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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 09:31

 

 

Cinq observations, un brin amères, pour tenter d’empêcher l’inextricable confusion qui s’est emparée des esprits déjà bien échauffés, après la publication des caricatures que vous savez par qui vous savez.

 

Première observation : la liberté d’expression est, dieu merci si j’ose dire, sacrée en France. Toute atteinte doit être une exception. L’éventuel blasphème, pour choquant qu’il soit, n’en n’est pas une.

 

Deuxième observation : on a également le droit –au nom du sacré – de critiquer la critique ou la caricature. Dans l’affaire de Charlie Hebdo, on peut parfaitement dire sans être taxé d’intolérance, qu’on trouve l’initiative inopportune et opportuniste, ou que l’on trouve également les impertinents manquer de pertinence. Et quand, de manière particulièrement écœurante, Charlie Hebdo met dans la même brouette de prétendus intouchables musulmans et Juifs, ces derniers sont bien inspirés de dire leur écœurement. Drôles d’intouchables que ces juifs touchés jusqu’aux corps de leur enfants à Toulouse et qui ne se vengent sur personne pas plus qu’ils ne descendent dans la rue sans autorisation.

En l’espèce, je n’aime pas Charlie Hebdo et il me le rend bien. Il m’a consacré récemment un article encore plus bête que méchant. Et quand des responsables musulmans, aussi responsables précisément que le recteur de la mosquée de Paris, Monsieur BOUBAKEUR ou mon cher ami l’imam CHALGOUMI, critiquent les caricatures, ils sont parfaitement à leur place.

 

Troisième observation : la vraie défense de la liberté d’expression ça n’est pas quand ça arrange, mais quand ça dérange. C’est pourquoi, alors même que, je l’ai dit, je n’aime pas Charlie Hebdo, je suis prêt à le défendre hystériquement contre toute atteinte à l’intégrité du journal et plus encore, est-il besoin de le dire, à l’intégrité physique de ses membres pour lesquels j’ai, je le répète, une estime très mesurée.

 

Quatrième observation : qu’il me soit permis de dire, et c’est là où se situe mon amertume, que ceux qui défendent aujourd’hui à juste titre la liberté d’expression de Charlie Hebdo, auraient dû le faire avec autant de pugnacité lorsque d’autres idées les dérangent, sans doute plus encore comme celles d’un Robert Ménard, condamné à une sorte de mort civile qui ne dit pas son nom. Et inversement ceux qui, aujourd’hui, comme je l’ai entendu sur France Inter, ce matin encore, critiquent les caricatures de Charlie Hebdo en invoquant qui le moment, qui le mauvais goût, auraient été plus crédibles en condamnant, bien sur pacifiquement, mais tout aussi fermement, ceux qui plongent l’effigie de Jésus Christ dans l’urine ou ceux qui, nazifient Israël et les juifs.

 

Cinquième et dernière observation : je ne suis nullement choqué par le fait que le Président du CRIF ait considéré comme inopportunes les caricatures incriminées pour apaiser l’ire des musulmans, j’aurais seulement souhaité qu’il réclame la réciprocité car je n’ai pas encore vu les organes représentatifs musulmans déplorer la grande tradition de caricature antisémite dans la presse égyptienne ou les prédications antijuives enflammées que l’on peut entendre sur les télévisions de Doha ou d’ailleurs.

 

Enfin, j’observe que l’on applaudit le fait que les organisations musulmanes françaises, plutôt que d’enflammer les foules, préfèrent s’en remettre à l’arbitrage de la justice. Lorsque, la communauté juive française y a eu également recours pour se plaindre du déferlement de l’antisionisme radical ou de la diabolisation d’Israël et des juifs, beaucoup au sein de l’idéologie dominante y ont vu au contraire la marque de l’intolérance.

 

Difficile de ne pas voir, hélas, dans cette différence de traitement, une prime à ceux qui commencent par la violence colérique sur ceux qui demeurent calmes et rationnels dans les pires circonstances.

 


(D’après ma chronique du 21 septembre sur Radio J)

 

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 11:00

 PARU SUR LE SITE « ATLANTICO, un vent nouveau sur l’info » :  

http://www.atlantico.fr/decryptage/ces-faiblesses-coupables-occident-pour-colere-islamique-gilles-william-goldnadel-485037.html?page=0,2

 

La semaine Goldnadel

Publié le 18 septembre 2012


Ces faiblesses coupables de l'Occident pour la colère islamique


Autres sujets de la semaine : l'enjeu des élections américaines, le silence des consciences bruyantes françaises face au massacre des civils innocents d'Alep et le départ de Richard Millet de chez Gallimard.

Cette semaine aura été celle, une nouvelle fois, de la « colère islamique ». Colère !, colère !, colère ! Que de fois ce mot sanctifié aura été écrit, prononcé, annoncé, breveté, pour l'associer, avec une révérence craintive, à ces foules noires et blanches, de barbes et de voiles, à cette « rue arabe » (vous en connaissez d’autres ?) qui en aurait de droit le monopole, scrutée avec d'autant plus de fascination que ceux qui l’instrumentalisent à plaisir savent les faiblesses de l'Occident pour elle.

 

Si l'on veut mesurer l'étendue de la folie de l’époque que l'on dit moderne, si l'on veut, pour en apprécier la démesure surréaliste, peser les poids du virtuel et du réel, alors l'histoire du film ridicule sur Internet censé avoir allumé la mèche qui a conduit à l'explosion d’une ire ayant causé la mort d'Américains, non seulement innocents, mais encore ouverts à l'islam, en est un rude exemple.

 

Des films aussi stupides, la toile en charrie chaque jour des centaines, aussi haineux les uns que les autres, y compris sur les sites islamistes et surtout les télévisions du Caire ou de Doha autrement plus regardées, dont les prédicateurs ne sont pas en reste à l'égard des chrétiens et des juifs (« les porcs judéo-croisés ») sans que pour autant, les rues de Paris ou de New York se remplissent d'individus déchaînés.

En France, un Christ plongé dans l'urine, une pièce de théâtre ridiculisant le messie des chrétiens, n'ont évidemment déclenché que des réactions pacifiques, déjà sévèrement stigmatisées, au nom de la liberté d'expression.

Mais, « les injures que nous infligeons et celles que nous subissons se pèsent rarement à la même balance » disait déjà Esope…

 

Le prétexte, est, ici, tellement grotesque qu'il ne trompe plus que les derniers idiots utiles du monde occidental qui hurlent encore au complot dans lequel, bien entendu, un israëlo-américain et des juifs argentés y auraient pris leur part, alors que l'on sait à présent que l'auteur du brûlot est un copte aux pratiques financières hétérodoxes (1).

 


De son côté, le dernier carré d'optimistes qui veulent croire encore à la survie du bourgeon printanier, n'ont pas tort de faire observer que les foules colériques qui défilent à Tunis ou au Caire ne sont pas si nombreuses.


Une raison de plus, pour ne pas être fasciné par leur indignation scénarisée, et une de moins, de s'excuser d'une faute dont on n'est pas responsable et qui ne peut qu'alimenter une colère d'abord feinte.

A ce sujet, les excuses présentées par l'ambassade des Etats-Unis au Caire, comme l'humiliante démarche de ce chef d'état-major américain, suppliant un pasteur illuminé de ne pas soutenir le film crétin au risque de déclencher l'apocalypse, en disent long sur l'état d'esprit soumis de l'actuelle administration au pouvoir à Washington.


Le fait que Mitt Romney n'ait pu mettre en cause cette culture de l'excuse érigée par Barak Obama en un dogme dont on voit aujourd'hui la piteuse vanité, sans être morigéné par une grande partie des grands médias américains, en dit également long sur l'état d'esprit qui règne aussi dans les salles de rédaction de la côte est.

Heureusement, et une nouvelle fois, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a su dénoncer clairement la « manipulation » islamiste bien mieux que certains intellectuels contorsionnés s'obligeant à renvoyer symétriquement dos à dos un aigrefin copte et des centaines de milliers de fanatiques, dont des assassins.


Rien, décidément, ne semble pouvoir arrêter la sottise du Couchant

A ce stade assez crépusculaire, je citais déjà la semaine dernière, le « Désastre Obama » (Tatamis) de Guy Millière, dans lequel l'auteur reproche avec amertume à l'actuel président d'avoir trahi, à la manière d'un Carter, le pro-occidental Moubarak, pour jeter l'Egypte dans les bras des Frères Musulmans.

A la lumière glauque des derniers événements, les propos qui suivent, tirés de son livre, méritent d'être médités : « L'élection de 2012 sera une élection décisive. Il est de plus en plus clair que ce qui s'y jouera sera infiniment plus que le futur des Etats-Unis. » Dans Dimantling America, ThomasSowell s'inquiète non seulement de la destruction de la société américaine, mais aussi de la destruction de la sécurité nationale américaine et de la sécurité planétaire. « La fin d'une ère »,note-t-il. Et il semble considérer qu'il est trop tard. Mark Steyn, dans After America : « le monde qui vient après l'Amérique commence à prendre forme. Ce sera un monde fracturé, parcouru de forces hostiles, de brutes, de gens résignés ». Mark Steyn, lui aussi semble considérer qu'il est trop tard. Je m'efforce, je l’ai dit, de ne pas être aussi pessimiste. C'est un fait néanmoins, il est très tard : la société américaine subit un processus de destruction. L'ordre du monde aussi. La sécurité des Etats-Unis est affaiblie...».


