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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 12:27

Bloc-note

ACTUALITE JUIVE - N° 1355  – Jeudi 30 juillet 2015

 
«Réflexions qu'il est permis d'avoir hacker»

Je ne vais  pas  me donner le ridicule de plaider dans ces colonnes en faveur de mon client Grégory Chelli alias « Ulcan » encore surnommé le « hacker sioniste ».
 

Ce n'est pas le lieu, et je ne prétends pas à l'objectivité. En revanche, ici mieux qu'ailleurs, on comprendra pourquoi il existe dans la manière dont certains journaux hexagonaux présentent l'affaire qui le concerne les ingrédients trop habituels au conflit palestinien, en matière d'exagération fantastique, de disproportion et de morale sélective.
 
Je ne prétends évidemment pas que les mauvaises plaisanteries auxquelles s'est livré mon hacker de client sur des journalistes pro-palestiniens ne sont pas condamnables moralement et juridiquement. Il ne s'agit pas seulement d'une précaution écrite de ma part : Causer la frayeur, humilier son adversaire, déranger inutilement la police ne sont pas des méthodes admissibles.
Mais présenter celui-ci comme un criminel à enfermer d'urgence relève de l’exagération fantastique précitée.
 
La même qui, s'agissant de la Ligue de Défense Juive, qu’il est parfaitement loisible de ne pas apprécier, faisait qu'elle était présentée l'année dernière comme la responsable des attaques contre les synagogues parisiennes …
J'observe d'ailleurs que ses censeurs les plus sévères, ceux qui crient à la violation du droit, sont les mêmes qui tressent des lauriers aux Assange, Snowden, Anonymous et autres lanceurs d'alerte et exigent leur impunité. Allez comprendre cette sélectivité dans le respect de la loi.
 
J'observe encore que les mêmes ont beaucoup ri lorsque Noël Godin, alias «l'entarteur», a une nouvelle fois entarté Bernard Henri Lévy. Qu’il me soit permis ici de dire qu'en dehors de l'amour d’Israël – ce qui n'est pas rien mais n'est pas tout –  j'ai peu de convergences avec BHL.
 
Je n'en suis que plus à l'aise pour écrire combien les commentaires ironiques et ravis devant son humiliation que j'ai lus dans la presse m’ont profondément écœuré.
 
A fortiori lorsqu'il s'agissait pour Godin de venger Siné «accusé injustement d'antisémitisme», moi qui ai fait condamner  le dessinateur pour ses propos ignobles envers les juifs.
Ayant déjà fait ce rapprochement entre le hacker et l'entarteur à la télévision, l'un des accusateurs de Chelli, Daniel Schneidermann du site « Arrêt sur image », le trouverait  «hasardeux ».

Peut-être, après tout, comparaison n'est pas raison. Mais c'est le même Schneidermann qui, dans les colonnes de Libé, a écrit un article en faveur de la libération du terroriste Ibrahim Abdallah, emprisonné  en France et qu'il considère comme « un prisonnier politique ».

Si le complice de l'assassinat de deux diplomates est un politique. Mon hacker, il est quoi ?

J’ai écrit exagération fantastique ?
 
 
Gilles-William Goldnadel ©
Président de France-Israël et d'Avocats Sans frontières

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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 11:19

Gilles William Goldnadel
Président de France-Israël

 


interviewé

par Philippe Bilger

 



Pour visionner cliquez ci-dessous

https://www.youtube.com/watch?v=hdyOqO5cbtE


 

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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 12:33

Paru dans FIGAROVOX - lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/07/21/31003-20150721ARTFIG00083-goldnadel-de-quoi-le-harcelement-sexiste-est-il-le-nom.php

Goldnadel: De quoi le harcèlement sexiste est-il le nom ?

Publié le 21/07/2015

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Manuel Valls à Berlin, Cécile Duflot et les migrants, l'affaire du Cartlon et les juges: Gilles-William Goldnadel fustige les donneurs de leçons de morale incapables de s'appliquer à eux-mêmes les règles qu'ils dictent aux autres.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est secrétaire national à l'UMP chargé des médias. Il préside par ailleurs l'Association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.
FIGAROVOX/TRIBUNE - Gilles-William Goldnadel estime que la notion de «harcèlement se.xiste» est trop vague et empreinte de moralisme idéologique pour être pénalement répréhensible.

Les anti-harceleurs nous harcèlent. La pénalisation du harcèlement moral au travail, et l'auteur de cet article n'est pas le plus mal placé pour en discourir, a entraîné une inflation de plaintes, cornaquées notamment par la CGT qui en a fait l'un de ses fonds de commerce, qui paralysent plus encore des tribunaux correctionnels qui ne souffraient pourtant pas d'un désoeuvrement particulier.
Avant cela, il s'agissait d'une infraction sociale, difficile à établir, mais seulement sanctionnée par la juridiction prud'homale, et c'était bien ainsi. Depuis, certains roublards de toute sorte instrumentalisent la justice répressive à coup d'arrêts de travail opportunistes quand ce n'est pas de tentatives de suicide imaginaires. Sans parler des nombreuses personnes qu'une loi médiatique imprécise mais tentatrice a persuadées de bonne foi qu'elles étaient les victimes des méchants patrons.


C'est dans ce même esprit d'encouragement simpliste et victimaire que Benoît Hamon a décidé de faire porter le chapeau financier du «burn out» aux entreprises déjà souffreteuses en désirant faire de cette maladie psychique méconnue, multiforme, subjective et pluricausale, une maladie professionnelle exclusivement causée par l'entrepreneur stressant… sauf qu'elle n'est pas professionnelle ou purement professionnelle.

Pour l'instant, notre ministre du Travail, dans sa sage droiture, n'a pas dit oui, mais dans son souci de ménager la gauche extrême, n'a hélas pas dit non.
La même traque idéologique des harceleurs est aujourd'hui appliquée avec un zèle revendiqué à la répression du comportement se.xiste dans la rue.
C'est dans ce cadre que Mme la Secrétaire d'État Pascale Boistard a présenté son «plan national de lutte contre les violences s.exuelles et le harcèlement s.existe dans les transports en commun» le 9 juillet dernier.
Il est évidemment ridiculement inutile d'avoir à préciser ici que les violences se.xuelles, lorsqu'elles sont avérées, doivent être réprimées sans faiblesse, et qu'elles le sont.

