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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 10:48

Paru sur le site Valeurs Actuelles

http://www.valeursactuelles.com

http://www.valeursactuelles.com/societe/gilles-william-goldnadel-pas-damalgames-53995

29 juin 2015

 

Gilles-William Goldnadel : « Pas d'amalgames ! »

 

L'oeil de Goldnadel. Chaque semaine, l'avocat Gilles-William Goldnadel propose aux lecteurs de Valeurs actuelles son regard sur l'actualité. Après l'attentat commis par Youssin Sahli vendredi 26 juin en Isère, il dénonce le refrain repris systématiquement par la gauche après des actes terroristes revendiqués au nom de l'Islam :"Pas d'amalgames".

 

« Pas d’amalgames, ne jouons pas sur les peurs ! » Voilà M. Cambadélis, reparti dans ses mantras védiques au lendemain de la première décapitation sur la terre de France et d'un attentat contre une usine de gaz. La gauche n'aura cessé d'instrumentaliser la peur d'un fascisme imaginaire mais croit pouvoir donner des leçons de maintien. Elle est la seule à parler obsessionnellement d’amalgames entre musulmans pacifiques et islamiques radicaux.

Le nouvel attentat sonne le glas de la France de Oui-oui et de l’esprit Charlie. Finies les grand-messes compassionnelles et narcissiques. Les marches blanches forcément silencieuses. La repentance obligatoire contre un « apartheid social et ethnique » fantasmatique. Le consensus mou destiné à étouffer la colère des gens. Après tout, pourquoi ne seraient-ils pas en colère les gens ? Pourquoi n'auraient-ils pas le droit de détester la haine et de donner son nom ?

On les assassine, on les envahit tout en les injuriant, on arrache leurs racines, on piétine leurs frontières, des potentats armant le bras des assassins achètent médias et politiques, on veut les remplacer jusque dans leurs lieux de culte, on les désinforme, on les bâillonne, et on voudrait qu'ils disent merci, bravo et encore.

Ils ont compris, les gens, que ceux qui leur donnent les leçons d’après décapitation, ont perdu depuis longtemps la tête et qu’ils ont fait de leur pays une dangereuse usine à gaz.

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 11:03

Paru dans FIGAROVOX LE 22/06/15
lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/
 
http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/06/22/31003-20150622ARTFIG00328-fuite-d-eau-danemark-charleston-le-requisitoire-de-goldnadel.php

«Fuite d'eau», Danemark, Charleston: Le réquisitoire de Goldnadel

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Le Danemark et son parti «xénophobe», l'impérieux et nécessaire accueil des migrants, Nicolas Sarkozy et la «fuite d'eau», Barack Obama et sa politique raciale : Gilles-William Goldnadel dénonce la force de frappe médiatique de l'idéologie bienpensante.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est secrétaire national à l'UMP chargé des médias. Il préside par ailleurs l'Association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

Ils n'ont plus que cela, mais ils l'ont encore. La force de frappe médiatique. Avec l'idéologie spécieuse qui va de pair.
Ainsi lorsque le peuple grec a porté au pouvoir un parti qui lui a promis la lune, la hausse du SMIC et des retraites et l'annulation de sa dette, il n'était pas question de parler de populisme ou de rappeler l'origine hellénique du mot démagogie. Pas question non plus de qualifier d'extrême gauche une formation dont beaucoup de ses membres viennent du parti communiste. On sait que l'extrémisme ne sied bien qu'à la droite.

Le peuple grec ayant tranché souverainement, il convient paraît-il de l'écouter religieusement. Quant à faire remarquer que M. Tsipras s'est placé dans l'alternative de devenir un escroc à l'égard de son peuple ou un maître chanteur à l'égard de l'Europe, voilà qui est téméraire dans la France médiatique.

On comparera avec l'accueil hexagonal fait au parti du peuple danois, issu pourtant lui aussi de la volonté populaire. Le terme de «populiste» est sans doute le plus aimable. Et bien entendu, ce parti est classé cette fois expressément à l'extrême droite, sur une case noire de l'échiquier politique. Parce qu'il rappelle que le Danemark n'a jamais été une terre d'immigration et qu'il aspire à accueillir de manière contrôlée une immigration laborieuse, le voici devenu «parti anti-immigrés». Quant à la radio d'État France Info, dès le vendredi, il était devenu définitivement «xénophobe». Apparemment les médias parlent mieux le grec que le danois.
Ils ont donc encore la force médiatique, mais elle cogne moins fort. La dure réalité est passée par là.
Les attentats, l'insécurité, l'évidence plus forte que l'idéologie.

Bien sûr, ils tenteront, ils tentent déjà, de nous refaire le coup des fantasmes et de l'instrumentalisation de la peur de l'étranger. Les migrants ne seraient pas si nombreux à vouloir migrer. Mais on ne refait pas deux fois le même coup de bluff. Celui de nous avoir dit que l'immigration était un fantasme de beauf qu'il convenait de ne pas évoquer, pour nous signifier un beau matin que ce n'était plus la peine d'en discuter, puisque la France était devenue multiculturelle.

Bien sûr, la force de frappe est intacte, ainsi ce jeudi matin sur France Inter, l'ensemble du discours de la radio de service publique - sans aucune exception (éditorial de Bernard Guetta, intervention de Anne Hidalgo et de l'ensemble des auditeurs y assortis) - tendait à vouloir démontrer que l'accueil des migrants était une nécessité ordonnée tant par l'intelligence que par le cœur. Quant au journal d'ARTE, le matraquage était systématique, quotidien et délibéré, le mot «pluralisme» étant inconnu dans langue publique franco-allemande.

Mais il faut dire qu'il était nécessaire de faire oublier la déclaration de Robert Badinter, grande conscience de la gauche, reconnaissant que la France n'était pas dans la capacité d'accueillir tous les migrants. Bien entendu, il est rare que ceux qui font le commerce public de la générosité hospitalière reconnaissent expressément que l'accueil des forceurs de frontières est illimité et donc que celles-ci sont devenues obsolètes, en même temps que la notion de nation.

J'ai donc savouré ce moment de vérité, que j'ai certes un peu sollicité, lors de mon dialogue jeudi dernier sur RMC avec le sympathique Ian Brossat, membre du PCF, en charge du logement et de l'hébergement à la mairie de Paris. Bien qu'il lui en coûtait, j'ai réussi tout de même à lui faire dire qu'il n'était pas question d'expulser les illégaux non éligibles au droit d'asile.
C'est dans ce cadre, où tout cadre légal ou national cède le pas au discours compassionnel, où la sollicitude n'existe qu'envers l'Autre et certainement pas à l'égard des populations en souffrance dans la sous-France, qu'à nouveau la guéguerre des petites phrases sert, à la manière d'un leurre, de diversion à l'absence de toute politique déterminée.

