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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 12:10

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Brexit, Notre-Dame des Landes : pile je gagne, face tu perds ?

Paru le 27/06/16

FIGAROVOX - Pour Gilles-William Goldnadel, du Brexit à Notre-Dame des Landes, bien des responsables publiques n'ont rien contre les référendums, à condition qu'ils puissent changer ou choisir le peuple.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

Tout a été dit, ou presque, sur les raisons, bonnes ou mauvaises, mais rationnelles qui peuvent expliquer le scrutin britannique.

L'insupportable légèreté du non-être eurocrate qui n'aura jamais seulement songé à réfléchir à ce qu'était l'Europe, ses racines et ses limites tant il était préoccupé à défendre les valeurs évanescentes d'un continent sans plus de peuples ni de frontières.

L'outrecuidance proverbiale d'un personnel politique jargonnant en volapuk administratif mais ne s'exprimant plus que dans la langue du pays qui vient de le quitter. Sa médiocrité aussi. D'une rareté parfaite. Sans vouloir mésestimer le talent accordé à Boris Johnson ou la démagogie prêtée à Nigel Farage, le verdict de vendredi doit beaucoup à Messieurs Junker et Shulz.
Mais plus encore à Mme Merkel. Une boussole. Le Nord. Le seul pôle sur lequel la population européenne croyait pouvoir tranquillement se fixer. Tellement d'acier, que longtemps ceux qui l'encensent aujourd'hui l'ont figurée méchamment avec un casque à pointe.

Il aura fallu qu'elle ouvre à tous les vents les portes et fenêtres d'un continent déjà tellement hospitalier qu'il était devenu une manière d'hôtel d'où l'on expulsait plus ni les hôtes de passage sans réservation, ni même les responsables de tapage.
Combien de centaines de milliers de citoyens britanniques ont-ils voté pour la sortie après avoir assisté à l'entrée forcée de centaines de migrants non européens, et principalement islamiques, à l'intérieur d'un continent miné par le terrorisme et l'insécurité ?

Et combien se sont-ils détachés d'une Europe à laquelle ils avaient fini bon gré mal gré à s'attacher, après avoir assisté à la capitulation, chancelière en tête, de ses représentants devant le sultan ottoman?
Mais à côté de ces raisons objectives, il en existe une autre, moins rationnelle mais sans doute plus profonde. Son nom circule désormais. Elle s'appelle transgression. Pas n'importe laquelle. Pas la transgression iconoclaste. Par goût pour la perversion.

Non, la transgression tranquille. La transgression utile. Un vrai plaisir. Politique et démocratique, mais quasi érotique. Et qui ne va pas s'arrêter au peuple britannique. La transgression contre l'ordre despotique. Contre l'interdit stupide. Contre une classe médiatique et politique méprisante. Contre les grands prêtres cathodiques, leur catéchisme universel mais leurs attouchements xénophiles.

Contre leur prêchi-prêcha auquel plus personne ne croit et qui voudrait faire passer les révoltés et désespérés pour de vrais demeurés.
Et taxer de xénophobes et surtaxer de racistes les patriotes légalistes qui demandent simplement le respect des lois migratoires et qui ne confondent pas immigration paisible, légale et maîtrisée avec migration invasive, forcée et parfois grosse de mortel danger.

Oui, il y avait une manière de plaisir jubilatoire et transgressif pour une partie toujours grandissante de la population britannique et européenne à constater la possibilité de pouvoir peut-être détourner la trajectoire d'un funeste destin tracé d'avance sans son assentiment.

Un plaisir d'autant plus grand que ce peuple savait qu'on voudrait lui confisquer sa victoire et avant, et après.
Le jour d'avant, on laissa à penser que l'assassinat d'une députée travailliste allait profiter aux partisans du maintien. Ce qui sous-entendait lourdement en creux que ceux du Brexit étaient pour quelque chose dans son trépas. Les mêmes évidemment, avec cette morale sélective qui fait tout leur charme, n'avaient pas eu de mots assez durs pour stigmatiser l'indécence de Donald Trump à «instrumentaliser» le massacre d'Orlando en évoquant seulement l'islam radical.
Le jour d'avant l'ensemble du monde financier avait prophétisé l'apocalypse maintenant au cas où les grands bretons décideraient de forcer le destin ordonné.

Le jour d'avant, la totalité des jets people hors-sol, les soi-disant anticonformistes par nature, les généreux par profession, s'étaient tous prononcés contre le retour à l'idée de nation. L'actrice Emma Thomson, croyant spirituel de décrire tendrement son pays comme: «une vieille île grise chargée de misère et bourrée de gâteaux».

Le jour d'avant, l'ensemble des commentateurs, des observateurs, avait prévu la défaite des ploucs et des tocards. Jusqu'aux bookmakers qui, contre leur intérêt donc, avaient parié contre la cote, pour le favori des nantis.

Las, personne n'avait cru bon d'expliquer aux parieurs que Marx, en Angleterre, s'était beaucoup trompé. Que contrairement à ce qu'il avait décrété, les prolétaires avaient bien une patrie. Il n'ont même peut-être que cela.
Mais le jour d'après fut encore plus emblématique du mépris souverain du camp du bien pour le peuple souverain quand il vote mal.
La Grande-Bretagne, nonobstant le traité qui lui donne deux ans, était sommée de déguerpir sur-le-champ.
L'inénarrable M. Ayrault, dont il n'est pas inutile de rappeler au lecteur distrait qu'il demeure 1 rue du Quai d'Orsay, donnait l'ordre à M. Cameron de quitter le 10 de la rue Downing sans désemparer.
Mme Merkel, dans une belle harmonie, disait tout le contraire, quant à elle.

Bien sûr, l'ensemble du camp du bien voyait dans sa défaite le triomphe des nationalistes belliqueux, étant bien entendu que «le nationalisme c'est la guerre». Par malheur, les ploucs et les gueux n'avaient pas voulu voir qu'ils vivaient actuellement au sein d'une Europe sécure et pacifiée. Certains ploucs et gueux continuant de croire que, par exemple, les terribles conflits qui ensanglantent l'Orient résulteraient plutôt, non d'un improbable nationalisme sans nations , mais plutôt des haines religieuses, ethniques et tribales.

Curieusement, tout en décorant les électeurs rebelles de toutes les étiquettes convenues et obligatoires, les hommes de Bruxelles, Strasbourg et de Paris-Élysée, reconnaissaient que désormais il faudrait prendre en compte la demande d'identité et de sécurité des peuples européens. Allez comprendre.

Une député socialiste, forcément antiraciste, Axelle Lemaire, allant même, sur I télévision, à incriminer, déconfite, le vote «petit blanc» pour expliquer la déconfiture électorale du camp du bien.

Bien sûr, ce ne sont pas les socialistes, comme Benoît Hamon par exemple, qui auraient en-tête le vote ethnique quand il refuse la déchéance de nationalité ou prend les crampons de M. Benzema.

Et notre imagination est impuissante à décrire la réaction médiatique au cas où une Nadine Morano évoquerait par mégarde un vote «petit noir» ou «petit brun».

Mais le pire était à venir. Dès le lendemain, une bonne partie du camp du bien autoproclamé, évoquait sans rire cette pétition ou 3 millions de Britanniques réclamaient sans fair-play , un replay. Ou encore, celle plus désopilante demandant un statut spécial pour Londres qui avait bien voté.

Il est vrai que nos Verts bien de chez nous avaient accepté de participer à la consultation sur l'aéroport de Notre-Dame des Landes tout en indiquant qu'ils refuseraient le résultat du scrutin, s'il était défavorable à leur vue imprenable.
Pile je gagne, face tu perds. Le peuple vote mal, changeons le peuple, disait Brecht, qui s'y connaissait bien en totalitarisme de la gauche extrême.

