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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 16:39

PARU SUR LE SITE « ATLANTICO, un vent nouveau sur l’info » : http://www.atlantico.fr

 

http://www.atlantico.fr/decryptage/molosses-anti-racisme-ennemis-imaginaires-audrey-pulvar-claude-gueant-william-goldnadel-282658.html?page=0,0

 

La semaine Goldnadel

Publié le 6 février 2012

Coup de fièvre des molosses de l'anti-racisme contre des ennemis imaginaires

Cette semaine, Gilles-William Goldnadel revient sur l'article dans Elle intitulé « Black Fashion Power », sur la polémique autour des propos de Claude Guéant et sur les manifestations de masse en Égypte.

Ainsi, les vigilants cerbères prétendument antiracistes recommencent à grogner en meute. C’est d’abord le journal « Elle », dont chacun sait qu’il incarne la haine de l’autre par excellence, qui a fait les frais de leur hargne. Un article intitulé « Black Fashion Power » a mis le feu de l’enfer à la poudre de riz. Dans la réalité non fantasmée, il s’agissait en fait d’un simple passage en revue des nouvelles « égéries noires » qui « fascinent les créateurs » et « inspirent la rue ».

Dans ce cadre somme toute assez léger, la rédactrice de l’article s’interrogeait de savoir si cette élégance chic nouvelle, qui romprait avec l’aspect « destroy » d’autrefois, ne relevait pas de « l’effet du couple Obama ». Il aura fallu l’imagination débridée d’Audrey Pulvar, ordinairement plus calme, pour y voir dans une chronique de France Inter du 26 janvier rien de moins « qu’un papier de merde, imbécile, et raciste », pour lâcher les chiens.

Heureusement, l’écrivain d’origine camerounaise Calixte Beyala y a vu « une surenchère qui crée un malaise. Il y a des gens qui font de l’antiracisme un fonds de commerce. » De même, Patrick Lozes, ancien président raisonnable du Conseil Représentatif des Associations Noires, a su dire, dans les colonnes d’Atlantico, qu’on ne pouvait qualifier ce texte de raciste. Je ne suis pas sur qu’en présentant ses excuses, Valérie Toranian la directrice de la rédaction du magazine féminin, n’ait pas, prise de panique, galvanisé la horde.

Sous un article, bien équilibré, d’Elise Vincent consacré à ce psychodrame, le Monde du 3 février annonce la première édition française du « Black History Month » qui célèbre les grandes figures afro-américaines. Le quotidien y voit, à l’instar de la polémique qui précède, « une affirmation identitaire noire dans l’hexagone ». Gageons que cette affirmation identitaire-là, pourtant strictement ethno-raciale, ne déclenchera aucun débat acrimonieux.

Polémique autour des propos de Claude Guéant

Ce fut ensuite au tour de Claude Guéant de sentir dans sa chair les crocs du molosse déchainé. Pour avoir, si j’ai bien compris, suggérer préférer la civilisation de la liberté démocratique et religieuse à celle de la décapitation et de la lapidation. Il faut reconnaître que son dossier est accablant. Curieusement, lorsque, ainsi que le rappelle Ivan Rioufol, dans son « De l’urgence d’être réactionnaire » (Puf), la très vigilante Rokhaya Diallo se présente sur un plateau de télévision avec un T-shirt où est inscrit « Super Musulman », les chiens de garde n’aboient pas.

De même, lorsque, Youssef al Qaradawi, proche des Ramadan et star d’Al-Jazira, déclare à Rome : « Avec vos lois démocratiques nous vous coloniserons, avec nos lois coraniques nous vous dominerons », ils ronflent paisiblement.

Toujours aussi étrangement, lorsque les salafistes tunisiens défilent aux cris de« Mort aux Juifs ! » dans les rues de Tunis (Canal+, le 5 février), ils se font même gentils toutous.

Impunités syndicales (suite)

Dans le même quotidien du soir, un article est consacré à un inspecteur du travail qui « souffrant d’une perte de sens » aurait mis fin à ses jours pour des raisons professionnelles. A dire le vrai, le pauvre Romain n’ayant pas laissé de lettre pour expliquer les raisons de son suicide, grande part est faite à une spéculation intellectuelle assez déplaisante.

J’ai moi-même consacré une bonne partie de ma semaine à ferrailler judiciairement contre la CGT – qui a fait fond du harcèlement au travail poussant les salariés au suicide (de France Telecom à la Poste) et qui voulait voir à toute force dans le geste fatal d’une malheureuse ayant emporté son secret dans la tombe la marque de la cruauté patronale. Passons sur l’indécence de la démarche.

Dans le même quotidien du 18 novembre 2009, un article de Luc Peillon avait cependant retenu mon attention : « EDF-GDF : le suicide qui embarrasse la CGT ».

Verbatim : « C’est un suicide sur lequel la CGT s’est abstenue de communiquer. Et pour cause : la structure qui employait la victime n’est autre que la Caisse Centrale d’Activités Sociales (CCAS), autrement dit le Comité d’Entreprise d’EDF-GDF Suez… dirigé par la CGT.

Vendredi 6 novembre, Philippe D, salarié de la région Paris-Nord de la CCAS, s’est donné la mort, peu de temps après avoir envoyé un mail aux motifs plutôt explicites : « Depuis 10 ans, je suis sous la responsabilité de Y, celui-ci me dénigre et me harcèle moralement régulièrement. »

Contrairement, à mon affaire où le parquet, malgré le silence de la défunte, avait décidé de poursuivre, la CGT elle, n’a pas été inquiétée.

 

Violences en Egypte

L’ensemble de la presse a reproduit sans commentaires perplexes les accusations des supporteurs égyptiens de football qui ont incriminé l’armée à la suite des violences qui ont entrainé la mort de 74 personnes. A la suite du carnage, les supporteurs ont organisé des manifestations de masse au Caire qui ont entraîné de nouveaux morts.

En réalité, il suffisait de se renseigner pour comprendre que les supporteurs des clubs de Al Mahdi et de Al Ahli, porteurs de gourdins, n’étaient que des hooligans n’ayant rien à envier au Kop de Boulogne et étaient les propres responsables du malheur survenu. Et si la sécurité avait été tardive et défaillante, seuls les policiers étaient à incriminer et en rien l’armée du maréchal Tantaoui.

Mais, il est inutile d’espérer le moindre esprit critique, venant d’observateurs qui ne sauraient mettre en doute le bon sens des masses, a fortiori de la « rue arabe ». La foule, dans la société post démocratique occidentale, a toujours raison, surtout lorsqu’elle est déraisonnable.

 

Pendant ce temps en Syrie...

En Syrie, le massacre se poursuit. L’avis de recherche que j’avais lancé la semaine dernière pour retrouver Mouloud Aounit et Mgr Gaillot, absents de toute manifestation de protestation n’a toujours rien donné. Quant à Besancenot, il parait qu’il serait toujours à bord d’une flottille humanitaire au large de Gaza.

 

 

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 16:58

 

ARTICLE PARU SUR LE SITE « ATLANTICO, un vent nouveau sur l’info » : http://www.atlantico.fr

 

http://www.atlantico.fr/decryptage/droite-alliances-ps-forces-extreme-gauche-nicolas-sarkozy-francois-hollande-favori-stephane-hessel-artistes-gilles-wi

 

La semaine Goldnadel

Publié le 30 janvier 2012

La droite devrait attaquer les alliances du PS avec des forces d'extrême gauche

Cette semaine, Gilles-William Goldnadel revient sur l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy, sur la campagne du candidat socialiste et sur l'engagement des artistes en politique.

