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Lundi 17 septembre 2007

L’ENNEMI PRINCIPAL

 

 

Dos à dos. Ils sont désormais renvoyés dos à dos. George Bush et Ben Laden.

C'est devenu une posture habituelle.

Ainsi, pour commémorer le 11 septembre, France Inter a demandé à Emmanuel Todd, le démographe para-communiste, de venir parler de son dernier livre, dans lequel, en substance, il explique le radicalisme islamique par l'analphabétisme.

Le phénomène, étant paraît-il en régression, l'avenir s'annoncerait plus radieux.

Malheureusement, le socio-démographe se garde bien d'expliquer pour quelle raison le monde arabo-islamique aurait accumulé un tel retard.

Quant au lien entre non-violence et culture, il me semblait que l'Allemagne, assez récemment, n'en avait pas apporté une preuve indiscutable.

Mais, laissons cela.

Ce que je voulais vous raconter, c'est qu'au détour d'une intervention au cours de laquelle Todd se montrait assez flatté de compter parmi ses lecteurs un certain Ben Laden, il poussa la gratitude littéraire jusqu'à faire observer que ce dernier avait fait infiniment moins de morts à New York que George Bush en Irak...

Personne dans le studio n’eut le mauvais goût de lui apporter la moindre objection quant aux motivations de l'un et de l'autre.

Radio Paris ne procédait pas autrement pour amalgamer bombardements anglo-américains sur la France et allemands sur l'Angleterre...

 

 

Le même jour, caricature traditionnelle de Plantu dans Le Monde dessinant un Bush et un Ben Laden entremêlés tels deux poulpes.

 

 

 

 

Enfin, toujours dans le même journal, mais dans son supplément littéraire du 14 septembre, Robert Solé assez empathique, présente le dernier ouvrage d’Elias Khoury intitulé « Comme si elle dormait » consacré à cette catastrophe épouvantable dénommée la «Nakba» (entendez la création de l'État d'Israël).

Sans commentaires, M. Solé cite l'écrivain libanais : «Ben Laden et Bush présentent chacun à sa façon une idéologie totalitaire : le premier métamorphose les valeurs tribales en religion, tandis que le second utilise la religion comme écran pour entreprendre un projet colonial».

 

 

 

 

Retour à France Inter, Nicolas Demorand avait déclaré récemment au Monde Télévision que sa radio « ne serait pas à la remorque de l'Élysée ».

Nous voilà rassurés.

Mais pour l'être complètement, nous aimerions également que la radio de service public ne demeure pas à la remorque de l'idéologie ringarde.

Dimanche 16 septembre. 14 heures : interview cire-pompes de l'intervieweur cire-pompes, Ignacio Ramonet, (Le Monde Diplomatique) de Fidel Castro.

La questionneuse extatique allant même jusqu'à se dire «très touchée» par l'hommage rendu par le leader maximo à la littérature. Il faut reconnaître que c'est effectivement très émouvant.

M'est avis tout de même que le ton n’aurait pas été identique, peut-être avec une pincée d'ironie en plus, un brin de cynisme, un chouïa de dérision, si pareille dithyrambe avait été consacrée au yankee abhorré.
par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Mercredi 12 septembre 2007

LE 11 SEPTEMBRE DE MADAME BOUTIN

 

 Assurément, Mme Christine Boutin a raison.

 

Rama Yade a eu tort, grand tort de venir manifester sa compassion envers les squatters d’Aubervilliers.

Encore plus tort de venir reprocher à un maire communiste, pour une fois responsable, de faire exécuter une décision de justice obtenue légalement devant le tribunal de Bobigny.

L’édile municipal ayant, au surplus, fait observer à très juste titre que les contrevenants causaient préjudice, par la violence, aux sans-logis qui avaient, quant à eux, respecté la loi en déposant une demande de logement régulière.

Il y avait, dans la poche de la gentille responsable ministérielle aux droits de l'homme, une grosse ficelle politicienne assez déplaisante.

Mais quand son aînée, dame Boutin plaidait mielleusement «l'inexpérience» de sa cadette pour feindre d’excuser la bourde qu'elle déplorait, il y avait de quoi s’esbaudire.

 

On rappellera, en effet, qu'il y a peu, la même Boutin, à la question orientée d'un journaliste lui demandant, si, par hasard, les Américains ne se trouvaient pas derrière les attentats du 11 septembre 2001, répondit par un magnifique : «C'est possible»...