Le Monde du 13 septembre a consacré cette semaine un article à l'horreur « A Alep, massacre d’un peuple ». Et, il a eu raison. Quel que soit, par ailleurs, le regard que l'on puisse porter sur l'actuel conflit à l'œuvre en Syrie. On peut parfaitement considérer que la bataille qui se joue oppose principalement des tortionnaires laïques de longue date à de futurs tortionnaires islamistes. Il n'en demeure pas moins que les premières victimes du bombardement méthodique et tranquille sont des civils innocents.

Une nouvelle fois, je ne peux que constater le silence de ces consciences bruyantes qui défilaient de Bastille à Nation ou qui pétitionnaient dès lors que c'était l'Occident que l'on pouvait vouer aux gémonies pour fort moins que cela.


Mais où sont les intellectuels ? Où sont les militants des droits de l'Homme ? Mgr Gaillot Jacques, Besancenot Olivier, Hessel Stéphane, Mamère Noel, êtes-vous toujours en villégiature ?

En revanche, la conscience vigilante aura fonctionné pour obtenir partiellement l'éviction de Richard Millet de chez Gallimard.


Menée par Annie Ernaux, une cohorte de pétitionnaires, dans le Monde, ont protesté contre l'auteur d'un « Eloge littéraire d’Anders Breivik » et réclamé ni plus ni moins que sa mort civile, par son renvoi de la NRF.


Je le dis tout de suite, j'ai très peu d'appétit pour l’esthétisation de la violence aveugle, et en l'espèce, écœurante. J'aurais passé suffisamment de temps de ma vie à l'écrire pour ne pas que cette sentence soit considérée comme simple précaution.

Ceci fermement posé, j'avais voulu imprudemment considérer le sieur Millet comme une bourgeoise midinette émoustillée par la violence. Le fait d'apprendre qu'il a servi chez les phalangistes chrétiens, m’en impose plus qu'il m'indispose, au regard du courage physique requis en la matière.

A lire la prose pétitionnaire, il s'évince que bien plus qu'un hommage improbable au fanatique d'Oslo, ce qui révulse est avant tout la posture occidentaliste d'un écrivain qui a poussé la monstruosité jusqu'à confier sa crainte du RER à certaines heures.


Mme Ernaux clame courageusement qu'elle ne craint pas les rues de Paris bigarrées, en revanche, elle entend pouvoir marcher sans peur rue Sébastien Bottin.


Ce qui ne laissera jamais, pour ma part, de me révulser, c'est l'ineffable sélectivité d'une posture, dont je ne sais ce qui l'emporte, entre l'indécent et l’inepte.


Voilà des gens qui auront passé leur vie et la mienne à invoquer rageusement une liberté d'expression divinisée, dès que je soumettais, à bon ou mauvais escient, le cas de tel ou tel, non à la vindicte de l'opinion publique, mais à l'arbitrage du juste droit.


Voilà des gens qui auront porté au pinacle des Genet, des Sartre, des Fanon qui ont fait l'apologie du terrorisme autrement plus clairement que ne le fera jamais un Richard Millet.


Voilà des gens qui réclament châtiment dans le même journal, qui publia un Baudrillard disant sa fascination pour le 11 septembre, et il y a seulement quelques mois, un « Moi, Mohamed Merah » du meilleur effet.

Voilà des gens qui se sont fait devoir de trouver des excuses aux désespérados du terrorisme, quand ils ne se sont pas fait gloire de le célébrer, et qui, aujourd'hui, se prennent pour des écrivains quand ils rédigent des lettres de licenciement.

 

 

(1) Manifestement, tout le monde ne le sait pas, puisque France 2 continuait le 13 septembre à 12h à propager la fausse information, alors que l'AFP l'avait rectifiée dès 9h30, et que, imbattable record, Patrick Le Hyaric, directeur de L'Humanité, à la fête du même nom, accusait ce dimanche16 « un cinéaste israélien d'avoir insulté l'islam » dans un discours retransmis par la chaîne LCP. Pure distraction sans doute de la part de « l’Huma »qui, on le sait, a depuis toujours le mensonge en horreur.

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 12:06

AJ-21-09-12-photoJ'ai souvent écrit, au risque de choquer certains, que les rites de repentance observés aujourd'hui par les derniers présidents de la république concernant la responsabilité de la France à l'égard des juifs et de la Shoah m'inspiraient des sentiments mélangés.

Pareille démarche était, certes, salutaire après tant d'années d'occultation, mais le juif du réel plutôt que du virtuel que j'ai toujours voulu être, a souvent craint que cette reconnaissance de responsabilité pour le passé -et qui, avouons-le, ne concernait pas directement les repentants- ne valle blanc-seing pour l'avenir.

Pour le dire plus trivialement encore, compassion pour les juifs morts, passivité voire hostilité pour les vivants.

Jacques Chirac, pour ne pas le nommer, aura sans doute été le précurseur de cette méthode de gouvernement : attentionné pour la communauté juive et son passé, résolument hostile quant à l'état Juif et son présent.

S'agissant du nouveau président, je me suis publiquement félicité de ce que celui-ci ait tenu à déclarer dans son discours stigmatisant la France d'hier qu'il entendait lutter également contre toutes les formes d'antisémitisme d'aujourd'hui.

Malheureusement, et pour l’heure, ce discours reste toujours au stade virtuel des bonnes intentions.

Le nouveau pouvoir avait la possibilité de joindre les actes forts aux bonnes paroles en inscrivant le Hezbollah, parti terroriste, antisémite, dont les membres font le salut nazi, responsable de l'attentat sanglant contre siège de la communauté juive argentine, sur la liste européenne des organisations terroristes, à l'instar des États-Unis. Il n'en a rien été, et la France s’est tue.

Le prédécesseur de François Hollande avait pris des positions en flèche à l'encontre des projets atomiques du pouvoir négationniste iranien aux intentions génocidaires clairement affichées. Il reprochait implicitement aux États-Unis du Président Obama leur pusillanimité.

Le gouvernement libéral du Canada vient de rompre avec Téhéran, précisément en raison de ses funestes projets et de ses positions antisémites.

Pourtant, Ottawa, et pour cause, n'a pas à s'excuser pour ses errements passés.

Tant qu'à Paris, on n’adoptera pas une position identique qui devrait correspondre à la norme de tout pays libre et civilisé, on ne m'empêchera pas de craindre que tout le reste ne relève que de la posture à bon marché.

 

 

Puisque nous en sommes aux actes, je voulais également vous entretenir d’un problème à caractère apparemment pratique mais dont vous ne devez méconnaître l’importance, car il en dit long sur la manière dont les uns et les autres abordent le domaine de la lutte contre la désinformation.

 

Rendez-vous sur internet et examinez les journaux en ligne, vous pourrez vous apercevoir aisément qu’au pied des articles touchant à la question du problème israélo-palestinien ou des sujets voisins : antisionisme, antisémitisme, Proche-Orient, les commentaires desdits articles montrent clairement que les adversaires acharnés et quelquefois obsessionnels de la cause d’Israël, ou tout simplement des juifs, tiennent le haut du pavé, en raison de leur présence, et de leur véhémence. Je ne méconnais évidemment pas la puissance et le nombre croissant des adversaires d’Israël, mais je soutiens sans grand risque de me tromper, qu’il existe des groupes structurés, déterminés et organisés, sans doute représentés par des personnes peu nombreuses mais utilisant force pseudos, qui souhaitent, et ils y arrivent, montrer aux journalistes que la cause palestinienne est populaire, qu’Israël est détesté parce que détestable et que le camp de la morale et du bien demeure vigilant pour scruter la teneur de leurs articles.

 

A l’inverse, que voit-on dans le camp pro-israélien ? Des gens qui fonctionnent dans une sorte de ghetto, où il est bon de se tenir chaud, je pense à Facebook, je pense au forum des radios communautaires.

 

Je préconise donc une véritable révolution des habitudes prises, non seulement par les membres de la Communauté juive, mais également par l’ensemble des amis d’Israël qui sont nombreux. Ne fonctionnez pas seulement en circuit fermé, rendez vous sur les sites des grands quotidiens et des journaux en ligne et montrez que vous aussi vous les lisez, vous les analysez. Soyez présents pour rectifier les nombreuses contrevérités, faites le en termes mesurés, sans vous interdire la causticité. La bataille de l’information passe aussi par ce combat essentiel dont vous pouvez devenir les acteurs essentiels.

 

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 12:50

                                                                            Monsieur Emmanuel HOOG

                                                                            Président de l’Agence France Presse

                                                                            E.mail : Emmanuel.hoog@afp.com

 

 

 

                                                                            Paris, le 12 septembre 2012


 Lettre de G.W. Goldnadel, Président de France-Israël à M. Emmanuel Hoog, Président de l’AFP

Monsieur Le Président,

 

Je m'adresse à vous pour vous signaler une grave erreur dans les dépêches que l'Agence France Presse a diffusées concernant les récentes interrogations au sujet de la mort de Yasser Arafat.

 

Je relève dans le corps d'une de vos dépêches datée du 29 août dernier ("Mort d'Arafat: la rue palestinienne veut la vérité") l'affirmation suivante: Le rapport d'hospitalisation français du chef palestinien, publié sur le site de la Fondation Yasser Arafat, fait état d'une inflammation intestinale et de troubles de coagulation "sévères" et évoque la piste d'un "empoisonnement" par une toxine de champignon vénéneux".