Dimanche, Sarkozy, excellent le dos au mur, tétanise ses interrogateurs et méduse l’opinion. Ce lundi, Sofia Aram, qui est à l’humour ce que Tyson est à la tendresse, raille les Delahousse et Chazal et compare finement le Figaro à la Pravda. Décidément, France inter a trouvé sa Mère Courage. En revanche, il aura suffi que François Hollande fasse la preuve qu’il était capable, à la manière du roi George, de prononcer  sans bafouiller un discours énergique devant un public acquis et une presse empathique pour emporter une adhésion, peut-être irrésistible. Ainsi,le favori est-il parti en guerre contre le monde de la finance. Une hydre sans tête, encore plus chimérique que les 200 familles que le Front Populaire avait dans le collimateur. Elles au moins, présentaient le mérite d’être cernables et quantifiables.

 

Il y avait, effectivement, du Stéphane Hessel dans l’incantation dominicale de l’impétrant socialiste appelant à la vindicte contre les méchants. Que parmi les financiers détestés en grappe, certains soient détestables, ceci n’est guère contestable. Encore faudra-t-il un jour brosser le portrait robot du trader international et internationaliste des temps mauvais qui se voulaient modernes. On verrait que dans les penthouses de Manhattan, de Londres ou de Paris, on ne pense guère autrement que dans les lofts branchés des artistes ou des champions de tennis. Contrairement à ce que pensait Karl Marx, les prolétaires ont une patrie. Eux. Et ils y tiennent.

 

La crise économique sanctionne Nicolas Sarkozy d’une double peine. Elle lui fait porter le chapeau, bien trop grand pour sa tête, d’un désastre continental. Elle l’empêche de faire de l’angoisse identitaire son principal cheval de bataille payante. Dans la foulée du destrier, le président sortant aurait pu livrer un kulturkampf au couteau contre l’idéologie éthérée et ses relais médiatiques. Cette injustice conjoncturelle serait totale, si le candidat au renouvellement n’avait pas, dès son intronisation, renoncé à ce combat culturel qu’il avait promis. On pardonnera l’euphémisme, mais il n’est pas sur qu’une repentance suffise à obtenir l’absolution populaire.

 

Parmi les combats prioritaires qu’une droite intelligente aurait dû mener dès son intronisation, s’imposait la critique des alliances d’extrême gauche de la social-démocratie à la française. Las, tout en donnant son flanc béant au reproche d’un flirt intellectuel platonique avec un parti très national, la majorité, distraite, n’a pas eu un mot de reproches à l’égard du concubinage notoire avec le PC, les Verts ou le Front de Gauche. Et c’est ainsi que François Hollande a pu tranquillement envisager une cohabitation demain avec M. Mélenchon sans déclencher le moindre toussement. Alors encore que droite et droite extrême vont se déchirer à coups de crocs pendant la campagne, les gauches, futées, et leurs électeurs rompus à la manœuvre, attendront les lendemains qui déchantent.

 

Le Figaro du samedi 28, par la plume de Claire Bommelaer, consacrait un article aux «artistes qui se frottent à la politique ». La journaliste croyait devoir les mettre en garde contre un danger qu’illustreraient les quolibets reçus par un Yannick Noah chez les partageux bien qu’en délicatesse avec le fisc. Voire.
L’honnêteté élémentaire me commande de plutôt déconseiller aux rares artistes qui en auraient l’idée, le courage et l’indépendance d’esprit, de s’engager autrement qu’à gauche. Ainsi le malheureux Doc Gynéco n’a plus beaucoup d’impôts à payer depuis qu’il a eu l’inconscience de s’enrôler il y a cinq ans derrière Sarkozy. Se produire en public est aujourd’hui une épreuve pour un valeureux qui passe pour avoir trahi et sa caste et sa classe.

Tous les journaux français ont annoncé la victoire triomphale des Frères Musulmans et des salafistes aux élections égyptiennes. Pas un n’a bronché, daubé, et encore moins admonesté. Un Viktor Horban, en Hongrie, a déchaîné plus de commentaires acérés. On n’ose imaginer les prophéties de malheur et les anathèmes que déclencherait l’élection démocratique d’un seul candidat populiste autrement plus placide en Europe. Dans le même Figaro, Renaud Girard met en garde les naïfs sur les risques pour les minorités chrétiennes et alaouites qu’entrainerait la chute du despote syrien. Qui va se résoudre à dire, que la seule alternative politique actuelle dans le monde arabe réside entre le mauvais et le plus mauvais ? Les bloggers et autres libéraux ayant amorcé la pompe islamo-révolutionnaire auront-ils servi d’intelligents utiles ?

Ce n’est certainement pas en considération de ce  désespérant réalisme que nos grandes consciences et nos militants antiracistes en keffieh n’ont pas foulé le pavé parisien de leurs souliers indignés. Où sont-ils pour crier halte au massacre des enfants syriens ? Mais où sont donc passés Besancenot, Gaillot et Mouloud Aounit ? Je finirai par m’inquiéter.

 

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 13:19

DEUX ARTICLES PARUS SUR LE SITE« ATLANTICO, un vent nouveau sur l’info » : http://www.atlantico.fr

 

« Stéphane Hessel, indigné en toc » et  « Imposture » 

 

http://www.atlantico.fr/decryptage/stephane-hessel-indigne-en-chef-pensee-conforme-gilles-william-goldnadel-268883.html

 

http://www.atlantico.fr/decryptage/stephane-hessel-indignez-gilles-william-goldnadel-vieil-homme-m-indigne-livre-bobos-273714.html

 

 

Dansons la dissi-danse

Publié le 24 janvier 2012

 

Stéphane Hessel, indigné en toc

Dans "Le Vieil homme m’indigne !", Gilles-William Goldnadel s’attaque au best-seller mondial de Stéphane Hessel, "Indignez-vous !" Pour lui, le prétendu résistant est un imposteur et son travail, partial et creux (Extraits).

Goldnadel s’attaque au best-seller mondial de Stéphane Hessel, "Indignez-vous !"  

 

Fièrement, le petit livre jaune est publié par les éditions Indigène dans une collection intitulée : « Ceux qui marchent contre le vent ».

Il faut retourner, pour le fun, à cet article déjà cité de Télérama qui constitue un modèle de complaisance, de cire pompes vernies, qui a choisi pour titre cette noble citation de Stéphane Hessel : « J’ai toujours été du côté des dissidents » et qui commence par cette phrase bien envoyée : « C’est un vieux monsieur formidable qui nous reçoit simplement dans son appartement parcheminé du 14e arrondissement à Paris. Affable, séducteur, et toujours révolté contre l’injustice. » Ledit article est joliment orné d’une photo de l’humaniste souriant tendrement à Yasser Arafat.

Car il faut bien le reconnaître, de nos jours en France, il faut être dissident, à la manière de Soljenitsyne ou de Aung San Suu Kyi, pour oser prendre le parti des sans-papiers ou des Palestiniens. Au mieux Gorki, au pire le goulag ou l’hôpital psychiatrique.

Sans ces samizdats que constituent Le Monde diplo, Libé, Les Inrocks, Télérama, Mediapart, Rue89, Politis, qui sait vers quelle destination inconnue, le dissident serait conduit de par le pouvoir implacable de la pensée dominante et des lobbies ?

Car c’est à la nuit tombée que les résistants se passent de main en main tremblante le petit livre ronéotypé. Dehors, hulule une chouette ? Tu n’y es pas camarade. C’est un ami qui monte la garde. S’il tombe, un ami prendra sa place.

Et si on était, rien qu’un peu, sérieux ? En France, ce n’est pas le pouvoir politique qui aujourd’hui opprime, c’est celui qui imprime, et qui est censé informer sans déformer.

