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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 15:39

  

PARU SUR LE SITE Valeurs Actuelles

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L'oeil de Goldnadel 

30 Septembre 2013

"Salauds de Valeurs actuelles" Par Gilles William Goldnadel 

Chaque semaine, Gilles-William Goldnadel propose aux lecteurs de Valeurs actuelles son Regard sur l'actualité. Aujourd'hui, il revient sur la polémique qui a suivi la dernière couverture de Valeurs actuelles sur les naturalisés.


C'est entendu, les Verts ont dévoyé l'écologie politique. Ils ont tout à la fois oublié la défense de la faune animale et se conduisent pire que les pires politicards qu'ils entendaient dénoncer. Furieux de ne plus faire partie du gratin du parti, Mamère Noël dénonce une « firme » cynique, quant à Hulot Nicolas, celui-ci aura mis longtemps avant de s'apercevoir cette semaine que ses anciens amis « étaient plus préoccupés de se situer à la gauche de la gauche que d'écologie ».

C'est dans ce contexte rien moins que sincère que s’insèrent les dernières imprécations de Mme Duflot à l'égard de M. Valls.

Reconnaissons-le : Mme Duflot à raison. Elle a raison de comparer les dernières observations du ministre de l'intérieur touchant aux Roms au discours de Nicolas Sarkozy à Grenoble. Allons même plus avant, en comparant les deux discours : celui de M. Valls va plus loin en essentialisant les problèmes posés par la présence croissante de la population précitée sur le territoire national.


Or, peut-on rappeler à gauche la manière dont le discours grenoblois de l'ancien président de droite avait été accueilli politiquement et médiatiquement. M. Sarkozy était devenu dans le meilleur des cas un vichyssois et dans le pire un nazi. Avec une miséricorde particulière, un prêtre catholique pria pour que l'être sans cœur succombe d'un infarctus, sans que cette oraison funeste paraisse excessive à l'entendement journalistique.

Dès lors, et avec la même logique, on peut considérer que Mme Duflot est restée bien en-deçà de ce qu'elle aurait pu dire pour tenter de faire sortir M. Hollande de ses gonds politiques.

Seul, Daniel Cohn-Bendit, soudain rajeuni, a tenté (Le Parisien 28 septembre) le cri qui il y a peu paralysait encore : « Les juifs des années 1930 non plus n'étaient pas intégrables (GWG : ah bon ?)… Ils ont fini en camp de concentration. En s'exprimant ainsi, Valls renforce les extrémistes».


Normal. J'aurais passé mon temps à démontrer que c'est Mai 68 portant le slogan banalisant le nazisme, « CRS SS » qui a ouvert la voie à ce crétinisme intellectuel qui a terrorisé les esprits, culpabilisé les consciences, décérébré les cerveaux et sidéré l'action politique occidentale depuis les années 70.

Las, le président équilibriste ne peut plus continuer à jouer la chauve-souris de la fable en exhibant les ailes de faucon de M. Valls comme les ailettes angéliques des dames Duflot et Taubira.

Les Français vont découvrir enfin l’incongruité d'alliances entre partis et individus qui vont du centre républicain jusqu'à l'extrême radicalité destructrice.

Car ceux-ci sont définitivement vaccinés contre cette rage affabulatrice qui les aura peints depuis 40 ans en vert-de-gris dès lors qu'ils refusaient de se soumettre au diktat immigrationniste.

Voilà pourquoi, quand bien même les cris de « fasciste ! » (Libération 26 septembre) ont émaillé le réquisitoire de Mme Duflot, quand bien même l'ineffable Mme Redding a-t-elle tenté quelques immixtions imprécatoires, 77 % de Français libérés plutôt que nazifiés ont approuvé les évidences du ministre de l'intérieur.


Quel est le  sens profond de ce « pacte républicain » qu'aurait trahi M. Valls en proférant les propos qui ont fâché la responsable de la firme, sinon la transgression de l'omerta sur les ravages de l'immigration incontrôlée ?

Déjà, lundi, un député PS, M. Pouria Amirashi, transfuge de l'UNEF, reprochait au ministre de l'intérieur d'avoir dit sur les Roms des vérités qui n'étaient pas bonnes à dire…

En somme, Valls avait cassé la baraque, ruiné le fonds de commerce antiraciste qui avait tant rapporté et tant nui à un adversaire jusqu'alors tétanisé.

C'est dans ce contexte de désarroi politique et intellectuel, qu'il faut saisir la tentative pathétique de certaines organisations satellites du PS et du PCF en déshérence, d'intimider Valeurs Actuelles concernant ses articles relatifs à une naturalisation dénaturée et aux dangers du radicalisme islamique.


À ce sujet, la présence au sein de la meute faussement antiraciste de l’UEJF ne surprendra que ceux qui ignorent l'inféodation de la direction de cette organisation juive, jadis magnifique, à un Parti Socialiste qui ne fait pourtant plus grand cas d’elle.

Salauds de Valeurs Actuelles qui reproduisait en tête d'un des articles une photo de femmes voilées manifestant en faveur de Mohamed Merah…

Peu de danger, en revanche, que l'UEJF réclame des comptes judiciaires à cet « humoriste » de Canal+ qui devant un Elie Semoun atterré s'exclamait : «Tu n’as jamais plongé dans le communautarisme…certains l’ont fait… Tu aurais pu toi aussi t’afficher dans la rue en vendant des jeans et des diamants à l’arrière d’une Smart en disant « Israël a raison, nique la Palestine woualala… » Mais tu ne l’as pas fait… Comme quoi on peut être de confession juive et pas complètement dégueulasse, n’en déplaise à certains. ».

Car pour ces gens-là, « bobo de gauche antifeuj » relève encore de l'inoxydable oxymore. Eux qui, quelques heures encore avant l'identification de Mohamed Merah tentaient désespérément de croire en la piste de l'extrême droite.


Ces nostalgiques d’une police de la pensée moins policée n'ont toujours pas compris que l'on ne meurt plus de leurs flèches au poison éventé. Ni de leur discours ringardisé.

Lu dans Le Monde un article intitulé « La très mauvaise défense de Nicolas Sarkozy par Nadine Morano » et qui pourrait tout aussi bien s'intituler « La très mauvaise attaque contre Nadine Morano ». On aura compris que l’ex députée UMP a osé s’en prendre à l'arrêt de la chambre de l'instruction de la Cour d'Appel de Bordeaux faisant litière des nullités de procédure soulevées par la défense de Nicolas Sarkozy et des autres prévenus. Je ne peux ni ne veux ici entrer dans tous les détails de l'argumentation du journal du soir qui aspire, paraît-il, à l'objectivité.

Je me bornerai néanmoins à trois observations :

- Curieux, tout d'abord, cet acharnement à vouloir à toute force justifier la qualité et l'objectivité du magistrat instructeur bordelais. Voilà qui me rappelle la manière dont le même journal défendait obstinément et aveuglément la qualité et l'objectivité du juge d'instruction Philippe Courroye durant l’Angolagate… avant de devenir le pire contempteur, puis l'adversaire judiciaire acharné du procureur de Nanterre Philippe Courroye.


- Le Monde reprend sans rire ni critique l'attendu de la cour d'appel de Bordeaux considérant que pour un juge, désigner comme co-expert son témoin de mariage ne rendrait pas critiquable l’expertise à venir. Étrangement, c'est le même journal qui a considéré que le co-arbitrage rendu par M Estoup dans l'affaire Tapie était éminemment suspect, compte tenu d'une simple dédicace sur un livre adressé au premier par le second. Allez comprendre.

- Le quotidien vespéral ironise enfin sur le fait que Mme Morano s'interroge sur l'éventuelle appartenance du juge d'instruction au Syndicat de la Magistrature, ce qui serait juridiquement impossible. Sans doute, mais personne n'a obligé M. le juge Gentil à cosigner une pétition vitupérant la politique pénale menée par celui qu'il a cru devoir mettre en examen.

S'interroger sur l'influence de l'idéologie du syndicat qui a collé au mur une grande partie des amis de Nicolas Sarkozy ainsi que quelques parents d'enfants assassinés semble irriter Le Monde.

Peu étonnant de la part d'un quotidien qui n'a pas eu un mot pour critiquer le SM et son mur, si ce n'est de m'avoir soupçonné d'être à l'origine d'une « opération politique ».


À ce sujet, je ne saurais trop recommander la lecture du « Fusillé du Mur des Cons » (Plon) publié par mon client Clément Weill-Raynal, le journaliste qui révéla le scandale, et qui paraît cette semaine. Lecture édifiante mais aussi écœurante. Au regard du comportement des magistrats pris, la main dans le sac, et pour l'heure toujours impunis par la grâce protectrice de la garde des Sceaux. Mais encore et peut-être surtout en raison de l'attitude complice des syndicats de journalistes SNJ et CGT qui auront tout fait pour étouffer le scandale et nuire à celui qui l’aura révélé. Attitude qui explique, mieux que toute autre spéculation, le monde médiatique idéologisé, rebelle à toute réalité, dans lequel nous vivons toujours.

Quant au monde judiciaire idéologisé et à l'article du Monde éreintant Mme Morano pour crime de lèse-majesté envers lui, je ne retire pas un mot à ces lignes que j'ai écrites dans le Figaro en suite de la découverte du mur de la connerie gauchisante et citées dans le livre à paraître : « Sous ce nouvel éclairage, je commence à comprendre que certaines décisions de justice, incompréhensibles sérieusement, relevaient sans doute aussi de la farce et attrape. Un enfermement d'un soi-disant puissant là, la libération d'un criminel ici, une relaxe au bénéfice d'un doute inexistant, une condamnation sur la base de preuves fantasmatiques, une mise en examen à grands coups de trompettes et de cymbales, c'était encore pour rire. Et moi, rien que pour plaisanter, je vais conseiller à tous mes cons de clients de récuser tous les juges rigolos ».


Si je ne le dis pas, alors qui va le dire ?

  • Le souffle de la libération intellectuelle aura même réussi à atteindre les colonnes du Monde : dans son éditorial à la une datée du 25 septembre, intitulé « l'étendard mortifère du djihadisme » et rédigé au lendemain des massacres commis au nom de l'islam au Kenya, au Pakistan et au Nigéria, on peut lire la conclusion suivante : « Ce fatras idéologique totalitaire paraît être l'étendard au nom duquel se fait l'engagement militant chez certains jeunes dans le monde musulman. Célébré, mythifié sur des sites Internet, il justifie toutes les violences. Il est mortifère. Les grandes voix de l'islam devraient le dénoncer sans relâche. Or on ne les entend pas. »

Or, surtout, lorsqu'on engueule « ces grandes voix de l'islam » qui restent désespérément muettes, on est taxé d'islamophobe…. jusque dans les colonnes du Monde.

