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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 12:31

Paru dans FIGAROVOX - lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2017/01/02/31001-20170102ARTFIG00084-resolution-de-l-onu-sur-les-territoires-palestiniens-les-trois-oublis-d-obama.php


Publié le 02/01/2017

Résolution de l'ONU sur les territoires palestiniens: Les trois oublis d'Obama

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné la colonisation israélienne sans que Washington n'exerce son droit de véto. Pour Gilles-William Goldnadel, le progressisme du président démocrate est un faux courage.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

Résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU sur les territoires palestiniens. Grâce présidentielle accordée à Madame Sauvage.

Alors que je me demandais, cher lecteur, comment diable je pourrais prouver le lien entre ces deux sujets apparemment sans relation, alors que je craignais que tu ne prennes mes intuitions pour des obsessions, voilà que la préposée à la revue de presse de France Inter m'apportait bien gentiment son assistance radiophonique.

Avec une allégresse qui faisait chaud à entendre, elle citait ce 28 décembre l'article du Parisien intitulé «Pourquoi Hollande a gracié Jacqueline Sauvage»: «Un ami du président va jusqu'à le comparer avec Barack Obama, en fin de mandat, qui s'autorise des décisions qu'il n'osait pas jusqu'alors, comme de laisser passer une résolution à l'ONU condamnant la colonisation israélienne».

Et effectivement il y a entre ces deux décisions prises un premier point commun: le faux courage. Il faut en effet, dans le meilleur des cas, une belle naïveté pour considérer qu'une décision aussi démagogique que la grâce accordée à Jacqueline Sauvage et qui aura au demeurant recueilli l'assentiment unanime de tous les partis, relève d'une quelconque hardiesse. L'auteur aura constaté sur Twitter combien il est au contraire audacieux d'oser la contester.
Quant à Obama, à une quinzaine de jours de son départ, et alors que - nul ne l'aura remarqué - il aura attendu la défaite électorale de sa favorite pour sévir impunément contre Israël, il faudra m'expliquer où habite la témérité.

S'agissant tout d'abord de la résolution onusienne, je ne me ridiculiserai pas en plaidant que le droit international, depuis le traité de San Remo de 1920, a été foulé aux pieds, toute référence au Droit ou à l'Histoire est désormais contre-productive dès lors où elle se heurte à l'émotion d'une opinion internationale travaillée.

Je me bornerai donc à faire trois remarques difficilement contestables, même lorsqu'elles émanent d'un spectateur engagé mais qui prétend être au moins aussi honnête que certains journalistes français tenus théoriquement à l'objectivité.

La résolution ne fait aucune différence entre Jérusalem, en ce compris le Mur des Lamentations, et les autres territoires conquis par Israël à la suite de la guerre des six jours de 1967. Dans sa traduction française, elle évoque des «colonies», avec toute la connotation que le mot peut inspirer. Au demeurant, le gouvernement de Monsieur Valls a ordonné la mise en application de la circulaire européenne imposant l'usage de ce mot sur les produits fabriqués à Jérusalem. Cette résolution intervient quelques mois après que la filiale culturelle de l'ONU, l'Unesco, ne conteste tout lien entre Jérusalem et le peuple juif.
Par la grâce présidentielle de Messieurs Obama, les Juifs, même ceux qui en ont été chassés par l'épuration ethnique de 1948, sont donc des colons étrangers à Jérusalem. Mystères de l'antiracisme progressiste.

À propos d'opinion travaillée, j'écrivais récemment que la désinformation médiatique réside davantage dans ce qui est caché que dans des mensonges avérés. C'est ainsi que l'opinion publique française ignore la réaction de la première ministre britannique Theresa May au discours explicatif du dévoué secrétaire d'État John Kerry. Cette réaction a été reprise des centaines de fois dans la presse anglo-saxonne. Citons la donc en français: «Nous disons très clairement que les implantations sont loin d'être le seul problème de ce conflit. En particulier, le peuple d'Israël a le droit de vivre sans être menacé par le terrorisme, ce qu'il a été contraint de subir pendant bien trop longtemps. Par conséquent, nous ne pensons pas que la bonne façon de négocier la paix soit de se focaliser seulement sur les constructions dans les implantations, alors que le conflit entre les Israéliens et les Palestiniens est clairement bien plus complexe».

