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22 décembre 2008 1 22 /12 /décembre /2008 17:52

ESPRIT ES-TU LÀ ?

 

Assez immondes tous ces commentaires de la blogosphère, tous ces commentaires poujadistes de médiocres et d'ignorants, qui se déchaînent contre Julien Dray.

L'enquête ne fait que commencer. Mais eux, déjà, ils savent tout.

Moi, qui ne sais rien. Je la boucle.

Mais je suis bien placé pour affirmer, qu'en France Médiatique, pour espérer bénéficier de la fameuse présomption d'innocence, il vaut mieux être d’ultra – gauche, islamiste ou braqueur récidiviste que d'être soupçonné d'un délit financier

Il faut craindre le Parti des Jaloux. C'est le premier Parti de France.

 

 

Un, à n'en pas douter, qui ne devrait pas bénéficier, de cette présomption d’immaculé, c'est Michel Bole-Richard. Le voilà qui récidive dans Le Monde.

Résumons : j'écrivais dans un précédent blog («Gros plan sur le casting de la caste») que celui-ci avait indiqué dans un article que le quartette sur le Proche-Orient avait blâmé Israël pour le blocus de Gaza tout en omettant d'informer ses lecteurs que le même quartette avait morigéné les Palestiniens pour avoir tiré sur les Israéliens venus les ravitailler.

Madame la médiatrice du journal, alertée par votre diligent serviteur qui avait eu la bonne idée de lire la presse étrangère, avait bien voulu me remercier de ma modeste contribution à la réalisation d'une honnête information, mais est depuis rester inerte.

 

Plus récemment, vous vous souvenez que Michel B.R. (relire mon «vertigo») avait décrété que les Palestiniens (entendez les Arabes de Palestine) étaient les descendants des Philistins.

Ce samedi (Le Monde daté du 14 décembre) notre journaliste se sera surpassé en tirant deux coups : Bole écrit un article qui se veut informatif et dans lequel il affirme, sans se donner la paix élémentaire de l'établir, que le blocus israélien radicaliserait davantage encore les islamistes.

Ce qui, soit dit en passant, s'agissant du Hamas relève de l'exploit, mais constitue en réalité l'argumentaire habituel des sympathisants des causes radicales.

Quant à Richard, dans le cadre d'une «analyse», celui-ci se lâche définitivement en fustigeant les Européens, taxés sans rire de pro-israélisme unilatéral, pour avoir accru leurs liens avec l'État juif, au grand dam des pays arabes.

Utilisant des sources palestiniennes ou israéliennes antisionistes presque aussi objectives que lui-même, Bole-Richard stigmatise les manquements israéliens.

Suit cette inoubliable péroraison : «Elle (l'Europe) continue de se donner bonne conscience en fournissant une aide à l’Autorité Palestinienne sans rien exiger véritablement des Israéliens en contrepartie...»

Il ne viendrait évidemment pas à l'esprit  de ce monsieur d'exiger quoi que ce fut de ces Arabes palestiniens qui devaient se charger, selon la feuille de route, de liquider leurs mouvements terroristes en contrepartie des fonds qu'ils reçoivent et de la poursuite du processus visant à les voir devenir souverains dans leur État.

Je retire le mot esprit.

 

 

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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 12:11

NO PASARAN !!

 

 

Vu à la télé ce dimanche 14 décembre, sur France 2, dans l'émission de l'excellent Laurent Delahousse 13 h 15 : une conversation plus que consensuelle entre Arlette Laguiller et Carole Bouquet.

Passe-moi la moutarde, je te donne du séné. Elles étaient d'accord sur tout.

Arlette (tout le monde l'appelle tendrement ainsi), d'excellente humeur, se laissa aller à accorder un satisfecit au service public de la télévision. Carole n'écarta pas l'hypothèse d'un vote en faveur du parti révolutionnaire d'Arlette. Le tout sans la moindre contestation, par qui que ce soit, des options ou des combats de Lutte Ouvrière.

 

C'est au cœur de cet esthétique alliage  entre le marteau, la faucille et les paillettes, au sein de ce jumelage saugrenu mais qui ne choque personne entre Cannes et Aubervilliers, sur fond d’extrême bienveillance médiatique, que l'extrême gauche a pu diffuser tranquillement une idéologie démagogique dont elle n'est plus la seule propriétaire et qu'elle partage aujourd'hui en indivision avec toute une jeunesse lobotomisée en douce et en douceur.

 

Vu encore à la télé : en France des petits groupes venir reprocher aux flics français ce qu'auraient fait leurs collègues grecs à un gamin de 15 ans dont ils ne savent rien des conditions de la mort et dont en réalité, ils se fichent comme d'une guigne.

Que la mortelle balle ait ou non ricoché avant d'atteindre sa jeune cible n'a, à leurs yeux, aucune importance. Que le flic et l'État qui l’emploie soient coupables, ils le déduisent de son uniforme, et il se pourrait même que la polémique à ce sujet n'ajoute quelque sel sur la plaie que l'on triture jouissivement.