  • L'angélisme occidental est décidément incurable : après Bachar el-Assad il y a quelques années, cet ophtalmologue moderne, Mohamed Morsi, il y a quelques mois, voilà que le nouveau président iranien Rohani, est nimbé de l'auréole de la modération. Il a beau sortir du sérail de Khomeini, rien n'y fait. Quant à ses propos -au demeurant sans conséquences- sur sa reconnaissance de la Shoah, je signale qu'ils ont été démentis aussitôt par l'agence de presse iranienne. L'Iran me paraît bien placé pour soutirer les quelques mois qui lui manquaient pour obtenir sa bombe. Tout y concourt : l'habileté et la finesse des joueurs d'échecs persans comme la balourdise et les atermoiements de la diplomatie obamanienne. Il y aurait également beaucoup à dire sur l'état des opinions publiques occidentales, à commencer par l'opinion américaine. Je renvoie le lecteur intéressé à cet article du très libéral New York Times de la semaine passée qui déplorait un isolationnisme identique à celui qui prévalait jusqu'à fin 1941 et Pearl Harbour. À cette époque, beaucoup ne voulaient pas « faire la guerre pour Israël ». On connaît la suite.

Je sais, à quel point mon discours est inaudible actuellement en France. Raison de plus pour l'écrire.

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 16:06

 

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L'oeil de Goldnadel 

23 Septembre 2013

Droitisation : une lente dégauchisation des esprits ? Par Gilles William Goldnadel

Chaque semaine, Gilles-William Goldnadel propose aux lecteurs de Valeurs actuelles son Regard sur l'actualité. Aujourd'hui, il s'interroge: "Et si la fameuse droitisation n'était pas autre chose qu'une lente dégauchisation des esprits ?..."

Ainsi titrait Libération : bijoutier de Nice « La haine en réseau » (18 septembre). On comprenait que selon le quotidien très à gauche, les 1,6 millions d'internautes qui ont dit leur solidarité envers le meurtrier violenté étaient les vecteurs détestables de la détestation. Une sorte de troupeau de beaufs, autrefois soumis et soudainement métamorphosés en taureaux furieux.

Que les caves puissent se rebiffer contre les truands, voilà qu'une partie du milieu médiatique ne le supporte pas. Dans une première tentative (France Inter dimanche 15 septembre) le milieu a tenté de nier le phénomène inconcevable : les messages électroniques disant leur solidarité ou leur compréhension ou encore leur compassion envers le bijoutier au bracelet, tellement étranges, ne pouvaient venir que de l'étranger. En France, les beaufs sont sous le joug. Le peuple ne pense pas bien, changeons le, disait Brecht : ici, en étrangers.

Il y a peu, un avocat blogueur, en l'espèce blagueur, avait nié la réalité du succès rencontré sur Internet par l'Institut Pour la Justice, lorsque celui-ci avait récolté des centaines de milliers de messages de sympathie à l'égard de Joël Censier, père d'un enfant assassiné par un meurtrier libéré.

 

Cette semaine, la tentative de déchéance massive de nationalité ayant fait long feu, il ne restait plus que la possibilité de revenir à la bonne vieille méthode de déchéance massive d'humanité.

Et si la sollicitude avait changé de camp ? Et si il n'était plus interdit désormais de s'essayer à la compréhension de l'agressé après avoir fait montre d'une empathie compréhensive et quarantenaire pour son agresseur ?

Et pourquoi pas la colère aussi ? Pourquoi laisser la rue ou les cités aux seuls délinquants ou à leurs soutiens, lorsque l'un d’eux est victime d'un accident du travail et cantonner les parents des victimes à des marches blanches, dignes et forcément silencieuses ?

 

Et si la fameuse droitisation n'était pas autre chose qu'une lente dégauchisation des esprits ?

Les caves se rebiffent. Pacifiquement. J'y vois un progrès humain. Oserais-je écrire une libération ?

 

J'ai trop d'estime et d'affection pour le nouveau président du CRIF, Roger Cukierman pour ne pas lui avoir dit que j'avais trouvé un peu court le communiqué publié cette semaine par son organisation.

Je comprends que celle-ci ait pu se dire « déçue » par les déclarations controversées de François Fillon.

J'ai moi-même écrit dans ces colonnes, la semaine dernière, qu’il n'était pas la peine d'avoir critiqué Sarkozy et Copé au sujet de leur attitude envers le Front National si c'était pour aller quelques semaines plus tard plus loin qu’eux.

J'ai été également bien seul dans la presse française pour m'étonner que l'ancien premier ministre, jusqu'à peu si vétilleux sur les fréquentations de ses amis politiques, ait cru devoir rencontrer récemment à Beyrouth un membre du Hezbollah.

Je n'ai pas été non plus très accompagné lorsqu'il s'agissait de défendre mon amie Jeannette Boughrab, alors ministre, savonnée à Matignon pour avoir osé suggérer qu'un islamiste modéré n’était qu’un oxymore.

Et j'avoue encore n'apprécier qu'avec une extrême modération que le même donne, du Moscou de Poutine, des leçons d'indépendance au gouvernement de la France.

Voilà qui ressemble effectivement au discours de politique étrangère de Marine Le Pen et de certains de ses amis les moins décoratifs.

 

Mais ayant écrit cela, je veux écrire ici tout aussi fermement que l'organisation représentative de la communauté juive ne doit plus renouer avec cette hémiplégie intellectuelle et morale qui lui a autrefois tant coûté.

Comment pouvoir, en conscience, morigéner Fillon pour une petite phrase absconse et épargner une union de la gauche gravée dans le marbre et scellée dans les urnes ?

Me faut-il donc rappeler, une nouvelle fois, que c'est M. Le Hyaric, directeur de l'Humanité, organe du PCF -allié du PS- qui, lors du discours de clôture de la fête du même nom de 2012, a célébré devant la foule celui qui avait été condamné pour avoir tenté d'assassiner un grand rabbin ?


Me faut-il donc rappeler, une nouvelle fois, que c'est Jean-Luc Mélenchon, du Front de gauche -allié du PS-, admirateur éploré de feu Chavez, qui déclarait il y a peu que M. Moscovici « pensait finance internationale ». Mon esprit est impuissant à imaginer ce qu'auraient été les réactions de la classe médiatique si Marine Le Pen avait tenu les mêmes propos.

Me faut-il donc rappeler, une nouvelle fois, que ce sont les Verts de Mme Duflot -alliés du PS- qui se montrent les plus compréhensifs envers le boycott illégal des produits de l'État juif et qu'un article du Monde (22 mars 2012),  publié lors de l’affaire Merah révélait que certains, au sein du parti pseudo écologiste, n'avaient pas beaucoup apprécié l'excès de compassion dont avait fait montre Eva Joly au lendemain du massacre dans l'école juive… Rien que cela.

La communauté juive de France organisée a trop payé le prix de ses errements passés, en matière d'immigrationnisme incontrôlé ou de sous-estimation des dangers de l'islamo-gauchisme pour manquer de mémoire et d'équilibre.

L'actuel président du CRIF, qui sut, lors de son précédent mandat, admonester le front « rouge-vert-brun » au grand dam des chaisières de la pensée conforme, le sait aussi bien que moi.

 

Si je ne le dis pas, alors qui va le dire ?

  • Relire encore une fois cette interview par Richard Heuzé de Domenico Quirico (le Figaro 16 septembre). Extraits des déclarations de ce journaliste italien, retenu en otage pendant cinq mois par des groupes islamistes en Syrie : « ils (ses guides) nous ont livrés à un émir local. Nous avons tout de suite été sévèrement battus avant d'être vendus à un groupe reconnu de la rébellion. »

Mon commentaire : Primo Lévi, dans « Si c'est un homme » raconte que l'une des choses qui l’ont le plus effrayé et détruit psychologiquement, c'est lorsque les militaires italiens l'ont remis aux soldats allemands, d'avoir été immédiatement battu. Pour rien.

Question du Figaro : « avez-vous pensé à la mort ? »

Réponse : « Tout le temps. À plusieurs reprises, nous avons été gagnés par le désespoir et nous avons pleuré, sans pudeur, devant nos geôliers. Cela les faisait rire avec cruauté. Pour eux, qu'un occidental pleure est un signe de faiblesse et de honte.… ».


Mon commentaire : surtout ne pas suggérer qu'il existerait chez ces islamistes un immonde racisme anti blanc, ou antichrétien chez ces Shehabs somaliens de Nairobi qui trient entre musulmans à épargner et chrétiens à assassiner ou ceux du Pakistan qui viennent de massacrer 78 « croisés » dans une église et dans l’indifférence générale.

Cela relèverait de l’islamophobie la plus dangereuse.


Le Figaro TV de lundi dernier a consacré à l'ancienne « humoriste » de France Inter, Sophia Aram un article très bienveillant. Pour ceux qui l’ignorent, Melle Aram est cette personne que j'ai évoquée à plusieurs reprises l'an passé pour avoir caractérisé emblématiquement l'emprise du gauchisme prétendument moral sur les antennes de service public. Certes, Melle Aram n'est que l'une des prétendues humoristes de gauche occupant l'antenne, mais elle aura été sans doute la plus décomplexée. Pendant qu'elle pratiquait, ai-je écrit dans d'autres colonnes, une fellation intellectuelle au « sexy » Montebourg, elle taxait Mme Moreno de « vulgarité » et réservait ses piques faciles à Messieurs Copé, Sarkozy et autres Hortefeux.

 

Dans ses dernières interventions radiophoniques, ponctuées des rires connivents de la rédaction, on aurait juré que la droite était toujours au pouvoir et que l’intéressée ne faisait qu'exercer son devoir de bouffon impertinent.

On ne s’étonnera donc pas que Melle Aram ait été transférée sur France 2 pour prendre les rênes d'un nouveau magazine en direct et en public censé s'amuser de l'actualité à un horaire stratégique.

Las, l'ensemble des réactions de la presse qui aurait dû, sociologiquement, se montrer bonne fille sont tout simplement calamiteuses. Pour en avoir regardé certains morceaux choisis, j'ai souffert pour Melle Aram pour qui pourtant, on l'aura constaté, ma sympathie est chichement mesurée.


On constatera également qu'il est plus facile de couvrir invariablement de fange des gens qui ne peuvent vous répondre que d'animer une émission de variétés.

J'écrivais à l'instant que le Figaro TV s'était montré très gentil envers l'une des personnes les moins gracieuses envers la droite. Voilà qui est élégant.

Je ne pense pas qu'il y ait la moindre chance d'espérer la réciprocité de la part de la gauche médiatique.


Ainsi, Guy Bedos, la grande conscience de la gauche morale sur l'île de Ré, s'en est-il pris cette semaine (Huffington Post) à Jean Roucas (« qu'il croyait mort ») ou à Robert Ménard, taxés d'extrême droitisme.


Au-delà de sa haine méprisante, l'humoriste croit devoir qualifier de « traîtres » ses victimes épinglées. Voilà un mot qui en dit long. Un humoriste, un artiste, un intellectuel se doit d'être de gauche. Sauf à trahir. Et à être corrigé. Les Doc gynéco (conspué en public depuis son soutien à Sarkozy), les Faudel, les Sardou (avant rééducation), les Véronique Genest savent de quoi M. Bedos parle.


Pour ma part, rien ni personne ne m'empêchera de pleurer en écoutant Ferrat ou Aragon, quand bien même je sais combien de mensonges leur oeuvre a charriés.

