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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 12:16

PARU SUR LE SITE « ATLANTICO, un vent nouveau sur l’info » : http://www.atlantico.fr


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La semaine Goldnadel

Publié le 28 mai 2012

 

Femmes, noirs, petits pays ou émergents, de gauche ou d'extrême gauche : ces catégories qui permettent d'échapper à la critique...

Christiane Taubira face aux critiques, la Grèce contre Christine Lagarde, François Hollande et son zéro faute apparent, les révolutionnaires du printemps arabe ou les étudiants québécois : certains acteurs de l'actualité semblent connaître un étrange unanimisme médiatique.

Pour l’heure, François Hollande demeure dans les petits nuages de la félicité. Il suffit qu’il descende de son avion sans trébucher sur la passerelle pour que la presse unanime crie des « Hourra », des « Encore » des « Bravo », des « Youpi » ou des « Putain qu’il est bon ». Il y a quelques jours, sur France 5, un journaliste du nom de Clémenceau, qui n’avait pourtant l’air ni d’un tigre ni d’un aigle, expliquait doctement que le nouveau Président avait réussi à mettre Obama dans sa petite poche en raison d’une réserve de bon aloi qui tranchait singulièrement avec l’excessive familiarité de son prédécesseur. Au-delà de la révérence obséquieuse à la centralité du Président américain, voilà un journaliste rudement bien informé.

 

De nombreuses gazettes (L’Express, Le Point…) se sont interrogées sur l’éventualité, sinon la nécessité, de François Hollande d’abandonner ses promesses d’avant élection.

Il était en effet plus que prévisible qu’une fois élu, notamment sur la base de ses promesses, l’impétrant socialiste allait être prisonnier de la diabolique alternative de respecter ses engagements et d’entraîner le pays dans le chaos, ou de les renier au risque de devenir le premier des renégats.

Il n’en demeure pas moins que cette manière tranquille de proposer au Président de rompre le contrat qui le lie à son électeur en dit long sur l’esprit du temps. Au-delà en effet de cette acceptation de l’escroquerie électorale, elle montre plus profondément que nombre de citoyens ne détestent pas ce sadomasochisme qui autorise, dans le premier temps, d’être sadique avec le Président sortant, et dans le second d’avoir le plaisir de se plaindre d’avoir été trahi par son successeur.

Je mettrais toutefois un bémol à ce plaisir des sens : l’extrême-gauche, dans un mois ou dans un an, sera infiniment plus sadique dans la rue que la droite dans les cafés ou les salons. Qui dit que ce jour-là, cette droite, en bonne fille démocratique, ne sera pas obligée de se conduire en pompier du pyromane de la gauche menteuse ?

 

Il y a déjà plusieurs semaines que dans ces mêmes colonnes je demande s’il est loisible de pouvoir critiquer les Grecs.

La réponse vient enfin de m’être donnée par Christine Lagarde qui, de Madame Parisot à Madame Vallaud-Belkacem, s’est faite morigénée pour avoir tancé les Héllènes.

Qu’il est dur en effet de pouvoir asséner de rudes vérités à une fausse victime. Oui, quitte à donner dans le compassionnel, le sort des Africains le mérite davantage. Et peux-je ajouter, pour aggraver mon cas, que ceux qui, depuis des décennies, se plaignaient de l’exploitation du Tiers-Monde par l’Occident, devraient davantage se faire à la raison de ce que des pays émergent effectivement pour tailler des croupières à leurs dominateurs. Mais pour en revenir aux Grecs, le Monde lui-même ne parlait pas autrement lorsque, dans son éditorial, particulièrement inspiré, du mercredi 23 mai, son directeur Eric Izraelewicz écrivait : « Il leur faut (les Grecs) sortir de cette schizophrénie. Si les Grecs veulent continuer à faire partie du club, ils doivent en accepter le règlement intérieur – et l’appliquer. D’autres pays ont fait ou font aujourd’hui les efforts nécessaires – l’Irlande et le Portugal notamment. Il n’est pas admissible qu’un petit pays, par son refus des règles du jeu, puisse continuer à mettre en danger l’ensemble du continent. En novembre dernier, Georges Papandréou, alors Premier ministre, plaidait en faveur d’un référendum. Les législatives du 17 juin en font office.  Aux Grecs de choisir. En espérant qu’ils feront le bon choix. Sinon, l’Europe devra en tirer les conséquences. Sans états d’âmes ».

Apparemment, il n’est pas plus facile, semble-t-il, de critiquer Madame Taubira. J’ai moi-même osé le faire lundi dernier en m’étonnant de sa suppression sans phrase des tribunaux correctionnels pour les quasi-adultes les plus dangereux. D’autres inconscients ont adopté cette ligne téméraire. Malheur à eux ! Pierre Marcelle, dans un billet rageur, affirme que Madame Taubira n’a été critiquée que parce qu’elle est femme et noire. Il est vrai que même ses petits camarades de Libération doutent souvent de la subtilité de cet imprécateur. Mais dans le même sillage prétendument antiraciste, l’ex-strausskahnien Cambadélis considérait hier – et pour les mêmes raisons – que les attaques anti-taubiriennes étaient « limites ». Dans ce cadre de terreur intellectuelle antiraciste qui nous manquait, Eric Zemmour, selon L’Express, lui aussi membre du club de ceux qui ne sont pas follement amoureux de Madame Taubira, verrait son poste sur RTL menacé. M’est avis que ce retour à l’ordre moral – qui ne saurait durer longtemps – ne me parait pas bien futé commercialement.

Parmi les reproches émis pour protéger ma ministre de tutelle, on trouve souvent le grief d’avoir rappelé son passé indépendantiste. De la part de ceux qui rappellent avec une belle constance le fait que Patrick Buisson ait écrit dans Minute il y a 20 ans, ou que Devedjian, Madelin et Longuet aient appartenu à l’extrême-droite il y a 45 ans, le reproche est croquignolet.

Si j’étais, comme eux, obsédé stupidement par le sexe ou la race, je me demanderais si les critiques contre Madame Lagarde ne viendraient pas de ce qu’elle est femme et blanche…

Décidément, les thuriféraires du Printemps arabe auront eu faux jusqu’au bout. Au deuxième tour des élections égyptiennes seront confrontés le représentant des Frères Musulmans et l’héritier officieux de Moubarak. Ce qui montre d’abord que la dictature de Moubarak était plus débonnaire que ce que l’on osait dire, et que les démocrates laïcs censés représenter le printemps qui chante, moins nombreux qu’indiqués. Dans ce contexte moins enchanteur, je m’autoriserai une ultime fantaisie polémique. Rappelez-vous que ceux qui voulaient nous vendre sans discussion la révolution de la Place Tahrir, avançaient l’argument que les insurgés n’avaient entonné aucun refrain anti-israélien.

Aujourd’hui, l’ensemble des compétiteurs a surenchéri dans la haine de l’Etat juif. Cela n’émeut aujourd’hui personne à Paris. Pourtant, la paix israélo-égyptienne, qui a entrainé la restitution par l’Etat hébreu de l’ensemble des territoires occupés par lui depuis la Guerre des Six-Jours, avec d’importantes réserves pétrolières et gazières, est censée servir de modèle à la paix israélo-palestinienne – avec cession de territoires aux Palestiniens - qu’appellent de leurs vœux les grandes consciences médiatiques et politiques.

Je mets au défi qui que ce soit de trouver une ligne dans un journal hexagonal qui conseillerait aux Egyptiens de respecter un traité de paix qu’ils menacent régulièrement de dénoncer.

Bien entendu, je ne m’en émeus ni ne m’étonne. Mais le moment venu, j’inviterai peut-être ces commentateurs à davantage d’humilité lorsqu’ils presseront de conseils de flexibilité des Israéliens qui ne leur en demandent pas.

Un dernier mot sur le printemps d’érable. La presse parisienne, à l’unisson, soutient la révolte étudiante contre un gouvernement québécois censé représenter l’immobilisme. Si elle avait été moins distraite ou futile, elle aurait pu observer que le conflit qui date de plusieurs mois a été envenimé par le refus du syndicat étudiant le plus radical (la « Claque ») de condamner les violences de certains de ses membres.

D’autre part, cette loi scélérate dénoncée à l’unisson et qui ordonne à ceux qui souhaitent organiser une manifestation de plus de cinquante personnes de demander une autorisation, n’est-ce-pas la même qui existe en France ? Pas sûr que les Québécois qui, toujours en majorité, soutiennent leur gouvernement, se laissent abuser par un concert de casseroles qui, de Montréal à Paris, pourrait se faire, à la longue, bien ringard.

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 17:21

                             

 

En matière de justice, les bonnes nouvelles se succèdent en cadence :

 

Le 22 mai dernier la Cour de Cassation a dit pour droit que le fait d’appeler publiquement au boycott des produits israéliens était constitutif d’une provocation à la discrimination à raison de la nationalité.

