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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 18:05

UN BON ÉTÉ D’ESPRIT

 

Non content d'avoir publié une page entière consacrée à la pensée politique de Julien Coupat, sorte de nouvel Alfred Dreyfus immolé sur l'autel de la répression libérale, notre Monde récidive avec sa jeune et fraîchement épousée, Yldune Lévy.

Le même journal publie un portrait, tout en nuances, de Philippe Val, renvoyé strictement dos à dos avec Siné et tous ses copains de la gauche radicale.

 

Pendant ce temps, les syndicats de France Inter sont en effervescence : l'ignoble Philippe Val, quoique bien à gauche, mais qui a le tort d'être radicalement anti islamiste, anti antisioniste, et anti antisémite vient d'être nommé à la direction de France Inter.

Ils ont hurlé à la censure, lorsque Frédéric Pommier, titulaire de la revue de presse madrigale s'est vu menacer de perdre sa chronique. Les grands défenseurs de la liberté sans concession y ont vu une manœuvre de l'ignoble, qui aurait été courroucé de voir trop souvent cité Siné hebdo.

Àh comme j'aurais aimé voir nos courageux rebelles réagir de la sorte lorsque Fabrice Lequintrec avait été éjecté comme un malpropre de la même revue de presse pour avoir osé citer une phrase, au demeurant anodine, de National Hebdo.

 

Les mairies communistes du 93, une à une, décernent la palme de citoyen d'honneur de leurs nobles cités à Marwan Barghouti, condamné pour terrorisme par la justice israélienne.

À Vitry, pour faire bonne mesure, on a fait mieux : on a tenu également à honorer un «pacifiste israélien» en la personne de Michel Warschawski.

Il n'est pas sûr que la mairie progressiste ait fait connaître à tous les citoyens de la ville que cet antisioniste militant s'est vu reprocher par la justice israélienne ses liens avec le très pacifiste FPLP.

 

Tout ça sent bon le frais, la lavande et la modération.

 

 

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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 10:46

OBAROMÈTRE DE L’ESPOIR ET DES DOUTES

 

Ne craignons pas de dire notre perplexité, ne dissimulons pas notre scepticisme,  ne cachons pas notre circonspection, ne camouflons pas nos craintes, mais disons-le tout de suite, si nous voulons laisser parler notre raison, le meilleur ou le pire, ou les deux à la fois, peuvent sortir du discours prononcé jeudi dernier au Caire par le nouveau président adulé.

Mais laissons tout d'abord parler notre cœur. Certes, nous voyons bien tout l'intérêt, et je l'ai souvent écrit ici, de se concilier l'opinion publique musulmane et modérée que je n'ai jamais considérée comme relevant d’un oxymore.

Mais personne ne m'empêchera d’écrire  que cet exercice de grand style qui prit parfois des accents de repentance me laisse un petit goût amer.

Nul ne peut en effet, sans bêtise ou sans mauvaise foi, prétendre que l'Amérique avait commis le péché d'amalgame entre islam et islamisme.

George W. Bush junior, lui-même, ce pelé, ce galeux, cet infâme, que son nom soit rayé du livre du genre humain, s'était rendu quelques heures après le 11 septembre 2001 dans une mosquée américaine pour bien signifier à ses compatriotes qu'il ne fallait pas commettre de funestes confusions. Le même, qu'il rôtisse dans les flammes de l'enfer bien avant Ben Laden, organisait chaque année à la Maison-Blanche la cérémonie de l'Aïd il Fitr, ce qui n'est, on en conviendra, pas la marque d'une excessive islamophobie.

 

Il est vrai que les stupidités écœurantes commises à Abou Graib ont desservi terriblement la cause de la juste guerre au terrorisme islamique, et que les ambiguïtés judiciaires, on le voit aujourd'hui, inévitables de Guantanamo ont été exploitées jusqu'à la corde par les martyrocrates professionnels.

Personne ne pourra non plus m'empêcher d'écrire que si les protestations du monde musulman contre les excès de l'islamisme avaient su se faire plus fortes pour égaler, par exemple, la vigueur de ses protestations contre les caricatures du prophète, la crainte d'un prétendu amalgame eut été moins vive. Personne ne m'empêchera d'écrire encore que les exploits de Ben Laden, du Hamas, du Hezbollah ont rencontré souvent, ici et là, dans les mosquées ou dans les cités une approbation grosse d'inquiétude légitime.

Personne ne pourra m'empêcher d'écrire que le haut lieu du discours, en plein milieu d'une université islamique célèbre pour ses péroraisons antijuives, dans un pays où les femmes coptes s'obligent à porter le voile par crainte d'être violentées n'étaient pas des mieux choisis.

Personne enfin ne pourra me consoler de la fausse symétrie d'un discours rendant hommage aux victimes de la Shoah pour mieux s'apitoyer devant les malheurs d'un peuple arabe de Palestine victime, lui et avant tout de son refus obsessionnel de l'existence d'un État juif.