 

 

 

À se demander, si le nouveau Président de la République possède un goût infaillible en matière de dames, lorsque l'on sait que la préposée à l'écologie, Mme Bachelot Roselyne, occupait la présidence de «France-Irak» aux temps impériaux d’un Saddam Hussein...

 

 

En revanche, m'est avis que celui qui s'intéresse aux affaires de justice, ne devrait pas ménager son soutien à la courageuse Rachida Dati.

C'est tout naturellement que la Garde des Sceaux pouvait convoquer le substitut du Procureur de Metz, chargé d'appliquer la politique pénale gouvernementale ainsi que la loi votée démocratiquement par le nouveau législateur, dès l'instant où il lui avait été rapporté, que le précité l’avait critiquée à l'audience.

Et la démarche outragée du Conseil Supérieur de la Législature relève d'un corporatisme orienté.

 

 

 

 

****************

 

 

 

 

Le nouveau directeur du Monde, Éric Fottorino a écrit, lors de sa récente intronisation, un très édifiant éditorial qui a dû sonner comme un soufflet sur la joue de son prédécesseur, M. Colombani.

Dans une sorte de courageuse autocritique, il était suggéré que le vespéral avait, parfois, cédé aux pièges de la politique ou de la passion.

Parmi les exemples, était donné celui du conflit proche-oriental.

Je me demande donc si le correspondant occasionnel en Palestine, M. Benjamin Barthe a suffisamment médité les conséquences de la réflexion directoriale lorsque je lis sous sa plume

(samedi 1er septembre) que c'est uniquement «du fait des restrictions de mouvements imposées par Israël, qui ont abouti à l'isolement de la bande de Gaza et à la fragmentation de la Cisjordanie (que) le produit intérieur brut (P.I.B.) Par habitant y a chuté de 15 % en 2006».

Rien sur les actes de terreur, rien sur la prise de pouvoir de la bande par le Hamas qui ne comptent sans doute pour rien dans la détresse économique du peuple arabe de Palestine.

À ce degré d'occultation du réel, on ne sait si on doit incriminer l'aveuglement politique ou l'autisme passionnel.

 

 ****************

 

  

 

Contrairement à toutes les prévisions – qui semblaient ressembler parfois à des espérances – les islamistes ne l'ont pas emporté aux élections législatives marocaines.

Inévitablement, l'épithète «modérés» était accolée au mot «islamistes».

Il est vrai que, jadis, l'ancien président iranien Khatami était déjà affublé du même et improbable adjectif, et qu'il arrive parfois à certains membres du Hamas de recevoir la même gratification.

Pour moi, islamiste modéré sera toujours un oxymore.

Rien à voir, en l'espèce, avec musulman tempéré qui demeure un conditionnel du futur.

 

GWG

 

 

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Jeudi 6 septembre 2007

 

 

L’insoutenable légèreté de l’être cinématographique

 

 

J’ai des petits problèmes avec le cinéma.

 

 

C’est le Festival de Cannes qui avait cru devoir encenser, il y a peu, Michaël Moore et son cinéma caricatural et caricaturant qui plait aux rebelles cannois pour sa détestation de l’Amérique républicaine.

 

 

Il y a quelques jours, c’est Fanny Ardant qui connaît pourtant parfaitement la réalité italienne, qui s’est lancée dans une dithyrambe frénétique et romantique à l’égard de Rénato Curccio, le fondateur des Brigades Rouges, qui ont, on se le rappelle, assassiné Aldo Moro et étaient spécialisés dans la « jambisation » des journalistes et magistrats. Autrement dit, qui les estropiaient pour cause de récalcitrance.

 

 

En revanche, je n’ai pas vu la moindre réaction des gens de cinéma ou de leurs représentants, lorsque le 28 août dernier, le syndicat des acteurs égyptiens a menacé Amr Waked, un comédien vedette, d’être interdit de tournage en Egypte s’il jouait aux côtés d’un acteur israélien dans un téléfilm consacré à la vie de Saddam Hussein.

 

 

L’acteur égyptien, qui avait joué en 2005 dans Syriana aux côtés de Georges Clooney, a affirmé pour se défendre, qu’il ignorait que son partenaire était Israélien…

 

 

Au-delà de la passivité générale du monde politique, artistique et intellectuel devant ce nouvel acte caractérisé de discrimination pour cause d’appartenance à un peuple, qui montre à quel point le monde s’habitue peu à peu à la mise à l’index d’Israël et des Israéliens, on rappellera non sans une certaine lassitude, que l’Egypte est le premier et grand État arabe à avoir signé un accord de paix définitive avec l’État juif qui proscrit expressément ce genre de mauvaises manières.