Les injures se.xuelles sont également réprimées par le droit positif actuel. Une femme qui se fait traiter de «salope» peut également poursuivre son agresseur verbal sans qu'il soit besoin de créer une nouvelle catégorie conceptuelle. Idem pour celle qui se fait peloter dans le métro.
On comprend également que le comportement actuel se.xuellement agressif de nombreuses personnes peut exaspérer légitimement de nombreuses autres, sans défense.

 

 

Il n'est pas déplacé de suggérer ici que la société moderne et multiculturelle, célébrée il y a peu encore extatiquement, n'a pas fait la preuve, ici encore, de ce qu'elle était contributrice de bonheur et de progrès.

Il n'en demeure pas moins que le «harcèlement», notion infiniment floue, et soumise à une spéculation intellectuelle subjective est, si l'on ose dire, de maniement délicat, surtout lorsque l'on entend le réprimer pénalement. Il devient objectivement liberticide si l'on se soumet, comme en l'espèce, à une idéologie néo- féministe agressive jusqu'à l'absurde.
C'est ainsi que les travaux ministériels portent notamment la marque d'une association auditionnée telle que «Osons le féminisme», dont le moins que l'on puisse dire qu'elle ne se caractérise pas par la tempérance et la modération.
Une promenade guidée dans le rapport ministériel intitulé «Avis sur le harcèlement se.xiste dans les transports en commun» publié le 16 avril illustrera mon propos.

Tout d'abord, la lettre de saisine adressée par Mmes Touraine et Boistard à la présidence du Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes et entendant lutter expressément contre le se.xisme vise exclusivement «le harcèlement se.xiste auquel les femmes doivent faire face dans l'espace public». Il se trouve qu'une étude réalisée au printemps 2014 dans le métro new-yorkais précise que 25 % des harcelés seraient des hommes. (selon l'association «Stop street harassment»).
Bien sûr que la majorité des victimes de harcèlement est féminine, mais un quart, c'est beaucoup pour ne pas être rien. On retrouve à peu près la même péréquation en matière de violence conjugale, avec le même déni des féministes bien en cour. Que l'institution officielle chargée de faire respecter l'égalité entre les se.xes et de réprimer le se.xisme, piétine la première et pratique le second, est un comble qui en dit long par ses silences.

La définition officielle du «harcèlement se.xiste» laisse également le citoyen juriste perplexe.
À coté d'évidences dûment réprimées déjà par le Code Pénal (exhibitions, exposition d' images pornographiques, baisers forcés, main aux fesses etc.) cohabitent des comportements dénoncés comme harcelants qui trahissent un moralisme idéologique discutable et dont la preuve surabondamment, est malaisée à rapporter. Exemples croustillants:
- «Le sifflement»: Certaines femmes le trouvent agréable à l'oreille (#plutôtsympa) (Sophie de Menthon), d'autres l'abhorrent (Sofia Aram). Allez ensuite essayer d'y entendre quelque chose. Entre le peintre italien, sur son échelle, qui siffle gentiment au passage d'une belle et deux butors qui le font narquoisement pour assouvir leur frustration, souhaitons bon courage au procureur de la République pour notifier au siffleur répréhensible un rappel à la loi tel que préconisée finement par nos éminences ministérielles.
- «Commentaires sur le physique ou la tenue vestimentaire»: déjà une pétition signée par des femmes journalistes dans Libération se plaignant du comportement des hommes politiques avait fait un méchant sort aux compliments que ceux-ci se seraient autorisés à faire à celles-là.

Toute honte bue, et prenant conscience tardivement de mon attitude répréhensible que je promets de corriger, je confesse qu'il a pu m'arriver, par beau temps et l'humeur légère, de complimenter par le sourire ou d'un mot qui se voulait gentil, un visage agréable ou une robe seyante.

Pour tenter d'obtenir l'indulgence, je jure que je n'avais d'autres projets que de faire plaisir. Et ma modestie légendaire dût-elle en souffrir, il a pu arriver (mais il y a longtemps) que le sourire me fût rendu.
- «Présence envahissante» («jambes écartées»): l'avocat qui signe, ne peut, par prudence, que recommander à tout usager du métropolitain de se.xe mâle une utilisation minimale de l'espace qui lui est dévolu, les deux genoux donc strictement collés l'un contre l'autre. Le texte étant muet, s'agissant des femmes, on en déduira qu'elles ont toute licence pour écarter les jambes sans être taxées de harcèlement.

- «Regard insistant»: le même usager regardera ses deux genoux fixement. Une attitude humble sera appréciée par le ministère, et devrait être de nature à éviter toute poursuite injuste.
- «Invitation insistante»: les documents ministériels précisent utilement «que la drague n'a rien à voir avec le harcèlement» la première requérant, paraît-il, le consentement des deux personnes. Compte tenu de la prise de risque initiale inhérente à cette curieuse définition, je recommanderais néanmoins l'usage exclusif du réseau Internet pour toute entreprise de séduction désormais programmée sérieusement et méthodiquement.

Certains couples, il est vrai, se sont formés dans les transports publics. Ce temps est révolu.
C'était avant que les gens très progressistes, très intelligents et très gentils qui nous gouvernent décident de s'occuper du bonheur des hommes et du bonheur des femmes.

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 11:41

Paru dans LE FIGARO (version papier)
Le 10 juillet 2015

L'ONU et Israël: Deux poids, deux mesures ?

par Gilles William Goldnadel

L'avocat et écrivain* dénonce le silence de la presse sur, selon lui, l'acharnement de l'instance internationale vis-à-vis de l’État juif.
 
La Cour pénale internationale est-elle raciste ?
Cette question a été posée dans un quotidien du soir il y a quelques jours. Le contexte était les poursuites – pour l’heure très platoniques – contre le président soudanais pour génocide au Darfour. Suivait une réflexion étonnée: la plupart des poursuites contre les chefs d’État concernent l’Afrique.
 
Il me paraît aussi inconcevable que tristement significatif que ni ce journal français ni un autre ne manifestent la même curiosité intellectuelle devant le sort ancien, permanent, incontestable, réservé par l’ensemble des organisations internationales au seul État juif.
 
Je veux écrire encore que ce traitement particulier, relevant de la cérémonie rituelle, m’a toujours fait défense de sombrer dans la justification empressée des actes d’une nation ou d’un gouvernement forcément faillibles et critiquables par nature, mais sommés de s’expliquer constamment.
 
