musulman. Tous les sondages montrent qu'au contraire, malgré les attentats, les Français regardent leurs compatriotes musulmans sans essentialisme agressif. Contrairement à ce qu'on voudrait faire croire, les Français ne se sont pas radicalisés mais se sont libérés radicalement.

Ils ne craignent plus, en dépit d'un chantage au racisme qui ne fonctionne plus, de mettre en cause une partie de l'islam politique ou guerrier. Ils ne craignent plus non plus de questionner l'immigration et les ratés calamiteux de l'intégration. S'ils savent que la majorité des musulmans français est paisible et pacifique, ils savent aussi qu'une minorité nombreuse de celle-ci regarde le terrorisme islamique avec complaisance et compréhension. Au demeurant, un sondage du très respecté Pew Research Center évalue ce nombre autour d'un pourcentage de 30 %. Ainsi, tout en innocentant justement la majorité des musulmans de ce pays, il commande malgré tout de dire les choses sans trembler.

Car, et c'est le dernier pilier, le plus imposant, le plus terrorisant aussi, sur lequel repose le terrorisme islamiste: l'immigration islamique et l'immigrationnisme idéologique qui la soutient.

Arithmétiquement parlant, il explique plus que tout la difficulté technique à endiguer le phénomène terroriste, tant le vivier à surveiller, quand bien même est-il connu, repéré et même fiché est nombreux. Et pourtant, dès les morts du terrorisme enterrés dedans la terre froide, l'islamo-gauchisme idéologique s'emploie à terroriser ceux qui excipent du principe de précaution pour refuser l'entrée massive et illégale de davantage de migrants islamiques.

Est-il, par exemple, tellement difficile d'objecter à la démagogie de la maire de Paris qui décide, sans concertation avec les populations concernées, d'installer des camps de migrants sans-papiers en pleine ville, les propos irresponsables de son responsable du logement, le communiste Ian Brossat, qui reconnaissait, sur mes questions, au micro de RMC, qu'il n'était pas question de reconduire les migrants non éligibles au droit d'asile ? Comment davantage montrer son mépris pour les lois du pays et le droit à la sécurité et au bonheur des habitants qui y demeurent ?

Mais peu importe après tout ce que peuvent continuer à dire ceux qui se cachent derrière les piliers du mensonge, la vérité est à présent une idée neuve en Europe.

 

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 16:47

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Après Dallas, la consternante absence du mot «racisme»

Publié le 11/07/2016

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Pour Gilles-William Goldnadel, le drame de Dallas est révélateur d'une racialisation inquiétante des rapports sociaux accompagnée d'un antiracisme à géométrie variable.
Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

Ceux qui veulent bien me lire chaque semaine dans ces colonnes savent que je suis de ceux qui pensent que non seulement toute vérité est bonne à dire, mais encore que le mal à dire aggrave la maladie.

Autrement dit, en matière de non-dits, les lois de la psychologie collective sont identiques à celles de la psychologie individuelle.

Commençons par les non-dits de Monsieur Obama. Il est des mots qui lui écorcheraient sa bouche pourtant prolixe.

Après le drame d'Orlando, inutile de chercher dans les oraisons présidentielles la raison islamiste. Le «la» du diapason était ainsi donné aux médias bien disposés pour l'unisson: la faute aux armes à feu, à l'homophobie (et tant pis pour les orientations sexuelles du terroriste) mais pas question de réclamer des comptes à l'Autre es qualité de musulman radical.

Après le carnage cruel de Dallas, un mot manquait cruellement au discours du premier Américain: «raciste». Un Noir, adepte du suprématisme noir, déclarait avoir massacré des policiers blancs pour venger des crimes commis par d'autres policiers blancs. Mais le mot qui serait venu naturellement aux lèvres de n'importe qui si, par exemple improbable, un Français voulait tuer un musulman intégriste pour venger le 13 novembre ou un délinquant Noir parce qu'il aurait été volé par un autre Noir, manquait.

Comme si, ici, l'évocation du racisme d'un noir, forcément victime par essence, était impossible à dire. Et comme si le blanc, par essence raciste, n'était jamais totalement innocent.
C'est dans le creux vertigineux de ce manque que niche une grande partie du drame racial qui enlaidit la vie.

À ce stade du devoir parler vrai et sans crainte, les mots sont impuissants pour dire l'échec calamiteux du premier président noir des États-Unis d'Amérique dans sa tentative alléguée d'avoir voulu apaiser les tensions raciales.

Sans doute, le ver était logé dans le fruit racialiste de ceux qui exultaient au soir de son élection, non en raison de son habileté oratoire incontestable, de son intelligence, de son élégance et de sa prestance, mais à raison essentiellement essentialiste de la couleur de sa peau.