 

 

Si aucun pays, aucune institution ne rappelle jamais au monde arabe ses engagements et ses devoirs les plus indiscutables, il y a peu de chances que les israéliens se sentent encouragés à prendre de nouveaux risques pour une paix fragile et illusoire.

 

 

Et, m’est avis que nous aurions grand tort de les y pousser pour le seul plaisir de ne pas désespérer Cannes et Saint-Germain-des-Prés.

 

(D’après ma chronique sur Radio J du 7 septembre 2007)
par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Mercredi 1 août 2007

Chers Amis,

Le Blognadel prend, lui aussi, quelques jours de congés.

Sauf, actualité brûlante, je vous retrouverai pour de nouveaux blogs-nadel dès la rentrée.

Bonne vacances à tous,

GWG

 

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Mercredi 18 juillet 2007

COMPLEXITE AU DARFOUR, SIMPLISME  AU-DELÀ

Il existe actuellement une sorte de mode intellectuelle, très en vogue dans les O.N.G. bien à gauche, qui tient à proscrire tout « simplisme » dans la vision du drame que connaît le  Darfour. Pour ces organisations, l'explication par le racisme d'un génocide qui n'en serait pas vraiment un de populations africaines par les milices arabes du gouvernement islamiste de Khartoum serait sommaire et contre-productive.

Le public européen est au contraire invité à saisir la complexité d'une situation dans laquelle un conflit entre nomades et sédentaires serait une lecture autrement plus conforme.

La proposition de Bernard Kouchner d’imposer un corridor humanitaire pour venir en aide aux victimes serait également maladroite en ce qu'elle pourrait irriter dangereusement l'ombrageux gouvernement soudanais.

Curieusement, le responsable d'une de ces organisations, en l'espèce « Médecins du Monde »,

ne fait pas montre d'un tel sens de la complexité et de l'esprit de prudente responsabilité lorsqu'il s’essaie à intervenir sur le terrain palestinien (Le Figaro, 2 juillet, page Débats) pour Pierre Micheletti, le chaos qui règne à Gaza depuis la violente prise du pouvoir par le Hamas serait de la responsabilité de tous : Israël, États-Unis, Union Européenne ... à l'exclusion notable des palestiniens eux-mêmes. En suite de ce diagnostic assuré, le docteur ordonne comme remède souverain, la reprise immédiate des contacts avec le mouvement  islamiste.

Est-il permis de trouver l'analyse médicale un rien simpliste ?

Ne serait-il pas possible de traiter les Arabes de Palestine autrement que comme des mineurs irresponsables ?

Est-il interdit de rappeler que ce sont les électeurs majeurs de Palestine qui ont porté au pouvoir une organisation terroriste ?

Faut-il absolument oublier que celle-ci, toutes affaires cessantes, plutôt que de créer à Gaza évacué unilatéralement par Sharon un modèle de ce que pourrait être l'État de Palestine de demain s’est précipité sur ses lance-missiles pour tirer sur le territoire d'un voisin dont il a juré dans sa Chartre la destruction ?

Enfin, est-il incongru de suggérer que tout dialogue avec un  mouvement qui a toujours refusé d'amender précisément cet objectif final et qui n'a même pas respecté les accords passés avec ses frères rivaux, dont il a massacré sans pitié les membres, serait, dans les circonstances actuelles un encouragement à ce qu'il persévère dans l'abomination ?

 

 

À ce stade, l’explication de  cette singulière différence d'approche entre les deux conflits saute aux yeux : le responsable idéal, le fauteur de guerre parfait ne peut qu'être blanc et occidental. C'est la simplicité même.

Si par malheur, les évidences trompeuses, forcément trompeuses, montrent qu'il appartient au camp des victimes par essence, alors que vive la docte complexité !

 

 

 

 

Gilles-William Goldnadel.

D’après mon article paru dans

Le Figaro du 14-15/07/07

 

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Lundi 2 juillet 2007

  WINSTON, RÉVEILLE-TOI,

ILS SONT DEVENUS MOUS !

 J'ai toujours considéré que Ben Laden et ses copains avaient un petit côté léniniste.