 

Il s’agit donc d’une confirmation de l’arrêt qu’Avocats Sans Frontières, France-Israël, la Chambre de Commerce France-Israël avaient obtenu du Tribunal puis de la Cour d’Appel de Bordeaux.

 

Au plus haut niveau donc, que ce soit devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme de Strasbourg, que ce soit devant la Cour de Cassation aujourd’hui, le boycott d’Israël est considéré définitivement comme une discrimination.

 

Qu’il me soit permis à cette occasion de saluer la détermination de mon ami Sammy Ghozlan qui, le premier, m’avait alerté des actes commis par les militants d’Europalestine cornaqués depuis toujours par Olivia Zemor.

 

Mais le 24 mai, autre bonne nouvelle, la Cour d’Appel de Paris, infirmant sur ce point, la décision de la 17eme chambre, a condamné Olivia Zemor, animée, on le sait, par une détestation obsessionnelle et pathétique de l’Etat Juif, à payer une amende et à verser des dommages et intérêts à France-Israël.

 

Bien entendu, ici ou là, des tribunaux refuseront d’appliquer la loi, soit par conformisme intellectuel, soit sous la pression de manifestations de rues. Nous en avons hélas l’habitude depuis le tournant des années 2000, raison de plus pour ne pas dissimuler notre satisfaction après cette décision de la Cour Suprême.

 

Mais un point m’inquiète grandement : sous la présidence de Nicolas Sarkozy et avec le soutien de tous les Gardes des Sceaux qui se sont succédé, la quasi-totalité des Parquets ont constamment accompagné notre démarche qui était de voir appliquer la loi française sur l’ensemble du territoire de la République et de voir refuser et le diktat de la violence et la discrimination du seul Etat d’Israël à l’exception de tous les autres infiniment plus violents et fanatiques.

 

Hélas, aujourd’hui, la donne politique pourrait changer : c’est Madame GUIGOU, grand soutien de Madame TAUBIRA, qui, on s’en souviendra peut-être, a tenté une intervention devant Monsieur MERCIER, Ministre de la Justice, en faveur de Stéphane Hessel, soutien aussi indéfectible qu’irresponsable, du boycott des produits israéliens.

 

Plusieurs éminences de gauche, sensibles, on le sait, à la phraséologie palestiniste, ont tenté dans le même sens de trouver des excuses aux boycotteurs, quant ils ne les ont pas encouragés dans le cas des Verts et des communistes.

 

Je tiens en conséquence à le dire ici, Avocats Sans Frontières, France-Israël et leurs amis sont déterminés à ne pas accepter que la loi française, la nécessaire bonne entente entre communautés, et la dignité de l’Etat d’Israël soient foulées au pied par les tenants de l’idéologie de la haine et de l’exclusion.

 

Gilles William Goldnadel

 

24/05/12

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 17:06

 

 

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La semaine Goldnadel

Publié le 21 mai 2012

Apaisement, vraiment ? D'excès de bons sentiments en mauvaises manières, avant-goût des échecs de la gauche présidentielle

Cette semaine : Manuel Valls bientôt désavoué, Jean-Marc Ayrault inégal face au devoir de mémoire, Christiane Taubira et la justice des mineurs...

"Le mariage de la carpe Taubira et du lapin Valls promet de beaux enfants." Crédit Reuters

Étrangement, ce sont sans doute les personnalités les plus policées du nouveau pouvoir en place qui se seront conduites le plus grossièrement lors de la transmission du sceptre et des clés.

François Hollande, au rebours de tous les usages, n’aura donc trouvé aucune qualité, ne serait-ce que l’énergie, à son prédécesseur. Il n’aura pas non plus estimé nécessaire de le raccompagner jusqu’à la porte.


Manuel Valls, se sera senti obligé d’indiquer devant Claude Guéant qui ne pouvait lui répliquer, qu’en ce qui le concerne, il ne pratiquerait aucune stigmatisation. Quand bien même, par hypothèse, aurait-il eu raison, qu’il aurait pu attendre que l’ancien ministre de l’Intérieur tourne au coin de la rue du Cirque, pour décocher son trait. Si le nouveau ministre espère ainsi désarmer la gauche lorsqu’il faudra mener la politique de fermeté qu’il se dit déterminé à entreprendre, il y a fort à parier que l’humiliation gratuite infligée au perdant aura été inutile. Au premier sans-papier expulsé, on rappellera au fils de républicains espagnols qu’il aime légitimement se dire, les temps mauvais du caudillo.


Si la réconciliation annoncée et la fin des discours «clivants» passent seulement par la glorification extatique des étendards étrangers de la Bastille et la poursuite de la fascisation de l’adversaire, alors l’apaisement célébré sur tous les tons risque de ressembler à la politique d’«apeasement» de M. Chamberlain.

Cette fascination présidentielle pour la droite remerciée, est également passée par le contre-pied systématique de la période précédente, présentée uniment comme le modèle honni du stupre et de la pose.

C’est ainsi, que Thomas Hollande, pourtant omniprésent au soir du triomphe paternel, a-t-il été privé de cérémonie élyséenne, tandis que Mlle Mazarine Pingeot y était conviée. Allez comprendre. Moi, président de la République, je préfère à l’avance prévenir que mes enfants seront de la fête.

Dans le même temps, président et ministres, ont annoncé avec ostentation réduire leur traitement. Et qu’importe, que leur nombre accru entraîne l’augmentation de la facture du contribuable. L’excès de modestie confine parfois à l’orgueil.

 

Pendant ce temps, le nouveau Premier ministre était présenté à l’unisson comme un personnage consensuel. Ce n’était pas l’impression qu’il nous avait donnée lorsque, en sa qualité de chef du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale, il avait refusé de désavouer M. Letchimy, quand ce dernier avait comparé la sortie de Claude Guéant sur les civilisations au nazisme.

Quoiqu’il en soit, Jean-Marc Ayrault, friand d’histoire, a tenu, avec raison, à rappeler que sa ville de Nantes était le point de départ au XVIIIe siècle du commerce esclavagiste triangulaire : «il faut qu’une ville regarde son histoire» déclara-t-il en inaugurant le Mémorial pour l’abolition de l’esclavage.


Assurément. Sans donc oublier qu’au même siècle et en la même ville, mais encore plus tard, on célébrait des «mariages républicains» au cours desquelles des prêtres et des religieuses, notamment sur les ordres d’un Carrier dont des rues encore aujourd’hui portent le nom, étaient attachés nus face à face dans des barques avant d’être noyés dans la Loire. Il est plus facile de regarder bien sans œillères.


Cela n’a pas tardé. La nouvelle Garde des Sceaux, en fin connaisseur, a annoncé que les tribunaux correctionnels pour mineurs allaient être supprimés. Retour donc aux fondamentaux d’une ordonnance de 1945 à nouveau célébrée du sémillant Pierre Joxe à l’Ordre des avocats qui rate rarement le discours convenu.


Gilbert Cesbron peut exulter dedans la terre. Et tant pis si les mineurs d’aujourd’hui ont pris 10 kilos et autant de centimètres, qu’ils sont responsables de la moitié des crimes et délits commis, et que des enfants de 13 ans d’aujourd’hui se livrent à des «tournantes». Il parait que c’est cela l’humanisme. Le mariage de la carpe Taubira et du lapin Valls promet de beaux enfants.

A propos toujours de ma nouvelle ministre de la Justice et de mon bâtonnier, ce dernier, au demeurant charmante personne, a souhaité la bienvenue à la première en croyant devoir célébrer sa loi éponyme sur l’esclavage. Moi qui n’ai pas le même regard sur les lois mémorielles, en ce compris celle portant assez funestement le nom d’un ancien ministre communiste nommé Gayssot, je me garderai bien d’emportement extatique.

Il se peut, je le dis sans ironie, que j’aie tort. Mais je rappellerai quand même, pour tempérer celui des autres, que lorsqu’on demanda à Mme Taubira, ancienne responsable indépendantiste guyanaise, pour quelle raison dans sa loi proscrivant toute négation de la traite esclavagiste, seule la transatlantique occidentale était visée à l’exclusion du commerce arabique pourtant plus ancien , plus durable et encore plus cruel, elle répondit ingénument qu’il convenait de ne pas désespérer les jeunes des cités [1]. Toujours cette histoire d’œillères.

 

Dans ce climat d’euphorie générale, la libération le 18 mai, contre l’avis du parquet, de Jean-Marc Rouillan ancien leader d’Action Directe est passée relativement inaperçue. On rappellera que celui-ci, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, s’est toujours refusé à regretter ses crimes.

La veuve d’une de ses victimes, Mme Georges Besse, avait confié au Figaro : «Rouillan ne pourra jamais payer sa dette. Sa dette. C’est deux vies : mon mari, le général Audran et peut-être d’autres… Il faut assumer ses actes et les conséquences de ses actes. On n’est pas impunément révolutionnaire tueur.».


