Overblog
Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 14:29

Paru dans FIGAROVOX - lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/11/28/31002-20161128ARTFIG00157-mort-de-fidel-castro-l-anticommunisme-est-un-humanisme-sauf-en-france.php

Publié le 28/11/2016


Mort de Fidel Castro :
l'anticommunisme est un humanisme, sauf en France !

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Le «lider Maximo» est mort ce 25 novembre. Pour Gilles-Willes Goldnadel, au pays de Georges Marchais, le procès du communisme reste à instruire, comme en témoignent les éloges funèbres prononcés en hommage au boucher de La Havane.
 
Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.



Ce n'est pas la première fois qu'ils nous font cette mauvaise farce. C'est toujours la même chose, on la croit morte. On se dit que cette fois ils ont compris. Qu'ils ne recommenceront pas. La sotte grandiloquence. Les hommages obscènes. Le déni de la réalité. Eh bien, non, ils ont recommencé.
Ils ont pleuré Castro. Même la soeur, Juanita, n'ira pas à l'enterrement de son frère: «il a transformé l'île en une énorme prison entourée d'eau». Mais certains, en France sont plus fraternels envers Fidel que la soeur du geôlier.

Avant que de tenter d'expliquer l'inexplicable, un bref rappel de la réalité minimisée. Castro n'était pas seulement qu'un dictateur sud-américain. C'était un boucher et un équarisseur. Il ne s'est pas contenté de torturer et d'exécuter ses opposants, il a vendu leur sang, comme le rappelait le Wall Street Journal dans un article du 30 décembre 2005: Le 27 mai 1966, 3,5 litres de sang par personne furent médicalement ponctionnés sur 166 détenus par décision de Fidel Castro et vendus au Vietnam communiste au prix de 100 $ le litre. Après la prise de sang, 866 condamnés, en état d'anémie cérébrale, paralysés et inconscients, furent emmenés sur des brancards et assassinés.

Miguel A. Faria dans Cuba, une révolution écrit à la page 415 de son livre: «Depuis que Fidel Castro a pris le contrôle de l'île en 1959, les estimations les plus crédibles précisent que de 30 000 à 40 000 personnes ont été exécutées par le peloton d'exécution ou dans les geôles cubaines.»

Dès les premiers jours de la révolution, Castro ordonna des exécutions sommaires dans le but d'établir une culture de la peur qui annihila rapidement toute résistance. Les révolutionnaires d'opérette qui le soutiennent en France lui pardonnent avec indulgence ses exactions en même temps qu'ils maudissent ordinairement la peine de mort appliquée aux assassins de droit commun. Ils passent volontiers sous silence que dans les décennies suivantes, Castro s'assura de la soumission de son peuple en prolongeant l'État de terreur.

Profitons du deuil cruel qui frappe la galaxie communiste et ses compagnons pour régler aussi son compte à celui dont l'icône christique ornait les thurnes estudiantines des seventies et encore de nos jours les T-shirts de quelques attardés. Che Guevara avant que de faire le guérillero en Bolivie, dirigeait dès 1959 la sinistre prison de la Cabana, où il avait acquis le tendre sobriquet de «carnicerito» (le petit boucher). Selon Stéphane Courtois, auteur du Livre noir du communisme, ladite prison était un lieu où la torture et les mutilations étaient quotidiennes. Selon Archiva Cuba, une association basée dans le New Jersey, et qui s'est donné comme mission de documenter les crimes de Castro, en 1959, à la Cabana, au moins 151 personnes innocentes furent assassinées.

Parmi les 94 enfants dont on a pu établir la mort, 22 ont été exécutés par les escadrons de l'idole de l'extrême gauchisme.

Quant à la situation actuelle, et sans même évoquer la faillite économique, Christophe Deloire, président de Reporters Sans Frontières, rappelait samedi que Cuba demeurait au 171ème rang (sur 180) au classement mondial de la liberté de la presse.

Ils ont pleuré Castro. Je ne parle pas des communistes. De Pierre Laurent, fils de Paul: «l'artisan de l'une des plus importantes révolutions initiées au XXe siècle… La démonstration de la possibilité de bâtir une société juste et souveraine pour tous les peuples».

Je ne parle pas de notre Président de la République actuel, tout content d'avoir imaginé effleurer l'Histoire en touchant un vieillard et dont les euphémismes dégoûtants dans son hommage funeste: «manquements aux droits de l'homme… désillusions» montrent à quel point les socialistes évaporés n'ont pas totalement coupé le cordon ombilical ensanglanté.

Je parle des compagnons de déroute, je parle des camarades de carnaval: Christiane Taubira, jamais économe d'une hyperbole: «le dernier géant du XXe siècle…». Je parle de Clémentine Autain, invitée gentiment sur France Inter dimanche matin pour admonester ceux qui fêtent Kissinger mais cognent sur Castro et qui mériterait d'être engagée comme humoriste de la radio active de service public pour ce tweet mémorable et émouvant: «à Fidel Castro, pour la révolution cubaine, la résistance à l'impérialisme U.S, l'expérience «socialiste» d'un autre siècle. Hasta siempre !»

Je parle enfin de Jean-Luc Mélenchon, dont Onfray disait samedi au Point qu'il avait «fumé la moquette», en tous les cas un havane hallucinogène, en écrivant ce twitt halluciné: «Fidel ! Fidel ! Mais qu'est-ce qui s'est passé avec Fidel ? Demain était une promesse. Fidèle ! Fidel ! L'épée de Bolivar marche dans le ciel.»

Je conseille encore à tous ceux qui ne l'aurait pas regardé, de visionner l'hommage du futur candidat fraîchement adoubé par les communistes à la rapière envolée dans les cieux: Samedi matin, à l'ambassade de Cuba. Une homélie larmoyante. C'est sans doute lors d'un même petit matin blafard de 1953, que des staliniens aux yeux rougis rendirent hommage au petit père des peuples qui attend aujourd'hui son fidèle suivant.
J'imagine déjà certains scandalisés par cette dernière ligne.

Le scandale habite ailleurs. Il demeure dans le fait que, précisément, il n'y ait pas scandale quand ces hommages publics au boucher de La Havane sont rendus par des personnes publiques qui ont pignon sur rue.