Quelques mots pour décrire une situation jamais exposée dans la presse hexagonale:
Depuis la création en 2006 du Conseil des droits de l’homme de l’ONU jusqu’à aujourd’hui, l’État juif, à lui seul, a fait l’objet de plus de condamnations (61) que l’ensemble de toutes les nations réunies (116). La Syrie d’Assad a été condamnée 15 fois, la Corée du Nord, qui affame son peuple, à 8 reprises; l’Érythrée, tellement effrayante que ses habitants la fuient en masse, 3 fois; le Soudan génocidaire, 2 fois; la Turquie qui détient le record d’emprisonnement de ses journalistes et qui occupe Chypre depuis 1974, jamais. Cette situation surréaliste a contraint la représentante d’une Administration Obama, peu suspecte de complaisance aveugle envers l’État hébreu, de déclarer: «L’acharnement du Conseil vis-à-vis d’Israël dont les faits et gestes sont systématiquement à l’ordre du jour ne s’applique pas aux autres pays, même à ceux qui perpètrent les pires violations contre les droits de l’homme.»
 
Le juge Richard Goldstone fut chargé par l’ONU d’enquêter sur les crimes de guerre qu’aurait commis Israël lors de l’opération « Plomb durci » en 2009 contre le Hamas. La presse internationale a fait ses choux gras des premières conclusions du magistrat, sévères à l’encontre de Tsahal. Stéphane Hessel, dans son fameux best-seller planétaire, s’en est délecté.
 
Mais coup de théâtre, le 1er avril 2011, le juge Goldstone fait son mea culpa dans le Washington Post :
« Nous en savons bien plus aujourd’hui sur ce qui s’est passé durant la guerre de Gaza. Il n’y a aucun doute que des crimes délibérés ont été commis par le Hamas, qui utilisait des boucliers humains. En revanche, concernant l’État juif, qui a le droit de défendre ses citoyens contre les attaques venant de l’extérieur et qui a consacré d’importants moyens pour enquêter sur des incidents, il n’y a pas eu de politiques ciblant intentionnellement les civils. »
 
Qui  peut  soutenir  sérieusement que le  revirement du juge a reçu  en Europe la 
publicité nécessaire ?
 

Nouvelle offensive du Hamas durant l’été 2014, qui lance des bordées de missiles sur les villes Israéliennes, parfois en utilisant des écoles de l’ONU.
 
Riposte de Tsahal. À nouveau l’organisation internationale missionne une commission d’enquête présidée par l’expert William Shabas.
Israël conteste cette nomination. Haussement d’épaules de l’ONU et des médias internationaux. Quelques mois plus tard, William Shabas, convaincu d’avoir été payé par l’Autorité palestinienne, est contraint de démissionner. Combien de lecteurs l’ont-ils appris dans la presse européenne ?
 
Avant lui, Richard Falk, rapporteur spécial de l’ONU sur la Palestine, lui aussi largement encensé, bien que friand de comparaison entre les Israéliens et les nazis, avait été poussé vers la sortie pour avoir publié sur son site Facebook une caricature antisioniste. Ce fait, pourtant non dénué d’intérêt pour une presse gourmande de ce genre d’événements, n’a fait l’objet d’une publicité excessive.
 
À vrai dire, je ne sais tout à fait où se situe le centre du scandale. Au sein de la corruption financière et morale de l’organisation internationale, ou dans le silence effrayant des médias qui considèrent désormais que l’anormalité du sort réservé à l’État juif est devenue la norme ?
 
Mon propos n’est pas de geindre mais de tenter d’expliquer que tant que cette situation perdurera, il ne faut pas attendre de l’État qui en est la victime de sortir d’un sentiment obsidional, qui n’a rien de paranoïaque.
À se demander cependant si, comme Jupiter, les dieux de Manhattan ne voudraient pas rendre fou l’État qu’ils veulent perdre.
 
* Président de l’Association
France-Israël

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 10:48

Paru sur le site Valeurs Actuelles

http://www.valeursactuelles.com

http://www.valeursactuelles.com/societe/gilles-william-goldnadel-pas-damalgames-53995

29 juin 2015

 

Gilles-William Goldnadel: « Pas d'amalgames ! »

 

L'oeil de Goldnadel. Chaque semaine, l'avocat Gilles-William Goldnadel propose aux lecteurs de Valeurs actuelles son regard sur l'actualité. Après l'attentat commis par Youssin Sahli vendredi 26 juin en Isère, il dénonce le refrain repris systématiquement par la gauche après des actes terroristes revendiqués au nom de l'Islam: "Pas d'amalgames".

 

« Pas d’amalgames, ne jouons pas sur les peurs ! » Voilà M. Cambadélis reparti dans ses mantras védiques au lendemain de la première décapitation sur la terre de France et d'un attentat contre une usine de gaz. La gauche n'aura cessé d'instrumentaliser la peur d'un fascisme imaginaire mais croit pouvoir donner des leçons de maintien. Elle est la seule à parler obsessionnellement d’amalgames entre musulmans pacifiques et islamiques radicaux.

Le nouvel attentat sonne le glas de la France de Oui-oui et de l’esprit Charlie. Finies les grand-messes compassionnelles et narcissiques. Les marches blanches forcément silencieuses. La repentance obligatoire contre un « apartheid social et ethnique » fantasmatique. Le consensus mou destiné à étouffer la colère des gens. Après tout, pourquoi ne seraient-ils pas en colère les gens ? Pourquoi n'auraient-ils pas le droit de détester la haine et de donner son nom ?

On les assassine, on les envahit tout en les injuriant, on arrache leurs racines, on piétine leurs frontières, des potentats armant le bras des assassins achètent médias et politiques, on veut les remplacer jusque dans leurs lieux de culte, on les désinforme, on les bâillonne, et on voudrait qu'ils disent merci, bravo et encore.

Ils ont compris, les gens, que ceux qui leur donnent les leçons d’après décapitation, ont perdu depuis longtemps la tête et qu’ils ont fait de leur pays une dangereuse usine à gaz.