J’ai appris récemment, sous la plume de l’excellent Michel Gurfinkiel un nouveau mot : ochlocratie, la dictature de l’opinion cornaquée par les potentats médiatiques qui, profitant de la faiblesse des politiques, formatent les esprits.

Si Stéphane Hessel avait été toujours du côté de la dissidence, il aurait lutté pour les sans-voix et laissés-pour-compte de la pensée conforme.

Pour le représentant de l’Armée de Libération du Soudan que je défends contre les menaces récurrentes d’expulsion du Quai d’Orsay pour cause d’intransigeance à l’égard du criminel de guerre qui préside à Khartoum. Pour les chrétiens d’Algérie poursuivis pour blasphème par les tribunaux de leur pays. Pour les opposants iraniens réfugiés en France contre le régime des mollahs. Pour le gouvernement provisoire de Kabylie basé à Paris. Pour les Tamouls massacrés au Sri Lanka. Pour les Tibétains expulsés, quitte à ne pas vendre son livre aux Chinois.

Pour les modernes esclaves indiens ou bengalis de Dubaï ou d’Abou Dhabi…

La blasphématoire vérité, c’est que « saint Stéphane » est du côté du sceptre, du manche et de la cognée. Du côté des faux rebelles et des authentiques fayots. Du côté des ochlocrates. Du côté des theâtrocrates démagogues raillés par Platon, du côté, précisément, de ceux qui ont monté en omelette baveuse de platitudes, de boursouflures, de vantardises, de mensonges, de demi-mensonges, en poussant des oh !, des ah !, des bravos !, et des encore !

Hier, Elena Bonner, veuve Sakharov est morte en exil. En silence. Dissidente.

Tout le contraire d’un conformisme nauséabond en odeur de sainteté.

Et dans le sens du vent.

Extraits de Le vieil homme m'indigne !, Jean-Claude Gawsewitch (26 janvier 2012)

 

 

 

 

Imposture

Publié le 24 janvier 2012


"Indignez-vous !" : petit livre indigent pour bobos conformiste

Interview de Gilles-William Goldnadel qui publie ce jeudi un pamphlet contre Stéphane Hessel intitulé "Le Vieil homme m’indigne !"


Atlantico : Gilles-William Goldnadel, vous publiez bientôt « Le vieil homme m'indigne! », un livre dans lequel vous accusez l'auteur d' « Indignez-vous ! », Stéphane Hessel, d’être un imposteur. Dans un premier temps, comment expliquez-vous le succès phénoménal d’« Indignez-vous ! » ?


Gilles-William Goldnadel : Par la bienveillance extrême d’une très grande partie de la caste médiatique, acquise au conformisme post-gauchiste, pour un personnage qui correspond, trait pour trait, au saint laïc à canoniser de son vivant : un résistant, intellectuel de gauche, juif, internationaliste et anti-occidental. Peu importe que dans la réalité incarnée l’homme ne corresponde pas à son image révérée, puisque tout esprit critique est aboli. Son petit livre a été présenté sur tous les promontoires des grandes surfaces, bien que beaucoup d’intellectuels finissent aujourd’hui par reconnaître son indigence totale, il n’en constitue pas moins un signe de reconnaissance sans risque pour les « rebelles résistants ». En vérité, on se trouve dans un rite quasi-religieux : les bobos se l’offrent pour Noël.


Et pourquoi l’accusez-vous d’imposture ?


Pour plusieurs raisons que je prouve : il se présente et se laisse présenter comme le rédacteur de la Déclaration des Droits des l’Homme de 1948, alors que, poussé dans ses ultimes retranchements, il a fini par concéder, mais un peu tard, qu’il ne l’a jamais été.

Autre immense imposture, son indignation n’est même plus sélective elle est unique : je vous mets au défi de trouver dans le livre la moindre indignation en politique extérieure à l’exclusion obsessionnelle du conflit israélo-palestinien. Il ne s’indigne pas du sort des chrétiens d’Orient, il ne s’indigne pas pour les nouveaux esclaves des Emirats, il ne s’indigne pas de la Syrie ni du Tibet lorsqu’il fait traduire son livre en mandarin pour le vendre aux chinois. Le génocide au Soudan ne lui arrache pas un trémolo : la seule chose qui l’intéresse, c’est de fustiger Israël, seulement Israël.


Mais la plus grande imposture de toute cette histoire, c’est sans doute l’écart vertigineux entre l’inconsistance d’un non livre qui ne contient aucune idée et son succès planétaire. A ma connaissance, c’est une première depuis l’invention de l’imprimerie.


Au fond, ce succès représente la preuve la plus caricaturale de la gauchisation des idées, je devrais dire des fantasmes, qui s’expriment aujourd’hui, de l’antisarkozisme primaire à l’anti occidentalisme pathologique.

N'est ce pas beaucoup de bruit pour rien ? Stéphane Hessel mérite-t-il tant d'attention? 


Bien sûr ! S'il ne s'agissait que de ce vieux monsieur pas très intéressant, en tout cas au plan intellectuel, vous vous doutez bien que je ne m'exposerai pas ainsi. Mais j'en veux à toute cette caste hesselidolâtre, qui pose habituellement en iconoclaste et qui lui a ciré ses bottines vernies. A tous ces petits marquis dénués d'esprit critique qui gonflent les jeunes cerveaux depuis quatre décennies à l'air vicié à la pseudo révolte... En fait, c'est mon éternel combat contre une imposture radicale, autrefois située a l'extrême droite et qui n'a fait que de traverser le trottoir.

 

 

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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 16:49


 ARTICLE PARU SUR LE SITE « ATLANTICO, un vent nouveau sur l’info » : http://www.atlantico.fr

http://www.atlantico.fr/decryptage/impunite-syndicats-cfdt-courroye-newt-gingrich-egypte-gilles-william-goldnadel-273150.html?page=0,1


La semaine Goldnadel
Publié le 23 janvier 2012

Impunité des syndicats : les révélations sur SeaFrance n'ont rien changé !

Cette semaine, Gilles-William Goldnadel revient sur les dérives de la CFDT de SeaFrance, sur le traitement de l'affaire Courroye par les journalistes du Monde et sur la montée d'un islam radical.
Nouvel épisode du feuilleton consacré à la caste syndicale. Le 20 janvier, Le Parisien, grâce aux plumes alertes d’Aurélie Lebelle et Sébastien Ramnoux, consacre un article aux dérives de la CFDT, et notamment aux enquêtes policières et judiciaires demeurées souvent sans suite.


Morceaux choisis :
« A Calais, il n’y a pas que la loi du silence qui règne. La justice semble avoir fait montre d’une certaine mansuétude vis-à-vis des marins de Sea France. Accusés à plusieurs reprises de violence, ils ont écopé de peines légères : sept mois de prison avec sursis et 500 euros d’amende prononcée par le tribunal du Havre à l’encontre du secrétaire du Comité d’Entreprise de Sea France, pour avoir frappé une policière en 2005. En 2009, une nouvelle condamnation légère pour des violences commises quatre ans plus tôt sur un syndicaliste. Ailleurs, E.V aurait été considéré comme récidiviste. Pas ici.