 

Cette dernière affirmation est totalement inexacte. Le rapport médical qui est disponible depuis plusieurs semaines sur Internet et dont "Le Figaro", à ma connaissance a été le premier de la presse française à faire état, n'évoque en aucune façon la piste d'un empoisonnement par des champignons vénéneux.

 

C'est en fait le Dr Marcel-Francis Kahn qui, interviewé fin août par le site Slate.fr, a formulé cette hypothèse des champignons vénéneux, sans y apporter de preuve ni d'élément tangibles, mais en accusant de manière à peine voilée les Israéliens d'être à l'origine de l'empoisonnement de Yasser Arafat.  "Ce type de toxine est étudié notamment dans le centre de Ness Ziona, pas très loin de Tel-Aviv",  a déclaré le Dr Kahn indiquant par la même la piste criminelle qu'il privilégiait.

 

Dans un premier temps l'AFP a repris intégralement ces déclarations du Pr Marcel Francis Kahn sans juger utile de préciser à ses abonnés que ce rhumatologue à la retraite est le fondateur de l'Association France Palestine et qu'il n'a jamais fait mystère de son militantisme anti-israélien.

 

Les insinuations du Dr Kahn ont ainsi bénéficié d'une certaine audience grâce à une dépêche de l'AFP qui a été diffusée sur des centaines de sites internet.

 

 

 

Mais visiblement, certains de vos bureaux ont peut-être estimé qu'il ne fallait pas s'arrêter si vite en besogne et qu'il était désormais possible de transformer les insinuations malveillantes du Dr Kahn en vérité médicale officielle. Est-ce pour cette raison que votre bureau de Naplouse s'est cru autoriser à tronquer la réalité et à écrire que "le rapport d'hospitalisation" (signé par des médecins militaires français "évoque la piste  d'un empoisonnement par une toxine de champignons vénéneux".

 

Je tiens à votre disposition le rapport médical de Yasser Arafat signé par les médecins militaires de l'hôpital Percy de Clamart afin que vous puissiez constater le caractère mensonger d'une telle assertion.

 

Je m'étonne de voir une agence aussi rigoureuse que l'AFP procéder à une série de glissements sémantiques qui constituent autant de prise de distance avec la vérité factuelle et participer ainsi à ce qui apparait bien comme une campagne de désinformation anti-israélienne.

 

Je suis d'autant plus consterné que, si j'en crois les initiales qui signent la dépêche, ce mensonge a été validé par le directeur du bureau de l'AFP à Jérusalem.

 

Ces accusations d'empoisonnement nous paraissent d'autant plus graves qu'elles émanent d'une agence de presse internationale dont les informations touchent un très large public et qu'elles interviennent dans un climat de diabolisation d'Israël dont la société française subit les répercussions, parfois de manière tragique. La tuerie de Toulouse du printemps dernier est malheureusement là pour nous le rappeler.

 

Elles jettent également le discrédit sur l’institution médicale française dont la compétence et l’intégrité sont internationalement reconnues.

 

Pourriez-vous m'indiquer les moyens que l'AFP compte employer pour rectifier cette fausse information auprès de ses abonnés?

 

En vous remerciant de votre réponse,

 

Je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, l'assurance de mes sentiments les plus cordiaux.

 

 

 

 

                                                                            Gilles William GOLDNADEL

                                                                            Président

 

 

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 15:13

 PARU SUR LE SITE « ATLANTICO, un vent nouveau sur l’info » :

http://www.atlantico.fr/decryptage/hollande-bashing-derriere-deception-et-mercantilisme-incapacite-medias-soutenir-pouvoir-face-aux-difficultes-reel-gilles-william-477733.html

 

La semaine Goldnadel

Publié le 10 septembre 2012

Hollande bashing : derrière la déception et le mercantilisme, l'incapacité des médias à soutenir un pouvoir face aux difficultés du réel

Et aussi, Luc Chatel qui accuse Vincent Peillon de paraphraser le maréchal Philippe et les dérapages antisémites de la campagne de Chavez au Venezuela.

À droite, on aurait tort d'exulter devant le fait que la presse gauchisante se montre désormais plus cruelle que les rares médias de droite envers les socialistes.

Dès l'intronisation du premier d'entre eux, j'avais prévenu que l'idéologie dominante ne tarderait pas à brûler ce qu'elle avait feint d'apprécier.

On explique aujourd'hui, un peu trop rapidement, que ce reniement s'expliquerait non seulement par la maladresse et l'insuffisance des nouveaux maîtres, mais encore pour des raisons mercantiles.

Plus profondément, l'explication est davantage à rechercher dans l'incapacité de l'idéologie sommaire et médiatique de soutenir un pouvoir se colletant aux difficultés du réel.

Un peu comme la midinette futile ne pouvant aimer dans la conjugalité du quotidien.

A fortiori, un homme normal

Si la droite veut se caractériser par le souci de l'intérêt de l'Etat dans le long terme, ce négativisme systématique, qui seul peut expliquer complètement l'abaissement de la morale publique depuis quatre décennies, ne devrait que lui déplaire.

Je lui réclame, pendant un instant de raison, d’oublier sa légitime rancœur envers les socialistes, leur démagogie programmatique, leur minimisation de la crise, leurs alliances extrêmes doublées de leçons de morale antifasciste, bref, tout ce qui a fait l'escroquerie intellectuelle à la base de leur succès.

Elle pourra voir que l'obstacle principal à la reconquête d'un pouvoir, non pour le pouvoir illusoire, mais pour son exercice effectif dans la durée, est moins incarné par le socialisme ringard que par, précisément, la frénésie sondagière, moutonnière et bavarde de la midinette versatile.



Pour expliquer ce soudain désamour, certains à gauche se plaisent à s’auto-congratuler pour leur esprit tardivement critique.

Ainsi le directeur du Nouvel Observateur, se refuse à diriger «un Figaro de gauche».

Voire. Ainsi, le Figaro «de droite» est couplé le vendredi avec le New York Times, soutien sans faille d’Obama et le Figaro-Magazine, cette semaine aura durement étrillé Lionel Luca pour une critique excessive de Mme Taubira souffrante, et Luc Chatel pour sa sortie intempestive comparant Vincent Peillon à un maréchal de triste mémoire.

A quand le Nouvel Obs pacsé avec le Wall Street Journal et morigénant les socialistes pour leurs excès de langage envers les hommes de droite ?

Il est vrai que si le Figaro rendait plus souvent les coups qu'il reçoit, il serait sans doute moins souvent brocardé.

Voilà une tradition, de droite, issue sans doute du vieux complexe, qu'il faudrait peut-être repenser.

Retour à Luc Chatel. Dans sa chronique de lundi sur France Inter, le subtil Thomas Legrand, non sans raison, vitupère l'ancien ministre sarkozyste de l'éducation pour sa sortie «stupide» comparant la proposition de son successeur voulant rétablir la morale républicaine à l'école à un programme maréchaliste.

Le chroniqueur de la Voix de la France serait cependant plus crédible s'il avait affublé des mêmes épithètes toutes les éminences socialistes qui auront passé le dernier quinquennat à comparer la droite et son chef, au mieux au pétainisme, au pire au nazisme.

On rappellera, pour l'exemple, que M. Ayrault n'a pas voulu condamner son camarade et collègue Letchimy quand celui-ci s'en est pris à Claude Guéant en l'associant au national-socialisme.

Je ne me souviens pas que Thomas Legrand les ait trouvés «stupides». Même chose quand l'actuel ministre du Redressement productif, dont on connaît la sobriété de langage, avait tracé la même inepte parallèle après le discours de Grenoble sur des Roms que l'on ne semble pas aujourd'hui traiter avec bien davantage de prévenance.

Sur le fond, on ne peut qu'approuver les louables intentions de Vincent Peillon. Elles n'ont rien à voir avec Pétain et tout avec les hussards noirs de la IIIe République, dont malheureusement le relativisme, si puissant au sein de leurs rouges héritiers, aura été le fossoyeur en chef.



Dans son malheur, François Hollande peut toujours se consoler par le fait que la destruction de son image construite dans la bienveillance, s'accompagne d'un vocable anglais, le «bashing» qui implique implicitement une part d'outrancière injustice.

Comment dit-on Sarkophobie en anglais ?

Lorsque l'on dit que les socialistes ne font rien, on exagère. Ainsi, notre ministre de la Culture, Aurélie Filipetti a-t-elle décidé d'abandonner le projet de création d'un «musée de l'histoire de France».

Il est vrai que l'idéologie, paraît-il «contestable» à la base du concept, avait été combattue rageusement par des pétitionnaires contestataires refusant le caractère prétendument identitaire et réducteur de l'histoire de la France.

On peut créer le musée des colonies, de l'art premier, de l'esclavage, de la déportation mais pas celui de l'histoire de la nation française, de ses mythes fondateurs et de ses réalités belles ou laides.

Adieu donc Jacques Cœur, Le Grand Ferré, du Guesclin, Jeanne Hachette que, précisément, les hussards noirs de la république ont fait connaître à plusieurs générations de français de toutes origines.

Dans le même temps, le premier acte concret d'autorité de Mme Geneviève Fioraso, ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche aura été d'annuler début août la section de criminologie au Conseil national des universités. Sans doute le nouveau gouvernement considère-t-il que la matière ne méritait pas d'être approfondie.

Mais il est vrai, qu’ici encore, d'autres pétitionnaires -pas très différents des premiers- avaient hurlé au charron à l'idée de voir Alain Bauer, à la compétence indiscutable mais aux amitiés Sarkoziennes impardonnables, encore que rien moins qu'exclusives, piloter l'opération.