Le zadisme ne passera pas.

Published by GOLDNADEL Gilles William
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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 09:59

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«Islam radical», ces mots qui font peur

Publié le 20/06/2016

FIGAROVOX/CHRONIQUE - En évoquant les attentats, Obama, Schulz et Hollande ne prononcent pas le mot d'islam radical. Pour G.W. Goldnadel, ce déni doit être combattu, faute de quoi les peuples risquent de s'habituer peu à peu à la barbarie.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

Martin Shulz était ce dimanche midi l'invité de Canal+. Le président socialiste du Parlement européen aura réussi l'exploit d'évoquer pendant un quart d'heure le massacre d'Orlando et les drames européens sans prononcer une fois les deux mots défendus: «islam radical».

Hollande en France, Obama en Amérique observent eux aussi strictement l'interdit du nom dit.
Un écolo-gauchiste français est allé plus loin dans le déni. Pour lui, la tuerie floridienne participait de la même homophobie que l'on trouve en France avec la Manif pour tous… «le passage à l'acte en moins».

Exactement comme la féministe frontiste de gauche et relativiste, Clémentine Autain qui, au lendemain de Cologne, rappelait le viol des femmes allemandes pendant la guerre mondiale…
Tout est bon, à commencer la stupidité écœurante, pour ne pas incriminer l'islamisme. Peut-être est-il nécessaire de répéter aux petits esprits qu'on peut être parfaitement opposé au mariage homosexuel sans être homophobe, et qu'on peut être, semble-t-il, homosexuel et musulman radical et se livrer à un massacre homophobe et anti-occidental.

Mais l'idéologie du déni et de la diversion aura réalisé cette semaine deux prodiges en un, tenter de sauver la mise à l'islam radical tout en ancrant définitivement la légitimité d'un communautarisme homosexuel. Comme s'il fallait absolument s'identifier par des orientations sexuelles que par ailleurs on souhaite paraît-il banaliser.

Il faut dire qu'au train d'enfer où vont les choses et où l'on s'efforce de transformer la marge en norme et la norme en abus, la minorité souffrante en pouvoir de nuisance et la majorité discriminante en devoir de pénitence, ne tardera pas à se créer un communautarisme hétérosexuel blanc .
S'il est un mot encore plus honni par les gens du déni, c'est celui d'islamo-gauchisme . Comme il n'existe pas, défense de le nommer.

Sous peine d'excommunication. Et pourtant, il tourne.

Cette semaine, un couple de policiers massacrés devant leur petit enfant. Et le lendemain, des voyous syndiqués, avec ou sans keffiehs, lapidaient sans pitié un hôpital pour enfants.
Mais la connexion entre islamisme et gauchisme ou communisme ne s'arrête pas à la tolérance stupéfiante des seconds pour le premier. Il faut aller bien plus loin. Il faut regarder les manifestations de haine antisioniste communes. Il faut songer aux bagagistes islamistes encartés CGT. Il faut savoir que la plupart des municipalités communistes de la région parisienne ont fait citoyens d'honneur de leur ville des terroristes islamistes.

Le couple de policiers a été égorgé par un islamiste radical et le mouvement s'est poursuivi comme si de rien n'était. Et on a continué à «détester la police» et à vouloir lui faire rendre gorge.

Dans son Etrange défaite, Marc Bloch décrivait la détresse des Français pendant la débâcle en constatant que les fonctionnaires préposés à la circulation des trains ou à la distribution des plis ne voulaient pas déroger exceptionnellement à leurs règles sacrées. On sait que le Parti Communiste approuvant le pacte germano-soviétique a accueilli la défaite et l'invasion comme une divine surprise, après avoir saboté la fabrication de l'armement français. On le sait peut-être, mais on se garde d'en trop parler. L'anticommunisme demeure en France un vice un peu honteux.

Aujourd'hui, les plus acharnés contre l'État, sa police et la loi font partie du personnel d'État le plus protégé. Et l'inversion des normes ne se trouve pas là où ils veulent la dénoncer.

L'islamiste radical n'est pas pour eux l'adversaire à liquider et l'unité nationale, une chimère totale.
Pire, peut-être, l'opinion fatiguée, peu à peu, s'habitue lentement. Pareille au homard que l'on cuit progressivement en augmentant doucement la chaleur de l'horreur, les massacres se poursuivent sans susciter le même effroi.

Et entre deux cuissons, les mêmes poncifs pontifiants sont débités médiatiquement et obligatoirement sur les bienfaits du multiculturalisme et l'innocuité des migrations imposées.
Entre deux cuissons, ceux qui osent suggérer que c'était peut-être effectivement mieux avant que l'on massacre les juifs, les chrétiens et les policiers, ceux qui pensent qu'effectivement, ils ne sont plus tout à fait chez eux sont toujours estampillés «d'extrême droite», histoire de mériter prochainement la casserole.

Ils nous vendent le vivre ensemble mieux, le multiculturalisme harmonieux et l'accommodement raisonnable, mais ce sont le Liban et le Venezuela qu'ils nous livreront en cadeau.

Il est temps que l'étiquette «d'extrême gauche» donne le rouge aux joues.

Ou l'islamo-gauchisme, qui n'existe pas et qu'on ne doit pas nommer, nous liquidera sans phrases.

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 11:21

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Hooligan, CGT, même combat ?

Publié le 13/06/2016

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Après les violences commises par des hooligans anglais et russes à Marseille, Gilles-William Goldnadel esquisse une comparaison entre ces derniers et les blocages syndicaux.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

Combattons fermement les idées reçues et les stéréotypes stigmatisant. Le hooligan est bien plus intelligent et cultivé que l'on ne croit. Le hooligan est un fin observateur du paysage politique et sociétal français. Le hooligan, après un rapide examen de la situation sociale actuelle de la puissance organisatrice (encore que les substantifs puissant et organisation soient peut-être exagérés) a tout compris. Qu'il vienne d'Istanbul ou qu'il arrive de Moscou ou de Berlin, l'amateur de coups de pied, de tête et de pied dans la tête sait que le terrain français est plus hospitalier qu'à domicile.

Le hooligan allemand, malgré tout, arrivé à Paris, a dû être surpris.

Il a vu un syndicat sans grande représentativité en comparaison avec ceux de son pays, représenté par un leader aboyant des slogans et se réclamant d'un marxisme éculé, capable de mettre à genoux un pays aux abois. Notre visiteur s'est demandé s'il n'avait pas débarqué au Venezuela par erreur. Il a lu que des syndicalistes à Air France coursaient des cadres en chemise courte. Il a su que de nombreux bagagistes islamistes badgés portaient la barbe et la carte CGT. Il a vu le syndicat censurer des journaux en dehors de celui qui porte par humour le nom d'humanité. Il a vu des grévistes bloquer les usines et empêcher ceux qui voulaient travailler de le faire. Il a senti les poubelles empuantir Paris et ceux chargés du nettoyage se mettre au chômage et puis la CGT condescendre à lever les blocages tout en poursuivant le mouvement de ne rien faire. Il a cru entendre la maire de Paris dire merci. Le hooligan allemand n'a pas aperçu tant de trains ni d'avions. Notre trublion d'outre-Rhin s'est demandé carrément qui donc étaient ces gens qui ne respectaient même pas la fête du ballon rond. Il était surtout étonné qu'en période de terreur islamiste sanglante et d'inondations dévastatrices, un syndicat, même marxiste, ait aussi peu le sens de la nation, de son unité et du bien-être de son peuple.