Je ferai également observer que lors de l’abolition de la peine de mort, l’un des arguments les plus forts des abolitionnistes, et qui m’avait personnellement convaincu, était de soutenir, qu’après suppression du supplice, la peine capitale devenait dès lors la réclusion à perpétuité et qu’elle devrait désormais, au nom de la dissuasion, être exécutée réellement. Mais il est vrai que je ne suis pas un humaniste. Pas plus, sans doute, que Mme Georges Besse.

 

Dans mon précédent bloc-notes je faisais observer avec un brin d’amertume qu’il me paraissait que la victimisation de la Grèce et des Grecs prenaient un tour excessif. Je rappelais que ce pays avait inventé non seulement la démocratie mais encore la démagogie.

Un excellent article de Renaud Girard (Le Figaro, 17 mai 2012) nous apprend que le modèle du politicien hellénique est sans doute M. Michalis Chrisodolis. Comme ministre du Pasok, il soutint à fond le gouvernement du technocrate Papademos, déterminé à prendre les mesures d’austérité qui seules peuvent sauver le pays cigale, politiquement et économiquement.

Mais, accusé dans un débat télévisé d’avoir signé le mémorandum désormais honni, il répondit tranquillement qu’il ne l’avait pas lu ! Renaud Girard de faire observer que contrairement à ce que prétend la presse grecque de gauche, le mémorandum n’a rien d’un oukaze imbécile décrétant des coupes budgétaires drastiques mais plutôt un texte nuancé qui propose des réformes de bon sens.


Au regard de ses premières déclarations, le nouveau Président français ne semble pas déterminé à tenir aux Grecs le franc langage qui s’impose.

Ainsi que le fait observer le placide Alain - Gérard Slama, la seule chance de la France – comme de son chef - serait que la résistance ferme de Mme Merkel – menacée par les démagogues de la relance par la dépense publique – oblige la gauche à s’incliner devant les réalités de la concurrence internationale dès le début du quinquennat, là où Mitterrand avait attendu deux ans. On n’en prend pas le chemin. M. Montebourg annonce que ce gouvernement connaîtra des échecs. J’ai foi en sa forte parole.

 

[1] Réflexion sur la question blanche, page 93, éditions Jean-Claude Gawsewitch (20 janvier 2011 

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 16:07

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La semaine Goldnadel

Publié le 14 mai 2012

De "têtes" à couper en changements démographiques passés sous silence, ces inquiétants lendemains de victoire...

Cette semaine : la tragi-comique affaire Salviac, l’harmonie plurielle des cités, la démagogie grecque et un syndicat d’étudiants juifs qui a porté plainte pour incitation à la haine raciale suite à des insultes antisémites.

 

Je crains le syndrome Kennedy. Du nom de ce pauvre rédacteur de l’Associated Press renvoyé comme un malpropre au lendemain de la victoire de 1945. Le type, de Reims, avait voulu, dès le 7 mai 1945, écrire que les Allemands avaient capitulé. Las, Staline voulait attendre le 8 mai pour capitaliser sa conquête berlinoise. C’était un temps où Roosevelt n’avait rien à refuser au petit père des peuples soviétiques. On empêche le journaliste trop indépendant, y compris ses chers confrères, de câbler la nouvelle par tous les moyens. Et on le vire. Il vient seulement cette année d’être réhabilité.

Gare, donc à l’euphorie de la victoire qui peut annoncer des lendemains qui déchantent.

Mais il y a des petits signes, qui ne trompent pas.

 

Ainsi, ces membres très progressistes du personnel de RFI – France 24 qui réclament aux édiles socialistes les têtes pourtant bien faites de Mmes Roselyne Febvre et Goetzinger pour cause de mal pensance. Il faudra la démarche épistolaire d’un Didier Tourancheau, transfuge de Libération, pour calmer leurs ardeurs militantes.

Ainsi encore, ce courrier électronique adressé par une gracieuse Valérie T à une modeste collègue de Paris-Match et dans lequel la première morigène la seconde d’un inquiétant «mais à quel jeu joues tu ? », sous le prétexte que la malheureuse a osé présenter Thomas comme «le fils du couple Hollande-Royal» et non de «l’ex couple».

 

On veut croire que la presse bien-pensante aurait réagi avec une égale tempérance si l’expéditrice s’était prénommée Carla.

Enfin, la tragi-comique affaire Salviac. Bien sur que ce tweet du journaliste sportif de RTL était on ne peut plus bourrin.

Mais enfin, il ne s’agissait que d’un courriel balancé, qui sait, après boire.

Il existe, en matière de droit social, suffisamment de nuances dans la palette des sanctions professionnelles, de l’avertissement au blâme, pour que l’on puisse suggérer que le licenciement prononcé paraisse un peu outrancier pour ne pas ressembler à la punition d’une lèse-majesté.

 

C’est dans ce contexte légèrement inquiétant, qu’on est rassuré par ce qui ne change pas.

Sofia Aram, avec sa délicatesse habituelle, s’est moquée lundi matin sur France Inter de la défaite de Sarkozy.

Et Pascale Clark, reste tellement Pascale Clark que même Télérama commence à trouver que, décidément, elle est trop agressive envers les interlocuteurs situés sur sa droite.

Cela étant, avec une hauteur de vue qui l’honore, l’hebdomadaire lui demande de rester à son poste. Ouf.

 

Syndrome Kennedy mais aussi syndrome Straw qui semble nous attendre au lendemain de cette élection... Straw, du nom de cet ancien ministre de l’intérieur britannique travailliste, autrefois dur avec le crime, mais aujourd’hui doux envers les islamistes, depuis que sa circonscription a vu modifiée de fond en comble sa structure démographique au cours de la dernière décennie [NDLR Blackburn dans le Lancashire]. 

 

En France, la gauche, selon la stratégie développée par Terra Nova, a labouré de nouvelles terres et de nouvelles "communautés". 

Une thèse, développée par d’élégants esprits, voudrait faire croire qu’alors que dans les banlieues métissées, la gauche triomphe, dans les bourgs péri-urbains exclusifs d’immigrés, la droite joue des fantasmes et gagne.

L’explication, un brin irénique, s’en déduit naturellement : ceux qui vivent dans les cités bigarrées sont ravis de l’harmonie plurielle qui y règne, au rebours des péquenots dont on a instrumentalisé les frayeurs ignorantes.


Je ne verrais, évidemment, aucun inconvénient de principe à la conquête de ces voix de citoyens qui ont bien le droit de s’exprimer dans les urnes, si je ne craignais, contrairement à l’idée que s'en font les propagateurs de cette pieuse croyance sur l'aimable France de la diversité, que la réalité soit bien entendu plus crue et que les modifications démographiques, difficilement quantifiables, au regard de la prohibition des statistiques ethniques, soient davantage à l’origine du phénomène électoral constaté. 

Si on comprend bien ces Grecs qui semblent avoir un faible pour la gauche radicale, leur pays devrait rester dans cette Europe qui les avait, jusqu’à présent particulièrement bien traités, tout en ne payant pas leurs dettes pour cause de prodigalité.

La Grèce, on le sait, a inventé la démocratie. Elle a inventé aussi la démagogie.

Pour qu’on puisse le lui dire, encore faudrait-il qu’on ose se le dire.

Il pourrait échoir très vite à notre nouveau président de devoir tenir ce langage bien osé pour lui.

 

Il y a quelque temps, un lecteur de peu de foi, m’a demandé avec quelque rudesse ce que pouvait bien être cet islamo-gauchisme que je présentais comme le nouveau fascisme à combattre prioritairement.

Un récent exemple toulousain me donne la possibilité d’en apporter la triste démonstration.

Un communiqué du syndicat d’étudiants juifs, proche du PS, l’UEJF nous apprend le 3 mai que celui-ci a été conduit à porter plainte pour incitation à la haine raciale suite à des insultes antisémites lors de la visite d’étudiants Israéliens à l’université Toulouse le Mirail.

 

Ces incidents qui se sont déroulés quelques jours seulement après le massacre commis par Mohamed Merah dans une école juive de la même ville ont été filmés et peuvent être regardés sur Youtube.

Un groupe composé notamment de femmes voilées s’est approché du stand tenu par l’UEJF et des étudiants israéliens venus proposer de partager un moment de dialogue autour du thème «avoir 20 ans en Israël».

On voit les perturbateurs invectiver les jeunes juifs en déclarant notamment avec un mégaphone sur lequel on peut voir un logo du syndicat d’extrême gauche Sud : «vous êtes des colonisateurs, vous êtes des criminels, vous êtes des voleurs. Franchement, on devrait vous exterminer. Vous ne devriez même pas exister.» Certains ont ensuite crié en arabe le slogan «Khaibar, Ô juifs, l’armée de Mahomet reviendra» (en référence à cette bataille ou des juifs ont été massacrés et réduits au servage).

 

Je pense avoir ici donné une assez bonne illustration de ce qu’est l’islamo-gauchisme ordinaire.

