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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 09:55

LIBRE

 

 

 

Quelques observations, si vous le voulez bien, sur le scrutin historique de dimanche dernier.

Sous un angle strictement « pro-israélien » – qui ne saurait se confondre avec un regard spécifiquement juif – et même si mes fonctions représentatives m’ont interdit de prendre expressément parti, il me semble que le regard positif des commentateurs israéliens ne saurait être sérieusement contesté.

Le président élu n’a jamais dissimulé sa sympathie pour Israël.

Lors de son dernier voyage dans ce pays, il a su dire les mots qu’il convenait aux originaires de France.

Il a retrouvé largement et logiquement leur suffrage dans les urnes.

Dès lors, l’espoir de voir améliorer les relations d’amitié entre les deux nations, l’espoir de voir la France cesser définitivement d’apporter systématiquement sa voix dans les aréopages internationaux aux délibérations hostiles à Israël, ne saurait être considéré comme insensé et dénué de fondements, même si, évidemment, il convient de demeurer prudent.

 

 

 

 

Sous un angle strictement juif, cette fois, je retrouve ici ma liberté complète de parole.

Les socialistes viennent, il me semble, de payer chèrement leur désertion, en pleine campagne judéophobe, du combat contre l’antisémitisme dont ils s’étaient auto proclamés les champions quand il s’agissait de ferrailler contre des moulins à vent.

Certains m’ont présenté dans cette circonstance comme l’un des artisans de ce retournement, et je ne saurais bien sûr ici récuser un rôle que je revendique pleinement.

Mais qu’il me soit permis, en cette circonstance, de préciser ma pensée.

J’ai entendu ici et là, sur les ondes communautaires, des personnes es qualité de juif dire qu’il fallait voter qui à gauche qui à droite.

Je crois que c’est le pire des services à rendre à notre communauté qui ne saurait être prisonnière pour l’éternité d’un seul camp.

Je note au passage, pour m’en réjouir, que la communauté musulmane de France s’est montrée, dans l’ensemble, d’une haute tenue et d’un grand sens de la responsabilité.

Notamment, elle n’a pas fait du Proche-Orient un dossier spécifique.

Comme je l’ai dit dans une précédente chronique, la Communauté musulmane française n’a rien à voir avec son homologue britannique.

De même, un juif peut parfaitement, il me semble, et sans se déconsidérer, voter – en citoyen libre – pour qui il souhaite sur l’échiquier politique traditionnel.

Ce n’est pas au moment où la Communauté vient de se libérer d’un carcan injustifié qu’elle devrait à jamais s’enfermer dans un autre.

Elle n’est plus captive et c’est très bien ainsi.

Et félicitations à Monsieur Sarkozy.

 

 

D’après ma chronique sur Radio J du 11/05/07

 

 

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9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 12:04

CE N' EST QU'UN DÉBUT, CONTINUONS LE COMBAT !

 

Oui, c'est vrai, le résultat massif de dimanche est un signe encourageant sur le chemin de la libération des esprits asservis.

 

Rien que le fait de voir la concorde entre Faudel et Macias et de constater que la fraternité pouvait changer de boutique aura suffi à mon bien être.

 

Mais tout de même, point trop d'exaltation.

 

Flash-Back sur le sourire de la ravie du dimanche soir qui, la veille encore, menaçait les Français des pires exactions en cas de choix funeste.

 

Qui s'est offusqué des menaces ou du sourire ?

 

Qui aura osé traiter de petits fachos, les nervis de la Bastille ou du Capitole qui ignorent encore le sens des mots suffrage universel ?

 

Qui a songé à s'esbaudir du rayonnement intellectuel et moral grandissant de M. Jean-Marie Colombani, dont l'éditorial contre Sarkozy a fait grand bien à celui-ci ?

 

L'une des grandes intuitions du président élu aura été d'appeler à la liquidation des excès de 68, et il est incontestable que cette élection sur son programme iconoclaste et malgré la campagne menée contre lui signe, en elle-même, la marque du lézardement de l'édifice religieux.

 

Mais, le monument sacré est loin de tomber en ruines.

 

Mai 68, c'est la fascination pour la violence de la rue (Élection, piège à cons !), la fascisation de l'autorité de l'État (CRS-SS !), la judaïsation fantasmée de toutes les victimes imaginaires des pétainistes de souche (Nous sommes tous des Juifs allemands !).

 

Mai 68 c'est l'héroïsation sans risque des résistants virtuels, et l'outrance grandiloque contre l'ingratitude du réel.

 

Mai 68, c'est la légitimité rebelle du citoyen-esthète contre la légalité déshonorante de l'ordre répugnant.

Qui peut dire que nous ne sommes plus du tout en mai ? Les citoyens sans frontières ne se rebellent-ils plus contre les expulsions policières ? Les faucheurs citoyens ne font-ils plus leur devoir civique en détruisant les cultures malfaisantes ? M. Battisti n'est-il plus sous la protection de l'Hôtel de Ville de Paris ? Le terrorisme proche-oriental fait-il l'objet d'une détestation égale à ce qu'inspire le libéralisme anglo-saxon ? MM. Besancenot et Bové suscitent-t-ils l'hilarité ou la compassion médiatique qu'inspirent ordinairement les idéologies antiques ?

 

Certes, à ce jour Sarkozy dispose à la fois de la légalité électorale républicaine et de la légitimité de sa victoire démocratique indiscutable.