Encore qu'ici encore, l'idéologie opère sa loi de sélection naturelle: peu de réactions du pouvoir en place après l'étonnante sortie, venant d'une personnalité aussi respectable, de Dalil Boubakeur proposant de transformer les églises en mosquées, autrement dit Constantinople en Istanbul et donnant du corps et de l'esprit à la théorie du remplacement. Mais déchaînement après que Nicolas Sarkozy ait évoqué dans un meeting, fuites d'eau et canalisations. Ici encore la critique de l'immigration incontrôlée se transformant en stigmatisation des immigrés. Pour notre part, s'agissant de flux migratoires, l'image de l'eau ne nous parait ni incongrue, ni salissante.

Dans un domaine peu éloigné, l'unicité médiatique rend la critique de la politique incongrue de l'actuel président américain, apprécié bien davantage en France que dans son pays, bien congrue.

Seul dans la presse française, le professeur Guy Millière (BFM le 18 juin) a eu, au lendemain du drame épouvantablement écœurant de Charleston, l'indépendance d'esprit de faire remarquer que l'élection de Barack Obama n'avait pas résolu à elle seule la question raciale aux États-Unis. Après avoir rappelé que Dylan Roof était un criminel raciste indéfendable, que ni sa jeunesse ni peut-être sa folie n'excusait (comme on tente si souvent de le faire en Europe s'agissant d'autres «loups solitaires»). Millière a rappelé que le président a parfois, depuis le début de son mandat, jeté de l'huile sur le feu lors des divers incidents opposant des noirs à des blancs: affaires Trevor Martin en Floride ou Michael Brown dans le Missouri. Il rappelle aussi - ou plutôt il nous apprend, car ce fait est occulté en France - que le président a cru devoir à plusieurs reprises recevoir à la Maison-Blanche Al Sharpton, raciste anti-blanc et antisémite avéré. Millière a également fait remarquer que la politique de subventions orientées racialement n'a en rien réussi à diminuer la misère noire.

J'ajouterai que lorsque Barack Obama prétend qu'il n'y a qu'aux États-Unis où l'on attaque les lieux de culte, il marque son incompétence. Des centaines d'églises africaines ont été brûlées par les islamistes et je suis incapable d'en chiffrer le nombre effrayant de morts, sans parler des fidèles de la synagogue de Jérusalem-ouest assassinés par des membres du Hamas en novembre dernier.

La force médiatique de l'idéologie sommaire ne vaudra jamais celle de la vérité en marche. Mais elle la ralentit tragiquement. Au détriment des hommes.

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 15:55

Paru dans FIGAROVOX - lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/06/16/31003-20150616ARTFIG00193-cecile-duflot-affaire-du-carlton-le-requisitoire-de-goldnadel-contre-les-diafoirus-de-la-morale.php

Cécile Duflot, affaire du Carlton:  Le réquisitoire de Goldnadel contre les Diafoirus de la morale

Publié le 16/06/2015

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Manuel Valls à Berlin, Cécile Duflot et les migrants, l'affaire du Cartlon et les juges: Gilles-William Goldnadel fustige les donneurs de leçons de morale incapables de s'appliquer à eux-mêmes les règles qu'ils dictent aux autres.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est secrétaire national à l'UMP chargé des médias. Il préside par ailleurs l'Association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

Les docteurs de la mauvaise foi, Diafoirus de la morale foireuse, ont encore frappé.
Manuel Valls, tout d'abord. Honnêtement, je ne crois pas que le premier ministre se soit conduit en malhonnête lors de son équipée berlinoise. Et pour être sincère, le fait d'avoir été accompagné de ses enfants me le rendrait sympathique. C'est tout de même mieux qu'avec une danseuse. La France socialiste n'est plus à 20 000€ près. La gabegie régnant, par exemple, autour du service public de l'audiovisuel ou des intermittents du spectacle devrait davantage soulever les indignations des économes de gauche ou des ménagers de droite.

Le vrai tort du premier ministre sont ses fréquentations politiques. Ceux qui chantent en ut majeur la messe de la république exemplaire, brandissent à bout de bras le bréviaire de la morale citoyenne et prétendent aimer les pauvres, mais du plus loin possible. On ne s'acoquine pas avec les tartuffes sans dommage.
Les verdicts de relaxe dans l'affaire du Carlton de Lille ont donné une nouvelle fois l'occasion à une presse française unanime de faire le procès des juges d'instruction.

Procès bien tardif et bien trop circonscrit. Dès le premier jour de sa mise en examen, j'avais écrit que l'incrimination de proxénétisme aggravé contre Dominique Strauss-Kahn relevait de l'ineptie. Il était clair que les juges d'instruction, claquemurés dans leur cabinet, ignoraient tout de la vie au dehors et entendaient faire payer à Dominique Strauss-Kahn ses goûts de luxe et sa pratique sexuelle débridée. Qu'il me soit permis de dire que, comme à Outreau ou dans l'affaire Bettencourt, je n'ai vu aucun membre d'une presse judiciaire, aujourd'hui si sévère, s'interroger sur le sérieux de l'instruction.

Pendant toute la durée d'une instruction médiatisée contre des personnes qui n'ont pas le bon profil, le juge est, pour le journaliste, forcément «discret, sérieux et intègre». Il faut dire qu'il y a quelque utilité prosaïque à ce parti-pris: on ne mord pas la main de son fournisseur. Lors des débats correctionnels, et lorsqu'il apparaît au grand jour que les poursuites sont futiles, les thuriféraires médiatiques d'hier peuvent se faire contempteurs sans même s'en apercevoir…

Au-delà de l'institution du magistrat instructeur aujourd'hui sur la sellette, les deux vrais périls qui menacent réellement une justice impartiale sont l'idéologie et son manque de distance avec la presse. Et ces deux périls n'en font qu'un.

Un quotidien du soir, tout en critiquant l'instruction lilloise, écrivait samedi qu'il était sain que le procès du Carlton ait eu lieu, pour ses vertus pédagogiques. Insoutenable légèreté de l'être journalistique. Était-il nécessaire, vraiment, de faire connaître à la terre entière le goût de l'ancien président du FMI pour la sodomie ? Était-il obligatoire de lui imposer cette humiliation ? Hormis pour régaler les voyeurs et les commentateurs, il m'aurait paru plus digne et humain de rendre un non-lieu, tel que réclamé par le parquet lillois. Il est vrai qu'à l'époque, nul parmi les journalistes judiciaires n'avait cru devoir s'interroger sur le renvoi de Dominique Strauss-Kahn et de ses camarades de foire devant le tribunal correctionnel. Sur ce terrain scabreux, on remarquera au passage, que seuls les sodomites hétérosexuels matures semblent suspects judiciairement et avoir mauvaise presse. Idéologie quand tu nous tiens…
Mais tout n'est pas perdu pour les Diafoirus de la morale foireuse puisque, en dépit de leur déroute judiciaire, ils ont pu obtenir de l'Assemblée Nationale malgré l'opposition sénatoriale, la pénalisation des clients des prostituées. Et tant pis pour les filles qui travaillent librement à leur compte ou pour les hommes privés d'affection charnelle. Apparemment, il n'y a pas que les juges d'instruction de Lille qui ne connaissent pas la vie des gens.
Mais évidemment, c'est avec les migrants que les docteurs de la mauvaise foi et les Diafoirus auront donné toute la mesure de leur démesure.