À droite, on devrait de temps à autre songer aussi à pétitionner.

Dans le cadre, sans doute, d'une saine volonté de vouloir décomplexer la droite française, Jean-François Copé n'a pas hésité à signer et promouvoir la proposition de loi co-rédigée cet été par Claude Goasguen et Dominique Tian pour restreindre le recours à l'aide médicale d'Etat. Ainsi que le rappelait Judith Weintraub dans le Figaro du 6 septembre, l’ A.M.E., destinée aux étrangers en situation irrégulière, aura coûté 588 millions d'euros en 2011. D'où des abus et des dérives tant de la part des bénéficiaires de cette aide que des hôpitaux. Jean-François Copé n'a pas eu tort d'insister sur le fait que l’A.M.E. rembourse mieux les soins que la C.M.U. (Couverture maladie universelle).

Autrement dit, un étranger en situation illicite est davantage protégé qu'un citoyen français respectueux des lois et règlements, mais démuni.

Bel exemple de cette dilection pour l'altérité que je dénonce depuis trop longtemps, et qui passe, sublime imposture, pour le summum de l'humanisme.

 

Dans un ordre d'idées assez voisin, le même Figaro nous apprend dans un article du 9 septembre, qu’à Castres, une bataille rangée a opposé une soixantaine de soldats et des «jeunes» qui les ont traités de «sales français». Un soldat y a laissé un œil. Tout aurait commencé, lorsque les militaires ont voulu défendre une jeune fille importunée dans un café.

Question décomplexée : l'observatoire du racisme chargé de comptabiliser les agressions à raison de l'origine va-t-il prendre en compte celle-ci, si les faits sont avérés ?

 

La Ligue arabe vient de déclarer que les actes commis par le régime syrien s'apparentaient à des crimes contre l'humanité.

La Ligue parle en orfèvre, elle qui avait délégué il y a quelques mois, à titre d'observateur, un général soudanais mis en cause dans les massacres génocidaires au Darfour.

Si besoin l'était encore de prouver l'incapacité des Nations Unies à régler aujourd'hui pacifiquement un conflit, le triste et caricatural exemple syrien pourrait servir de cas d'école.

Dans la réalité, l'ONU sert aujourd'hui, au mieux à paralyser les entreprises de sauvetage des populations, au pire à jeter de l’huile sur les braises comme sait si bien le faire son Conseil des droits de l'Homme, affairé exclusivement à condamner les états occidentaux.

On vient d'apprendre que le Conseil avait décidé d'adouber à nouveau le Soudan dont il n'est pas inutile de rappeler qu'un mandat d'arrêt international est censé virtuellement appréhender son président pour crimes contre l'humanité et génocide.

C'est dans ce cadre plus tragique que comique, que je préconise la lecture du «désastre Obama» publié par Guy Milliere aux éditions Tatamis et qui écrit : «les Etats-Unis refusaient depuis des années de siéger au Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies en raison du fait que celui-ci était composé aux deux tiers de pays qui violent sans cesse les droits de l'homme et qui ne trouvent en général qu'un seul pays à condamner et à fustiger : Israël. L'administration Obama a demandé que les Etats-Unis se voient accorder de réintégrer le Conseil dès le mois de mai 2009, ce qui fut aussitôt accepté. Ils ont, l'année suivante, présenté, très humblement, un premier rapport sur les droits de l'homme aux Etats-Unis, définissant le pays comme «violant encore différents droits», mais «ouvert à la critique» des autres membres du Conseil. Les critiques n'ont pas manqué lors de la séance au cours de laquelle le rapport a été discuté, le 5 novembre 2010 :  les Etats-Unis se sont fait insulter violemment par le représentant de Cuba, de l'Iran, de la Chine et de la Corée du Nord. Les dignitaires américains n’ont, bien évidemment, pas quitté la salle.»

Défense de se moquer, c'est du seul George Bush dont on rit à Paris.

P.S : petit courrier personnel : à M. Mélenchon Jean-Luc (poste restante, Hénin-Beaumont)

Monsieur, ayant appris que vous vous plaigniez de ne pas avoir été averti en temps voulu des déclarations antisémites de Mikis Théodorakis à l'égard de qui vous vous êtes montré fort réceptif, je m'empresse de porter à votre connaissance la teneur de l'article du Monde signé cette semaine par son correspondant en Amérique latine, M.Paulo Paraguéna et intitulé : «les dérapages antisémites de la campagne Chavez au Venezuela»vous pourrez utilement y apprendre que le principal opposant de votre ami revendiqué M. Chavez, M. Henrique Capriles Radonski, juif converti au catholicisme, est régulièrement qualifié sur les sites bolivariens de votre ami «d’agent nazi sioniste». Le patronyme de l’intéressé s’écrivant Radon$ki, selon l’orthographie bolivarienne. Ce sont d'ailleurs les mêmes sites qui ont publié le Protocole des Sages de Sion.

Sans doute, me ferez-vous observer, que ce courrier arrive trop tard, puisque vous revenez de Caracas. N'ayez aucun regret, puisque votre voyage, pourtant très médiatisé, n'a aucunement gêné vos camarades communistes du Front de gauche, pas plus que vos amis socialistes, pourtant aussi chatouilleux que vous en matière d'antiracisme.

Salutations extrêmement républicaines.

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 15:29

Article paru sur Atlantico, un vent nouveau sur l'info

 

Ingrats ou incohérents : mais pourquoi les Français en veulent-ils à François Hollande de faire ce qu'il avait dit qu'il ferait ?

 

Et aussi : l'acharnement médiatique contre Mitt Romney et la clémence de la presse à l'égard du président Morsi en Egypte.

 

http://www.atlantico.fr/decryptage/ingrats-ou-incoherents-mais-pourquoi-francais-en-veulent-francois-hollande-faire-qu-avait-dit-qu-ferait-gilles-william-goldnadel-470175.html

 

La semaine Goldnadel 

Publié le 3 septembre 2012

La semaine qui vient de s’achever a vu les gazettes de la rentrée disserter sur le désamour des Français dont souffrirait désormais François Hollande. N’étant pas suspect de hollandisme incurable, je peux bien me permettre de relativiser le phénomène.

Que donc de surprenant aurait fait François Hollande qui mériterait cette soudaine désaffection, au rebours, que n’a-t-il pas fait que les Français auraient tant attendu ?

J’avais déjà prévenu, dans ces mêmes colonnes, que le petit jeu électoral sado-masochiste auquel se sont délicieusement prêtés les Français - sur fond de complaisance médiatique – aboutirait d’abord à fustiger Sarkozy, puis quelques mois plus tard, et ce plaisir passé, se délecter d’avoir été cocufiés par le premier socialiste advenu.


Si la détestation de ce qu’incarnait Sarkozy n’avait pas a priori aboli tout esprit critique au sein de la classe médiatique, les mesures proposées par François Hollande pour tenter de maîtriser la catastrophe économique qui s’était déjà annoncée aurait fait s’esclaffer l’immense majorité des électeurs : embauche de nouveaux fonctionnaires, contrats de génération dont on avait déjà constaté l’inefficacité, taxation confiscatoire des gros revenus : toute la panoplie la plus rétrograde des recettes épuisées avaient été dument annoncées par le futur élu. Hormis la politique, à mes yeux calamiteuse de ringardise, de Madame Taubira, et en complète infraction avec les engagements du candidat Hollande, l’ensemble de la politique menée correspond fidèlement à des promesses qui auraient dû être considérées normalement comme autant de menaces.


Tout en réalité, et dans le cadre de ce système rien moins que perverse, était parfaitement prévisible : de l’impossibilité des médias à ne pas revenir plus longtemps aux délices de la critique, jusqu’aux palinodies d’un Bernard Thibault extatique en juillet et dépressif dès septembre venu.


Mais je voudrais, à ce stade, tenter une nouvelle prévision : la droite, si elle se contentait de critiquer à leur superficie les errements socialistes - parfois assez injustement d’ailleurs sur la Syrie - risque de se condamner à jouer les utilités :il y a fort à parier, que sur fond d’aggravation de la crise, le débat ne s’instaure qu’entre gauche et extrême gauche, et que les troupeaux démagogues de Messieurs Mélenchon et consorts ne viennent contester bientôt dans la rue, la politique du nouveau Papandréou français et de son pasok parisien.

Il n’est pas sûr que dans cette triste occurrence, les Français ne retrouvent pas un réflexe légitimiste qui ferait peu cas du discours nécessaire pour entreprendre la reconquête des esprits.


Si la presse française aura manqué d’esprit critique à l’égard de François Hollande et de ses amis, un tel reproche, au rebours, ne saurait lui être adressé concernant le candidat républicain à la présidence des Etats-Unis.

Il est vrai que sous l’empire de la bienveillance dont jouit Barack Obama dans notre pays depuis et même avant son élection, il paraitrait que plus de 90% des Français voteraient en sa faveur, si bien entendu ils le pouvaient.


C’est d’ailleurs la sorte d’impression que cela donne, lorsque l’on écoute les commentaires journalistiques. Alors que pendant toute la durée de la primaire républicaine, Mitt Romney était présenté dans les médias français comme sans doute trop modéré pour séduire le républicain moyen, le voici, une fois choisi, présenté par les mêmes comme un extrémiste, sans que ceux-ci ne se donne l’élémentaire peine de penser que certaines de ses nouvelles postures, à l’instar du premier des socialistes, ne sont pas faites pour séduire la frange la plus dure.