 

Mais déjà, l'outrance réapparaît. La bonne vieille idéologie contre le réel. Il aurait les médias entre ses mains. Et, peu importe si 80 % des journalistes se reconnaissent à gauche ou à l'extrême gauche (sondage Marianne). Il étalerait un luxe insolent en se rendant sur le yacht de Bolloré. Et, tant pis si François Mitterand passait chaque année l'hiver à l'Old Cataract d'Assouan, l'un des plus beaux palaces du monde, sans que personne n'ait eu le mauvais goût de s'interroger sur le prix du séjour et l’identité du payeur.

 

L'état de grâce peut-être de très courte durée. Les camarades sont trop fatigués pour déguiser encore Nicolas en Adolf. Qu'importe, ils ont suffisamment de souffle pour l’emberlusconiser.

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30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 11:21

TOUT SAUF LES SARKOPHAGES

 

Plus que quelques jours pour savoir si la France va, enfin, émerger de quarante ans d'emprise de l'idéologie sommaire et impériale.

Je ne prophétiserai pas, comme le lyrique Jack Lang de 1981, que la lumière va succéder aux ténèbres.

Mais enfin on y regardera le réel un peu plus translucidement.

Je conçois parfaitement que l'on puisse envisager le candidat arrivé premier avec scepticisme.

Son professionnalisme pourrait même engendrer la suspicion des plus incrédules.

Il n'empêche. Les manières de ses ennemis coalisés sont trop caractéristiques du terrorisme intellectuel à abattre pour ne pas inspirer de la sympathie pour  leur victime.

Dans un récent blog-note, je racontais comment le  radio-français, au service du public, Daniel Mermet se plaisait à laisser comparer Nicolas à Adolf tout en expliquant, avec un paradoxe qui ne surprend plus personne, qu'il est le candidat des Juifs.

Le préposé a récidivé depuis.

Allez vous étonner qu'ensuite, une mèche capillaire et une fine moustache, pourtant passées de mode, aient poussées sur de nombreuses affiches électorales.

 

 

Si le cœur vous en dit, vous pouvez vous promener sur le site « Tout Sauf Sarkozy. Com - Association Nationale Pour La Défense Des Valeurs Républicaines ».

 

Vous pourrez y contempler Nicolas-Adolf devant deux drapeaux américain et israélien au-dessus de la légende : « que représente-t-il ? L'axe de la haine ! ».

 

À noter que le site semble lié, avec un bel œcuménisme, à d'autres sites d'extrême gauche comme d'extrême droite, tant il est manifeste que le front rouge-brun a choisi son camp de concentration de la détestation.

Si vous avez encore un peu de temps, vous relirez le Libé du 7 avril dans lequel, et sans être contredite, la rappeuse Diam's déclare fièrement : « Je rêve d'une France tolérante, si c'est Sarko ou Le Pen, je me prépare à la bagarre », pour se persuader de la tolérance effective et démocratique de nos Sarkophages.

  

 

Je vous recommanderai encore l'instructive lecture de l'entretien entre le généticien Daniel Cohen, inventeur de la carte du génome humain et la chroniqueuse médicale Mme Martine Perez (Le Figaro du 27 avril). Vous pourriez y apprendre que celui qui semble s'y connaître plus que   la Ligue des Droits de l'Homme et moi sur la question, est loin d'exclure la possibilité que la pédophilie et certaines pathologies suicidaires puissent avoir des origines partiellement génétiques.

 

Le fait de le suggérer n'a rien d'une bourde, encore moins d'une ignominie eugéniste, contrairement aux vertueuses indignations de Lyssenkistes aux petits pieds.

  

 

Mais je ne sais si vous pardonnerez au candidat arrivé en tête son ignoble déclaration sur l'absence de responsabilité de la France en ce qui concerne la décision de la Solution Finale. Mme Guiguou et M. Cohn-Bendit ne sont pas près de s'y résoudre. Ils y ont vu la marque d'une intolérable agression contre l'Allemagne et l'Europe...

 

Il faut reconnaître qu'un tel mensonge révisionniste doit être sanctionné. Seule la France est coupable.

 

Je vous laisse penser ce que vous voulez de Sarkozy, mais j'affirme que la Sarkophagie est une manifestation aiguë de la pathologie chronique dont le corps social souffre douloureusement depuis que, précisément, le docteur Cohn-Bendit s'est, un beau jour de mai, penché sur lui.

 

En mai la rémission ?

 

GWG

 

 

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27 avril 2007 5 27 /04 /avril /2007 13:20

HAINE DE SOIE

 

 

 

Je m’en veux un peu de ne pas avoir trouvé le temps de vous vanter plus tôt la publication par la revue d’idées Controverses, dirigée par mon ami Shmuel Trigano, de son numéro 4, daté du mois de février 2007 et intitulé finement « Les alterjuifs ».

 

 

Il s’agit, et je pèse mes mots, d’un ouvrage collectif d’une immense importance.

 

 

Celui-ci est consacré, on l’aura compris, à ces juifs – et/ou déclarés comme tels pour la circonstance – qui n’ont d’autre vocation que de se poser en s’opposant à l’Etat d’Israël par le biais du dénigrement obsessionnel et systématique.

 

 

Rien à voir, bien entendu, avec la légitime critique, parfois excessive, parfois injuste de leur gouvernement à laquelle, on le sait, les israéliens excellent tout particulièrement.