Pour eux, il n'est pas de règles, pas de de lois, pas de bornes, pas de limites, pas de frontières, lorsqu'il s'agit de l'étranger. Celui-ci a tous les droits. S'il est en situation irrégulière sur le sol soi-disant national, il peut résister aux ordres de la police forcément illégitime et violente. Et ceux qui les soutiennent, militants ou saintes O.N.G. sont forcément des résistants.

Dans ce cadre sans cadre, toute objection est irrecevable. N'essayez pas de leur dire que la France appauvrie n'est pas en mesure de nourrir et d'accueillir décemment tous les forceurs de frontières. Ou de leur suggérer que vous n'avez donc pas envie que les Français soient taxés de racistes pétainistes ou d'égoïstes devant le spectacle prévisible de leur situation, ou que cette population intoxiquée par eux ne tardera pas à se montrer agressive envers les autochtones, par ressentiment fabriqué. Ne tentez surtout pas non plus de soutenir que parmi ces gens, tous ne sont pas éligibles au droit d'asile et que certains même sont des islamistes envoyés en terre de mission. De grâce, n'essayez pas, sauf à devenir suspect, d'émettre timidement l'idée odieuse à leurs oreilles délicates que si, lors des deux dernières décennies, déboutés du droit d'asile et clandestins irréguliers avaient été refoulés légalement, la France pourrait aujourd'hui se montrer plus hospitalière envers ceux qui méritent notre compassion active. Cette idée les répugne, même si ils n'osent pas vous le dire: toute expulsion est consubstantiellement ignoble. L'étranger est chez lui et l'État français, une survivance détestable. Enfin et surtout, n'invoquez pas le danger d'une perte définitive d'identité nationale: le risque d'hitlérisation hystérique deviendra inévitable.

Parmi tous les donneurs de leçons de morale, celle qui ce sera sans doute la mieux illustrée est Mme Duflot, qui dans les colonnes du Monde du 10 Juin a évoqué, s'agissant de la politique gouvernementale à l'égard des migrants, un «Waterloo moral». De manière subliminale, la précitée évoque dans son texte le «gaz» des grenades, et les rames de métro qui emportent les étrangers vers une destination funeste. Disons-le tout net, ses imprécations n'impressionnent plus guère, la dame ayant largement usé son capital dans la petite politique politicienne, et même les artistes les plus inconséquents ont compris confusément qu'ils ne sortiraient pas forcément grandis à se produire dans un remake de «nous irons tous à Saint-Bernard». Mais tout de même, il est des esprits bienveillants comme le subtil Marcel Gauchet, qui considèrent qu'on ne fait pas de la politique avec de la morale ou que les «droits de l'homme ne font pas la politique».

J'avoue ne pas avoir leur bienveillance. Je ne crois plus à la sincérité utopique des droits-de-l'hommistes et leur dénie désormais toute morale candide. Je ne crois pas que le PCF, très engagé pour soutenir les migrants, mais dont l'un de ses anciens députés cette semaine invitait les musulmans à boycotter une entreprise juive à l'occasion du ramadan (le Figaro, Paule Gonzales 13 juin) soit un parti moral.

Je ne crois pas que les destructeurs systématiques de la nation française soient sincèrement préoccupés par l'Érythrée ou la Syrie. Ils n'ont jamais manifesté contre les crimes commis en Érythrée ou en Syrie, trop occupés sans doute avec Gaza ou la réforme de la SNCF. Et je crois que la morale suprême passe par l'action de savoir dire non.

Il existe, il est vrai, une psychopathologie xénophile et mortifère. Elle ne concerne pas que la France: c'est ainsi qu'une militante blanche américaine a réussi l'imposture de passer pendant des années pour une noire, symbole emblématique d'un antiracisme rendu fou par la phobie du blanc. Si elle achevait son œuvre insensée, dans une décennie, ce sont les Français qui seront des migrants. D'ailleurs, de l'intérieur, beaucoup de ceux-ci migrent déjà, des banlieues vers des cités plus hospitalières. Et voilà que le gouvernement, à grands coups de menton, signifie à leurs villes-refuges qu'il aura la main lourde au cas où celles-ci ne mettaient pas en œuvre sans délai la mixité obligatoirement décrétée.

Quand des autorités ne sont plus en mesure d'assurer à leurs citoyens paisibles l'intégrité de leurs frontières, la sécurité de leurs personnes et de leurs biens, et jusqu'à la dignité de leur droit à l'identité, elles devraient à tout le moins, apprendre l'humilité.

 

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 08:45

Paru dans Le Figaro.fr

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/06/13/01016-20150613ARTFIG00026-un-ex-depute-communiste-met-en-garde-les-musulmans-contre-des-produits-casher.php

 

Un ex-député communiste met en garde les musulmans contre des produits casher par Paule Gonzales

Le 13/06/15

 

Une plainte pour discrimination a été déposée au tribunal de Créteil contre l'ancien député Jean-Claude Lefort par Me Gilles-William Goldnadel au nom de l'association France-Israël.

Une recommandation bien malvenue qui fait désormais l'objet d'une plainte pour discrimination au parquet de Créteil. L'ancien député communiste du Val de Marne, Jean-Claude Lefort, très actif au sein de l'association France Palestine, a publié, la semaine dernière, sur sa page Facebook, un avertissement qui a hérissé la communauté juive: « Bientôt le ramadan: attention à vos achats, ceci sont des feuilles de bricks israéliennes, regardez en bas au centre » recommande-t-il au dessus d'une photo du logo de l'entreprise en question qui n'a rien d'israélien d'ailleurs puisqu'il s'agit d'une société française. En bas, au centre en hébreu : le simple label casher.

Dans un climat marqué par les attentats de janvier, les agressions antisémites de fin 2014 à Créteil et les rixes de Sarcelles l'été dernier, cet avertissement, à la veille du Ramadan, passe mal.

Huile sur le feu

« Pourquoi ennuyer les musulmans qui ne demandent rien, à l'occasion du ramadan. Pourquoi mettre de l'huile sur le feu ? » s'insurge Maître Gilles-William Goldnadel, président d'Avocats sans frontières, et conseil de l'association France-Israël, à l'origine de la plainte.

Même si depuis le dépôt de cette dernière, Jean-Claude Lefort a pris soin de retirer la page litigieuse de son mur, elle aura eu le temps d'engendrer plus de 300 «J'aime» et nombre de commentaires assaisonnés. Conscient d'avoir attisé un feu qui ne s'éteint jamais vraiment, l'auteur de ce post affirme : « il n'est nullement question de boycott. Il s'agit d'informer chacun et chacune sur les produits en vente de sorte d'acheter ou non en toute connaissance de cause. Ni plus ni moins ».