Le Monde, à cet égard, s’est surpassé pour devenir une sorte de filiale du New-York Times ou du Washington Post : un film de Dinesh D’Souza fait aujourd’hui fureur aux Etats-Unis et dynamite l’ensemble de la politique du président Obama. Le Monde raille son aspect « caricatural » et trop radical, en utilisant pour se faire les rares erreurs factuelles qui ont été recensées. On aurait aimé la même distanciation, lors des outrances et des mensonges, autrement plus graves, de Monsieur Michael Moore.


En politique étrangère,  Mitt Romney est désormais présenté, par le quotidien vespéral comme un « faucon ». Ceci étant expliqué essentiellement par le fait que le candidat républicain n’accepte pas la passivité présidentielle à l’égard du régime islamiste et peut être bientôt atomique de Téhéran. Mais il est vrai aussi que dans la phraséologie habituelle des médias soi-disant progressistes, le faucon est un redoutable oiseau de proie qui ne plane qu’au-dessus de New-York et de Tel-Aviv, à l’exception notable de Gaza, de Pyongyang ou de Téhéran.


En revanche, s’agissant du nouveau président égyptien Morsi, le même Monde se montre, sans surprise, bien plus prudent et attentiste : « L’habile et surprenant M. Morsi » tel est aimablement présenté le nouveau patron des Frères musulmans égyptiens.

Pas question pour lui, ni d’ « extrémiste » et encore moins de « faucon ».

Simple question : quelqu’un qui fait partie d’une organisation islamiste créée à la suite de la suppression du califat en Turquie, pro-nazie pendant la guerre, tranquillement et sans complexe antisémite, opposée à la reconnaissance d’Israël, doit-il être traité avec une telle révérence ? Réponse : c’est ainsi que procède, en réalité, l’ensemble des médias bien-pensants depuis trente ans, tendres avec la radicalité anti-occidentale, acerbes et caustiques envers ses ennemis les plus déterminés.


Un détail parmi d'autres : depuis aujourd’hui, les speakerines de la télévision du Caire sont voilées. Le pire est évidemment à venir, ceux qui se sont toujours trompés seront, bien entendu, les premiers ensuite à le déplorer.


Mais de la même manière qu’ils préfèrent avoir tort avec Sartre que raison avec Aron, ils préfèrent continuer à adopter cette posture esthétique dont ils ne se lasseront apparemment jamais.

Comme le dit le poète :

L’important c’est la pose

L’important c’est la pose

L’important c’est la pose, crois-moi

 

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 15:23

La droite peut-elle vraiment réussir à se décomplexer sans que la gauche ne renonce à la certitude de sa supériorité morale ?

 

Et aussi, les polémistes à la parole libre étiquetés "d'extrême droite" et le totalitarisme islamiste en Tunisie. 

 

Au début de l’été, un article publié par le Nouvel Observateur aura très certainement pulvérisé le « mur du çon ». A en croire le journaliste inconnu qui l’a commis, les « intellectuels d’extrême droite » ont disparu des écrans radar médiatiques en même temps que Sarkozy. Figurent nommément sur la liste honteuse : Eric Zemmour, Robert Ménard et Alain Finkielkraut. Pour le folliculaire exultant de bonheur, l’explication de leur disparition serait assurément à trouver dans les déboires commerciaux des entreprises de presse qui les auraient inconsidérément employés. A titre d’exemple, le fin observateur mentionne RTL, sans expliquer pourquoi Eric Zemmour serait plus responsable que Jean-Michel Apathie, par exemple, des soi-disant mécomptes luxembourgeois. Il n’explique pas non plus le succès d’une radio comme RMC qui ne pratique pas aussi courageusement que lui la chasse aux sorcières.

Sur le fond, c’est bien cette désignation pour la mise à l’index par un étiquetage rien moins qu’arbitraire qui constitue la clé de voûte d’un système qui continue de broyer les esprits les plus tendres.


Il faudra que l’on m’explique comment ranger, par exemple, Alain Finkielkraut dans la catégorie délibérément honteuse de l’extrême-droite. Ou plutôt, cela ne s’explique que par le fait qu’aujourd’hui, n’importe quel petit marquis, fut-il de très basse extraction, peut se permettre pareil catalogage de personnalités à laquelle il n’arrivera jamais à la cheville.

Proclamez-vous contre le multiculturalisme extatique, et vous serez incontinent taxé de raciste, posez-vous à voix haute quelques questions sur le bien-fondé du mariage homosexuel que vous deviendrez à l’instant homophobe.

Ainsi Jean-François Copé, vient de franchir, lui aussi, sans surprise, le rubicond. Ayant déclaré souhaiter une « droite décomplexée », ayant également indiqué qu’il ne recevrait jamais plus de leçon de morale d'une gauche alliée à l’extrême gauche ; ceux qui me lisent chaque semaine ici, ne seront pas étonnés de me voir écrire que celui-ci aurait mes faveurs, si d’aventure j’étais encarté à son parti, plutôt que celui qui tordait le nez, il y a peu, en entendant « ni-ni ».

 

Revenons à présent, et sur la liste de la honte du Nouvel Obs et sur l’appel pour une droite « décomplexée ».

Et osons le pari suivant : la droite ne sera jamais totalement décomplexée, tant qu’elle autorisera un prétendu journaliste à légitimer l’ostracisme de la pensée sans inspirer immédiatement les quolibets.

Autrement dit, avoir une droite décomplexée sera toujours non seulement insuffisant mais plus encore impossible sans que la gauche ne soit à présent complexée.

 

Complexée, on ne le dira jamais assez par ses alliances extrêmes. Qui aura raillé le pèlerinage bolivarien de Monsieur Mélenchon chez le caudillo Chavez ? Qui a osé reprocher à la gauche son accommodement avec les islamo-gauchistes après l’affaire Merah ? La gauche ne s’est pas gênée elle, je l’ai écrit ici, pour dresser les listes des fameux inspirateurs de Monsieur Breivik. En réalité, je l’ai écrit encore, il existe un devoir moral et politique à revenir à un anticommunisme qui est l’un des fondements du combat démocratique. Ne serait-ce que pour moquer l’alliance, pour l’instant tranquille et sans soucis, du PS avec un PCF qui a moins rompu avec le stalinisme que le FN avec la période brune.

Un conseil parmi tant d’autres, si j’étais responsable de l’UMP dans l’Hérault, j’organiserais dès demain une manifestation pour protester contre l’érection par le Conseil régional PS d’une statue à Montpellier à l’effigie de Mao Zedong.

Et j’indiquerais clairement que je reviendrais chaque semaine, en plus grand nombre, pour exiger la suppression de cet hommage à l’un des plus grands meurtriers de l’histoire moderne.

J’ai écrit dans ces colonnes, il y a peu, que ce qui faisait la force de la gauche, c’était son audace et son absence de tout complexe. Je me trompais : il n’y a pas d’audace, ni de complexe à avoir, si personne n’a le courage et l’intelligence de vous inculquer le sens du ridicule.

 

Tunisie : un représentant du Parti socialiste français originaire de Tunisie, molesté avec femme et enfant à Bizerte.

Aujourd’hui, le parti Ennahdha au pouvoir indique clairement qu’il ne tolèrera plus que la presse tunisienne serve de tremplin à l’opposition.


Question sacrilège : que vaut-il mieux, une dictature débonnaire dont on sort à la mode Ben Ali ou Moubarak ou le totalitarisme islamiste qui vient ?

Gilles William Goldnadel

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 15:53

Article paru sur Atlantico, un vent nouveau sur l'info

La semaine Goldnadel

 

publié le 13/08/2012 

 

http://www.atlantico.fr/decryptage/peur-etre-taxes-islamophobes-tetanise-tous-ceux-qui-veulent-lutter-contre-racisme-gilles-william-goldnadel-449116.html

 

La peur d'être taxés d'islamophobes tétanise tous ceux qui veulent lutter contre le racisme

Autres sujets de la semaine : les contradictions de la gauche sur les questions de délinquance et de justice et le double discours des humanistes sur la peine de mort. 

Justice et contradictions de la gauche

Et si ce qui caractérisait aujourd’hui la gauche française, dans son aspect le plus agaçant, ne serait pas cette contradiction permanente et sélective ?

Quelques exemples pour illustrer ce principe de contradiction :


- La prison. Ces deux dernières semaines, les déclarations de Madame Taubira et de quelques éminences socialistes dans son sillage auront déclenché l’éternelle et lassante polémique sur l’utilité de la prison.

Madame Taubira a en effet cru devoir considérer les centres d’éducation fermés pour mineurs comme un « fantasme ».

Première remarque : dès que la gauche de la gauche utilise à son profit un vocabulaire issu de la psychanalyse de bazar : je me méfie. L’insécurité était un fantasme, on connait la suite, l’immigration entraînant des modifications démographiques, un autre, et on connait la fin.


- La position de Madame Taubira est en parfaite contradiction avec le programme électoral du candidat socialiste élu et qui avait à cœur de montrer que sous le masque de son éternelle bonhomie ne se cachait certainement pas le visage du laxisme gauchisant.

Force est de constater, pourtant, que l’heure est à une faiblesse qui fera rougir de plaisir le syndicat de la magistrature.

Le journal le Monde ne s’y est pas trompé puisqu’il réclamait cette semaine dans son éditorial aux socialistes « un brin de clarté » mettant lui aussi en opposition le président et sa garde des sceaux. Malheureusement, le journal n’a pas poussé son désir de clarté jusqu'à nous dire s’il préférait la force ou la faiblesse.