Le visiteur a également été surpris de voir que le parti que l'on dit le plus national soit aussi compréhensif envers ce mouvement et montre ainsi peu de sens de l'État. Et peut-être aussi un manque de sens politique en tant que défenseur revendiqué de l'État-nation.

Et quelle réponse ce gouvernement fort en gueule et généreux en coup de menton a-t-il donnée, s'est demandé notre allemand, hooligan mais curieux ? Un bristol adressé par la ministre du travail au dirigeant de ce syndicat que d'aucuns disent voyou…

Notre hooligan s'est ensuite rendu place de la République. Il a été surpris de voir des somnambules divaguer debout et cogner la nuit sur de paisibles Veilleurs. Il était encore plus surpris de constater que le seul état d'urgence palpable était celui de prolonger l'emprise des somnambuliques sur la place dite encore de la République.

Quelques jours auparavant, notre Allemand avait constaté que des antifascistes fascistes qui se plaisent à crier «tout le monde déteste la police» dans ce pays dont le souverain et les médias moutons s'enorgueillissaient en janvier de son esprit Charlie si policé, avaient mis le feu à une voiture de police occupée par des policiers, avant d'être relâchés par la justice. Il s'est alors demandé pourquoi les policiers se donnaient encore le mal d'arrêter un nouveau suspect de cet incendie pour brûler vif un flic.

Il a lu aussi, qu'à Paris, une antiraciste raciste des Indigènes de la République avait applaudi le dernier attentat de Tel-Aviv. Les mêmes, en plein état d'urgence avait pu manifester dans la capitale pour hurler ces mêmes slogans que l'on peut entendre certains soirs dans certains stades d'Europe.

Alors, notre cousin germain un peu turbulent s'est dit que décidément, la France était un beau pays pour qui aime la violence impunie. Et qu'il ne s'était pas trompé de destination. Mais il s'est dit aussi que ceux qu'il avait vus mettre ce beau pays à genoux sans craindre de sanction, avaient bien le droit eux aussi de scander à tue-tête: «nous sommes tous des hooligans allemands !».

 

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 13:21

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C'est le même terrorisme islamiste qui frappe à Tel-Aviv, Bruxelles ou Paris

Publié le 09/06/2016

FIGAROVOX/TRIBUNE - Des terroristes palestiniens ont tué quatre personnes à la terrasse d'une chocolaterie de Tel-Aviv. Pour Gilles-William Goldnadel, l'islamisme radical frappe en Israël comme en Europe.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

L'attentat survenu hier à Tel-Aviv qui a vu deux terroristes palestiniens vider consciencieusement les chargeurs de leur kalachnikov sur des civils à la terrasse d'une chocolaterie, en ce compris une fillette de quatre ans, montre une fois encore que les mots de la guerre rangent l'État juif dans une catégorie à part. Je défie en effet le lecteur ou l'auditeur de bonne foi de trouver une seule fois ce mot défendu qui vient pourtant immédiatement à l'esprit, sous la plume ou dans la bouche d'un journaliste hexagonal pour qualifier les deux terroristes de ce 8 juin, qualifiés plus suavement «d'assaillants».

Il faudra m'expliquer pourquoi lorsque les djihadistes du 13 novembre ont procédé avec le même mode opératoire dans le quartier de la Bastille, le mot naturel a été utilisé naturellement et pourquoi il est banni lorsqu'il s'agit de la mort de civils d'Israël.
À la vérité, je connais très bien la réponse. Et nous la connaissons tous au tréfonds de nos esprits. Dans la bataille idéologique qui nous est livrée depuis 50 ans, il est des mots-clés qui ouvrent ou ferment les consciences. Un demi-siècle d'Islamo-gauchisme a décérébré la classe médiatique. En France, jusqu'à l'an dernier, les mots d'«islamisme» ou d' «Islamo-gauchiste» étaient strictement prohibés.

Mais les bombes et les balles des islamistes ont fait sauter les verrous d'une censure d'autant plus implacable qu'il était interdit de la dénoncer.

Cette censure existe encore s'agissant d'Israël. Elle signifie en creux, que l'usage du mot terroriste est réservé à l'assassinat de civils totalement innocents par des hommes totalement coupables.

Cette exigence conceptuelle était déjà difficile à faire accepter, s'agissant de la France, tant la perception de l'Autre, fut-il impitoyablement violent et sanguinaire, était pervertie par une mauvaise conscience xénophile et pathologique, qu'on préféra longtemps le nommer «fou solitaire» ou encore «déséquilibré».

S'agissant d'Israël, le verrou n'est pas prêt de sauter. Le récitatif palestiniste a été d'autant plus docilement accepté par l'idéologie dominante qu'il s'emboîtait parfaitement dans sa xénophilie maladive. Ce récitatif, dépourvu de tout esprit critique, à commencer par l'acceptation docile et mortifère de la violence terroriste a creusé son sillon dans les cerveaux travaillés. Il a transformé un conflit national et territorial assez banal en nouvelle question juive. Il faudra encore beaucoup de fillettes assassinées pour comprendre que l'islamisme radical, le racisme anti-occidental, la détestation du chrétien et du juif sont de la même graine de haine des deux côtés de la mer.

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 12:56

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Ce système médiatique qui fait une montagne d'une taupinière


Publié le 07/06/2016

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Grèves de la CGT, affaire Benzema, œufs lancés au visage d'Emmanuel Macron... Pour Gilles-William Goldnadel, les médias transforment en polémiques vaines des événements négligeables.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

Je m'épuise depuis longtemps, dans ces colonnes et ailleurs, à tenter de faire comprendre qu'au-delà de la faiblesse des hommes politiques, de leurs limites, de leurs humaines insuffisances, la responsabilité principale du désastre annoncé ne leur incombait pas mais plutôt à un système médiatique qui grossissait tels événements négligeables, négligeaient tels autres essentiels, en fonction d'une idéologie réflexe irréfléchie. Le monde réel cédant le pas à un monde virtuel dans lequel l'homme se perdait.

Pour puiser mes exemples récents dans la semaine passée, le vrai scandale Benzema n'habite pas dans les déclarations ineptes d'un footballeur mis en examen rejetant sur la France raciste son éviction de l'équipe nationale, mais plutôt dans le fait que les accusations gratuites et indigentes d'un personnage à l'intellect limité aient pu alimenter jusqu'à l'indigestion la chronique médiatique.

Précisément, l'appétit insatiable de la presse à se repaître de ce genre de sorties surmédiatisées réside dans cette idéologie «antiraciste» réflexe irréfléchie, obsédée pathologiquement par le racisme, et qui, mécaniquement, n'aboutit objectivement qu'à entretenir la guerre des races.

Dans un registre voisin, le tollé issu d'extraits vidéo sélectionnés, suivi d'une pluie de commentaires orageux sur un événement aussi minuscule que la dispute entre Emmanuel Macron et des militants gauchisants à propos du costard du premier et des T-shirts des seconds est de la même farine à soufflet médiatique, et n'aboutit objectivement qu'à entretenir la guerre des classes.

Pendant ce temps, des événements sans doute plus importants pour le destin des gens sont traités avec une économie de commentaires assez remarquable.

Certes, le nouveau camp de migrants ordonné sans consultations par la maire de Paris a déclenché un début de polémique. Il aurait surtout été utile de commenter les déclarations de son adjoint communiste au logement Ian Brossat à RMC et que j'avais déjà révélées dans cette chronique pour les avoir provoquées. Dans une émission à laquelle je participais, je demandais à l'édile local ce qu'il conviendrait de faire des migrants illégaux non éligibles au droit d'asile. Celui-ci sans ambages me répondit qu'il était hors de question de les expulser. La preuve était ainsi rapportée que la question des réfugiés de guerre est un prétexte et que l'extrême gauche immigrationniste est le principal obstacle à l'accueil humain et possible des seuls qui le méritent moralement et juridiquement.