Tant il est vrai que tous les totalitarismes ont leurs improbables martyrs ou leurs shahids.

Les nazis ont eu leur Horst Wessel, les islamistes qui ont assassiné Daniel Pearl l'ont égorgé sous la photo du petit Mohammed Al Dura, et les fascistes rouges n'ont pas fini d'exalter la mémoire d’Alexis Grigoropoulos.

Nous sommes tous des policiers grecs.

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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 15:56

L’AMI DE GUY

 

A la demande générale, je reproduis ci-après les déclarations radiophoniques de M. Maurice Sinet, plus connu sous le nom de Siné, en suite d'une « colère » officiellement alléguée à titre d'excuse absolutoire après le massacre de Sabra et Chatila et qui lui ont valu, de mon fait, quelques soucis judiciaires.

 

J'ajoute, pour être complet, que l'irascible a bénéficié à cette occasion d'un témoignage circonstancié de Guy Bedos en sa faveur, le même qui quelque 26 ans plus tard, a tenu à soutenir avec la même constance son ami Maurice, à la suite de ses déclarations controversées sur l’opportun mariage de Jean Sarkozy avec une jeune  fortunée de confession mosaïque :

 

Morceaux choisis :

 

SINE : « Israël doit être détruite, comme Carthage ».

 

SINE : « Soit disant les juifs qui ont un folklore à la con..., à la Chagall de merde…, c’est eux qui les empêchent de vivre, mon pote, tant que je serai vivant, Israël n’existera plus. Je suis prêt à faire des brigades internationales contre Israël ».

 

(…)

 

SINE : « Je te dis un truc. Même si ce sont des assassins, je suis pour… ».

 

L’intervenant : «  De qui tu parles ? ».

 

SINE : « Les gens qui ont fait… ».

 

L’intervenant : « La rue des Rosiers ? ».

 

SINE : « L’avortement rue des Rosiers contre Rosenberg-Goldenberg, je suis pour. Que ce soit les Brigades Rouges, je suis pour. Que ce soit Action Directe, je suis pour. Que ce soit n’importe quoi, je suis pour. On en a plein le cul…Moi j’estime que si un flic se fait descendre un par un à un arrêt d’autobus, alors qu’il a fini cette espèce de saloperie de métier qu’il fait, si on le flingue, c’est très bien. Et il faut le flinguer justement anonymement. Il saura d’où ça vient. Mais si tous ces gens-là se sentent flingués, ont peur, ce serait très bien qu’ils vivent dans la peur. Je voudrais qu’ils vivent dans la peur. Ils me font chier… ça fait 2000 ans qu’ils nous font chier… ces enfoirés. Je veux que chaque juif vive dans la peur, sauf s’il est pro-palestinien. Qu’ils meurent ».

 

(…)

 

SINE : « Écoute, si un jour je tuais un juif, ça sera par inadvertance (sic).  Ça sera par des racines, comme ça, qui m’auront poussé. Tu sais que les racines, c’est comme les morpions ; Ils me gonflent ».

 

(…)

 

SINE : « Tu sais, au monde ya une race au monde, y a que deux pays au monde qui osent empêcher les gens d’être des gens. C’est les juifs, Israël qui empêchent les palestiniens de vivre, et l’Afrique du Sud. Ils sont 10%, ils empêchent 90% de noirs de s’asseoir sur le même banc ».

 

(…)

 

SINE : « Tant que ces gens là existeront, j’aurai un flingue. Pour l’instant c’est mon stylo mais un jour j’aurai un flingue ».

 

(…)

 

SINE : « L’Afrique du Sud et Israël ce sont les deux seuls pays racistes du monde. Faudrait quand même que ça disparaisse ».

 

(…)

 

SINE : « On est en train d’assister en ce moment à un génocide. Begin est un Hitler. Faut le flinguer ».

(…)

 

L’intervenant : «  J’aime pas les juifs pour une bonne raison, c’est que je suis pas raciste. »

 

(…)

 

SINE : « Je suis devenu antisémite depuis qu’Israël bombarde. Je suis antisémite et je n’ai plus peur de l’avouer. Je vais faire dorénavant des croix gammées sur tous les murs ».

 

(…)

 

SINE : « Tu sais que les connards, en ce moment, défilent avec un drapeau Antisionisme =Antisémitisme. Alors si antisionisme=antisémitisme, je suis antisémite, et je revendique mon antisémitisme ».

 

  

---------------------------------

 

  

P.S : Je confirme avoir demandé à ma chère consœur Aude Weill- Raynal de déposer plainte à l'encontre de l'irascible à la suite de ses déclarations au Nouvel Obs à mon encontre, et dans lesquelles il qualifie Mordechai Aniliewicz, chef de la révolte à Varsovie contre les nazis de « tueur du ghetto ». Le témoignage de l'antiraciste Guy ne devrait plus tarder.