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 11:03

Paru dans FIGAROVOX LE 22/06/15
lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/
 
http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/06/22/31003-20150622ARTFIG00328-fuite-d-eau-danemark-charleston-le-requisitoire-de-goldnadel.php

«Fuite d'eau», Danemark, Charleston: Le réquisitoire de Goldnadel

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Le Danemark et son parti «xénophobe», l'impérieux et nécessaire accueil des migrants, Nicolas Sarkozy et la «fuite d'eau», Barack Obama et sa politique raciale : Gilles-William Goldnadel dénonce la force de frappe médiatique de l'idéologie bienpensante.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est secrétaire national à l'UMP chargé des médias. Il préside par ailleurs l'Association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

Ils n'ont plus que cela, mais ils l'ont encore. La force de frappe médiatique. Avec l'idéologie spécieuse qui va de pair.
Ainsi lorsque le peuple grec a porté au pouvoir un parti qui lui a promis la lune, la hausse du SMIC et des retraites et l'annulation de sa dette, il n'était pas question de parler de populisme ou de rappeler l'origine hellénique du mot démagogie. Pas question non plus de qualifier d'extrême gauche une formation dont beaucoup de ses membres viennent du parti communiste. On sait que l'extrémisme ne sied bien qu'à la droite.

Le peuple grec ayant tranché souverainement, il convient paraît-il de l'écouter religieusement. Quant à faire remarquer que M. Tsipras s'est placé dans l'alternative de devenir un escroc à l'égard de son peuple ou un maître chanteur à l'égard de l'Europe, voilà qui est téméraire dans la France médiatique.

On comparera avec l'accueil hexagonal fait au parti du peuple danois, issu pourtant lui aussi de la volonté populaire. Le terme de «populiste» est sans doute le plus aimable. Et bien entendu, ce parti est classé cette fois expressément à l'extrême droite, sur une case noire de l'échiquier politique. Parce qu'il rappelle que le Danemark n'a jamais été une terre d'immigration et qu'il aspire à accueillir de manière contrôlée une immigration laborieuse, le voici devenu «parti anti-immigrés». Quant à la radio d'État France Info, dès le vendredi, il était devenu définitivement «xénophobe». Apparemment les médias parlent mieux le grec que le danois.
Ils ont donc encore la force médiatique, mais elle cogne moins fort. La dure réalité est passée par là.
Les attentats, l'insécurité, l'évidence plus forte que l'idéologie.

Bien sûr, ils tenteront, ils tentent déjà, de nous refaire le coup des fantasmes et de l'instrumentalisation de la peur de l'étranger. Les migrants ne seraient pas si nombreux à vouloir migrer. Mais on ne refait pas deux fois le même coup de bluff. Celui de nous avoir dit que l'immigration était un fantasme de beauf qu'il convenait de ne pas évoquer, pour nous signifier un beau matin que ce n'était plus la peine d'en discuter, puisque la France était devenue multiculturelle.

Bien sûr, la force de frappe est intacte, ainsi ce jeudi matin sur France Inter, l'ensemble du discours de la radio de service publique - sans aucune exception (éditorial de Bernard Guetta, intervention de Anne Hidalgo et de l'ensemble des auditeurs y assortis) - tendait à vouloir démontrer que l'accueil des migrants était une nécessité ordonnée tant par l'intelligence que par le cœur. Quant au journal d'ARTE, le matraquage était systématique, quotidien et délibéré, le mot «pluralisme» étant inconnu dans langue publique franco-allemande.

Mais il faut dire qu'il était nécessaire de faire oublier la déclaration de Robert Badinter, grande conscience de la gauche, reconnaissant que la France n'était pas dans la capacité d'accueillir tous les migrants. Bien entendu, il est rare que ceux qui font le commerce public de la générosité hospitalière reconnaissent expressément que l'accueil des forceurs de frontières est illimité et donc que celles-ci sont devenues obsolètes, en même temps que la notion de nation.

J'ai donc savouré ce moment de vérité, que j'ai certes un peu sollicité, lors de mon dialogue jeudi dernier sur RMC avec le sympathique Ian Brossat, membre du PCF, en charge du logement et de l'hébergement à la mairie de Paris. Bien qu'il lui en coûtait, j'ai réussi tout de même à lui faire dire qu'il n'était pas question d'expulser les illégaux non éligibles au droit d'asile.
C'est dans ce cadre, où tout cadre légal ou national cède le pas au discours compassionnel, où la sollicitude n'existe qu'envers l'Autre et certainement pas à l'égard des populations en souffrance dans la sous-France, qu'à nouveau la guéguerre des petites phrases sert, à la manière d'un leurre, de diversion à l'absence de toute politique déterminée.

Encore qu'ici encore, l'idéologie opère sa loi de sélection naturelle: peu de réactions du pouvoir en place après l'étonnante sortie, venant d'une personnalité aussi respectable, de Dalil Boubakeur proposant de transformer les églises en mosquées, autrement dit Constantinople en Istanbul et donnant du corps et de l'esprit à la théorie du remplacement. Mais déchaînement après que Nicolas Sarkozy ait évoqué dans un meeting, fuites d'eau et canalisations. Ici encore la critique de l'immigration incontrôlée se transformant en stigmatisation des immigrés. Pour notre part, s'agissant de flux migratoires, l'image de l'eau ne nous parait ni incongrue, ni salissante.

Dans un domaine peu éloigné, l'unicité médiatique rend la critique de la politique incongrue de l'actuel président américain, apprécié bien davantage en France que dans son pays, bien congrue.

Seul dans la presse française, le professeur Guy Millière (BFM le 18 juin) a eu, au lendemain du drame épouvantablement écœurant de Charleston, l'indépendance d'esprit de faire remarquer que l'élection de Barack Obama n'avait pas résolu à elle seule la question raciale aux États-Unis. Après avoir rappelé que Dylan Roof était un criminel raciste indéfendable, que ni sa jeunesse ni peut-être sa folie n'excusait (comme on tente si souvent de le faire en Europe s'agissant d'autres «loups solitaires»). Millière a rappelé que le président a parfois, depuis le début de son mandat, jeté de l'huile sur le feu lors des divers incidents opposant des noirs à des blancs: affaires Trevor Martin en Floride ou Michael Brown dans le Missouri. Il rappelle aussi - ou plutôt il nous apprend, car ce fait est occulté en France - que le président a cru devoir à plusieurs reprises recevoir à la Maison-Blanche Al Sharpton, raciste anti-blanc et antisémite avéré. Millière a également fait remarquer que la politique de subventions orientées racialement n'a en rien réussi à diminuer la misère noire.