Mais plus encore, la minimisation d'événements notables sur le même sujet est à trouver dans l'absence de tout commentaire sur la fermeture du camp de migrants des jardins d'Éole à Paris à la suite de la découverte de plusieurs cas de tuberculose par essence très contagieuse, ainsi qu'après l'arrestation en Allemagne de plusieurs migrants Syriens ayant transité par la Grèce et ayant pour projet de commettre des attentats en série en Europe.

Pour ces deux événements sans doute plus conséquents que les déclarations d'un footballeur ou le costume d'un ministre, et mettant en cause un principe de précaution ordinairement exalté, la discrétion était de mise.

Dans ce contexte, les déclarations à contre-courant médiatique obligé du dalaï-lama ont été accueillies avec gêne. Celui-ci en effet, tout en manifestant son empathie pour les réfugiés, recommandait l'extrême prudence aux Européens au regard de la protection de leur identité. Hélas, le chef spirituel du peuple tibétain n'est pas le plus mal placé pour savoir que l'identité d'un peuple peut être submergée sans combat. On le comprend peut-être dramatiquement mieux à Lhassa qu'à Paris. Ou à Rome.


Dans cette guerre médiatique permanente sur fond idéologique, une bataille des mots-clés pour fermer les esprits fait rage à bas bruit. Ainsi du vocable «modéré» et de son contraire «ultranationaliste».
Par exemple, la presse hexagonale a longtemps estampillé le président turc Erdogan comme «islamiste modéré», et même à présent qu'il n'est plus affublé de cet aimable oxymore, il demeure, et son régime avec lui, «islamo-conservateur». Exactement comme celui des mollahs, le président iranien étant invariablement et nécessairement tenu pour «modéré».

La même remarque valant pour Abou Abbas de Palestine.

Dans le même temps, le mirobolant et fort bourru nouveau ministre de la défense israélien est unanimement tenu pour «d'extrême droite» quand il n'est pas «ultranationaliste». À ce stade lexical, il conviendrait aux faiseurs d'appellation contrôlée, à commencer par l'AFP, d'expliquer pour quelles raisons inconnues il n'y aurait pas d'extrême droite nationaliste en Palestine ou en Iran.

À ce moment du questionnement, j'indique que le président palestinien et modéré déclarait le 26 avril: «Je mets au défi tous les jours de me ramener un vestige archéologique juif de Jérusalem, ou pour montrer une pierre du temple présumé». Je rappelais dans une précédente chronique que le même disait des juifs «qu'ils souillaient de leurs pieds sales l'esplanade des mosquées» tout en glorifiant, sans doute par modération, le martyre de leurs agresseurs à couteaux. J'indique également que le président Rohani, le modéré, a déclaré à plusieurs reprises: «qu'Israël est un corps étranger qui devrait être extirpé de la région», que les derniers missiles balistiques du régime «islamo-conservateur» portent sur leurs flancs: «Israël sera détruit» et que Téhéran a organisé la semaine dernière un concours de caricatures négationnistes dans lequel l'un de nos compatriotes a remporté la palme et dont la presse antiraciste a fait là encore assez peu de cas. (Lire à ce sujet le Washington Post du 9 mai "Les «modérés» de l'Iran et l'Holocauste").

Voilà pourquoi j'accorde modérément ma confiance aux appellations contrôlées par l'idéologie.
Il est d'autres qui s'octroient sans débat des épithètes ronflantes mais corrompues. Ainsi de ces «antifascistes» autoproclamés qui manifestaient ce dimanche pour rendre un curieux hommage à leur martyr Clément Méric. Après avoir agressé quelques policiers, nos résistants scandaient entre autres mots d'ordre rebelles: «tout le monde déteste la police» et «tous les flics sont des bâtards».

Je propose en conséquence, pour mieux les illustrer, l'usage sans modération du terme «gauche facho».
On achèvera ce tour des mots de passe, par celui de «voyou».

J'attends avec impatience le procès pour injure que le leader à moustache géorgienne de la CGT dit vouloir diligenter à l'encontre de celui du Medef. Sans doute, le premier entend-il faire citer les gros bras d'Air France arracheurs de chemises, le comité d'entreprise EDF condamné avec l'Humanité pour détournements, les islamistes bagagistes d'Air France encartés CGT, ainsi que les censeurs des journaux qui ne veulent pas se coucher… à titre de témoins de moralité.

Il a dû arriver qu'on fasse du mot voyou un usage plus immodéré.

Published by GOLDNADEL Gilles William
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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 17:49

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Quand la gauche antifasciste bafoue la liberté de la presse

Publié le 30/05/2016

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Entre la CGT qui empêche les journaux de paraître et les propos anti-blancs d'Eric Cantona, Gilles-William Goldnadel estime qu'une partie de la gauche «antiraciste et antifasciste» est devenue à la fois raciste et fasciste.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

On devrait plus souvent mettre les choses à plat, sinon les pieds dedans. L'extrême droite française, en tout cas sa représentation politique, a remisé dans l'armoire à naphtaline son discours raciste et antisémite, elle ne fait plus de la peine capitale une question de vie ou de mort, elle ne fait plus descendre ses gros bras dans la rue pour faire le coup de poing, de canne ou de matraque. Elle déteste la censure et se fait au contraire le chantre, parfois peut-être excessif, de la liberté d'expression. Enfin, elle escompte à présent prendre le pouvoir par le truchement des urnes démocratiques et non par la force.

Ce qui caractérise aujourd'hui la droite de la droite française est au contraire une exigence extrême de voir les lois républicaines réellement appliquées. Notamment en matière de sûreté et d'immigration.

On est loin, on le voit, de ce fascisme qui lui est prêté obsessionnellement par la gauche morale et plus encore l'extrême gauche autoproclamée «antiraciste et antifasciste».

Examinons à présent, à travers des exemples récents, par quoi se caractérise le discours ou les actes de ces antiracisme et antifascisme mirobolants. Commençons, à titre d'amuse-bouche, par les déclarations extravagantes d'un Éric Cantona: «Benzema est un grand joueur, Ben Arfa est un grand joueur. Mais Deschamps, il a un nom très français. Personne dans sa famille n'est mélangé avec quelqu'un, vous savez. Comme les Mormons en Amérique… Ben Arfa est peut-être le meilleur joueur aujourd'hui, mais il a des origines…».

Tous les ingrédients du pseudo antiracisme mais vrai racisme anti-blanc résumés en un précipité stupide mais banal: l'accusation sans preuve, l'obsession de la race et de l'origine, l'apologie du sang-mêlé identique à celle du sang pur d'autrefois, le mépris dédaigneux pour les noms du terroir profond, tout le monde ne pouvant s'appeler Cantona, Benzema ou Goldnadel.

Inutile de s'appesantir longuement sur l'action des nervis de la CGT et leur conception large du droit de grève qui les autorise à pourrir consciencieusement la vie d'un public dont une partie a tellement été nourrie au biberon du lait de la radicalité gauchisante qu'elle en a développé un syndrome de Stockholm, à Paris comme à Marseille.

Plus rare, néanmoins, l'interdiction de faire paraître la presse d'opposition, sauf pour elle à se soumettre à la publication d'un message obligatoire. Seul l'organe de presse de la pensée conforme, qui se prétend rebelle mais ne survit, faute de lecteurs, que par la grâce d'État, ayant monopole d'impression.