 

Mais enfin, et laissant parler ma seule raison, mon pauvre cœur ayant été un peu épanché, fasse le ciel que cette main tendue ne soit pas prise pour celle du mendiant que l'on méprise, mais pour celle de l'ami que l'on respecte.

 

Dussé-je décevoir mes amis les plus chers, je souhaite que l'un de ceux-ci, en la personne de Benjamin Netanyahou, avec toutes les réserves qu'impose le besoin de sécurité de son peuple, accepte la solution des deux états préconisés par l'imprécateur américain.

Et ayant écrit ces lignes, je m'aperçois combien elles sont inutiles et superflues.

 

 

 

D'abord, parce que cette solution a été acceptée, non sans douleur, par le mouvement sioniste dès 1937 devant la commission Peel.

Ensuite, parce que ce partage de la Palestine mandataire (déjà amputée de la Jordanie habitée depuis par une majorité palestinienne) entre deux états, l'un juif, l'autre arabe, a été voté par l'ONU en 1947, accepté par la partie juive et refusé, depuis, je l'ai dit, par les Arabes de Palestine.

Ce refus est aussi manifeste qu’il est occulté : Mahmoud Abbas, le président «modéré» de l'autorité palestinienne affirmait encore, il n'y a pas un mois, que jamais les Arabes de Palestine n'accepteraient Israël en tant qu'État juif.

Voilà qui relativise singulièrement la portée des incantations d’Obama à l'adresse du monde arabe, lorsqu'au Caire il n'a pas mis ce point capital sur le I d'Israël.

Faut-il rappeler que ce refus aussi systématique que violent précédait et de beaucoup l'existence des implantations créées depuis 1967 ?

Je n'ai pas le moindre doute que l'immense majorité des Israéliens (cela est confirmé par tous les sondages) seraient prêts à entériner cette solution déjà acceptée s'ils n'étaient pas persuadés, pour l'heure, que le refus arabe n’a pas cessé.

Et ce refus, n'en déplaise aux beaux esprits, ne concerne pas seulement le Hamas, il concerne, hélas, hélas, hélas, l'immense majorité de ce peuple arabe de Palestine qui conserve jalousement les clés de la maison perdue autour de son cou.

Je cite l'ambassadeur de l'autorité palestinienne, Abbas Zaki, dans un discours daté du 16 mai dernier, mais qui, évidemment ne sera repris par personne : «avec la solution à deux états, à mon avis, Israël s'effondrera parce que s'ils quittent Jérusalem, que deviendront tous les discours sur la terre promise et sur le peuple élu, que deviendront tous les sacrifices qu'ils ont faits juste pour qu'on leur dise de partir ?

Ils considèrent que Jérusalem a un statut spirituel. Les juifs considèrent la Judée Samarie comme étant leur rêve historique. Si les juifs perdent ces endroits, l'idée sioniste va commencer à s'effondrer. Elle régressera d'elle-même. Alors nous avancerons.

L'usage des armes seules n'apportera pas de résultat, et l'usage de la politique sans les armes n'apportera pas de résultat. Nous agissons sur la base de notre vaste expérience. Nous analysons notre situation soigneusement. Nous savons quel climat mène à la victoire, à quel climat mène au suicide. Nous parlons de politique, mais nos principes sont clairs. C'était notre leader pionnier, Yasser Arafat, qui à persévéré avec cette révolution, quand des empires se sont effondrés. Notre lutte armée dure depuis 43 ans et notre combat politique, à tous les niveaux, dure depuis 50 ans. Nous avons récolté des résolutions de l'ONU et nous humilions les pays pour qu'ils ne se lient pas contre nous, parce que le monde est mené par des gens qui ont mis leurs intelligences au repos, l'administration américaine et les néoconservateurs.

L'OLP est le seul représentant légitime (du peuple palestinien) et il n'a pas changé son programme même d'un iota. Étant donné la faiblesse de la nation arabe et son manque de valeurs et étant donné le contrôle américain du monde, l'OLP procède par étapes, sans changer de sa stratégie. Laissez-moi vous dire que quand l'idéologie d'Israël va commencer à s'écrouler et que nous prendrons, au moins, Jérusalem, l'idéologie israélienne s'effondrera complètement et nous commencerons à progresser avec notre idéologie propre, par la volonté d'Allah et les chasserons de toute la Palestine ». (Source : Memri).

 

Voilà pourquoi, je n'ai pas la moindre estime pour ce mouvement national palestinien qui continue, on le voit, de nourrir ses illusions irrédentistes, qui par le terrorisme, qui par la ruse, qui, comme Arafat, par les deux à la fois.

 

 

Et pourtant, en dépit de cela, et j'oserais dire, à cause de cela, j'attends des dirigeants israéliens, et je suis sûr que l'actuel premier ministre israélien aura l'intelligence et le courage nécessaire, de rappeler, une nouvelle fois à ce monde sourd, aveugle et manifestement amnésique, qu'Israël est toujours prêt au compromis historique, mais pas au prix de son suicide.

Et ayant, rappeler ce principe d'équité et de sagesse, il rappellera également au monde que les mots de détermination et de colère existent également dans le champ lexical hébraïque.