La plupart du temps, les procédures n’aboutissent même pas. Entre décembre 2009 et février 2010, le directeur des ressources humaines de Sea France a déposé quatre plaintes pour menaces et insultes lors de réunions du Comité d’Entreprise. Malgré les témoignages joints au dossier, l’enquête a été classée sans suite. Idem pour celle ouverte au sujet des 60000 euros  dérobés en 2008 dans un coffre du « Cézanne », alors que le navire était à quai en raison d’un mouvement de grève. Plus loin, plus grave : « à Calais, tout le monde se souvient aussi de la mystérieuse disparition en mer, il y a 15 ans, de Christian Salomé, un intendant chef de la compagnie chargé de surveiller la comptabilité des boutiques détaxées et des bars des bateaux. Deux jours avant sa disparition survenue le 15 février 1997, il aurait annoncé  à un inspecteur des Douanes sa volonté de dénoncer les trafics à bord des navires… »


Dans une précédente chronique, je rappelais l’indulgence à l’égard de José Bové (« on n’enferme pas un syndicaliste, écrivaient les pétitionnaires ») je demandais des nouvelles des instructions judiciaires concernant l’enquête pénale sur les comités d’entreprise d’EDF, toujours au point mort. De même, quid des suites de l’arraisonnement par un syndicat corse et corsaire d’un bateau de la CNCM ?


En dehors de cet article salutaire d’un journal pourtant peu porté à l’anti-syndicalisme primaire, quel quotidien, de droite à gauche, s’est jamais soucié de cette impunité de droit castique ?
En réalité, j’exagère un peu, il est arrivé une fois que dame Justice soit mauvaise fille à l’égard d’un syndicaliste. Il s’appelait Gérard Nicoud, il avait appelé à la grève de l’impôt, il fit plusieurs mois de prison. C’était le responsable du syndicat des petits commerçants.


Bref, du poujadisme de droite à enfermer à double tour.
 
Quand Le Monde accable le procureur Courroye


Dans Le Monde du 21 janvier, Cécile Prieur, ordinairement bien inspirée, consacre son analyse, sur fond des déboires judiciaires du procureur Courroye, à « la revanche des juges d’instruction » :
« Les juges d’instruction ont donc retrouvé du crédit à mesure que les procureurs en perdaient: la politisation extrême de certaines enquêtes, comme celle menée par le procureur Courroye dans l’affaire Bettencourt, a montré l’impératif de garder des magistrats indépendants du pouvoir ».


Deux remarques respectueuses et complémentaires :
J’ai connu des magistrats instructeurs, et le précité en faisait emblématiquement partie, dépendants, qui, de leur souci de carrière, qui du pouvoir médiatique, qui de l’idéologie dominante. Les dégâts collatéraux n’en étaient pas moins redoutables.
S’il est un quotidien qui s’est montré particulièrement bon prince à l’égard d’un procureur à Nanterre, lorsqu’il était juge à Paris, c’est bien celui qui l’exécute aujourd’hui quotidiennement. Je ne suis pas le plus mal placé pour l’écrire sans haine ni crainte.
Que les journalistes du Monde aient été, peut-être illégalement, espionnés n’est certainement pas plus grave que d’avoir accusé et emprisonné indument des justiciables plus fortunés mais moins lettrés. Raison pourquoi, attention à ne pas verser d’un excès à l’autre, lorsqu’on est partie prenante et que l’on dispose d’un pouvoir qui n’a rien à envier aux politiques.

 

Newt Gingrich est choqué


Dans une veine assez voisine, Newt Gingrich, l’a emporté sur son rival républicain plus policé Mitt Romney dans le caucus de Caroline du Sud. Apparemment les électeurs ont apprécié sa sortie peu révérencieuse à l’égard d’un journaliste qui croyait devoir l’interroger dès l’abord sur les accusations de son ancienne épouse, 12 ans après leur divorce :
« La nature destructive, vicieuse, négative de la plupart des médias accroit la difficulté de gouverner ce pays et d’inciter des gens de qualité à se porter candidat à des fonctions électives. Je suis choqué que vous commenciez un débat présidentiel sur un sujet comme celui-là. »


Il y n’y a plus de respect de caste.
 
La montée d'un islam radical
En Égypte, le résultat final des élections législatives donne 67 % aux Frères musulmans et salafistes confondus.


Dans l’indifférence, et à nouveau, des chrétiens coptes ont été attaqués et des églises détruites dans la province de Qualubia et dans le gouvernorat de Quena.


En Palestine, le mufti de l’Autorité Palestinienne (« modérée ») a prononcé via la télévision de ladite autorité un prêche dans lequel il reprend le fameux passage du Coran, que le Hamas met en exergue dans l’article 12 de sa Charte et qui prône l’assassinat systématique des juifs. C’est un thème qui a aujourd’hui les faveurs printanières de l’islam radical et qui veut que tant qu’il y aura des juifs sur terre, le monde ne connaitra point le salut.


Les Israéliens, dont on connait la susceptibilité, ont cru devoir mal le prendre. Le Quai d’Orsay d’Alain Juppé n’a pas réagi. La presse française, chatouilleuse en matière d’antiracisme, n’a pas réagi. Si je ne le fais pas, qui le fera ?

Le Figaro a bien voulu publier le 19 janvier une interview dans laquelle Judith Weintraub me questionne à propos du livre que je publie le 26 janvier, intitulé « Le vieil homme m’indigne » et dans lequel je dénonce les postures et impostures de l’icone planétaire de l’indignation sélective ; de l’indigence abyssale de son best-seller à ses mensonges sur sa prétendue rédaction de la Déclaration des Droits de l’Homme de 1948. M’est avis que l’ensemble des castes vont s’indigner à mon encontre.


Le même jour Stéphane Hessel déclarait sa flamme à un François Hollande extatique et n’hésitait pas, nous apprend le Nouvel Observateur.fr du 20 janvier, à le comparer, en fin connaisseur de la résistance, à Charles-de-Gaulle. A ce degré d’outrance encouragée, l’abus de faiblesse n’est pas loin.


Une nouvelle affaire Bettencourt ?

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 22:34

Pourquoi Hollande s'affiche avec Hessel Par Judith Waintraub

En réponse à Indignez-vous !, Gilles-William Goldnadel a écrit Le vieil homme m'indigne !, où il accuse Stéphane Hessel d'imposture.
 
Le Figaro.- Pourquoi accusez-vous Stéphane Hessel d'imposture ?
Gilles-William Goldnadel.- Pour de multiples raisons. Il se présente et se laisse présenter comme le rédacteur de la Déclaration des Droits de l'Homme, alors que, poussé dans ses derniers retranchements, il a fini par concéder un jour - mais un peu tard - qu'il ne l'avait jamais été. Autre imposture de taille : ses choix dans le registre de sa prétendue indignation. Je vous mets au défi de trouver dans ce livre la moindre indignation en politique étrangère à l'exclusion notable de la Palestine. Il ne s'indigne pas de la Syrie, du Rwanda, du Tibet, ni du sort des chrétiens d'Orient, les nouveaux esclaves des émirats. Le génocide au Darfour ne lui arrache pas un soupir : la seule chose qui l'intéresse, c'est de fustiger Israël. J'ai tout de même le droit de trouver cela sélectif et disproportionné !

Comment expliquez-vous son succès ?
Par l'incroyable complaisance d'une très grande partie du corps médiatique, pour cause de bienveillance idéologique pour son post-gauchisme. Le petit livre qui était sur tous les promontoires des grandes librairies, et dont beaucoup d'intellectuels ont fini par reconnaître l'indigence totale, constitue pour pas cher un signe de reconnaissance entre «rebelles résistants». Posture flatteuse s'il en est et, surtout, sans risque ! La plus grande imposture de toute cette histoire, c'est sans doute l'écart phénoménal entre l'inconsistance d'un livre qui ne contient aucune idée et son succès planétaire. Je ne crois pas être hyperbolique en disant que c'est une première depuis l'invention de l'imprimerie.