J'ajouterai que lorsque Barack Obama prétend qu'il n'y a qu'aux États-Unis où l'on attaque les lieux de culte, il marque son incompétence. Des centaines d'églises africaines ont été brûlées par les islamistes et je suis incapable d'en chiffrer le nombre effrayant de morts, sans parler des fidèles de la synagogue de Jérusalem-ouest assassinés par des membres du Hamas en novembre dernier.

La force médiatique de l'idéologie sommaire ne vaudra jamais celle de la vérité en marche. Mais elle la ralentit tragiquement. Au détriment des hommes.

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 15:55

Paru dans FIGAROVOX - lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/06/16/31003-20150616ARTFIG00193-cecile-duflot-affaire-du-carlton-le-requisitoire-de-goldnadel-contre-les-diafoirus-de-la-morale.php

Cécile Duflot, affaire du Carlton:  Le réquisitoire de Goldnadel contre les Diafoirus de la morale

Publié le 16/06/2015

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Manuel Valls à Berlin, Cécile Duflot et les migrants, l'affaire du Cartlon et les juges: Gilles-William Goldnadel fustige les donneurs de leçons de morale incapables de s'appliquer à eux-mêmes les règles qu'ils dictent aux autres.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est secrétaire national à l'UMP chargé des médias. Il préside par ailleurs l'Association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

Les docteurs de la mauvaise foi, Diafoirus de la morale foireuse, ont encore frappé.
Manuel Valls, tout d'abord. Honnêtement, je ne crois pas que le premier ministre se soit conduit en malhonnête lors de son équipée berlinoise. Et pour être sincère, le fait d'avoir été accompagné de ses enfants me le rendrait sympathique. C'est tout de même mieux qu'avec une danseuse. La France socialiste n'est plus à 20 000€ près. La gabegie régnant, par exemple, autour du service public de l'audiovisuel ou des intermittents du spectacle devrait davantage soulever les indignations des économes de gauche ou des ménagers de droite.

Le vrai tort du premier ministre sont ses fréquentations politiques. Ceux qui chantent en ut majeur la messe de la république exemplaire, brandissent à bout de bras le bréviaire de la morale citoyenne et prétendent aimer les pauvres, mais du plus loin possible. On ne s'acoquine pas avec les tartuffes sans dommage.
Les verdicts de relaxe dans l'affaire du Carlton de Lille ont donné une nouvelle fois l'occasion à une presse française unanime de faire le procès des juges d'instruction.

Procès bien tardif et bien trop circonscrit. Dès le premier jour de sa mise en examen, j'avais écrit que l'incrimination de proxénétisme aggravé contre Dominique Strauss-Kahn relevait de l'ineptie. Il était clair que les juges d'instruction, claquemurés dans leur cabinet, ignoraient tout de la vie au dehors et entendaient faire payer à Dominique Strauss-Kahn ses goûts de luxe et sa pratique sexuelle débridée. Qu'il me soit permis de dire que, comme à Outreau ou dans l'affaire Bettencourt, je n'ai vu aucun membre d'une presse judiciaire, aujourd'hui si sévère, s'interroger sur le sérieux de l'instruction.

Pendant toute la durée d'une instruction médiatisée contre des personnes qui n'ont pas le bon profil, le juge est, pour le journaliste, forcément «discret, sérieux et intègre». Il faut dire qu'il y a quelque utilité prosaïque à ce parti-pris: on ne mord pas la main de son fournisseur. Lors des débats correctionnels, et lorsqu'il apparaît au grand jour que les poursuites sont futiles, les thuriféraires médiatiques d'hier peuvent se faire contempteurs sans même s'en apercevoir…

Au-delà de l'institution du magistrat instructeur aujourd'hui sur la sellette, les deux vrais périls qui menacent réellement une justice impartiale sont l'idéologie et son manque de distance avec la presse. Et ces deux périls n'en font qu'un.

Un quotidien du soir, tout en critiquant l'instruction lilloise, écrivait samedi qu'il était sain que le procès du Carlton ait eu lieu, pour ses vertus pédagogiques. Insoutenable légèreté de l'être journalistique. Était-il nécessaire, vraiment, de faire connaître à la terre entière le goût de l'ancien président du FMI pour la sodomie ? Était-il obligatoire de lui imposer cette humiliation ? Hormis pour régaler les voyeurs et les commentateurs, il m'aurait paru plus digne et humain de rendre un non-lieu, tel que réclamé par le parquet lillois. Il est vrai qu'à l'époque, nul parmi les journalistes judiciaires n'avait cru devoir s'interroger sur le renvoi de Dominique Strauss-Kahn et de ses camarades de foire devant le tribunal correctionnel. Sur ce terrain scabreux, on remarquera au passage, que seuls les sodomites hétérosexuels matures semblent suspects judiciairement et avoir mauvaise presse. Idéologie quand tu nous tiens…
Mais tout n'est pas perdu pour les Diafoirus de la morale foireuse puisque, en dépit de leur déroute judiciaire, ils ont pu obtenir de l'Assemblée Nationale malgré l'opposition sénatoriale, la pénalisation des clients des prostituées. Et tant pis pour les filles qui travaillent librement à leur compte ou pour les hommes privés d'affection charnelle. Apparemment, il n'y a pas que les juges d'instruction de Lille qui ne connaissent pas la vie des gens.
Mais évidemment, c'est avec les migrants que les docteurs de la mauvaise foi et les Diafoirus auront donné toute la mesure de leur démesure.

Pour eux, il n'est pas de règles, pas de de lois, pas de bornes, pas de limites, pas de frontières, lorsqu'il s'agit de l'étranger. Celui-ci a tous les droits. S'il est en situation irrégulière sur le sol soi-disant national, il peut résister aux ordres de la police forcément illégitime et violente. Et ceux qui les soutiennent, militants ou saintes O.N.G. sont forcément des résistants.