En outre, si j’étais cruel, je rappellerai qu’ici même, et notamment à l’intention de ce syndicat d’étudiants, dont évidemment les éléments toulousains ne sont pas en cause, je mettais en garde contre les manifestations intempestives menées contre des personnalités de la droite extrême, comme par exemple à l’université Dauphine dernièrement.

 

Précisément, je disais que les juifs pourraient prochainement être victimes de pareils manquements à la liberté d’expression.

Encore plus récemment, je m’étonnais que ceux qui avaient décidé de manifester contre Marine Le Pen  ne l’aient pas fait contre l’UOIF.

 

Je suis décidément trop gentil.

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 11:39

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Le semaine Goldnadel

Publié le 7 mai 2012


Retour sur une campagne faite d'erreurs de timing et de casting mais aussi d'un dénigrement sans précédent et d'une intimidation intellectuelle médiatique qu'une partie de la droite a fini par intérioriser. 

Ainsi, le président vilipendé aura été battu sur le fil du rasoir. Ainsi, c’était pour rire, Nicolas Pétain, ne méritait pas, finalement, autant d’indignité, mais du respect, comme l’a indiqué hier soir son victorieux rival dans un discours dont la hauteur n’était pas qu’habileté.

Ceux qui, surtout à gauche, veulent, évidemment pour son bien, empêcher la droite d’être la droite, expliquent doctement sa défaite par l’ignoble « droitisation » et les clins d’œil aux électeurs du Front National, auront du mal à le faire croire au regard du résultat final.

En dépit d’une campagne de dénigrement rarement observé depuis le général De Gaulle, en dépit d’une crise économique et financière qu’il serait euphémique de qualifier d’exceptionnelle et qui a sanctionné tous les sortants en Europe, le nouveau président élu l’aura été à la minorité des électeurs votants.


Bien au rebours, si ce retour au peuple avait été à la fois moins tardif et plus franc, donc plus crédible, il est permis de penser que le pari impossible aurait été tenu.

Si l’on décide d’organiser un débat sur l’identité nationale, on ne choisit pas pour le tenir un transfuge du PS qui en avait honte.


Si l’on décide de mener une campagne électorale décomplexée, on ne choisit pas comme porte-parole une femme, certes gracieuse et élégante, mais dont le principal titre littéraire aura été de morigéner la représentante de la droite extrêmement décomplexée.


Il est des erreurs de casting et de timing que comprend le Français.


Il n’empêche, le petit homme tant raillé, y compris pour sa taille, n’aura pas été dégagé par la fenêtre, mais sorti par la porte.

La grande.

Avec la bienveillance qui la caractérise, on peut imaginer, sans grande spéculation intellectuelle, la réflexion de la gauche et de ses relais, si d’aventure le président sortant l’avait emporté avec une majorité aussi étroite : « un président légal sans doute, mais vraiment légitime ? ».


Fort heureusement, ce qui caractérise le camp vaincu, c’est précisément, son légitimisme démocratique qui fait de François Hollande, désormais, le président de tous les Français


Il faut lui reconnaitre une habileté politique dont le mérite est à peine diminué par la complicité de la classe médiatique idéologisée.

Il faut reconnaître également à la gauche d’avoir su, elle, mener cinq années un combat culturel que son camp adverse n’aura finalement mené qu’un trimestre.

François Hollande, il l’a dit, ne pratiquera pas d’ouverture à droite.

A l’aune de l’intelligence politique et de la cohérence intellectuelle, sa victoire est méritée.

 

A ce stade, il faut, encore et encore, écrire que la droite française aura été la victime docile d’une escroquerie intellectuelle légale que je n’aurais cessé de dénoncer vainement.

Alors que le camp des droites, le premier tour l’aura encore montré, est plus nombreux que son antipode, c’est un président de gauche qui l’aura emporté.

L’explication réside toute entière dans le surmoi qu’aura réussi à imposer la classe médiatique à une partie de la droite française tout en décomplexant la gauche de ses propres liaisons autrement moins platoniques.


Alors que Gérard Longuet aura été tancé pour avoir suggéré que Marine Le Pen, contrairement à son père, était une interlocutrice possible, François Hollande remercie publiquement et impunément son interlocuteur Mélenchon et s’apprête à mener campagne avec un PCF, dans le cadre d’une alliance que même les représentants de la droite démocratique ont oublié hier soir de critiquer dans son principe.

Lorsque la victime est aussi sottement dupe, ce n’est plus, juridiquement, une escroquerie.

Mais il est une autre escroquerie, récidivante, qui aura été commise délibérément et impunément dans la dernière quinzaine : celle de dénoncer la dérive vichyssoise du président aujourd’hui battu.

J’aurais passé une bonne partie de ma vie d’homme à dénoncer et démonter cette escroquerie trentenaire en bande organisée.

Dans sa dernière séquence, il a été reproché à Nicolas Sarkozy de marcher sur les plates-bandes minées de Marine Le Pen.


Le Monde, alors que les jeux étaient faits, dans un article du samedi 5 mai, a reconnu, mais sans le critiquer le « glissement idéologique du PS ». : « Force est de constater que sous la double pression du score de Marine Le Pen au premier tour et d’un Nicolas Sarkozy décidé à faire de cette question le champs majeur de l’affrontement présidentiel, les socialistes, depuis le premier tour, usent d’un registre lexical jusqu’ici plutôt inhabituel ».

« Il y a trop d’immigrés en situation irrégulière » a déclaré le candidat socialiste « celui qui aurait dit ça dans un congrès se serait fait étriper. Jamais personne n’aurait osé, même pas Manuel Valls » déclare un responsable de la rue de Solferino.

Et pourtant, qui a osé dire que Hollande devrait désormais s’appeler Allemagne ?

Un dernier mot : Il ne s’est pas trouvé, un journaliste, un commentateur, un responsable politique pour protester contre la sortie de nombreux drapeaux turcs, marocains et algériens, à la Bastille.


Je le fais. En Français et en républicain.

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 14:50

 

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http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-anti-sarkozysme-devenu-element-central-quinquennat-gilles-william-goldnadel-328321.html


Publié le 11 avril 2012

Pourquoi l'anti-sarkozysme est-il devenu un élément central du quinquennat ? Le point de vue de Gilles-William Goldnadel

Deuxième partie de notre série consacrée à l'anti-sarkozysme. Revue d'effectifs des "anti-sarko" entre bobos modeux et révolutionnaires en peau de lapin.

Ainsi, François Hollande, sans illusion sur l’enthousiasme qu’il inspire, fait fond sur l’anti-sarkozysme à tout crin. Mais, au fait, de quoi l’anti-sarkozysme est-il le nom, pour paraphraser un philosophe post-maoïste, bien en cour ? Précisément, de ce goût pour la radicalité ultra-mondaine et plébéienne à la fois, dont ce pays a la noire magie.

Qui se retrouve, sous le large étendard anti-Sarko ? Une cohorte hétéroclite et bigarrée faite de bobos modeux, de révolutionnaires en peau de lapin, d’indignes-niais en keffiehs peu portés à la discussion, de socialistes respectables et respectueux en voie de disparition, ainsi que de quelques sombres nationalistes ombrageux.

Qu’ont-ils, sans le savoir, en commun ? L’appétence pour le plaisir grégaire et la jactance, le goût pour la radicalité onirique à irresponsabilité illimitée, l’habitude pour le préjugé xénophobe ou xénophile. Mais encore, le mépris religieux, d’autant plus affiché qu’il n’est pas toujours pratiqué, pour le commerce, le profit, et sa traduction financière appelée argent.

Si la posture sans-culotte vient de loin, la sans-papier n’est que quarantenaire et a hérité d’une haine anti–occidentale pathologique.

Dans sa version la plus sévère, cette maladie infantile mais mortelle, ressemble à s’y méprendre à ce chansonnier de Radio Paris qui moquait « l’Amérique, pays judaïque ».

J’ai déjà évoqué, au moment de l’élection de 2007, le site «tout sauf Sarkozy» ainsi que l’ineffable Daniel Mermet qui fut gentiment gourmandé par sa direction, pour avoir diffusé sur France Inter un avis de décès imaginaire judéo-nazifiant de l’actuel président : Nicolas Sarkozy ( 1955- ? ), politicien, mort dans son bunker à Jérusalem.

Mais ces postures anti-sarkozystes sans-culotte et sans-papiers, sont toutes aussi sans mémoire.

L’anti-sarkozysme porte aussi le nom de Mélenchon

Sans vouloir mésestimer son talent de posticheur, sa posture sans-culotte et sans-papiers bénéficie aussi du sans-mémoire de la société médiatique qui, lorsqu’elle ne le porte pas, le ménage.

Alors que nul n’est rabroué lorsque le noir passé est convoqué pour reprocher à l’autre populiste d’avoir valsé avec des autrichiens en culotte de peau, l’invocation du passé rouge sang pour contester ses tangos sud-américains déclenche immédiatement un rire moqueur.