Encore plus insolite, l'intervention physique groupée d'une dizaine d'islamo-gauchistes dans les locaux du Figaro-Magazine pour protester contre un reportage sur Saint-Denis («Molenbeek sur Seine») de Nadjet Cherigui évoquant la montée de l'intégrisme ou l'essor du voile intégral dans la cité historique. L'article ayant l'immense tort de décrire le réel. Au demeurant, le maire de Saint-Denis, après avoir menacé l'hebdomadaire d'un procès, a reconnu que la journaliste avait fait son travail.

Inutile de chercher dans la presse de la gauche gauchère quelques protestations. On ne peut à la fois stigmatiser la censure et les actions voyous et publier comme l'a fait Libération une pétition contre le Figaro-Magazine signée par des journalistes de Mediapart et L'Humanité ou une tribune en faveur des casseurs cagoulés et contre la police.

Autrement dit, la violence passée, la violence qui vient, bénéficient une fois de plus de la compréhension de ceux qui précisément ont tété le sein de la radicalité depuis le berceau et ont entretenu une idéologie plus réflexe que réfléchie aux hormones du mal un peu bébête.

Résumons. La gauche antiraciste et antifasciste promeut religieusement dans un discours enflammé, l'amour, le dialogue, le débat, la tolérance, la liberté d'expression, la dignité des femmes, l'inexistence de la race, et plus que tout, la détestation de la discrimination, du racisme et du fascisme. Dans les faits, la gauche gauchère, syndicale ou politique, pratique la violence ou la soutient ou l'excuse, elle méprise les lois républicaines issues du suffrage universel, elle dresse soigneusement des listes de suspects à exclure d'office du débat, elle tourne la tête ailleurs lorsque les femmes sont violées ou voilées de force, elle pratique ou ferme les yeux devant le racisme antijuif, anti-blanc ou antichrétien. Bref, la gauche «antifasciste» parle par antiphrases et pratique très exactement ce qu'elle dénonce obsessionnellement.

Autrement dit, la gauche antifasciste est fasciste.

Lors ce que je me risquais à ce genre de démonstration il y a dix ans, je pouvais ambitionner l'esprit d'innovation. Aujourd'hui je ne crains que la banalité d'enfoncer une porte désormais grande ouverte aux évidences de la réalité. L'antifasciste fasciste est démasqué. Il le sait. C'est par faiblesse panique qu'il redouble désormais de violence. Sous le masque arraché, une vilaine grimace. L'imposteur découvert en devient plus méchant.

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 17:27

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Concerts des Eagles of Death Metal déprogrammés: L'indignation sélective

Publié le 23/05/2016

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Des commentaires sur l'élection serrée en Autriche au concert déprogrammé des Eagles of Death Metal après les propos de leur chanteur Jesse Hugues, Gilles-William Goldnadel s'étonne du deux poids deux mesures par une certaine gauche dont l'indignation sélective.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.


Il y a d'abord la seule peur que la gauche morale voudrait rendre gratuite et obligatoire sous peine d'être suspect: celle de l'extrême droite populiste. Qu'un Hofer sans grand pouvoir puisse arriver en Autriche et c'est la peste brune qui reviendrait au pays de Hitler. Il faut reconnaître que le coup a plutôt raté. Certes certains antinazis d'opérette s'y sont bien essayés: Ainsi, samedi soir, la chaîne de service public Arte, inclinée sans complexe extrêmement vers la gauche, évoquait «la montée dangereuse du nationalisme en Europe» sans craindre d'attenter à sa très théorique obligation de neutralité ou redouter les remontrances d'une quelconque autorité.

Certes encore, la charmante préposée à la revue de presse de France-Inter pouvait mercredi moquer le Figaro et reprocher à Valeurs Actuelles d'avoir osé présenter M. Hofer comme «candidat anti-système» et non sous son étiquette collante et obligatoire «d'extrême droite».

Je n'ai pourtant pas souvenance que la délicieuse Hélène Jouan aie jamais affublé M. Mélenchon, M. Laurent, Mlle Autain ou encore nos chers antifascistes cogneurs de flics de l'épithète pourtant naturelle «d'extrême gauche» En revanche, il est des peurs interdites et malsaines.

Nul n'aurait osé s'interroger sur la dangerosité de voir l'Autriche présidée par un vert gauchisant favorable au multiculturalisme. Défense dans la foulée de redouter l'immigration islamique invasive. Sous peine bientôt d'être excommunié. Pas question de s'inquiéter à voix haute des centaines d'islamistes badgés à Roissy et Orly, vous passeriez pour islamophobes. Toujours très difficile de dire que la CGT de M. MARTINEZ utilise désormais des méthodes de voyous directement et inversement proportionnelles à sa représentativité, vous seriez taxés d'ultra- libéral avancé. Qui peut, dans les médias convenus, dire aisément son appréhension que l'extrême gauche «antifasciste», celle qui passe le jour couché et qui grille du poulet la nuit, ne bascule davantage encore dans la violence au fur et à mesure qu'elle perd le contact avec le public ? Qui ne voit pourtant que cet antifascisme de nazillons est le fils de ses parents politiques et médiatiques gauchisants bienveillants ? Pour ceux qui ont la mémoire qui flanche, lors de l'affaire Clément Méric, ce sont ces parents-là qui chantaient le Chant des partisans lorsque nazillons de droite et nazillons de gauche s'affrontaient dans Paris. Toutes ces peurs-là sont forcément irrationnelles, fantasmatiques et suspectes, au moins dans les médias. D'ailleurs, il est strictement interdit de «jouer» sur celles-ci. Sous peine d'être rangé incontinent dans la première catégorie des gens à craindre absolument.

La seule phobie qui vaille encore pour certains, c'est la peur du blanc ou du brun. Nadine Morano n'était pas à la fête ce dimanche sur Canal+. La malheureuse disait redouter en effet l'immigration excessive. Tous lui sont tombés dessus: «Elle suscite les tensions» disait l'un. Une autre, lorsque furent évoqués les bidonvilles nouveaux de la Porte de la Chapelle, se vanta d'habiter le quartier où vivaient harmonieusement «des blancs entre guillemets et des noirs». Notre lorraine s'étonna justement de ces étranges guillemets. Comprenant intuitivement que seule l'espèce blanche n'a pas droit de citer.

Notre ministre de la culture à l'odorat sensible, la semaine dernière, avait, on s'en souvient, considéré finement que les protestations contre l'invitation lancée à un rappeur antifrançais de commémorer Verdun étaient à ranger dans «l'ordre moral nauséabond».

Étrangement, Mme Audrey Azoulay n'a pas eu le nerf olfactif aussi sensible et cultivé pour ranger dans le même ordre malodorant la décision de déprogrammer le fameux groupe de rock Eagles of Death Metal prévu pour participer à deux concerts pourtant moins symboliques. Le fait que ces chanteurs étaient ceux qui étaient présents lors du massacre du Bataclan était manifestement insuffisant pour susciter la même indignation au nom de la liberté d'expression. Pensez donc: ils sont blancs et taxés d'islamophobes.

Aucune chance que pour eux notre vaillant secrétaire d'État aux anciens combattants, Jean-Marc Todeschini, prononce cette sentence inoubliable et pondérée qu'il réservait il y a huit jours pour défendre le rappeur francophobe et homophobe: «C'est le début du totalitarisme».

La seule peur qui vaille, la peur à espérer, la peur à susciter, la peur à entretenir, la peur bleue à cultiver sur son balcon, la peur à offrir en bouquet, à tous les antiracistes daltoniens, les antifascistes enrhumés, les intermittents de l'indignation, cette peur qui vient doucement, cette belle peur qui commence doucement à les étreindre: celle du ridicule.