Personne ne m'empêchera de rire en écoutant Bedos (du moins lorsque Jean-Loup Dabadie pensait à sa place). Même pas lui.

 

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 20:29

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16 Septembre 2013

L'oeil de Goldnadel. Chaque semaine, Gilles-William Goldnadel propose aux lecteurs de Valeurs actuelles son Regard sur l'actualité. Aujourd'hui, il invite la droite à "décomplexer"...la gauche.


 « Complexer la gauche ! » Par Gilles-William Goldnadel


Ainsi, François Fillon vient lui aussi de verser une dernière pelletée de terre sur ce prétendu « front républicain » qui aura sans doute incarné dans toute son ineptie le cadeau le plus immérité fait à la gauche la plus gauchisante de toute l’Europe.

Ce n'était pas la peine, d’instruire le procès en droitisation de Sarkozy et Copé, pour aller plus loin qu’eux quelques semaines plus tard.

N'ayant jamais été particulièrement complexé d'être rangé à la droite d'un échiquier politique français dont le curseur est situé extrêmement à gauche, je ne me sens pas très concerné par ce phénomène salutaire de « décompléxation » de la droite française. Mais si la droite républicaine veut vraiment réussir son aggiornamento, elle ferait mieux, plutôt que de ratiociner sur un Front National qui n'a toujours pas accompli sa mue définitive, de rappeler inlassablement et jusqu'au rabâchage cette évidence tellement aveuglante qu'elle ne la voit pas : ce n'est pas elle, mais le Parti Socialiste, qui est marié officiellement à des parties extrêmes et rétrogrades. Et c'est ce parti, lui même partiellement radicalisé par capillarité (la motion de Stéphane Hessel avait obtenu 11% à son dernier congrès), qu'il convient de sommer de renoncer à ses alliances électorales et gouvernementales obscènes.

Je ne parle pas seulement du Front de Gauche de M. Mélenchon, fréquemment et à juste titre invoqué par la droite, je parle aussi du Parti Communiste de M. Laurent et des pseudo-écologistes de Mme Duflot dont la radicalité n'a rien à envier aux deux premiers.

Faut-il que la gauche extrême et médiatique ait profondément domestiqué les esprits pour que ceux-ci se soient habitués sans s'émouvoir à voir les héritiers assez fidèles du soviétisme donner fièrement des leçons de démocratie plutôt que de renoncer à un drapeau rouge sang ?

Lundi dernier, un porte-parole du parti socialiste, M. David Assouline, par ailleurs fort sourcilleux envers François Fillon, annonçait l'organisation d'un « grand forum sur la République contre l'extrémisme » à Paris le 5 octobre. Formidable ! Il pourra ainsi tancer son alter ego M Rihan-Cypel et les autres éminences socialistes, présents à la fête de l'Huma…

J'imagine déjà les imprécations de M. Assouline, au cas où un conseiller municipal UMP était aperçu dans un rayon de 10 km de la fête Bleu-Blanc-Rouge.

On l'aura compris : le travail le plus urgent de la droite désormais décomplexée, est donc de complexer la gauche. Une gauche narcissique qui ne doute jamais d’une supériorité morale et intellectuelle qui n'existe plus que dans le reflet d’un miroir médiatique flatteur mais ébréché par les coups de marteau de la réalité.

Ce ne devrait plus être très difficile, à l'heure trop tardive, où la société française et son économie se délitent sous les yeux de français qui non seulement comprennent, mais osent questionner les apprentis sorciers de l'immigrationnisme extatique et de l'assistanat systématique.

Certes, la gauche en responsabilité tente désespérément de rafistoler les pots qu'elle a contribué à casser méthodiquement.

Lundi dernier, je participais à la stimulante émission animée sur LCI par Valérie Expert. J'y étais notamment confronté à la radicale, mais honnête Marie-Noëlle Lienemann. Questionné sur le pacte sur la laïcité de Vincent Peillon, je reconnaissais sans difficulté, qu’il s'agissait d'une initiative symbolique mais positive. J'ajoutais qu'il était désespérant de voir un esprit aussi modéré et bienveillant que Dalil Boubakeur la taxer d’islamophobe, sous le prétexte insensé que le texte incriminé prônerait l'égalité entre garçons et filles ! Faut-il que le recteur de la mosquée de Paris, esprit par ailleurs si subtil, soit soumis à fortes pressions, pour paraitre admettre ainsi que l'islam serait consubstantiellement et définitivement attentatoire à la dignité des femmes ?

Je terminais en spéculant, sans grand risque, sur la manière dont la gauche aurait réagi, dans l'opposition, si la droite au pouvoir avait proposé un pacte de la même farine laïque.

J'avais oublié qu'en 2011, cette droite avait effectivement proposé un débat sur la laïcité et que dans le Nouvel Observateur (25 mars), le ban et l'arrière ban de la gauche morale (E.Benbassa, P.Bergé, J.Birkin, J.Bové , Cabu, E.Morin, C.Taubira, L.Thuram…) avait d'avance stigmatisé par voie de pétition, et en la flatteuse compagnie de Tariq Ramadan, « l’islamophobie » d'une droite qui exclut.

C'était il y a deux ans, c'était il y a deux siècles.

 

Mais pour complexer la gauche, inutile de remonter le cours du temps. Le cruel présent suffit, sans parler des projets des ministres extrêmes d’un gouvernement rose-rouge-vert, qui semble avoir organisé un concours Lépine de la loi la plus inepte.

J'évoquais la semaine dernière celui, littéralement criminogène, de Mme Taubira qui reviendrait, en cas d'adoption, à motiver le délinquant et à démotiver la police.

La Garde des Sceaux, à en croire la presse, ferait un forcing pour faire adopter son texte avant les élections municipales.

Connaissant le prudent M. Hollande, je suis prêt à parier le contraire, à voir monter l'exaspération du peuple français à l'aune de la montée des violences multiformes.

Les réactions enregistrées après le drame survenu dans une bijouterie niçoise de la rue Masséna en témoignent amplement. Derrière un débat juridique mais théorique sur l'occurrence de la légitime défense dans cette affaire, une réalité politique et psychologique nouvelle se dégage : le début de la fin de la perversion des normes de la compassion : l'agresseur délinquant, exerçant une occupation à risques, n'est plus une victime à plaindre avant son agressé.

Mais Mme Duflot, n'a rien à envier à Madame Taubira, dans le domaine des projets de loi insensés.

On a déjà beaucoup glosé, même à gauche (M Carresche), sur des dispositions censées enrayer la progression des loyers d'habitation. On y a vu la défense caricaturale et stéréotypée des gentils, pauvres, locataires toujours de bonne foi contre les méchants et fortunés vautours. Et on a eu raison.

On a vu dans le projet de fonds de garantie d'État du paiement des loyers impayés, un système déresponsabilisant et dont le coût, grandement sous-évalué, est générateur d'une énième nouvelle taxe (voir notamment Le Point « Duflot, une brillante idée à 2 milliards d'euros »). Et on n'a pas eu tort.

Mais je voudrais personnellement insister sur un aspect méconnu de cette folle loi : la possibilité qu'aurait désormais le locataire de saisir les tribunaux pour obtenir un « juste loyer ».

Je ne suis pas le plus mal placé pour décrire ici l'état d'encombrement voire de paralysie dans lequel se trouve la justice française. Le recours pathologique à la judiciarisation de la vie sociale n'y est pas pour rien. Au demeurant, les juges y trouvent une excuse pour expliquer les dysfonctionnements qu'on leur impute. Ainsi, les tribunaux correctionnels sont aujourd'hui assaillis par les plaintes -souvent instrumentalisées par la CGT- en matière de harcèlement au travail. Les entreprises françaises et les hommes qui en vivent avaient-ils vraiment besoin de la pénalisation d'une infraction déjà réprimée par le droit du travail et les prud'hommes ?

S'agissant à présent des loyers d'habitation, les tribunaux d'instance, compétents en la matière, sont d'ores et déjà dans l'impossibilité de rendre une justice normale dans des délais normaux. Incapables, notamment, de décider des expulsions, à supposer qu'ils le désirent. Et c'est le moment qu'a choisi Mme Duflot (sans opposition ni réserves de Mme Taubira) pour imaginer une nouvelle source de contentieux qui va entraîner des dizaines de milliers de saisines.

Le plus triste de cette histoire tragi-comique réside dans le fait qu'elle va, comme souvent, se retourner contre ses prétendus bénéficiaires. Si d'aventure, la loi était définitivement adoptée, l'offre de logements va se réduire d’avantage encore pour cause de découragement de propriétaires dont les rendements locatifs sont médiocres. Mme Duflot ne sait-elle pas que les propriétaires, déjà effrayés par l'impossibilité de se débarrasser d'un locataire indélicat, exigent systématiquement des cautions et préfèrent louer à des fonctionnaires aux revenus réguliers ?

Mais peut-être que Mme Duflot s'en moque. L'important, c'est la pose.

 

Si je ne le dis pas, alors qui va le dire ? 

  • Libération de cette semaine s'interroge sur la réalité précise des exactions commises par les islamistes sur les chrétiens syriens de Maaloula. À lire l'ensemble de la presse internationale, il semble acquis aux débats que les djihadistes ont obligé à des conversions sous les applaudissements de leurs voisins musulmans. Plusieurs jeunes hommes auraient été assassinés pour l'avoir refusé.

Il est vraiment dommage que Libération et la presse de gauche n'aient curieusement pas fait montre du même salutaire et professionnel esprit critique dans d'autres circonstances. Ainsi, ériger en doute les accusations péremptoires et sans preuves de Charles Enderlin à l'encontre des soldats israéliens dans l'affaire Al-dura n'était pas seulement envisageable mais relevait d’un communautarisme borné.

J'indique, à ce sujet, que de manière définitive (Cour de Cassation 10 septembre 2013) la justice française vient de reconnaître la légitimité de s'interroger sur les conditions de cette affaire. Elle a en effet débouté M. Jamal Al dura (père de Mohammed) de ses demandes à l'encontre de mon ami et client Clément Weill Raynal et du docteur David, le chirurgien qui avait mis en cause le lien entre certaines des blessures exhibées par le plaignant et la fusillade de Gaza.

Le syndicat CGT de FR3, qui dans l'affaire « du mur des cons » avait, avec une rare confraternité, capitalisé une condamnation de C. Weill Raynal, aujourd'hui infirmée, en sera pour ses frais.

  • Ainsi, Mme Karine Le Marchand vient-elle de renoncer à la plainte pour violences qu'elle avait déposée à l'encontre de son footballeur de mari et grande conscience de la gauche antiraciste, forcément antiraciste, M.Lilian Thuram. Compte tenu des accusations précises proférées par elle, soit elle a eu trop d'imagination, soit elle n'est pas rancunière. Je rappelle que son époux va recevoir incessamment la Légion d'honneur des mains de M. le Président de la République.

Je n'entends pas gloser, avec une ironie trop facile, sur une affaire sur laquelle j'ignore tout.