« 100 millions de morts du communisme, ça ne vous suffit pas ? stop ou encore ? » ai-je lu lundi, griffonné à la main sur une affiche du bateleur soutenu par le PCF. En voilà au moins un, qui, à défaut de complexes, a de la mémoire.


La signification politique du succès de Mélenchon, est que l’anticommunisme, en France, faute d’un débat libre et sérieux, reste une tare plus qu’une vertu. Et voilà pourquoi, lorsque la réincarnation grotesque de Robespierre soutient une Chine qui s’est livrée à l’épuration ethnique au Tibet, personne ne rit, ni ne grogne.

A ce stade, dois-je encore citer Daniel Cohn-Bendit qui, dans une interview, lundi, dans le Monde déclare : «Moi aussi, je veux bien refaire l’histoire à ma sauce, ça n’est pas bien compliqué, mais c’est tellement simplificateur. La vie, ce n’est pas aussi simple qu’un discours de Jean-Luc Mélenchon. ( …) Il parle de la révolution, sans jamais en montrer les aspects dérangeants (…) cela lui permet de désigner à l’opinion cette gauche littéralement gangrenée par la question nationale, bloquée idéologiquement sur la question européenne, et fondamentalement anti-occidentale….».


Ceci dit et bien dit, en quoi le parti Vert de Mme Joly et de M. Mamère est-il moins anti-occidental ? Et si M. Mélenchon n’était pas si à gauche, Cohn-Bendit userait-il, pour le rabrouer, de ce ton urbain et policé, auquel le gamin des rues de Paris au mois de Mai ne nous avait pas habitués ?

La droite sarkozyste commence enfin à évoquer le risque d’un Hollande, prisonnier du citoyen Mélenchon. Ici encore, cette stratégie surabondamment spéculative m’échappe. Prisonnière ou non, la gauche démocratique est coupable, moralement et politiquement, de s’être faite du camarade de Castro, de Chavez et de Babeuf, un allié fréquentable. Un point, c’est tout.

Dans ce bestiaire anti-sarkozyste, le point commun anatomique est d’avoir la langue fourchue mais un épiderme à la sensibilité particulièrement délicate. C’est ainsi que Bertrand Delanoë, s’est déclaré « stupéfait » par les propos tenus par l’actuel président dans le JDD.

Effrayant, celui-ci avait osé moquer la « gauche caviar » ! C’est quand même autrement plus agressif que d’avoir comparé Sarkozy à Poutine, Madoff ou Pétain.


« Nicolas Sarkozy défend les victimes, en terrain conquis »

Dans un état d’esprit assez voisin, le Monde, n’y va pas de main morte lorsqu’il s’agit de disqualifier du débat démocratique ceux qu’il présente comme des compagnons de route du candidat président.

Dans un article intitulé « Nicolas Sarkozy défend les victimes, en terrain conquis », Franck Johannes, ordinairement bien mieux inspiré, décrit ainsi un Institut pour la justice dont je me flatte d’être l’avocat : «la venue, samedi 31 mars, de Nicolas Sarkozy à l’Institut pour la justice constitue une victoire pour ce think thank marqué à droite, qui déploie des efforts méritoires pour passer pour un interlocuteur crédible (…). L’institut se situe un peu à la droite de Genghis Khan (…). Il a une obsession, les victimes ; une méthode, la réaction aux faits divers…».

Outre que je mets au défi le chroniqueur de trouver dans le programme de l’Institut, uniquement technique, une ligne qui le situerait là où celui-ci rêverait de le classer, trois remarques :

- Je ne savais pas le souci obsessionnel de Genghis Khan pour les victimes.

- Le Monde ne répugne pas à utiliser les faits divers : ainsi, la couverture du vendredi 6 avril titrant largement sur cette « Amérique surarmée où il est permis de tuer » et traitant du cas du jeune noir Trayvon Martin, abattu en Floride le 26 février, peut-être dans le cadre d’un crime raciste.

- Quelles seraient les réactions médiatiques, au cas où le Syndicat de la Magistrature, recevant François Hollande, serait situé par le Figaro « à la gauche de Kim Il-sung ? ».


Et si l’anti-sarkozysme carnassier devenait le meilleur allié de sa proie ?

 

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 18:09

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http://www.atlantico.fr/decryptage/gilles-william-goldnadel-certaine-gauche-interdit-mettre-en-garde-haine-islamiste-occident-323211.html

La semaine Goldnadel

Publié le 2 avril 2012

Quand une certaine gauche interdit de mettre en garde contre cette haine islamiste de l'Occident

L’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF) se réunit en fin de semaine au Bourget. Après la tuerie de Toulouse, la France a décidé jeudi d'interdire la venue à cette occasion de plusieurs prédicateurs. Cependant il est toujours difficile de dénoncer le fanatisme de certains islamistes. 

Sur Qatar TV, en février 2006, le cheikh Qaradawi déclara que « les opérations martyrs sont autorisées, même s’il se trouve des civils parmi les victimes ».  Crédit Reuters

Au lendemain des deux drames montalbanais et toulousain, sans doute pour très peu de temps, les évidences indicibles peuvent être dites et montrées. Il existe encore, et si l’on ose dire, une fenêtre de tir, étroite, que l’idéologie en majesté va s’employer à refermer, comme elle en a la magie. Entre-temps, les Français auront pu apprendre ce qu’on leur cachait comme à des enfants immatures ou des adultes incapables.

Ainsi, si l’identité du tueur ne leur avait pas été révélée aussi prestement, nul doute que les prestigieux invités au congrès annuel de l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF) qui se tiendra de ce vendredi à lundi au Bourget, auraient été reçus sans encombre et dans le silence des médias.

Nul n’aurait su, par exemple, que M. Abdallah Asfar avait légitimé le fait de battre son épouse si elle n’obéissait pas à son mari. Ou que les proches du Hamas, Messieurs Akrima Sabri et Al Huazi avaient respectivement déclaré : «Je vous annonce qu’il y a des centaines de femmes qui sont prêtes à se sacrifier pour libérer la terre de Palestine, et à sacrifier ce qu’elles ont de plus cher, leurs propres enfants » et encore : « Oui, je suis antisémite. Si ce ne sont pas les dirigeants arabes, nous devrons dévorer les juifs avec nos dents ». Pour ne pas être en reste, le quatrième hôte empêché de l’UOIF, M. Al Qarni a qualifié les juifs de « frères des singes et des porcs » (le Figaro du 30 mars).

De même, jusqu’à présent, tous mes efforts à populariser les prêches sur Al-Jazira du cheikh Qaradawi, qui ne viendra pas non plus au Bourget à la suite de l’intervention de Nicolas Sarkozy auprès de l’émir du Qatar, qui a bien voulu se montrer compréhensif, étaient demeurés vains.

Les Français auraient continué d’ignorer la qualité de la prose de celui qui, dans son ouvrage « le licite et l’illicite » recommande l’extermination physique des homosexuels.

Sur Qatar TV, en février 2006, cet ami du Hamas, déclara que « les opérations martyrs sont autorisées, même s’il se trouve des civils parmi les victimes ». Pour ce qui est des occidentales violées, il ajoutait que celles-ci l’avaient été par ce que «une provocatrice non habillée décemment devait être punie (…) pour qu’elle soit affranchie de la culpabilité, une femme violée doit avoir montré la bonne conduite ». Mme Gisèle Halimi et ses amies féministes ne semblent pas avoir été très émues jusqu’alors de semblables propos.

Ou encore, cette sortie le 28 janvier 2009, toujours sur Al-Jazira, dont bien peu d’antiracistes autoproclamés, hier encore, faisaient grand cas : « Tout au long de l’histoire, Allah a imposé aux juifs les personnes qui les puniraient de leur corruption. Le dernier châtiment a été administré par Hitler – et bien que les juifs aient exagéré les faits – il a réussi à les remettre à leur place. C’est est un châtiment divin. Si Allah veut, la prochaine fois ce sera par la main des musulmans ».

Pour se consoler, le public de l’UOIF pourra toujours applaudir Tariq Ramadan qui vient de considérer que Mohamed Merah « renvoyait la France à son miroir » et que celui-ci avait «fini jihadiste sans réelle conviction après avoir été un citoyen sans réelle dignité ».

 

Quand une certaine gauche s'aveugle....

Mais convenons-en, ces paroles compréhensives ne sont pas très éloignées du discours de la gauche extrême qui a repris de sa couleur, sitôt les victimes enterrées. Raison pourquoi, très vite, la déraison va retrouver tous ses droits. Bientôt, il sera, à nouveau, impossible de mettre en garde vivement contre le "racisme islamiste" sans être taxé de stigmatisation.

D’ici là, hâtons-nous de dresser un bêtisier dont cette même gauche extrême semble posséder, pour l’heure, sans grand esprit de partage, le quasi-monopole.