Vladimir Illitch conseillait à ses camarades bolcheviques de sonder la volonté de ses adversaires  au moyen d'une baïonnette idéologique. Si la lame du couteau rencontrait l'acier de la détermination, mieux valait ne pas insister. Si le ventre était mou : il fallait enfoncer le fer d'un cran supplémentaire.

Ainsi va Al Kaida : hier, les attentats de Madrid ont poussé Aznar hors d'Espagne et son contingent d'hidalgos d'Irak. Le tout sous le regard extatique de la presse européenne.

Aucune raison de s'arrêter en si bon chemin. Déjà, la première vague des attentats londoniens  du 7 juillet 2005 a grandement remis au pas une opinion anglaise autrefois résistante.

Albion mériterait aujourd'hui le Livre Blanc de la lente soumission au rebours d'une France

que l'on a tôt fait de moquer.

Il fallait voir, l'été dernier, avec quelle dévote obséquiosité, la BBC décrivait le cortège des « pacifistes » en keffieh ou voilées hurler leur soutien au Hezbollah et leur haine pour leur premier ministre coupable de ne pas embrayer.

Jusqu'à ce pauvre John Straw, autrefois ministre de l'Intérieur courageux, contraint de soutenir

les caprices des islamistes devenus majoritaires dans sa circonscription.

Au lieu de peindre Tony Blair en caniche de Bush, deux faits auraient dû davantage retenir l'attention des caricaturistes du renoncement britannique : le projet de boycott des universités israéliennes par des universitaires gotons, ainsi que la palinodie des marins de Sa Gracieuse Majesté capturés sans combattre par les Iraniens dans les eaux internationales et rentrant triomphalement au bercail après avoir avoué sans barguigner toutes les turpitudes à leurs ravisseurs hilares.

On aurait dit Ségolène au soir du deuxième tour.

 

Mais le ventre mou de nos modernes Chamberlain est entouré d'une ceinture européenne dont le cuir est lui-même fort lâche.

Il y a quelques jours Arte, la grande chaîne de la conscience franco-allemande, consacrait une émission critique sur les dangers que ferait courir la surveillance audiovisuelle aux libertés fondamentales.

On rappellera que le réseau terroriste islamiste qui a ensanglanté Londres il y a deux ans a précisément été mis hors d'état de nuire grâce au réseau de caméras installées dans le Tube.

Aujourd'hui encore, c'est grâce notamment à la télésurveillance que Scotland Yard espère éviter de nouvelles victimes.

À part cela, Big Brother est beaucoup plus effrayant que les petits frères.

Autre preuve de l'inconscience européenne dont la bande à Ben Laden a conscience et rigole : exactement au même moment de la première tentative d'attentat londonien, les 27 ambassadeurs européens refusaient d'entériner le nouvel accord conclu, au nom de la lutte antiterroriste, entre Bruxelles et Washington sur le transfert des données privées de passagers aériens, et ce au grand dam de la Commission Européenne qui pensait en avoir enfin terminé avec ce dossier crucial. (Le Figaro du 30 juin).

La faute au rapporteur néerlandais du Parlement européen qui tremble pour nos libertés individuelles. La liberticide Angéla Merkel est consternée.

 

Ils peuvent continuer encore longtemps d'enfoncer l'acier froid de leurs clous dans la chair molle.

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Lundi 25 juin 2007

LES MAUVAIS JOUEURS

 

 

 

Ceux qui, naïvement, ont pensé que les résultats sans appel du vote démocratique des Français auraient, rien qu'un peu, rabattu la superbe des professionnels de la pétition convenue en seront pour leurs frais d'espérance.

À grand renfort de publicité, des « artistes et intellectuels » ont, à nouveau, sorti la grosse artillerie antiraciste pour dire tout le mal qu'ils pensaient d'un ministère de « l'immigration et de l'identité nationale » dans le cadre d'un placard publié par Libération.

On aura compris que la résistance à la bête immonde se fera y compris contre un suffrage universel corrompu par une presse désormais à la botte.

 

 

La résistance nécessaire ne passe pas seulement par le seul quotidien encore libre, mais encore

par des tracts comme celui publié par le syndicat « Radio France Sud » intitulé « Main Basse sur les Médias ! » et, sans doute, ronéotypés clandestinement dans une cave citoyenne.