 

GWG

 

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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 15:45

NE TIREZ PAS SUR LE PAPISTE

 

À la suite de la visite de Benoît le seizième en Israël, je m'interroge une nouvelle fois sur l'improbable intelligence politique des Juifs en général et des Israéliens en particulier.

Que n'a-t-on entendu, le jour du discours du Saint-Père à Yad Vashem, considéré le jour même par l'ensemble de la presse israélienne comme décevant, avant que le principal journal, le Yediot Aharonot, ne se ravise le lendemain, en reprochant à la classe médiatique une excessive sévérité.

Il y eut également les propos diffamatoires du président de la Knesset, M. Rivlin indiquant que le pape aurait été membre des jeunesses hitlériennes, ce qui est tout simplement faux.

Peut-être que plus qu'un autre, un Juif, un Israélien, devrait savoir ce qu'il en coûte à reprocher ses origines à un homme et à l'accuser de maux imaginaires.

Rappelons que le jeune Ratzinger n'a jamais fait partie des jeunesses hitlériennes – ce qui n'aurait pas été un crime – il a seulement été engagé de force dans la Werhmacht, comme bien des gamins allemands de son âge.

Certes, Benoit XVI n'est pas Jean-Paul II. Il n'a pas son charisme. Mais peux-je faire remarquer que les Juifs ne sont que médiocrement concernés pour le déplorer, ne croyant pas particulièrement à son infaillibilité.

Benoît n'avait pas non plus la possibilité, comme le défunt pape, d'amener en Israël des Juifs qu'il aurait sauvés en Pologne, et il est inutile, en conséquence, de cultiver pieusement la nostalgie de son glorieux prédécesseur.

Pour autant, faut-il rappeler que l'actuel souverain pontife a toujours été un partisan convaincu de la réciprocité entre l'église et l'islam, en indiquant qu'il n'y avait pas de raison de construire des mosquées en Europe si on n'avait pas le droit de construire des églises en terre musulmane.

Il est vrai que le politiquement convenable qui sévit à son encontre depuis son avènement, que la pression de sa Curie, ainsi que celle de l'église officielle d'Orient l'ont contraint, depuis Ratisbonne, à mettre beaucoup d'eau bénite dans son vin de messe.

Les Juifs souffrent-ils tellement d'une pénurie d'ennemis pour, à l’heure de tous les périls, sur fond d'une montée de l'antisionisme et de l'antisémitisme sans précédent, d'incompréhension pathétique avec l'oncle Sam et son neveu Barak, s’en créer de toutes pièces ?

 

Au rebours, il est inadmissible que les Israéliens n'aient pas songé à reprocher au patron du Vatican l'attitude scandaleuse de son légat à Genève, lors de Durban II, qui n'a pas suivi ses collègues européens vers la sortie, lors de la diatribe venimeuse du persan enragé, et qui a cru devoir conserver son auguste postérieur sur son confortable siège.

Idem pour la condamnation, certes nuancée, d'un mur qui n'en est pas un dans le cadre d'un prêchi-prêcha pacifiste qui devrait être épargné à ceux qui en ont le plus souffert.

 

Qu'on ne se méprenne pas sur mes propos : je comprends qu'on puisse se plaindre des silences de l'église d'il y a 60 ans – encore qu'il ne faudrait pas tomber dans l'injuste caricature – mais il me paraît encore bien plus essentiel et vital de les mettre en perspective avec ces nouveaux silences, ou cette nouvelle onctuosité verbale, au regard du danger immense que courent aujourd'hui les Juifs vivants, dans leur patrie souveraine.

 

 

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 16:46

RENGAINES

 

Le Figaro, dans une série d'enquêtes, décrit le rôle des organisations d'extrême gauche dans la radicalisation des conflits sociaux, à commencer par les séquestrations de cadres et de patrons.

Il a raison, mais c'est un peu court.

Le quotidien madrigal a tort, dans son analyse, d'épargner des médias toujours aussi tendres à l'égard des durs quand ils sont rouges. Il suffit d'écouter les reportages de France Info sur le sujet pour comprendre pourquoi une majorité de Français commence à approuver les débordements d'une colère sanctifiée.

Il faut entendre les discours jusqu'au-boutistes sur fond de désespoir scénarisé, il faut entendre ensuite des syndicalistes expliquer sur un ton bon enfant que retenir n'est pas vraiment séquestrer, il faut enfin assister à la sortie de cadres fraîchement libérés, tous atteints d’un syndrome scandinave, expliquer qu'ils ont été merveilleusement traités.

 

Puisqu'on est à la radio, restons-y : les journaux ont rendu un juste hommage à Macha Béranger, qui vient de mourir. Ils ont relaté l'amertume de celle-ci d'avoir été évincée de France Inter, en dépit des protestations de très nombreux auditeurs.

Ce n'est pas ce qui risque d'arriver à Daniel Mermet. Moralité : mieux vaut désespérer les braves types en diffusant des messages haineux que de les réconforter en les écoutant parler d'amour.