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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 13:00

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Affaire Baupin, violences des casseurs, Black M: La diagonale des fous

Publié le 18/05/2016

FIGAROVOX/CHRONIQUE - De l'affaire Baupin à la polémique du concert de rap à Verdun, Gilles-William Goldnadel revient sur une semaine française riche en polémiques.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

Il existe aujourd'hui sur la carte politique et médiatique occidentale, une ligne, hier invisible, mais qui, jour après jour, commence à apparaître clairement. Je l'appellerai «la diagonale des fous».

Cette semaine, on peut la suivre à la trace. Elle a commencé par un point nommé Baupin.
J'avoue que ma première réaction n'a pas été la bonne. Il s'agissait d'une sorte de joie mauvaise. Constater, une fois de plus, que le parti de celui qu'on surnomme «le khmer vert», ce club de donneurs de leçons de morale antiraciste, féministe, humaniste aura donné de beaux spécimens d'islamo-gauchistes sourds et hypocrites devant le terrorisme, l'antisémitisme, l'homophobie et le sexisme dès lors qu'ils n'étaient pas blancs. La dernière perle d'inculture en la matière émanant de la sénatrice Benbassa renvoyant porteuses de minijupes et de voiles dans le même ghetto des femmes dominées.

Cette tartuferie prêtée à Denis Baupin, grand pourfendeur des violences faites aux femmes, m'étonnant d'autant moins qu'en général les donneurs de leçons de morale publique m'inspirent toujours la plus grande suspicion, car pour eux , trop souvent, discours généreux vaut quittance générale.

Mais, peut-être en raison de la robe noire que je porte en journée, j'ai vite réprimé ce premier réflexe un peu médiocre en considérant que la cause du cloué au pilori, quand bien même je ne l'aimais guère, n'était pas entendue et ne devait pas l'être. D'abord et avant tout parce que la justice, à peine saisie, n'a pas rendu d'arrêt. Ensuite, précisément parce que je me méfie de ce monde verdâtre, composé de jeunes politiciens qui méprisent les anciens mais les dépassent en roueries, hypocrisies et autre canailleries, et que n'étant pas né de la dernière pluie, je sais bien que ce M. Baupin et sa Mme Cosse ne sont pas en odeur de sainteté dans leur chapelle depuis que la seconde a abjuré sa foi pour un maroquin. Enfin, parce que je ne suis pas le plus mal placé pour affirmer que certaines procédures de harcèlement, quand par exemple elles sont cornaquées par certains partenaires sociaux, peuvent être autant d'escroqueries au jugement.

Encore que je me fasse peu d'illusions sur le sort qu'il m'aurait réservé au cas où je me serais trouvé dans sa triste situation médiatique, j'affirme que l'accusé a droit, pour l'heure, au bénéfice du doute et que tous ceux qui le condamnent déjà ou toutes celles qui, comme Mlle Autain, affirment «que tout le monde savait», alors qu'elle n'ont rien dit, sont pitoyables dans leur manque de pitié.

À ce stade, où je sais que nombre de mes amis, et surtout de mes amies, vont me faire part de leur agacement, comme si je niais l'existence des violences faites aux femmes, j'aggraverai encore mon cas en écrivant que cette campagne qui débouche à présent sur le procès de tous les hommes poursuit cette diagonale de la folie.
Ainsi cette membre d'un parti de droite qui a eu le droit, dès lundi, à l'éternité warholienne et à la compassion éternelle pour avoir raconté qu'un camarade de combat l'avaient accueilli par un «je te ferais bien mon Baupin». Comme si une plaisanterie médiocre basée sur l'actualité équivalait presque, dans l'indignation à susciter, dans la condamnation obligatoire à prononcer, à un viol ou à une tournante. Et comme si tous ceux qui ne s'indignaient pas étaient à ranger illico dans le camp des harceleurs bornés.

Un dernier mot sur le sujet, puisque l'heure est, paraît-i,l à la délation publique et au déliement de la langue: Qu'il soit permis à l'auteur de révéler que celui-ci aura été personnellement contraint d'aller chercher devant le tribunal de Pontoise puis devant la cour d'appel de Versailles la condamnation d'une harceleuse avérée. Tout ça pour écrire que le mot s'écrit parfois au féminin, contrairement à ce qu'un certain sexisme à l'air d'occulter.

Cette diagonale parisienne poursuit sa course folle jusqu'en Bretagne ou de jeunes progressistes attardés manifestent «contre les violences policières». Sans doute les mêmes zadistes ou Black Blocks qui ont cassé tout ce qu'ils trouvaient sur leur chemin à Nantes comme à Rennes. Sans doute les mêmes encore qui ont enlevé le casque de ce policier avant que de le fracasser et le laisser sur le carreau. En plein état d'urgence, un samedi soir, 700 jeunes pouvaient défier impunément l'interdiction de manifester. Tandis qu'un général de France était poursuivi à Calais pour ne pas avoir entendu l'ordre de se disperser. Il est vrai que celui-là protestait contre le non-respect de l'État de droit républicain.

Dans le même temps que lui, un second général du nom de Martinez était menacé de sanctions pour avoir osé soutenir le premier. Le rebelle avait osé interpeller le président de la république «sur sa responsabilité» face à cette «zone de non-droit» qu'est devenue Calais. L'impudent allant même jusqu'à écrire que la responsabilité présidentielle était «engagée dès lors que des immigrants illégaux entrent massivement en France, avec des points de fixation comme Calais». Contacté par Le Figaro (12 mai), le général énonçait: «Le devoir d'expression prime aujourd'hui sur le devoir de réserve compte tenu des menaces de plus en plus précises qui pèsent sur la nation française. Il ne s'agit pas de provocation, de désobéissance ou de rébellion contraires à la culture militaire, mais d'une démarche de salut public ou de salut national, d'une démarche nécessaire consistant à porter assistance à pays en danger.» Il concluait ainsi: «On peut tout demander à un soldat, y compris de donner sa vie pour son pays (…) mais on ne peut pas lui demander de se taire face à l'inconséquence de décision ou une décision qui met en danger l'existence même de son peuple.» Je ne sais si M. Antoine Martinez est un mutin, mais moi je trouve que ce général a des accents bien gaulliens.

La diagonale des fous oblique jusqu'à Verdun où le maire socialiste a eu la riche idée d'inviter un rappeur pour commémorer bientôt le centenaire de la bataille. Que le chanteur inspiré ait pour coutume de critiquer la France des kouffars ou de chanter que «les youpins ouvrent des magasins», ou encore qu' «il est grand temps que les pédés périssent» n'a pas semblé problématique pour le magistrat municipal séduit par la «diversité».

Il paraîtrait que le barde pressenti se serait excusé pour toutes ses sorties, mais ce genre de bateleur ne cesse de s'excuser pour des propos racistes inexcusables que la gauche «antiraciste» excuse sans cesse. Pour raison de couleur.

Mais la suite est plus édifiante encore sur la folie de la ligne gauche empruntée par ceux qui nous gouvernent et nous informent. Une levée de boucliers ayant suivi l'étrange choix artistique effectué par le maire de la ville symbole, ce dernier a opéré une retraite stratégique en annulant le déconcertant concert.

Et que n'a-t-on alors entendu ou lu dans la presse convenue ?

C'était l'extrême droite (France Inter, l'Obs), c'était la «fachosphère» (Le Monde) qui avaient dicté leur loi. Quant à notre récente ministre de la culture, Mme Azoulay, celle-ci, ne craignait pas d'évoquer depuis le Festival «un ordre moral nauséabond». Ah bon.