 

 

Dans le cadre de cette anthologie unique et irremplaçable d’une calomnie utilisée avec délice par les adversaires de l’État le plus détesté au monde, on lira avec profit les portraits très circonstanciés de Théo Klein par Jean-Pierre Bensimon, d’Edgar Morin par Catherine Leuchter, de Rony Brauman par Georges Elias Sarfati, de Jean Daniel et de Gisèle Halimi par Sidney Touati ou encore de Michel Warshawsky et de l’inénarrable Esther Benbassa par David Kurtz.

 

 

Je recommanderai encore la lecture édifiante des outrances de Noam Chomsky par Paul Bogdanor, minutieux réquisitoire contre la perversion intellectuelle personnifiée.

 

 

S’agissant précisément des approches psychologiques, le lecteur prendra connaissance avec profit de l’article éclairant du psychiatre Georges Gagnocchi intitulé : « La haine de soi aujourd’hui, compassion altruiste ou passion narcissique ? ».

 

 

A ce sujet, l’observateur prosaïque ne balancera pas longtemps entre les deux termes de cette alternative car il est malheureusement clair que ceux qui n’hésitent pas à se considérer comme des Spinoza souffrant les mille morts de l’excommunication, ne courent d’autre risque que de subir les tourments de la caméra de télévision ou la poire d’angoisse du micro radiophonique.

 

 

En réalité, plutôt que d’excommunication, leur seul aléa serait l’hypercommunication, tant nos rebelles épousent fidèlement l’idéologie médiatiquement convenue.

 

 

Au lieu de haine de soi pathologique, j’inclinerai donc pour un auto-amour déraisonnable.

 

 

Bien sûr, chaque peuple, chaque communauté possède son lot d’iconoclastes amateurs ou d’opportunistes professionnels. Les États-Unis, la France, ne pâtissent sur ce point d’aucune pénurie particulière.

 

 

Mais, s’agissant de l’État Juif, rarement une telle aubaine n’aura été exploitée avec autant de gourmandise et de profit par ses adversaires médiatiques de tous bords.

 

 

Hâtez-vous donc d’acquérir au plus vite le numéro 4 de Controverses avant que celui-ci ne disparaisse des éventaires des librairies pour être remplacé par le numéro 5 à paraître.

 

 

Car, je n’ai qu’un seul regret :  que ces « alterjuifs » n’ait pas été publié comme le livre incontournable qu’il mériterait d’être sur un sujet aussi essentiel, lancinant et douloureux.

                       

 

GWG

 

 

 

D’après ma chronique sur Radio J.
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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 13:10

AVIS AUX LECTEURS ÉCLAIRÉS DU BLOGNADEL

 

 

 

Je m’absente pour quelques jours. En attendant, dans le prolongement de notre délectation du terme de « militant » appliqué par Mme Agathe Duparc du Monde à Mme Souha Bechara*, j’ai le plaisir de vous adresser « le petit lexique critique » que j’avais rédigé en épilogue du « Nouveau Bréviaire de la Haine ».

 

 

A bientôt,

 

 

GWG

 

 

* Voir le blog du 11 avril 2007

 

 

 

 

PETIT LEXIQUE CRITIQUE

 

 

 

Antisémitisme

 

Terme inventé à la fin des années 1870 par le publiciste allemand anti-juif Wilhelm Marr. Phénomène très ancien d’antipathie nourri à l’égard du peuple juif ou de la religion juive. Il convient de s’extraire du premier ou de renoncer à la seconde pour pouvoir espérer y échapper. Lorsque les juifs sont considérés comme une race ou une ethnie, l’antisémitisme devient une variante du racisme. Difficile, dans ces conditions, de le fuir Par la grâce d’un jeu de mots assez facile, certains sémites invoquent leur appartenance à cette ethnie pour exclure d’emblée l’antisémitisme qu’on pourrait être conduit à leur reprocher. Raison pour laquelle certains sont fondés à employer le terme synonymique d’« antijudaïsme ».

 

 

Antisionisme

 

Phénomène récent d’antipathie à l’égard du projet visant à édifier une structure étatique destinée aux juifs sur une partie de la Palestine.

Les antisionistes tiennent beaucoup à se distinguer des antisémites. Ils mettent notamment en avant le fait incontestable que certains antisionistes sont juifs.

N.B. Certains antisémites sont également juifs.

 

 

Colon

 

Synonyme pionnier. Habitant d’une colonie. Or, en raison de la mauvaise conscience occidentale à l’égard des anciennes colonies, ce terme s’est chargé au fil du temps d’une connotation nettement péjorative.

Les colons juifs, installés par le sort des armes, dans les territoires palestiniens contre le gré des populations arabes, font l’objet d’une réprobation quasi unanime. Au point même que les enfants de colons, étiquetés comme tels, semblent moins dignes de compassion que les autres lorsqu’ils sont victimes d’actions meurtrières. D’une manière générale, la question des colonies de peuplement, encore appelées «  implantations » juives, est considérée par les observateurs comme l’un des problèmes les plus sensibles du conflit israélo-palestinien. Il convient néanmoins de rappeler que le gouvernement de M. Barak avait accepté le principe du démantèlement des principales implantations dans le cadre d’un accord politique définitif, sans pour autant apaiser la querelle.

Il convient également, pour être complet, d’observer que certains colons juifs acceptent de rester dans les implantations, même sous la souveraineté du futur État arabe palestinien. Force est de constater que cette éventualité ne retient pas l’adhésion du monde politique et médiatique, qui réclame le démantèlement complet des colonies et le rapatriement de ceux qui y résident.