La première Anglaise faisait clairement référence au double refus des Arabes de Palestine de reconnaître Israël en tant qu'État du peuple juif et à renoncer au retour de la descendance de la descendance des réfugiés de 1948 au sein de cet État pour mieux le submerger. Il se trouve - et c'est le deuxième élément soigneusement occulté par la presse convenue - que quelques heures seulement après la résolution onusienne, le gouvernement de l'Autorité Palestinienne, par la bouche de son ministre des Affaires étrangères, se plaisait à réitérer ce double refus obstiné: «Nous n'accepterons jamais de reconnaître un État juif et nous continuerons à exiger le retour de tous les réfugiés» (Riad Al Maliki, le Jérusalem Post le 30 décembre).

Cette résolution de l'ONU justifie, de leur point de vue, l'irrédentisme septuagénaire des Arabes de Palestine. Un irrédentisme qui leur a fait refuser les propositions de Barack comme d'Olmert qui pourtant leur accordaient les concessions territoriales réclamées. Pourquoi attendre de la négociation ce qui est servi gratuitement sur un plateau par l'aréopage international ?

Précisément, l'attitude de l'ONU à l'égard d'Israël a été jugée, encore que tardivement, par un expert, en la personne de son Secrétaire Général sortant Ban Ki Moon.
Celui-ci a reconnu le 18 décembre l'invraisemblable partialité de l'organisation, qu'il dirigeait jusqu'au 31 décembre, à l'égard de l'État juif. Révélons ses déclarations au public français puisque - c'est la troisième occultation - il les ignore à ce jour:
«Durant les 10 années passées, j'ai soutenu que nous ne pouvons pas avoir un parti pris contre Israël à l'ONU. Des décennies de manœuvres politiques pour créer un nombre disproportionné de résolutions, de rapports de comités contre Israël ont anéanti la capacité de l'ONU à remplir efficacement son rôle.» (The Independent) .

Si le dirigeant principal de l'organisation internationale reconnaît une partialité qui la prive de toute compétence morale ou politique, la victime de cette injustice ontologique n'est-elle pas non seulement en droit mais en devoir de récuser ses édits les plus irresponsables ?

Seule la détestation venue du fond des temps qu'inspire l'État juif et, en corollaire, l'acceptation docile et extatique du récitatif palestinien sont en mesure d'expliquer l'inexplicable.

Cette victimisation essentialiste de l'être arabe palestinien explique l'attitude d'un président américain qui se sera conduit pendant ses deux mandats comme un islamo-gauchiste distingué et largement adulé par la classe médiatique progressiste.

On retrouve cet essentialisme victimaire, mais cette fois de nature féministe, dans la décision de François Hollande de gracier totalement une femme ayant délibérément assassiné son mari violent. Je n'ai rien à ajouter à ce qu'a très bien écrit ici Robert Redeker sur le sujet, sinon ces deux remarques sur ces deux bien cruels paradoxes:

Si Madame Sauvage avait été bien défendue, elle n'aurait pas connu deux échecs judiciaires successifs. Ses avocats auraient demandé et obtenu aisément les larges circonstances atténuantes auxquelles elle avait droit, plutôt que de se voir refuser justement le bénéfice d'une légitime défense introuvable. Elle n'aurait donc pas été graciée.

Comme souvent, ceux qui se sont réjouis le plus ouvertement de la grâce obtenue en faveur de la meurtrière sont les plus farouchement opposés à la peine de mort légalement donnée aux assassins.
Ainsi va le progressisme: La prison ne sert à rien, sauf pour le col blanc délinquant. La peine de mort est répugnante sauf pour le mâle blanc violent.

L'essentialisme progressiste est un cruel racisme.


 

 

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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 13:28

Paru dans Causeur http://www.causeur.fr/
http://www.causeur.fr/onu-israel-palestine-ban-ki-moon-41833.html

Le testament prophétique de Ban Ki-moon: l'ONU en faillite


La résolution sur la “colonisation israélienne” discrédite l'ONU

publié le 27 décembre 2016

Avec une jubilation à peine dissimulée, une bonne partie de la presse hexagonale, un quotidien national du soir en tête, s'est réjoui de cette résolution onusienne de Noël comme d'un cadeau de fête.
Pensez donc, le rite était maintenu, l'État juif morigéné avant la fin de l’année.
Le même jour, l'armée turque bombardait un village en Syrie et plus de 90 civils y laissaient leurs vies. Pas de quoi en faire un drame.