Que les premières protestations aient émané de la droite et de la droite de celle-ci (pour écrire comme la presse de gauche qui répugne à user du vocable «extrême» quand elle évoque les radicaux de son camp) aucun doute. Que la polémique ait pris grâce à Internet, nul n'en disconviendra. Mais que cela autorise le mépris et l'injure est tout de même un peu court et ne saurait dispenser le camp des indignés à développer une pensée, si possible critique et élaborée. À commencer par Mme Azoulay et son usage du mot nauséabond dont elle devrait peut-être être plus ménagère. Après tout, la ministre a eu le nerf olfactif moins sensible lorsqu'il s'est agi de sentir la résolution malodorante sur Jérusalem votée à l'UNESCO par la France ou la négation des racines culturelles chrétiennes de celle-ci par un certain Moscovici.

Depuis que l'on sait suivre à la trace la diagonale de la folie, depuis qu'elle saute aux yeux, il faudra bien que ceux qui la traçaient impunément depuis 30 ans s'habituent à ce que les gueux sur leur toile ne les laissent plus faire. Et surtout, ne soient plus du tout impressionnés par les imprécations impuissantes ou les excommunications hilarantes qu'ils savent désormais décoder.

Ils peuvent bien les appeler «extrême droite», «fachos» et pourquoi pas «nazis», pendant qu'ils y sont: Depuis que c'est «l'extrême droite», les «fachos» et les «nazis» qui se dressent contre ceux qui évoquent «les youpins», les «kouffars» , les «pédés», ou crachent sur la France, les résistants, à Cannes comme à Paris, doivent s'attendre désormais à un beau succès comique pour leur collaboration.

Mais le tracé insensé avait commencé cette semaine comme souvent sa route démentielle depuis l'Amérique. Là-bas, la Maison-Blanche de M. Obama avait décidé d'apporter son soutien au combat mené par le mouvement soi-disant «progressiste» pour contraindre les toilettes publiques à devenir mixtes… La ministre de la justice a en effet affirmé sans rire que les législations imposant des toilettes séparées selon les sexes bafouaient les droits civiques, au même titre que les lois raciales discriminaient les Noirs avant la déségrégation ! (Le Figaro, 11 mai). Notre ministre de la culture à l'odorat sensible aurait certainement parlé de loi «nauséabonde»… Selon le raisonnement des avocats «des toilettes neutres» pour les femmes et les hommes, le monde n'est pas binaire et sexué, c'est-à-dire masculin ou féminin mais fluide et indifférencié. On peut se sentir homme le matin et femme le soir, et l'on doit pouvoir avoir accès aux toilettes de son identité du moment.


Je rappelle que l'an dernier, la presse progressiste, celle notamment de nos Décodeurs du soir, à propos des A B C de l'éducation, soutenait avec la hauteur qu'on lui connaît que la théorie du genre n'existait pas et était née dans l'imagination féconde de notre droite immonde. Je ne doute pas un seul instant que la diagonale va conduire cette guerre des toilettes dedans le territoire hexagonal. Tant mieux, cela aidera les idées folles à disparaître plus vite par l'étrange cuvette.

 

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 15:52

Billet

ACTUALITE JUIVE - N° 1390 – Jeudi 12 mai 2016

« Trêve de mondanités »

Quand donc la communauté juive de France soi-disant organisée prendra-t-elle conscience de la nature véritable de la menace mortelle ?

Va-t-elle se contenter de passer en pertes et profits l'impardonnable vote de la France en faveur de cette résolution de l’Unesco qui attribue des appellations arabes aux lieux saints du judaïsme ?

Jamais, avant cette résolution, la France n'avait autant cautionné les vieux fantasmes islamo-palestiniens qui aiment à croire que les juifs veulent détruire les mosquées de Jérusalem.

Ainsi, au point 14 de l'étrange motion, les juifs perfides sont accusés d’avoir fabriqué de fausses tombes pour s'emparer des cimetières musulmans…

La vieille politique arabe de la France, main dans la main avec ces nouveaux fonctionnaires acculturés qui se soumettent à la lecture coranique de l'Histoire. Le consulat de France à Jérusalem doit exulter.

Comme plus tragique référence historique, je ne vois que le consul de France à Damas, Mr de Ratti-Menton, en 1840, quand il accusa les juifs de la ville d'avoir commis un meurtre rituel à l'encontre d'un moine capucin. Ce fut les prémices d'un terrible pogrom…

Dans le même et sale temps, l'islamo-gauchisme anglais du parti travailliste pourrait en remontrer à notre extrême gauche française: il ne se passe pas une semaine sans que des responsables du vieux parti britannique, la plupart du temps d'origine islamique, ne prononcent des paroles assassines envers les juifs. Un jour, la vice-présidente du parti tweet que les juifs ont « des gros nez et qu'ils massacrent les opprimés ». Un autre, c'est un conseiller influent, Aysegul Gurbuz, qui déclare qu'Hitler « est le plus grand homme de l'Histoire (et qui) espère que l'Iran utilisera son arme nucléaire pour effacer Israël de la carte ». Plus récemment, un député, Naz Shah, a demandé de délocaliser Israël aux États-Unis. On n'oubliera évidemment pas Ken Livingston, ancien maire de Londres, qui décrète qu'Hitler était sioniste. Le pire, peut-être, est qu'aucun historien ou journal n'ont été capables de lui rappeler, au-delà de la fameuse alliance du Führer avec le grand mufti, le discours d'Hitler au Reichstag en 1937 comparant « le malheureux peuple arabe de Palestine » aux Sudètes et promettant que ces derniers, « eux, ne se laisseront pas faire comme les Arabes ». N'en déplaise à la gauche extrême, Hitler était aussi antisioniste et pro-palestinien qu’elle-même.

D'évidence, le parti travailliste britannique n'a aucune chance de guérir de son antisémitisme, tant qu'il sera présidé par un Corbyn qui considère les gens du Hamas et du Hezbollah comme ses « amis ».

Siné est mort. Pas question de cracher sur son cadavre. Mais pas question non plus de ne pas voir combien la presse de gauche aura été bonne fille. C'est beau l’antiracisme: l’Obs, ordinairement si vigilant qu'il dresse régulièrement des listes des mal pensants contre l'immigration de masse, aura consacré au défunt un hommage appuyé: « Siné debout pour toujours ». On en pleurerait. Pour le même prix, l'auteur ému affirme qu'il avait gagné ses procès. Pas question de rappeler sa condamnation pour les propos les plus ignobles prononcés contre les juifs depuis la guerre. À moi donc, qui ait eu l’honneur de le faire condamner, malgré quelques interventions de notables juifs de gauche, de rappeler ses sales mots: « Je suis antisémite depuis qu'Israël bombarde. Je suis antisémite et je n'ai plus peur de l'avouer. Je vais faire dorénavant des croix gammées sur tous les murs. Rue des rosiers je suis pour. On en a plein le cul. Je veux que chaque juif vive dans la peur, sauf s'il est pro-palestinien. Qu'ils meurent. Faut les euthanasier… »

Quand donc la communauté juive française soi-disant organisée et représentative comprendra-t-elle qu'aujourd’hui l'ennemi numéro 1 s'appelle l'islamo–gauchisme ? Qu'aucun compromis, d'aucune sorte, ne peut plus être toléré avec lui ? Qu'il convient de le disqualifier, de le traiter plus sévèrement encore qu'elle traite toujours l’extrême-droite ? Jamais le fossé n’aura été aussi grand entre les notables qui parlent en son nom et une base juive, peut-être désorganisée, mais qui ne s'en laisse plus compter.

Que ces notables cessent de remercier gentiment les autorités pour leurs condoléances avant et après chaque attentat, et avant et après chaque vote immonde, et qu'ils cessent de célébrer les rêves creux du « vivre ensemble ».

L'heure n'est plus au débat mondain, mais au combat existentiel.