 

 

L’observateur candide, amateur désuet d’histoire et de philologie, qui se risquerait à suggérer qu’un juif ne saurait être jugé plus indésirable en Judée qu’un étranger ailleurs, déclencherait une irrésistible hilarité.

 

 

Faucon

 

Redoutable oiseau de proie. Au sens figuré militariste, belliciste. Au Proche-Orient ce volatile ne semble planer, terminologiquement, que dans le ciel israélien. Prédateur étrange, introuvable dans les cieux syriens.

 

 

Gentil

 

Non juif. Terme tombé en désuétude.

 

 

Goy

 

Gentil. Terme perçu, à tort, comme péjoratif.

 

 

lsraël

 

Pays le plus médiatisé de la planète.

 

 

Israélien

 

Habitant de l’État d’Israël. Majoritairement, pour  l’heure, un juif.

 

 

Israélite

 

Juif. Terme tombé en désuétude.

 

 

Judée

 

Antique royaume juif. Littéralement, du latin «terre des juifs». Zone de Palestine voisine de la Samarie.

La Judée a été effacée du vocabulaire médiatique international au profit de la Cisjordanie.

 

 

Jujf

 

Terme autrefois péjoratif synonyme d’avarice (tombé en désuétude). Concept à la source d’innombrables querelles.

Selon nous, est juif celui qui se revendique comme tel.

 

 

Palestine

 

Littéralement, terre des Philistins, selon les occupants romains de l’ancien royaume habité par les juifs. Aujourd’hui, autorité politique autonome arabe présidée par Yasser Arafat.

 

 

Palestinien

 

Habitant de l’ancienne Palestine historique (Israël, Jordanie). Jusqu’en 1967, le terme s’appliquait indifféremment aux Arabes et aux juifs. Exemples  l’association philo-sioniste France-Palestine à laquelle a succédé France-Israël après la création en 1948 de l’Etat juif. Ou la Bank of Palestine créée par les juifs palestiniens avant la création de l’État d’Israël et devenue la Bank of lsrael. À partir de la création de l’organisation de libération de la Palestine (OLP) en 1965 et, de manière définitive, dans les années 1970, le terme « Palestinien » s’est appliqué exclusivement aux arabes de Palestine. (L’objectif initial clairement affiché de l’OLP étant d’éradiquer toute présence juive sur le sol de la Palestine, l’acception moderne du mot n’est pas dépourvue de logique prospective.) En conséquence, l’expression «Arabe palestinien» est devenue un pléonasme. Quant à l’expression «juif palestinien», il est déconseillé de l’employer, sauf  par antiphrase ou dans une intention humoristique iconoclaste.

Racisme

 

Sentiment ou idéologie basé sur l’aversion pour une communauté ethnique ou raciale. Exemple le racisme anti-maghrébin.

Dans la querelle proche-orientale, ce concept est utilisé par les médias selon des critères sélectifs qui peuvent paraître, a priori, obscurs.

 

 

C’est ainsi que le mouvement juif radical dénommé Kach, préconisant l’expulsion de tous les Arabes de Palestine, se voit, à très juste titre, accoler en permanence l’épithète « raciste », ainsi que son fondateur, feu le rabbin «raciste» Kahana. Il n’en est pourtant pas de même concernant le mouvement arabe palestinien Hamas et son chef, le «guide spirituel» sheikh Yassin, dont le programme politique est symétrique identique, et qui ne se voient pourtant affublés en permanence que de l’épithète, moins connotée, d’«intégristes». Il est vrai que, à la suite d’une action meurtrière menée à l’encontre de civils israéliens, le communiqué de l’organisation notait : «Nous avons goûté à la chair des juifs, nous l’avons trouvée bonne», ce qui, peut-être est considéré comme une appréciation positive.

 

 

Shoah

 

Génocide de la communauté juive européenne. Annoncé, organisé et réalisé par Adolf Hitler, chancelier du IIIe Reich et chef du Parti national-socialiste. Ce terme, d’origine hébraïque, signifie littéralement «catastrophe», Shoah est, pour l’heure, le seul terme, appartenant au vocabulaire issu de la souffrance juive, qui n’ait pas encore été repris pour l’appliquer à d’autres situations radicalement différentes. Exemples le ghetto homosexuel, la diaspora chinoise, le pogrom, etc. Mais il fait actuellement l’objet d’analogies discutables.

 

 

Territoires occupés

 

Expression générique désignant uniquement les territoires palestiniens faisant l’objet d’une contestation. Pour évoquer les problèmes chypriote, libanais, tibétain, soudanais, etc., la plus grande précision géographique est préconisée. Il faut remarquer que l’expression « territoires occupés » s’applique aujourd’hui indifféremment à ceux administrés par les autorités israéliennes, et à ceux transférés à l’autorité palestinienne à la suite d’un arrangement politique.

 

 

Terrorisme

 

Action meurtrière menée par une organisation politique à l’encontre de civils.

En vertu d’un usage journalistique européen, qui, ici encore, ne peut emporter notre entière adhésion, il semblerait que les mouvements palestiniens, à la différence des organisations basques, irlandaises, kurdes, arméniennes, tamouls, etc., échappent à la définition terminologique précitée, y compris le mouvement Hamas. Les choix sémantiques opérés vont du «militant» à l’« activiste» ou à l’exotique « kamikaze ».

 

 

Tsahal

 

Acronyme hébreu signifiant « armée d’Israël ». Seule armée dans le monde à être appelée par son nom.