Et l'explication vient. D'abord l'anti-occidentalisme pathologique, dans sa version antiaméricaine. Tout fut pardonné à Fidel au nom de la lutte sacrée contre l'impérialisme yankee. Tout, y compris le massacre et la mise au pas de son peuple. Mais cette anti occidentalisme radical n'est pas seulement politique, il est aussi racial.

Qu'on me permette de me citer dans mes Réflexions sur la question blanche (2011): «Il faut se faire à la déraison: un sombre salaud cubain, vénézuélien, bolivien ou mexicain basané, qui sait ? mâtiné d'indien, ne sera jamais aussi honni qu'un bon vieux salaud chilien tel que Pinochet, poursuivi jusqu'au bord du tombeau, et que Sartre charriait pour «sa gueule de salaud latin» classique, à la Franco.».

Ensuite et surtout en raison du fait que le procès du communisme reste à instruire en France. Il s'agit d'une triste spécificité française.

Il n'y a qu'en France que les archives du KGB n'aient pas été exploitées, après l'effondrement de l'URSS, ce dont se désolait ma chère Annie Kriegel. Même dans l'Italie si communisante du compromis historique, les archives ont parlé, et l'on sait quel compagnon de route ou quel journaliste émargeait au budget soviétique. Il n'y a qu'en France où des syndicats politisés peuvent reconnaître leurs liens avec le PC sans être pour autant démonétisés. Il n'y a qu'en France où le parti communiste peut encore oser s'appeler par son nom et s'affubler d'un marteau et d'une faucille. Il n'y a qu'en France où des artistes sentencieux peuvent se produire à la fête du journal de l'organe central du parti communiste sans risquer la sentence. Il n'y a qu'en France où le parti de la gauche morale peut s'allier électoralement avec un parti communiste sans rougir ni être déconsidéré.

Car c'est en France encore que ceux qui ont combattu extrêmement le communisme et ses épigones d'extrême-gauche ont été médiatiquement rangés dans le ghetto de l'extrême droite.
Ce fut notamment le sort de Stéphane Courtois, qui faillit connaître la mort civile pour avoir écrit Le livre noir du communisme.

Pour avoir eu le courage suicidaire d'estimer à 100 millions le nombre d'êtres humains assassinés pour imposer le communisme. Paul Kangor dans The Communist estime que le livre de Courtois est largement en dessous de la réalité. Courtois évaluait à 20 millions les crimes de Staline, mais Alexandre Yakovlev , adjoint de Gorbatchev, cité par Kangor, estime le carnage entre 60 et 70 millions d'humains.
L'anticommunisme est un humanisme.

Post-scriptum citoyen: Dimanche à 13h sur TF1, on pouvait voir les cubains réfugiés en Floride, ces anciens boat-people, fêter la mort du dictateur. Pas sur la chaîne de service public France 2 à la même heure. Seulement des cubains éplorés. Pour ceux qui, comme moi, n'arrivent pas à accepter, comme un fléau naturel, la mainmise de l'idéologie sur le bien indivis des citoyens payant la redevance, je signale la naissance du «Collectif des usagers du service public audiovisuel» (contact@collectif-uspa.fr).

Published by GOLDNADEL Gilles William
commenter cet article
22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 15:29

Paru dans FIGAROVOX - lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/11/22/31001-20161122ARTFIG00162-accusations-d-antisemitisme-dans-l-equipe-trump-elles-font-pschitt.php


Publié le 22/11/2016

Accusations d'antisémitisme dans l'équipe Trump : elles font pschitt !

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Stephen Bannon, conseiller de Trump, est accusé d'antisémitisme. Pour Gilles-William Goldnadel, «la machine à excommunier du camp du Bien a repris du service religieux» sauf quand il s'agit de dénoncer la «judéophobie» de l'islamo-gauchisme.
 
Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.
 
L'instinct. Une sorte d'intuition. À moins qu'il ne s'agisse d'un réflexe conditionné par l'expérience acquise. Lorsque j'ai lu et entendu les premières accusations d'antisémitisme répandues planétairement sur Stephen Bannon, conseiller principal de Donald Trump, aussitôt une alerte s'est allumée à l'intérieur d'un cerveau devenu rétif à accepter sans vérification approfondie les informations diabolisantes qui font plaisir à ce camp du Bien qui fait tant de mal.
 
Le mérite de cette intuition prémonitoire doit être relativisé au regard de ce que le traitement particulier d'ores et déjà réservé au président élu était de nature à placer même les plus candides sur le chemin de la circonspection: manifestations de rue encolérées, incantations rageuses, séances collectives d'exorcisme, scènes de déploration publique avec allumage de bougies compassionnelles.

Tout était déjà en place pour que les passions de la déraison dispensent les contempteurs de l'élu des racistes et des analphabètes de la charge de la preuve d'une culpabilité inhérente à son être méprisable par essence.

Par ces indignés, l'élu indigne était immédiatement placé devant une alternative diabolique: soit il maintenait son programme satanique et il était Belzébuth, soit il mettait de l'eau dans son whisky, et à l'égard de ses électeurs bornés et bernés, il devenait Judas.

C'est donc dans ce cadre, rien moins que bienveillant et rationnel, que j'examinais le dossier de l'antijuif présumé Bannon avec toute la prudence désormais requise. Et comme je le pressentais, celui-ci est d'un vide sidérant et sidéral.

Pour un examen documenté, je conseille aux lecteurs sceptiques de mon scepticisme, la lecture édifiante de l'excellent article d'Hélène Keller-Lind sur le site judaïque desinfo.com.

À la seule charge du conseiller taxé de judéophobie: les accusations de son ancienne épouse avec laquelle il est mal divorcé et qui prétend qu'il n'aurait pas voulu mettre leurs enfants dans une école fréquentée par des juifs. On m'accordera qu'on a déjà vu des anciens conjoints animés davantage par l'animosité que par le désir de servir la vérité.

Ainsi qu'une accusation péremptoire et gratuite du sénateur démocrate Harry Reid, très engagé dans la bataille électorale perdue, et décrivant l'accusé comme un raciste antisémite.

On m'accordera encore que c'est peu pour noyer son chien de républicain accusé d'antisémitisme rabique.