En revanche, le communiqué publié par l'avocate de l'épouse m'interpelle un peu.

Mme Le Marchand entend rendre un hommage appuyé aux « combats » de son mari.

Pourquoi faut-il toujours, et dans les pires circonstances, que la gauche se sente dans le devoir et la possibilité de se flagorner plutôt que d'épouser une humilité plus adéquate ?

Voilà qui me rappelle, dans une situation autrement plus tragique, cette pétition d'artistes et d'intellectuels cornaqués par Armand Gatti, publiée dans le Monde, et dans laquelle il était réclamé la plus grande des indulgences pour Bertrand Cantat (meurtrier de Marie Trintignant) parce qu'il avait été « de tous les combats »

C'était ma contribution personnelle pour décomplexer une gauche morale, mais un rien sélective.

 

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 15:59

 

 

 

 

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L'oeil de Goldnadel 

9 Septembre 2013

Chaque semaine, Gilles-William Goldnadel propose aux lecteurs de Valeurs actuelles son Regard sur l'actualité. Aujourd'hui, il aborde le dilemme syrien et le projet de réforme de Madame Taubira...

Je l'écris d'emblée, le comportement de certains membres de la droite française n'emporte pas ma conviction.

Je comprends, sur le fond, les réticences de certains quant à l'opportunité d'une frappe militaire contre l'armée de Bachar. Je l'ai écrit moi-même, dans ces mêmes colonnes, la semaine passée.

On a le droit de balancer entre la peste bubonique des ayatollahs et le cancer du cerveau  djihadiste, et ceux qui hésitent entre les deux ne sont pas forcément des « munichois », contrairement à la dernière sortie de route d'un omnibus  nommé Désir.

En outre, et bien et que je sache -mieux que certains, pour l'avoir répété ad nauseam depuis une décennie- que M. Assad est capable de tout et surtout du pire, je ne suis pas entièrement persuadé qu'il soit forcément responsable de ce dont on l'accuse pour, précisément, le punir. Et ce ne sont certainement pas les affirmations péremptoires d’une certaine presse qui m'en persuaderont, bien au contraire.

C'est cette presse qui affirmait que les Serbes étaient forcément à l'origine de l'envoi d'un obus sur le marché de Markale, et que ceux-ci (et accessoirement TF1 qui le contestait) devaient être châtiés pour cela. Il m'aura fallu un procès pour faire dire à la justice française qu’il était vraisemblable que les Bosniaques étaient à l'origine de cette très opportune provocation.

C'est la même bien-pensance médiatique qui empêche encore aujourd'hui de dire haut et fort que l'affirmation si dévastatrice d'un petit Mohamed Al Durah tué à Gaza sous les balles israéliennes, relève, dans le meilleur des cas, d’un mensonge par imprudence, et dans le pire d’une mise en scène macabre.

Et là encore, la justice française n'a pas dit le contraire.

En conséquence, ceux qui ne partagent pas mon opinion quant à l'opportunité d'une frappe ne sont pas à mes yeux nécessairement des salauds sartriens.

En revanche, je ne partage pas l'acharnement d’une partie de l'opposition à moquer, en la circonstance, le président de la république.

Certes, l'occasion est bien tentante, lorsqu'on imagine qu'elle aurait été la réaction de la gauche devant pareille aubaine.

Cette gauche, tellement prompte à railler, à diaboliser, à excommunier… pour emprunter ensuite les mêmes chemins sataniques : de la force de frappe, à l'allongement de la retraite en passant par la TVA ou… aux prérogatives du chef de l'État et des armées.

Certes encore, sauf à manquer cruellement d'humour, il était difficile de réprimer un sourire, à voir un M. Hollande plutôt déconfit en suite des déconvenues anglaises et américaines, après avoir pris la pose de Rodomont.

Mais, qu'on pardonne ce truisme digne de Lapalisse, être de droite, c'est peut-être et avant tout, ne pas être de gauche. C'est faire passer l'intérêt de l'État et de la nation avant celui de la petite et méchante politique.

C'est, dans la présente occurrence, qui transcende largement la question syrienne, laisser à l'exécutif ses prérogatives régaliennes héritées de ce que le gaullisme nous a légué de mieux.

C'est encore, et davantage que du temps du général et de son « machin », se résigner à constater tristement qu’une ONU, désormais entre les mains d'une majorité automatique rien moins que démocratique et éclairée ou d'un Conseil de sécurité neutralisé par Moscou et Pékin, est devenue l'outil le plus efficace pour paralyser les actions les plus nécessaires.

Enfin, certaines remarques sur un chef de l'État qui serait à la remorque de l'impérialisme yankee, relève de la ringardise politique ou de l'obsession pathologique, à l’heure blafarde d’une Amérique ni impériale, ni impérieuse.

Après tout, convenons que c'est dans le domaine de la politique extérieure que le pouvoir socialiste aura été, jusqu'à présent, le moins calamiteux.

L'opposition de droite a et aura, hélas, trop d'occasions, de se montrer impitoyable : en matière judiciaire, sécuritaire ou financière, pour ne pas se montrer ici charitable et, surtout, fidèle à ses principes.

Il ne faudrait pas que l'affaire syrienne, dans laquelle la France ne peut pas beaucoup, divertisse les Français de la partie qui va se jouer à Paris dans le domaine de la sécurité des Français.

Chaque semaine charrie son lot d'informations édifiantes. Ou plutôt, on fini par apprendre, ce qui est, un temps, dissimulé. Après les secouristes lapidés et les victimes détroussées de Lagny, un temps niés, on apprenait qu'une séquestration d'infirmières avait eu lieu dans la nuit du 12 au 13 août à l'hôpital Nord de Marseille. Un patient, blessé dans une tentative de règlement de compte ne tolérait pas d'avoir été transféré dans une chambre sans sécurité et a en conséquence retenu quatre infirmières sous la menace d'une arme et en proférant des menaces de mort. Les soignantes, terrorisées, n'ont pas osé porter plainte. Il aura fallu que le quotidien la Provence révèle l'affaire pour que le parquet soit saisi… plus de trois semaines plus tard. La direction de l'hôpital public, comme si ce scandale ne suffisait pas, s'est fendue d'un communiqué pour justifier une passivité digne de l'omerta corse : « Une administration ne peut pas se constituer partie civile au lieu et place d'un de ses salariés, dès lors qu'elle n'est pas la victime directe de l'infraction ».


Tiens donc. Je rappellerai à la direction de l'Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille les termes assez compréhensibles de l'article 40 alinéa 2 du code de procédure pénale : « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en donner avis sans délai au procureur de la république et de transmettre à ce magistrat tous les renseignements, procès-verbaux et actes qui sont relatifs. » A moins évidemment de considérer que retenir par la contrainte et menacer de mort relève, non du délit mais de la galéjade.

 

Un tel acte n'a rien d'isolé : quelques jours plus tôt c'était un médecin réanimateur de l'institut Paoli Calmette qui était victime d'un coup de couteau porté par un membre de la famille d'un patient mort en réanimation, et le 18 août dernier (Le Figaro du 8 septembre) trois hommes se présentaient aux urgences de l'hôpital de la Conception pour se faire soigner de blessures. Ils venaient d’assassiner un garçon de 18 ans, lors d'une bagarre près du Vieux-Port. Refusant de livrer leur identité ainsi que leur carte Vitale, ils ont poignardé l'infirmier en charge de l'accueil avant de prendre la fuite.

Dans ma dernière chronique, j'évoquais les multiples dysfonctionnements des personnels de justice chargés du suivi des condamnés pour annoncer à l'avance que la « contrainte pénale » concoctée par la garde des Sceaux (le Canard Enchaîné de cette semaine révèle que le gouvernement a fait écarter le terme trop laxiste de « peine de probation » initialement choisi) va tourner, en cas d'adoption parlementaire, au cauchemar pour les victimes. Le même Canard reconnaît que les auteurs de vol, racolage, menace, outrage, racket, escroquerie, usage de stupéfiants, agression sexuelle ou violence, encourant moins de cinq ans de prison pourront bénéficier de cette nouvelle mesure de mansuétude. Dans ce cadre angélique, je recommande l'article poignant d’Émilie Blachére (Paris-Match du 22 août) qui relate les martyres de Priscilla et Élise, violées et torturées par Sofiane, en semi-liberté, mais laissé sans aucune surveillance.

 

Dans un domaine voisin, on apprend que 215 membres de la redoutable mafia géorgienne (les Vory v zakone) sont incarcérés en France. Ils étaient seulement 80 en septembre 2010. Ils s'enracinent dans le pays dans la plus grande discrétion, souvent avec le statut de demandeurs d'asile. Combien en liberté et éligibles à la future « contrainte pénale » ?

 

Je pourrais empiler ce genre d'information jusqu'au lambris d’un bureau ministériel de la place Vendôme, que rien n'y ferait. L’idéologie du Syndicat de la Magistrature au pouvoir est imperméable aux drames humains, elle préfère se croire humaniste. Elle préfère taxer de fasciste un Obertone (La France Orange Mécanique) quand il dresse froidement un procès-verbal de constat, ou de sécuritaire un Xavier Bebin, auteur d'un récent ouvrage remarquable sur le sujet et président de l'Institut Pour la Justice, quand il montre comment une certaine justice est vecteur d'insécurité. Elle n'écoute pas davantage les criminologues Alain Bauer ou Xavier Raufer quand ceux-ci confirment constat et analyse. Pas plus que les syndicats de police, exceptionnellement vent debout : Alliance, qui va procéder à une grève des PV et le Syndicat des Commissaires quand il déclare par la bouche de sa secrétaire Céline Berthon : « la prison reste le meilleur moyen pour mettre un délinquant hors d'état de nuire et préparer sa réinsertion ».

Mme la ministre préfère écouter un syndicat de magistrats médiatiquement puissant mais intellectuellement limité, et professionnellement incompétent en matière de criminologie.

 

Laurent Fabius vient de déclarer : « celui qui laisse faire encourage la récidive ». Il parlait de Bachar, mais il aurait pu aussi bien parler de Sofiane ou du preneur d'otages marseillais.

M. Fabius devrait fréquenter d’avantage Mme Taubira.

 

PS : Dans la rubrique, « Ne comptez pas sur les médias pour vous ennuyer avec ce qui n'en vaut pas la peine », MM les députés Valérie Boyer, Lionel Luca, Thierry Mariani et Guy Tessier ont déposé le 13 juillet une proposition de loi pour voir commémorer le massacre d'Oran perpétré le 5 juillet 1962. À ce sujet, je ne saurais trop recommander la lecture du livre de Guillaume Zeller : « Un massacre oublié » dans lequel est décrite l’atroce tuerie par le FLN d'une partie de la communauté occidentale de la ville.

 

- 50 membres des Moudjahidines du peuple iranien, l'un des mouvements de résistance au régime des ayatollahs, ont été assassinés en Irak, dans le camp d’Ashraf sur ordre de Téhéran qui désormais fait la loi à Bagdad. En dépit de garanties du gouvernement américain dont on peut apprécier, ici encore, la solidité d’airain.

