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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 16:00

J'inaugure une collaboration ponctuelle avec le quotidien "Atlantico", qui propose une alternative indépendante sur la toile, rompant enfin avec la pensée convenue et obligatoire.

Ci-après un premier article.

 

 

 

Un extrême peut en cacher un autre


Le parti de Marine Le Pen - "qui reste un parti pas comme les autres" ne doit pas masquer les dérives de l'extrême gauche, et empêcher de parler de certains sujets, dénonce l'avocat Gilles William Goldnadel.  

J’aurai passé beaucoup de temps, consacré des ouvrages, usé beaucoup d’énergie à répéter une évidence, un lieu commun d’une affligeante banalité :

La dénonciation de la radicalité ne saurait s’accommoder de la discrimination abusive.

Lorsque j’examine les deux folles décades qui ont précédé et suivi la dernière consultation électorale, je me dis qu’un nouvel article ne sera pas de trop.

Ainsi, et à nouveau, le Front national déclenche des réactions irrationnelles, quelquefois calculées, et place à nouveau son responsable – qui a changé de sexe et de génération – au centre du terrain politique, tel un épouvantail au milieu du champ.


Comme chacun sait , une partie de ma réflexion et de mon action se situe au sein d’un espace culturel spécifique, et c’est donc dans ce cadre  que je voudrais ici réfléchir et intervenir, avant tout parce que, compte tenu de la charge symbolique que charrie le souvenir de la Seconde guerre mondiale, les relations entre la communauté juive et le FN ont toujours été particulièrement tumultueuses.

Mon dernier livre (1) montre encore comment la médiatisation de la Shoah a été à l’origine de l’impossibilité de traiter de nombreuses questions sociétales, à commencer par celle de l’immigration, sans être la proie du fantasme.

C’est sur ce terreau fétide, qu’aujourd’hui encore prospère la pensée – ou ce qui en tient lieu – malhonnête ou l’argument spécieux.

Ainsi, et à nouveau, on a vu une partie sinon représentative au moins prétendant l’être, de la « communauté » réserver un sort particulier au parti lepéniste en appelant celle-ci à ne pas accorder une seule voix à celui-là.


En revanche, nul meeting, nulle consigne pour dissuader les éventuels intéressés d’apporter leurs suffrages au NPA de Besancenot, au Front de Gauche de Mélenchon ou au PCF.

Afin d’éviter malentendus ou contresens, il nous faut répéter que le FN n’est toujours pas un parti comme un autre, qu’en dépit du changement de sa direction, et des inflexions notables du discours sur le génocide juif de sa nouvelle présidente dont il serait irresponsable de ne pas prendre acte – sauf à ne pas vouloir qu’il change – il n’a certainement pas accompli son aggiornamento. Surtout, il comprend encore de nombreux représentants clairement xénophobes ou judéophobes avec lesquels son président-fondateur et d’honneur n’a jamais voulu rompre.

Ayant écrit cela, je veux également rappeler que la nouvelle intifada antisémite n’est pas l’œuvre de l’extrême droite. Que le boycott des produits Israéliens est organisé et soutenu par des groupes islamistes ou gauchistes, encouragé par des députés communistes ou Verts.

Que c’est le NPA de Besancenot qui, il y a peu, se faisait le vecteur de cette calomnie qui voudrait que les sauveteurs Israéliens à Haïti pratiquaient le trafic d’organes…

Que c’est Stéphane Hessel, l’icône gauchisante, qui dans sont non-livre s’indignait des crimes israéliens à Gaza en brandissant un rapport Goldstone dont s’excuse aujourd’hui son auteur éponyme.


Que le sang juif qui a coulé en France depuis 30 ans n’a pas été versé par des groupes fascistes aux maigres bataillons.

Il y a 10 ans, dans le « Nouveau Bréviaire De La Haine », je rappelais comment l’attentat contre la synagogue de Copernic avait été instrumentalisé et comment on avait fait descendre des centaines de milliers de personnes dans les rues en leur faisant croire à un attentat néonazi. 