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24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 17:45

VERTIGO

 

J'avoue que je ne sais pas trop comment m'y prendre.

Dans mon avant-dernier blog-notes, je m'étais laissé aller à brocarder gentiment l'ignorance historique de Benjamin Barthe, pigiste au Monde, qui l'avait, hélas, fort mal pris.

Comment faire, avec son collègue titularisé par le même journal au même endroit, Michel Bole-Richard, sans trop  l'offusquer ?

Ce dernier a pulvérisé en effet le record établi par son jeune confrère en matière d'ineptie linguisto-historique.

Résumons son mémorable article du 15 novembre dans lequel il relate la découverte archéologique au sud-ouest de Jérusalem d'un tesson de poterie  vieux de plus de 3000 ans en hébreu archaïque.

Le journaliste tient à préciser que pour l'État juif, la question serait importante, car cette découverte «justifierait l'existence du royaume de David, élevée au rang de mythe en Israël

Avec une apparente bonne foi, Bole-Richard va jusqu'à concéder que cette découverte renforcerait la légitimité de la création d'Israël, «même s'il est établi que les Philistins, les ancêtres des Palestiniens, vivaient déjà dans cette région».

Vous avez bien lu. Le royaume de David relève du mythe. L'État juif a encore besoin de prouver sa légitimité historique, les ruines de Meggido, celles du temple d'Hérode relevant sans doute, ainsi que le pensait feu le grand archéologue Yasser Arafat, du mensonge hollywoodien. En revanche, ce qui est «établi», ce qui ne saurait être érigé en doute, c'est que les Philistins sont les ancêtres des Palestiniens.

Et peu importe que les premiers, peuple de la mer, vivaient non pas au sud-ouest de Jérusalem mais sur la bande côtière du sud-est de Canaan, c'est-à-dire du côté Tel-Aviv, venaient probablement de Crète et n’ont, en toute hypothèse, aucun rapport avec ceux que les journalistes du Monde et d'ailleurs nomment aujourd'hui définitivement les Palestiniens et qui ne sont venus d'Arabie pas avant le IXe siècle de l'ère chrétienne, et sans doute dans leur majorité, au début du XXe siècle, attirés de Syrie  par la colonisation juive d'une terre jusqu'alors bien ingrate.

 

Résumons encore : en 135, les Romains, pour sanctionner définitivement les Juifs rebelles et défaits, décident de débaptiser la Judée captive et la nomment Palestine, du nom des antiques philistins. Près de 2000 ans plus tard, et toujours pour punir le peuple à la nuque roide, seuls les habitants non juifs du territoire disputé ont droit au titre de « palestiniens ». Et aujourd'hui, par la grâce d'un historien histrion, voici ces palestiniens décrétés héritiers, en ligne directe, des droits dynastiques des philistins, tandis que les Juifs sont invités à fouiller encore plus profondément une terre qu’ils n'ont fait jusqu'alors que de cultiver en surface, aux fins de prouver un titre de propriété pour l'heure encore bien incertain.

 

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Dans la dernière livraison de l'Express, Edgar Morin, dans un repentir aussi tardif que remarquable, reconnaît qu'il a eu tort dans le fameux article collectif commis avec Danielle Sallenave et Sami Nair, et publié par Le Monde selon Colombani, d’écrire que les Juifs prenaient plaisir à humilier les Arabes, alors qu'il s'agissait, des soldats israéliens.

Il faut dire que pour le théoricien précis de la pensée complexe, le distinguo était subtil.

On se souvient que nous avions fait condamner l'article, au grand dam des bétitionnaires habituels, défenseurs de la liberté d'expression.

 

 

 

La Cour de Cassation annula la décision, précisément au nom de la liberté d'expression.

Christian Vanneste est, on le sait, député UMP du Nord. Il a osé suggérer que l'hétérosexualité était supérieure à l'homosexualité au regard des règles naturelles de la procréation et de l'avenir de l'humanité qui en découlaient.

Pour cela, il avait fait l'objet d'une condamnation des tribunaux. Aucune pétition n'a été, au nom de la liberté d'expression, publié en sa faveur. La Cour de Cassation vient d'annuler sa condamnation, au nom de la liberté précitée.

Noël Mamère vient de signer une tribune dans Le Monde, évidemment, pour protester contre ce dévoiement insupportable de la liberté d'expression, attentatoire à la dignité des homosexuels.

Est-il besoin de préciser que Noël Mamère avait soutenu la liberté d'expression d'Edgar Morin ?