 

Mention spéciale pour Pierre Assouline : avec un courage chevaleresque, il a cru devoir piétiner rageusement la dépouille encore chaude de Maurice Druon, coupable d'être à la fois, de droite  et « réactionnaire et conservateur » (ce qui est selon moi, quelque peu antinomique).

Il est vrai que le co-auteur du Chant des Partisans, avait également eu le mauvais goût de faire de la résistance. Bref, pour le rebelle Assouline, potentat des arts et des lettres, autant dire un authentique salaud ne méritant ni de vivre, ni même de mourir en paix.

 

 Je ne serai plus moi-même, si je ne  faisais pas semblant de m'étonner de la différence de traitement entre Gaza et le Sri Lanka. Ici et là : une population civile largement prise en otage par des groupes terroristes féroces, car disons-le, les tigres tamouls n'ont rien à envier au Hamas en matière de mépris de la vie humaine, et ici et là encore, deux États souverains contraints de recourir à la force armée.

La seule différence est que l'armée cingalaise n'a pas fait dans le détail pour réduire à merci la guérilla terroriste.

Il est vrai, qu'elle ne subit pas les contraintes  de la presse internationale, de la Ligue des Droits de l'Homme, de l'extrême gauche altermondialiste.

Il est vrai, que les foules enturbannées et leurs compagnons de route extatiques, n'ont pas foulé le pavé en hurlant au génocide et aucun reporter sans frontières ne se plaint de ne pouvoir franchir celle qui sépare le réduit tamoul du reste de Ceylan.

Pour une fois, cependant, je ne serai pas seul à entonner mon éternelle rengaine sur le traitement particulier réservé à Israël : mon vieux compagnon du soir, sans bien entendu se fendre d'une explication politique, psychologique, voire métaphysique, se contente de constater l'incontestable : « Même à l'ONU, les tragédies ne se valent pas. Des dizaines de milliers de sri lankais l'apprennent à leurs dépens. Depuis trois mois, dans le nord-est de l’ile, ils sont pris au piège de violents combats entre une armée gouvernementale brutale et la rébellion sans scrupules des Tigres. Si en janvier, la guerre dans la bande de Gaza avait, à juste titre, provoqué un tourbillon diplomatique, rythmée de réunions nocturnes du Conseil de sécurité, les civils sri lankais meurent dans une relative indifférence.

La tiédeur de la réaction onusienne s'explique difficilement. Selon les chiffres officieux de l'Organisation, invérifiables, faute d'observateurs, près de 6500 personnes ont déjà péri – cinq fois plus qu'à Gaza – ».   (Le Monde du jeudi 30 avril).

« Le crime est presque parfait. Près de 6 500 sri lankais sont morts selon les estimations de l'ONU, sans qu'aucun cadavre n’apparaisse à la « une » des journaux sur les écrans de télévision. Les autorités de Colombo ont efficacement empêché tout témoignage sur la zone des combats ». (Le Monde du 2 mai).

 

À ce stade, si je fais humblement marquer que les cingalais ne sont pas Juifs, on va dire encore que j'exagère ?

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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 11:44

OMBRE ET LUMIERE

 

 

L’un s’appelle Shlomo Sand, il est israélien, sa spécialité, à l’Université de Tel Aviv, est le cinéma.

 

Un jour, ce professeur d’extrême gauche, qui ne possède, il a l’honnêteté de le reconnaître, aucune compétence particulière en histoire antique ou médiévale, a décidé d’écrire un livre dont la thèse, qui n’est pas neuve, revient à douter de ce que les Juifs d’aujourd’hui aient un quelconque lien ethnique avec les hébreux d’hier.

 

Ce qui est plus nouveau, c’est de prétendre que non seulement il n’y a pas d’unité du Peuple juif, mais des communautés diverses, mais qu’encore que ce mythe n’a en réalité été créé que par la propagande sioniste aux fins de servir ses visées territoriales sur un territoire appartenant à autrui.

 

Une telle thèse, émanant d’un juif, ne pouvait, évidemment, compte tenu de l’air vicié du temps, que séduire le ban et l’arrière-ban de l’antisionisme ou de l’israélisme radical ou modéré, sans qu’il soit besoin de s’arrêter un seul instant sur l’incongruité d’un raisonnement qui ne s’attarde pas sur le fait que les générations de juifs qui ont, chaque année célébré la Pâque et souhaité pour l’année prochaine le retour à Jérusalem, ne semble pas (en tous les cas pour ceux qui ont vécu par exemple du 14ème au 19ème siècle) avoir été particulièrement travaillées par l’Agence Juive…

 

C’est, cependant, dans ce contexte aussi délétère que banalement affligeant, que par exemple les membres – tous journalistes – du jury du « prix Aujourd’hui » l’ont décerné pour cette année au faux iconoclaste dont je parle. Tous ne l’ont pas fait par haine de l’État juif, certains par ignorance, d’autres par distraction, d’autres enfin et surtout par une sorte de douce sottise moderne qui veut que l’on regarde avec faveur tout juif qui pousse le goût de l’universalisme jusqu’à s’auto dissoudre, sans même s’interroger sur l’opportunisme d’une posture aussi avantageuse.