Aujourd’hui, le responsable pro palestinien de la tuerie attend toujours dans une prison canadienne son extradition dans l’indifférence générale.


J’écrivais encore que le Front national avait servi de leurre, dans toutes les acceptions du terme, et avait permis à l’islamo -gauchisme d’avancer ses pions sans rencontrer la moindre résistance morale ou politique.

Je veux croire que ces lignes sont inutiles et dictées par le seul impératif de la conscience.

Il m’étonnerait en effet qu’aujourd’hui,  après les agressions antijuives et le déni de la bienpensance, après les manifestations de rue d’après Gaza ou les gauchistes sont descendus au coude à coude avec les sympathisants du Hamas et du Hezbollah pour dire la haine d’Israël, parfois aux cris de « Mort aux juifs », ces derniers puissent à nouveau être aussi commodément leurrés.

(1)  « Réflexions sur la question blanche » (Ed. Gawsewitch).


Gilles William Goldnadel

 

Publié le 4 avril 2011 - Mis à jour le 5 avril 2011

atlantico ©

http://www.atlantico.fr/decryptage/front-national-marine-pen-shoah-gilles-william-goldnadel-extreme-gauche-71066.html

 

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 17:08

SOYONS JUSTES

 

J’aimerais savoir, au moment où nous parlons, combien de français sont au courant de ce qui s’est passé samedi dernier dans l’implantation d’Itamar.

 

Ceux qui sont au courant de manière complète et honnête sont bougrement bien informés.

 

Ils savent donc qu’une famille israélienne d’origine française a été décimée, le père, la mère, les deux petits enfants ainsi qu’un bébé de quelques mois décapité dans son berceau.

 

Un tel événement n’arrive tout de même pas tous les jours. Et pourtant silence… de mort.

 

Non, soyons justes, certains citoyens particulièrement attentifs ont pu apprendre, notamment de la part du Monde qui, décidément ne changera jamais, qu’une famille de « colons » a été assassinée. Voici donc le retour des « bébés colons ».

 

Dans un articulet de quelques lignes, sous la plume de Laurent Zecchini, le vespéral qui d’habitude ne peut se voir reprocher son indifférence ou sa distraction à l’égard des événements de Palestine, pousse même l’indignité jusqu’à se réclamer « de sites palestiniens »  — sans autre précision — qui avec une rare connaissance des faits, mettent en cause « un travailleur thaïlandais employé par cette famille de colons, pour une dispute financière ».

 

Le Monde, avec délicatesse, ne croit pas devoir mentionner les manifestations de réjouissance observées en Palestine à la nouvelle de cette bonne nouvelle. Sans doute des manifestants pro-thaïlandais ?

 

Soyons justes, Le Monde agrémente l’événement traité donc laconiquement d’un blog analytique.

 

Pas un mot de réprobation sur l’horreur de cette abomination de la part, pourtant, d’un organe de presse qui ne déteste pas de temps à autres, la prise de position morale.

 

En revanche, un plaidoyer en faveur de l’Autorité Palestinienne qui ne saurait se voir reprocher aucune complaisance envers le terrorisme.

 

Manifestement, nos fins limiers ignorent que le président palestinien a envoyé un télégramme de félicitations à Samir Kountar, récemment sorti des geôles israélienne après avoir purgé sa peine pour avoir écrasé à coups de pierre le crâne d’une fillette israélienne, même pas colon.

 

La même Autorité Palestinienne qui a récemment dédié un square de Ramallah et une colonie de vacances à Dalal Mughrabi, qui en 1978 avait mené l’attaque la plus meurtrière de l’histoire d’Israël où 37 civils furent tués dans le détournement d’un autocar.

 

Mais, une fois encore, soyons justes, on ne peut pas traiter de tout : consacrer des articles entiers à la construction d’une maison à Jérusalem, et s’attarder sur le sort d’un bébé colon à qui on a seulement arraché la tête.