Il reste à savoir comment le parquet de Créteil va analyser le fond du dossier. Au cours de ces dix dernières années, pas moins de cinq jugements sont intervenus sanctionnant les actions de boycott, soit sur le fondement de la provocation à la discrimination, soit sur celui de l'entrave à une activité économique.

Paule Gonzales

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 10:53

Paru dans FIGAROVOX - lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/06/08/31003-20150608ARTFIG00240-goldnadel-quand-l-antiracisme-perd-la-tete.php

Goldnadel: Quand l'antiracisme perd la tête
 

Publié le 08/06/2015

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Zyed et Bouna, Philippot et le Qatar, Israël et son boycott: Gilles-William Goldnadel dénonce un antiracisme à géométrie variable.
 
Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est secrétaire national à l'UMP chargé des médias. Il préside par ailleurs l'Association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox
 
Le racisme est partout et je ne le savais pas. Dans une chronique précédente, je relevais les déclarations de l'avocat de Zyed et Buna, au lendemain du verdict relaxant de toute poursuite les deux policiers poursuivis depuis dix ans pour non-assistance à personne en danger. Mon excellent confrère croyait déceler, tout comme Benoit Hamon, une manière «d'apartheid judiciaire».
Il se trouve que, par une coïncidence éclectique, mon confrère est également le conseil du Qatar qui a décidé de poursuivre en diffamation M. Philippot en suite de ses déclarations soupçonneuses envers l'émirat islamique et généreux. Et à nouveau voilà que l'avocat considère que les critiques dénuées de toute aménité envers son client mirifique seraient de nature raciste ou islamophobe. Décidément.
J'ai toujours pensé qu'au-delà de raisons plus prosaïques, la révérencieuse retenue dont avaient bénéficié jusqu'à présent certains états de la région du golfe arabique pouvait s'expliquer par la crainte au moins inconsciente d'encourir ce genre d'accusations d'autant plus spécieuses qu'elles sont indémontrables.

Quoi qu'il en soit, cette procédure judiciaire aussi insolite que téméraire aura pour effet premier de conférer au Front National, à peu de frais, le titre de seul parti librement critique envers le Qatar, ce qui ne devrait pas lui causer une immense impopularité.
D'autant plus que sur le fond, si une telle initiative pouvait prospérer, alors que de nombreux livres ont été publiés sur le sujet (notamment celui très documenté de Pierre Péan et Vanessa Ratignier Une France sous influence: quand le Qatar fait de notre pays son terrain de jeu, Fayard 2014), il pourrait être encore plus compliqué désormais de s'interroger sur la prodigalité d'un État richissime de 250 000 habitants envers les mouvements islamistes radicaux, sur son humanité envers son million et demi de travailleurs immigrés, voire sur la régularité de l'obtention de la FIFA du droit d'organiser chez lui la prochaine coupe du monde de football.

Cette dangereuse limitation de la liberté des responsables politiques français de ne faire que leur devoir n'a pas semblé émouvoir autrement Mme Hidalgo puisque celle-ci, au micro de RTL, non seulement a approuvé l'initiative judiciaire qatarie, mais encore et dans le même mouvement, remercié l'émirat pour sa générosité envers Paris. Quand l'antiracisme rejoint la gratitude.

En revanche, si un autre avocat s'interrogeait sur la présence de la haine raciale - ou antisémite - dans le boycott de l'État d'Israël revenu cette semaine sur le devant de la scène française à travers les étranges déclarations de Stéphane Richard, il est possible que les antiracistes militants y voient une détestable instrumentalisation de leur cause jalousement gardée. Il est vrai que les organisations d'extrême gauche, comme la Fédération Internationale des Droits de l'Homme (FIDH) sont à la manoeuvre, main dans la main avec des organisations islamistes moins décoratives et l'OLP. Cet islamo-gauchisme en majesté peut compter sur l'habituel manque d'esprit critique de médias crédules ou bien disposés envers les saintes «ONG» progressistes, pour faire avaler en douceur la gentille fable d'un mouvement pacifique uniquement préoccupé par la question de la Cisjordanie.
Ce contexte, rien moins que bienveillant et rationnel, ne saurait interdire de rappeler des vérités ingrates mais incontestables:

-Le boycott d'Israël n'a pas attendu l'occupation de la Cisjordanie en 1967. Il a été créé par la Ligue Arabe avant même la création de cet État en 1948.

-Les acteurs de ce boycott se recrutent parmi les organisations islamistes ou pro- palestiniennes les plus radicales. L'occupation des terres dont elles se plaignent correspondent à l'ensemble du territoire israélien. Il s'agit donc bien d'une entreprise de délégitimation de cet état-nation, considéré comme usurpateur sans droit ni titre d'une terre arabe et musulmane. C'est la raison pour laquelle l'ensemble des partis politiques israéliens, y compris les plus hostiles au maintien des implantations controversées, s'insurgent contre la mise à l'index de leur pays.

-Le seul État de la planète terre actuellement en butte à un tel ostracisme systématique est, par un hasard cosmique, l'État juif: Aucun autre État, infiniment plus violent ou moins démocratique, ne fait l'objet d'une entreprise d'exclusion aussi humiliante, de triste mémoire juive. Ni la Syrie, ni la Russie, ni la Chine, ni le Soudan, ni la Corée du Nord… ni le Qatar. Aucun autre.
Pour prendre l'exemple le plus récent et consternant, l'organisation estudiantine britannique (au sein de laquelle les islamistes ne sont pas sous-représentés) qui vient de proposer le boycott des universités israéliennes est la même qui il y a peu avait refusé l'appel au boycott de l'État Islamique…

-On rappellera enfin aux esprits chagrins ou épris de juridisme qui feraient observer que les pays cités ne seraient pas des occupants de territoires contestés (ce qui, s'agissant de la Russie en Abkhazie et de la Chine au Tibet, est très discutable) que la Turquie, dont le premier ministre a mis en cause cette semaine «le capital juif» du New York Times sans que nul ne s'en offusque, occupe illégalement et elle sans problème sécuritaire existentiel, la moitié de Chypre depuis 1974 sans encourir l'ombre d'un reproche sérieux et encore moins un boycott.

Dans mes Réflexions sur la question blanche, j'ai observé que l'antiracisme professionnel gauchisant ne pouvait se résigner à admettre qu'un occidental puisse être victime et non agent du racisme. J'ai également soutenu que la détestation obsessionnelle de l'État juif moderne puisait sa source à la confluence de l'antisémitisme et de l'anti-occidentalisme.

Les derniers événements ne me démentent pas avec une cruauté insoutenable. Pour les antiracistes militants, le racisme est partout. Sauf là où il habite tranquillement.

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Published by GOLDNADEL Gilles William
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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 18:07

Paru dans FIGAROVOX - lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/
http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/06/01/31003-20150601ARTFIG00232-gilles-william-goldnadel-qui-sont-les-resistants-de-notre-epoque.php

Gilles-William Goldnadel: Qui sont les résistants de notre époque ?