Laissons de coté, les trotskistes assumés, qui ne se sont même pas donné le ridicule de feindre une hypocrite compassion. Besancenot regarde depuis trop longtemps avec concupiscence le lumpenprolétariat des cités comme autant de régiments à embrigader pour vouloir se donner le mal de donner le change.

C’est du coté du Front de Gauche, que l’on retrouve, sans surprise, les habituelles pauvretés du parti dédié aux pauvres. Ainsi, un Pierre Laurent, en digne héritier de son stalinien de père, a cru devoir verser quelques larmes sur le sort du géniteur de l’assassin décidé à réclamer des comptes à la France.

Cette France et ses habitants, premiers responsables de son échec scolaire, de ses délits qui le conduisent en prison, et même de son si humiliant RSA qui l’ aurait poussé à ne rien faire s’il n’avait décidé de tuer des soldats et des petits juifs.

Mais, le parti des Verts aura lui aussi respecté son quota de stupidités écœurantes.

Ainsi, comme a su le faire remarquer Olivier Rolin, Cécile Duflot a expliqué de sa petite voix péremptoire que « le terreau » sur lequel a prospéré le criminel « est alimenté par les politiques qui stigmatisent certaines communautés, ce qui donne du crédit au fanatisme religieux ».

Mais le pire est à venir. Dans un article daté du 22 mars, Le Monde écrit, sans grands états d’âmes, que la direction du parti a reçu des courriels très vifs « se demandant pourquoi on n’en faisait pas autant pour des enfants palestiniens qui périssaient lors d’échanges de coups de feu entre Israéliens et palestiniens. »

L’explication arrive : « Le soutien sans faille à la cause palestinienne est en effet un des fondamentaux du parti, réaffirmé à chaque conseil fédéral, et porté sans complexe par la secrétaire nationale Cécile Duflot ».

A ce stade, dois-je rappeler qu’il s’agissait de flétrir l’assassinat de sang-froid de petits écoliers dans une école française ?

Dois-je, également, rappeler que le Front de Gauche et les Verts sont associés aux socialistes dans le cadre d’une union que le candidat du PS couve tendrement du regard et qu’il n’a pas trouvé le moindre mot pour admonester le comportement erratique de ses partenaires ?

Que les médias ne lui en demandent pas raison, nous y sommes habitués, mais que la droite démocratique n’enfonce pas le clou, toute à ses compliments finement stratégiques au tribun Mélenchon, me laisse songeur.

 

Le juif désigné comme la source de tous les maux ?

Dans ce contexte délétère, la lecture du Figaro  du vendredi 30 mars m’aura également plongé dans un abîme de perplexité. Cette citation du grand rabbin Gilbert Bernheim, dans le cadre de la recension de son dernier opus , et qui, paraît-il , trouverait tout son sens au lendemain de la semaine dramatique : « Il faudrait être ridiculement naïf pour exclure que le juif puisse être désigné comme la source de tous les maux » d’où cette exigence « qui s’impose comme un devoir» et comme «une exception à la neutralité républicaine » : « Au nom des valeurs du judaïsme, j’appelle à ne pas voter pour Mme Le Pen ».

Le mécréant que je suis ne prétends pas porter les valeurs du judaïsme aussi hautement que l’éminent auteur de cette sentence, mais, n’eût-il pas fallu, au nom de ces mêmes valeurs, a fortiori après cette décade tragique et ces propos décadents, quitte, effectivement, à enfreindre les règles de la neutralité républicaine, appeler également à ne pas voter pour MM Artaud, Joly, Mélenchon, et Poutou ?

Comme quoi, les cerveaux les plus structurés ne sont pas les moins exposés à l’hémiplégie morale et politique.

 

L’islam est-il soluble dans la démocratie ?

Dans un ordre d’idées assez voisin, j’avoue mon inquiétude après avoir entendu Bernard Guetta, pronostiquer lundi que « l’islam était soluble dans la démocratie ». Je suis inquiet, car, généralement, cet homme courtois se trompe.

Ainsi, la semaine dernière il avait privilégié l’hypothèse populiste pour expliquer les massacres du sud-ouest.

C’est lui qui également avait prévu que l’Europe ferait un tabac lors de la consultation sur Maastricht, que la méthode douce initiée il y a cinq ans par les Européens convaincrait les Iraniens de stopper leur projet atomique, que le Hamas, c’était fait, avait implicitement reconnu Israël et ainsi de suite.

A la décharge de l’éditorialiste diplomatique de France Inter, reconnaissons, sans surprise, que son point de vue est aussi celui du Monde, du Quai d’Orsay et, plus généralement, de la gauche bien mal pensante. Seuls, mais c’est un détail sans grande importance, les faits les démentent.

Ainsi, les frères musulmans égyptiens, contrairement à leurs promesses les plus solennelles, ont décidé de présenter leur chef à la future élection présidentielle.

Pour prétendre cependant que les islamistes aujourd’hui au pouvoir ne sont pas si terribles que cela, que jamais la Charia ne serait appliquée (ce qu’elle est déjà largement dans les faits), nos incorrigibles optimistes les opposent aux plus radicaux salafistes.

Ils devraient pourtant se souvenir que, déjà, Lénine avait utilisé le gauchisme pour asseoir la réputation du bolchevisme.

Que le rouge puisse déteindre sur le vert n’étonnera que ceux qui n’ont pas encore compris que les deux couleurs s’accordent harmonieusement.

 

02/04/12

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 14:49

 

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La Revue-Medias 

N°32 – Printemps 2012

 

Ligne de front

Gilles-William Goldnadel : « Je suis un extrémiste de la modération » par Emmanuelle Duverger et Robert Ménard  

Président d’Avocats sans frontières, membre du Comité directeur du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Gilles-William Goldnadel voit, dans le traitement médiatique d’Israël, l’expression d’un antioccidentalisme dominant.

Selon vous, « le procès permanent fait à Israël relève de l’escroquerie intellectuelle ». N’est-ce pas un peu exagéré ?

Non. Cela correspond exactement à la définition du bonneteau : d’une part, on raconte des histoires à l’encontre d’Israël, et, d’autre part, on dissimule des crimes infiniment plus graves commis par les ennemis d’Israël.

Par exemple ? Le rapport Goldstone1. Il affirmait qu’Israël avait commis des crimes inqualifiables à Gaza, lesquels devaient entraîner des sanctions internationales. Lorsque les médias ont rendu compte de ce rapport, ils ont mis en avant le fait que son auteur était un Juif. Et, bien sûr, l’ensemble de la presse internationale est tombé à bras raccourcis sur Israël. Quelques mois plus tard, dans une interview du 1er avril 2011 au New York Times, le juge Goldstone lui-même, avouait : « Si j’avais su ce que je sais maintenant, jamais je n’aurais déposé un tel rapport. Parce que Israël ne faisait que de se défendre dans le cadre des attaques du Hamas à coups de roquettes sur le territoire israélien. D’autre part, le Hamas, lui, a vraiment commis des crimes de guerre, en envoyant des roquettes sur la population et en utilisant son propre peuple comme bouclier civil. » Je n’avais cessé de le dire depuis des mois. Mais qui, en France, a véritablement mis en exergue ces déclarations qui invalidaient le premier rapport Goldstone ? Remarquez, ce n’est pas la première fois : on donne toujours plus de publicité au procès qu’au non-lieu…

C’est ce « deux poids, deux mesures » qui vous choque ?

Pendant une décennie, on a dissimulé à l’opinion publique internationale en général, et à l’opinion publique française en particulier, les crimes infiniment plus graves, sans excuses, qui ont été commis dans les pays arabes. Que ce soit contre les populations arabes elles-mêmes par leurs dictateurs — dont on s’aperçoit aujourd’hui qu’ils sont sanguinaires, mais avec lesquels on a commercé sans problème et que la presse française épargnait — ou à l’encontre de leurs m i n o r i t é s r e l i g i e u s e s o u sexuelles. Trouvez-vous, d’autre part, que la presse française insiste lourdement sur le génocide des Noirs au Soudan ou sur le sort des néo-esclaves dans les Émirats ?

Vous voulez dire que la presse est « vendue aux Arabes » ? Pourquoi les journalistes fonctionneraient-ils ainsi ? Ils seraient méchants et malhonnêtes ?

J’espérais presque que vous diriez « antisémites ». Parce que je suis fasciné par le fait que, lorsque je critique les contempteurs excessifs d’Israël, on me répond immédiatement que je vois de l’antisémitisme partout, quand bien même je n’ai pas prononcé le mot et qu’il ne m’est même pas venu à l’esprit. Dans l’argumentation anti-israélienne, l’un des refrains habituels est que les pro-israéliens utiliseraient l’antisémitisme pour empêcher la critique légitime d’Israël. Rien n’est plus stupide. Dans tous mes livres, je tente d’expliquer le parti pris antioccidental en général, et anti-israélien en particulier, par une idéologie de détestation du monde occidental.

La haine d’Israël s’inscrirait dans le prolongement de notre propre détestation ?