 

 

 

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 14:49

 
Article sur le nouvel ouvrage de Gilles-William Goldnadel 

"Réflexions sur la question blanche"

paru dans

 

 

L'Express de cette semaine (du 9 au 15 mars2011).

 

 

http://www.france-israel.org/bqimages/EXPRESS-GWG-MARS-2011.pdf

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 15:58

Me Gilles-William Goldnadel : “Il existe une détestation et une auto-destestation du blanc”

26 février 2011 

Me Gilles-William Goldnadel est avocat, président de France-Israël, président d’Avocats sans frontières, et membre du comité directeur du CRIF. Nous l’avons interviewé pour son nouveau livre “Réflexions sur la question blanche”, où nous abordons les questions du racisme blanc et anti-blanc, du procès Clément Weill-Raynal contre Jamal Al-Dura, de la liberté d’expression, la culpabilisation de l’Occident par la Shoah, de Dieudonné et de l’efficacité des procès pour antisémitisme, racisme ou négationnisme.

 

 

Retrouvez l'interview intégrale sur Enquête & Débat : www.enquete-debat.fr


• Vidéo en plusieurs parties :

1ère partie : sur le racisme anti-blanc


2ème partie : Clément Weill-Raynal - Al Dura
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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 12:49

REFLEXIONS SUR LA QUESTION KHADAFI

 

Je le dis d’emblée, ce concert international de diabolisation du libyen désormais mis au ban de la société humaine indispose particulièrement mes oreilles fatiguées. Comment entendre sans grimacer les bruyants cuivres onusiens qui ont 20 ans de retard sur une partition qui aurait du être jouée dans le tempo. Au lieu de cela, l’aréopage divin accueillit à la tête de l’encensée Commission des Droits de l’Homme, le représentant de Tripoli.

Ce même représentant, Ali Triki, qui avait impunément chanté les louanges d’Adolf Hitler sur les rives de l’Hudson.


Qui donc osa s’en plaindre, sinon quelques occidentalistes plus honnis que Kadhafi ?

Comment entendre sans grimacer les chœurs français entonner à l’unisson polyphonique et politique, la poitrine gonflée, des hymnes vengeurs, eux, qui jusqu’alors avaient traité le « bouillant colonel » avec une obséquiosité à peine ironique.

Depuis des années, à la télévision comme dans les journaux, j’ai tenté vainement d’interpeller les responsables nationaux pour leur demander s’il était digne d’un pays civilisé qui prétend vouloir défendre la sécurité de ses ressortissants et son honneur de continuer d’avoir des relations avec un régime qui  protégeait un criminel. Mais qui se souciait, en dehors des familles victimes françaises de l’attentat contre l’avion d’UTA, de ce que le beau-frère du colonel, Ahmed Senoussi , fut condamné par contumace à la prison à vie par la justice française, tout en coulant des jours heureux dans son pays ? Certainement pas, Jacques Godfrain, envoyé spécial de Jacques Chirac à Tripoli pour commémorer l’anniversaire de la proclamation de la Jamarya  et qui côtoyait ledit beau-frère dans la tribune présidentielle.

On voudra bien comparer cette démission  de l’ensemble des prétendues élites françaises avec l’acharnement des Américains pour faire condamner l’auteur de l’attentat contre le Boeing de la PanAm qui s’écrasa sur Lockerbie, jusqu’à ce que le gouvernement écossais l’élargisse lors d’un méchant bargain qui ne fit sursauter personne.


Qu’on me cite également la moindre voix intellectuelle ou médiatique qui haussa le ton d’une octave, ou même  poussa le moindre soupir, lorsque le gouvernement français décida de fermer son ciel aux avions de Ronald Reagan, envoyés   pour châtier le tyran pour un attentat terroriste en Allemagne. Ce qui au demeurant fut suffisant pour le calmer incontinent.

Il faut dire que nos intellectuels si clairvoyants ont toujours su davantage se dresser sur leurs ergots de gallinacés indépendants à l’encontre de l’Amérique placide qu’envers la radicalité arabo-islamique.