Pourquoi François Hollande s'affiche-t-il avec Stéphane Hessel ?
Ce serait faire injure au candidat du PS de penser qu'il est mû par autre chose que l'opportunisme. Celui qui donne du «mon cher Stéphane» à un pseudo intellectuel de gauche, résistant, juif anti-israélien (autrement dit, le portrait-robot du candidat à la béatification laïque), a un objectif précis : il sait qu'il va enchanter une partie de son électorat naturel, formaté précisément par les médias qui ont fait le succès de ce livre. Au fond, ce succès est l'une des versions les plus caricaturales de la gauchisation des idées qui s'exprime aujourd'hui, de l'anti-sarkozysme primaire à l'anti-occidentalisme pathologique.
«Le vieil homme m'indigne !», à paraître le 26 janvier (Éd. Jean-Claude Gawsewitch, 54 pages, 4,90 euros).
Crédits photo : Sébastien Soriano/Le Figaro

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 17:15

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La semaine Goldnadel


Publié le 16 janvier 2012


La perte de son triple A sera-t-elle suffisante pour que la cigale française se rende à la raison de la fourmi allemande ?
Cette semaine, Gilles-William Goldnadel revient sur la perte du triple A français et explique pourquoi l’Allemagne n'a pas été dégradée.
Si on veut tenter de comprendre pour quelles raisons l’Allemagne a conservé son triple A, à l’instar de la plupart des pays de l’Europe du Nord, et non la France et l’Europe méridionale, je recommande la lecture et la relecture de deux ouvrages économiques, plutôt que l’écoute du dernier discours convenu de François Hollande.
Alain Peyrefitte, dans sa Société de confiance (1995) expliquait déjà la supériorité du septentrion huguenot, rigoureux jusqu’à l’ennui, sur des cigales ultramontaines et lyriques s’en remettant magiquement à un Etat-baudet, chargé bien vite de tous les péchés.
Mais au début de cette année, l’excellent Alain Mathieu, président de Contribuables Associés, qui a publié (aux Editions du Cri) Ces mythes qui ruinent la France répond à la question posée. Morceaux choisis, puisés dans un sous-chapitre intitulé « le défi allemand » :
A plusieurs reprises, le Président de la République a cité la différence considérable de dépenses publiques entre la France et l’Allemagne, 150 milliards d’euros.
En août 2010, il a demandé à la Cour des Comptes une comparaison entre la France et l’Allemagne « sur l’ensemble des prélèvements obligatoires » en vue « d’une décision pour aller vers davantage de convergence fiscale ».
La Cour a donné la liste des principaux prélèvements français qui n’existent pas en Allemagne : taxe d’habitation, taxe professionnelle, ISF, taxe sur les salaires, versement transport, taxe d’apprentissage, 1% logement, 1,6% pour la formation etc. l’Allemagne n’a que 55 prélèvements obligatoires alors que la France en a plusieurs centaines.
La Cour a constaté qu’en France les charges sociales patronales sur les salaires sont le double des allemandes, que les impôts sur les entreprises sont deux fois plus élevés en France et les impôts sur le capital quatre fois plus. Elle en a aussi relevé la conséquence : « la rentabilité des PME allemandes du secteur industriel atteint presque le double de celle des PME françaises ».
Aucun rapport n’a cherché à analyser en détail la différence des dépenses publiques entre les deux pays, qui s’élevait pourtant à 10% du PIB en 2010. D’après les prévisions de la Commission Européenne, la différence était de 10,5% du PIB en 2011, soit 212 milliards d’euros.
Il suffit de se rendre sur le site Web de l’OCDE, explique Mathieu, pour connaitre la différence entre les dépenses publiques de la France, très supérieure à celle de l’Allemagne.
Depuis 1990, le nombre de fonctionnaires allemands est passé de 6,7 à 4,5 millions.
Si elle avait le même nombre de fonctionnaires que l’Allemagne par habitants, la France en aurait 1,5 millions de moins.
Toujours d’après l’OCDE, les salaires des fonctionnaires étaient en 2010 de 259 milliards en France et 182 milliards d’euros en Allemagne.
D’autre part, les horaires de travail sont sensiblement supérieurs en Allemagne. Les 35 heures par semaine sont inconnues. L’absentéisme des fonctionnaires n’y est pas plus élevé que celui des salariés du secteur privé, alors qu’en France il est le double, 12% contre 6%…
Parmi des exemples à foison, Mathieu explique que les Allemands ont privatisé la moitié de leur HLM, qu’ils ont égalisé les tarifs de remboursement entre hôpitaux publics et privés, et qu’ils ont nettement moins de dépenses sociales, notamment parce qu’ils partent en retraite plus tard.
Bien entendu, je n’ose comparer l’attitude des syndicats allemands, pourtant  légendairement combatifs, à nos castes corporatives idéologisées et prévariquées.
Il aura fallu que les cigales françaises entendent les fracas du tonnerre qui précède l’Apocalypse, pour qu’elles se résignent, mais combien tard, à retrouver le Nord.
Si Nicolas Sarkozy avait, dès le début de son mandat, voulu appliquer les recettes que l’évidence économique et financière imposait, sa témérité politique l’aurait probablement perdu.
Les cigales, médiatiques, syndicales, politiques, auraient couvert de leurs cris stridents tout discours austère de raison.
Car en France, au rebours de l’Allemagne, la rigueur demeure un gros mot. Pas une vertu.
Ayant évoqué les corporations idéologiques à la française, la dernière saillie de Mailly sur le « national-socialisme » associé au FN, laisse à penser que les organisations syndicales ne sont pas plus calées en histoire-géographie qu’en économie.
Bergeron, réveille-toi, ils sont devenus fous !
La gauche morale revient
Pierre Joxe, mercredi matin, invité de France Inter. L’ancien garde des sceaux est désormais « défenseurs des enfants », entendez, avocat de jeunes délinquants. Suit un festival de poncifs éculés sur le rapport indiscutable entre pauvreté et criminalité (notre éminence de droit héréditaire n’a manifestement pas eu le temps de prendre connaissance des travaux de notre ami Xavier Raufer qui prouvent exactement le contraire), et de références lyriques au père Hugo.
Lorsque Patrick Cohen, fleuron de la gauche médiatique, l’interroge avec retenue mais intelligence, sur l’éventuelle modification de l’ordonnance de 1945 sur les mineurs, compte tenu de ce que les jeunes ne sont plus les mêmes, l’ancien ministre s’esclaffe. Certainement pas en pensant à ces jeunes de 11 ans mis en examen pour viol, ou à ceux de 17 ans arrêtés avec des Kalashnikov. Lorsque le même intervieweur, évoque les noms de Ségolène Royal ou de Julien Dray, pour lui opposer une certaine conception sécuritaire chez les socialistes, Joxe vitupérant, manque de se signer, et le rassure avec hauteur : le Parti est derrière lui. Au secours, la gauche morale revient !
Encore quelques émissions comme celle-là, et Sarkozy n’a plus besoin de faire campagne.

A cet humanisme de pacotille, j’opposerai sans complexe celui de mes amis de l’Institut Pour la Justice, qui de manière plus ingrate et sans doute moins esthétique, militent, par exemple, pour une responsabilisation financière des parents des mineurs délinquants de moins de 14 ans. Faut-il rappeler que ce sont principalement des enfants qui sont victimes de la délinquance des mineurs ? Il m’arrive, salaud que je suis, de les défendre.
Regard sur l’Afrique du Nord, à ce qu’il parait, libérée de ses chaines
En Libye, Omar el Béchir, visé par un mandat international pour crimes contre l’humanité et génocide au Darfour, est accueilli en héros par un gouvernement islamiste, elle-même en passe d’être dépassé par des milices djihadistes.
En Tunisie, le chef  du Hamas est accueilli comme un chef d’Etat par les hommes de l’Ennahda, phagocytée par les salafistes, aux cris de « Mort aux juifs ! ». Silence respectueux dans la presse française - à commencer par le pourtant vétilleux Le Monde - à l’exception notable mais tardive du Figaro, de LCI et de Nicolas Beau de Marianne. Silence tout aussi remarquable du Quai d’Orsay.
Dans le Figaro du vendredi 13, Renaud Girard écrit, comme souvent, un remarquable article qui ne brille pas par l’optimisme. Il conclut ainsi : « Les occidentaux ne peuvent désormais que regarder sans agir, tant l’échec de leur expérience de « nation building » en Irak les condamne au silence en terre d’islam ». Assurément. Mais doivent-ils également se bâillonner volontairement en terre que l’on osera nommer judéo-chrétienne ? Sous peine d’être complices du massacre du printemps.