La lecture du journal Le Monde apporte un nouvel élément censé sans doute définitivement confondre l'individu: il aurait traité Untel de «juif renégat». L'expérience acquise m'autorise à indiquer qu'une telle expression, certainement peu aimable, est davantage utilisée par les juifs que par les gentils pour reprocher à leur congénère ainsi invectivé, non pas d'être trop juif mais de ne pas l'être assez.
On a donc déjà vu reproche plus antisémite.

Force est donc de constater que le procès diligenté par les gauches américaine et française à l'encontre de Mr Bannon est bien mal engagé. Je ne saurais trop recommander à ces vigies toujours aussi vigilantes des deux côtés de l'Atlantique de surveiller la marée montante et déferlante islamique et gauchiste. Les dossiers sont autrement moins vides. Mais curieusement ces vigies s'obstinent à leur tourner le dos.

Certes, certaines organisations juives américaines, déçues car très engagées derrière la candidate déchue, n'ont pas été les dernières à reprendre avec légèreté mais entrain les accusations précitées.

L'auteur de ces lignes n'est malheureusement pas le plus mal placé pour confirmer que de l'autre versant de l'océan aussi, une bonne partie de la communauté juive française organisée n'avait pas hésité à se fourvoyer de pareille manière en négligeant une judéophobie islamo-gauchiste autrement plus concrète.

On connaît la triste suite pour la sécurité et la dignité de ses membres égarés par de mauvais bergers.
Une décade après l'élection de Donald Trump, la presse américaine bigote, sortie de son état de sidération et de ses rares mea culpa récités sans la foi, a retrouvé le camp du Bien et retrouvé ses anciennes pratiques.

La machine à excommunier a repris du service religieux. Il va falloir s'habituer à tous ses pieux mensonges pour extirper le démon du corps de la bête haïssable.
La démonologie, partie pour quinze jours, est déjà de retour.

Ils voudront lire à tout prix le chiffre de Satan sur sa nuque détestable.
Dieu que je leur en veux de m'obliger à défendre et de rendre sympathique un mirobolant mirifique.

 

Published by GOLDNADEL Gilles William
commenter cet article
21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 19:36

http://www.causeur.fr/conflit-israelo-palestinien-le-csa-recadre-france-inter-41184.html

Conflit israélo-palestinien: Le CSA recadre France Inter

Les sermonneurs sermonnés - par G.W. Goldnadel

Publié dans Causeur le 20 novembre 2016


J'ai toujours développé l'idée que dans le cadre du conflit israélo-palestinien, la désinformation la plus sinueuse et insidieuse portait davantage sur ce qui n'était pas dit que sur ce qui l'était.
Que le mensonge par omission était le plus dangereux.

Que le manque d'esprit critique à l'égard des outrances de la partie palestinienne n'avait d'égal  que la focalisation abrasive et corrosive sur les fautes israéliennes.

Que, quel que soit le regard que l’on porte sur les implantations juives et controversées dans les territoires, l'irrédentisme et la violence mortifère palestinienne les avaient précédées et n’avaient pas cessé.
C'est un concentré de tout cela qui explique la dernière désinformation commise par la radio active de service public, qu'Avocats Sans Frontières et France-Israël ont dénoncée et que le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) vient de confirmer.

Rappel du contexte: Fin juin 2016 une petite Israélienne habitant avec ses parents dans une implantation, est poignardée à mort dans son lit par un terroriste. Le 2 juillet à 13h, le correspondant de France Inter en Israël dit l'émotion que l'assassinat suscite dans le pays.

Pour faire bonne mesure, il indique dans un reportage que le Quartette du Proche-Orient vient de condamner Israël « pour sa politique de colonisation ».

Un auditeur, fut-il peu prévenu contre Israël, est en conséquence invité à en tirer la conclusion réflexe que c'est sans doute triste qu'une enfant juive ait été assassinée de cette atroce manière, mais que la responsabilité politique de ce geste irresponsable est à porter à l'unique débit du gouvernement de l'État juif.
Il se trouve que, pour une fois, les diplomates du Quartette avaient tenu à être moins unilatéraux dans leur jugement, et qu'ils avaient symétriquement condamné les Palestiniens pour leur encouragement à la violence. La chose était tellement insolite que de nombreux journaux l'avaient souligné sans forcément s'en réjouir avec enthousiasme.

Le CSA, dans sa décision signifiée le 2 novembre, a donc considéré que la radio avait «manqué de rigueur dans la présentation et le traitement de l'information ». Il en a donc sermonné les responsables de cette station souvent si sermonneuse.
Il est à noter que la haute autorité a considéré que le journaliste oublieux et inéquitable n'avait pas été expressément « malhonnête ».

Personnellement, je partage cet avis. C'est à la fois moins grave et pire. Étienne Monin, puisqu'il s'agit de lui, ne manifeste pas d'hostilité agressive à l'égard de la partie israélienne, ce n'est pas un militant encarté. Et, pour l'avoir connu quand il était chargé de la rubrique judiciaire, je le crois assez honnête homme.

Il a, simplement, et comme beaucoup d'autres avant lui, baigné dans ce «palestinisme» islamo-gauchisant qui règne médiatiquement depuis quatre décennies. Indulgence aveugle extrême d'un côté, esprit critique acéré et vétilleux de l’autre. Depuis: le réflexe avant la réflexion.

Je n'en dirais pas autant du correspondant de RFI, Nicolas Ropert, dans la même région. Un exemple risible et emblématique: un militant islamiste poste sur Twitter la photo de l’auteur en train de dîner en compagnie du Premier ministre israélien. Doux gazouillis de l'internaute pas franchement philosémite: « aux côtés du plus grand boucher d’Israhell ! ». Gentil cœur approbatif du journaliste de service public tenu théoriquement à la neutralité et la modération.

On comprend un peu mieux ensuite l'étrange teneur de ses billets…
Pour autant qu'ils souhaitent vraiment améliorer la rigueur de l’information sur le service public audiovisuel, Radio France et le CSA ont du pain noir sur la planche.

C'est fatigant de faire le travail pour eux et de passer pour des grincheux.