 

 

Victime

 

Personne faisant l’objet d’un préjudice physique, moral ou financier. En principe la victime est plainte lorsqu’elle n’est pas responsable du dommage subi.

Nous souhaiterions signaler que l’actuel conflit proche-oriental et, de manière plus spécifique, l’Intifada, font l’objet d’une étude de victimisation, sans doute unique, puisqu’un bilan journalier est effectué comprenant généralement l’état civil complet de la victime.

A notre connaissance, aucun autre conflit, dans le temps comme dans l’espace, n’a fait l’objet d’une attention aussi soutenue.

L’AFP publie quasi quotidiennement un tel bilan chiffré. Elle opère cependant une distinction selon que la victime est arabe, israélienne, druze israélienne, arabe israélienne ou étrangère.

Surtout, l’agence de presse ne fait pas de différence selon que la victime est à l’origine de l’incident (le « kamikaze » par exemple) ou l’a seulement subi, ce qui ale mérite de mêler tous les êtres dans une commune affliction, mais affecte quelque peu la rigueur de notre définition.

 

 

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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 12:13

TÊTE DE RÉSEAU

 

 

Je viens de faire une terrible découverte. J'appartenais à un réseau et je l'ignorais.

 

Les faits sont accablants. Ils viennent d’être révélés par Mme Agathe Duparc, correspondante du national-vespéral à Genève, et auteur d'un article daté du 8 avril intitulé «Soha Bechara, ex-militante libanaise, en butte à l'extrême droite suisse».

Cette dame explique doctement que certains, en Suisse, «semblent ignorer la complexité» de l'histoire libanaise.

 

 

Sinon, ils se garderaient de dire pis que pendre de Soha Bechara et de la présenter comme une "terroriste" et une "criminelle avérée".

 

 

La journaliste ne peut cependant cacher à ses lecteurs que celle qu'elle présente avec un euphémisme habituel comme une « ex-militante libanaise » (la militante s'en sort bien, songez qu'elle aurait pu être traitée d'activiste...) avait tenté d'assassiner le général Antoine Lahad, chef de l'Armée du Liban Sud (ALS), «supplétive d'Israël».

 

 

La dame du lac indique également sans sourciller que sa protégée considère le Hezbollah comme un "mouvement de résistance". Le parti islamo-fasciste s'en sort également pas mal puisqu'il n'est pas considéré comme "supplétif" de la Syrie ou de l'Iran.

 

 

Et c'est ici que l'on apprend que la malheureuse ex-militante serait la cible d'une alliance réunissant «islamophobes d'extrême droite, membres de la droite nationaliste helvètes et des personnalités isolées de la communauté juive». Voilà les détracteurs de Mme Bechara chaudement habillés pour l’hiver genevois.

 

 

Ces brutes patentées, incapables de saisir comme dame Duparc la complexité des choses, ont osé critiquer la Télévision Suisse Romande pour avoir diffusé un reportage dans lequel l'ex militante cornaquait les journalistes auprès du Hezbollah et qui, selon ces paranoïaques dangereux, ne présentait pas les garanties idéales d'objectivité.

 

 

«J'ai compris qu'il s'agissait d'un réseau» explique "l'ex militante" (décidément, j'adore cette expression).

 

 

Et c'est là que tout s'éclaire. Souvenez-vous, dans mon avant-dernier blog-notes, je m'étonnais qu'un institut scolaire public toulousain ait invité la militante libanaise, pas si retraitée que cela, car elle profita de l'occasion pour déclarer que "si elle avait été palestinienne elle se serait réjouie de l'enlèvement des soldats israéliens"....

 

 

Alors, comme un démocrate humaniste ne saurait regarder la pacifique Soha qu'avec une révérente tendresse, je dois être un nationaliste helvète isolé au coeur d'un réseau.

 

 

N B. : et dire que Mme Duparc succède à l'admirable et regrettée Isabelle Vichniac, épouse de mon défunt ami Jacques Givet. Il est vrai qu'ils n'avaient sans doute pas son sens aigu de la complexité.

 

 

 

   

 

*******************

 

 

LA FIN DU MONDE EST PROCHE

 

 

Si on en croit Le Journal du Dimanche du 8 avril, Nicolas Sarkozy aurait accru son avance en raison de la "droitisation" de son discours.

L’hebdomadaire dominical n'ose l'écrire, mais cela revient à admettre implicitement mais nécessairement que l'électorat français a viré à droite.

Le diagnostic se confirme lorsqu'on observe que l'extrême gauche, de Buffet à Bové, a moins la côte.

 

 

Dans le même temps, la presse hexagonale ne semble pas, c'est un euphémisme, avoir renoncé à l'idéologie sommaire habituelle.

 

 

La logique, comme au demeurant les sondages en la matière, nous conduiraient donc à constater que le français est de moins en moins impressionné par le moralisme journalistique de bazar et s'en remet désormais à son jugement... voire aux blogs....

 

 

L'empirisme également, puisqu'on aura noté que les déclarations de l'actuel favori sur le laxisme judiciaire  en matière de violence d'abord, sur l'identité nationale ensuite, ont reçu un accueil populaire inversement proportionnel à la réaction médiatiquement convenue.

 

 

Serait-ce le chant du cygne qui ne parait que le soir ? Déjà, depuis un bon bout de temps le volatile avait perdu de son magistral ramage. La plume du Péan étant passé par là.

Envolés les Schneidermann, Plenel, Lhomme et autres Gattegno...