Et ce président n'aura eu de cesse depuis le début de sa présidence d'accuser la police d'être raciste envers les noirs et de s'en prendre particulièrement aux policiers blancs ou, plus largement, à tous les blancs susceptibles de se défendre contre des criminels. Comme le rappelle Guy Milliere dans un article du 9 juillet (Dreuz), Obama s'est appuyé pour cela sur les professionnels de la tension raciale tel Al Sharpton, et a accordé ces derniers mois son soutien à des organisations extrémistes ouvertement anti policières telles que Black Lives Matter.

À chaque fois qu'une polémique a défrayé la chronique policière et criminelle (Trayvon Martin à Stanford en Floride, Michael Brown Ferguson dans le Missouri ou Freddy Gray à Baltimore), à chaque fois Obama, pour le plus grand plaisir de la presse de gauche et des démocrates gauchisants, a pris parti systématiquement contre la police. On a vu plus tard que la justice voyait les choses moins simplement et moins systématiquement.

Je ne veux pas caricaturer ma propre pensée: je ne sous-estime pas la violence de la police américaine, à l'image de la société américaine. Je ne sous-estime pas le racisme de certains policiers blancs, pas plus que je ne sous-estime le racisme de certains délinquants noirs.

Mais j'affirme que considérer l'ensemble des faits divers précités comme le résultat d'un racisme évident plutôt que celui de l'instinct de peur ou même de la défense légitime relève d'une spéculation intellectuelle infiniment plus oiseuse que lorsqu'il s'agit de caractériser l'acte d'un criminel qui fait un carton sur des policiers blancs uniquement parce qu'ils sont blancs.

Et pourtant, dans l'hypothèse spéculative, on affirme le racisme, et dans le cas indiscutable, on le passe sous silence…
De même, je réfute par principe l'évidence propagée ad nauseam de ce que la justice américaine aurait, à chaque fois qu'elle a relaxé un policier mis en cause, fait montre de partialité. Après tout, en France aussi, des politiciens spéculant façon Benoît Hamon ont critiqué des décisions bien fondées en droit comme en fait comme dans l'affaire Ziad et Bounia.

À la suite de ces spéculations médiatiques et politiques, on imagine avec quelle sérénité intellectuelle les prochains juges américains appréhenderont les prochains «dérapages policiers» qui seront déférés devant eux.

L'opinion publique, cette catin, n'a rien à faire dans le prétoire, déclarait autrefois mon confrère Moro-Giafferi… C'est loin.

Dans ce cadre intellectuel vicié, un cercle culturel vicieux s'est agrandi sans fin. Bien sûr que la question noire américaine a été mal réglée.

Les préjugés contre les noirs, pendant des années et contrairement à ce qu'on pouvait espérer se sont envenimées après la suppression de l'esclavagisme. Les stigmates anti-noirs se sont renforcés et ont été traduits en un système de lois et de normes dites «Jim Crow» destiné à préserver l'ordre racial. Interdiction faite aux noirs de voter, d'étudier dans les écoles blanches, d'aller dans les magasins, les restaurants fréquentés par les blancs. Comme l'indique pertinemment Yuval N. Harari (Sapiens, une brève histoire de l'humanité, Albin-Michel): «Au milieu du XXe siècle, la ségrégation dans les anciens états confédérés était probablement pire qu'à la fin du XIXe siècle. Clennon King, l'étudiant noir qui voulut entrer à l'université du Mississippi en 1958, fut interné de force dans un asile psychiatrique. Le juge trancha qu'un noir était forcément fou s'il imaginait pouvoir y être admis».

Il n'en demeure pas moins que le sort des Noirs américains, leur situation sociale et culturelle se sont, depuis les années 60, très considérablement améliorés.
J'affirme qu'aujourd'hui, que par une dynamique perverse et dialectique, une sorte de choc en retour et d'un excès l'autre, les vecteurs principaux d'agrandissement du cercle vicieux se nomment racialisme obsessionnel et antiracisme professionnel, avec leur cortège de culture de l'excuse et de victimisation systématiques a priori.

De ce point de vue, Barack Obama en aura été à la fois le triste héros et la victime consentante.
Mais on aurait tort de penser que ces deux fléaux n'ont pas franchi allègrement l'Atlantique.