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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 13:23

LA NUIT QUI DESCEND

 

 

Au mois d'août dernier, l'ancien Président de la République italienne et sénateur à vie, Francesco Cossiga, a révélé au Corriere della Sera qu'au début des années 70, le Premier ministre de l'époque, Aldo Moro, avait signé un accord avec l'OLP de Yasser Arafat et ses organisations satellites qui leur permettaient d'accueillir des terroristes et de stocker des armes en Italie en contrepartie d'une immunité totale pour les intérêts italiens tant dans la péninsule que dans le monde.

En cela, il ne s'agissait pas vraiment d'une révélation.

Mais l'essentiel est ailleurs : Cossiga révèle que les Juifs italiens n'étaient pas compris dans l'accord : c'est ainsi que le 9 octobre 1982, six terroristes ouvraient le feu sur des fidèles qui quittaient la Grande Synagogue de Rome. Des dizaines de Juifs blessés, et un enfant de deux ans, Stefano Tache, fut assassiné. Quelques heures avant l'attaque, les policiers italiens chargés de la sécurité, avait curieusement disparu.

Surtout, Cossiga admet pour la première fois que la plus grande attaque terroriste jamais survenue sur le sol italien, à savoir l'attentat à la bombe de la gare de Bologne en juillet 80, tua 85 personnes – était l'œuvre de terroristes affiliés à l'OLP du FPLP, de Georges Habache.

Selon Cossiga, la bombe avait explosé par mégarde, et n'était pas destinée à tuer des non Juifs.

C'est dans ces conditions que, comme dans le cas de l'attentat de la rue Copernic, les autorités incriminèrent l'Ordre Noir des néofascistes italiens.

Compte tenu de la fascination des médias français pour tout ce qui touche au conflit proche-oriental, il est extrêmement étrange que cette révélation de l'ancien président italien n'ait pas été reprise dans les journaux de l'hexagone.

Cossiga, le 3 octobre dernier, s'est étendu sur ces révélations au Corriere della Sera, dans un entretien avec le correspondant romain du Yediot Aharonot.

Il rappelle qu'en décembre 85, des terroristes palestiniens ouvrirent le feu contre un comptoir de vente de billets de l'aéroport de Rome. Dix personnes sont blessées. Sept personnes furent assassinées lors d'une attaque simultanée contre le comptoir de vente de billets de l'aéroport de Vienne. Selon lui, les services de renseignements italiens avaient reçu un avertissement avant l'attaque, mais n'avaient pas pris le soin d'en faire part aux Israéliens.

Et Cossiga d'expliquer au Yediot Aharonot : « Aucune cible italienne n’a été frappée. Ils ont attaqué la compagnie israélienne à l'aéroport. Les personnes assassinées étaient toutes des Israéliens, des juifs, et des Américains ».

Il y eut également le détournement du bateau de croisière italien, Achille Lauro, en octobre 85. Des terroristes palestiniens arraisonnèrent le bateau. Ils tirèrent  sur un passager juif américain, handicapé en chaise roulante, et le jetèrent par-dessus bord alors qu'il était encore vivant. Les Égyptiens libérèrent les pirates, et les expédièrent en Libye. Des jets américains contraignirent l'avion à atterrir sur une base de l'OTAN en Sicile. Les Italiens libérèrent les terroristes et présentèrent sans grande peine leur geste comme une marque d'indépendance à l'égard des yankees.

En réalité, et ainsi que Cossiga l'explique sans ambages : « Du fait que les Arabes pouvaient nuire à l'Italie davantage que les Américains, l'Italie leur a cédé. »

Mais l'ancien président actualise ses propos : il indique que l'accord entre son pays et les radicaux arabes s'est récemment étendue jusqu'à y inclure le Hezbollah.

Après la deuxième guerre du Liban, l'Italie a accepté de commander la force de la Finul, chargée théoriquement d'empêcher le Hezbollah de reprendre le contrôle du Sud Liban et de bloquer ses efforts de réarmement conformément à la résolution de l'ONU.

Cossiga affirme cependant : « Je puis indiquer, avec une certitude absolue, que l'Italie a conclu un accord avec le Hezbollah suivant lequel les forces de la Finul ferment les yeux sur le réarmement du Hezbollah tant qu'aucune attaque n'est perpétrée contre les soldats de notre force. »

La presse française, s'est montrée, également sur ce point, d’une remarquable discrétion.

 

 

 

 

Puisqu'on a commémoré ces derniers jours le 70ème anniversaire de la «Nuit de Cristal», il n'est peut-être pas inutile de prendre connaissance de ce qu'écrivait dans son journal du 11 novembre 1938, notre vieil ami Joseph Goebbels : « Les médias étrangers rendent compte objectivement des événements antisémites en Allemagne ».

En clair, cela signifie que les journaux de l'époque donnaient du Monsieur le Chancelier au dictateur nazi, prenaient en considération ses affirmations, accordaient du crédit à ses engagements.