On y apprendra désormais sans surprise que compte tenu des liens étroits du nouveau Président de la République avec les milieux d'affaires « les personnels de Radio France et de l'audiovisuel public devront rester extrêmement vigilants pour ne pas être mangés à la même sauce » que TF1, LCI, Le Figaro et Le Monde notamment.

Bel aveu concernant le service public entièrement sous contrôle de la bien-pensance, quant aux autres, excepté Le Figaro, je n'avais pas vraiment remarqué le changement.

Je ne vois pas non plus une cruelle chasse aux sorcières identique à celle de 81 au cours de laquelle Elkabbach Jean-Pierre et Jamet Dominique furent remerciés sans phrases et remplacés par des esprits aussi indépendants que Noël Mamère et Bernard Langlois.

J'attends toujours qu'un seul de nos résistants sudistes prenne la défense de Fabrice Lequintrec, toujours au placard de Radio France pour avoir cité dans sa revue de presse une phrase anodine d'un journal du Front National.

 

 

 

 

Dans le domaine artistique, l'éclectisme ne me paraît pas s'imposer avec une rigueur particulière. Un film « engagé » est un film, nécessairement, pléonasmitiquement, de gauche. Un film engagé à droite, si toutefois il en existait, moi je n'en ai jamais vu un seul, serait un film de propagande. Je n'ose imaginer le sort critique de son réalisateur face aux intrépides résistants cannois.

Dans le domaine musical, je renvoie à l'article du Monde Télévision de cette semaine intitulé :

« Chantons ... de gauche à droite » Olivier Zibertin écrit joliment : « à part quelques mesures martiales tirées de tubes de Michel Sardou ou de Philippe Clay, la France que l'on entend ici auraient plutôt tendance à pousser la ritournelle... du côté du coeur ».

Comme si les refrains de Ministère Amer et autres rappeurs étaient caractérisés par l'esprit de concorde.

Suit une liste non exhaustive de chanteurs conformes : Benabar, Cali, Disiz la Pest, Grand Corps Malade etc. On aurait pu ajouter les incontournables Motiv(é)s toulousains.

En réalité, je ne saurais trop recommander à un chanteur de droite une discrétion de bon aloi, à en juger les tombereaux d'insultes et de quolibets qu'a recueillis un malheureux médecin gynécologue pour avoir soutenu le candidat élu. Pas sur que le docteur retrouve sa pratique  de sitôt.

 

 

Retour sur l'identité nationale française détestée et le gouvernement de la France xénophobe.

La bête immonde vous dis-je. Vous avez vu cette haine venue de la France franchouillarde contre Rachida, Fadela et les autres ?

 

Heureusement, la résistance veille. Jeudi 21 juin minuit : France Info diffuse un communiqué invérifiable et non vérifié du MRAP protestant contre l'arrestation d'une sans-papier congolaise dans sa baignoire par la police française, de triste mémoire. Une militante crie au scandale.

 

Aucune enquête journalistique contradictoire. Pourtant, quand le MRAP dit quelque chose, j'ai grande tendance à ne pas y croire.

 

Décidément, l'information est aux ordres.

 

 

 

 

 

On l'aura compris, ce n'est qu'un début, le combat continue. Et dans ce Kulturkampf sans culture, je conseillerai d'être aussi gentiment vachard et persifleur que les résistants du côté du cœur.

 

Il faut leur dire leur insondable mauvaise foi, leur inépuisable vanité, et leur sottise criminelle.

 

Avec un gentil sourire.

 

 

 

GWG
par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Lundi 18 juin 2007

LA VÉRITE DEMEMBRÉE

 

 

Il existe trois pathologies politiques qui s'aggravent les unes les autres.

La première, représentée emblématiquement par Leïla Shahid, devant un micro de France Inter toujours aussi bienveillant, et qui lui fait dire que ce qui se passe à Gaza est de la faute exclusive des Américains, est caractérisé par l'impossibilité du nationalisme arabo-palestinien de se remettre  en question.

 

 

La seconde, incarnée brillamment par le journaliste du Monde Sylvain Cypel, consiste pour un alter-juif médiatisé à, au contraire, prendre systématiquement le contre-pied de la position

de l'État juif.

C'est à Cypel que l'on doit, il faut le rappeler, l'une des plus magnifiques désinformations de la décennie : la révélation, sans aucune précaution, à la première page du très sérieux, de l'existence d'un réseau d'espionnage israélien aux États-Unis qui aurait eu vent du projet d’attentat contre les Tours Jumelles, et ce serait bien gardé de prévenir les autorités américaines...