 

Published by GOLDNADEL Gilles William
commenter cet article
17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 17:19

Billet

ACTUALITE JUIVE - N° 1411 – Jeudi 17 novembre 2016
 
Pas un mot, pas une lettre...

Il y a plusieurs manières de tenter de comprendre les bouleversements intellectuels et politiques en cours. La couche tectonique de l'opinion publique tremble sur sa base populaire.

L'une des manières d’aborder cette question sismique est de la gravir par la face médiatique. Nous ne ferons, dans ces colonnes communautaires, par la pente affinitaire, donc juive et israélienne.

Pour le dire abruptement, l’imposture antiraciste ne fait plus recette et n’impressionne plus personne. Prenons pour triste exemple le journal Le Monde: il incarnait encore il y a une décennie, le sommet de l’intelligence française. Ses édits, ses arrêts de condamnation empêchaient de dormir les malheureux accusés. Un éditorial sourcilleux pouvait conduire le condamné à la mort civile. Sévère envers Israël, il se targuait cependant d’être vigilant et intransigeant contre l’antisémitisme. Il n’est plus ni l'un ni l'autre, et ses décrets et ses injonctions antiracistes n’impressionnent plus personne. Et n'empêchent plus de dormir.

Lorsque le quotidien vespéral présente, avec empathie, Marwan Mohammed, président du CCIF, pourfendeur tous azimuts de l'islamophobie et qui ne chasse pas le songe d'une France musulmane dans 30 ans, comme le « porte-voix des musulmans de France », il ne passe certainement plus pour un journal sérieux et intelligent.

Et en matière d'antiracisme véritable, comment peut-il ensuite critiquer l’amalgame dénoncé obsessionnellement par lui, entre musulmans et islamistes ?

Toujours dans le Monde un article du 11 novembre vantait l’initiative insolite de porter une épingle à nourrice comme signe de ralliement  antiraciste.

Le moins que l'on puisse écrire est qu’en ce qui concerne la lutte contre la judéophobie, le journal ne risque pas de se piquer.

Pas un mot, pas une lettre de protestation, sinon des commentaires ambigus, lorsque l'État juif, et lui seul, fait l'objet d’un boycott illicite. Pas un mot, pas une lettre de protestation, lorsque des municipalités communistes font citoyens d’honneur de leur ville des terroristes tueurs de juifs.

Pas un mot, pas une lettre de protestation, lorsque l'Iran inscrit « Israël doit être détruit » sur ses missiles balistiques.

Pas un mot, pas une lettre de protestation, lorsqu'un ancien ministre iranien est désormais visé par un mandat d'arrêt international émis par la justice argentine ensuite d’un attentat contre le centre communautaire juif de Buenos Aires ayant fait 85 morts.

Pas un mot, pas une lettre de protestation, lorsque le président « modéré » de l’Autorité Palestinienne félicite les jeunes « martyrs » pour leurs attaques terroristes « pour protéger la mosquée de Jérusalem ».

Pas un mot, pas une lettre de protestation, lorsque l'organisation internationale incarnant la protection de l’histoire de la culture, basculant dans la folie, nie effrontément tout lien entre le peuple juif et La Cité de Jérusalem.

Le silence de plomb. Sidéral sidérant. Le déni et le reniement. L'abandon.

Le pire – ou le meilleur – est que ce silence ne pèse plus grand-chose.

L'antiracisme de pacotille, sélectif et obsessif, ne manque pas et ne terrorise plus.

Les peuples n'ont plus honte de vouloir survivre aux calomnies du faux antiracisme comme au terrorisme du réel racisme. À commencer par le peuple juif.

Un dernier mot: Donald Trump a triomphé. La communauté juive avait voté massivement contre lui. En France, une partie de cette communauté continue de croire dans le discours faussement antiraciste. C'est ce conformisme obtus qui a autorisé la gauche à abandonner Israël et les juifs. Il n’est pas trop tard pour le lui faire reproche.

Published by GOLDNADEL Gilles William
commenter cet article
15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 11:03

 
Vous trouverez en attaché une interview
parue dans le magazine Causeur de novembre 2016
(ci-dessous en format PDF)

 
"GILLES-WILLIAM GOLDNADEL :
Sur France Inter le pluralisme va de la gauche à l'extrême gauche"
 

Propos recueillis par Elisabeth Levy
Paru dans le magazine Causeur de novembre 2016
 

 

"GILLES-WILLIAM GOLDNADEL : Sur France Inter le pluralisme va de la gauche à l'extrême gauche"

Published by GOLDNADEL Gilles William
commenter cet article
14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 14:52

Paru dans FIGAROVOX - lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/   

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/11/14/31001-20161114ARTFIG00072-donald-trump-quand-les-electeurs-donnent-des-lecons-aux-donneurs-de-lecon.php

Publié le 14/11/2016  

Donald Trump: Quand les électeurs donnent des leçons aux donneurs de leçon   

FIGAROVOX/CHRONIQUE - L'élection de Donald Trump a étonné les médias américains. Pour Gilles-William Goldnadel, les leçons de morale de l'establishment, en France comme aux États-Unis, sont désormais contre-productives.
 
Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

 

 

Les médias conformes sont trop modestes. Au lendemain de l'élection de Donald Trump, un éditorialiste d'une radio française d'État disait «son impuissance». À l'entendre, les journalistes cultivés n'avaient pas été en mesure d'empêcher l'arrivée d'un butor borné.   
 
L'homme, sûr de son intelligence raffinée, se trompait totalement.
Car je soutiens au contraire que de nombreux électeurs, tout aussi raffinés que notre commentateur déprimé, sont venus, pour cause de révolte devant l'expression satisfaite, intolérante, sentencieuse, de médias convenus et unanimes, grossir les rangs de l'électorat populaire promis naturellement au candidat «populiste».
 
Pour le dire autrement, la question se pose de savoir à présent si le matraquage médiatique de la pensée obligatoire n'a pas, aujourd'hui que celle-ci a perdu de son magistère moral et intellectuel, un effet contre-productif sur l'usager qui souffre en silence, mais se revanche ensuite avec d'autant plus de jubilation.
Pour le dire encore autrement, depuis que l'usager possède le décodeur médiatique et que, notamment, l'injonction prétendument antiraciste a perdu de son effet d'intimidation, si le citoyen souffre toujours d'un surmoi social qui lui fait cacher au sondeur ses idées, il craint moins moralement de les exprimer dans l'isoloir.
 