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 14:45


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La semaine Goldnadel
Publié le 9 janvier 2012


Comment Eva Joly a-t-elle pu se trahir à ce point en soutenant le syndicaliste Mathieu
contre le procureur ?


Cette semaine, Gilles-William Goldnadel revient sur le soutien d'Eva Joly à Xavier Mathieu, sur "les pratiques obscures" des responsables de la CFDT de SeaFrance et sur la Hongrie de Viktor Orban.
Naïf que j’étais. Que Mélenchon, Nathalie Artaud ou le gentil Poutou se rendent à Amiens pour manifester leur solidarité envers l’infortuné cégétiste Mathieu, à l’encontre duquel, le procureur général a osé réclamer une amende de 1500 euros pour avoir refusé de se plier à la loi qui oblige tout justiciable, dans les mêmes circonstances, à un prélèvement ADN, me paraissait inscrit dans leur patrimoine génétique. Mais Eva Joly !
Quand la juge Eva Joly encourage à violer la loi.


J’ai souvent confessé ma faiblesse pour le magistrat instructeur que j’ai connu et qui, au moins par comparaison avec certains de ses collègues de la section financière de l’époque, ne ressemble pas à la caricature du juge inhumain et borné que j’ai vu dessinée tant de fois. Qu’on m’autorise une anecdote pour montrer qu’elle n’était pas dénuée d’un certain sens de l’humour dont sa sortie offusquée à l’encontre des gausseries sur son accent pourrait laisser douter.
Alors que je lui rendais visite, dans l’intérêt d’un mien client dans la peine, j’aperçois, ostensiblement accrochés aux murs de son cabinet, quelques tableaux de conjugaisons du présent et de l’imparfait du subjonctif. Perplexe, j’interroge alors l’interrogatrice professionnelle qui m’explique que l’un de ses mis en examen a réclamé le concours d’un interprète destiné à lui traduire les questions inintelligibles de sa scandinave de juge… Après nous être regardés en silence, nous sommes partis d’un fou rire irrépressible. Je puis en conséquence témoigner, qu’à l’époque, Eva ne manquait pas d’esprit d’autodérision. Las, il semblerait que la fréquentation des Verts ne lui réussisse que médiocrement.


Retour en Picardie. Je rappelle que le cégétiste avait bénéficié de l’infinie clémence de la juridiction correctionnelle de Compiègne qui l’avait relaxé de toute charge, en dépit du non-respect apparent de la réglementation en vigueur. Assez logiquement, le parquet avait fait appel, ne serait-ce qu’en raison du contexte de violence qui avait précédé l’infraction.
Que les éminences de la gauche extrême ne puissent admettre qu’un des leurs soit un justiciable comme un autre, nul ne peut l’ignorer, et on a pu apprécier leur efficacité, des manquements récidivants de José Bové, le syndicaliste, aux exactions terroristes de Battisti, l’écrivain. Il est vrai que la bienveillance médiatique relativise quelque peu la valeur de l’exploit.
Mais qu’un magistrat instructeur, qui a bâti sa réputation sur sa rigueur à réprimer sans failles la violation de la loi par quiconque, puisse à ce point se trahir lui-même, en dit long sur les ravages d’une idéologie abêtissante qui promeut l’esprit de caste.
 
"Les pratiques obscures" des responsables de la CFDT de SeaFrance
Compte tenu de leur conception intransigeante de la justice prolétarienne, je suggérerai à nos belles consciences de pousser jusqu’à Calais aux fins de soutenir les responsables de la CFDT de SeaFrance qui risquent de subir eux aussi les foudres de l’injustice.
Ils ne s’en laisseront certainement pas compter par les témoignages de ceux qui ont dénoncé leurs méthodes mafieuses et leurs menaces de mort.
La CFDT nationale vient de condamner, mais un peu tard, « les pratiques obscures et frauduleuses des responsables CFDT de SeaFrance ». Pourtant, dès 2009, la Cour des Comptes avait dénoncé les méthodes douteuses d’un syndicat qui monopolisait les recrutements opaques.
Il est vrai, que là encore, la presse, régionale ou nationale, si prompte à incriminer les politiques et les entrepreneurs, avait respecté l’omerta de rigueur. (Voir mon dernier blog notes : « Cette étonnante indulgence médiatique vis-à-vis des turpitudes syndicales »). Mais qui osera dire que ce sont les syndicats les moins représentatifs d’Europe, qui auront détruit les industries maritimes et portuaires françaises avec plus d’efficacité qu’un bombardement aérien ? Et ici, inutile d’incriminer la finance internationale où la concurrence chinoise.

Viktor Orban, un implacable dictateur ?
A l’étranger, Viktor Orban semble être devenu la nouvelle cible de la détestation obligatoire. Je flaire l’entourloupe. Au-delà de cette réflexion instinctive, il en faudra plus pour me persuader que le premier ministre hongrois s’est transformé en implacable dictateur.


Le fait que son projet constitutionnel prévoit de nommer désormais l’Etat magyar « Hongrie » et non plus « République de Hongrie » ne me révolte que très modérément. Comme le faisait remarquer le ministre hongrois des affaires étrangères, la plupart des pays n’utilisent pas la forme de l’Etat dans leur nom : la Roumanie, l’Autriche ou la Slovaquie pour ne citer que les pays voisins. Quant à la référence, dans le préambule, à la chrétienté, je souhaite, à l’aube de l’an neuf, à tous les pays islamiques du Maghreb et du Machrek de s’en tenir à ce rappel compréhensible de leurs racines culturelles.
Je ne dis pas qu’Orban doit être érigé en modèle démocratique absolu, mais si l’on pouvait éviter à une Europe en crise le psychodrame lamentable qu’a constitué l’entrée du regrettable et peu regretté, mais insignifiant Haider au sein d’une coalition gouvernementale autrichienne, ce serait toujours ça.
 
Mohamed Al Dabi, bras droit du président soudanais Omar Al Bachir
La mission des observateurs de la Ligue Arabe en Syrie tourne au mauvais vaudeville. Comment pourrait-il en être autrement, s’agissant d’un aréopage qui a toujours considéré les droits de l’homme comme une farce stupide ?
Dans ce cadre tragi-comique, la désignation comme chef de la délégation des observateurs, du général soudanais Mohamed Al Dabi, bras droit du président soudanais Omar Al Bachir, recherché pour crimes de guerre et génocide au Sud Soudan et au Darfour aurait du faire s’esclaffer la presse française.


Je lui souhaite pour 2012, sinon l’esprit critique, au moins le sens de l’humour.


Gilles William Goldnadel



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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 13:04

 

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Israël/Palestine : quand "Un œil sur la planète " se justifie tant bien que mal

Retour sur images

Publié le 6 janvier 2012

Le 3 novembre dernier, Gilles-William Goldnadel dénonçait la subjectivité de l'émission de France 2 "Un œil sur la planète" dans son reportage consacré au conflit israélo-palestinien. L'avocat rend aujourd'hui publique la réponse des dirigeants de la chaîne... et persiste et signe.