C’est même pire que ça. Je n’ai jamais cessé de mettre en avant cet antioccidentalisme pathologique, que j’ai expliqué par le contrecoup de la Shoah, laquelle a entraîné au sein du monde occidental une autodétestation. L’ironie de cette histoire, c’est que ça se retourne contre Israël. Lorsqu’on déteste l’Occident d’une manière pathologique, on abhorre encore plus l’État occidentalissime d’Israël. C’est mon explication première. Viennent ensuite les raisons périphériques : l’esprit iconoclaste, le suivisme, la bêtise, l’ignorance et, pourquoi pas aussi, l’antisémitisme. Je ne défends pas toujours les discours du Crif, mais il peut arriver, tout de même, que l’on soit à la fois dans la détestation d’Israël et dans la détestation des Juifs. Je pense, par exemple, à Dieudonné.

Le Crif voit de l’antisémitisme partout !

Vous exagérez, il s’agit d’une communauté traumatisée. « Les dieux rendent fous les hommes qu’ils veulent perdre. » De temps en temps, notamment dans la vieille génération, le traumatisme est encore fort. Et puis, je ne nie pas la part d’instrumentalisation, quelquefois par des Juifs, quelquefois par des politiciens… Le Parti socialiste aura passé une bonne partie de son temps à instrumentaliser la communauté juive avec l’épouvantail Le Pen. Mais lorsque l’antisémitisme est passé de l’extrême droite à l’extrême gauche, les prétendus amis fidèles des Juifs ont soigneusement tourné la tête… Je dénonce cette instrumentalisation depuis trente ans.

29/03/12

©

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 14:26

enqueteetdebat-logo.pngMe Goldnadel avait flairé avant tout le monde la piste de l’islamiste dans la tuerie de Toulouse, cela méritait bien une interview plus large maintenant que l’émotion était retombée. Voici d’abord un extrait de 5 minutes tiré de cette interview sans concession de 53 minutes, qui aborde tous les aspects du sujet ou presque, sans tabou ni pincettes.

 L’interview intégrale (cliquez sur le lien ci-dessous) :
http://www.dailymotion.com/video/xppmrm_interview-de-maitre-goldnadel-sur-la-tuerie-de-toulouse_news?start=9#from=embed



par Jean Robin - Enquête & débat


27/03/12

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 15:45

PARU SUR LE SITE « ATLANTICO, un vent nouveau sur l’info » : http://www.atlantico.fr

 

http://www.atlantico.fr/decryptage/racines-terrorisme-islamiste-francaise-juif-antisemitisme-antisionisme-gilles-william-goldnadel-318152.html

 

La semaine Goldnadel

Publié le 26 mars 2012

 

 

 chalgoumi-bernheim.jpg

"Belles scènes de fraternité sans apprêts, que la main d’un rabbin dans celle, ferme et sure de l’imam Chalgoumi de Drancy, écrasant dans une même poigne, l’islamisme, l’antisémitisme et la haine de la France." Crédit Reuters

 

La semaine Goldnadel

Publié le 26 mars 2012

 

Pourquoi peine-t-on à voir les véritables racines de ce terrorisme islamiste à la française ?


Pourquoi ce dépit exprimé par certains que le tueur de Toulouse n'ait pas été un néo-nazi et pourquoi est-il si difficile de rappeler publiquement que la seule communauté à avoir été visée en tant que telle par Mohamed Merah est la communauté juive ?

Après, c’est comme avant, rien ne change. L’islamisme est la maladie infantile de l’islam, le gauchisme celle du socialisme. Les deux sont très copains et ont des parents permissifs. Inutile de revenir sur la tentative avortée, en raison de la célérité policière, d’avoir lancé une nouvelle fois le leurre néonazi, je l’ai évoqué – y compris dans ces colonnes – on ne tire pas sur une ambulance remplie d’aveugles malentendants.

On se contentera d’évoquer ce journaliste dépité d’apprendre l’identité de l’assassin, «twitter» à un confrère helvétique tout aussi progressiste que lui un : «putain, je suis dégouté, le type est un islamiste, j’aurais tellement préféré que ce soit un facho».

On compatira à sa peine à l’aune de sa réelle compassion à l’égard des victimes.

 

Quand une enseignante rouennaise invite ses élèves à respecter une minute de silence à la mémoire de l’assassin

Mais l’après est tout aussi confondant. Un cœur pur, une âme candide, un Huron débarquant d’une contrée moins peuplée d’idéologues se serait pris à espérer que la vérité révélée dans toute sa crudité aurait dessillé les paupières les plus scellées. Las, les corps des suppliciés à peine ensevelis dedans la terre, que l’inhumaine nature politique reprend ses droits.

C’est ainsi qu’une enseignante rouennaise invite ses élèves à respecter une minute de silence à la mémoire de l’assassin.

C’est moins l’énormité du geste qui accable, à l’heure où plus rien n’étonne, que l’attitude toujours aussi obtuse d’un syndicalisme français que rien ne peut perturber. Telle qu’en l’espèce, la CFDT SGEN qui, plutôt que condamner sans phrases, plaidera le surmenage de la collègue, faute sans doute d’oser invoquer le harcèlement au travail de son administration.

On n’ose imaginer les commentaires, si d’aventure, l’intéressée avait voulu rendre le même hommage posthume à un insensé norvégien. Il est vrai que l’hypothèse est plus hardie statistiquement.

 

Ces réactions de soutien au meurtrier qui inquiètent la police

Le Figaro de ce lundi, rapporte que : « Diverses réactions de soutien au meurtrier inquiètent la police ». Entre autres témoignages, une enseignante d’Argenteuil relate : « Au moment de la minute de silence, à 11 heures, deux élèves de ma classe ont refusé d’y participer, en jetant : je ne vais pas me lever pour des Juifs ! » Le professeur a toutefois fait obtempérer les deux élèves, mais manifeste son inquiétude : « Il faut savoir que régulièrement les débats autour du conflit israélo-palestinien empoisonnent les cours, tous les cours. »

« Beaucoup d’enseignants n’ont pas imposé cette minute de recueillement, souvent par crainte des comportements des élèves, témoigne un autre professeur. Tandis que nous nous taisions, nous entendions le brouhaha des classes voisines. »

François, adolescent de 15 ans scolarisé à Paris, est encore choqué par les propos entendus la semaine passée : « Un élève de ma classe s’est insurgé, expliquant qu’il n’acceptait pas que l’on fasse une minute de silence pour des Juifs et pas pour les morts en Palestine… raconte-t-il. Le professeur a essayé de botter en touche, puis il a lâché : « Enfin, c’étaient des enfants ! » et, là, l’élève a marmonné : « C’est aussi bien qu’ils soient morts ». Le pire, c’est que dans la classe, il n’était pas le seul à penser de cette façon : une dizaine d’élèves ont ricané pendant la minute de silence… »

Manifestation parisienne de SOS-Racisme

On ne s’étonnera pas davantage de la faible participation à la manifestation parisienne d’un SOS-Racisme à la dérive, flanqué de ses affidés juifs et socialistes, aux slogans tellement lénifiants que Richard Prasquier, irréprochable de rectitude lors de cette semaine infernale, se sentira dans l’obligation de les réprouver. Il est vrai, que ce dimanche, le cœur de la France qui se bat était à Toulouse.

Belles scènes de fraternité sans apprêts, que la main d’un rabbin dans celle, ferme et sure de l’imam Chalgoumi de Drancy, écrasant dans une même poigne, l’islamisme, l’antisémitisme et la haine de la France.

 

Quand poser des questions pertinentes confine au mauvais goût

En réalité, et toujours à destination de mon Huron fraichement débarqué sur le pavé idéologique parisien, je lui déconseillerai trois vérités dont j’ai fait, personnellement, la cruelle expérience.

La première, désagréable mais supportable, est de donner le bon diagnostic de la pathologie. La gauche extrême abhorre la spéculation financière, mais elle adore spéculer gratuitement.

Vous pouvez vitupérer l’injuste société. Vous pouvez invectiver le peuple autochtone pour son inhospitalité. Vous pouvez invoquer les moments les plus sombres et convoquer le passé qu’on croyait révolu. Vous pouvez garder toujours l’œil grand ouvert sur un borgne, sa fille, le président de la république ou son ministre de l’Intérieur.

Si vous avez l’inspiration, vous pouvez mettre en cause le réchauffement climatique de la campagne électorale. Mais, gardez-vous d’invoquer le réel ou l’histoire la plus récente du terrorisme sanglant.

Surtout, éviter de nommer le mal avec précision. Vous pouvez, à mot dosé homéopathiquement, oser l’hypothèse d’une génération spontanée, d’une maladie orpheline, surgie du terreau de la misère sociale, mais gardez-vous d’un regard collectif.

En l’espèce, ne suggérez surtout pas qu’il existerait au sein d’une communauté religieuse qu’il ne vous viendrait pas à l’idée de mettre en cause dans sa globalité, une frange problématique par sa radicalité.