Que penser par exemple, puisqu'il faut parler vrai, de cet article publié sans le moindre recul le 5 juillet dans notre vespéral national et intitulé: «Dans les banlieues populaires, l'absence de Benzema ne passe (toujours) pas»?: «On veut pas de reubeus en équipe de France, on l'entend beaucoup. Il y a une identification aux joueurs exclus» (…) «Bien sûr, il y a Sissoko, Pogba qui viennent de la région parisienne, mais ma génération est déçue qu'il n'y ait pas de reubeus des quartiers, des mecs qui nous ressemblent» fait dire la journaliste à des figures de l'immigration arabo-maghrébine.

Bref de l'ethnicisme tranquille et assumé: c'est bien qu'il y ait des Noirs mais il faudrait aussi des Arabes. Quant à savoir la répartition quantitative entre marocains et algériens, l'article ne le dit pas.
Les mêmes qui n'avaient pas de mots assez durs pour Nadine Morano…

Heureusement, il n'y a pas que cela. Le Portugal a battu la France. Les Franco-Portugais n'ont pas caché, pour leur majorité, leur préférence lusitanienne. Et pourquoi non ? Une intégration réussie n'impose pas une assimilation forcée. Battus, ils ne se seraient certainement pas vengés sur le matériel urbain. Il est des immigrations heureuses quand elles sont légales, paisibles et librement acceptées par la population d'accueil. L'immigration portugaise est une chance pour la France.

C'est dit.

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 11:24

Article paru dans Le Figaro (édition papier) du 3 juillet 2016

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http://premium.lefigaro.fr/vox/culture/2016/07/03/31006-20160703ARTFIG00177-elie-wiesel-l-aube-apres-la-nuit.php

Elie Wiesel, l'aube après la nuit

Publié le 03/07/2016

L'avocat et essayiste Gilles-William Goldnadel rend hommage à Elie Wiesel. Il considère que sa vie et son œuvre restent un phare pour notre temps.

C'est un honneur redoutable que d'évoquer la mémoire d'un homme qu'on a un peu approché et beaucoup admiré.

Les mots qui ordinairement vous tombent sous les doigts se font réticents. Car Elie Eliezer Éléazar Wiesel avait autant de visages tristement souriants que de prénoms. Il ciselait les mots en de nombreuses langues: le français, le yiddish, l'hébreu et l'anglais, mais se tourmentait de leur insuffisance. Il murmurait préférer le silence qui les séparait et dans lequel il s'essayait, en croyant, à percevoir Dieu et les hommes.

Le premier visage d'Elie était celui d'un témoin de malheur. Et même d'un témoin des témoins. C'est en tant que témoin qu'il déposa ses mots écorchés vifs la Nuit, dans la langue morte de la yiddishkeit.
Tandis que Primo Levi, autre compagnon d'infortune aux mots riches parce qu'économes, racontait les premiers coups donnés, sans la moindre raison, par les premiers soldats allemands réceptionnant les juifs latins des mains des Italiens, Elie racontait la première nuit à Auschwitz de ses Juifs de Hongrie.

Elie Wiesel, juif pratiquant, fils de juifs orthodoxes, ne pratiquait pas la religion de la Shoah, qu'il nommait Holocauste. Il témoignait seulement. Il ne se considérait pas dépositaire d'une marque déposée, et, même s'il ne le disait pas, avec cette humilité des grands qui frappait tous ceux qui le rencontrèrent, n'appréciait guère les littérateurs de l'horreur qui en faisaient fiction sans l'avoir connue.

Raconter des contes non pour faire dormir mais pour éveiller

Le second visage d'Eliezer Wiesel est celui d'un érudit du hassidisme de l'Europe centrale, qui aime raconter des contes non pour faire dormir mais pour éveiller, des histoires de Golem, de faux messies, de vases brisés du Zohar, de sages qui rencontrent la grâce en racontant leur mort ou de mendiants à Jérusalem. Je me permettrai de ne pas partager entièrement l'avis du premier ministre israélien qui, dans son hommage, écrit que Wiesel aimait Dieu et les hommes. Il disait plutôt qu'il avait foi en eux, mais qu'il ne savait pas pourquoi. Wiesel aimait le doute. Croyant, il ne pouvait douter, mais en philosophe empirique du pire, et en témoin de la méchanceté humaine, il tenait à douter. Et à attendre et endurer le mal. Le temps qu'il faudra bien. En croyant philosophe, Eliezer Wiesel pratiquait le messianisme universel. Un messianisme non réservé aux seuls Juifs, mais à l'humanité terrestre pour une vie simple, paisible et souriante.