D'où un vote toujours caché. Une mobilisation moins grande du camp faussement majoritaire. Et le résultat final que l'on sait.        
Et compte tenu de la réaction intellectuelle et médiatique au lendemain de l'élection du candidat mirobolant, il y a peu de raisons que cette réaction de révolte change, et ce y compris en France.        
 
Ce qui ne signifie certainement pas que tous les électeurs de Donald Trump apprécient la pensée brute de l'homme décoiffant et ses rudes manières, ou qu'en France tous les électeurs putatifs des candidats dits populistes approuvent entièrement ces derniers.
 
Ceci signifie que la révolte devant la pensée convenue et son expression verrouillée est telle, qu'elle donne envie avant tout à de nombreux électeurs de se donner la joie mauvaise de donner une leçon aux donneurs de leçons. 
Quelques exemples de ce lendemain d'élection illustreront notre propos vengeur.
Les manifestations d'abord des mauvais perdants, qui pleurent, trépignent et allument des bougies. Quand ils ne regrettent pas l'élection démocratique au suffrage universel qui autorise des bouseux incultes à donner leur avis. Bientôt New York et Philadelphie voudront fusionner avec Londres et l'Écosse pour former une république libre et multiculturelle.
 
Les commentaires des commentateurs ensuite qui expliquent tranquillement, que tout compte fait, et après examen du scrutin, ce sont les riches qui ont voté pour le milliardaire.
 
Le portrait du vainqueur brossé par quelques moralistes autoproclamés a de quoi également irriter l'épiderme de quelques hétérosexuels blancs tels que Madame Ernotte voudrait ne plus en voir. Lu ce gazouillis sur Twitter d'une militante écologiste bien connue à propos du triomphant: « Il est blanc. Il est sexiste. Il est raciste. Il est démagogue. Il est con. Il est dangereux. Ils l'ont élu.»
On notera donc le premier défaut chromatique et rédhibitoire reproché au président élu.
 
Effectivement, ce qui caractérise sans doute le plus l'élection américaine - et qui est perçu au moins confusément par les électeurs - est la racialisation à outrance de celle-ci. Ceux qui auront mis en avant obsessionnellement le racisme unilatéral des blancs à l'égard des Noirs et des latinos, dont ils réclamaient le vote unanime, sont mal placés pour s'en plaindre aujourd'hui. Ils auront réussi l'exploit de faire renaître chez l'homme blanc hétérosexuel américain, forcément raciste et sexiste, un sentiment d'appartenance qui lui était jusque-là défendu et la conscience révoltée de l'existence d'un racisme anti blanc alimenté par l'antiracisme sélectif idéologique de la gauche américaine xénophile.
 
Certains, mais un peu tard, commence à s'en apercevoir. C'est ainsi que dans une lettre à ses lecteurs, Arthur O.Sulzberger Jr, l'éditeur du New York Times, quotidien gauchisant sans doute le plus en pointe dans la croisade morale contre le président élu, se sentait dans l'obligation d'écrire au lendemain de la défaite de celle qu'il soutenait radicalement: «Nous entendons nous recentrer sur la mission fondamentale du journalisme du Times et qui consiste à rapporter honnêtement ce qui se passe en Amérique et dans le monde, sans crainte ni faveur.… Désormais le journal va s'efforcer de comprendre toutes les perspectives politiques».
 
Et Michael Goodwin, journaliste au New York Post, d'enfoncer le clou profondément: «Parce que le New York Times a diabolisé Trump du début jusqu'à la fin, il n'a pas été capable de se rendre compte que Trump avait mis la main sur quelque chose de réel. Et parce que le quotidien avait décidé que ceux qui soutiennent Trump étaient des tas de beaufs racistes et homophobes, il n'avait pas la moindre idée de ce qui se passait dans la vie des Américains qui l'ont élu.»

Certains médias français seraient bien inspirés de faire, eux aussi, leur examen de conscience, avec humilité. Ce n'est pas gagné.    
        
Un dernier exemple, en effet, de ce qui pourrait révolter le plus placide des usagers des médias hexagonaux: Entendu ce samedi matin ce billet sur la radio active de service public.
 
De la bouche d'un incertain «humoriste», un certain Pablo Mira:
«Trump c'est le candidat qui redonne aux Américains l'espoir, l'espoir qu'il soit assassiné avant son investiture»…       
 
On dira évidemment que c'est de l'humour bête et méchant.
Le problème, à la radio d'État, c'est que tous les humoristes ont le sourire qui penche vers le même coin. Leurs plaisanteries sont à sens unique obligatoire. Ils ne viendraient pas plaisanter en souhaitant l'assassinat de Barack Obama ou de Christiane Taubira.    
 
On a beau être vache. Il y a des vaches sacrées.    
 
Or, lorsque l'humour est unilatéral, ce n'est plus de l'humour total. Lorsqu'on souhaite en riant l'assassinat d'un homme que l'on déteste parce qu'on doit le détester parce qu'il est détestable, ce n'est plus de la plaisanterie. C'est du défoulement collectif et connivent.
 
Et sans risque, puisque rient tous en chœur, les bons qui ont bon cœur.
Il se trouve qu'il existe des deux côtés de l'Atlantique des auditeurs électeurs, qui, quand bien même ils ne seraient pas forcément attirés par les blonds ou les blondes, se sentent irrépressiblement démangés par l'envie de moucher les morveux qui jouent les courageux.       

Published by GOLDNADEL Gilles William
commenter cet article
10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 10:33

PARU SUR LE SITE Valeurs Actuelles

http://www.valeursactuelles.com/societe/goldnadel-la-defaite-des-cons-descendants-66418

9 novembre 2016

La défaite des cons descendants

Tribune. Chaque semaine, Gilles-William Goldnadel propose aux lecteurs de Valeurs actuelles son regard sur l'actualité.