Lorsque la Suisse, qui dans quelques jours gèlera les avoirs de la famille tripolitaine, s’excusa platement l’an dernier pour avoir cherché mauvaise querelle judiciaire à l’un des avortons du tyranneau, coupable d’un seul petit crime, qui s’en est ému dans les chancelleries, les salles de rédaction ou les salons parisiens ?

Car c’était encore  comme cela, il n’y a pas 15 jours.


Tant que Kadhafi faisait assassiner des Français ou des Anglo-Saxons, prenaient en otage ou torturaient des infirmières bulgares, l’Occident coupable, forcément coupable, se  taisait, le monde arabe complice se taisait, les Africains tétanisés se taisaient, et l’ONU, qui parle à présent de crimes contre l’humanité, automatiquement, le couvrait.

Il  n’aurait vraiment pas du s’en prendre à des non occidentaux.

Entre la question Kadhafi et ma question  blanche, il n’y a qu’un seul pas à accomplir : celui d’affronter la réalité : celle d’une idéologie sournoise et mortifère qui depuis quatre décennies fait le malheur des enfants du Couchant et des enfants d’Orient.


Lorsque la dépouille du vieux dictateur sera exhibée au bout d’une pique, puissent ceux qui n’ont rien dit depuis 40 ans se taire encore un peu.

 

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 12:22

« N’ayons pas peur de poser la question blanche » ?

 

Gilles-William Goldnadel, Président de France-Israël – Alliance Général Kœnig interviewé par Patrice de Méritens dans le Figaro Magazine de cette semaine (N°219 – du 19/02/11), à l’occasion de la parution de son dernier ouvrage « Réflexions sur la question blanche » Jean-Claude Gawsewitch Editeur, 300 p, 22,90 €.

 

Pour lire l’article, cliquez sur ce lien :

http://www.france-israel.org/bqimages/Fig-mag%20Goldnadel.pdf

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 13:21

Question-blancheLe Figaro

Débats & Opinions

Bibliothèque des essais

Le 15 février 2011


 A propos de la

"Réflexions sur la question blanche"

Gilles-William Goldnadel

Edité par Jean-Claude Gawsewitch,

300 pages, 22,90 €

 

article rédigé par Alexandre Adler

Réflexions sur la question blanche, ce titre musclé de Gilles-William Goldnadel est évidemment l’ouverture d’une polémique contre les tous les bien-pensants, les politiquement corrects et les docteurs-tout-va-bien qui nient aujourd’hui l’existence d’une idéologie agressive qui pèse sur toute la société française.

 

Le journaliste néerlandais Ian Buruma avait déjà ouvert la voie en arrachant au publiciste palestinien Edward Saïd le titre de son pamphlet tiers-mondiste l’Orientalisme, et proposé de la même manière un Occidentalisme qui dénonçait les clichés paresseux de la gauche bien-pensante.

 

L’ouvrage de Gilles-William Goldnadel, nourri par sa longue expérience des prétoires et le goût de la polémique, toutefois toujours respectueuse des adversaires et jamais insultante, renvoie au même projet : défendre une intégration qui ne soit pas complaisante à l’islamisme, soulever des lièvres du prêt-à-penser idéologique, et défendre, le cas échéant, les brebis galeuses de notre faux consensus, qui s’étend, il est vrai, de feu le général de Gaulle à l’État d’Israël, ce dernier toujours vivant.

 

Mais la grande surprise de cet ouvrage tient peut-être avant tout à l’étonnante intégrité de son auteur qui, avant de croiser le fer, a d’abord voulu nous livrer un étonnant autoportrait, où l’artiste se livre en victime adolescente d’une certaine exclusion raciste et qui comprend, à ce titre autobiographique, bien mieux les problèmes des immigrés récents en France que ne l’imagineraient des détracteurs qui se dispenseraient de l’avoir lu.