Le troisième visage d'Éléazar Wiesel fut celui d'un défenseur sans concessions de l'existence de l'État du peuple juif. D'autres, à sa place et à son altitude de Prix Nobel de la paix, auraient pu céder à l'humaine attitude de ne pas se salir les mains et la réputation en se faisant l'avocat de la plus disputée des disputes. C'eût été méconnaître Éléazar. D'abord, parce que plus encore qu'aux morts, il disait devoir penser avant tout aux vivants. Et l'État d'Israël incarnait sans doute à ses yeux non seulement une manière de consolation, mais encore le symbole même de l'espérance survivante. Ensuite, parce que toute sa vie, il n'aura cessé de ressasser l'amertume devant le déni et la passivité du monde pendant le grand massacre des innocents. Il ressentait exactement la même révolte devant cette manière que ce monde traite l'État juif en juif des nations.

Qu'on me permette à ce stade d'évoquer un témoignage personnel.
En 2002, je lui adressais à New York mon Nouveau bréviaire de la haine dans lequel je présentais l'antisémitisme comme un virus mutant. Je tentais de montrer que le mal de toujours était à présent davantage incarné par l'extrême gauche puissante que par la vieille extrême droite à qui j'attribuais «l'antisémitisme de papa». J'avais tenu à citer en exergue de l'opus cette sentence de son Golem: «Comme de coutume, l'année s'annonce sous le signe du châtiment ; je le pressens à travers chacun de mes os. J'ai vécu trop d'épreuves pour ne pas savoir prédire ce que l'avenir nous réserve. Oh bien sûr, j'ai foi en Dieu: je ne serais pas juif si j'évoluais dans le vide. Mais je ne serais pas juif non plus si je n'avais pas peur. Que vous dire ? Je distingue les signes et je sais les interpréter; il faut dire que j'en ai l'expérience.» Wiesel, qui connaissait les signes, même s'il continuait de considérer le mal comme une manière d'énigme maligne, me signifia en réponse que le nazisme n'était pas mort, qu'il avait seulement changé d'uniforme.

À plusieurs reprises, et depuis son enfance, Wiesel aura connu la souffrance physique et tutoyé la mort. Peu de vivants l'auront approchée d'aussi près. Aujourd'hui, certainement, la mort vouvoie Elie. Après la Nuit noire, l'Aube est enfin venue.

Gilles William Goldnadel

 

 

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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 12:10

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Brexit, Notre-Dame des Landes: Pile je gagne, face tu perds ?

Paru le 27/06/16

FIGAROVOX - Pour Gilles-William Goldnadel, du Brexit à Notre-Dame des Landes, bien des responsables publiques n'ont rien contre les référendums, à condition qu'ils puissent changer ou choisir le peuple.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

Tout a été dit, ou presque, sur les raisons, bonnes ou mauvaises, mais rationnelles qui peuvent expliquer le scrutin britannique.

L'insupportable légèreté du non-être eurocrate qui n'aura jamais seulement songé à réfléchir à ce qu'était l'Europe, ses racines et ses limites tant il était préoccupé à défendre les valeurs évanescentes d'un continent sans plus de peuples ni de frontières.

L'outrecuidance proverbiale d'un personnel politique jargonnant en volapuk administratif mais ne s'exprimant plus que dans la langue du pays qui vient de le quitter. Sa médiocrité aussi. D'une rareté parfaite. Sans vouloir mésestimer le talent accordé à Boris Johnson ou la démagogie prêtée à Nigel Farage, le verdict de vendredi doit beaucoup à Messieurs Junker et Shulz.
Mais plus encore à Mme Merkel. Une boussole. Le Nord. Le seul pôle sur lequel la population européenne croyait pouvoir tranquillement se fixer. Tellement d'acier, que longtemps ceux qui l'encensent aujourd'hui l'ont figurée méchamment avec un casque à pointe.

Il aura fallu qu'elle ouvre à tous les vents les portes et fenêtres d'un continent déjà tellement hospitalier qu'il était devenu une manière d'hôtel d'où l'on expulsait plus ni les hôtes de passage sans réservation, ni même les responsables de tapage.
Combien de centaines de milliers de citoyens britanniques ont-ils voté pour la sortie après avoir assisté à l'entrée forcée de centaines de migrants non européens, et principalement islamiques, à l'intérieur d'un continent miné par le terrorisme et l'insécurité ?

Et combien se sont-ils détachés d'une Europe à laquelle ils avaient fini bon gré mal gré à s'attacher, après avoir assisté à la capitulation, chancelière en tête, de ses représentants devant le sultan ottoman ?
Mais à côté de ces raisons objectives, il en existe une autre, moins rationnelle mais sans doute plus profonde. Son nom circule désormais. Elle s'appelle transgression. Pas n'importe laquelle. Pas la transgression iconoclaste. Par goût pour la perversion.