Publié le 01/06/2015

FIGAROVOX/CHRONIQUE - François Hollande a célébré quatre figures de la Seconde Guerre mondiale, à l'occasion de l'entrée au Panthéon. Professeur courageux, magistrat intègre, chrétien de France: Gilles-William Goldnadel dévoile qui sont les résistants actuels de notre société.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est secrétaire national à l'UMP chargé des médias. Il préside par ailleurs l'Association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.


Par un méchant coup du sort médiatique, le scandale de la Fifa aura éclipsé ce discours de François Hollande au Panthéon qu'il voulait éclatant.

De toute façon, sans vouloir être cruel, l'oraison présidentielle n'inscrira pas profondément son sillon dans l'Histoire. On peut être sympathique et intelligent sans être éloquent et démocrate, sans être Démosthène. On ne peut à la fois être normal et Malraux. Et ce n'est pas faire injure à une éminence de l'Internationale Socialiste de lui signifier qu'il n'est ni sauveur suprême, ni César, ni tribun.

À supposer même que ce discours eut été inspiré, il n'est pas sûr qu'il aurait recueilli sa juste réception, à l'ère du négativisme obligatoire et de la nécessaire dérision. De toute manière, il semble que les Français commencent à se lasser des grand-messes incantatoires et des happening narcissiques où les discours courageux et généreux valent quittance d'action.

Que reste-t-il du rassemblement gentillet du 11 janvier et de son esprit gnangnan sanctifié ? Dès 1947, le général De Gaulle s'agaçait: «Si vous saviez ce que je m'en fous de votre 18 juin. Je les emmerde avec le 18 juin. L'esprit dans lequel ils le célèbrent, je le connais.» (G.Pompidou, Pour Rétablir, Flammarion).

Sur le fond, l'invocation vertueuse et religieuse de l'esprit sacrificiel de la Résistance appliquée à la période contemporaine, devant quatre cercueils paritaires, dont deux étaient vides, laisse un sentiment vertigineux de vacuité. Non que le chef de l'État soit, moins qu'un autre, illégitime pour l'évoquer: ni sa politique étrangère, ni sa contestation du terrorisme ne sont moins vigoureuses; mais n'avoir pas osé durant ce discours «résistant» désigner par son nom le responsable de l'actuelle barbarie, du racisme assassin, de l'antisémitisme au présent montre cruellement le combat qui reste à livrer chez beaucoup entre la détermination et la soumission. Qu'un homme comme François Hollande, loin d'être le plus atteint, doive lui aussi mener ce combat intérieur montre les ravages de l'esprit de l'époque.

La vérité, trop longtemps piétinée, triturée, torturée oblige à présent à dire que les vrais résistants contre nos temps mauvais ne se trouvent pas en nombre dans le camp de la gauche gauchisante. Il ne suffit pas de chanter le Chant des Partisans, ou de promettre sans risque, mais avec grandiloquence, que le fascisme passé ne repassera plus. Encore faut-il ne pas se compromettre avec l'esprit de collaboration avec une idéologie dominante qui aura systématiquement tyrannisé moralement, intellectuellement et socialement toute résistance à la nouvelle oppression.

Il ne se trouve pas non plus forcément dans le camp d'une opposition, dont certains de ses membres préconisent avec une lourde insistance chamberlienne «l'apaisement» et n'ont jamais voulu mener frontalement le nécessaire combat culturel contre la démission de l'État et la désertion de la nation. Je rappellerai ici qu'Alain Juppé considérait avec indulgence le pouvoir des frères musulmans en Égypte et que François Fillon, premier ministre, morigéna Jeannette Boughrab pour avoir osé dire qu'il n'existait pas d'islamistes modérés.

Les résistants d'aujourd'hui ne chassent pas au son du clairon les fantômes d'hier, ils ne chantent pas à tue-tête «Bella Ciao» en prenant la pose avantageuse de Manoukian.

C'est un professeur de collège visé par une fatwa pour avoir osé jeter un regard critique sur l'islam. C'est un journaliste du service public placardisé qui a osé s'en prendre à la mainmise gauchisante sur sa station. C'est un écrivain licencié pour avoir dit sa crainte de prendre le métro à certaines heures du soir. C'est un magistrat qui refuse une plus grande sollicitude pour les jeunes délinquants que pour les vieilles victimes, qui se verra privé d'avancement. C'est un musulman pratiquant qui milite pour l'ouverture d'une religion fermée et qui risque sa vie. C'est un juif qui refuse le dénigrement obsessionnel et criminogène d'Israël et qui sera exclu du débat médiatique. C'est un chrétien de France qui se bat contre l'arrachage des racines spirituelles de son pays et qui, moqué et méprisé, sait ce que signifie le mot désespérance.

C'est un chanteur qui risque sa carrière pour refuser de marcher au pas cadencé des faux rebelles unanimistes, ou un cinéaste qui va avouer ne pas partager l'engouement extatique pour un misérabilisme cannois finement pailleté. C'est un intellectuel qui refuse l'obsession raciale pathologique d'un antiracisme de pacotille qui empêche toute analyse objective des rapports humains et que l'on va classer extrêmement à droite sur des listes soigneusement tenues à jour par la presse résistante et de progrès. C'est un historien qui va aborder l'Histoire de l'esclavage autrement que dans le cadre de la traite transatlantique et qui pour cela fera l'objet d'une pétition et d'une menace de procès. C'est un simple citoyen qui va avouer ne pas avoir honte d'être blanc, catholique et hétérosexuel et même envisager l'organisation d'une «French Pride» , rien que pour faire bisquer les ligues de vertu. C'est un homme politique qui va être ostracisé parce qu'il ose dire non au chantage compassionnel du déferlement irrésistible et mortel d'une immigration incontrôlée.
Tous ces résistants-là risquent la mort civile, quand ce n'est pas la mort physique. Et pourtant ils aiment la vie. Ce ne sont pas des démagogues, ils ne craignent pas l'impopularité et ne sont pas obsédés par les sondages. En rien romantiques, ils ne confondent pas la poésie et la politique.

Ils ne crient pas «indignez-vous !». De toute manière, on ne les écoutera pas autant qu'un ancêtre suprême embaumé de son vivant par les iconoclastes appointés. Ils ne se prennent pas pour Guy Moquet, ils ne sont ni dans l'imposture, ni même dans la posture. Mais ils avancent en marchant droit.
La résistance, toujours discrète, est comme l'amour: moins on en parle, mieux on la fait.


 

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 11:23

Paru dans FIGAROVOX - lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/05/27/31003-20150527ARTFIG00080-affaire-zyed-et-bouna-le-requisitoire-de-goldnadel-contre-la-justice.php

Affaire Zyed et Bouna: Le réquisitoire de Goldnadel contre la justice

Publié le 27/05/2015

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Gilles-William Goldnadel s'insurge contre les commentaires qu'a suscités la relaxe des policiers jugés pour le drame de Clichy-sous-Bois en 2005. Il dénonce une justice qui perd son objectivité face aux pressions médiatiques.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est secrétaire national à l'UMP chargé des médias. Il préside par ailleurs l'Association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.