Je déconseillerai également de vous interroger sur le point de savoir si l’immigration sans contrôle était, décidément, une chance pour la France.

Enfin, je ne recommande pas non plus de forcer le questionnement sur le point de savoir si certains journalistes ou responsables politiques sont les mieux placés pour s’étonner des manquements à la sécurité, lorsque , systématiquement , ils sont les premiers à s’opposer aux contrôles renforcés ou aux mises en fiches, en invoquant des principes moraux aléatoires qui ont surtout bénéficié aux terroristes.

L’insistance à poser des questions pertinentes confine parfois au mauvais goût.

 

Le tueur avait dans son viseur des juifs

La seconde vérité est encore plus ingrate à énoncer sans péril. D’oser affirmer sans rougir que la seule communauté à avoir été visée en tant que telle est la juive. De le dire non par quelque improbable dolorisme ou esprit de concurrence victimaire, mais tout simplement parce que cela est ainsi et que seul bien nommer les choses est de nature, peut-être à les empêcher de se reproduire sans fin. Qu’au rebours, les mal nommer, comme le disait Camus, est d’ajouter à la souffrance.

Cela n’est pas ainsi, que certains, dans un prétendu souci d’œcuménisme ont entendu communier.

Telle la couverture du Nouvel Observateur, ordinairement peu avare, lorsque les circonstances s’y prêtent, de l’exhibition d’une étoile de David attractive, mais mêlant cette fois, dans une même affliction « juifs, musulmans et antillais ».

En réalité, l’honnête couverture eût été de constater que le tueur avait dans son viseur des juifs, si possible de petite taille, et des militaires français d’origines diverses, en ce compris l’infortuné Yannick, aujourd’hui tétraplégique, et, sans surprise, bien oublié.

Bien sûr, le fait de faire un carton sur des soldats musulmans d’une armée « judéo-croisée » a dû sembler à Mohamed Merah, une perspective souriante. Tant les musulmans français constituent depuis toujours pour les islamistes des cadavres particulièrement exquis.

Le fait que l’admirable Jeannette Bougrab ait été, parmi un personnel politique peu inspiré, celle qui a le mieux parler de l’événement et de ses causes ne doit rien au hasard.

Ce désir d’occulter la dimension juive n’a rien de bien nouveau sous le soleil noir de la souffrance humaine. Il s’agit même d’une lourde tradition historique.

Ainsi, on lira avec profit l’excellent « écrit en septième colonne » de Laura Leaf qui raconte l’histoire d’Arthur Sulzberger, le directeur juif et antisioniste du New York Times, qui par crainte d’être taxé de communautariste, avait donné pour consigne – respectée – aux correspondants européens de son journal de considérer comme « polonaises » les victimes des massacres commis par les nazis.

C’est dans ce contexte intellectuel d’euphémisation qui n’avait rien de spécifiquement raciste, que la Shoah fut longtemps minimisée par les alliés.

 

 

Tuer des enfants juifs n'est pas une nouveauté

Enfin, il existe une troisième vérité qu’il est chaudement recommandé de taire si l’on veut vaquer sans encombre dans les salles de rédaction ou dans les studios de télévision parisiens.

Je veux parler de la dimension pathologiquement et radicalement antisioniste d’un drame dont Mohamed Merah est tout à la fois l’auteur et, si j’ose dire, la victime.

Essayez donc de rappeler qu’assassiner de sang-froid des enfants juifs innocents n’est pas une circonstance nouvelle pour la communauté juive mondiale, de la part des assassins islamistes. Et vous verrez les réactions. J’ai eu le front de le tenter sur des plateaux où je suis ordinairement accueilli avec urbanité. J’ai créé un effet de sidération.

Et pourtant. Et pourtant cela est arrivé à Mombay, il y a deux ans. J’ai également raconté dans mon « Vieil homme m’indigne » que qui vous savez ne s’était pas indigné lorsque Samir Kuntar avait été accueilli en héros au Liban, y compris par le président « modéré » de la même Autorité Palestinienne qui condamne aujourd’hui le massacre de Toulouse, après qu’il ait écrasé à coups de pierres le crane de la petite Haran. J’ai raconté aussi que l’année dernière, à Itamar et dans l’indifférence générale, deux islamistes de Palestine avaient assassiné les trois enfants de la famille Fogel, dont un bébé de trois mois, égorgé. J’ai eu le mauvais goût infini d’ajouter qu’il s’était trouvé un tiers des palestiniens pour approuver la tuerie.

Mais je ne me suis pas contenté de m’arrêter en si mauvais chemin. J’ai également suggéré que la désinformation diabolisante dont est victime l’Etat juif, n’est pas l’explication la plus saugrenue que l’on ait pu formuler pour expliquer pour quelle raison un jeune islamiste fanatisé était rentré dans une école juive pour massacrer froidement quatre personnes, dont trois enfants, pour «venger les enfants de Gaza».

On ne me croit pas ? J’étais samedi soir sur Canal à l’émission de Thierry Ardisson. J’étais confronté notamment à Rost, un rappeur d’origine togolaise. Il s’agit d’un garçon gentil et sympathique, véhiculant, comme beaucoup d’autres, la culture de l’excuse pour les « habitants des cités » et avec lequel il m’arrive de rompre courtoisement des lances sur LCI. Pour tout dire, je l’aime bien. Thierry Ardisson lance le sujet. Quelle est la première chose que ce garçon, que je ne soupçonne d’aucune aversion collective particulière, m’objecte ? Le meurtre du petit Mohamed Al Dura, tué, m’affirme-t-il de bonne foi, par les soldats israéliens.

On mettra de coté, l’énormité, si horriblement tendance, de m’objecter la chose pour justifier l’assassinat délibéré des trois petits innocents. Reste l’affirmation sincère. Et, il se trouve qu’elle est mensongère. Mais que le mensonge n’émane pas de mon contradicteur, mais d’une chaîne française de service public qui l’a propagé sur la planète.

Attention, je ne parle pas ici de l’accusation de mise en scène de la fusillade qui fait l’objet encore aujourd’hui d’une controverse, y compris judiciaire non encore tranchée, je parle de l’accusation péremptoire de Charles Enderlin à l’encontre des soldats israéliens d’avoir pris pour cible le jeune enfant. Celle-là est réglée. Même Arlette Chabot, directrice de l’information de France 2 a été contrainte de reconnaître que personne ne pouvait savoir qui avait tué l’enfant lors de la fusillade controversée.

Aussi certainement que le journaliste Daniel Pearl a été décapité sous la photo du petit Mohammed prétendument supplicié par la soldatesque Israélienne, toute une partie de la jeunesse arabo-musulmane est persuadée, de très bonne foi, que les soldats israéliens ont ciblé délibérément un petit enfant dans les bras de son père.

Dois-je le taire dans cette circonstance particulière ?

De même est-il totalement incongru et malséant de faire remarquer que celui à qui François Hollande donne du « mon cher Stéphane », celui qu’une grande partie des journalistes de notre pays regardent avec des yeux humides, a déclaré le 22 janvier 2011 au «Frankfurter Allgemeine Zeitung» : « Qu’à coté de l’occupation israélienne, l’occupation nazie paraît inoffensive ».

Peut-on s’étonner que Jean-Marie Le Pen, pour moins que cela, ait fait l’objet d’une condamnation à la fois morale et judiciaire, alors que l’autre est littéralement encensé. Qu’en suite de quoi, on ne doit pas être forcément surpris de voir des exaltés déjà peu enclins au philosémitisme regarder les Israéliens et ceux qui les soutiennent assez naturellement, ne serait-ce que précisément en raison de la détestation obsessionnelle et disproportionnée dont ils font l’objet, incarner les nazis du XXIe siècle à assassiner avec ardeur.

Qu’on ne se méprenne pas, je n’affirme pas que Mohamed Merah a regardé France 2 ou qu’il a lu « Indignez-vous », encore que ce livre était à sa portée. J’ai suffisamment moqué une partie de la presse française, y compris dans Atlantico, pour avoir tranquillement fourni la liste des auteurs néo-conservateurs qui avaient inspiré un dément scandinave, pour ne pas tomber dans ses travers. Je dis simplement qu’entre la compréhension habituelle de l’extrême-gauche pour le terrorisme antisioniste et la désinformation diabolisante, cette explication climatique est plus pertinente pour décrire le lit dans lequel a sommeillé le terroriste islamiste à la mode française.

Bien sûr, on ne manquera pas de persifler, qu’une nouvelle fois, on exploite cyniquement un drame pour faire taire les critiques contre un gouvernement.

Ce sont, par un hasard malin, les mêmes qui, lorsqu’un voleur de voitures force un barrage policier pour s’encastrer dans un platane, n’hésitent pas à hurler au racisme.

Mieux vaut, vous disais-je, une bonne spéculation oiseuse pour tirer profit du malheur humain.


26/03/12

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Published by GOLDNADEL Gilles William
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