Non, la transgression tranquille. La transgression utile. Un vrai plaisir. Politique et démocratique, mais quasi érotique. Et qui ne va pas s'arrêter au peuple britannique. La transgression contre l'ordre despotique. Contre l'interdit stupide. Contre une classe médiatique et politique méprisante. Contre les grands prêtres cathodiques, leur catéchisme universel mais leurs attouchements xénophiles.

Contre leur prêchi-prêcha auquel plus personne ne croit et qui voudrait faire passer les révoltés et désespérés pour de vrais demeurés.
Et taxer de xénophobes et surtaxer de racistes les patriotes légalistes qui demandent simplement le respect des lois migratoires et qui ne confondent pas immigration paisible, légale et maîtrisée avec migration invasive, forcée et parfois grosse de mortel danger.

Oui, il y avait une manière de plaisir jubilatoire et transgressif pour une partie toujours grandissante de la population britannique et européenne à constater la possibilité de pouvoir peut-être détourner la trajectoire d'un funeste destin tracé d'avance sans son assentiment.

Un plaisir d'autant plus grand que ce peuple savait qu'on voudrait lui confisquer sa victoire et avant, et après.
Le jour d'avant, on laissa à penser que l'assassinat d'une députée travailliste allait profiter aux partisans du maintien. Ce qui sous-entendait lourdement en creux que ceux du Brexit étaient pour quelque chose dans son trépas. Les mêmes évidemment, avec cette morale sélective qui fait tout leur charme, n'avaient pas eu de mots assez durs pour stigmatiser l'indécence de Donald Trump à «instrumentaliser» le massacre d'Orlando en évoquant seulement l'islam radical.
Le jour d'avant, l'ensemble du monde financier avait prophétisé l'apocalypse maintenant au cas où les grands bretons décideraient de forcer le destin ordonné.

Le jour d'avant, la totalité des jets people hors-sol, les soi-disants anticonformistes par nature, les généreux par profession, s'étaient tous prononcés contre le retour à l'idée de nation. L'actrice Emma Thomson, croyant spirituel de décrire tendrement son pays comme «une vieille île grise chargée de misère et bourrée de gâteaux».

Le jour d'avant, l'ensemble des commentateurs, des observateurs, avait prévu la défaite des ploucs et des tocards. Jusqu'aux bookmakers qui, contre leur intérêt donc, avaient parié contre la cote, pour le favori des nantis.

Las, personne n'avait cru bon d'expliquer aux parieurs que Marx, en Angleterre, s'était beaucoup trompé. Que contrairement à ce qu'il avait décrété, les prolétaires avaient bien une patrie. Il n'ont même peut-être que cela.
Mais le jour d'après fut encore plus emblématique du mépris souverain du camp du bien pour le peuple souverain quand il vote mal.
La Grande-Bretagne, nonobstant le traité qui lui donne deux ans, était sommée de déguerpir sur-le-champ.
L'inénarrable M. Ayrault, dont il n'est pas inutile de rappeler au lecteur distrait qu'il demeure 1 rue du Quai d'Orsay, donnait l'ordre à M. Cameron de quitter le 10 de la rue Downing sans désemparer.
Mme Merkel, dans une belle harmonie, disait tout le contraire, quant à elle.

Bien sûr, l'ensemble du camp du bien voyait dans sa défaite le triomphe des nationalistes belliqueux, étant bien entendu que «le nationalisme c'est la guerre». Par malheur, les ploucs et les gueux n'avaient pas voulu voir qu'ils vivaient actuellement au sein d'une Europe sécure et pacifiée. Certains ploucs et gueux continuant de croire que, par exemple, les terribles conflits qui ensanglantent l'Orient résulteraient plutôt, non d'un improbable nationalisme sans nations, mais plutôt des haines religieuses, ethniques et tribales.

Curieusement, tout en décorant les électeurs rebelles de toutes les étiquettes convenues et obligatoires, les hommes de Bruxelles, Strasbourg et de Paris-Élysée, reconnaissaient que désormais il faudrait prendre en compte la demande d'identité et de sécurité des peuples européens. Allez comprendre.

Une député socialiste, forcément antiraciste, Axelle Lemaire, allant même, sur iTélévision, à incriminer, déconfite, le vote «petit blanc» pour expliquer la déconfiture électorale du camp du bien.

Bien sûr, ce ne sont pas les socialistes, comme Benoît Hamon par exemple, qui auraient en tête le vote ethnique quand il refuse la déchéance de nationalité ou prend les crampons de M. Benzema.

Et notre imagination est impuissante à décrire la réaction médiatique au cas où une Nadine Morano évoquerait par mégarde un vote «petit noir» ou «petit brun».