Misère de la victimisation catégorielle. Horreur de la spéculation idéologique.
La semaine dernière, j'évoquais les divagations cambadéliennes sur la xénophobie supposée d'un Sarkozy osant critiquer une Vallaud parce que née Belkacem. Cette semaine, je voudrais faire un sort identique à certains commentaires affligeants ayant accueilli au matin du 19 mai le verdict du tribunal de Rennes ayant prononcé la relaxe des deux policiers poursuivis pour non-assistance à personne en danger, dans l'affaire dite de la mort de Zyed et Bouna.

Passons sur la déclaration de l'avocat de la famille des plaignants, proche de François Hollande, évoquant «un apartheid judiciaire». Celui-ci n'a pas à être objectif et n'a fait qu'employer, en surfant sur un mot tristement tendance, les vieilles ficelles usées d'un Vergès, convoquant le juif Dreyfus, au soir de la nouvelle condamnation de son client Omar Raddad. Après tout, cette stratégie antiraciste au lendemain d'un désastre judiciaire fut couronnée de succès, puisqu'Omar fut gracié et largement réhabilité artistiquement. À défaut d'être innocenté.

Ce fut exactement la même stratégie victimaire et médiatique qui permit à Véronique Akobe, domestique ivoirienne, condamnée définitivement par la justice des Alpes-Maritimes pour l'assassinat de la famille Schar de bénéficier d'une grâce présidentielle. Je crois avoir été le seul à oser dénoncer cette violation du droit à la justice pour tous, y compris pour une famille française (Figaro 13 août 1996, «Les Martyrocrates» (Plon 2004)). À cette époque, l'évocation des obsessions raciales et xénophiles de l'idéologie gauchisante, n'étaient pas en odeur de sainteté intellectuelle.

Ce qui est remarquable dans l'affaire Zyad et Bouna, c'est qu'il ne s'est pas trouvé un seul observateur, le moindre chroniqueur judiciaire, pour oser prétendre que les magistrats rennais auraient violé le droit ou malmené seulement les faits. Et pourtant, il est non moins remarquable, qu'il se sera trouvé un Benoît Hamon, au micro bienveillant de France Inter, pour insister lourdement sur la couleur et sur l'origine des victimes et évoquer la désespérance des habitants «des quartiers populaires», au lendemain d'une décision qui lui faisait chagrin. Il se sera trouvé également, le 19 mai, dans les colonnes du Monde, un professeur, non de droit mais de sociologie, pour énoncer aussi doctement que gratuitement que «la relaxe des policiers était un verdict politique». Plus fort encore, celui-ci faisait un rapprochement scabreux avec les affaires de Ferguson et de Baltimore, alors même que les policiers français mis en cause n'ont pas touché un cheveu des malheureuses victimes. La seule chose aujourd'hui incontestable est que le calvaire judiciaire des deux policiers aujourd'hui blanchis aura duré 10 ans.

Difficile de faire davantage étalage d'une conception étroitement racialiste de la justice humaine, basée sur le préjugé, l'a priori, le fantasme, l'obsession, la spéculation, bref et en cinq maux, l'exact contraire d'une justice objective et sereine.
Certes, les jeunes des banlieues ont été plus intelligents et pondérés que ces commentateurs pyromanes venus verser de l'huile frelatée sur du feu sous la cendre. Apparemment, même eux commencent à trouver indigestes les discours indigents.

Certes encore, le tribunal rennais n'a pas cédé devant l'intimidation médiatique et morale. Mais qui peut être sûr qu'il en sera de même la prochaine fois qu'un policier ou qu'un cadre poursuivi pour harcèlement par la CGT, qu'un particulier mal en cour ou antipathique à M. Hamon ou à ses amis si subtils seront déférés devant lui?

J'affirme ici, et connaissant un peu le sujet, que tout justiciable innocent mais correspondant au portrait précité est en état d'insécurité juridique permanent. La confiance dans la justice de mon pays s'est abîmée sur le roc de la perversion des rapports malsains entre la justice et la presse. Je suis convaincu qu'il existe trop souvent une non-assistance morale et intellectuelle à justiciable en danger.

Les pressions médiatiques. Dans un domaine très voisin, le juge Burgaud les a invoquées à décharge pour tenter d'excuser les errements d'une instruction aujourd'hui unanimement vilipendée, mais qui aura été encensée par une presse aussi dénuée d'esprit critique hier qu'elle est impitoyable à présent envers lui.

À Outreau, ce n'était pas le racisme qu'il fallait terrasser, mais la pédophilie de notables forcément coupables car dénoncés par des enfants eux aussi forcément irréprochables.
La pression sur les juges aujourd'hui, n'est plus politique, elle est idéologique, moralisatrice et narcissique pour raisons médiatiques. Pour être plus pernicieuse, elle est moins irrésistible. Et au fond, on peut attendre d'un juge, qu'il dise le droit et qu'il résiste. Au besoin contre lui-même.

Encore faut-il le lui demander. En pleine déconfiture de l'affaire, la présidente de la cour d'appel de Douai, juridiction qui entérina constamment l'instruction du juge aujourd'hui déconfit, se trouva invitée à donner son avis sur celui-ci au micro de France Inter. Pleine de condescendance, cette éminence, membre à la fois du Conseil Supérieur de la Magistrature et du Syndicat du même nom, plaida aussi l'indulgence envers son collègue, en mettant en avant la pression engendrée par le désir impérieux de la société de lutter contre la pédophilie.

Pas un seul instant, le magistrat ne semblait s'interroger sur sa propre responsabilité. Pas un seul instant, il ne décrétait l'impérieux devoir de résister aux pressions pernicieuses des Hamon, des professeurs de sociologie, des ligues féministes ici ou antiracistes là, des journaux bien-pensants avec des arguments indigents, du Moloch médiatique en quête frénétique de pitance pour les consommateurs-voyeurs d'informations graveleuses et enfin et surtout de sa propre idéologie.

Ça tombait bien, personne ne le lui demandait. Et tant pis pour les jetés en pâture au Carlton de Lille, à Rennes ou à Outreau.

Tant pis aussi, pour les vraies victimes de viol ou de racisme, que l'on ne croira plus à force d'avoir joué imprudemment avec la victimisation idéologique en préfabriqué
.

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 08:55

À en croire les informations de presse, l'Union Européenne, qui n'a sans doute rien de mieux à faire, n'est pas disposée à laisser le moindre délai de grâce au nouveau gouvernement formé dans la difficulté par Benjamin Netanyahou.