 

 

 

Il n’est malheureusement pas sûr que le merveilleux ouvrage de Magdi Allam, intitulé Pour que vive Israël et qui vient d’être publié par les Éditions du Rocher, rencontre le même succès éditorial.

 

Magdi Allam, en effet, est un égyptien d’origine musulmane, grand journaliste au Corriere Della Serra et défenseur acharné du droit de l’État juif à l’existence, raison pourquoi il est en bonne place sur la liste des condamnés à mort par les islamistes.

 

Je vous encourage vivement à lire ce livre courageux, monument d’intelligence qui ne m’a pas quitté des mains de la première à la dernière ligne.

 

 

   

Il faut d’abord lire avec quel bonheur de la formulation Magdi Allam évoque avec nostalgie l’Égypte chère à son cœur qu’il a connue avant l’ascension des Frères Musulmans, il faut lire avec quelle tendresse il parle de la religion musulmane de son enfance, il faut découvrir pour quelles raisons il en est venu à faire sienne la cause d’Israël qui est la cause, il l’a bien compris, de la résistance à la barbarie, il faut comprendre comment il est parti en guerre contre la haine qui monte et comment il démonte les impostures des antisionistes européens ou des islamistes plus distingués à la mode Ramadan. Vous apprendrez avec lui, comment une grande partie de l’intelligentsia italienne, à l’instar de sa sœur française, a capitulé par lâcheté ou sottise devant l’antisionisme.

 

Mais, il faut craindre, malheureusement, que Magdi ne bénéficie pas de la même couverture médiatique que Shlomo.

 

Car alors que cracher sur Israël reste la recette éprouvée des Juifs ou des Israéliens en mal de succès, les rares arabo-musulmans qui ont le courage de se dresser, ne sont traités que par le mépris par la presse européenne qui hésite à les considérer, qui pour des hurluberlus, qui pour des traitres.

 

Raison pourquoi il faut lire et soutenir Magdi Allam et ses semblables qui sont l’honneur du monde arabe, l’honneur de l’Islam et l’honneur de l’humanité.

 

(d’après ma chronique sur Radio J)

 

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14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 11:48

LE BLOGNADEL, EDITIONS DE PASSY, 250 pages, 20 €. 

 

Le dernier livre de Gilles-William Goldnadel,

Disponible sur le site de la FNAC :  

http://livre.fnac.com/a2491146/Gilles-William-Goldnadel-Le-blognadel?Mn=-1&Ra=-1&To=0&Nu=2&Fr=0

 

Un ouvrage de référence pour comprendre les subtilités
-et la désinformation- de l'actualité en France comme au Moyen-Orient.


Gilles-William Goldnadel met les points sur les « i » et remet les pendules à l’heure.

 

Le trait ironique et le verbe impolitiquement correct, il traque les dérives de la désinformation sur le conflit israëlo-palestinien et le nouveau conformisme d’extrême gauche ; il pointe les horreurs de l’islamisme et de l’antisémitisme et impose son courage au service de la défense des valeurs de la démocratie.

Il lui arrive aussi de reconnecter les amnésies sélectives…

Il ne fait surtout aucune concession à leurs complices objectifs : les tribuns de la bien pensance du monde médiatique, politique et intellectuel.

 

Gilles-William Goldnadel est le président-fondateur d’Avocats sans frontières et le président de France-Israël.


Il est l’auteur de plusieurs essais politiques :
Conversation sur les sujets qui fâchent, avec
Alexandre Adler (2008),
Les Martyrocrates (2004), Le Nouveau bréviaire de la haine, (2001), et de nombreux articles dans la presse nationale.

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 11:58

LE SUJET N’EST PAS CLOT

 

J'ai du mal à les départager. Qui peut prétendre avoir gagné le concours de la quinzaine de la stupidité suprême, Mme Boutin ou M. Clot ?

Certes, la première a l’avantage de la notoriété. Elle peut également prétendre à une certaine antériorité dans l'ineptie, puisque ainsi que j'ai déjà eu l'occasion de vous l'indiquer, lors d'une interview radiophonique mémorable, elle n'avait pas exclu une provocation américaine concernant les attentats du 11 septembre 2001 (voir mon blog-note du 11 septembre 2007). Mais la récidive, toute aussi impunie, est remarquable :

Madame la ministre du logement propose de n'autoriser une expulsion que sous la condition expresse d'un relogement effectif.

La démagogie utopique n'est déjà pas loin sur le plan économique et aura, si un texte légal s'en suivait, les effets les plus pervers en matière de prix du loyer.

Mais la dame, sur sa folle lancée, ne s'est pas arrêtée à mi-chemin puisqu'elle n'a pas exclu du champ de sa magnanimité les débiteurs de mauvaise foi.

Vous m'avez bien lu : un type plus riche que son petit retraité de propriétaire qui n'a que son loyer pour survivre, s'installe avec sa petite famille dans les lieux. Il peut mais ne souhaite pas payer. Il devient inexpulsable par la grâce miséricordieuse de Mme Christine.