Mais le pire était à venir. Dès le lendemain, une bonne partie du camp du bien autoproclamé évoquait sans rire cette pétition où 3 millions de Britanniques réclamaient, sans fair-play, un replay. Ou encore, celle plus désopilante demandant un statut spécial pour Londres qui avait bien voté.

Il est vrai que nos Verts bien de chez nous avaient accepté de participer à la consultation sur l'aéroport de Notre-Dame des Landes tout en indiquant qu'ils refuseraient le résultat du scrutin, s'il était défavorable à leur vue imprenable.
Pile je gagne, face tu perds. Le peuple vote mal, changeons le peuple, disait Brecht, qui s'y connaissait bien en totalitarisme de la gauche extrême.

Le zadisme ne passera pas.

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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 09:59

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«Islam radical», ces mots qui font peur

Publié le 20/06/2016

FIGAROVOX/CHRONIQUE - En évoquant les attentats, Obama, Schulz et Hollande ne prononcent pas le mot d'islam radical. Pour G.W. Goldnadel, ce déni doit être combattu, faute de quoi les peuples risquent de s'habituer peu à peu à la barbarie.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

Martin Shulz était ce dimanche midi l'invité de Canal+. Le président socialiste du Parlement européen aura réussi l'exploit d'évoquer pendant un quart d'heure le massacre d'Orlando et les drames européens sans prononcer une fois les deux mots défendus: «islam radical».

Hollande en France, Obama en Amérique observent eux aussi strictement l'interdit du nom dit.
Un écolo-gauchiste français est allé plus loin dans le déni. Pour lui, la tuerie floridienne participait de la même homophobie que l'on trouve en France avec la Manif pour tous… «le passage à l'acte en moins».

Exactement comme la féministe frontiste de gauche et relativiste, Clémentine Autain qui, au lendemain de Cologne, rappelait le viol des femmes allemandes pendant la guerre mondiale…
Tout est bon, à commencer la stupidité écœurante, pour ne pas incriminer l'islamisme. Peut-être est-il nécessaire de répéter aux petits esprits qu'on peut être parfaitement opposé au mariage homosexuel sans être homophobe, et qu'on peut être, semble-t-il, homosexuel et musulman radical et se livrer à un massacre homophobe et anti-occidental.

Mais l'idéologie du déni et de la diversion aura réalisé cette semaine deux prodiges en un, tenter de sauver la mise à l'islam radical tout en ancrant définitivement la légitimité d'un communautarisme homosexuel. Comme s'il fallait absolument s'identifier par des orientations sexuelles que par ailleurs on souhaite paraît-il banaliser.

Il faut dire qu'au train d'enfer où vont les choses et où l'on s'efforce de transformer la marge en norme et la norme en abus, la minorité souffrante en pouvoir de nuisance et la majorité discriminante en devoir de pénitence, ne tardera pas à se créer un communautarisme hétérosexuel blanc .
S'il est un mot encore plus honni par les gens du déni, c'est celui d'islamo-gauchisme . Comme il n'existe pas, défense de le nommer.

Sous peine d'excommunication. Et pourtant, il tourne.

Cette semaine, un couple de policiers massacrés devant leur petit enfant. Et le lendemain, des voyous syndiqués, avec ou sans keffiehs, lapidaient sans pitié un hôpital pour enfants.
Mais la connexion entre islamisme et gauchisme ou communisme ne s'arrête pas à la tolérance stupéfiante des seconds pour le premier. Il faut aller bien plus loin. Il faut regarder les manifestations de haine antisioniste communes. Il faut songer aux bagagistes islamistes encartés CGT. Il faut savoir que la plupart des municipalités communistes de la région parisienne ont fait citoyens d'honneur de leur ville des terroristes islamistes.

Le couple de policiers a été égorgé par un islamiste radical et le mouvement s'est poursuivi comme si de rien n'était. Et on a continué à «détester la police» et à vouloir lui faire rendre gorge.

Dans son Etrange défaite, Marc Bloch décrivait la détresse des Français pendant la débâcle en constatant que les fonctionnaires préposés à la circulation des trains ou à la distribution des plis ne voulaient pas déroger exceptionnellement à leurs règles sacrées. On sait que le Parti Communiste approuvant le pacte germano-soviétique a accueilli la défaite et l'invasion comme une divine surprise, après avoir saboté la fabrication de l'armement français. On le sait peut-être, mais on se garde d'en trop parler. L'anticommunisme demeure en France un vice un peu honteux.