 

Mais il y a plus étonnant encore et plus profond. Selon Gilles-William Goldnadel, en effet, une bonne part de la complaisance à la francophonie agressive de certains représentants de la population immigrée tient avant tout à la réaction tardive de l’opinion française aux crimes enfin dévoilés de l’Occupation et du régime de Vichy. Par un retournement pervers, le juif déporté et massacré demeurera encensé au détriment de l’Israélien paré de toutes les couleurs du fascisme, et bientôt du Français moyen réduit à une caricature de brute coloniale. Ici, la critique, pour être profonde, se veut aussi autocritique : en se berçant du récit consolant de la persécution, la communauté juive, dont Gilles-William Goldnadel est un militant sans faille, n’a-t-elle pas choisi la voie d’une certaine facilité culpabilisatrice, au détriment d’une vérité, parfois un peu brûlante, mais qui elle aura des chances de guérir, dans l’intérêt de tout le monde, les plaies vives dont est affecté notre corps social.

Alexandre Adler

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 12:13

Réflexions  sur la question blanche

les nouvelles formes de racisme contemporain

Question-blanche.jpgGilles William Goldnadel  

Editeur : Jean-Claude Gawsewitch ( + de détails )

Collection : Coup De Gueule ( + de détails )

Date de parution : 16/01/2011 ( + de détails )

EAN13 : 9782350132396 ( + de détails )

Genre : SCIENCES POLITIQUES ESSAIS ( + de détails )

Langue : français ( + de détails )

Format : 225x140x26 ( + de détails )

Poids : 400g ( + de détails )

Nombre de page(s) : 288 ( + de détails )

( + de détails )

 

Pourquoi le simple fait de faire allusion à la race est-il scabreux ? Pourquoi est-il de mauvais goût de parler de la traite esclavagiste arabe ? Du terrorisme du FLN ? De l'irrédentisme du peuple palestinien ? Pourquoi seulement douter que l'immigration serait " une chance pour la France " est de nature à être placé sur une liste noire ? A-t-on le droit de dire du mal des Juifs ? Pourquoi peut-on être taxé de raciste ou d'être " facho " sans avoir, pourtant, le moindre préjugé racial et encourir ainsi les foudres de la classe médiatique ? Après Conversation sur les sujets qui fâchent avec l'historien Alexandre Adler, Gilles-William Goldnadel poursuit son analyse implacable du terrorisme intellectuel inhérent à l'idéologie victimaire. II s'attaque aujourd'hui au tabou des tabous : la détestation que subirait l'homme blanc occidental jusque dans la manifestation de son identité sociale ou nationale. Sur un sujet qui relevait jusqu'alors, littéralement, de l'indicible, l'auteur, sans complexe, explique les causes, qui remontent, selon lui, à la Shoah, et en décrit les dramatiques conséquences, y compris par l'autobiographie. Toutes les querelles modernes sont revisitées sans fard: l'identité raciale et nationale, le racisme anti-blanc, l'antiracisme confisqué par le militantisme d'extrême gauche, les crimes et la détestation de l'Occident appliqués à la lecture du conflit proche-oriental.

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 17:22

Dans le numéro double de l’Express de cette semaine du 22 décembre 2010 au 4 janvier 2011,

Gilles William Goldnadel a écrit un article intitulé « Juifs et Chrétiens – Un long chemin » dans le dossier « Spécial 100 pages – La grande histoire de la chrétienté » en page 146.

 

 

Juifs et Chrétiens – Un long chemin

Par-delà l’ère du mépris et des persécutions, la dispute s’estompe entre l’Eglise et la Synagogue, juge Gilles-William Goldnadel, voix forte du judaïsme français.

 

Si l’on veut tenter de comprendre l’état des relations judéo-chrétiennes, il convient d’avoir à l’esprit deux mots hébraïques prononcés aujourd’hui ad nauseam : Shoah et Tsahal.

Avant la Grande Catastrophe, les relations entre les enfants de l’église et ceux de la synagogue avaient au moins le mérite de la simplicité. Sur fond d’accusation de déicide et de suprématie sociétale du catholicisme, elles se caractérisaient par le déséquilibre et un mépris souverain, pour reprendre le concept de Jules Isaac.