 

 

Depuis lurette, je ne le lis incidemment que pour vous, un jour sur trois. Vous devriez faire de même. On se sent tellement mieux.

 

 

 

On survit très bien à ses décrets. J'en sais quelque chose.

 

 

 

À présent, pareil au prophète de l'Étoile Mystérieuse, j'attends la fin du Monde en tapant sur un gong.

 

 

 

 

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26 mars 2007 1 26 /03 /mars /2007 15:52

Amour, tendreté et pervertissement

 

 Je fais partie de ces gens, timides ou orgueilleux, allez savoir, qui craignent d'aller manger de la viande rouge chez les cuistres.

Imaginez un peu que la côte de bœuf servie soit délicieuse. Imaginez que je me sente dans l'obligation d'en complimenter mes hôtes pour sa tendreté.Imaginez encore que le plus sot des convives, pour faire rire les dames, me fasse remarquer ma prétendue bourde.

Me voilà placé dans la piteuse alternative de ronger mon os ou de me lancer dans une pédante leçon de langue.

C'est un peu ce qui est arrivé jeudi dernier au malheureux maire d'Auxerre.

Ce gentil socialiste était l'invité matinal de France Inter dont la rédaction voyait dans la ville dont il est l'élu, la commune représentative du corps électoral national.

Et voilà notre brave édile qui se lance dans une imprécation au cours de laquelle, avec une folle témérité, il croit devoir utiliser le mot rare de pervertissement.

Moi, dans ma baignoire, je prévoyais déjà le pire.

J'avais raison. À peine, le bon maire avait-il lâché le micro, que  Guy Carlier se lançait dans une tirade aussi impitoyable que linguistiquement mal fondée au cours de laquelle le chroniqueur ignorant faisait rire la galerie journalistique en moquant la bravitude de langage du magistrat bourguignon.

À mon sens, il faut déjà beaucoup de méchanceté pour reprendre publiquement, même à bon escient, la faute d'un invité.

Comme quoi, quand on manque de lettres, mieux vaut être gentil.

Mais il  arrive parfois que la viande manque de tendresse.

Toujours sur notre radio de service public. L'irremplaçable Daniel Mermet. Je ne reviendrais pas ici sur les dérapages multiples de notre cathodique militant.

Je rappelle simplement que cet ami de Ramadan sélectionne soigneusement les messages reçus sur sa boîte vocale en choisissant généralement les propos auxquels il adhère.

Notre homme va tellement loin que, récemment, son employeur pourtant bienveillant a dû le rappeler à l'ordre pour avoir permis à Daniel Ben Said de la Ligue Communiste Révolutionnaire de se lancer dans un discours antisioniste radical fanatique. C'est tout dire.

À présent je vais vous citer in extenso la nécrologie imaginaire de Nicolas Sarkozy qu'un auditeur choisi a laissé sur la boîte vocale de "La-bas si j'y suis" (la fin est soulignée par moi ) : « Nicolas Sarkozy, homme politique français. Nicolas Sarkozy est un homme de petite taille qui fut élu président de la République Française au début du XXIe siècle avec 82 % des suffrages. Nicolas Sarkozy s'était octroyé les votes des Français en s'adressant à eux dans les termes les plus stupides et les plus crus. Le règne de Sarkozy fut marqué par de graves crises sociales, une répression féroce des masses populaires et une corruption effrénée.

Dépassant largement les ambitions de Margaret Thatcher en Angleterre dans les années 80, la politique libérale de Sarkozy restera comme une période noire de l'histoire de France.

Atteint d'une psychose caractérisée par la succession à intervalles réguliers d'accès de manie ou de mélancolie, la croisade militaire que Sarkozy mena au Proche-Orient et qui avait pour objectif de reconstruire le temple de David à Jérusalem déboucha sur la plus dévastatrice des guerres de religion.

La mort de Sarkozy reste un mystère. Officiellement suicidé dans son bunker, son corps n'a cependant jamais été retrouvé ».

 

Autrement dit : Juifs = Sarkozy = Hitler.

 

Dès lors deux questions :

 

- Est-il normal de confier deux heures quotidiennes sur la radio nationale de service public à un militant extrémiste engagé ?

 

- À quoi sert le C.S.A.?  

 

Enfin, lue sous la plume légère de Catherine Bedarida dans Le Monde T.V. de cette semaine, cette fine remarque destinée à, littéralement, édulcorer le conflit du Darfour : « Il ne s’agit pas d’un conflit religieux ou ethnique ni d’une opposition entre « Arabes » et « Africains », puisque toute la population soudanaise est noire et, en grande majorité, musulmane ».

 

Bref, sans doute un simple conflit de voisinage….

 

Malheureusement, certains se considèrent comme moins noirs que les autres et c’est un régime islamiste, faut-il le rappeler à Mme Bedarida, qui règne à Khartoum et applique la Charia.

Sans parler – car personne n’en parle jamais – des deux millions de Chrétiens massacrés au Sud Soudan pendant la dernière décennie.

 

Sans doute des problèmes de pâturage.

 

 GWG

 

 

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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 12:37

JE VOUS ASSURE QUE C'EST VRAI

 

Voilà. C'est fait. Le gouvernement inter-palestinien est constitué. À sa tête, un premier ministre Hamas.

Le quartet international ne demandait pas la lune. Le strict minimum syndical : reconnaissance d'Israël, arrêt du terrorisme, respect des accords déjà signés.