Aujourd'hui, les plus acharnés contre l'État, sa police et la loi font partie du personnel d'État le plus protégé. Et l'inversion des normes ne se trouve pas là où ils veulent la dénoncer.

L'islamiste radical n'est pas pour eux l'adversaire à liquider et l'unité nationale, une chimère totale.
Pire, peut-être, l'opinion fatiguée, peu à peu, s'habitue lentement. Pareille au homard que l'on cuit progressivement en augmentant doucement la chaleur de l'horreur, les massacres se poursuivent sans susciter le même effroi.

Et entre deux cuissons, les mêmes poncifs pontifiants sont débités médiatiquement et obligatoirement sur les bienfaits du multiculturalisme et l'innocuité des migrations imposées.
Entre deux cuissons, ceux qui osent suggérer que c'était peut-être effectivement mieux avant que l'on massacre les juifs, les chrétiens et les policiers, ceux qui pensent qu'effectivement, ils ne sont plus tout à fait chez eux sont toujours estampillés «d'extrême droite», histoire de mériter prochainement la casserole.

Ils nous vendent le vivre ensemble mieux, le multiculturalisme harmonieux et l'accommodement raisonnable, mais ce sont le Liban et le Venezuela qu'ils nous livreront en cadeau.

Il est temps que l'étiquette «d'extrême gauche» donne le rouge aux joues.

Ou l'islamo-gauchisme, qui n'existe pas et qu'on ne doit pas nommer, nous liquidera sans phrases.

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 11:21

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http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/06/13/31003-20160613ARTFIG00352-goldnadel-hooligan-cgt-meme-combat.php

Hooligan, CGT, même combat ?

Publié le 13/06/2016

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Après les violences commises par des hooligans anglais et russes à Marseille, Gilles-William Goldnadel esquisse une comparaison entre ces derniers et les blocages syndicaux.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

Combattons fermement les idées reçues et les stéréotypes stigmatisant. Le hooligan est bien plus intelligent et cultivé que l'on ne croit. Le hooligan est un fin observateur du paysage politique et sociétal français. Le hooligan, après un rapide examen de la situation sociale actuelle de la puissance organisatrice (encore que les substantifs puissant et organisation soient peut-être exagérés) a tout compris. Qu'il vienne d'Istanbul ou qu'il arrive de Moscou ou de Berlin, l'amateur de coups de pied, de tête et de pied dans la tête sait que le terrain français est plus hospitalier qu'à domicile.

Le hooligan allemand, malgré tout, arrivé à Paris, a dû être surpris.

Il a vu un syndicat sans grande représentativité en comparaison avec ceux de son pays, représenté par un leader aboyant des slogans et se réclamant d'un marxisme éculé, capable de mettre à genoux un pays aux abois. Notre visiteur s'est demandé s'il n'avait pas débarqué au Venezuela par erreur. Il a lu que des syndicalistes à Air France coursaient des cadres en chemise courte. Il a su que de nombreux bagagistes islamistes badgés portaient la barbe et la carte CGT. Il a vu le syndicat censurer des journaux en dehors de celui qui porte par humour le nom d'humanité. Il a vu des grévistes bloquer les usines et empêcher ceux qui voulaient travailler de le faire. Il a senti les poubelles empuantir Paris et ceux chargés du nettoyage se mettre au chômage et puis la CGT condescendre à lever les blocages tout en poursuivant le mouvement de ne rien faire. Il a cru entendre la maire de Paris dire merci. Le hooligan allemand n'a pas aperçu tant de trains ni d'avions. Notre trublion d'outre-Rhin s'est demandé carrément qui donc étaient ces gens qui ne respectaient même pas la fête du ballon rond. Il était surtout étonné qu'en période de terreur islamiste sanglante et d'inondations dévastatrices, un syndicat, même marxiste, ait aussi peu le sens de la nation, de son unité et du bien-être de son peuple.

Le visiteur a également été surpris de voir que le parti que l'on dit le plus national soit aussi compréhensif envers ce mouvement et montre ainsi peu de sens de l'État. Et peut-être aussi un manque de sens politique en tant que défenseur revendiqué de l'État-nation.

Et quelle réponse ce gouvernement fort en gueule et généreux en coup de menton a-t-il donnée, s'est demandé notre allemand, hooligan mais curieux ? Un bristol adressé par la ministre du travail au dirigeant de ce syndicat que d'aucuns disent voyou…

Notre hooligan s'est ensuite rendu place de la République. Il a été surpris de voir des somnambules divaguer debout et cogner la nuit sur de paisibles Veilleurs. Il était encore plus surpris de constater que le seul état d'urgence palpable était celui de prolonger l'emprise des somnambuliques sur la place dite encore de la République.