Dans ce cadre sans cadre, toute objection est irrecevable. N'essayez pas de leur dire que la France appauvrie n'est pas en mesure de nourrir et d'accueillir décemment tous les forceurs de frontières. Ou de leur suggérer que vous n'avez donc pas envie que les Français soient taxés de racistes pétainistes ou d'égoïstes devant le spectacle prévisible de leur situation, ou que cette population intoxiquée par eux ne tardera pas à se montrer agressive envers les autochtones, par ressentiment fabriqué. Ne tentez surtout pas non plus de soutenir que parmi ces gens, tous ne sont pas éligibles au droit d'asile et que certains même sont des islamistes envoyés en terre de mission. De grâce, n'essayez pas, sauf à devenir suspect, d'émettre timidement l'idée odieuse à leurs oreilles délicates que si, lors des deux dernières décennies, déboutés du droit d'asile et clandestins irréguliers avaient été refoulés légalement, la France pourrait aujourd'hui se montrer plus hospitalière envers ceux qui méritent notre compassion active. Cette idée les répugne, même si ils n'osent pas vous le dire: toute expulsion est consubstantiellement ignoble. L'étranger est chez lui et l'État français, une survivance détestable. Enfin et surtout, n'invoquez pas le danger d'une perte définitive d'identité nationale: le risque d'hitlérisation hystérique deviendra inévitable.

Parmi tous les donneurs de leçons de morale, celle qui ce sera sans doute la mieux illustrée est Mme Duflot, qui dans les colonnes du Monde du 10 Juin a évoqué, s'agissant de la politique gouvernementale à l'égard des migrants, un «Waterloo moral». De manière subliminale, la précitée évoque dans son texte le «gaz» des grenades, et les rames de métro qui emportent les étrangers vers une destination funeste. Disons-le tout net, ses imprécations n'impressionnent plus guère, la dame ayant largement usé son capital dans la petite politique politicienne, et même les artistes les plus inconséquents ont compris confusément qu'ils ne sortiraient pas forcément grandis à se produire dans un remake de «nous irons tous à Saint-Bernard». Mais tout de même, il est des esprits bienveillants comme le subtil Marcel Gauchet, qui considèrent qu'on ne fait pas de la politique avec de la morale ou que les «droits de l'homme ne font pas la politique».

J'avoue ne pas avoir leur bienveillance. Je ne crois plus à la sincérité utopique des droits-de-l'hommistes et leur dénie désormais toute morale candide. Je ne crois pas que le PCF, très engagé pour soutenir les migrants, mais dont l'un de ses anciens députés cette semaine invitait les musulmans à boycotter une entreprise juive à l'occasion du ramadan (le Figaro, Paule Gonzales 13 juin) soit un parti moral.

Je ne crois pas que les destructeurs systématiques de la nation française soient sincèrement préoccupés par l'Érythrée ou la Syrie. Ils n'ont jamais manifesté contre les crimes commis en Érythrée ou en Syrie, trop occupés sans doute avec Gaza ou la réforme de la SNCF. Et je crois que la morale suprême passe par l'action de savoir dire non.

Il existe, il est vrai, une psychopathologie xénophile et mortifère. Elle ne concerne pas que la France: c'est ainsi qu'une militante blanche américaine a réussi l'imposture de passer pendant des années pour une noire, symbole emblématique d'un antiracisme rendu fou par la phobie du blanc. Si elle achevait son œuvre insensée, dans une décennie, ce sont les Français qui seront des migrants. D'ailleurs, de l'intérieur, beaucoup de ceux-ci migrent déjà, des banlieues vers des cités plus hospitalières. Et voilà que le gouvernement, à grands coups de menton, signifie à leurs villes-refuges qu'il aura la main lourde au cas où celles-ci ne mettaient pas en œuvre sans délai la mixité obligatoirement décrétée.

Quand des autorités ne sont plus en mesure d'assurer à leurs citoyens paisibles l'intégrité de leurs frontières, la sécurité de leurs personnes et de leurs biens, et jusqu'à la dignité de leur droit à l'identité, elles devraient à tout le moins, apprendre l'humilité.

 

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 08:45

Paru dans Le Figaro.fr

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/06/13/01016-20150613ARTFIG00026-un-ex-depute-communiste-met-en-garde-les-musulmans-contre-des-produits-casher.php

 

Un ex-député communiste met en garde les musulmans contre des produits casher par Paule Gonzales

Le 13/06/15

 

Une plainte pour discrimination a été déposée au tribunal de Créteil contre l'ancien député Jean-Claude Lefort par Me Gilles-William Goldnadel au nom de l'association France-Israël.

Une recommandation bien malvenue qui fait désormais l'objet d'une plainte pour discrimination au parquet de Créteil. L'ancien député communiste du Val de Marne, Jean-Claude Lefort, très actif au sein de l'association France Palestine, a publié, la semaine dernière, sur sa page Facebook, un avertissement qui a hérissé la communauté juive: « Bientôt le ramadan: attention à vos achats, ceci sont des feuilles de bricks israéliennes, regardez en bas au centre » recommande-t-il au dessus d'une photo du logo de l'entreprise en question qui n'a rien d'israélien d'ailleurs puisqu'il s'agit d'une société française. En bas, au centre en hébreu : le simple label casher.

Dans un climat marqué par les attentats de janvier, les agressions antisémites de fin 2014 à Créteil et les rixes de Sarcelles l'été dernier, cet avertissement, à la veille du Ramadan, passe mal.

Huile sur le feu

« Pourquoi ennuyer les musulmans qui ne demandent rien, à l'occasion du ramadan. Pourquoi mettre de l'huile sur le feu ? » s'insurge Maître Gilles-William Goldnadel, président d'Avocats sans frontières, et conseil de l'association France-Israël, à l'origine de la plainte.

Même si depuis le dépôt de cette dernière, Jean-Claude Lefort a pris soin de retirer la page litigieuse de son mur, elle aura eu le temps d'engendrer plus de 300 «J'aime» et nombre de commentaires assaisonnés. Conscient d'avoir attisé un feu qui ne s'éteint jamais vraiment, l'auteur de ce post affirme : « il n'est nullement question de boycott. Il s'agit d'informer chacun et chacune sur les produits en vente de sorte d'acheter ou non en toute connaissance de cause. Ni plus ni moins ».

Il reste à savoir comment le parquet de Créteil va analyser le fond du dossier. Au cours de ces dix dernières années, pas moins de cinq jugements sont intervenus sanctionnant les actions de boycott, soit sur le fondement de la provocation à la discrimination, soit sur celui de l'entrave à une activité économique.

Paule Gonzales

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 10:53

Paru dans FIGAROVOX - lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/06/08/31003-20150608ARTFIG00240-goldnadel-quand-l-antiracisme-perd-la-tete.php

Goldnadel: Quand l'antiracisme perd la tête
 

Publié le 08/06/2015

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Zyed et Bouna, Philippot et le Qatar, Israël et son boycott: Gilles-William Goldnadel dénonce un antiracisme à géométrie variable.
 
Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est secrétaire national à l'UMP chargé des médias. Il préside par ailleurs l'Association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox
 
Le racisme est partout et je ne le savais pas. Dans une chronique précédente, je relevais les déclarations de l'avocat de Zyed et Buna, au lendemain du verdict relaxant de toute poursuite les deux policiers poursuivis depuis dix ans pour non-assistance à personne en danger. Mon excellent confrère croyait déceler, tout comme Benoit Hamon, une manière «d'apartheid judiciaire».
Il se trouve que, par une coïncidence éclectique, mon confrère est également le conseil du Qatar qui a décidé de poursuivre en diffamation M. Philippot en suite de ses déclarations soupçonneuses envers l'émirat islamique et généreux. Et à nouveau voilà que l'avocat considère que les critiques dénuées de toute aménité envers son client mirifique seraient de nature raciste ou islamophobe. Décidément.
J'ai toujours pensé qu'au-delà de raisons plus prosaïques, la révérencieuse retenue dont avaient bénéficié jusqu'à présent certains états de la région du golfe arabique pouvait s'expliquer par la crainte au moins inconsciente d'encourir ce genre d'accusations d'autant plus spécieuses qu'elles sont indémontrables.

Quoi qu'il en soit, cette procédure judiciaire aussi insolite que téméraire aura pour effet premier de conférer au Front National, à peu de frais, le titre de seul parti librement critique envers le Qatar, ce qui ne devrait pas lui causer une immense impopularité.
D'autant plus que sur le fond, si une telle initiative pouvait prospérer, alors que de nombreux livres ont été publiés sur le sujet (notamment celui très documenté de Pierre Péan et Vanessa Ratignier Une France sous influence: quand le Qatar fait de notre pays son terrain de jeu, Fayard 2014), il pourrait être encore plus compliqué désormais de s'interroger sur la prodigalité d'un État richissime de 250 000 habitants envers les mouvements islamistes radicaux, sur son humanité envers son million et demi de travailleurs immigrés, voire sur la régularité de l'obtention de la FIFA du droit d'organiser chez lui la prochaine coupe du monde de football.

Cette dangereuse limitation de la liberté des responsables politiques français de ne faire que leur devoir n'a pas semblé émouvoir autrement Mme Hidalgo puisque celle-ci, au micro de RTL, non seulement a approuvé l'initiative judiciaire qatarie, mais encore et dans le même mouvement, remercié l'émirat pour sa générosité envers Paris. Quand l'antiracisme rejoint la gratitude.

En revanche, si un autre avocat s'interrogeait sur la présence de la haine raciale - ou antisémite - dans le boycott de l'État d'Israël revenu cette semaine sur le devant de la scène française à travers les étranges déclarations de Stéphane Richard, il est possible que les antiracistes militants y voient une détestable instrumentalisation de leur cause jalousement gardée. Il est vrai que les organisations d'extrême gauche, comme la Fédération Internationale des Droits de l'Homme (FIDH) sont à la manoeuvre, main dans la main avec des organisations islamistes moins décoratives et l'OLP. Cet islamo-gauchisme en majesté peut compter sur l'habituel manque d'esprit critique de médias crédules ou bien disposés envers les saintes «ONG» progressistes, pour faire avaler en douceur la gentille fable d'un mouvement pacifique uniquement préoccupé par la question de la Cisjordanie.
Ce contexte, rien moins que bienveillant et rationnel, ne saurait interdire de rappeler des vérités ingrates mais incontestables:

-Le boycott d'Israël n'a pas attendu l'occupation de la Cisjordanie en 1967. Il a été créé par la Ligue Arabe avant même la création de cet État en 1948.

-Les acteurs de ce boycott se recrutent parmi les organisations islamistes ou pro- palestiniennes les plus radicales. L'occupation des terres dont elles se plaignent correspondent à l'ensemble du territoire israélien. Il s'agit donc bien d'une entreprise de délégitimation de cet état-nation, considéré comme usurpateur sans droit ni titre d'une terre arabe et musulmane. C'est la raison pour laquelle l'ensemble des partis politiques israéliens, y compris les plus hostiles au maintien des implantations controversées, s'insurgent contre la mise à l'index de leur pays.

-Le seul État de la planète terre actuellement en butte à un tel ostracisme systématique est, par un hasard cosmique, l'État juif: Aucun autre État, infiniment plus violent ou moins démocratique, ne fait l'objet d'une entreprise d'exclusion aussi humiliante, de triste mémoire juive. Ni la Syrie, ni la Russie, ni la Chine, ni le Soudan, ni la Corée du Nord… ni le Qatar. Aucun autre.
Pour prendre l'exemple le plus récent et consternant, l'organisation estudiantine britannique (au sein de laquelle les islamistes ne sont pas sous-représentés) qui vient de proposer le boycott des universités israéliennes est la même qui il y a peu avait refusé l'appel au boycott de l'État Islamique…

-On rappellera enfin aux esprits chagrins ou épris de juridisme qui feraient observer que les pays cités ne seraient pas des occupants de territoires contestés (ce qui, s'agissant de la Russie en Abkhazie et de la Chine au Tibet, est très discutable) que la Turquie, dont le premier ministre a mis en cause cette semaine «le capital juif» du New York Times sans que nul ne s'en offusque, occupe illégalement et elle sans problème sécuritaire existentiel, la moitié de Chypre depuis 1974 sans encourir l'ombre d'un reproche sérieux et encore moins un boycott.

Dans mes Réflexions sur la question blanche, j'ai observé que l'antiracisme professionnel gauchisant ne pouvait se résigner à admettre qu'un occidental puisse être victime et non agent du racisme. J'ai également soutenu que la détestation obsessionnelle de l'État juif moderne puisait sa source à la confluence de l'antisémitisme et de l'anti-occidentalisme.

Les derniers événements ne me démentent pas avec une cruauté insoutenable. Pour les antiracistes militants, le racisme est partout. Sauf là où il habite tranquillement.

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 18:07

Paru dans FIGAROVOX - lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/
http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/06/01/31003-20150601ARTFIG00232-gilles-william-goldnadel-qui-sont-les-resistants-de-notre-epoque.php

Gilles-William Goldnadel: Qui sont les résistants de notre époque ?