 

Quelques jours plus tard, un lecteur particulièrement vigilant aura pu prendre connaissance

d’un démenti aussi piteux que confidentiel.

Bref, c'est à ce même genre d'exercice que le précité s'est livré, toujours au micro de Radio France, en martelant assez nerveusement que tout était de la faute d'Israël.

 

 

La troisième pathologie est d'origine plus vulgaire, elle provient, faut-il le répéter, d'un cocktail détonant, et aux proportions variables, d'idéologie délétère anti-occidentale et d'agacement devant les Juifs debout.

Hubert Védrine, en dépit des grands airs qu'il se donne, caractérise avec beaucoup de conviction cette maladie intellectuelle de l'inconscient.

C'est ainsi  que – toujours au même micro –  l'ancien ministre se lamentait de ne pas voir à la tête d'Israël, des États-Unis, de l'Europe, des dirigeants qui auraient pu éviter ce qu'il considérait comme la pire des catastrophes.

À aucun moment, il n'est venu à l'esprit de celui qui a pourtant la réputation de ne pas en manquer, qu'il serait bon, qu'un jour, le peuple arabe de Palestine dispose, lui aussi, d'un responsable digne de ce nom.

En réalité, cette suggestion ne pouvait pas venir à sa conscience, encore moins être verbalisée,

car les Palestiniens sont depuis toujours traités par leurs « amis » comme des mineurs incapables et, partant, non soumis à un quelconque problème de responsabilité.

Cette incapacité d'une grande partie de l'Occident médiatique et intellectuel à exercer son esprit critique – si aiguisé lorsqu'il s'agit d'Israël ou des États-Unis – à l'endroit des Arabes de Palestine renforce la propre inaptitude de ces derniers à sortir de leur éternelle posture  victimaire.

Imaginons un seul instant que ce soit Tsahal qui ait tiré sur une foule sans défense, qui ait précipité du haut d'un minaret un imam du Hamas – transformé incontinent en saint martyr avant de retomber au sol –, qui aurait froidement donné le canon, qui sur des ambulances, qui

sur des hôpitaux.

Dès le lendemain, des pacifistes alter-mondialistes, à moins que ce soit des antiracistes en keffieh, auraient défilé dans les rues de Paris et de Londres aux cris de : Génocide en Palestine ! et d'Israël Nazi !

 

 

Ces trois pathologies  ont en commun de mettre en scène leurs fantasmes  tout en tournant le dos délibérément au réel.

 

 

C'est ainsi que, dans l'affaire de Gaza comme dans la commémoration du 40e anniversaire de la guerre des Six Jours (voir notamment l’extraordinaire article de Michel Bole-Richard dans Le Monde intitulé « la Palestine démembrée »), certains faits ont été si fantastiquement occultés, qu'on ne sait plus vraiment si on se trouve encore sur le terrain de la mauvaise foi idéologique manière Staline ou au pays de la déraison psychologique façon Ubu :

Pas un mot sur l'incidence du terrorisme palestinien sur les rapports Israël-Palestine.

Pas une allusion sur l'irrédentisme palestinien ou l'éducation à la haine.

Rien sur le fait que c'est le peuple palestinien qui a choisi librement le Hamas.

Rien sur le fait que le peuple israélien avait porté peu avant au pouvoir le parti Kadimah d'Ariel Sharon qui venait d'évacuer Gaza, avec un mandat clair de restituer une grande partie de la Cisjordanie, en dépit des implantations qui s'y trouvent.

Quant aux responsabilités du Hamas dans les derniers mois : missiles sur Sderot, enlèvement de Gilad Shalit en territoire israélien,  à l'incapacité ou au refus du président palestinien de s'en prendre aux réseaux terroristes, conformément à la feuille de route : bernique.

Non, rien de tout cela. La faute à l'occupation. La faute à ce satané mur construit par pur sadisme. La faute à Israël. Un point c'est tout.

 

 

Il n'empêche. Ainsi que je l'ai écrit, étonnamment ravi, dans mes derniers blog-notes, il semble bien qu'aujourd'hui l'idéologie niaise ait plus de mal qu'hier à occulter l’obstinée réalité.

Il n'est que de regarder les télévisions ou d'écouter certains observateurs : « Les Palestiniens enfoncent le dernier clou dans le cercueil de la cause palestinienne ».