Quelques jours auparavant, notre Allemand avait constaté que des antifascistes fascistes qui se plaisent à crier «tout le monde déteste la police» dans ce pays dont le souverain et les médias moutons s'enorgueillissaient en janvier de son esprit Charlie si policé, avaient mis le feu à une voiture de police occupée par des policiers, avant d'être relâchés par la justice. Il s'est alors demandé pourquoi les policiers se donnaient encore le mal d'arrêter un nouveau suspect de cet incendie pour brûler vif un flic.

Il a lu aussi, qu'à Paris, une antiraciste raciste des Indigènes de la République avait applaudi le dernier attentat de Tel-Aviv. Les mêmes, en plein état d'urgence avait pu manifester dans la capitale pour hurler ces mêmes slogans que l'on peut entendre certains soirs dans certains stades d'Europe.

Alors, notre cousin germain un peu turbulent s'est dit que décidément, la France était un beau pays pour qui aime la violence impunie. Et qu'il ne s'était pas trompé de destination. Mais il s'est dit aussi que ceux qu'il avait vus mettre ce beau pays à genoux sans craindre de sanction, avaient bien le droit eux aussi de scander à tue-tête: «nous sommes tous des hooligans allemands !».

 

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 13:21

Paru dans FIGAROVOX - lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/06/09/31002-20160609ARTFIG00158-c-est-le-meme-terrorisme-islamiste-qui-frappe-a-tel-aviv-bruxelles-ou-paris.php

C'est le même terrorisme islamiste qui frappe à Tel-Aviv, Bruxelles ou Paris

Publié le 09/06/2016

FIGAROVOX/TRIBUNE - Des terroristes palestiniens ont tué quatre personnes à la terrasse d'une chocolaterie de Tel-Aviv. Pour Gilles-William Goldnadel, l'islamisme radical frappe en Israël comme en Europe.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

L'attentat survenu hier à Tel-Aviv qui a vu deux terroristes palestiniens vider consciencieusement les chargeurs de leur kalachnikov sur des civils à la terrasse d'une chocolaterie, en ce compris une fillette de quatre ans, montre une fois encore que les mots de la guerre rangent l'État juif dans une catégorie à part. Je défie en effet le lecteur ou l'auditeur de bonne foi de trouver une seule fois ce mot défendu qui vient pourtant immédiatement à l'esprit, sous la plume ou dans la bouche d'un journaliste hexagonal pour qualifier les deux terroristes de ce 8 juin, qualifiés plus suavement «d'assaillants».

Il faudra m'expliquer pourquoi lorsque les djihadistes du 13 novembre ont procédé avec le même mode opératoire dans le quartier de la Bastille, le mot naturel a été utilisé naturellement et pourquoi il est banni lorsqu'il s'agit de la mort de civils d'Israël.
À la vérité, je connais très bien la réponse. Et nous la connaissons tous au tréfonds de nos esprits. Dans la bataille idéologique qui nous est livrée depuis 50 ans, il est des mots-clés qui ouvrent ou ferment les consciences. Un demi-siècle d'Islamo-gauchisme a décérébré la classe médiatique. En France, jusqu'à l'an dernier, les mots d'«islamisme» ou d' «Islamo-gauchiste» étaient strictement prohibés.

Mais les bombes et les balles des islamistes ont fait sauter les verrous d'une censure d'autant plus implacable qu'il était interdit de la dénoncer.

Cette censure existe encore s'agissant d'Israël. Elle signifie en creux, que l'usage du mot terroriste est réservé à l'assassinat de civils totalement innocents par des hommes totalement coupables.

Cette exigence conceptuelle était déjà difficile à faire accepter, s'agissant de la France, tant la perception de l'Autre, fut-il impitoyablement violent et sanguinaire, était pervertie par une mauvaise conscience xénophile et pathologique, qu'on préféra longtemps le nommer «fou solitaire» ou encore «déséquilibré».

S'agissant d'Israël, le verrou n'est pas prêt de sauter. Le récitatif palestiniste a été d'autant plus docilement accepté par l'idéologie dominante qu'il s'emboîtait parfaitement dans sa xénophilie maladive. Ce récitatif, dépourvu de tout esprit critique, à commencer par l'acceptation docile et mortifère de la violence terroriste a creusé son sillon dans les cerveaux travaillés. Il a transformé un conflit national et territorial assez banal en nouvelle question juive. Il faudra encore beaucoup de fillettes assassinées pour comprendre que l'islamisme radical, le racisme anti-occidental, la détestation du chrétien et du juif sont de la même graine de haine des deux côtés de la mer.

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