 

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3 septembre 2013 2 03 /09 /septembre /2013 16:28

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ACTUALITE JUIVE - N° 1267 – Mardi 3 septembre 2013

 

Le refus de s’y faire

Une âme qui s'habitue est une âme qui se meurt. Je suis en Israël, au moment où j'écris cette maxime. Des centaines de civils syriens ont été gazés et une riposte américaine est envisagée. Bien qu'Israël soit absolument étranger à l’atroce guerre civile, les Syriens, les Iraniens, le Hezbollah ont menacé l'État juif de représailles, voire de destruction, en cas de punition de la Syrie.

Je défie qui que ce soit de me montrer une seule ligne d'un seul journal européen qui aurait eu l'idée de s'étonner ou de protester contre l'énormité d'une telle menace. Je tire deux conclusions de ce déni: La première est qu'il n'est jamais besoin de prétexte pour cogner sur l'État juif. La seconde, c'est que l'Europe oublie l'État juif sauf lorsqu'il s'agit de le fustiger.

Sur le fond du drame syrien, beaucoup ont reproché l'inaction de «la communauté internationale» qui aurait, selon eux, dû intervenir en faveur de l'opposition dès le début de la crise et avant que les djihadistes ne contaminent la résistance à Assad. C'est possible, mais s'il faut absolument rechercher des responsabilités au-delà de celle, évidente et première, de ses protagonistes arabo-islamiques, il convient de remonter bien plus haut dans le temps. En réalité, la fameuse «communauté internationale» n'est plus qu'une midinette à l'écoute empressée d’une soi-disant «opinion publique internationale» elle-même esclave docile d’une presse indolente et futile.

Voilà à peu près 40 ans, que certains - et en premier lieu les Israéliens -mettent en garde la communauté des nations et ses observateurs contre un régime dictatorial sanguinaire et dynastique entre les mains d'une minorité. Il y a près de 20 ans, les mêmes accusaient le régime baasiste d'organiser une industrie militaire et chimique mortifère. Mais les observateurs distingués préféraient voir alors en Hafez El-Assad, l'habile Bismarck du Proche-Orient et en son rejeton de fils un ophtalmologiste moderne et modéré. Exactement comme il convient de regarder, le nouveau président iranien enturbanné, sauf à passer pour un va-t-en-guerre obsédé par une industrie militaire nucléaire sans doute aussi inoffensive que l'armement chimique syrien.

Qui sont les va-t-en-guerre, les fossoyeurs des grands cimetières sous la lune, sinon ces cuistres qui prennent leurs désirs pour des réalités à imposer aux autres, et ceux dont les âmes se sont habitués depuis longtemps à voir les salauds menacer les innocents impunément.

Gilles-William Goldnadel

Président de France-Israël et d'Avocats Sans frontières

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 17:16

 

 

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L'oeil de Goldnadel 

Le 2 Septembre 2013

  

Le « progressisme » de l’opinion publique occidentale
 

GWG-VA.jpgCelui qui veut s'essayer à comprendre l'étrange mode de réaction de ce qu'on appelle commodément « l'opinion publique » occidentale, et qui n'est, que le reflet de ses médias, en dépit de la défiance croissante de la première envers les seconds, peut questionner utilement la manière dont ont été appréhendés les événements les plus saillants de ce mois d’août.

Les convulsions égyptiennes, d'abord. Il n'est pas interdit, encore que peu recommandé par la bienséance morale, d'y voir les résultats calamiteux de la politique erratique du président américain. Celui-ci, on voudra bien s'en souvenir, a laissé tomber sans phrases  Osni Moubarak, comme hier Carter avait laissé choir Réza Pahlavi, pour ne pas contrarier la place Tahrir et les Frères Musulmans.

En cela, au demeurant, Barack Obama aura été cohérent envers lui-même, lui qui avait insisté, lors de son très accommodant discours du Caire, sur la présence d'un représentant de la fraternité à la tribune, au grand dam de l'ancien raïs.

On connaît la suite: renversement et emprisonnement d’un dictateur pro-occidental relativement débonnaire et en toute hypothèse anti islamiste, victoire électorale des frères et des salafistes, tentative de mainmise sur les institutions par Mohamed Morsi, nouvelles manifestations suivies d'un pronunciamento militaire à la légalité très douteuse. On ne connaît pas encore la fin.

À ce stade, on remarquera néanmoins que la réaction d’Obama et de l'ensemble de la presse américaine ou européenne qui lui est favorable, aura été plus émue de voir Mohamed Morsi privé de sa liberté, plutôt que Osni Moubarak, porté sur une civière pour le forcer à assister à son procès.

Comme si, étrangement, être doux  avec  les occidentaux les rendait   moins agneaux qu'ils ne le sont pour les loups islamistes.

Mais l'attitude du journal Le Monde  dans la crise égyptienne  permet aussi de comprendre le mode de réaction d'un certain occident crépusculaire.

Quelques semaines après l'entrée en fonction de Monsieur Morsi, j'avais pris date, dans d'autres colonnes, après que M. Christophe Ayad, correspondant du vespéral au Caire, a cru voir aimablement dans le chef politique des frères musulmans, mouvement fascisant, antisémite et antichrétien « un homme habile et modéré » Je ne croyais pas avoir raison  si vite de m’en être étonné.

Monsieur Ayad a ensuite, à l'instar de la plupart des observateurs occidentaux,  pris fait et cause pour les foules immenses qui ont renversé celui qu'elles décrivent  désormais comme pire que son prédécesseur.

Mais après que Monsieur Morsi fut déposé dans les conditions que l'on sait, voilà  que le distingué correspondant cairote  considérait que l'armée « aurait écrasé la démocratie naissante (sic) » sans trop regarder ni la souffrance des chrétiens et leurs vingt églises brûlées, ni l'usage par les Frères de la violence armée.

Au-delà du  réflexe  anti-occidental habituel, et dont Le Monde est loin d'avoir le monopole, cette séquence de réactions quasi instinctives  ne traduirait-elle pas une révérence obséquieuse de la gauche post démocratique européenne pour la rue en général et pour la rue arabe en particulier ?

Fascinante fascination, qui vient de loin, pour les foules énervées, les multitudes encolérées, les masses fanatisées.

On a beau savoir depuis un an  cette place Tahrir le lieu de tous les délires, de toutes les violences, et même de tous les viols, rien n'y fait, on veut  la décrire  telle qu'on la rêverait : grosse de blogueurs modernes et de démocrates modérés.

La tragédie syrienne ensuite. Et là encore, les mêmes réflexions s'imposent quant à l'insoutenable légèreté de l'être occidental contemporain.

Sur son incapacité manichéenne à pouvoir admettre que l'offre politique arabo-islamique actuelle rend difficile le choix entre le mauvais et le mauvais.

Bien malin en effet celui qui peut décréter que le régime sanguinaire de Bachar vaut mieux ou moins bien qu'une opposition hétéroclite préemptée  par les djihadistes.

Il s'est beaucoup écrit ces derniers temps que les occidentaux sont fautifs d'avoir tergiversé pendant de longs mois avant d’aider (sans nous dire comment) la résistance à Assad, laissant la porte ouverte à l'entrée des fondamentalistes. Peut-être. Mais s’il faut vraiment blâmer l'Occident finissant avant que de blâmer l'Orient intolérant, il conviendrait de dire que la faute remonte à plus longtemps. Voilà plus de 30 ans que l'Europe « progressiste » ferme les yeux devant un régime sanguinaire et dynastique aux mains d'une minorité. Ceux qui aujourd'hui semblent découvrir  soudain sa nature sont les mêmes qui décrivaient Hafez al-Assad comme « le Bismarck du Proche-Orient » et son rejeton Bachar comme un ophtalmologue moderne et modéré, un peu comme ils décrivaient Morsi et comme ils décrivent le nouveau président iranien enturbanné. Toujours le même rêve.

Le drame syrien illustre, ici encore, l'inconsistance d'un président américain tergiversant, dont le dernier acte d'autorité aura été d'affaiblir l'exécutif présidentiel, concernant une opération ponctuelle-et qu’il veut déjà symbolique- n'exigeant nullement l'aval du Congrès, mais seulement la rapidité.

Il montre aussi, cruellement, la versatilité d'une opinion occidentale, d'abord saisie par l'émotion puis travaillée par un pacifisme encore plus bêtifiant.

Deux dernières et amères remarques :

- les corps des centaines d'enfants gazés n'auront pas réussi à faire défiler sur les pavés parisiens les indignés professionnels. Sans doute Mgr Gaillot fait-il retraite à Parthénia et M. Besancenot au cap d'Antibes.

- l'Iran et le Hezbollah ont menacé, en cas de frappes, Israël de destruction, alors que celui-ci est totalement étranger à la guerre civile syrienne. Je défie quiconque de me montrer une ligne d'un journal européen qui s'en offusque ou seulement s'en étonne.

J'en conclus qu'il n'est pas besoin de raisons pour cogner sur l'État juif et que les bonnes âmes l'oublient sauf quand il s'agit de le fustiger.

Enfin, dans un autre registre, moins éloigné qu'il pourrait y paraître, la politique pénale menée par l'actuel gouvernement est également significative d'une tendance suicidaire de la pensée politique se disant progressiste.

M. Valls aura occupé tout l'été une bonne partie de l'espace médiatique hexagonal.

La droite française, plutôt que de continuer à en faire l'une de ses cibles privilégiées, aurait tout intérêt, pour elle comme pour nous, de le prendre à ses mots.

Nul autre que lui n'aura eu l'audace, à son niveau, de dire haut et fort la responsabilité première de l'islamisme dans la montée des périls qui guettent la société française.

Nul autre que lui non plus n'aura su rappeler avec fermeté aux responsables de l'islam de France les responsabilités qui leur incombent.

On comparera avec l'attitude du premier ministre de l'ancien président de la république morigénant  mon amie Jeannette Boughrab, pour avoir osé dire que l'islamisme modéré était une chimère.

Plus récemment encore, M. Valls aura eu le mérite de remettre en cause le dogme sacré du regroupement familial.

Plutôt que de regarder en l’air, la droite eût été bien inspirée de lui dire « chiche !».

Il est vrai, que pour borner un peu notre admiration pour l'audace intellectuelle du ministre, il convient de se rappeler que celui-ci ne manque jamais une occasion de se clamer «de gauche ».

Et, en dépit de tous les avatars, tous les manquements, toutes les contradictions, toutes les impostures répertoriées, il semblerait en effet que le simple fait de se revendiquer magiquement encore de ce camp-là plutôt que de ce camp ci, tienne encore lieu de grigri imparable, de talisman efficace, de gousse d’ail à serrer, d'eau bénite à asperger  pour faire rentrer sous terre les vampires de la diabolisation médiatique.

Imaginez un seul instant MM. Hortefeux  et  Guéant songer tout haut à revenir sur le regroupement familial…

Ce qui trouble également notre regard sur la sincérité de l'occupant de la place Beauvau  porte sur son acceptation de poursuivre sa course sur le même tandem que la locataire de la place Vendôme.