Dans un ordre d'idée voisin, je voudrais encore citer le journal du ministre de la propagande en date du 14 août 1937 : « Les juifs ont publié un mémorandum éhonté sur la Palestine  (n.d.l.r : acceptation de la proposition du rapport Peel de deux États arabe et juif mais discussion sur l'étendue territoriale.) [...]. Les Juifs sont tellement bêtes. À présent ils ont toute l'opinion anglaise contre eux... »

Il ne serait peut-être pas inutile de consacrer un opuscule qui montrerait à quel point Adolf Hitler et ses amis partageaient avec l'extrême gauche d’aujourd'hui la même vision  du conflit palestinien.

Histoire de relativiser l'originalité de leur point de vue.

À la suite des massacres de novembre, aucun pays ne s'est déclaré prêt à accueillir d'éventuels réfugiés juifs allemands. Mieux : violant la lettre et l'esprit du mandat qui lui a été confié par la Société Des Nations en 1922, la Grande-Bretagne ferme le foyer national juif de Palestine à toute immigration. Les nazis en tirent toute conséquence et Goebbels note dans son journal :   « Les juifs sont seuls ».

Il peut arriver qu'un menteur dise vrai.

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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 12:13

DÉPRESSION SAISONNIÈRE

 

Que la Compagnie Créole ait lancée un hymne à la gloire d’Obama peut se comprendre.

Encore que ne me viendrait pas à l'idée de voter pour Fabius ou Strauss-Kahn sous prétexte qu'ils sont d'origine juive.

Mais que Dominique de Villepin, dans une interview au Journal du Dimanche de cette semaine, lance extatiquement que le candidat démocrate représente «l'homme nouveau» en mettant en avant ses origines, me révulse.

Il fut un temps où l’aryanité était censée incarner l'avenir radieux.

La démarche à laquelle nous assistons mondialement est exactement similaire.

Jamais peut-être l'essentialisme d'un être, jamais l'obsession de la race d'un homme n'avait atteint pareils vertigineux sommets.

Je me fous de l'origine d’Obama. Si j'étais Américain, et en dépit de son incontestable talent, je ne voterai pas pour lui, pour des raisons étrangères à la couleur de sa peau et qui tiennent uniquement à son positionnement politique.

Il y a quelques années, j'ai créé le barbarisme de xénophilie pour illustrer cette dilection particulière pour l’altérité.

Mais xénophilie et xénophobie sont les deux facettes de la même médaille racialiste.

Dans un récent éditorial, Le Monde dénonçait la campagne de McCain, lui reprochant ses attaques contre le candidat démocrate. Et le journal, déjà, de prévenir : Si Obama était battu, la déception qui en résulterait chez les minorités serait grosse de tous les dangers.

Pourtant, les pires détracteurs américains du candidat républicain ont reconnu la remarquable tenue de sa campagne. Je n'ai lu nulle part dans la presse d'outre-Atlantique que le racisme anti- noir avait constitué le fonds de commerce du représentant de l'Arizona.

J'ai lu cependant, que venir reprocher au démocrate son «extrémisme» supposé était déjà sujet à soupçons.

Il résulte des consternants postulats xénophiliques qui précèdent, que si Obama, gagne ce sera l'aube d'un nouveau jour. Mais que, s'il perd, ce sera la marque du retour de l'infamie.

 

Puisque nous en sommes là, encore quelques petites nouvelles du Monde : entendu Philippe Val, sur une radio périphérique dire tout son écœurement pour l'attitude du quotidien dans l'affaire Siné.

Reçu hier un courriel de Benjamin Barthe (voir mon dernier blog-note «Misère et servitude du prolétariat médiatique») : sans trop d'humour ni d'aménité, notre journaliste militant (qui nous vient de l’Humanité) veut me prouver que les Arabes de Palestine ont également utilisé le vocable «palestinien», y compris dans le domaine sportif.

Ai-je soutenu le contraire ? Ai-je jamais nié leur spécificité ? Dans toutes mes conférences, dans tous mes livres (y compris le dernier avec Adler) j'affirme que ceux-ci disposent d'un excellent dossier, qu'ils gâchent depuis toujours tant en raison de leur irrédentisme que de leurs méthodes. Il faut dire que leurs soutiens européens extatiques, M. Barthe, ne leur facilitent guère le nécessaire travail de réflexion critique.

J'écrivais seulement – et je le confirme – que les Arabes de la Palestine mandataire se définissaient davantage en tant que tels – ou en tant que musulmans – plutôt qu'en termes de «Palestiniens».

À cette époque, et notamment en Europe, le vocable s'appliquait plus souvent pour évoquer les habitants juifs du territoire de Palestine. Ce qui, soit dit en passant, était tout aussi injustement réducteur que lorsqu'on l'applique aujourd'hui au bénéfice des seuls Arabes. Raison pourquoi, lorsque les sionistes de Palestine ont créé une association footballistique «palestinienne», ils se situaient dans une pure perspective nationale juive, à l'identique de la démarche arabe palestinienne actuelle.