Publié le 01/06/2015

FIGAROVOX/CHRONIQUE - François Hollande a célébré quatre figures de la Seconde Guerre mondiale, à l'occasion de l'entrée au Panthéon. Professeur courageux, magistrat intègre, chrétien de France: Gilles-William Goldnadel dévoile qui sont les résistants actuels de notre société.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est secrétaire national à l'UMP chargé des médias. Il préside par ailleurs l'Association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.


Par un méchant coup du sort médiatique, le scandale de la Fifa aura éclipsé ce discours de François Hollande au Panthéon qu'il voulait éclatant.

De toute façon, sans vouloir être cruel, l'oraison présidentielle n'inscrira pas profondément son sillon dans l'Histoire. On peut être sympathique et intelligent sans être éloquent et démocrate, sans être Démosthène. On ne peut à la fois être normal et Malraux. Et ce n'est pas faire injure à une éminence de l'Internationale Socialiste de lui signifier qu'il n'est ni sauveur suprême, ni César, ni tribun.

À supposer même que ce discours eut été inspiré, il n'est pas sûr qu'il aurait recueilli sa juste réception, à l'ère du négativisme obligatoire et de la nécessaire dérision. De toute manière, il semble que les Français commencent à se lasser des grand-messes incantatoires et des happening narcissiques où les discours courageux et généreux valent quittance d'action.

Que reste-t-il du rassemblement gentillet du 11 janvier et de son esprit gnangnan sanctifié ? Dès 1947, le général De Gaulle s'agaçait: «Si vous saviez ce que je m'en fous de votre 18 juin. Je les emmerde avec le 18 juin. L'esprit dans lequel ils le célèbrent, je le connais.» (G.Pompidou, Pour Rétablir, Flammarion).

Sur le fond, l'invocation vertueuse et religieuse de l'esprit sacrificiel de la Résistance appliquée à la période contemporaine, devant quatre cercueils paritaires, dont deux étaient vides, laisse un sentiment vertigineux de vacuité. Non que le chef de l'État soit, moins qu'un autre, illégitime pour l'évoquer: ni sa politique étrangère, ni sa contestation du terrorisme ne sont moins vigoureuses; mais n'avoir pas osé durant ce discours «résistant» désigner par son nom le responsable de l'actuelle barbarie, du racisme assassin, de l'antisémitisme au présent montre cruellement le combat qui reste à livrer chez beaucoup entre la détermination et la soumission. Qu'un homme comme François Hollande, loin d'être le plus atteint, doive lui aussi mener ce combat intérieur montre les ravages de l'esprit de l'époque.

La vérité, trop longtemps piétinée, triturée, torturée oblige à présent à dire que les vrais résistants contre nos temps mauvais ne se trouvent pas en nombre dans le camp de la gauche gauchisante. Il ne suffit pas de chanter le Chant des Partisans, ou de promettre sans risque, mais avec grandiloquence, que le fascisme passé ne repassera plus. Encore faut-il ne pas se compromettre avec l'esprit de collaboration avec une idéologie dominante qui aura systématiquement tyrannisé moralement, intellectuellement et socialement toute résistance à la nouvelle oppression.

Il ne se trouve pas non plus forcément dans le camp d'une opposition, dont certains de ses membres préconisent avec une lourde insistance chamberlienne «l'apaisement» et n'ont jamais voulu mener frontalement le nécessaire combat culturel contre la démission de l'État et la désertion de la nation. Je rappellerai ici qu'Alain Juppé considérait avec indulgence le pouvoir des frères musulmans en Égypte et que François Fillon, premier ministre, morigéna Jeannette Boughrab pour avoir osé dire qu'il n'existait pas d'islamistes modérés.

Les résistants d'aujourd'hui ne chassent pas au son du clairon les fantômes d'hier, ils ne chantent pas à tue-tête «Bella Ciao» en prenant la pose avantageuse de Manoukian.

C'est un professeur de collège visé par une fatwa pour avoir osé jeter un regard critique sur l'islam. C'est un journaliste du service public placardisé qui a osé s'en prendre à la mainmise gauchisante sur sa station. C'est un écrivain licencié pour avoir dit sa crainte de prendre le métro à certaines heures du soir. C'est un magistrat qui refuse une plus grande sollicitude pour les jeunes délinquants que pour les vieilles victimes, qui se verra privé d'avancement. C'est un musulman pratiquant qui milite pour l'ouverture d'une religion fermée et qui risque sa vie. C'est un juif qui refuse le dénigrement obsessionnel et criminogène d'Israël et qui sera exclu du débat médiatique. C'est un chrétien de France qui se bat contre l'arrachage des racines spirituelles de son pays et qui, moqué et méprisé, sait ce que signifie le mot désespérance.

C'est un chanteur qui risque sa carrière pour refuser de marcher au pas cadencé des faux rebelles unanimistes, ou un cinéaste qui va avouer ne pas partager l'engouement extatique pour un misérabilisme cannois finement pailleté. C'est un intellectuel qui refuse l'obsession raciale pathologique d'un antiracisme de pacotille qui empêche toute analyse objective des rapports humains et que l'on va classer extrêmement à droite sur des listes soigneusement tenues à jour par la presse résistante et de progrès. C'est un historien qui va aborder l'Histoire de l'esclavage autrement que dans le cadre de la traite transatlantique et qui pour cela fera l'objet d'une pétition et d'une menace de procès. C'est un simple citoyen qui va avouer ne pas avoir honte d'être blanc, catholique et hétérosexuel et même envisager l'organisation d'une «French Pride» , rien que pour faire bisquer les ligues de vertu. C'est un homme politique qui va être ostracisé parce qu'il ose dire non au chantage compassionnel du déferlement irrésistible et mortel d'une immigration incontrôlée.
Tous ces résistants-là risquent la mort civile, quand ce n'est pas la mort physique. Et pourtant ils aiment la vie. Ce ne sont pas des démagogues, ils ne craignent pas l'impopularité et ne sont pas obsédés par les sondages. En rien romantiques, ils ne confondent pas la poésie et la politique.

Ils ne crient pas «indignez-vous !». De toute manière, on ne les écoutera pas autant qu'un ancêtre suprême embaumé de son vivant par les iconoclastes appointés. Ils ne se prennent pas pour Guy Moquet, ils ne sont ni dans l'imposture, ni même dans la posture. Mais ils avancent en marchant droit.
La résistance, toujours discrète, est comme l'amour: moins on en parle, mieux on la fait.


 

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