Sur le plan économique, c'est une criminelle hérésie, sur le plan moral, c'est une injustice totale, sur le plan psychologique, c'est une invitation officielle à l'incivilité publique à grande échelle, et sur le plan intellectuel, c'est une magnifique connerie.

 

Mais c'était compter sans M. Clot.

M. Jean-Paul Clot est le secrétaire du Syndicat National de l'Enseignement Secondaire (S.N.E.S.) des Alpes-Maritimes.

Ce syndicat, le 13 mars dernier, a adopté à la majorité une motion émanant d'Euro Palestine (dont on rappellera que l'un des fondateurs s'appelle Dieudonné) appelant, dans des termes que l'on peut imaginer, au boycott économique et intellectuel d'Israël.

Pas du Soudan génocidaire, pas de l'Iran négationniste, pas de l'Arabie Saoudite coupeuse de mains, pas de la Malaisie, coupeuse de têtes, pas de la Corée du Nord qui affame son peuple, pas de la Russie néo-impériale, pas de la Syrie terroriste, pas des émirats esclavagistes, pas du Pakistan qui réintroduit la Charia.

Non, uniquement de l'État juif qui a eu le mauvais goût de s'en prendre au Hamas à Gaza.

Après cela, on pourra toujours s'étonner du niveau de médiocrité du système éducatif français, de l'augmentation de l'analphabétisme à la sortie de l'école, des progrès de la violence criminelle impunie contre les maîtres et les élèves, et, comme par hasard, de la difficulté d'évoquer en classe certains avatars de la seconde guerre mondiale.

Mais il aura sans doute échappé aux camarades de M. Clot, aussi compétents en Droit qu'en histoire contemporaine, que leur décision est répréhensible au plan pénal pour cause de discrimination à raison de l'appartenance à un peuple ou à une nation et que nous ne  sommes plus en 1938.

Je sens que mes confrères d’Avocats Sans Frontières et moi-même allons-nous faire encore quelques amis pour la vie.

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26 janvier 2009 1 26 /01 /janvier /2009 13:32

MENSONGES PAR HONNI SION

 

 

Un jour dans Le Monde – et plus précisément celui de son édition datée du 24 janvier.

Vous ne trouverez pas la moindre référence à l'action diligentée devant le Tribunal Pénal International par l'association Avocats Sans Frontières, que j'ai l'honneur de présider, à l'encontre du Hamas, notamment pour les tirs pendant huit ans contre les civils et l'utilisation de boucliers humains qui sont considérés par le droit international comme  des crimes de guerre.

Pourtant, les détails  de cette procédure avaient fait l'objet la veille d'une publication par Reuter et également (je vous fais grâce des difficultés) par l'AFP et ont été reprises sur le site du Point ...

On voudra bien comparer avec les articles copieux et journaliers sur les actions diligentées contre Israël, notamment par le MRAP, sur une base légale bien plus aléatoire.

Vous ne trouverez pas la moindre référence à l'article accablant du correspondant du Corriere della Sera, journal italien pourtant ni négligeable ni vendu au sionisme international.

Il y montre le 22 janvier, témoignages à l'appui, le doublement artificiel du nombre des victimes collatérales palestiniennes de l'opération israélienne opéré en raison de l'intimidation du Hamas sur le personnel hospitalier. Il dit également tout sur l'instrumentalisation des civils par le mouvement islamiste.

Vous y trouverez, page 6, les «verbatim » du discours de Barack Obama concernant le conflit au Proche-Orient, prononcé le jeudi 22 janvier à Washington devant le département d'État, mais étrangement amputés des passages les plus favorables au « droit d'Israël à se défendre contre des menaces réelles » et remplacées par de plus synthétiques points de suspension ...

Vous y lirez également, page 26, la relation par un certain Dominique Dombre, de la très honnête émission consacrée à Gaza par le magazine de France 2 «Envoyé Spécial» également datée du 22 janvier : si le chroniqueur de télévision s'arrête avec raison sur la terrible douleur du malheureux médecin palestinien dont les trois filles ont été tuées ; très curieusement, il n'a pas un mot sur les mensonges avérés du Hamas, longuement établis par des journalistes moins soucieux d'idéologie que de faits et qui établissent clairement la présence active des terroristes prés des immeubles bombardés.

 

 

 

À présent quittons ce Monde de désolation et ouvrons une souscription spéciale :

 

Merci de m'adresser tout éditorial d'un quotidien national qui, antérieurement à l'opération israélienne, a été principalement consacré à stigmatiser les tirs de missiles du Hamas sur la population israélienne. Que l'on s'abstienne de m'adresser la condamnation des «assassinats ciblés» de l'armée israélienne contre les tireurs, je les possède déjà en quantité suffisante.

Merci encore de m'adresser le moindre articulet de la moindre gazette qui formerait le vœu personnel de voir à présent le franco israélien, Guilad Shalit, libéré d'un endroit qui n'a jamais reçu la visite de la Croix-Rouge Internationale. Ne pas confondre avec les articles concernant nos compatriotes Betancourt et Moussaoui, dont le sort du dernier, dans les geôles de Guantanamo, aura ému maints défenseurs des droits de l'homme.