Il semblerait que M. Barthe et ses amis soient moins sensibles à cette réduction linguistique contemporaine.

Voilà pourquoi, avec une candeur désarmante, notre journaliste se plaint de ce que l'association «palestinienne» de 1934 ne comportait aucun arabe, mais qu'il relève pour lui, littéralement, de l'impensable de s'étonner que celle d'aujourd'hui soit exclusive de tout juif.

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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 17:02

MISÈRE ET SERVITUDE DU PROLÉTARIAT MÉDIATIQUE

 

Il est possible que Rachida n'ait ni l’art ni la manière, il est juste d'observer que le gouvernement n'a pas les moyens pénitentiaires de sa politique judiciaire. Il n'empêche.

Le peuple français a mandaté clairement le Président et sa majorité parlementaire pour rompre avec l'angélisme d'hier. Ce n'est ni aux syndicats de magistrats, ni à l’Ordre des Avocats de tenter de paralyser les réformes entreprises au nom d'un humanisme dévoyé.

 

La faute procédurale commise par la Chambre de l'Instruction de la Cour d'Appel de Paris tombe mal pour les magistrats. Déjà, l'un de leurs syndicats a plaidé, à la manière des cheminots, le surmenage. Allons donc. Je prétends travailler autant qu'un président de chambre. Sinon plus. Lorsque je fais une bêtise, ce qui peut arriver, aucune corporation ne peut rien pour moi.

En réalité, l'erreur était sans doute réparable par une requête en rectification d'erreur matérielle immédiate. Mais le droit pour les violeurs, les assassins et les terroristes, comme je l'ai souvent affirmé, est plus impérieux que pour les éventuels délinquants en col blanc.

À ce sujet, je veux redire ici combien l'élargissement d'une terroriste italienne – je veux parler de la Petrelle – est une trahison par le Président de ses propres idées.

À un moment, où il serait bon de placer la gauche socialiste en face de ses responsabilités à l'égard d’un Besancenot, ce n'est pas de très bonne politique.

 

À propos d'Italie, il semblerait qu’également au-delà des Alpes, on ait du mal à accepter le verdict des urnes. La rue, dont on sait les vertus d'intelligence et de modération démocratique, conteste le Cavaliere et sa politique. On lit également ici et là, que les Italiens seraient devenus racistes.

Mais que l'on soit de Rome ou de Copenhague, de Paris ou de Pont-à-Mousson, il n'y a ni racisme, ni xénophobie à vouloir protéger ses frontières et, oserais-je le gros mot ?, son identité. Il n'y a que le risque d'être disqualifié.

Ce genre d’alea n'arrivera certainement pas aux militants du Réseau Éducateurs Sans Frontières.

Ils viennent même d'être honorés, sans frais, par Jean-Marc Rouillan, qui y a vu, à juste raison, le premier réseau important d'illégalité collective.

 

Je recommande fortement la lecture dans l’Express de cette semaine de l'interview du patron de Charlie hebdo, Philippe Val. Un modèle d'intelligence et de courage.

Il n'a pas peur de reconnaître dans le sionisme un patriotisme et dans l'antisionisme, l'antisémitisme. Il raconte aussi comment le pouvoir en général et Chirac en particulier ont tenté de donner raison judiciairement aux pourfendeurs des caricatures de Mahomet.

À cette époque, nulle critique médiatique pour la démarche en justice des associations musulmanes, au demeurant parfaitement recevable.

On voudra bien comparer avec ceux qui tentaient de faire sanctionner légalement les dérapages antijuifs.

 

Le mur du çon a été pulvérisé cette semaine par Benjamin Barthe (Le Monde du 26 octobre).

Voulant traiter de la rencontre historique de football entre l'équipe de Palestine et celle de Jordanie, dans la banlieue de Jérusalem, notre jeune pigiste a entrepris un voyage dans le temps. Il a découvert que la Fédération de Football de Palestine était née en 1934.

Notre journaliste s'est alors étonné qu'elle n'était composée que de sportifs juifs, à l'exception d'un Arabe, membre de son conseil d'administration rapidement démissionnaire. Et de soupçonner une petite entourloupe...

Il faudra expliquer un jour à notre Benjamin, qu’en ce temps-là, le vocable «palestinien» s'appliquait bien davantage aux Juifs du yichouv (foyer) qu'aux Arabes, qui se définissaient davantage en tant que tels ou comme musulmans.

C'est ainsi que la Banque d'Israël d'aujourd'hui s'appelait «Banque de Palestine» et que l'association «France-Israël», que j'ai l'honneur de présider, se nommait lors de sa fondation en 1927 par Gaston Doumergue, Aristide Briand et Maurice Ravel, pour promouvoir la création d'un État juif : «France-Palestine».

Que les juifs aient été expulsés, sans combattre, du territoire lexical de la Palestine suffit sans qu'un ignorant les soupçonne au surplus d'escroquerie.