Ce n'est pas moi qui le dis, ce n'est évidemment pas Hubert Védrine, encore moins Sylvain Cypel.

Seulement le chef de la diplomatie saoudienne.

  

 

 

 

 




 

 

 

 



 

 

 

 




par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Mardi 12 juin 2007

COQUECIGRUES

 

 

Dans son édition du 3 juin, Le Monde publie un article qui affirme : « Des documents d’archives du gouvernement britannique rendus publiques vendredi 1er juin, jettent un doute sur la version officielle d’une des plus célèbres prises d’otage de l’histoire contemporaine, le détournement, il y a 31 ans, d’un avion d’Air France vers Entebbe, en Ouganda ».

 Selon ces documents, ce détournement serait « l’œuvre du F.P.L.P. avec l’aide du Shin Bet (le service de sécurité intérieure israélien) ».

 

 Lorsqu’on se donne la peine de lire l’article, on s’aperçoit que ce serait un « contact anonyme » membre de « l’Association parlementaire euro arabe » qui aurait transmis cette « information » à un diplomate britannique en poste à Paris…

 

Et c’est sur cette base dont on peut juger du solide, que notre sérieux quotidien conclut péremptoirement que cette thèse « éclaire d’un jour nouveau le raid sur Entebbe ».

 

 

 

Le même journal n’aura pas mis longtemps (dimanche 10 juin) pour rapporter la dernière sortie d’Abraham Burg au Haaretz (vendredi 8 juin).

 

 

Selon cet ancien président de l’Agence Juive, Israël, pays qu’il a quitté pour vivre en France, avec un nouveau passeport, serait un « ghetto sioniste ».

 

 

La loi du retour qui permet à tout Juif de venir vivre en Israël devrait, selon lui, être abolie car cette loi est « le miroir de l’image d’Hitler », et « Je ne veux pas qu’Hitler définisse mon identité … ». « Nous sommes déjà morts et nous ne le savons pas encore. Tout cela ne marche plus…. L’élite israélienne est déjà partie et sans élite, il n’y a pas de nation ».

 

 

Ainsi donc, Abraham Burg, qui a attendu de perdre toutes ses élections pour quitter le pays, qui n’a plus de chauffeur pour conduire sa voiture, représenterait l’élite.

 

 

Deux remarques sur cet « alterjuif » de première classe.

 

 

 

1. Des Juifs antisionistes ou asionistes ou non sionistes qui considèrent soit que l’État juif n’a pas de sens, soit que le judaïsme est par essence diasporique, soit que le seul État juif possible serait celui qui se conduirait selon les critères moraux les plus exigeants possibles, il y en a toujours eu depuis le renouveau du nationalisme juif au 19ème siècle.

 Martin Buber et Ahad Haam en sont les représentants les plus emblématiques.

 

Ces personnalités sont estimables et leurs pensées respectables, même si, d’évidence, ont peut les taxer d’utopistes ou les critiquer librement.

 

 

Mais rien, rien, rien à voir avec ceux qui, tel un Burg, qui récemment encore dans les colonnes du Monde défendait les kamikazes palestiniens et leur mode d’action, font cause commune avec les ennemis déchaînés de leur peuple.

 

 Un Martin Buber ou un Doubnov ne mêlaient pas leur voix à celles des pogromistes.

 

 

2.      La seule chose que puisse encore obtenir, à coup sûr, Monsieur Burg, pour avoir l’impression de vivre, sans le moindre risque, c’est un article dans Le Monde.

 

Impossible bien entendu de le qualifier de traître, sans se disqualifier, seul ce journal ayant le droit d’utiliser les termes infamants à destination d’Eric Besson.

 

 

Mais c’est un autre risque qu’a pris un dignitaire palestinien, il y a quelques jours, pour clamer sa désespérance devant les exactions commises par son camp.

 

 

Le Monde n’a pas repris ses déclarations.

 

 

Il n’a donc pas de nom.

 

 

Il est déjà mort.

 

   

 

C’est dans ce contexte délétère qu’il faut comprendre la manière dont le 40ème anniversaire de la guerre des Six Jours a été commémoré.

 

En gros, Nasser n’était pas sérieux dans son désir de détruire Israël, le blocus du détroit de Tyran n’est plus un « casus belli », Oum Kalsoum n’a jamais chanté « égorge ! égorge ! ». Les Israéliens – dont on brocarde pourtant à l’envi le complexe de supériorité – ne risquaient strictement rien lorsque leur réduit était encerclé par trois armées arabes infiniment supérieures en nombre.