On peut ne pas adhérer à toutes les thèses de Donald Trump. On peut détester son style et sa vulgarité. Il est même permis de critiquer sa démagogie. Il n'empêche. Qu'il est doux, le son du glas de la défaite de ceux qui auront contribué puissamment à son triomphe. Ceux qui viennent de se faire sonner les cloches. Pour une fois, Le Monde n'a pas tort d'évoquer un vote de la « colère ».

Mais il est de saintes colères. Sainte colère contre les médias arrogants qui auront protégé l'incompétente et factice Hillary jusqu'au bout. Sainte colère contre les médias tricheurs qui n'ont même pas critiqué cette collaboratrice de CNN qui a envoyé d'avance les questions à Clinton avant un débat crucial. Sainte colère contre la folie psychotique du genre qui impose désormais des WC mixtes pour les transsexuels dans les toilettes de la Maison-Blanche. Sainte colère contre ce faux antiracisme, condescendant envers les blancs pauvres qui seraient « petits » et qui n'a pas un mot, encore moins celui de « raciste », lorsqu'un noir fait un carton contre quatre policiers uniquement parce qu'ils sont blancs. Sainte colère contre les artistes faussement généreux mais vraiment privilégiés d'Hollywood qui avec un unanimisme conformiste obligatoire votent tous démocrates.

Bien sûr, cette colère démocratique et pacifique a traversé l'Atlantique et habite désormais une Europe envahie par un doute démoralisant et un islamisme terrorisant qui ne doute de rien.

Aujourd'hui, Monsieur Ayrault, paraît-il, ministre des affaires étrangères, considère le président élu américain comme inquiétant.

Qu'est-ce qui est plus inquiétant pour une nation qui veut vivre: un homme politique américain qui ose reconnaître le danger d’une immigration massive, illégale, invasive et dangereuse, ou un président français qui avoue la même chose à deux journalistes le soir à la chandelle, tout en continuant à proférer le même discours convenu pour ne pas fâcher les cerbères du terrorisme intellectuel de plus en plus méchants depuis qu’ils se savent bêtes ?

La victoire de ce que les fausses élites appellent avec mépris « populisme » signe avant tout leur défaite.

À tout prendre, il n’est pas interdit de préférer le populisme de son peuple, à ceux qui préfèrent imposer le populisme de l’Autre.

Published by GOLDNADEL Gilles William
commenter cet article
7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 15:51

Paru dans FIGAROVOX - lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/11/07/31003-20161107ARTFIG00154-attaque-d-un-tera-cannes-doit-on-vraiment-se-faire-a-tout.php

Publié le 07/11/2016


Attaque d'un TER à Cannes: Doit-on vraiment se faire à tout ?

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Des «jeunes» ont attaqué avec des bombes lacrymogènes les passagers d'un TER à Cannes. Gilles-William Goldnadel remarque la banalité d'un acte comme s'il fallait finalement que l'opinion s'habitue à tout, y compris au pire.
Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

 
La semaine écoulée aura été marquée par sa banalité. Comme je l'ai déjà signalé dans une précédente chronique hebdomadaire, l'opinion commence à s'habituer au pire. Une sorte de banalité du mal qui s'installe pour de bon.
 
Ainsi, les 7 samouraïs républicains, au-delà de leurs talents respectifs et de leur programme économiques et sociétaux décomplexés sur le papier, ont perdu, ce me semble, un peu de la hauteur. Les attentats passés commencent à s'estomper.

Quant à l'avenir tragique, on verra plus tard. Le train-train pépère de la violence est arrivé vendredi encore, avec une régularité dont plus personne ne s'émeut vraiment médiatiquement. C'est dans un T.E.R Vintimille-Grasse qu'une bande de «jeunes» pleins de sève ont gazé quelques vieux impuissants. Samedi, c'est à Dijon que le train-train est descendu sans crier gare! Des pompiers et des policiers attaqués à coups de pierres mais aussi de cocktails Molotov (France Info). Pourquoi des pompiers? Comme dans la fameuse blague sur les coiffeurs. Sauf qu'ici ce sont les flics qui remplacent les juifs…

Les migrants qu'on évacue et qui reviennent sans fin. L'État dépassé mais qui pérore encore. Hollande qui plastronne à propos de Calais et Cazeneuve qui affabule effrontément en prétendant qu'aucun des évacués de la ville du Nord ne s'est retrouvé près de la Gare du Nord.

L'opinion commence à s'habituer à cette bataille de Stalingrad qui ressemble chaque jour un peu plus à une guerre de position. Le ministre de l'Intérieur, qui a, pour toute stratégie, une propagande à laquelle personne ne croit plus, risque de finir comme un certain Paulus.

Toutes les images auront été galvaudées, du tonneau des Danaïdes au sapeur Camembert qui écope sans fin une barque trouée. Est-ce tellement difficile de reconnaître que la situation migratoire n'a strictement rien à voir avec ce que la France a connu lors des vagues des époques passées ? Est-il si difficile de reconnaître une infraction exceptionnelle à la légalité constitutive d'une invasion délibérée ?

Au passage, on remarquera la discrétion avec laquelle la presse de gauche, hier encore ultra-papiste, a feint de ne pas entendre la conversion de François à plus de «prudence» dans l'accueil par l'Europe des migrants d'Orient. Le souverain pontife conseille subitement aux responsables européens de «calculer» si leurs pays respectifs peuvent se permettre d'accueillir des gens qui risqueraient sinon d'être «ghettoïsés».

En ce qui concerne la France, les calculs sont faits, c'est même la Cour des Comptes qui s'en est chargée… 70 % de réfugiés non éligibles au droit d'asile. 1 % de ceux-ci expulsés conformément à la loi républicaine. Un coût de la migration qui s'élèvera à 1 milliard. Dans ce contexte, ce seront les SDF français qui pâtiront les premiers de la tragédie financière. Les uns auront froid cet hiver, les autres seront ghettoïsés. Peut-être, le successeur de Pierre aurait pu y penser avant ses déclarations chaleureuses du temps des mois d'été.

Alain Juppé quant à lui, s'est rendu calmement sur la dalle d'Argenteuil. Zen. Un fakir sur une planche à clous. Rien à voir nous dit-on avec le petit nerveux au discours belliqueux. La gauche ayant fait son deuil des lendemains qui chantent, préfère à tout prendre une droite qui déchante.