 

Je suis content pour Robert Ménard, ancien responsable de Reporters Sans Frontières. Il est désormais au service rémunéré de l'émirat du Qatar, haut lieu comme chacun sait de la liberté de la presse.

Cela n'a strictement rien à voir, mais notre intransigeant journaliste s'était notamment illustré dans la critique véhémente de la manière dont Israël traitait les journalistes. Il avait récemment commis un article dans Le Monde pour expliquer qu'au Darfour, c'était beaucoup plus compliqué que l'on croyait. Enfin, il s'était montré un défenseur particulièrement virulent de Daniel Mermet.

Mais encore une fois, aucun rapport.

 

Puisque j'en suis à Mermet, j’ai également eu le plaisir de constater en saisissant son compte bancaire pour exécuter une condamnation pour diffamation obtenue à son encontre qu'il répugnait à honorer, que notre journaliste militant internationaliste n'oubliant jamais de rappeler être né en banlieue rouge, disposait d'un compte courant créditeur de 140 000 euros. Une authentique misère prolétarienne.

 

 

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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 16:04

POINT DE CURÉE CONTRE LE PAPE

 

Les juifs, qui n'ont pas tant d'amis que cela par les temps qui courent, devraient peut-être traiter avec davantage de considération Benoît le seizième qui a fait de la réciprocité avec le monde islamique un mot d'ordre qui tranche avec l'ancienne dhimmitude.

La guerre ouverte contre la canonisation de Pie XII ne me paraît pas de toute première instance.

D'abord, car la messe n'est pas dite quant à la culpabilité de Mgr Pacelli. Sans revenir sur les témoignages à décharge d'Albert Einstein, de Golda Meir, de Haim Weizmann, de Moshe Sharett, du grand rabbin d'Israël Isaac Herzog, et sans méconnaître le puissant réquisitoire de Saül Friedlandler, je recommande la lecture de l'ouvrage du rabbin libéral américain David Dalin («Pie XII et les juifs, le mythe du pape d'Hitler» ed.Tempora) qui prend clairement parti en faveur d'une relaxe.

Avant que de condamner définitivement, il serait plus charitable d'exiger la communication des pièces entreposées dans les caves vaticanes.

Ensuite et surtout, car il faudrait peut-être que cesse que les athées impénitents, les juifs et les musulmans soient les seuls à s'émouvoir encore des décrets du Saint-Siège.

Qu'il s'agisse du mauvais usage des préservatifs ou des bienfaits du coït interruptus.

Et si l'on laissait le choix des bienheureux, fût-il malheureux, aux seuls catholiques ?

 

J'en étais sûr, je savais que la Petrella allait s'en tirer. (Voir mon «bal des indulgences») je note, cependant, soigneusement cette jurisprudence présidentielle.

Après tout, moi aussi j'ai des clients dépressifs.

Le problème, c'est qu'ils ne sont pas d'extrême gauche et qu'ils n'ont tué personne. Même pas un flic italien.

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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 14:48

DE L’INTERET D’ETRE PRUDENT

 

Une partie de la presse, Le Monde en tête, s'est donné beaucoup de mal, la semaine passée pour affirmer que la dernière agression contre trois jeunes juifs dans le 19e arrondissement était dénuée de motivation antisémite. Notre quotidien vespéral s'est précipité dans un éditorial sidérant pour reprocher aux pouvoirs publics de s'être précipité inconsidérément.

Il n'hésite pas à comparer cette intempestive précipitation à «l'affaire du RER B» dans laquelle, une jeune femme, non juive et mythomane, avait inventé de toutes pièces une agression antijuive à son encontre. Le président Chirac lui avait, on s'en souvient, emboîté benoîtement le pas.

Je ne suis pas le plus mal placé pour considérer  cette comparaison déplacée.

Les trois jeunes juifs – qui m'ont demandé de les défendre – n'ont pas été victimes d'une agression imaginaire. Ils ont, alors qu'ils portaient la kippa et qu'ils sortaient de la synagogue, reçu une volée de projectiles.

Pour ériger en doute le caractère antijuif d'une telle pratique, Le Monde fait observer qu'aucune injure antisémite n'a été proférée. Ce qui est vrai.

Je ne sache pas que les skinheads qui jetèrent jadis en Seine le malheureux Marocain qui s'y noya aient légendé leur acte sans que le journal s'interroge longtemps sur son caractère raciste.

Les trois jeunes victimes feraient partie d'une «bande ethnique» : je déconseille dès lors à tout Juif de se promener dans la rue accompagné. Sauf à être catalogué ainsi.

Pour toute bande, les trois jeunes appartiennent au très placide mouvement religieux Bné Akiva, connu pour sa modération spirituelle et politique.

Reste que l'un des agresseurs arrêtés serait d'origine juive, ce qui a autorisé les sceptiques affirmations qui précèdent.