Merci également de m'adresser les nombreux articles qui ont dû m'échapper concernant l'impossibilité pour Arthur ou pour Enrico Macias de se produire devant leur public.

Je me refuse à croire que les nombreux amoureux de la liberté qui ont eu l’ingrat courage de défendre le droit d'expression de Dieudonné ne se soient pas manifestés en masse.

Enfin, je serai extrêmement reconnaissant à tous ceux qui m'enverront les marques d'étonnement ou simplement de curiosité concernant les multiples passages télévisés et radiophoniques de Robert Ménard, qui explique doctement qu'Israël s'abrite impunément derrière la Shoah (je milite pour le droit à la bêtise) non plus en tant que président de Reporters Sans Frontières mais d'un «Centre de Doha pour l’information» richement doté.

Rappelons que Doha est la capitale de l’émirat du Qatar, lequel, pendant la crise a fait alliance avec le Hamas contre l'Égypte et l'Arabie Saoudite.

 

 

La rédaction s'engage à les publier tous.

 

 

 

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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 12:09

L’inquiétante dérive antisémite de l’extrême gauche

 

Le Figaro du vendredi 23 janvier 2009

 

Par Gilles William Goldnadel

 

Et si l’antisémitisme n’était pas l’apanage de l’extrême droite ?

Tel est le point de vue

du Président d'Avocats Sans Frontières et de France-Israël (1).

                                                                 

 

    Le temps n'est pas encore venu de mesurer l'effet réel sur l'opinion de manifestations pro palestiniennes, souvent montrées comme représentatives de l'indignation publique à l'encontre de l'offensive israélienne à Gaza, mais qui, en réalité, ne font que refléter les progrès irrésistibles de l'islamisme en France.

      On ne peut, en tout état de cause, les considérer comme des démonstrations pacifiques de modération à l'aune de leurs slogans haineux et, parfois racistes, et de leurs débordements violents.

    C'est dans ce contexte peu rassurant qu'on doit méditer aujourd'hui sur l'évolution de l'extrême gauche et de son jeune représentant encensé par les médias qui, hier encore, soutenait la composante laïque du nationalisme palestinien mais qui, à présent, ne craint plus d'honorer de sa présence des cortèges où sont brandies les oriflammes islamo-fascistes du Hamas et du Hezbollah.

 

    De grâce, que ceux qui n'ont jamais ni soulevé ni foulé le moindre pavé pour protester contre le génocide islamiste au Soudan ou les massacres en Kabylie, autrement plus sanglants et moins complexes, nous épargnent les bruyantes indignations dont ils ont la magie.

    L'Histoire et la démographie peuvent, seules, expliquer le glissement stratégique qui vient d'être mûrement décidé.

    Depuis toujours, la gauche de la gauche a montré une dilection particulière pour la partie censée la plus réprouvée du corps social. Au rebours, et quel que soit le contexte, sa détestation du nanti fantasmé lui a fait prendre des positions qu'elle a feint, par la suite, de regretter.

    C'est dans ce contexte idéologique délétère que, par exemple, les tenants de Jules Guesde ont considéré Dreyfus comme coupable. Le grand Jaurès lui-même, aura mis bien du temps pour rejoindre le camp des dreyfusards.

    La semaine dernière, un important hebdomadaire de gauche s'étonnait de l'itinéraire vertigineux de Ramon Fernandez, passé de la gauche extrême à la Collaboration avec les nazis.

Il aurait pourtant suffi de relire l'ouvrage magistral de Simon Epstein pour se souvenir qu'une grande partie des pacifistes militants des années 30

 

 

avait occupé quelque dix années plus tard les hôtels de Vichy, en agréable compagnie de la bonne vieille extrême droite antisémite.

 

    Enfin, et depuis le mitan des années 70, la fascination de l’extrême-gauche française pour la terreur anti-étatique et anti-occidentale – et donc anti-israélienne –, n’est plus à établir : de Joëlle Aubron à l’éternel keffieh, au lyonnais Régis Schleicher et ses attentats contre les magasins juifs, jusqu’à la tendre rencontre entre le chérubin de l’anti-capitalisme et un certain Jean-Marc Rouillan.

    Quant à la démographie, il suffit d'observer son irrésistible évolution pour comprendre que les tenants d'un matérialisme dialectique peu porté sur des scrupules d'aristocrates regardent avec concupiscence, comme autant de nouveaux prolétaires à séduire, les multitudes encolérées.

    Et peu importe, dans cette occurrence, voiles, bourkas, et malé-dictions psalmodiées.

 

L'unique consolation de cette situation nouvelle – et pourtant encore trop peu critiquée par des médias idéologiquement indulgents et une gauche démocratique toujours aussi complexée – est que le principal facteur d'application de cette stratégie aura bien du mal désormais à contester l'existence

 

d’une alliance objective rouge-vert-brun, alors que Front National et Ligue Communiste Révolutionnaire auraient pu échanger sans dommage leurs slogans antisionistes radicaux lors de cette décade prodigieuse.