J'ai écrit ailleurs que le trop habile M. Hollande avait marié une carpe et un lapin pour contenter les végétariens comme les carnivores.

Mais après l'arbitrage présidentiel en faveur du programme pénal de la première, un animal politique courageux et sincère n'aurait pas eu d'autre choix que de regagner sa tanière.

Qui aurait pu imaginer, même en faisant la part des calculs de gribouilles politiciens, qu’en  cette époque de violence, gratuite quand elle n'est pas payante, de terreur, sauvage quand elle n'est pas bestiale, une ministre-même de gauche-voudrait  émasculer un état déjà eunuque ?

Il est vrai que derrière la proposition de loi de la garde des Sceaux, ne se dissimule même pas Madame Nicole  Maestracci, maîtresse à penser -(si l'on ose dire) du Syndicat de la Magistrature.

En dehors de la bien-pensance qui ne pense pas, qui ne voit  en effet que cette  proposition de loi reposant sur un impossible suivi permanent des dispensés de peine effective (il suffit de voir d'ores et déjà les nombreux dysfonctionnements du système comme l’a tristement montré l'affaire Laetitia), va être entendue par toute la population à risque comme une incitation à  s’adonner à une violence davantage encore impunie.

Qui ne voit encore que ce discours de délégitimation de l'incarcération (le pire système à l'exception de tous les autres à l'égard de nombreux délinquants, celui qui en tout état de cause les retranches de leurs victimes potentielles) va complexer davantage encore certains magistrats déjà largement sous l'influence d'une idéologie bêtifiante.

Si, à la république ne plaise, la nouvelle loi Taubira était adoptée, elle méritera de figurer au centre du Mur de son syndicat préféré.

Gilles-William Goldnadel

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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 12:43

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ACTUALITE JUIVE - N° 1264 - Jeudi 25 juillet 2013

 

LES YEUX OUVERTS

ActuJ-GWG-25-07-13.jpgLes jeunes élites quittent la France et l'Europe. Les jeunes juifs ne sont pas en reste et l'Agence Juive vient d'indiquer que l'alya de France est cette année en nette augmentation.

On peut demander bien des choses à cette communauté: la patience, le calme, le respect des lois, l'amour du prochain, la compréhension de l'autre, le désir de paix. Tout, sauf de fermer les yeux devant la réalité et la priver de sa capacité d’analyse et de réflexion.

On a tout dit et tout écrit – à commencer par l'auteur de ces lignes –  sur la cécité intellectuelle et médiatique en face de la violence journalière faite aux juifs, et l'origine de leurs auteurs.

Mais lorsque l'on veut fermer les yeux d'un pays tout entier quand les victimes d'un accident ferroviaire sont détroussées, leurs sauveteurs lapidés. Lorsque le ministre des transports se contente de prétendre que «l'accueil fait à ces derniers par des «jeunes» a été un peu rude».

Faut-il fermer les yeux devant cette même euphémisation de la violence ?

Dans un récent billet, j'évoquais la manière dont les médias avaient réagi après les protestations pacifiques contre l'exaltation du terrorisme aveugle palestinien au musée du Jeu de Paume. Les protestataires, au mieux avaient été taxés de communautaristes, au pire de censeurs intolérants.

Il y a quelques jours, à Trappes, de violentes émeutes ont suivi le contrôle légal d'une contrevenante portant le voile intégral.

Nombre de commentaires médiatiques ont évoqué «les progrès de l'islamophobie».

Faut-il fermer les yeux devant ce qui ressemble à une prime à la radicalité brutale ?

 

La Communauté européenne vient – enfin  de vaincre ses réticences d'inscrire le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes. Ni l'attentat il y a plus de trente ans contre les soldats français au camp du Drakkar de Beyrouth, ni les attentats anti-juifs de Buenos Aires causant une centaine de victimes, ni l'assassinat de Rafic Hariri au Liban, ni l'attentat contre des touristes israéliens en Bulgarie – confirmé par les autorités de Sofia n'auront suffi à convaincre les européens de l'évidence terroriste de la succursale iranienne. Il aura fallu que le Hezbollah contrarie les objectifs qataris et saoudiens en Syrie pour qu'ils tiennent enfin un chat pour un chat.

Quelques jours avant, François Fillon, homme politique français, très soucieux de voir son parti politique ne pas se commettre en France avec des partis extrêmes, avait cru devoir rencontrer un membre du Hezbollah à Beyrouth…

Faut-il fermer les yeux sur pareilles contradictions ?

Enfin, alors même que les protagonistes centenaires du conflit israélo-palestinien décidaient, à l'exception des islamistes, de reprendre le chemin de la négociation pour tenter une énième fois de régler leur querelle territoriale, les Européens décrétaient les territoires « au-delà des frontières de 1967 » occupés illégalement.

Faut-il fermer les yeux devant ce paradoxe saisissant d'une Europe suicidaire, ouverte à tous les vents, dont les seules frontières qu'elle entend désormais voir respectées légalement, sont les seules qui n'ont jamais existées ?

Faut-il fermer les yeux devant l'aveuglement ?

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 15:43

PARU SUR LE SITE « ATLANTICO, un vent nouveau sur l’info » : http://www.atlantico.fr

 

http://www.atlantico.fr/rdv/semaine-goldnadel/et-temps-etait-venu-construire-front-republicain-contre-amoralite-gauche-morale-gilles-william-goldnadel-766752.html

 

Et si le temps était venu de construire un front républicain contre l'amoralité de la gauche morale...?


Vite, que vienne le véritable « front républicain ». Non celui prôné par une gauche alliée aux extrêmes, mais celui contre l'arbitraire judiciaire, la fausse morale à géométrie invariable, la complaisance envers l'islamisme radical et la mainmise de l'idéologie bêtifiante sur le service public de l'information.


La semaine Goldnadel

Publié le 24 juin 2013


Si j'avais le goût de l'hyperbole propre à la gauche morale, je dirais qu'un climat de pré- fascisme est en train de s'installer sur la France.

N'ayant aucune appétence pour ce genre d'extravagance verbale, je me contenterai d'affirmer qu'un sale temps menace le pays. Démonstration :

Déjà, un mauvais procès diligenté contre la droite et les opposants au mariage homosexuel avait voulu leur faire porter, sans le moindre commencement de preuve, la responsabilité de la mort d'un jeune homme dans une rixe entre extrémistes assez semblables.

Voilà qu'à présent, Nicolas, 23 ans, militant contre le mariage gay, est condamné par le tribunal correctionnel de Paris à la peine de quatre mois d'emprisonnement, dont deux fermes. Plus grave encore, circonstance rare, celui-ci est arrêté à la barre, privant ainsi son appel de tout effet suspensif, comme cela est le cas en pareille matière, et donc expédié séance tenante en prison.

Le jeune homme est déclaré coupable de rébellion à agents et d'avoir refusé de se soumettre à un contrôle génétique. Aucun acte de violence contre les personnes ou les biens ne lui est reproché par les juges.

Admirez à présent le titre de l'article du Monde.fr : un jeune homme « déjà condamné » est condamné à de la prison ferme.

En guise de condamnation, celui-ci avait été convaincu de refus de respecter l'ordre de dispersion à l'occasion d'une manifestation et avait écopé pour cela d'une amende de 200 €… Encore faut-il ajouter que l'appel du parquet avait privé cette sanction de tout caractère définitif. J'affirme que c'est la première fois que le journal du soir précise dans un titre annonçant une décision judiciaire le fait que la personne sanctionnée avait déjà été condamnée.

On ne peut qu'en déduire que cette précision insolite n'est utilisée par le quotidien épris d'humanisme que pour tenter de justifier l'exceptionnelle sévérité de la sanction.

En réalité, qui que ce soit disposant d'un minimum de bonne foi ne peut se tromper sur l'énormité de cette condamnation. Beaucoup l'ont comparée, à juste raison, avec la clémence dont ont bénéficié les jeunes rançonneurs - cogneurs de Grigny et les voyous - violents du Trocadéro.

Beaucoup encore ont fait remarquer que les verts - faucheurs d'OGM, ou les syndicalistes - casseurs de la CGT d'Amiens qui s'étaient fait gloire de refuser de se soumettre, eux aussi, au test d'ADN, n'avaient pas récolté une peine de prison ferme mais la compréhension empathique d'une gauche taubiresque qui passe par ailleurs son temps à hurler contre les courtes peines.

Je n'ai pas lu une seule ligne dans un seul journal de gauche protestant contre la sanction infligée à un Nicolas qui a mérité sa place sur le mur des cons.

Jamais, peut-être en temps réel, comparaisons à l'appui, ne nous avait été aussi clairement donné de constater en matière pénale l'amoralité de la gauche morale.

À ce stade d'humanité délicate, on appréciera le tweet hilarant de Stéphane Guillon : « l'opposant au mariage pour tous incarcéré ce soir à Fleury-Mérogis va peut-être changer d'avis demain matin après sa première douche. »

Les journaux ont tous évoqué la confirmation de la condamnation de Jean-Marie Le Pen pour avoir minimisé les rigueurs de l'occupation allemande, ainsi que la levée de l'immunité parlementaire de sa fille pour avoir comparé les prières de rue musulmanes à cette occupation. En revanche, il va me falloir, une nouvelle fois, citer ce passage de l'interview de feu Stéphane Hessel au Frankfurter Allgemeine Zeitung de janvier 2011 dans laquelle, la Sainte icône se livre et à minimisation et à comparaison : « l’occupation allemande était, si on la compare par exemple avec l’occupation actuelle de la Palestine par les Israéliens, une occupation relativement inoffensive, abstraction faite d’éléments d’exception comme les incarcérations, les internements et les exécutions, ainsi que le vol d’œuvres d’art. Tout cela était terrible. Mais il s’agissait d’une politique d’occupation qui voulait agir positivement et de ce fait nous rendait à nous résistants le travail si difficile. » On peut tirer de cette flagrante différence de traitement des égarements verbaux, excommunications dans le premier cas, béatification dans le second, une observation de morale politique à caractère eschatologique :

- l'extrême droite est la dernière porte avant l'enfer, l'extrême gauche l'antichambre du paradis.

- quitte à comparer avec le nazisme, il est chaudement recommandé de l’associer à l'État juif, dont le peuple a été la principale victime, plutôt qu'avec l'islam politique dont l'opposition à Hitler a été bien tempérée pour peu qu'on puisse rappeler le comportement des Frères musulmans, du gouvernement irakien ou encore du mufti de Jérusalem.

Dans un ordre d'idées assez voisin, la manière dont la presse censée bien penser (Le Monde, Rue89) a traité la polémique concernant l'exposition photographique du musée du Jeu de paume, mérite le détour analytique.

Je rappellerai brièvement le problème, connu de mes lecteurs, puisque je suis le premier à l'avoir évoqué via cette chronique sur Atlantico. Une photographe arabe israélienne de Haïfa, mais que la presse précitée préfère qualifier de palestinienne (comme si l'État juif ne pouvait pas légitimement administrer une minorité), accueillie par le musée subventionné précité, a exposé des photographies de terroristes palestiniens, agrémentées simplement du vocable de « martyrs ».