Notons, en passant, qu'il est rare que nos gazettes s'arrêtent  sur l'origine des délinquants. Mais notons surtout que l'agresseur, connu de la police, s'est manifesté dans les exactions après l'attaque contre les jeunes juifs.

 

En réalité, le pinaillage continue. Toujours le même. Celui qui voulait ne voir que des paumés dans les attaques contre les synagogues pendant l'intifada. Celui qui voulait ne voir que des voyous attirés par l'argent dans la bande des Barbares qui torturèrent à mort Ilan Halimi. Celui qui s'autorisa à présenter mensongèrement comme un délinquant condamné un autre de mes clients, Rudy H., laissé pour mort il y a peu, également dans le 19e.

Le Monde était moins circonspect, ce samedi dernier, dans un article dans lequel il décrétait péremptoirement les Noirs de France davantage victimes de discrimination que ceux d'outre-Atlantique...

 

Si l'on veut me faire dire que l'on peut être agressé dans le 19e sans être Juif. Je le dis sans peine. Mais peut-être que les mêmes prudents pinailleurs pinailleront également sur l'existence d'un racisme anti blanc ou anti français dans certains quartiers ou cités.

Avec ou sans kippa.

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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 16:30

LA CONDITION SINE QUA NON

 

Rentrant de l'étranger, je constate avoir été gracieusement vilipendé par deux chevaux de retour de l'anti-israélisme hexagonal : Boniface et Siné.

Il va sans dire que je n'en parle ici que pour les plaisirs du commentaire.

S'agissant du premier, celui-ci, dans les colonnes de Bakchich.com., me fait l'honneur d'un article, pour avoir défendu à son encontre, en tant qu'avocat, le journal Balkans Infos dans un procès de presse.

Boniface me reproche assez confusément de supposées contradictions dans mes écritures, au regard de mes positions bien connues.

Ce n'est pas la première fois, et sans doute pas la dernière, qu'on me prend à partie, es qualité d'avocat.

Dans L'Express, Alfred Grosser – témoin zèlé de Mermet – m’avait  appelé « l'avocat juif d’Oriana Fallaci », comme si cette dernière  m’avait choisi sur ce critère.

Cette fine remarque l'avait au demeurant conduit sans gloire vers la sortie.

Dans un inoubliable ouvrage collectif écrit notamment avec Sylvain Cypel, Éric Hazan, éditeur du révisionniste Norman Finkelstein, me reprochait d'avoir défendu, entre autres,  Maurice Arreckx et Arcady Gaydamak.

Le Nouvel Obs, jadis, me tança gentiment pour avoir défendu Françoise Kling, soi-disant proche du Front National, bien que je l’aie fait relaxer par le tribunal de Strasbourg pour les propos qui lui étaient reprochés concernant l'immigration clandestine...

Il ne viendrait pas à l'idée de mes contempteurs de reprocher pareils engagements professionnels, par exemple à ceux de mes confrères qui défendent les terroristes islamistes ou les tueurs en série.

Je gagerais même qu'ils considéreraient pareils arguments comme émanant de primates primaires.

Ils auraient bien raison.

 

 

Quant à Siné, dans les colonnes du Nouvel Obs.com, il n'écarte pas l'hypothèse que je serais derrière ceux qui, paraît-il, l'auraient menacé de mort ...

Raison pourquoi notre anarchiste, sans Dieu ni loi, s'est rendu  ventre à terre (paraît-il sous les objurgations de sa femme) au Commissariat de Noisy-le-Sec pour porter plainte.

Comme je n'ai pas  de cadeau particulier à lui faire pour les fêtes, je vais, bien entendu, lui en demander raison judiciairement, puisque, pour toute provocation, on se souvient, qu'en son temps, je l'avais fait condamner pour des propos antisémites.

La récente polémique l'opposant à Philippe Val a fait ressortir de la naphtaline ces fameux propos : « Je suis antisémite et je n'ai plus peur de l'avouer. Je vais faire dorénavant des croix gammées sur tous les murs. Je veux que chaque juif vive dans la peur, sauf s'il est pro- palestinien. Qu'ils meurent. »

Contrairement à ce que j'ai lu ici ou là, notre dessinateur, ne s'est pas excusé le lendemain d'une éventuelle cuite, mais des mois plus tard, avec une touchante spontanéité, après avoir reçu du papier bleu.

En réalité, les dits propos sont d'une parfaite cohérence avec l'ensemble de l'œuvre de celui qui est aujourd'hui défendu par Bedos (son témoin de l'époque), le Monde Diplomatique, la L.C.R., et autres défenseurs de la liberté d'expression à géométrie variable.

Rendons cependant justice à leur protégé : ses propos d'avant-garde annonçaient déjà la condition sine qua non du philosémitisme d'aujourd'hui : le palestinisme.

 

 

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