Quelques jours avant, dans la même cité «sensible», un enseignant était roué de coups par deux voyous qui l'ont traité de raciste parce qu'il réprimandait l'un de ses élèves dont il leur avait dit qu'il était leur maître. Le professeur, salement amoché et traumatisé, ne se souvient plus si les jeunes lui ont dit que seul «Allah est le maître».

Et manifestement, lors de la visite d'Alain Juppé à Argenteuil, tout le monde, y compris le visiteur placide, avait oublié la bastonnade de l'enseignant impudent.

On se fait à tout. Même à la fraude dans les médias américains. La presse française plus convenue que convenable avait fait des gorges chaudes des accusations de Trump sur les tricheries des grands organes de presse acquis à la cause démocrate. Elle est donc passée en trombe sur la démission de la politologue Donna Brazile de la chaîne CNN, pour avoir prévenu à l'avance Clinton des questions qui lui furent posées lors d'un débat crucial.

Exactement le type de comportement qui rendrait populiste un professeur d'histoire médiévale de Cambridge.
La chaîne franco-allemande Arte, délibérément acquise à la cause clintonienne, sans complexe de neutralité obligatoire excessif, a diffusé toute la semaine passée un reportage sur le climat électoral qui régnerait à Nashville Tennessee. Je supplie mon lecteur incrédule de visionner le film que la télévision progressiste a posé fièrement sur son site. Un cas d'école. Un must. Qui me dispensera de tout commentaire. Voici ci-après la liste des cinq personnes retenues pour commenter l'élection à venir:

1: un pasteur chrétien résolument anti-Trump.
2: une militante noire antiraciste radicalement contre Donald.
3: une musulmane incriminant l'islamophobie de Donald Trump
4: un latino clandestin regrettant de ne pouvoir voter.
5: un travailleur blanc autant écœuré par les démocrates que par les républicains.
6: Faut-il vraiment se faire à tout ?



Published by GOLDNADEL Gilles William
commenter cet article
4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 10:41

Paru dans FIGAROVOX - lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/11/03/31003-20161103ARTFIG00160-gilles-william-goldnadel-pour-en-finir-avec-l-ideologie-gauchisante-des-medias-publics.php


Publié le 03/11/2016
 

Pour en finir avec l'idéologie gauchisante des médias publics


FIGAROVOX/CHRONIQUE - Alors que la Cour des Comptes vient de publier un rapport sévère contre la gestion de France Télévisions, Gilles-William Goldnadel dénonce dans sa chronique la partialité idéologique en vigueur au sein du service public de l'audiovisuel français.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

 
Avec une récurrence que d'aucuns trouveraient obsessive, je ne cesse de reprocher au personnel politique d'opposition leur refus de comprendre que la bataille intellectuelle et médiatique est la mère de toutes les batailles.

Dans un cadre politique belliqueux, l'absence de toute critique de la mainmise de la pensée gauchisante sur le service public de l'audiovisuel français me paraît constitutive au mieux de l'inintelligence politique, au pire de la couardise. À moins, bien entendu que la lâcheté soit préférable à la bêtise…

Alors que je me trouvais dans une sorte de renoncement, les propos d'Éric Ciotti, au micro de France Inter, dimanche dernier, mettant en cause, fusse avec modération, l'impartialité du service dont s'agit ainsi que celle du CSA ont mis sur mon cœur d'usager résigné un baume bienfaisant. Généralement en effet, les hommes politiques de droite, même les forts en gueule, ont tendance - par pusillanimité, complaisance obséquieuse ou encore en raison d'un surmoi social persistant - de mettre un bœuf sur leur langue lorsqu'ils pénètrent dans la Notre-Dame bien ronde de la bien-pensance ronronnante.

Bien en a pris d'ailleurs au député méridional, puisque les préposés ont préféré battre en retraite de fonctionnaires, plutôt que de rompre imprudemment des lances pour éteindre le début d'incendie.
Je n'y peux rien si ce service audiovisuel que l'on dit public a le don de me mettre dans une rage qui n'a plus rien de privée, si j'en juge au nombre de commentaires approbateurs que mes fréquents accès de colère subite suscitent.

Prenez France 2 et son émission phare du samedi soir: On N'est Pas Couché. Souvenez-vous que son animateur, Laurent Ruquier, qui lui aussi est colérique, avait piqué une crise sévère contre ce qu'il nomma avec finesse et modération «la fachosphère» de Twitter. L'intéressé n'avait pas apprécié les nombreux gazouillis qui moquaient son émission et ses animateurs. Il morigéna pour le même tarif ces journalistes qui accordaient du prix à l'opinion de ces fâcheux de cette fâcheuse sphère qui ne devraient même pas avoir droit à l'avis.

Souvenez-vous encore qu'il n'y a pas trois semaines, un certain Éric Z. faillit être condamné à la mort civile et professionnelle pour avoir maladroitement qualifié le sacrifice des islamistes suicidaires en l'opposant au refus européen de mourir pour la patrie.

La kyrielle de folliculaires qui ordinairement reprochent à l'intellectuel téméraire ses jugements tranchés sur l'islam n'étaient pas loin de vouloir rétablir la guillotine à son usage exclusif pour crime de complicité avec le djihadisme.

Or, ce samedi soir sur la terre de Ruquier, Magyd Cherfi, fondateur du groupe toulousain Zebda, et invité à traiter de ces questions d'identité qui le taraudent et lui ont inspiré un livre, déclarait qu'il fallait éprouver de «l'empathie» pour Mohamed Merah.

Il est de médiocre utilité que je rappelle à mes lecteurs que Mohamed Merah est cet autre toulousain qui massacra des enfants dans une école parce qu'ils étaient juifs et des chrétiens et des musulmans parce qu'ils étaient soldats. Le genre d'individu qui ne commande pas ordinairement une empathie obligatoire.

Curieusement, l'étrange sortie de l'artiste (j'écris «étrange», car pour avoir débattu avec lui, je l'avais trouvé intelligent et pondéré) n'a provoqué lors de l'émission ou après, aucune bronca particulière, aucun intellectuel ou artiste branché n'ayant cru devoir broncher.