Au-delà de l'emploi de cette phraséologie doloriste propre au djihadisme, certaines organisations juives se sont émues de ce que le public du musée soit tenu dans l'ignorance de ce que les actes commis par les prétendus « martyrs » exposés ont entraîné la mort d'une cinquantaine de civils Israéliens.

À la suite de ces protestations, le ministère de la Culture, sans trop de spontanéité, s'est fendu d'un communiqué dans lequel il demandait au musée qu'il subventionne de « contextualiser » les photos légendées si sobrement.


Au lieu de répondre éventuellement à cette argumentation, la presse précitée a préféré la taire. Avec son habitude qui tourne à la manie, elle préfère victimiser le musée qui aurait reçu des coups de fil de menaces de quelques abrutis.

Voici donc les protestataires confinés dans leur rôle désormais réservé de censeurs pithécanthropes communautaristes, imperméables à la liberté artistique dangereusement menacée.


Ainsi, nos intelligences artistiques et humanistes autoproclamées n'auront pas à répondre aux questions posées par l'artiste et leur propre attitude : fascination mortifère de la population palestinienne pour les attentats aveugles qui fait que plus d'un tiers de celle-ci a approuvé l'égorgement d’un bébé de trois mois dans son berceau à Itamar.

- Complaisance désinvolte, d'une partie de la classe médiatique ou artistique, aisément classable sur l'échiquier politique, pour la radicalité violente islamique. Malgré Toulouse et d'autres attentats en France, passés et sans aucun doute à venir.

La même classe qui a dressé tranquillement la liste des intellectuels de droite, « inspirateurs » d'un norvégien illuminé.

Dans une tribune du Monde datée de jeudi et consacrée à la polémique, une « spécialiste de l'image » en appelle avec véhémence à la liberté artistique en danger. C'est dans ce même journal qu'une autre spécialiste, suivie par de nombreux intellectuels épris de liberté et haïssant toute censure des œuvres de l'esprit, réclamèrent avec succès l'éviction de Richard Millet de chez Gallimard pour avoir écrit dans un livre des choses qui leur déplaisaient sur l’immigration.

Dois-je faire un dessin ou prendre une photo ?


Pendant ce temps, sur France Inter, il semblerait que la gauche de service public (pardon pour le pléonasme) soit définitivement décomplexée au fur et à mesure que la gauche politique est électoralement déconsidérée.


Ainsi, ce dimanche matin, les mêmes qui faisaient résonner, le mois dernier, les tambours et les trompettes saluant l'embellie timide de la popularité de François Hollande révélée par le JDD, ont mis une sourdine au nouveau sondage qui annulait le précédent. L'affaire Tapie est désormais la seule qui mérite le gros plan.

Dans une future chronique, je tenterai d'expliquer pourquoi, à mon avis, la cause judiciaire est loin d'être entendue contrairement à ce qu'affirme, allez savoir pourquoi, jour après jour, la radio d'État.

C'est ainsi que le 20 juin, celle-ci invitait dans sa matinale Xavier Bertrand. Tellement prié de considérer l'arbitrage querellé comme pénalement répréhensible et l'ancien président, chef « de la bande organisée », l'ancien ministre pourtant peu suspect de sarkozysme inconditionnel, en vint à reprocher avec un beau courage à Patrick Cohen « son parti pris ». Réponse de l'intéressé : « je regarde le dossier ». Mr Cohen voulait sans doute dire -le dossier pénal n'étant pas à ma connaissance encore en vente sur Internet- qu'il avait lu Le Monde.

Deux jours plus tard, Bertrand, qui ne pouvait plus répondre, fut puni de son insolence lors de la chronique « humoristique » de Sofia Aram, qui lui réserva un sort particulier sans que cela ne semblât gêner l'équipe matinale. Il faudra informer un jour Mlle Aram, qui continue, billet après billet de s'acharner sur Nadine Morano, Jean-François Copé et autres dame Boutin, que Nicolas Sarkozy n'est plus président de la République et qu'en général le rôle des bouffons est plutôt de moquer le pouvoir en place. Avec Mlle Aram, on en viendrait à regretter l'impartiale pondération de Stéphane Guillon.


Retour à l'affaire Tapie sur France Inter. Vendredi, débat entre Jean Peyrelevade et Thomas Clay au sujet de l'arbitrage querellé. Deux personnalités très estimables mais ayant dit déjà publiquement toute leur catégorique suspicion. Un peu comme si on m'invitait pour débattre contradictoirement du Proche-Orient avec Schmuel Trigano.


Bien entendu, aucun auditeur s'exprimant sur l'antenne n'est venu contredire leur point de vue. Pour faire bonne mesure, au moment où l'on évoquait la responsabilité de Nicolas Sarkozy, Bernard Guetta posa candidement la question de savoir si le mobile du cadeau fait à Bernard Tapie ne serait pas « d'éventuelles rétro commissions ».

Ce fut un moment de grand pluralisme.


À ce sujet, et toujours s'agissant de France Inter, on saluera sa discrétion pour évoquer l'affaire du mur du Syndicat de la magistrature et la sanction infligée à Clément Weill-Raynal.

Patrick Cohen a confessé « avoir oublié » de poser la question au président de France Télévisions, M. Pflimlin.

Quant à moi, avocat du journaliste, seul « lanceur d'alerte » en ce bas monde stigmatisé par la gauche, j'ai bien été interviewé par l'excellente Nathalie Hernandez, mais pour une raison que nul ne s'est donné la peine de m'expliquer, l'interview n'a jamais été diffusée. Sans doute encore un oubli.


Vite, que vienne le véritable « front républicain ». Non celui prôné par une gauche alliée aux extrêmes, mais celui contre l'arbitraire judiciaire, la fausse morale à géométrie invariable, la complaisance envers l'islamisme radical et la mainmise de l'idéologie bêtifiante sur le service public de l'information.

Avant que mon évocation du temps pourri qui vient n'ait rien d'hyperbolique.

 

  

 

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 14:07

Bloc-note

ACTUALITE JUIVE - N° 1259 - Jeudi 20 juin 2013

Double honte - par G. W. Goldnadel

Président de France-Israël et d'Avocats Sans Frontières

 

 

En l'espace d'une semaine, deux mauvais coups contre Israël ont été réalisées par la classe politique et intellectuelle parisienne.

 

Le premier s'est passé sous les lambris de l'Hôtel de Ville de Paris. La majorité de gauche de la capitale a en effet cru devoir suivre les préconisations du Front de Gauche et du Parti Communiste et a formé le vœu de voir les produits venant d'Israël étiquetés différemment de ceux venant « des colonies ».

 

Au-delà de l'aberration juridique de ce qui constitue en réalité un boycott déguisé, on assiste une nouvelle fois à une surenchère de l'extrême-gauche et de l'influence qu'elle exerce malheureusement sur son allié, le Parti Socialiste.

 

Il ne viendrait pas à l'idée des édiles municipaux de recommander par exemple un étiquetage différent pour les produits venant du territoire chypriote occupé par les Turcs, Chypre faisant pourtant partie, à notre connaissance, de l'Europe.

 

Pas davantage les élus parisiens, ne pensent à exiger de la République de Chine un étiquetage différent concernant le Tibet occupé et martyrisé.

 

Les premières victimes de cette mauvaise action seront bien entendu les nombreux arabes de Palestine qui travaillent pour les firmes israéliennes installées dans les territoires contestés et qui sont bien mieux payés que les autres palestiniens.

 

On doit, heureusement, à Jérôme Dubus, Conseiller de Paris et membre du Comité Directeur de France-Israël, un texte de protestation contre ce méchant coup.

 

La seconde de ces actions a également été dénoncée par France-Israël, en premier. Il s'agit, vous le savez maintenant, compte tenu de l’excellente prise de position de Roger Cukierman et d'autres associations, de l’exposition au Musée du Jeu de Paume – subventionnée par le ministère de la culture – et qui a vu une arabe israélienne de Haïfa qui tient à être présentée comme palestinienne, ce que s'empresse de faire l'ensemble de la presse, exposer certaines photos de terroristes suicidaires palestiniens avec pour toute mention leur nom et leur qualité de « martyr ».

 

Dans un blog du Monde, les protestataires que nous sommes sont en gros qualifiés, comme toujours, de pithécanthropes communautaristes opposés à la liberté d’expression.

 

Effectivement, l'auteur de ces lignes n'a pas l'intelligence suffisamment sophistiquée ou l'esprit suffisamment esthétisant pour accepter de voir ainsi promus des attentats aveugles et que, par exemple, pour légender la photo d'Osama Buchkar, soit seulement rappelé « qu'il s’est livré à une opération martyre à Nethanya ». Alors qu'en réalité, 3 personnes ont été tuées et 59 autres blessées lorsque ce terroriste déguisé en soldat israélien s'est fait exploser dans le marché de Nethanya.

 

Il échappe également à notre intelligence, que pour orner la photographie de Samy Antar, mort le 19 janvier 2006, il soit seulement précisé « opération martyre à Tel Aviv » sans que le public ne sache que 32 personnes furent grièvement blessées lors de cet attentat suicide commis près de l’ancienne gare routière de Tel Aviv.

 

Enfin, sur une autre photographie, on voit la mère d’un kamikaze. Elle brandit le portrait de son fils Sayed Awada « martyr et membre d'Al Aksa qui a mené le 18 juin 2002 une opération martyre à Jérusalem ». Personne dans ce musée subventionné par l'Etat Français ne saura que cet attentat suicide contre un bus à Jérusalem a causé la mort de 19 personnes, authentiques martyrs de la haine mortifère.

 

Est-il besoin de préciser que j'en veux moins à la photographe Ahlam Shibli pour son exposition qu'à tous les médias silencieux – quand ils ne sont pas approbateurs – sans doute trop intelligents pour comprendre que cette complaisance en face du terrorisme aveugle, pave la voie à de nouveaux martyrs.

 

 

G. W. Goldnadel

Président de France-Israël

et d'Avocats Sans Frontières

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 15:04

PARU SUR LE SITE « ATLANTICO, un vent nouveau sur l’info » : http://www.atlantico.fr

 

http://www.atlantico.fr/rdv/semaine-goldnadel/cachez-moi-ces-fraudes-mais-modele-social-francais-peut-vraiment-se-permettre-ne-pas-voir-gilles-william-goldnadel-759539.html


Cachez-moi ces fraudes... mais le modèle social français peut-il vraiment se permettre de ne pas les voir ?


Alors que la fraude aux prestations sociales dépasse les 20 milliards d'euros par an, moins de 2 milliards ont pu être récupérés entre 2006 et 2010.


La semaine Goldnadel

Publié le 17 juin 2013


 

L'idéologie médiatique au pouvoir a le chic parisien pour transformer les sujets en problèmes, les problèmes en scandales, et les drames en psychodrames.

Ainsi, le drame survenu au jeune Clément Méric, que j'ai largement traité la semaine passée, a tourné au psychodrame par la disgrâce d’un antifascisme de pacotille dont tous ceux qui n'ont pas connu l'horreur nazie ont la magie.