Sur le fond, je renvoie le lecteur à l’excellente argumentation de mon ami Xavier Bébin, de l’Institut Pour la Justice, dans ces mêmes colonnes, qui indiquait qu’il y avait pire encore pour encourager la récidive que les courtes peines de prison : l’inexécution des décisions de justice et le sentiment d’impunité.

On croyait en avoir convaincu l’ensemble des socialistes, mais le tropisme du soleil noir de la gauche extrême est plus fort que ce qui n’était qu’une conversion de circonstance. Dans ce même article, Xavier Bébin rappelait que depuis 1990 la délinquance des mineurs entre 16 et 18 ans avait augmenté de 575 %. Mais sans doute ma ministre de tutelle considèrera ces chiffres comme autant de fantasmes se brisant sur le roc de sa réalité idéologique.

Son collègue socialiste, Monsieur Urvoas, que l’on présentait pourtant comme un possible ministre de l’intérieur, a donné raison à Madame Taubira en considérant les courtes peines de prison comme « vides de sens ».


Je n’ai pourtant jamais entendu qui que ce soit tenir ce genre de raisonnement concernant la délinquance financière ou, l’expression n’est peut-être pas innocente, les « cols blancs ». Je n’ai jamais, sous la plume de qui que ce soit, lu qu’un homme d’affaire coupable d’abus de biens sociaux, un policier dérapant, un politicien dévoyé condamné à deux ans de prison le serait inutilement et qu’il vaudrait mieux lui imposer des travaux d’intérêt général. On voit évidemment, la contradiction : l’impossibilité, que je rappelle désormais semaines après semaines, d’assumer la possibilité de contraindre ceux que l'on considère toujours comme les victimes de la société, en seraient-ils devenus ses bourreaux principaux.

L'humanisme et la peine de mort

Je remarque cette même contradiction dans le domaine de la peine de mort. Favorable à son abolition, je ne l’ai jamais considéré, comme d’aucuns abolitionnistes, comme une sorte de lumière succédant aux ténèbres, considérant depuis longtemps que ce n’est plus l’état le principal pourvoyeur de la mort mais l’individu ou des groupes dévoyés.


Force est de constater pourtant, qu’alors que le prétendu humaniste de gauche ne souffre pas la souffrance donnée par l’état, il l’accepte avec une philosophie très compréhensive lorsqu’il s’agit de l’individu en colère ou mieux encore de la foule. A titre de simple illustration, j’entendais il y a quelques semaines, sur France Inter, le gentil Bernard Guetta, sans doute ennemi farouche de la peine de mort, nous dire qu’il ne pleurerait pas si Monsieur Assad subissait le même sort que Monsieur Khadafi. Je pense que mes pires détracteurs s’accorderont à reconnaître que je n’avais et n’ai pour messieurs Khadafi et Assad, pas le moindre soupçon de sympathie. Je crois sans me vanter avoir été de ceux qui les ont le plus conspué jusqu’à en être suspect. Je ne crains pas cependant de dire combien la façon dont le raïs libyen a été lynché, torturé, sodomisé, m’a soulevé le cœur et que je souhaiterais plutôt pour le rejeton Assad un jugement de Cour fut-il suivi d’une exécution capitale.


Plus généralement, j’ai observé combien les exactions aveugles des foules syriennes, palestiniennes ou libyennes laissaient de marbre ceux qui n’avaient pas assez de larmes pour pleurer le sol d’un terroriste de Guantanamo. L’excès de compréhension n’a d’égal dans son excès que celui de la sollicitude. Il y a peut-être pire que la bonne conscience : la mauvaise.

La crainte de l'islamophobie empêche toute lutte efficace contre le racisme

On annonce cette semaine le décès de Mouloud Aounit, ancien président du Mrap. Je m’abstiendrai évidemment de toute remarque déplacée, celui-ci n’étant plus là pour se défendre. J’ai été suffisamment son adversaire de son vivant pour le laisser désormais en paix. Je me contenterai seulement de quelques remarques périphériques : certains journaux l'ont présenté comme « une grand figure de l’antiracisme », peut-être, d’autres plus thuriféraires : « comme un combattant contre le racisme ». Certainement pas. Je suis même convaincu désormais que les deux expressions sont parfaitement antinomiques. Son compagnon de route du PCF, Pierre Laurent a poussé son sens de l’humour hilarant à déclarer « qu’il avait eu le courage de lutter contre l’islamophobie »… Mais c’est bien cette crainte de l’islamophobie qui tétanise aujourd’hui tous ceux qui veulent lutter efficacement contre le racisme. Exemple : TV5 mardi dernier, 13h : « Nigéria : les affrontements entre chrétiens et musulmans se poursuivent » renseignement pris, on saura le mercredi que ce soit disant affrontement interreligieux a consisté pour des islamistes à assassiner 20 chrétiens dont un pasteur dans une église évangéliste. Je parierai que ce renvoi intercommunautaire dos à dos est la conséquence aussi inconsciente que permanente du chantage à l’islamophobie. Qui ne voit pourtant que ce ne sont désormais pas seulement les juifs ou les chrétiens qui en font les frais : le génocide des noirs non arabes au Darfour, la chasse aux noirs en Libye, la mise en esclavage des noirs mauritaniens (voir un précédent article), Al Qaida au Mali, quel est l’antiraciste professionnel qui aura le courage de dire la souffrance des populations noires sous le joug arabo-islamiste ?


Dans ce cadre d’indulgence apeurée, on remarquera que l’aveuglement devant le printemps arabe continue de se poursuivre : Arte lundi dernier présentait de manière extatique, dans le cadre du printemps arabe égyptien, un jeune auteur de ce pays mettant en scène une « nouvelle vision des croisades ». A en croire l’artiste intellectuel, l’Egypte d’hier aurait épousé le récitatif occidental sur les croisades et qu’il fallait donc désormais montrer au public le mal que l’occident avait causé. Je croyais personnellement que le récitatif arabe de la croisade était acquis depuis longtemps et donnait de manière compréhensible, tous les torts aux églises de la chrétienté. Quoi qu’il en soit, je conseillerais aux grands intellectuels de la chaine franco-allemande de relire Claude Lévi-Strauss et Jacques Ellul,ils pourraient ainsi apprendre que les croisades chrétiennes, pour injustes et terribles qu’elles aient été envers les populations musulmanes et juives n’étaient en vérité que l’imitation du Djihad.


Au-delà de cela, l’Egypte de Mohamed Morsi est devenue désormais entièrement aux mains des Frères depuis l’éviction du maréchal Tantaoui. Il est bien possible que ceci soit la résultante d’un scrutin électoral serré mais tranché. Il n’en demeure pas moins que le nouveau président de la République a décidé de fermer le journal d’opposition Al Destour coupable d’avoir accusé le nouveau pouvoir de vouloir rétablir le califat. En Tunisie, la colère gronde à Sidi bouzid, berceau de la révolution et l’heure est au rétablissement de la charia.


Je devrais regarder Arte plus souvent.    

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 16:45

Article paru sur Atlantico, un vent nouveau sur l'info

La semaine Goldnadel

publié le 06/08/2012 

 

http://www.atlantico.fr/decryptage/en-grece-aussi-double-discours-hypocrite-regit-debats-immigration-gilles-william-goldnadel-442491.html

 

En Grèce aussi, un double discours hypocrite régit les débats sur l'immigration


Autres sujets de la semaine : les propos de Ségolène Royal concernant Najat Vallaud Belkacem et la rivalité des deux sénateurs de droite Jean-Louis Masson et François Grosdidier. 

"La Grèce est l’une des portes d’entrée les plus vulnérables de l’espace européen et la Turquie voisine a un problème d’immigration aigu en raison du drame syrien." Crédit Reuters 

Le sujet épineux de l'immigration en Grèce

La semaine dernière, j’évoquais cette crise de tétanie métaphysique qui frappe l’Europe depuis quatre décennies, concernant la question de l’immigration.

L’impossibilité physique et morale de pouvoir dire non à un étranger, « tu n’entreras pas, ceci est ma maison, ceci est ma nation ».

Les nouvelles qui nous viennent aujourd’hui de Grèce confirment en tout point ce sombre diagnostic. Elle montre également combien le discours médiatique et politique sur la question qui fâche est marqué par l’hypocrisie.

Depuis hier, le gouvernement grec, dominé par les conservateurs et les socialistes modérés, a décidé de respecter les promesses tenues pendant la campagne électorale qui consistaient à faire respecter les lois de la république hellénique en matière de flux migratoires.

Las ! Il a suffi que le gouvernement passe des paroles aux actes pour qu’une certaine presse pousse des cris d’orfraie (voir le reportage de TV5 dimanche soir qui laisse à penser que l’extrême droite grecque est derrière le rideau) ou que l’extrême gauche grecque compare l’action menée à des « Pogroms » référence à la souffrance juive aussi obligatoire qu’indécente.

Pourtant, le cas grec est l’un des moins discutables en matière de respect de la législation sur les droits et devoirs des étrangers : la Grèce est en faillite, elle ne peut se permettre aucunement d’accueillir plus d’étrangers en situation irrégulière sur son territoire, la nervosité de la population est à son paroxysme a fortiori lorsque d’inévitables problèmes de sécurité viennent se surajouter.