Mais après le génocide, ou tout au moins sa médiatisation extrême dans le tournant des années 60, tout change. Dieu a fini d’agoniser et les églises se vident. C’est à ce moment, qu’un nouveau culte postchrétien s’installe qui met en scène le martyrologe juif,  vécu comme une nouvelle Crucifixion. Il faut dire, que le  décharné en pyjama rayé ressemble à s’y méprendre au Nazaréen supplicié : il souffre sans combattre, il ne possède rien, il n’est d’aucun pays, il ne sourit pas, il n’accuse ni ne condamne .Il est juif.

Il est, enfin, le digne fils, autrefois si ingrat, de son père le plus illustre.

Cette nouvelle religion profane et victimaire va révolutionner le monde occidental, bien au-delà du cercle des chrétiens traditionnels, en déclinant successivement une série de victimes et de bourreaux idéaux.

C’est dans cet espace temporel réchauffé qui ne fera pas long feu, que juifs et chrétiens vont se concilier, autour notamment de Vatican II qui mettra fin au grief solennel et récurrent du Juif Perfide.

En dépit de vicissitudes qui ne vont pas tarder, l’ère du mépris n’est pas revenue et la dispute entre l’ancienne et la nouvelle Alliance a perdu de son aigreur.

L’un des symboles les plus émouvants s’est incarné dans la personne d’Aaron Lustiger, juif et chrétien, longtemps perçu par les premiers comme un renégat puis enterré chrétiennement au son d’un Kaddish rien moins qu’inconvenant.

Un seul détail, mais d’importance, aura troublé l’idylle naissante : le  Juif en pyjama adoré  était mort .Un autre, bien vivant celui-là, mais bientôt abhorré, n’entendait plus expier en silence et  allait au rebours rendre coup pour coup. Pire encore, il allait se réapproprier violemment le lieu même où le Nazaréen avait souffert et d’où ses adorateurs avaient du déguerpir.

C’est sans doute au cœur de ces dépits, que de nouveaux malentendus, de nouvelles incompréhensions, de nouveaux ressentiments se sont construits.

 

Le livre noir

La vieille querelle autour de la responsabilité d’un Pie XII trop diplomate et celle plus récente sur la promotion d’un cardinal Williamson incrédule jusqu’au déni, montrent que ce passé là ne veut toujours pas passer.

 Il n’empêche, l’aigreur a ses limites et rien ne sera plus comme avant Vatican II.

Car  juifs et  chrétiens ont changé. L’église n’est plus ce pouvoir impérial qui semblait pouvoir dominer l’Occident pour l’éternité. Les juifs, à travers Israël, même les plus antisionistes d’entre eux, n’ont plus le même regard sur eux-mêmes, précisément parce qu’ils savent que leur image s’est modifiée. Ce qui transforme et rééquilibre les rapports entre les deux groupes.

Surtout,  l’intolérance  a grandement déserté  l’église et la synagogue. La radicalité aujourd’hui s’incarne, en dépit de la même réticence à vouloir le constater qui autrefois protégeait le communisme en majesté,  dans un certain islam politique, dogmatique et conquérant.

 Ce n’est pas un hasard si les concepts de dhimmitude juive et chrétienne en Orient peuvent être aujourd’hui évoqués sans grande crainte d’excommunication intellectuelle.

Ce n’est pas un hasard, si, à présent et enfin, les massacres de chrétiens en terre islamique qui n’ont jamais cessé mais qui étaient jusque là occultés peuvent être dénoncés malgré un épouvantail  islamophobe qui commence à perdre un peu de sa paille.

Ce n’est pas un hasard, si, en Europe, l’exigence d’une réciprocité chère au cardinal Ratzinger commence à être invoquée, comme par une Norvège qui  ne veut construire désormais de mosquées que lorsque l’Arabie Saoudite bâtira  des églises….