    Puisse le ciel nous épargner dans les prochains jours des démonstrations lacrymales qui voudraient éteindre un feu qu’on sait aujourd’hui mortel et dont on vient d'attiser délibérément les brandons.

    L'auteur de ces lignes a usé beaucoup de son énergie ces dernières années à reprocher à sa communauté organisée d'origine d'avoir réservé son ostracisme à la seule extrême droite.

    Il serait aujourd'hui insensé de ne pas l'étendre à une extrême gauche au discours identique, mais à la dangerosité sans commune mesure.

 

(1) Coauteur de « Conversations sur les sujets qui fâchent » avec Alexandre, Adler

Ed. J.C. Gawsewitch

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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 12:16

DANIEL DANS LA FOSSE SEPTIQUE

 

La lecture, avec des pincettes, du Nouvel Obs du 8 janvier est riche d'enseignements.

Fasciné, on le sait, par tout ce qui touche à la seconde guerre mondiale, l'hebdomadaire consacre de nombreuses pages à l'itinéraire vertigineux de Ramon Fernandez, père du très talentueux Dominique, et qui de la gauche extrême a terminé dans la collaboration la plus dépravée avec les nazis.

 

L'un des articles est titré ainsi : « Comment un esprit si fin a-t-il pu se tromper si fort ? ».

A dire le vrai, la même question pourrait se poser concernant l'éditorial de Jean Daniel consacré, dans le même numéro, à Gaza, même si la finesse du précité ne s'est jamais imposée durement  à mon esprit.

Pour condamner l'opération israélienne, Daniel ne craint pas d'écrire : « On sait avec quelle sévérité rétrospective on a jugé le grand Churchill pour avoir réclamé que l'on rase Dresde et une vingtaine d'autres villes allemandes pendant la guerre contre les nazis ».

Il est des énormités qui sont autant d'insanités :

- le bombardement, militairement inutile, par l'aviation britannique de la ville de Dresde, remplie de chefs-d’œuvre historiques, a fait près de 110 000 morts. La guerre était gagnée. Il n'existait aucune cible stratégique.

 

- Au rebours, l'armée israélienne n'a ciblé que les milices terroristes en tentant d'épargner, autant que faire se peut, les populations civiles, au demeurant autant pour des préoccupations éthiques que politiques : le contresens est donc total, qualitativement et quantitativement.

 

- Les bombardements alliés, en dépit de leur caractère massif, n'ont été soumis à aucune critique véritable de fond, y compris ceux plus récents sur la Yougoslavie et l'Afghanistan. On voudra bien comparer avec l’hystérie anti israélienne de ces derniers jours.

 

Dans ce cadre d'une rare pertinence, j'aurais pu deviner la conclusion de notre «grande conscience» : « J'ai besoin de dire que la part juive qui est en moi, dont je n'ai pas coutume de faire état (NDGWG : ah bon ?) et qui reste fidèle à la mémoire des victimes de l'extermination, est bouleversé d'indignation et de révolte devant une telle régression»

 

Au-delà de la comparaison assez sordide avec l'incomparable, j'ai voulu voir comment la part, juive ou non, de Jean Daniel s'était exprimée, par exemple, à l'égard de la famille juive  massacrée à Bombay il y a quelques semaines par des islamistes après avoir été torturée : pas une ligne, pas un mot…

Cette semaine, Jean-Daniel poursuit sa «réflexion» : il va jusqu'à écrire que s'il était musulman, à la vue des images de Gaza, il irait frapper sur tout ce qui bouge.

Vous imaginez le sort juridique ou médiatique d'un intellectuel de droite qui écrirait qu'il comprend les exactions de Juifs qui voudraient aveuglément venger sur des Arabes les victimes des attentats kamikazes ?

 

J'ai consacré, il y a quelques mois un article à Arthur Sulzberger, le patron juif du New York Times, qui, même durant la tuerie, militait activement contre la création d'un État juif pendant qu'il faisait tout pour minimiser la relation de la Shoah dans les colonnes de son journal, de peur d'être taxé de communautariste.

 

Et dire que je le croyais mort.

 

 

Mais revenons à l'étonnement de l'hebdomadaire de gauche sur l'itinéraire de Ramon Fernandez.

Je renvoie les ignorants à l'ouvrage de Simon Epstein qui décrit comment une grande partie des pacifistes des années 30 ont terminé dans la Collaboration.

Rien de nouveau sous le soleil noir de l'extrémisme.

Et ce n'est pas le facteur principal de l'instrumentalisation de la colère musulmane, défilant dans les rues de Paris sous les oriflammes du Hamas et du Hezbollah qui devrait déroger à cette lourde tradition historique.

J'ai usé beaucoup de mon énergie à expliquer aux dirigeants de la communauté juive organisée la responsabilité qui fut la leur de réserver leur ostracisme à la seule extrême droite.

Il serait désormais criminel de ne pas l'étendre en tout point à une extrême gauche, au discours identique, mais à la dangerosité sans commune mesure.

Au risque de courroucer Jean et d’indigner Daniel.

 

 

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