Mais rien à faire. Déjà, les Européens commencent à flancher, France en tête.

À mon avis, c'est moins grave pour Israël, que pour la détermination à observer envers les mouvements terroristes.

 

 

 

 

Ici encore, Bernard Guetta, sur France Inter, se sera surpassé.

Après avoir admis que le mouvement islamiste n'avait pas renoncé au terrorisme, il s'est lancé dans des spéculations laborieuses pour en déduire qu'on pouvait considérer que le Hamas avait reconnu « implicitement » Israël.

J'ai déjà écrit dans un précédent blog ce qu'il convenait de penser de l'antiphrase « reconnaissance implicite ».

 

 

Toujours est-il que M. Guetta a réussi l'exploit de conclure son billet en menaçant Israël du pire si jamais celui-ci « persistait » dans l'intransigeance.

Au demeurant, son billet pourtant consacré à l'attitude du Hamas était intitulé, de manière symptomatique : « le refus israélien ».

Je vous assure que c'est vrai.

En Angleterre, l'université de Leeds vient d'annuler une conférence sur l'antisémitisme dans le monde musulman.

Le chercheur allemand Matthias Kuntzel devait parler mercredi dernier dans ce haut lieu de la liberté de parole.

Mais, de manière exceptionnelle, la direction de l'établissement a décidé d'annuler son exposé, « pour des raisons de sécurité ».

L'éminent professeur a déclaré : « Rien de tel ne m'est jamais arrivé, c'est de la censure ».

Je vous assure que c'est vrai.

La France est un pays autrement plus libre : le 13 mars, L'Institut d'Études Politiques de Toulouse, établissement public d'enseignement, a accueilli Souha Bechara.

Celle-ci, on s'en souvient, avait été emprisonnée par les Israéliens pour avoir tenté d'assassiner et pour avoir grièvement blessé le général Antoine Lahad, qui commandait l'Armée du Sud Liban (ALS).

 

Mme Bechara soutient le Hezbollah et a affirmé que, si elle avait été Palestinienne, elle « aurait été en joie » à l' annonce de l'enlèvement des trois soldats Israéliens en juillet 2006...

 

En revanche, Christian Belmer, enseignant normand, a été suspendu de ses fonctions pour quatre mois, et placé en garde à vue, poursuivi par son proviseur le 24 avril pour avoir écrit sur un blog, sous un nom d'emprunt, une critique d'un tract en faveur de la Palestine distribué auprès des professeurs de son lycée :

« C'est donc au sein même de l'éducation nationale que l'idéologie anti-occidentale, pro-arabe et donc anti-judaïque s'exprime de la façon la plus ouverte et violente ».

Je vous assure que c'est vrai.

À l'annonce de ces deux incidents, le Ministre de l'Education Nationale, M. de Robien, dont chacun se souvient du grand courage lors de l'affaire Redeker, a décidé de prendre des sanctions à l'encontre de l'établissement toulousain et du proviseur havrais.

Je vous assure que c'est faux.

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12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 13:15

LE PETIT NICOLAS ET LES SARKOPHAGES

 

OU LES TRIBULATIONS D’UN FRANÇAIS EN  FRANCE

 

 

 

 

François Bayrou a raison : en liant aussi solennellement le problème de l'immigration à celui de l'identité française, le favori des sondages a transgressé le tabou des tabous. Le tabou originel.

 

Il existait deux interdits majeurs à ne pas transgresser sous peine d'excommunication immédiate par la Sainte Ligue : associer immigration incontrôlée et insécurité et suggérer que cette immigration sans régulation poserait, à terme, la question de l'identité nationale.

 

 

L'évidence cruelle de l'insécurité a fini par avoir raison de la négation idéologique de la réalité. Mon ami Ivan Rioufol rappelait dans son bloc-notes (Le Figaro du 9 mars) : « L'immigration extra-européenne, réticente à s'intégrer, est l'urgence à résoudre. D'autant qu'elle est bien la cause d'une partie de l'insécurité : la population carcérale serait étrangère à 30 % et 30 % auraient la double nationalité (Le Point, 24 juin 2004). Pour la délinquance en bande, seuls 9 % des meneurs seraient des Français d'origine (Le Monde, 25 février 2006). La réussite de nombreux compatriotes issus de l'immigration ne peut faire oublier apartheids et ghettos qui s'installent dans des écoles et des cités ».

 

Terrorisme islamiste et immigration ne peuvent plus, non plus, être traités comme relevant du fantasme fascisant : l'exemple des attentats dans le métro londonien commis par des jeunes britanniques issus de la deuxième génération de l'immigration, apparemment bien intégrés dans le mode de vie anglais est là pour le rappeler à la partie la moins futile du corps électoral.

 

 

Reste la question identitaire. Ou plus exactement du droit du peuple français, ou plus généralement d'un peuple européen, de défendre ce qu'il considère comme relevant de son patrimoine collectif d'identification. Cette défense passant nécessairement par la régulation étatique des flux migratoires aux frontières de la maison commune.

 

Par une cruelle contradiction, la gauche, qui conteste ce droit aux peuples chrétiens occidentaux le défend avec une égale exaltation lorsqu'il s'agit des autres ethnies  :

Les Albanais musulmans et majoritaires du Kosovo ont le droit à l'indépendance contre les Serbes minoritaires, les afros-américains peuvent souhaiter vivre dans des quartiers majoritairement noirs sans être taxés de racistes (Le Monde du 12 février 07, le blognadel du 15), les Tibétains ont bien raison de se plaindre de la sinisation de leur territoire ancestral, les Arabes de Palestine sont fondés à refuser toute présence juive dans l'antique Judée où ils doivent aujourd'hui ériger un état. Jusqu'aux Indiens d'Amazonie qui peuvent légitimement craindre les maladies importées par les Européens du Brésil...