Certes, le chemin est encore long, ou juif, chrétiens et musulmans modérés uniront sans crainte et sans complexe leurs forces contre la radicalité, et on a vu le Saint-Père en rabattre un peu depuis Ratisbonne. Le fiasco du dernier synode de Rome ou l’église d’Orient a repris le chemin de Damas montre qu’il sera sinueux et chaotique.

 Raison de plus pour ne plus avoir peur, aurait pu dire Jean-Paul II.

Gilles William Goldnadel

                                                                                                                            

Gilles William Goldnadel est avocat.  Dernier ouvrage publié : « Conversations sur les sujets qui  fâchent » (avec Alexandre Adler) A paraître le 20 Janvier : « Réflexions sur la question blanche » (ed. J.C Gawsevitch.)

 

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 23:28

La Malhonnêteté de Service Public

 

Si l’on veut se faire une petite idée du sérieux et de l’honnêteté de l’information qui règnent en France, on peut, à titre d’illustration et entre de multiples exemples, se pencher sur le compte rendu par FR3 Alsace de l’audience du Tribunal Correctionnel de Mulhouse qui devait se pencher le 29 octobre sur l’affaire du boycott de produits israéliens par des militants pro-palestiniens.

 

A titre de hors d’œuvre, les journalistes ont annoncé le report du procès sur des images de manifestants brandissant des pancartes appelant au boycott d’Israël.

 

En suite de quoi, les téléspectateurs alsaciens ont eu le droit à une interview non contradictoire de Monseigneur Gaillot, présent à la manifestation, qui a déclaré à l’antenne : « Je soutiens le boycott des produits de l’occupant israélien, c’est-à-dire des produits provenant de terres volées, j’estime en effet que l’Etat d’Israël est un Etat colonial basé sur le vol de la terre et l’expulsion d’un peuple… ».

 

Le plus grave, c’est qu’à aucun moment, les journalistes de service public, n’ont estimé devoir, histoire d’équilibrer un peu les points de vue, interroger les parties civiles qui se tenaient pourtant à la disposition des journalistes.

 

En conséquence, nous avons eu le droit à la fois à un nouvel appel au boycott d’un antisionisme délirant et illégal et de l’autre, une belle petite démonstration de l’idéologie au pouvoir dans les médias quand elle se met à être malhonnête et partiale.

 

Vous voulez un autre exemple ?

 

La semaine dernière, la grande historienne d’origine égyptienne Bat Yeor, celle qui a révélé au public le concept de « dhimitude » des Juifs et Chrétiens en terres d’Islam, devait donner une conférence au CAPE qui est l’organe de la presse étrangère, supervisé par le Quai d’Orsay, pour présenter son dernier ouvrage « L’Europe et le spectre du Califat ».

Contre toute attente, le directeur du CAPE a décidé d’annuler la conférence avec, parmi les griefs les plus divers, que l’historienne serait liée à l’extrême-droite.

 

Aujourd’hui, qui veut noyer son chien sans collier, l’accuse de rage fascisante.

 

En réalité, la même idéologie au pouvoir, antisioniste, arabophile, préfère bien entendu valoriser le crétinisme politique dont Monseigneur Gaillot est le représentant emblématique, plutôt que de diffuser la pensée d’une Bat Yeor ou d’un Pierre-André Taguieff.

 

Bien entendu, je ne vais pas manquer de saisir la direction de FR3 et le CSA de ce énième manquement.

 

Il n’empêche, ils ont beau vouloir désinformer, les faits sont têtus : ainsi les massacres de Chrétiens au Proche et Moyen-Orient ne sont plus occultés comme avant.

 

L’épouvantail de l’islamophobie a perdu beaucoup de sa paille et ne peut plus empêcher la critique du radicalisme islamique, et vous verrez qu’un jour, même le palestinisme antisioniste sera tenu pour ce qu’il est : une vaste escroquerie intellectuelle.

 

 

D’après ma chronique sur Radio J.

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