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 17:08

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Comment Erdogan joue avec l'Europe des gogos

Publié le 09/05/2016

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Entre une Europe prise en «otage migratoire» par Erdogan et une «gauche morale» qui pleure Siné, Gilles-William Goldnadel dénonce les contradictions de l'antiracisme.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

Peut-être ce qu'on appelle dédaigneusement le populisme prospère-t-il lorsque le peuple a perdu toute confiance en ceux qui le gouvernent et l'informent.

Trois exemples cette semaine incitent fortement au populisme, le dédain en moins.

Ainsi, l'Europe politique est prise en étau entre le chantage ottoman à l'ouverture des frontières à 72 millions de Turcs et cette poussée migratoire irrésistible qui vient du sud. Difficile de choisir entre la Charybde d'un sultan islamiste chargé d'empêcher une immigration islamique en Europe dont il a rêvé mille et une nuits et la Scylla de cette invasion massive inépuisable, dès l'instant où l'on a renoncé à prendre son propre destin dans sa main ferme. Selon Daniel Pipe, historien et expert islamologue, Erdogan sait, lui, maîtriser l'invasion avec des moyens que l'Europe sidérée répugne à utiliser, mais a en tête d'utiliser la liberté de circulation convoitée pour les nationaux turcs afin d'envoyer vers le continent faible ses citoyens turbulents kurdes ainsi que des Syriens fraîchement naturalisés. Selon Harold Rhode, spécialiste de la Turquie, et longtemps en poste au Pentagone «Erdogan essaye d'islamiser l'Europe le plus rapidement possible. C'est ce qu'il fait en ouvrant les frontières». Bien entendu, les esprits forts, ceux qui il y a encore cinq ans, nous expliquaient que le terrorisme islamique était un fantasme xénophobe hausseront les épaules.

Mais le pire habite peut-être ailleurs. Il demeure notamment dans la manière empathique dont notre journal du soir a relaté (4 mai) le combat en faveur des migrants du lycée Jean Jaurès. Il y est expliqué que le vendredi 29 avril, le tribunal administratif de Paris avait ordonné l'évacuation sans délai des 360 migrants installés dans les lieux. Le collectif La Chapelle Debout, dans la mouvance de la Nuit du même nom, était à la manœuvre, mais l'idée force est qu'il n'est pas question de trier entre eux les «bons migrants» réfugiés et les «migrants économiques» qui n'auraient aucun droit. Le combat revient à empêcher «au nom de l'humanité» toute coercition contre les sans-papiers, y compris les déboutés du droit d'asile.

Inutile de suggérer timidement que c'est bien cette idéologie délétère, qui tétanise depuis toujours les pouvoirs européens et les a empêchés de réguler les flux migratoires, qui oblige l'Europe saturée à être moins accueillante qu'elle ne pourrait l'être. Vous passeriez pour populiste.

Toujours est-il que si l'Europe se trouve réduite à soumettre sa protection au dictateur ottoman, ne restera plus que le Franxit pour sauver ce qu'il nous reste d'indépendance et de dignité. Notre nouveau ministre de la justice n'a certes pas le même style lyrique et inspiré que son prédécesseur, mais le fond reste identique.

C'est ainsi, qu'en catimini, le garde des Sceaux tout neuf a obtenu des députés de sa majorité de voir supprimer les tribunaux correctionnels pour mineurs instaurés par la droite en 2011. Ces tribunaux, à qui Madame Taubira n'a donné aucune chance, étaient spécialisés pour les mineurs récidivistes de 16 à 18 ans.

Mais la gauche, par idéologie et calcul politique, est arc-boutée sur l'ordonnance de 1945 et sur les gentils chiens perdus sans colliers à la Gilbert Cesbron. Et tant pis pour leurs victimes si un délinquant chevronné de 17 ans a aujourd'hui, 10 kg et 15 cm de plus qu'un blouson noir des années 60, organise des tournantes ou joue de la Kalach. Ce qui compte, c'est de pouvoir plaire à la gauche de la gauche.

Bien entendu, que 275 000 citoyens aient signé d'ores et déjà la pétition de protestation présentée par l'Institut Pour la Justice sera considéré par les gens très gentils et très intelligents qui nous gouvernent et nous informent comme la marque inquiétante du populisme montant.

À ce stade, une information personnelle à l'attention des esprits forts - toujours les mêmes - qui prétendent que ceux qui affirment que les décisions de justice sont foulées aux pieds par certains magistrats chargés de l'exécution des peines sont des menteurs.

On se souvient peut-être que l'auteur de ces lignes a eu l'honneur de défendre la famille de la jeune Lee Zeitouni, écrasée à Tel-Aviv sur un passage théoriquement protégé, par un délinquant français qui a fui le lieu du drame pour se réfugier en France. L'auteur, repris de justice confirmé, avait été condamné à une peine de cinq ans de prison ferme. Dans leurs pires cauchemars, les parents craignaient qu'il puisse être libéré à mi-peine, soit au bout de deux ans et demi. La famille et leur avocat viennent d'apprendre, par une indiscrétion, qu'une juge à l'application des peines a décidé de le remettre en liberté, sans consultation de la partie civile, au terme… d'un an et trois mois d'incarcération. Le ministre de la justice, alerté, ne semble pas pressé de répondre. C'est ce qu'on appelle faire cas de la famille de la victime.

Siné est mort. Pas question de cracher sur son cercueil. Pas notre genre. Nous laissons cela à ceux qui ont piétiné le cadavre de Maurice Druon, qui ont considéré comme scandaleux de donner le nom d'une rue au résistant Hélie de Saint-Marc, ou comme ce socialiste qui a traité de salaud Christophe de Margerie, avant même qu'il ne soit mis en terre.
En revanche, pas question non plus de laisser en repos cette presse de gauche qui a béatifié béatement Maurice Sinet qui n'en demandait peut-être pas tant.

C'est beau l'antiracisme de gauche. Et puis c'est intelligent. Voilà des gens qui dressent chaque jour les listes des suspects de xénophobie. Je veux parler de ces salauds qui disent leur appréhension devant la poussée migratoire invasive. Ceux qui osent dire non en français dans le texte. Voilà des gens hypermnésiques qui se souviennent qu'untel dirigeait un journal très à droite il y a 30 ans et le rappellent chaque minute. Voilà des gens qui cherchent minutieusement sur la tête d'une fille les poux de son père. Voilà des gens qui hurlent au racisme pour peu qu'une femme blanche ait prononcé le mot «race».

Eh bien ce sont ces intransigeants qui auront canonisé Maurice Sinet, un vendredi soir sur la terre.
C'est ainsi, par exemple que Plantu et Willem lui auront rendu un hommage appuyé et que l'Obs, le plus antiraciste des antiracistes devant l'éternel, aura publié un très émouvant «Siné est debout pour toujours» dans lequel l'auteur éploré va jusqu'à soutenir que le défunt n'avait jamais perdu un procès.

Me revient en conséquence, à moi qui l'ai poursuivi, le devoir ingrat de rappeler à ces hypermnésiques devenus soudain amnésiques, les propos qui auront motivé sa condamnation par le tribunal des hommes: «Je suis antisémite depuis qu'Israël bombarde. Je suis antisémite et je n'ai plus peur de l'avouer. Je vais faire dorénavant des croix gammées sur tous les murs. Rue des Rosiers, Goldenberg, je suis pour. On en a plein le cul. Je veux que chaque juif vive dans la peur, sauf s'il est pro-Palestinien. Qu'ils meurent, faut les euthanasier. (…) Tu sais que ça se reproduit entre eux, les juifs… C'est quand même fou ce sont des cons congénitaux.».

Je veux bien pardonner de bon cœur à ce pauvre Siné, mais pas aux congénitaux dont la morale et la mémoire sélectives nous pourrissent la vie.

Published by GOLDNADEL Gilles William
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