 

 

 

Mais qu'un français de France puisse redouter, craindre, se plaindre, et voilà qu'il devenait, dans le meilleur des cas, un franchouillard ringard.

J'ai écrit, à dessein, « devenait », car il semblerait, ainsi que je l'annonçais dans mes « Martyrocrates », que la plus formidable entreprise de soumission des esprits par l'intimidation soit au bord de l'asphyxie par essoufflement.

Les Français viennent d'indiquer que dans leur majorité, ils ne voyaient pas l'immigration comme une « chance » pour leur pays sans être pour autant rouler dans la fange.

 

(Sondage IFOP du 5 mars 07).

 

Les temps changent :  il y a moins de dix ans, dans un ouvrage collectif intitulé : « Une Idée Certaine de la France » (France-Empire avec notamment Éric Zemmour et mon cher et regretté Christian Jelen) je m'agaçai de ce qu'un sondage de la même farine inspire ainsi à notre journal national-vespéral la une scandalisée : « Les Français tentés par le racisme » (Le Monde 2 juillet 98) ...

Certes, je ne sombrerai pas dans un optimisme béat, car je sais qu'il est encore fécond le ventre d'où est sorti le terrorisme intellectuel immonde.

Ainsi, du cinéaste Cédric Kahn, à propos de l'initiative des 350 professionnels du cinéma qui ont lancé un appel en faveur des sans-papiers en jouant sur l'émotion des photographies d'enfants qui lui rappellent « les heures les plus noires de notre histoire ».... (Le Monde du 7 mars).

 

Il n'empêche. À part lui, la plupart de nos histrions n'oseraient plus aujourd'hui, comme en 97, se rendre « par solidarité », Gare de l'Est, avec des valises en cartons, pour se donner le délicieux frisson shoatique.

 

 

 

Quant à moi, fils d'immigrés, j'ose à nouveau, comme dans « Une idée Certaine de la France », citer un résistant autrement plus consistant : « Il ne faut pas se payer de mots ! C'est très bien qu'il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu'elle a une vocation universelle. Mais à condition qu'ils restent une petite minorité. Sinon la France ne serait plus la France. Nous sommes avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne » Charles de Gaulle.

 

 

 

 GWG

 

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9 mars 2007 5 09 /03 /mars /2007 11:13

LE MAL COURT

 

 

Ainsi, selon un sondage, a priori sérieux, de la B.B.C., Israël serait aujourd’hui l’état le plus impopulaire de la planète (56%), davantage que l’Iran nazislamiste (54%) ou que les États-Unis qui serrent de près (51%).

 

 

Les trois observations que je vais maintenant émettre s’adressent uniquement à ceux qui pensent que ce jugement est monstrueusement injuste et immérité, c’est-à-dire, aux hommes de bonne volonté, qui n’ont pas l’obsession du complot et de la provocation. Il en reste encore.

 

 

1°) Que l’État juif soit l’état le plus détesté du monde n’est pas neutre, ne relève pas d’une coïncidence monstrueuse et est la marque de la permanence de l’antisémitisme.

 

 

Ceci constitue en conséquence l’échec le plus tragique du sionisme herzlien sur ce point.

 

 

2°) Cette détestation intervient à un moment où les israéliens ont un gouvernement qui a fait montre d’un esprit d’ouverture particulier, s’est montré prêt à des concessions « douloureuses », et, comme à Gaza, en ont déjà réalisées certaines.

 

 

Les Israéliens doivent donc s’interroger sérieusement sur les vertus de la modération.

 

 

Il s’agit d’une interrogation grave : car il n’est pas dit qu’un raidissement n’entraînerait pas une détestation encore plus grande, une sorte de « serbisation », notamment sur le continent nord-américain, jusque-là épargné.

 

 

Néanmoins, la question demeure.

 

 

3°) Les médias, en général, ont accueilli ce sondage sans sourciller. Comme s’il n’était pas en lui-même scandaleusement inquiétant et lourd de funestes conséquences : faut-il s’en étonner ?

 

 

Seul, dans Le Figaro, François Hauter, généralement bien inspiré, remarque en guise d’explication, qu’Israël et les États-Unis, tous deux voués aux gémonies, viennent d’utiliser la force armée au Liban comme en Irak.

 

 

J’ai fait mienne depuis longtemps cette explication de la détestation de l’État-nation contraint de recourir à la force. Elle est même à la base de tous mes écrits.

Mais, j’ai précisé qu’il s’agissait uniquement des États-nations occidentaux.

Ainsi, l’analyse de F. Hauter est-elle juste mais courte : le Soudan génocidaire au Darfour se conduit – la comparaison est en elle-même obscène – de manière ô combien différente d’Israël et des  États-Unis mais ne figure pas dans ce hit parade de la haine injustifiable.

 

 

Notamment parce qu’au rebours de l’obsession et de la focalisation sur Israël, on ne s’intéresse ni aux crimes des Arabes, ni aux souffrances des Noirs.

 

 

Ce qui nous ramène inévitablement à la futilité anti-occidentale des médias et à l’antisémitisme planétaire.

 

 

Le mal court.

Jusqu’où ?              

 


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