J’avais annoncé que je ferai connaître la réponse qu’a faite Thierry Thuillier, es qualité de Directeur Général adjoint en charge des rédactions de France Télévision à la critique à laquelle je me suis livré de ce reportage controversé. Ci-après, en conséquence, ladite réponse agrémentée de mes commentaires…

Pour plus de clarté, avant cela, je rappelle que le point central de ma critique portait sur le fait, qu’à l’intérieur de l’émission incriminée, avait été diffusé et commenté un reportage n’émanant pas directement des journalistes de France 2 mais d’un tiers.

Ce document mettait en cause gravement l’armée israélienne en ce que, tout en montrant des images peu démonstratives, il était assorti à son appui d’un commentaire de France 2 dans lequel il était affirmé que des soldats israéliens tiraient à vue sur des agriculteurs palestiniens désarmés.

Alors que, pour seule source de ce document, il était indiqué qu’il émanait d’une « ONG internationale », renseignements pris, il avait été réalisé, avais-je écrit, par une organisation extrémiste palestinienne à l’objet délibérément propagandiste. Je considérais donc que cette dissimulation permettait d’accroître le crédit et la fiabilité d’un document accusateur invérifié.

Ci-après, en conséquence, la réponse (datée du 22 novembre 2011), puis, mon analyse.

 

« Monsieur le Président,

Nous avons lu avec attention votre courrier du 24 octobre 2011 et vous répondons comme il se doit.
Nous ne souhaitons pas entretenir la polémique et acceptons la critique, mais nous jugeons vos propos excessifs.
Ainsi, vous pointez « un déséquilibre flagrant de point de vue opposant les tenants de la politique israélienne à leurs contradicteurs. »

Deux remarques, si vous le permettez :
 

- Le déséquilibre est visiblement apprécié de très diverses manières :

5% de temps de parole octroyé aux tenants de la politique israélienne dites-vous dans votre courrier, 20% nous a écrit le CRIF.

- Mais surtout le thème de l’émission n’était pas «  Israël-Palestine, quel avenir ? » mais «  Un état palestinien est-il encore possible ? ». Il n’est donc pas étonnant, que, de fait, la très grande majorité des intervenants soient palestiniens.

Pour mémoire, je vous rappelle que dans un précédent numéro d’un Œil sur la planète consacré à Israël et diffusé en février 2004, l’ensemble (100%) des intervenants étaient des citoyens israéliens. »

 

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 17:20

 

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http://www.atlantico.fr/decryptage/condamnation-jacques-chirac-tests-adn-proposition-loi-genocide-armenien-gilles-william-goldnadel-249653.html

 

La semaine Goldnadel

Publié le 19 décembre 2011

Cette  étonnante  indulgence  médiatique  vis-à-vis  des  turpitudes  syndicales

 

Cette semaine, Gilles-William Goldnadel revient sur la condamnation de Jacques Chirac, les tests ADN et la proposition de loi qui pénalise le génocide arménien.

 

Lundi matin, Bernard Thibault sur France Inter. Quelques questions gentillettes sur les diverses mises en cause de la probité des syndicats. Mais sans pousser. Quelques jours plus tôt, Hervé Morin s’était vu reprocher avec plus d’insistance des relations qu’il n’avait pas avec un dignitaire étranger.

Sur la même antenne nationale, reportage émouvant sur un pirate somalien putatif mais aujourd’hui sans papiers à Paris. Rien sur les obsèques du policier assassiné auxquelles Guéant avait assisté la veille. Question de sollicitude.

Mardi, Nordine Amrani, un exalté récidiviste commet à Liège un massacre à la mitraillette. Au-delà du compassionnel, des marches "blanches et silencieuses" qui s’organisent, aucun commentaire analytique. Pas question, sans doute avec raison, d’exploiter un fait divers.

On voudra bien, toutefois, comparer avec le massacre en Norvège de cet été, commis en définitive par un insensé et pour lequel une grande partie de la classe médiatique aura voulu donner du sens, avec fourniture en prime de la liste des intellectuels conservateurs ayant inspiré son geste. (mon bloc-notes du 2 août Oslo ne doit pas faire oublier le terrorisme inspiré par la gauche radicale).

 

Jacques Chirac condamné à de la prison avec sursis

Jeudi, Chirac condamné, contre l’avis du parquet, à de la prison avec sursis.

L’ancien président ne fera pas appel. On peut mesurer dans cette abstention la dévaluation de peines autrefois infamantes, mais démonétisées par un usage excessif de la voie pénale. Beaucoup de commentaires insistant sur la personnalité attachante et sympathique d’un président que j’ai, personnellement, toujours considéré comme calamiteux à tous égards.

Parmi eux, beaucoup avaient tempêté contre une impunité qui pourtant s’imposait juridiquement. Ils auraient mieux fait, peut-être, de s’interroger, son mandat terminé, sur son hébergement à titre gratuit dans l’immeuble parisien de la famille Hariri.

Il est vrai que la même presse avait fait montre d’une égale délicatesse lorsque Roland Dumas, alors ministre des Affaires étrangères, entretenait des intelligences privilégiées avec la fille du ministre de la défense de Syrie.

Pas davantage aujourd’hui, n’importune-t-on le sénateur UMP Philippe Marini, par ailleurs responsable de la commission des finances de la haute assemblée et président du groupe parlementaire France Syrie, sur son silence assourdissant tandis que le massacre se poursuit.

Le même jour une délégation parlementaire d’Ankara tentait de convaincre les députés français de renoncer à légiférer sur le génocide arménien.

Une nouvelle loi Gayssot ne me parait, à titre personnel, pas davantage pertinente que celle qui réprime en France la contestation du génocide juif.

Mais les ottomans ne me paraissent pas davantage habilités à en discuter que les germains.

S’agissant toujours de la Turquie, celle-ci est régulièrement érigée en modèle démocratique pour faire taire les inquiétudes qu’inspirent les victoires électorales des islamistes.

Je conseillerai aux thuriféraires d’Erdogan de modérer grandement leur enthousiasme.

Il n’est en effet pas de jour où on annonce l’enfermement de journalistes ou d’écrivains rétifs à épouser la vision de l’AKP sur les questions religieuses, judiciaire, kurde ou arménienne. "Nous sommes confrontés à une répression que l’on n’avait pas vue depuis le coup d’état de 1980," déclare Kadri Gursel, éditorialiste au quotidien stambouli Milliyet", la première question que l’on pose désormais avant de traiter une information est : peut-elle gêner le gouvernement ?"

71 journalistes et écrivains sont actuellement incarcérés pour leurs écrits.

 

Blague de Poutine

Dans une excellente chronique de l’Express de cette semaine, Christian Makarian raconte cette blague russe, parait-il authentique : Vladimir Poutine est attablé au restaurant avec les hiérarques de son parti. Le serveur vient prendre la commande.

- Que prendrez-vous, monsieur le premier ministre ?

- Un steak, grogne Poutine.

- Et pour les légumes ? demande le serveur.

- Les légumes aussi prendront un steak, répond Poutine en désignant ses convives.

Pourtant, toujours peu de réactions médiatiques sur les tricheries poutiniennes ni sur les contestations de rue pour protester contre la fraude électorale.

Poutine a raison de déclarer : "Il s’agit d’un plan mis au point à l’étranger pour déstabiliser la société" et mettre en cause des menées américaines. Il sait qu’à Moscou comme à Paris, l’anti-occidentalisme est, même en temps de crise, une valeur refuge.