 

 

Non, la seule chose qu’il faut retenir, c’est que Jérusalem qui jouissait sans doute antérieurement d’une douce liberté, est aujourd’hui captive et que les territoires (oublié le Sinaï) sont aujourd’hui sans aucune raison compréhensible et certainement pas le moindre refus arabe, la proie de colons fanatiques et bornés.

 

 

 

 

Pendant ce temps, le Parlement européen, relayé par la presse, utilise une grande partie de son temps, de ses moyens, de son énergie, et de son indignation, à protester – sans grandes preuves juridiques jusqu’à présent – contre la C.I.A. qui aurait utilisé illégalement des prisons en Europe pour détenir, entre autres, le cerveau de l’attentat du 11 septembre.

 

Pour mettre en cause les pays de l’Est qui se seraient rendus complices de cette infamie sans égale, Monsieur Marty, sénateur libéral suisse, l'expliquait par le fait que ceux-ci étaient « vraiment pro-occidentaux » ce qui est, on en conviendra, une circonstance particulièrement impardonnable.

 « Ce rapport est une connerie » a lancé l’ex-président roumain Ion Iliescu.

 

 Ce n’est pas très poli.

 

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Jeudi 31 mai 2007

LE SYNDROME DE MICKEY

Le Hamas, dont l’un des dirigeants, faut-il le rappeler, est l’actuel premier ministre du gouvernement d’Union Nationale Palestinien, continue à tirer sur la ville de Sderot, à partir du territoire de Gaza évacué par Sharon.

 

 

Le Hamas, pourtant, ne fait pas l’objet d’une réprobation unanime de la communauté internationale politique et médiatique qui ne le désapprouve – quand elle le fait – que du bout des lèvres.

 

 

Mieux – ou pire –  agresseurs et agressés sont renvoyés dos à dos, l’Israélien étant également appelé rituellement à la plus grande des retenues.

 

 

De son côté, le Hezbollah, l’agresseur de l’an dernier, continue tranquillement avec l’aide de la Syrie à se réarmer pour une prochaine attaque au nez et à la barbe des troupes onusiennes et des résolutions votées au Conseil de Sécurité dont on pourra, en tant que de besoin, juger d’un système de garantie dont on veut persuader depuis toujours l’État juif de se satisfaire.

 

 

Hier, l’organisation des Nations Unies a décidé, enfin, envers et contre tout, de créer un Tribunal International pour instruire sur l’assassinat de Rafic Hariri, mais dans le même temps, Fouad Siniora, le premier ministre libanais, s’est précipité sur le premier micro venu pour implorer « sa sœur la Syrie » de ne pas considérer qu’elle serait visée par une telle procédure…

 

 

Dans le même temps, le chroniqueur diplomatique de Radio France, avec un réalisme pertinent mais qu’il ne pratique pas habituellement avec tous les acteurs politiques internationaux, a justifié cette attitude par la crainte de Damas.

 

 

Récemment, le Hamas – toujours lui – a inventé pour l’amusement des enfants de Palestine, le personnage de Farfour, sosie de la célèbre souris de Walt Disney, qui prône à destination des bambins le Djihad à l’encontre de la population sioniste.

 

 

De nombreux observateurs ont constaté que la célèbre firme américaine, habituellement prompte à engager des actions en contrefaçon sur tous les points du globe, s’est cette fois-ci sagement abstenue en raison de la peur qu’inspire le mouvement terroriste.

 

 

Il y a quelques semaines, j’évoquais le cas de l’agence Reuters qui avait menacé un quotidien italien de rompre toutes relations contractuelles au cas où celui-ci persisterait à nommer dans les dépêches d’agence les kamikazes palestiniens « terroristes » au lieu du terme ô combien convenu d’« activistes ». Avec une candeur désarmante, le PDG de l’agence justifiait cette appellation au nom de la sécurité de ses journalistes sur le terrain…

 

 

Vous voyez bien où je veux en venir : à la constatation de l’existence d’un syndrome de Mickey : au Proche-Orient la violence hélas, impressionne. Au rebours de l’excessive modération qui affaiblit.

 

 

Je suis le premier à m’en désoler.

 

 

Mais je le sais.

 

 

GWG

(D’après ma chronique sur Radio J)

 

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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