Les « antifas » d'extrême gauche n'ont pas hésité à entonner le Chant des Partisans pour rendre hommage à la malheureuse victime. Nul n'a cru devoir s'en étonner. N'était-ce pas notre président de la République qui morigénait les opposants au mariage pour tous pour avoir osé utiliser le mot de « résistance » ?


Il est vrai que les héritiers des deux partis auxquels ont pourtant appartenu Laval, Doriot et Déat considèrent qu'il s'agit d'une marque déposée à leur profit exclusif.

Sur le fond du drame survenu au jeune homme d'extrême gauche, et alors que le bruit et la fureur fantasmatiques commencent à s'estomper, les premiers résultats de l'enquête laissent à penser que les provocations qui ont donné lieu à un homicide involontaire émaneraient du camp de la victime.

Peu importe à ceux qui ont voulu instrumentaliser son décès, la messe antifasciste est déjà dite.

Le fait, révélé dans le détail par le Washington Post et le Guardian que l'agence pour la sécurité nationale américaine (NSA) aurait accès aux communications mondiales des géants d'Internet, Google, Microsoft et Facebook est sans doute un problème mais certainement pas un scandale. Pour ma part, j'avoue humblement que la possibilité de contrer efficacement les agissements terroristes qui utilisent la Toile tels des arachnides venimeux me rassure plus qu'elle ne m'inquiète. J'avoue, toujours avec la même humilité, que je crains davantage Al Qaïda que Barack Obama. La tête désormais sur le billot de l'échafaud médiatique, j'avoue encore quele Patriot Act, conspué par toutes les bonnes consciences, était précisément le moyen d'organiser juridiquement, dans le souci de la sécurité du monde, le pouvoir des agents de renseignements américains. J'ai été heureux d'être rejoint sur ce point par mon confrère Alain Bensoussan, sans doute le meilleur spécialiste du droit de l'informatique et d’Internet, qui le confirmait cette semaine sur France Inter.


Sur le fond, je remarque une fois de plus, que la crainte de Big Brother est à géométrie invariable. Malheur aux États-Unis, malheur à la police française si elle entend croiser des fichiers pour confondre les délinquants terroristes, sexuels ou de droit commun.

En revanche, je n'ai jamais lu la moindre protestation contre la pratique du fisc qui aura été précurseur en la matière.

Dans ce même domaine fiscal, j'observe que sans aucune réaction d'inquiétude des organisations qui habituellement s'autoproclament défenseurs des droits de l'homme, le gouvernement français s'apprête à légiférer en matière d'écoutes et d’accès aux courriers électroniques. Certains députés de gauche envisagent également de dépénaliser le recel de vol de fichiers de banques étrangères (ce qui me paraît juridiquement hautement douteux). Je n'ose imaginer pour mes oreilles, les cris d'orfraie que pousseraient les mêmes défenseurs si cette mesure était envisagée pour lutter contre les terroristes…


J'observe par ailleurs que notre premier ministre (le JDD) considère que par ses projets, « la fraude » est en train de vivre ses derniers moments. Étrangement, M. Ayrault et son gouvernement ont des projets moins déterminés pour lutter contre la fraude sociale. Je leur conseille en conséquence de lire « Les Dossiers du Contribuable » de ce mois consacrés à « la France de la fraude ». Ils pourront y apprendre que la fraude aux prestations sociales dépasse les 20 milliards d'euros par an et que moins de 2 milliards ont pu être récupérés entre 2006 et 2010. Que 55 % des fraudes portent sur les minima sociaux. Que pour Olivier Collas, vice président du conseil d'administration de la Caisse Nationale des Allocations Familiales, on assiste depuis l'arrivée de François Hollande aux manettes à une certaine forme de tolérance envers la fraude sociale. Que, par ailleurs, au moins 7 millions de fausses cartes vitale sont en circulation, et que dans les cités, selon le criminologue Christophe Naudin, une carte se loue 100 € à la journée.


Toujours, selon « les Dossiers du Contribuable », les pouvoirs publics évacuent le problème de la fraude sociale imputable à l'immigration. Selon une étude de l'INSEE de 2010 intitulée « le niveau de vie des immigrés », les prestations représentent 13,8% du revenu disponible des ménages immigrés avec une pointe à 21% pour les ménages d'origine africaine contre 5,4% pour les Européens.


Des fraudes permettent aussi la récupération de pensions, de retraites d’anciens combattants devenus immortels… : « Dans certains pays comme l'Algérie, on en arrive à trois générations pour la même retraite. Une bonne partie des prestations retraite que la France verse à l'étranger est piratée », selon le vice-président de la Caisse Nationale des Allocations Familiales déjà cité. La fraude documentaire est devenue si importante que les états européens ne parviennent plus à établir l'identité administrative de tous leurs résidents. « Cette impasse ouvre la voie à tous les abus, au risque de faire imploser le modèle social français ».

Parmi encore les multiples exemples fournis, les fraudes à l'aide médicale d'État : même en situation irrégulière, les clandestins disposent de droits sociaux. À commencer par celui de recourir à l'aide médicale d'État (A.M.E). Cette mesure généreuse, qui en dit long sur la prétendue xénophobie française, coûte environ 600 millions d'euros par an aux contribuables et permet de soigner 220 000 immigrés illégaux. La précédente majorité avait instauré une franchise de 30 euros et voulait limiter les soins à une offre basique, excluant notamment la procréation assistée et l'esthétique. Dès son arrivée, la nouvelle équipe gouvernementale, en même temps qu'elle proclamait sa volonté parcimonieuse et augmentait la pression fiscale, faisait sauter ces verrous. Et pourtant, les titulaires de cette prestation représentent 12,4% des fraudeurs détectés, soit une moyenne trois fois supérieure à celle des assurés sociaux… Pratiquement aucune enquête n'est diligentée. Selon Jean-Paul Gourévitch, expert international reconnu et apolitique, les fraudes constatées ne représentent qu'une petite partie des fraudes potentielles. Sur le site officiel de la Sécurité Sociale, il est indiqué que la fraude à la sécurité sociale détectée en 2011 atteint 479 millions d'euros, mais d’après Gourévitch, la réalité est beaucoup plus sombre et, à elles seules, les fraudes au RSA et à l'assurance-maladie coûtent près de 3 milliards d'euros à l'État.


Un esprit simple et sain pourrait être conduit à penser qu'un gouvernement impartial, déterminé à lutter contre toutes les fraudes, d'où qu'elles viennent, devrait prendre cette fraude sociale là, également à bras-le-corps. Las, c'est faire bon marché de la xénophilie et de ses défenseurs. Le malheureux Claude Guéant en a fait la triste expérience. En novembre 2011, l'ancien ministre de l'intérieur déclarait son intention de s'attaquer aux « fraudes sociales » imputables aux étrangers en croisant le fichier de ceux résidant en France et celui de la sécurité sociale. Il indiquait au micro d'Europe 1, vouloir éviter que des étrangers régulièrement présents sur le sol français empochent des allocations afférentes à des enfants qui résident hors du pays (j'ai révélé dans une précédente chronique, que c'est désormais possible). Il voulait aussi repérer les allers-retours trop fréquents entre la France et l'étranger. Ceux-ci peuvent en effet dissimuler des fraudeurs qui séjournent juste quelques jours en France avant de repartir vivre dans leur pays d'origine. Cette pieuse intention a été tellement diabolisée par les associations de défense des migrants et les médias que le ministre fut contraint à une piteuse rétractation, allant jusqu'à prétendre que sa déclaration ne ciblait pas spécifiquement les étrangers… Ces mesures de contrôle n'étaient en fait que la simple application du décret sur la gestion des dossiers des ressortissants étrangers voté en juin 2011.


Ainsi, par la disgrâce d'un psychodrame xénophile, ce fichier là, était un flicage scélérat.

Grèce : ici encore, le psychodrame joué sur les antennes et les ondes françaises, sur fond de « coup d'état » déguisé ou d’assassinats de la démocratie à la manière des colonels de triste mémoire, aurait pu être évité.

Nul ne peut sérieusement contester la maladresse et la brutalité d’une mesure qui a interrompu brutalement les images transmises.

Mais c'est oublier la véritable tragédie financière grecque, et le désarroi de son gouvernement modéré, coincé qu'il est entre les surenchères des démagogues hellènes d'extrême gauche ou néonazis et les exigences européennes.

C'est oublier également la gabegie qui régnait au sein d'une télévision - en réalité de faible audience - mais dont le coût de fonctionnement était pourtant de trois à sept fois plus élevé que les autres chaînes de télévision et employait de quatre à six fois plus de personnel.


Encore plus fort que les chaînes de service public françaises, pourtant championnes décorées cette année encore par la Cour des Comptes.

A condamner ainsi, sans circonstances atténuantes ni appel, le gouvernement Samaras, qui fragilise le berceau de la démocratie ?


Mur des cons (suite) : Clément Weill-Raynal, sanctionné par la direction de France télévision. Celui-ci a écopé d'une mise à pied privative de salaire de huit jours, assortie d'une menace de licenciement, en cas de réitération. Celui-ci refuse toute sanction.

Lors du conseil de discipline qui l’a sanctionné et qui lui reprochait d'avoir caché à sa hiérarchie qu'il était l'homme qui avait permis au public de connaître les détestations sélectives du Syndicat de la magistrature, le journaliste a excipé de la loi de 2010 qui protège, de manière absolue, le secret des sources, sauf en cas d'impératifs exceptionnels.

Le chroniqueur judiciaire de France 3 a fait valoir que dans le climat de haine qui prévalait, avec une CGT qui voulait sa tête et un Syndicat National des Journalistes qui allait se déclarer solidaire du Syndicat de la magistrature la nécessaire protection de l'auteur du document incriminé qu'il était n'avait rien de platonique.


Au moment où ces lignes sont écrites, seul celui qui a révélé les turpitudes d'un syndicat donneur de leçons de vertu a été condamné.

Pendant ce temps, les maçons du mur des cons ont été élargis par le Conseil Supérieur de la magistrature avec l'hypocrite bienveillance de Mme Taubira qui avait endormi auparavant la représentation nationale.

Bien entendu, les procédures d'injures et de destruction de preuves diligentées à l'encontre des magistrats vont se poursuivre.

Les « lanceurs d'alerte » de Snowden à Assange (à qui le Monde a ouvert généreusement ses colonnes cette semaine) font l'objet d'une compréhension particulière à gauche, quand bien même ils ont enfreint gravement le droit.


La loi sur le secret des sources fait l'objet d'une vénération quasi religieuse. Le Monde l'a encore invoquée récemment à l'encontre d'un juge instruction.

Nul ne reproche aujourd'hui au journaliste de France 3, sanctionné par une direction terrorisée par la CGT, la moindre infraction légale.


Allez savoir pourquoi, force est de constater que la gauche journalistique, habituellement prompte à monter sur ses ergots pour défendre un confrère dans la peine, n'a fait de cette affaire, ni un psychodrame, ni un drame, ni un scandale, ni même un problème.


À peine un sujet de dérision à l'encontre d'un journaliste libre.

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