Vendredi  : " Des tests ADN pour retrouver ses ancêtres ". Le Figaro relate l’enthousiasme des Français pour des examens, autorisés à l’étranger, interdits en France mais accessibles sur Internet, qui permettent de découvrir son histoire génétique. Il suffit d’un seul prélèvement de salive pour apprendre le détail de son ascendance : peuple d’origine, région des ancêtres, lignée paternelle et maternelle. Plus fort encore : deux individus non apparentés mais portant le même patronyme, peuvent également savoir s’ils descendent d’un même parent, avec des investigations portant sur trois à vingt générations. Un technicien au CNRS, consulté, dit, sans fioritures, son opposition radicale : "Personnellement, je n’ai ni le besoin ni l’envie qu’on me mette dans une boite juifarabe ou celte, et que l’on me prédestine à quoi que ce soit".

C’est son droit, mais est-on obligé de partager ses envies ? Je sais des gens tourmentés par la question de leur origine, au nom de quel principe moral leur interdire de connaitre leurs racines ?

On retrouve ici le réflexe pavlovien, à moins qu’il ne soit lyssenkiste, de la communauté scientifique hexagonale qui proscrit tout ce qui peut toucher de près ou de loin aux « racial studies » à l’américaine, à commencer par les statistiques ethniques. Et peu importe leur éventuelle utilité scientifique ou sociale.

Dimanche, Vaclav Havel et Kim Jon Il sont morts. La preuve vivante de ce que l’anticommunisme est un humanisme.

 

 

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 17:20

 

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La semaine Goldnadel

Publié le 19 décembre 2011

Cette  étonnante  indulgence  médiatique  vis-à-vis  des  turpitudes  syndicales

 

Cette semaine, Gilles-William Goldnadel revient sur la condamnation de Jacques Chirac, les tests ADN et la proposition de loi qui pénalise le génocide arménien.

 

Lundi matin, Bernard Thibault sur France Inter. Quelques questions gentillettes sur les diverses mises en cause de la probité des syndicats. Mais sans pousser. Quelques jours plus tôt, Hervé Morin s’était vu reprocher avec plus d’insistance des relations qu’il n’avait pas avec un dignitaire étranger.

Sur la même antenne nationale, reportage émouvant sur un pirate somalien putatif mais aujourd’hui sans papiers à Paris. Rien sur les obsèques du policier assassiné auxquelles Guéant avait assisté la veille. Question de sollicitude.

Mardi, Nordine Amrani, un exalté récidiviste commet à Liège un massacre à la mitraillette. Au-delà du compassionnel, des marches "blanches et silencieuses" qui s’organisent, aucun commentaire analytique. Pas question, sans doute avec raison, d’exploiter un fait divers.

On voudra bien, toutefois, comparer avec le massacre en Norvège de cet été, commis en définitive par un insensé et pour lequel une grande partie de la classe médiatique aura voulu donner du sens, avec fourniture en prime de la liste des intellectuels conservateurs ayant inspiré son geste. (mon bloc-notes du 2 août Oslo ne doit pas faire oublier le terrorisme inspiré par la gauche radicale).

 

Jacques Chirac condamné à de la prison avec sursis

Jeudi, Chirac condamné, contre l’avis du parquet, à de la prison avec sursis.

L’ancien président ne fera pas appel. On peut mesurer dans cette abstention la dévaluation de peines autrefois infamantes, mais démonétisées par un usage excessif de la voie pénale. Beaucoup de commentaires insistant sur la personnalité attachante et sympathique d’un président que j’ai, personnellement, toujours considéré comme calamiteux à tous égards.

Parmi eux, beaucoup avaient tempêté contre une impunité qui pourtant s’imposait juridiquement. Ils auraient mieux fait, peut-être, de s’interroger, son mandat terminé, sur son hébergement à titre gratuit dans l’immeuble parisien de la famille Hariri.

Il est vrai que la même presse avait fait montre d’une égale délicatesse lorsque Roland Dumas, alors ministre des Affaires étrangères, entretenait des intelligences privilégiées avec la fille du ministre de la défense de Syrie.

Pas davantage aujourd’hui, n’importune-t-on le sénateur UMP Philippe Marini, par ailleurs responsable de la commission des finances de la haute assemblée et président du groupe parlementaire France Syrie, sur son silence assourdissant tandis que le massacre se poursuit.

Le même jour une délégation parlementaire d’Ankara tentait de convaincre les députés français de renoncer à légiférer sur le génocide arménien.

Une nouvelle loi Gayssot ne me parait, à titre personnel, pas davantage pertinente que celle qui réprime en France la contestation du génocide juif.

Mais les ottomans ne me paraissent pas davantage habilités à en discuter que les germains.

S’agissant toujours de la Turquie, celle-ci est régulièrement érigée en modèle démocratique pour faire taire les inquiétudes qu’inspirent les victoires électorales des islamistes.

Je conseillerai aux thuriféraires d’Erdogan de modérer grandement leur enthousiasme.

Il n’est en effet pas de jour où on annonce l’enfermement de journalistes ou d’écrivains rétifs à épouser la vision de l’AKP sur les questions religieuses, judiciaire, kurde ou arménienne. "Nous sommes confrontés à une répression que l’on n’avait pas vue depuis le coup d’état de 1980," déclare Kadri Gursel, éditorialiste au quotidien stambouli Milliyet", la première question que l’on pose désormais avant de traiter une information est : peut-elle gêner le gouvernement ?"

71 journalistes et écrivains sont actuellement incarcérés pour leurs écrits.

 

Blague de Poutine

Dans une excellente chronique de l’Express de cette semaine, Christian Makarian raconte cette blague russe, parait-il authentique : Vladimir Poutine est attablé au restaurant avec les hiérarques de son parti. Le serveur vient prendre la commande.

- Que prendrez-vous, monsieur le premier ministre ?

- Un steak, grogne Poutine.

- Et pour les légumes ? demande le serveur.

- Les légumes aussi prendront un steak, répond Poutine en désignant ses convives.

Pourtant, toujours peu de réactions médiatiques sur les tricheries poutiniennes ni sur les contestations de rue pour protester contre la fraude électorale.

Poutine a raison de déclarer : "Il s’agit d’un plan mis au point à l’étranger pour déstabiliser la société" et mettre en cause des menées américaines. Il sait qu’à Moscou comme à Paris, l’anti-occidentalisme est, même en temps de crise, une valeur refuge.

Vendredi  : " Des tests ADN pour retrouver ses ancêtres ". Le Figaro relate l’enthousiasme des Français pour des examens, autorisés à l’étranger, interdits en France mais accessibles sur Internet, qui permettent de découvrir son histoire génétique. Il suffit d’un seul prélèvement de salive pour apprendre le détail de son ascendance : peuple d’origine, région des ancêtres, lignée paternelle et maternelle. Plus fort encore : deux individus non apparentés mais portant le même patronyme, peuvent également savoir s’ils descendent d’un même parent, avec des investigations portant sur trois à vingt générations. Un technicien au CNRS, consulté, dit, sans fioritures, son opposition radicale : "Personnellement, je n’ai ni le besoin ni l’envie qu’on me mette dans une boite juifarabe ou celte, et que l’on me prédestine à quoi que ce soit".

C’est son droit, mais est-on obligé de partager ses envies ? Je sais des gens tourmentés par la question de leur origine, au nom de quel principe moral leur interdire de connaitre leurs racines ?

On retrouve ici le réflexe pavlovien, à moins qu’il ne soit lyssenkiste, de la communauté scientifique hexagonale qui proscrit tout ce qui peut toucher de près ou de loin aux « racial studies » à l’américaine, à commencer par les statistiques ethniques. Et peu importe leur éventuelle utilité scientifique ou sociale.

Dimanche, Vaclav Havel et Kim Jon Il sont morts. La preuve vivante de ce que l’anticommunisme est un humanisme.

 

 

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