Selon les mêmes publications, la diplomatie française s'apprêterait, avec la bienveillance de l'administration Obama, à déposer un projet de résolution devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies qui donnerait 18 mois aux Israéliens et aux Palestiniens pour s'accorder. À défaut de règlement, la France reconnaîtrait l'État de Palestine. Je ne souhaite pas aborder ici le contenu de la résolution française dont on ignore les détails. Il semblerait même que, pour une fois, et contrairement à la résolution absurde votée par la gauche à l'Assemblée Nationale, elle n'épouserait pas entièrement les désirs des Arabes de Palestine.

Mon propos est ailleurs. Pour ceux qui ne veulent pas jouer aux dés le seul État juif, pour ceux qui connaissent sa fragilité et le caractère tragique de l'Histoire: Est-ce le bon moment ? Certes, nous n’avons besoin de personne pour savoir qu’il n’y a jamais de bon moment et que le statu quo actuel est lourd de dangers. Mais est-ce une raison pour faire un saut dans l'inconnu dans les conditions épouvantables du moment présent ?

Le gouvernement israélien actuel est faible et composé en partie de personnalités incapables du moindre compromis réaliste. La faute n'en incombe pas au Premier ministre, homme d’État pragmatique et d’expérience, mais à un système électoral criminogène qui lui a laissé une majorité étriquée, alors qu'il avait remporté une incontestable victoire.

L'Autorité Palestinienne, présidée par un homme sans mandat légitime, n'a aucun désir d'arriver sincèrement à un compromis raisonnable et préfère acculer Israël à une reddition politique suicidaire en jouant habilement sur la détestation qu'il inspire. Il n'y a que les médias européens, dénués de sens critique lorsqu'il s'agit de la radicalité arabo-islamique, qui ne veulent pas le voir.

Le monde arabe est à feu et à sang, ses États sont en déliquescence, et les djihadistes sunnites et shiites sont aux portes d'Israël.

Pour espérer un compromis honorable et viable, les parties prenantes doivent pouvoir compter sur des garanties crédibles des grandes puissances: L'Europe est incapable de faire respecter ses propres frontières et l'administration américaine actuelle n'est même pas dans la possibilité d'éradiquer l'État islamique en Syrie comme en Irak.

La France, plutôt que de se focaliser sur le conflit israélo-palestinien, serait bien inspirée de se sauver elle-même. La confiance se mérite et ne se décrète pas. Elle ne devrait pas non plus rallumer les flammes du conflit judéo-arabe, alors même que l'on sait à présent que la haine pathologique d'Israël peut mettre le feu à Paris, Toulouse, ou Sarcelles. Ce conflit est centenaire. Il peut hélas attendre encore un peu. Le dire n'est pas très esthétique, mais les esthètes en politique sont les plus grands fossoyeurs des cimetières sous la lune.

 

Gilles William Goldnadel

Président de France-Israël et d’Avocats sans Frontières

Chronique sur Radio J du 22/05/15

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 09:30

Bloc-note

ACTUALITE JUIVE - N° 1344 – Jeudi 14 mai 2015

À Monsieur le Rédacteur en chef d'un journal crépusculaire


« M. le rédacteur en chef, je ne voudrais surtout pas vous manquer de respect, mais en ma qualité de représentant du gouvernement de l'État d'Israël, je suis en charge non seulement de la sécurité de mes concitoyens, mais encore de leur dignité. Vous venez de publier, à quatre reprises, des lettres anonymes émanant, paraît-il, de soldats israéliens qui confesseraient des manquements au droit de la guerre. L'un d'eux avoue même avoir eu du plaisir à tirer sur des civils. Je m'interroge sur la sincérité d'un individu qui non seulement aurait éprouvé ce honteux plaisir, mais encore en tirerait profit pour rejeter la faute sur son armée. Je m'interroge encore davantage sur l'honnêteté d'une organisation qui se propose bruyamment de « rompre le silence » avec des méthodes aussi peu fiables tout en acceptant de recevoir des subsides arabes.

Mais je voudrais dépasser cette inutile polémique. M. rédacteur en chef, je vous indique officiellement que j'ai fait défense à mon administration de répondre désormais à de telles accusations dans le cadre d'un procès aussi biaisé. Ainsi, tandis que vous consacriez quatre articles à la manière dont l'armée du peuple d'Israël aurait été contrainte de répondre il y a presque un an à l'agression caractérisée d'une organisation terroriste islamiste s'abritant derrière sa population pour tenter d'assassiner le maximum de civils israéliens, vous n'en avez consacré aucun à l'actualité immédiate de la coalition occidentale engagée contre Daech qui a causé la mort en une seule journée de 51 civils syriens. Je vous engage à cet effet à regarder ce reportage de la RTBF dans lequel les pilotes belges reconnaissent larguer leurs bombes sans savoir qui elles atteignent…

M. le rédacteur en chef, les Juifs ont construit leur État précisément pour ne pas continuer à être traité en parias. Ils croient au principe d'humanité, mais également en celui d'équité. S'ils acceptaient de continuer à se soumettre au rite truqué de l'accusation obsessionnellement unilatérale auquel vous, comme l'ONU, les convoquez en permanence, la raison d'être même de leur État, et du sacrifice de tant de ses enfants, perdrait tout fondement.

Désolé, Monsieur le rédacteur en chef, de vous priver d'un plaisir ludique sans doute jubilatoire, mais vous jouerez désormais sans nous ».

Voilà, si j'étais le conseiller du premier ministre israélien, le courrier que je l’inviterais à adresser à la direction d'un journal parisien qui n'impressionne plus grand monde.

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 10:22

Paru dans FIGAROVOX - lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/05/11/31003-20150511ARTFIG00235-caron-taubira-todd-le-requisitoire-de-goldnadel.php

Caron, Taubira, Todd: Le réquisitoire de Goldnadel

Publié le 11/05/2015

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Déconfiture d'Aymeric Caron, vindicte d'Emmanuel Todd, victimisation de Christiane Taubira: Gilles-William Goldnadel conseille à la gauche morale d'être plus économe du mot «honte».

 

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est secrétaire national à l'UMP chargé des médias. Il préside par ailleurs l'Association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

 

Il y a du mieux. M. Caron, de Paris, travaillant à la télévision française de service public, est devenu un symbole et un symptôme.

M. Caron fait peine à voir. Il est devenu le symbole, risible, de l'intolérance gauchisante, suffisante, et médiatique. Pour un peu, on l'en plaindrait. M. Caron est un symptôme. Sa déconfiture annonce le début de la fin de la dictature de la méchante bêtise maquillée en intelligence généreuse.

Il y a quelques années, j'écrivais que jamais peut-être dans l'histoire de l'humanité moderne une décérébration des esprits n'avait été opérée avec autant de succès que par le gauchisme en majesté médiatique. Je comparais l'homo soviéticus lisant avec prévention la Pravda en se bouchant le nez, avec le jeune Français confiant, intoxiqué par les lettres de plomb des journaux conformes qu'il respirait à pleins poumons. Ce temps est presque révolu. Certes, l'audiovisuel de service public est encore largement aux mains de l'idéologie sommaire, certes encore la sociologie du monde journalistique n'a pas beaucoup évolué, mais la majorité des Français, qui peuvent désormais décoder la presse comme l'homo sovieticus d'hier, savent largement à quoi s'en tenir. Pour parler jeune, leurs cerveaux «n'impriment plus» aussi docilement ce qu'on leur assène sur ARTE, Télérama ou France Inter.