En outre, la Grèce est l’une des portes d’entrée les plus vulnérables de l’espace européen et la Turquie voisine a un problème d’immigration aigu en raison du drame syrien.

Dans ce contexte, nul n’a critiqué la manière dont le gouvernement grec s'y est jusqu’à présent pris pour faire respecter une loi dont personne ne conteste par ailleurs l’aspect désagréable. En général, c’est précisément à l’Etat qu’incombe cette désagréable mission, puisque c’est lui qui dispose du droit d’utiliser la violence nécessaire, au sens où Max Weber l’entendait.

Pourtant, c’est dans ce cadre légal et à la légitimité politique et morale indiscutable que nos prétendues belles consciences vont se mettre à pérorer. Quoique leur discours officiel consiste à dire qu’il faut tout faire pour faciliter la vie et l’intégration des immigrés en situation régulière et dont la présence ne poserait aucun problème quel qu’en soit le nombre, il faudrait également faire respecter la loi concernant les étrangers en situation irrégulière – et c’est là où réside l’hypocrisie- leur discours change radicalement dès lors que précisément un policier montre le bout de son nez – sans parler de sa matraque - pour faire respecter ce discours.

C’est dans cette faille béante, entre le dit et le non-fait que l’Europe, peu à peu, se meurt.

 

Le talent de Najat Vallaud Belkacem ne se résume pas à ses origines

C’est dans ce contexte, que je souhaite revenir sur les curieux propos qu’a prononcé Ségolène Royal concernant Najat Vallaud Belkacem.

La première ayant en effet indiqué que la seconde devrait se rappeler qu’elle ne serait jamais devenue ce qu’elle est aujourd’hui sans être une immigrée.

Il est des jours où Ségolène Royal rendrait sympathique Valérie Trierweiler. Au lendemain de sa défaite électorale, n’était-ce pas déjà elle qui qualifiait de traitre son vainqueur sous le prétexte que celui-ci avait été élu avec des voix de droite… Mais revenons-en à Najat Vallaud Belkacem. Quelle étrange question qui montre à quel point le problème des origines obsède précisément ceux et celles qui en font commerce. Vais-je me demander si Ségolène Royal ne serait pas devenue ce qu’elle est si elle n’avait pas été affublée d’un gentil petit minois ? Vais-je me demander si Charlotte Gainsbourg ne serait pas devenue, en dépit de son talent, ce qu’elle est sans être la fille de son père ? Et tant qu’à faire ne pourrais-je pas poser le même type de question à Madame Aubry ou à Monsieur Baroin ?

En ce qui me concerne, et bien que je sois loin de partager les idées de Mme Vallaud Belkacem, il me semble que son talent peut expliquer bien des choses sans avoir à  poser publiquement -et apparemment impunément- des questions saugrenues.

La meilleure manière d'éliminer son rival politique

La presse hexagonale fait depuis quinze jours ses choux gras sur la rivalité fratricide des deux sénateurs de droite, messieurs Masson et Grosdidier.

Le second ayant été pris si j’ose dire la langue dans le sac dans le cadre d’une conversation enregistrée dans laquelle il envisageait de piéger son rival obsessionnel au moyen d’une jeune et accorte créature marocaine.

Je dirais tout d’abord que la manière goguenarde dont beaucoup d’échotiers ont renvoyé dos à dos les deux protagonistes fait injure au premier, qui, à ma connaissance m’a tout l’air d’une victime.

Je veux surtout faire ici observer, sur le fond, qu’aujourd’hui la manière la plus commode de perdre un rival, un ennemi, un concurrent politique ou commercial est de monter une supercherie à caractère sexuel. Dans ce cadre, les accusations de la prétendue harcelée ou violée sont prises sans grands égards pour les droits de l’accusé. C’est sur cette base que j’ai été conduit à prendre dans ces colonnes des positions dans les affaires opposant Dominique Strauss Kahn à mesdames Diallo et Banon qui ne m’ont pas rapporté que des ami(e)s.


Entre droits de l'hommisme et antisionisme

Alors que la Syrie s’enfonce, jour après jour, nuit après nuit, dans une horreur sans fin. Alors que l’Egypte, elle aussi est menacée par les djihadistes quand ce n’est pas tout simplement par les Frères musulmans, le Monde n’a pas trouvé plus urgent que de publier un articulet émanant d’un responsable de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) que je ne connais pas et de Michel Tubiana, représentant d’une organisation euro-méditerranéenne que je connais et dont la finesse d’analyse ne m’a jamais beaucoup frappé. On aurait pu penser qu’eu égard au malheur des populations de Syrie, ces droits de l’hommistes auraient pu enfin sortir de leur torpeur.

A longueur d’éditoriaux, je me suis ici étonné combien les rues de Paris étaient vides de ces manifestants en kéfié, pourtant toujours alertes lorsqu’il s’agit de défiler pour Gaza et Ramallah.

Et bien non, messieurs Souhayr Belhassen et Michel Tubiana  n’ont pas trouvé plus urgent que de pondre un article dans lequel ils réclament la fin de la complaisance européenne à l’égard d’Israël. Dans une argumentation assez surréaliste, ils expliquent que les peuples arabes étant sur le point de conquérir leur liberté, il doit en être de même pour le peuple palestinien. Droits de l’homme ! Droits de l’homme ! Que de cochonneries on commet en ton nom !

"Terre promise, trop promise" de Nathan Weinstock

Dans ce cadre de réflexion, je ne saurais trop recommander la lecture de l’ouvrage édifiant de Nathan Weinstock récemment publié chez Odile Jacob et intitulé « Terre promise, trop promise ». Nathan Weinstock est un juriste et historien clairement engagé à gauche mais qui n’a certainement pas renoncé à l’objectivité intellectuelle. Il a été pourtant l’auteur dans ses vertes années d’un très antisioniste « Le sionisme contre Israël » dont il se repent quelque peu aujourd’hui, avec humour. Quoi qu’il en soit, son livre roboratif est riche d’enseignements qui prendront à rebrousse-poil bien des lecteurs :

Chez les uns, il heurtera ceux qui pensent, contre moi, que le peuple arabe de Palestine n’est qu’une chimère. Weinstock montre comment, au moins depuis 1920, celui-ci était déterminé à s’organiser politiquement.

Chez les autres, Weinstock montre combien dès le départ ce mouvement national indiscutable a été travaillé par l’islamisme et l’antisémitisme les plus obsessionnels. Il montre également, documents à l’appui, comment dès 1920 les afides du grand Mufti de Jerusalem était déterminés à procéder à une épuration ethnique. Au besoin, en terrorisant au préalable et en assassinant les arabes plus modérés, enclins au compromis.

Les choses ont-elles tellement changé depuis ?


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Published by GOLDNADEL Gilles William
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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 14:46

PARU SUR LE SITE « ATLANTICO, un vent nouveau sur l’info » : http://www.atlantico.fr

http://www.atlantico.fr/decryptage/cette-gauche-antifascisme-supporte-pas-place-contradictions-anti-racistes-gilles-william-goldnadel-435675.html

 

La semaine Goldnadel

Publié le 30 juillet 2012

 

Cette gauche obsédée par le fascisme, mais qui ne supporte pas qu'on la place devant ses contradictions anti-racistes

Cette semaine, Gilles-William Goldnadel revient sur l'édification d'une statue de Mao à Montpellier, les réactions qui ont suivi la discours de François Hollande sur le Vel d'Hiv, l'hypocrisie des médias face au régime syrien et la plainte de Mélenchon contre Copé face à des accusations antisémites.

 

Valls et l'impossibilité de dire non

Beaucoup d’explications ont été données au projet de Manuel Valls d’assouplir les conditions, pourtant déjà fort souples, de naturalisation des étrangers qui en font la demande.

On a dit que c’était pour se démarquer à nouveau des positions de Claude Guéant, et on a eu raison. D’autres ont dit, que le PS n’ayant pas d’autres moyens de se distinguer – compte tenu de l’étroitesse de ses capacités de manœuvre dans le domaine social et économique – seules les questions sociétales lui permettent de le faire. Et ils ont raison.

Certains enfin, ont fait observer que le ministre de l’intérieur se situe là dans la continuité stratégique dessinée par Terra Nova et qui considère que les immigrés constituant désormais la clientèle privilégiée de la gauche, les satisfaire, voire les multiplier, est nécessaire. Malheureusement, ils n’ont pas tort.

Mais il existe une autre explication, complémentaire à toutes les autres, et dont le ministre ici décevant, n’a peut-être même pas conscience.

L’impossibilité psychologique de dire non à l’Autre. Ce que j’appelle depuis longtemps la dilection pour l’altérité : l’impossibilité de lui dire non, tu n’entreras pas chez moi, non ceci est ma maison, non ceci est ma nation. On retrouve cette crise de tétanie métaphysique dans la difficulté post-soixante-huitarde de savoir dire non à nos enfants. L’étranger infantilisé, l’européen tétanisé : tels ressemblent aujourd’hui nos dirigeants suicidaires dans une Europe crépusculaire.