J'observe encore, sans étonnement feint car mon expérience de la double comptabilité morale est illimitée, qu'aucune organisation «antiraciste» ou encore le CSA n'ont protesté et que le parquet de Paris, au rebours de ce qui se passe pour Éric Z. ne s'est chargé d'enquêter préliminairement sur l'existence d'une éventuelle apologie du terrorisme.

Il est vrai qu'il ne s'agit pas de Causeur, mais seulement du service public télévisuel.
Un service inestimable, puisqu'une nouvelle fois, la Cour des Comptes dans un rapport fort vinaigré, a assaisonné copieusement la direction de France Télévisions.

Dans un mémoire qui ne flanche pas , les magistrats invitent celle-ci à se pencher sur «le contenu effectif des postes occupés par les salariés les mieux rémunérés de l'entreprise». En effet, 547 salariés du groupe public perçoivent un salaire supérieur à 8000 € bruts par mois, dont 191 bénéficient d'une rémunération supérieure à 120 000 € annuels bruts.

Les Sages s'étonnent d'une «disproportion encore plus marquée au sein de la direction de l'information où le nombre de cadres atteint 40 %, dont 149 rédacteurs en chef ou rédacteurs en chef adjoints».
Il y a ainsi trois fois plus de cadres chez France Télévisions, détenue à 100% par l'État français que dans les autres entreprises de l'hexagone. (Je conseille fortement la lecture quotidienne et édifiante d'Ojim.fr, source rafraîchissante d'information indépendante sur le sujet).

Ceci posé, les rapports précédents sur une gabegie et un gouffre financier abyssal n'ont pas empêché Madame Ernotte et ses mentors idéologiques de créer une chaîne France Info que presque personne ne regarde. Pourquoi se priver, puisque la redevance publique suivra ?

Pourquoi surtout se gêner puisqu'en dehors de quelques francs-tireurs trop peu partisans, aucune contestation véritable de l'absence de pluralisme, de la mainmise idéologique (le cas d'Arte mériterait un article, un livre, voire une commission d'enquête…) et des excès financiers n'existe véritablement.
Par une curieuse inversion des normes, c'est au contraire le service public défaillant qui s'arroge le droit de juger sévèrement les fautes éventuelles commises dans le privé ou par les politiques.

Je conseillerais à Élise Lucet de traiter les responsables financiers de France Télévision ou de Radio France avec la même vigueur qu'elle a traité dernièrement le maire de Nice. Et avant de condamner, à tort ou à raison, Vincent Bolloré pour la manière dont il gère sa chaîne privée, la ministre de la Culture Madame Azoulay aurait été bien inspirée d'étudier le sort de Philippe Verdier (que j'ai l'honneur de défendre), présentateur de la météo nationale et renvoyé sur-le-champ pour avoir osé écrire un livre sans l'imprimatur préalable d'un comité de censure morale et politique aussi invisible qu'omnipotent.
Sévérité bien ordonnée commence par le service public.

Je conseille donc à celui qui sortira vainqueur de la primaire à droite de faire de la captation par l'idéologie gauchisante des moyens d'information étatiques, un thème électoral majeur.

Il aura tout à y gagner. Le service du public aussi.

Notre liberté bien d'avantage encore.

Published by GOLDNADEL Gilles William
commenter cet article
3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 11:42

PARU SUR LE SITE Valeurs Actuelles
 

http://www.valeursactuelles.com/politique/goldnadel-linsupportable-deux-poids-deux-mesures-de-france-tele-66168
 
2 novembre 2016

L'insupportable deux poids, deux mesures de France Télé

Tribune. Chaque semaine, Gilles-William Goldnadel propose aux lecteurs de Valeurs actuelles son regard sur l'actualité.

Il y a quinze jours, autant dire un siècle sur l'échelle médiatique où chaque seconde virtuelle correspond à mille minutes réelles, Éric Zemmour était cloué au pilori pour avoir utilisé une expression malheureuse pour décrire le sacrifice des islamistes suicidaires en l'opposant à la lâcheté européenne. Levée de boucliers des intellectuels ordinairement prompts à lui reprocher plutôt sa critique sans concession de l’islam. Démarches, heureusement vaines, d’excellents confrères journalistes et de certains syndicats pour obtenir sa mort professionnelle.

Il y a un mois, c’est-à-dire deux cents ans, Laurent Ruquier, outré par les critiques découvertes sur Twitter à propos de son émission On N’est Pas Couché, pestait contre la « fachosphère » et s'emportait contre ces journalistes qui avaient l'impudence d’accorder la moindre importance à ces gueux, ces sans-grades qui ont l'outrecuidance de vouloir donner un avis non conforme et sans apostille préalable de l'Autorité Morale.

Samedi dernier, dans un temps qui ne s'est pas encore réellement dissous dans l'éther virtuel, Magyd Cherfi, fondateur du groupe toulousain Zebda, déclarait dans l’émission précitée du sieur Ruquier que Mohamed Merah, grand massacreur d’enfants juifs et de soldats  devant l'éternel dans une école de Toulouse devait être considéré avec « empathie ». Cette étrange sortie n'a pas déclenché une immense bronca. Monsieur Ruquier n'a pas beaucoup bronché, pas davantage les intellectuels branchés. Le CSA, malgré les protestations des gueux sur la fâcheuse sphère, n'a pas dit qu'il se saisissait de l'affaire.

Et le parquet de Paris, au rebours de ce qu'il a entrepris pour un certain Éric Z, ne s'est pas saisi avec promptitude de l’affaire en enquête préliminaire pour apologie du terrorisme.
Il est vrai qu'il ne s'agit que du service public de l’audiovisuel national financé par l'impôt. Dénoncé encore dernièrement par la Cour des Comptes pour sa gabegie. Et qui passe le plus clair de son temps à donner des leçons de morale et de tempérance à la terre entière.
À dire le vrai, je ne souhaiterais pour ma part que l'on ne sanctionne ni Monsieur Z ni Monsieur C. Mais ces deux poids, deux mesures systématisés et institutionnalisés ont eu toujours la fâcheuse tendance de me révulser.
On n'est pas couchés, encore moins sortis de l'auberge.

Published by GOLDNADEL Gilles William
commenter cet article

Articles

Catégories