Ainsi, le manifeste d'une soixantaine de journalistes publié par Libération la semaine dernière et qui laisserait à penser que les femmes journalistes politiques vivraient sous la domination terrorisante d'hommes politiques sexistes. En guise d'exemples subjectifs, on trouve surtout de lourdes allusions ou des compliments appuyés. Les journalistes pétitionnaires n'ont pas poussé leurs investigations jusqu'à s'apercevoir que le monde était rempli de crétins en tout genre. Et pas seulement au sein du monde politique. Elles n'ont pas observé non plus, en dépit de leurs enquêtes sans doute fouillées, qu'il pouvait arriver que les hommes tentent de séduire les femmes au moyen de flatteries sincères ou insincères ou de compliments, éventuellement maladroits. Au risque d'être taxé de forfanterie, il peut arriver que ce soit les femmes - y compris journalistes - qui complimentent les hommes. On peut y survivre.

Le monde, pudibond, dans lequel voudraient nous enfermer les pétitionnaires pointilleuses est un monde infernal. Un monde dans lequel il n'existerait plus, ni hommes, ni femmes, mais des individus sans genre. La drague serait seulement autorisée sur Internet, mais en termes mesurés. Enfin, et peut-être surtout, on comprend que dans le cadre de rapports de travail déséquilibrés et hiérarchisés, les lourdes et insistances allusions sexuelles soient répréhensibles. Mais entre un politicien et une journaliste, il est loin d'être acquis que la seconde soit l'obligée du premier. Au terme de la pétition, les journalistes victimaires pointent sans surprise la responsabilité sur les hommes politiques hétérosexuels et sexagénaires. On en tirera la conclusion idéologique qu'elles préféreraient que la représentation politique soit davantage confiée à des homosexuels. Les journalistes mâles n'ont qu'à bien se tenir.

Le salaud de service désigné à la vindicte par Emmanuel Todd n'est pas très différent. Mais y est précisé qu'il est blanc et catholique. Je n'ai certes pas attendu Todd pour dire ici, et peut-être le premier, ce que je pensais de la messe narcissique du 11 janvier et du prêchi-prêcha du président Charlie. Mais sous prétexte que les musulmans ne sont pas descendus dans la rue (les aurait-on empêchés ?) pour réprouver les horreurs d'un islam radical qui n'était même pas pointé du doigt – raison principale de ma contestation – voici que le sociologue jargonnant taxe les Français de pétainistes et les mahométans de victimes.

Le premier ministre, lui aussi vilipendé, n'avait pas mérité tant d'imprécations de l'intéressé. Après tout celui-ci, et à mon grand regret, avait imputé les saignées de janvier à «un apartheid social et ethnique». Mais quand Manuel Valls diagnostique chez le sociologue, compagnon de route du PCF, une haine de soi et de la France, comment lui donner tort ?

Le fils d'Olivier Todd a cru devoir convoquer et Pétain et Vichy. Ce sont des juifs qui ont été massacrés à Toulouse et dans le supermarché kasher. Le sociologue, loin des faits, en fait foin. Les catholiques sont des «zombies». Les musulmans sont les seules et vraies victimes. Qui fait oeuvre, sans même le savoir, d'esprit de collaboration avec la radicalité conquérante ?

Mme Taubira n'a besoin, elle, de personne pour organiser sa propre victimisation. Dans un entretien à Paris- Match elle s'exclame «ils n'auront pas mon suicide» en évoquant les attaques qu'elle subirait quotidiennement.

Au risque de me répéter, la garde des Sceaux n'a pas le monopole des attaques racistes dont elle fait désormais une martingale. Et à l'aune des critiques excessives ou des procès en tout genre reçus quotidiennement, il y a bien longtemps que Nicolas Sarkozy, Robert Ménard, nazifiés, et tant d'autres, se seraient pendus à un arbre ou tirés une balle dans la tête.

Sans vouloir désespérer plus encore Mme Taubira, la lecture du Parisien du 8 mai nous révèle un nouveau dysfonctionnement, largement passé sous silence, de la justice dont elle a la charge. On y apprend que le tribunal de Melun est en ébullition et le procureur en fureur. Dans la nuit du 28 avril, un homme en pleine relations sexuelles avec une prostituée, a profité du fait que cette femme de 47 ans lui tournait le dos pour la poignarder avec un couteau de cuisine.

La police judiciaire de Melun a retrouvé la trace de l'assaillant . Mis en examen pour tentative d'assassinat, et quoiqu'ayant reconnu les faits, il a pourtant été remis en liberté sous contrôle judiciaire le jour-même. Les collègues prostitués de la malheureuse n'en reviennent pas. La décision de la juge a révolté le procureur M. Bruno Dalles qui avait requis son placement en détention: «C'est une décision incompréhensible et dangereuse». Celui-ci «appelle les prostituées de la région à la vigilance». «Une expertise réalisée sur le mis en cause stipule qu'il est dangereux et insiste sur le caractère froid et déterminé du personnage, et précise qu'il existe un gros risque de récidive. C'est une aberration. Et ce, d'autant plus qu'il dit qu'il assume.»

Comme dans l'affaire de la petite Chloé, on chargera encore la triste fatalité.

 

Pour en revenir au maire de Béziers, et en ma qualité d'avocat de celui-ci, je me garderais de prendre parti dans l'affaire d'un prétendu fichage d'écoliers musulmans, ne prétendant pas à l'objectivité.

J'observerai simplement que sa présomption d'innocence a été allègrement foulée aux pieds et que la folle polémique qu'ont entraînée ses déclarations aura eu l'insigne mérite de poser crûment le problème de la prohibition idéologique des statistiques ethniques.

J'ai entendu également le premier ministre du gouvernement socialiste évoquer à grands bruits «une honte» pour la mairie. La loi aurait été violée. Quant à Mme Taubira, toujours pondérée lorsqu'il s'agit de l'honneur des autres, nous serions revenus en1939. Rien de moins.

Ici même, et à plusieurs reprises, j'ai mis en cause ces nombreuses municipalités communistes (Valenton, Aubervilliers, Avion etc.) qui ont proclamé citoyen d'honneur de leur ville des terroristes condamnés pour assassinat par les justices israéliennes ou françaises. Ainsi d'Ibrahim Abdallah qui purge actuellement une peine dans une prison française pour complicité de meurtre de deux diplomates. Au lendemain des massacres de janvier, j'ai signalé sans résultat à la vétilleuse garde des Sceaux ces apologies de la violence commises par un parti avec lequel les socialistes souhaitent ardemment faire alliance.

La gauche morale et indignée devrait être plus économe du mot honte.

Sauf à donner à rire comme M. Caron, de Paris.

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