Les contradictions du procureur Courroye

Monsieur le procureur Courroye veut, parait-il, se faire avocat. Il a, en tous les cas, effectué sa première plaidoirie, pro domo, dans le Figaro de cette semaine. A dire vrai, je ne suis pas sûr que ce magistrat ait toutes les qualités requises pour devenir un excellent confrère. Certes, je ne suis pas objectif et notre inimitié est notoire. Lorsque je lis, par exemple, sous  sa plume qu’il n’aurait jamais été assez bête pour faire disparaitre une pièce d’un dossier de procédure, tel que Charles Pasqua le lui reproche aujourd’hui judiciairement, je ne peux m’empêcher de sourire en pensant à ce qu’aurait été sa réaction de magistrat instructeur si l’un de ceux qu’il soumettait à ses rudes questions s’était contenté de lui servir ce type d’argumentation. Je veux dire encore ici combien celui qui prend aujourd’hui la posture de victime aura eu jusqu’à présent à faire à une justice bonne fille. En témoigne, parmi d’autres, la décision de ne pas poursuivre pénalement le fait qu’il ait antidaté une ordonnance dans l’affaire dite de l’Angolagate.

Ayant dit cela, avec fermeté, je veux dire ici combien je trouve pénible que le journal « Le Monde », qui aura été celui qui aura montré le plus d’indulgence empathique envers le juge Courroye, se montre aujourd’hui le plus déterminé à abattre le procureur de Nanterre qui a le droit, lui aussi, à la présomption d’innocence dans les affaires en cours. J’en conclus qu’il vaut mieux en France être juge d’instruction que procureur.

Le point de vue manichéen de la presse sur le dossier syrien

Je ne voudrais surtout pas comparer Monsieur Courroye avec Monsieur Assad, mais j’observe que s’agissant de ce dernier, la presse française, ici encore est passée d’un excès l’autre. Ici encore, je suis difficilement soupçonnable de tendresse envers le régime syrien. Je le suis d’autant moins que mon opposition radicale à ce régime mortifère me valait au contraire le soupçon d’être peut-être arabophobe. Mais j’observe néanmoins que lorsque Hafez El Assad massacrait au moins 20 000 de ses opposants à Hama, lorsqu’il finançait le terrorisme du Hezbollah, la presse hexagonale s’est montrée particulièrement discrète. Il y a un peu plus d’un an, Paris Match ne craignait pas de faire un reportage attendri sur la visite du couple des tourtereaux Assad à Paris. Nul n’a été dans la presse française particulièrement choqué ni par la photo ni par la légèreté des mots. Aujourd’hui, le même hebdomadaire publie, sous la plume de Patrick Forestier, un reportage dénué de toute aménité. La même presse française, par hostilité au régime en place, perd tout esprit critique à l’égard d’une opposition sur le terrain largement dominée par les islamistes. Question : les journalistes sont-ils vraiment obligés de choisir un camp ? Par exemple, étaient-ils obligés de laisser à penser que leur confrère Jaquier avait été victime des milices gouvernementales, alors que tout, semble-t-il, laisse à penser aujourd’hui que le malheureux est tombé sous les balles des insurgés. N’est-ce pas une preuve particulière de puérilité que de penser que contre un méchant, il y a, forcément, en face un gentil ?

Gloire à Mao !

Le Figaro du 29 juillet relate que l’édification d’une statue de Mao suscite la polémique à Montpellier. Cette statue commandée par Georges Frêche, installée mardi dernier sur la place du XXe siècle dite des « Grands Hommes », est critiquée par Arnaud Julien, conseiller municipal UMP, qui a déclaré : « Mao est un dictateur et un criminel, responsable de millions de morts, lui ériger une statue revient à l’honorer, c’est une provocation ! ». Et l’opposition de surenchérir : « Si on suit cette logique politique, le fascisme a été aussi une idéologie majeure du siècle précédent, Mussolini et Hitler devraient-ils aussi avoir leur statues ? »

 Jean-Pierre Moure, président PS de la communauté des agglomérations, droit dans ses bottes, a cru devoir leur répliquer : « Les idéologies représentées sur la place sont toutes des idéologies de libération, de conquête des droits, malgré leurs parts d’ombre.  Le fascisme et le nazisme sont la négation même de liberté. Mao a effectivement causé des millions de morts mais il a aussi joué un grand rôle dans la montée en puissance de la Chine au XXe siècle. »

On retrouve, cette faiblesse socialiste pour les crimes du communisme dans le débat que le même journal le même jour ouvre au sujet du rappel de la publication par mon ami Stéphane Courtois du « Livre noir du communisme » en 1997.

L’ancien maoïste converti à l’anticommunisme écrivait en ouverture de son opus : « Nombres d’historiens renommés n’hésitent pas à utiliser l’expression « crime contre l’humanité » pour qualifier les crimes nazis. Il nous semble donc qu’il n’est pas illégitime d’utiliser ces notions pour caractériser certains des crimes commis dans les régimes communistes. »

Cette vision lui attira les foudres du Monde et le plongea dans un ghetto dont il est heureusement sorti aujourd’hui. Il n’empêche : Lionel Jospin, monta à l’époque au créneau, à l’instar du président Jean-Pierre Moure aujourd’hui, et déclara noblement à l’Assemblée nationale : «  La révolution de 1917 a été un des grands évènements du siècle et si le PCF a tant tardé à dénoncer le stalinisme, il a tiré les leçons de son histoire. Il est représenté dans mon gouvernement et j’en suis fier. »

C’est Laurent Joffrin qui finalement sauva l’honneur de la gauche dans un article intitulé : « Sauver Lénine ?» et publié dans Libération, il écrivait que la contestation des chiffres autour du « Livre noir » était dérisoire : « A 50 ou 60 millions de morts au lieu de 80, le communisme deviendrait-il présentable ? » en ajoutant : « Le crime est bien au cœur même du projet communiste, non à cause de l’intention maléfique de son promoteur mais parce que sans le crime leur plan de réorganisation totale de la société est impossible à mettre en œuvre. »

Pour ceux qui en doutent encore, je  ne saurai trop recommander la lecture du dernier et formidable ouvrage de Francois Kersaudy « Staline » aux éditions Perrin.

La France dure avec elle-même ?

La semaine dernière, j’ai rendu hommage au discours de François Hollande concernant le Vel d’Hiv et la déportation des juifs de France. J’ai lu certaines réserves concernant la mise en cause de la France en tant que telle, et je les comprends. Il n’empêche : si on juge un pays à l’aune de l’attitude de ses élites politiques, judiciaires, médiatiques, policières, ce pays s’est largement déconsidéré en dépit d’une admirable minorité à laquelle mon ami Serge Klarsfeld a toujours su rendre justice. Je veux également dire ici que les hommes étant des hommes, ceux de France, contrairement à ce qui a été dit et écrit, se sont plutôt mieux comportés que des hollandais ou des norvégiens envers lesquelles l’histoire s’est montrée plus clémente.

La semaine dernière encore, je disais aussi que je connaissais les limites de l’exercice de repentance désormais obligé. Lorsque je vois un François Hollande se dire désormais déterminé à poursuivre l’antisémitisme où qu’il se trouve mais que je ne vois pas les nouvelles autorités avoir agi ni en faveur de l’inscription du Hezbollah – responsable de l’attentat contre des israéliens en Bulgarie la semaine dernière – sur la liste des organisations terroristes, ni en faveur d’une minute de silence lors de la séance d’ouverture des Jeux olympiques de Londres en hommage aux athlètes israéliens assassinés il y a 40 ans lors des olympiades de Munich par un commando de Septembre noir, agissant en complicité avec des néo-nazis allemands, je me dis que l’on est loin encore d’être sortir de la condamnation symbolique, pour ne pas dire platonique.

Et à dire le vrai, à scruter l’apathie générale à l’égard de ces deux évènements, je ne suis pas sûr que l’élite d’aujourd’hui soit, en dépit de ses obsessions antiracistes, en posture de donner des leçons de morale aux élites démissionnaires d’hier.

A ce sujet, je recommande la lecture de l’article d’Alexandra Schwarsbrodt dans Libération, dans lequel celle-ci relate l’attitude exemplaire d’un Boualem Sansal, écrivain algérien, boycotté par le jury des ambassadeurs arabes à Paris pour avoir osé se rendre en Israël, défendu par Olivier Poivre d’Arvor, président de France Culture, et qui vient refuser la dotation de 10 000 euros qui lui a été offerte pour l’offrir à l’association « Un cœur pour la paix », chargée d’apporter un secours médical aux enfants d’Israël et de Palestine.

Ici, l’élite, le Juste, est un Arabe.

Mélenchon et l'antisémitisme

A ce qu’il parait, Monsieur Mélenchon veut poursuivre Jean-François Copé devant le tribunal pour avoir osé lui reprocher d’entretenir des intelligences coupables avec l’antisémite déclaré Mikis Théodorakis. D’après ce que je crois comprendre, Mélenchon n’était pas au courant des déclarations du musicien grec, il ne saurait se les voir reprocher. Mais je crois savoir également que Monsieur Mélenchon est allé visiter son ami Chavez, sans que d’ailleurs la presse française ne s’en émeuve particulièrement. Je doute que Monsieur Mélenchon n’ait pas été tenu au courant des déclarations anti-juives, nombreuses et anciennes du timonier bolivarien. Il y a une dizaine d’année, à la suite d’Annette Lévy-Villard, je commettais un article dans Libération dans lesquelles je rappelais que Chavez avait la grande habitude de reprocher aux Juifs leur amour de l’argent ou leur détestation du Christ. Ce que Copé reproche justement à Mélenchon, ce n’est certainement pas son antisémitisme, c’est un accommodement dont il n’a pas le monopole à gauche pour la  judéophobie radicale.

Il est piquant de constater à quel point ceux qui ont l’injure antifasciste généreuse ont le cuir sensible lorsqu’on les place devant les contradictions de leur antiracisme vétilleux.

 

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