400 000 morts en Syrie, Obama reconnaissant son échec flagrant, les Nations Unies leur inutilité totale. Peu importe, ce qui comptait c'était de mettre Israël au ban des nations, pour sa politique de « colonisation ».
Oublions toutes les autres parties du monde dont le statut est largement aussi controversé: Tibet, Sahara occidental, Crimée, Kosovo, Chypre, Haut-Karabagh, Ossétie du Sud, etc. Oublions le caractère malveillant du mot « colonie » qui pourrait, dans ce cas, tout aussi bien convenir, sinon mieux, à ces territoires en France où sont implantées, souvent illégalement, en tout cas contre l'avis des autochtones, des populations étrangères aux mœurs bien différentes.

Il reste le principal: La crédibilité d’une organisation internationale décrédibilisée, le secrétaire général sortant Ban Ki-moon reconnaissait lui-même le 18 décembre que l'ONU s’était montrée trop injuste envers l'État d’Israël. Mais quel journal hexagonal aurait eu l'esprit de le relever ?

En août 2013, le même secrétaire général avait déjà expliqué qu'Israël n'était pas traité équitablement: « Malheureusement, en raison du conflit israélo-palestinien, Israël est accablé par la critique, il souffre de préjugés, et parfois même de discriminations ».

Entre 2006 et 2015, l'ONU a condamné Israël 61 fois, le reste du monde 56 fois…
Le 18 décembre dernier, devant le Conseil de sécurité qui a voté cette résolution israélienne, Ban déclarait que l'organisation avait voté un volume « disproportionné » de résolutions contre Israël, ce qu'il considérait comme ayant « anéanti la capacité de l'ONU à remplir efficacement son rôle ».
Ban ajoutait: « Durant les 10 années passées, j'ai soutenu que nous ne pouvons pas avoir un parti pris contre Israël à l'ONU ».

« Des décades de manœuvres politiques pour créer un nombre disproportionné de résolutions, de rapports de comité contre Israël » concluait le secrétaire général qui faisait le bilan de sa présidence à la tête de l'ONU. Toutes ces déclarations peuvent être vérifiées dans The Independent, un journal pourtant fort hostile à la politique israélienne. Vous ne le trouverez pas dans la presse française.

On peut penser ce que l'on veut du statut des territoires controversés en Judée. Au plan du droit international, et depuis le traité de San Remo de 1922, c'est une hérésie juridique d'évoquer des « territoires occupés ». Mais qui se soucie du droit international, lorsque la politique s'en mêle ? Il n’en demeure pas moins que la majorité des habitants qui s'y trouvent sont hostiles à la présence juive. Et même des Français qui ne s'y trouvent pas et qui réclament leur expulsion quel que soit leur statut à venir alors qu'ils seraient horrifiés de voir expulser des étrangers illégaux en France…

Il n'empêche, lorsque Ban Ki-moon considère que l'ONU, par son attitude pathologiquement injuste envers Israël, a perdu toute crédibilité pour tenter de régler les conflits, il n'est pas interdit à ceux qui défendent Israël de le considérer aussi.

On a déjà récusé un juge déshonnête pour moins que ça.

 

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26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 15:17

Paru dans FIGAROVOX - lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2016/12/26/31003-20161226ARTFIG00088-attentat-de-berlin-retour-sur-une-tragedie-4-acte.php

Publié le 26/12/2016


Attentat de Berlin: Retour sur une tragédie en 4 actes

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Gilles-William Goldnadel revient sur l'attentat contre le marché de Noël de Berlin. Pour lui, cette tragédie révèle une nouvelle fois «la candeur occidentale» face à l'islamisme.
 
Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

 

À longueur d'articles, je professe l'idée, assez ingrate, que notre environnement politico-médiatique relève, littéralement, de la psychopathologie collective. Autrement dit souffre d'une folie post-traumatique héritée du choc de la deuxième guerre mondiale.

La consternante tragédie autour du massacre du marché de Noël de Berlin apporte, une fois de plus, la triste démonstration comportementale d'une candeur occidentale maladive , en quatre actes dignes d'une mauvaise farce.

Acte 1. Assassin et réfugié. Il s'appelle Anis Arsi. Il quitte sa Tunisie au moment où son dictateur Ben Ali en est chassé par une révolution du jasmin dont le parfum printanier arabique exhale de ses odeurs enivrantes les narines progressistes extatiques. Comme réfugié migrant ayant droit au bénéfice d'un droit d'asile obligatoire, on pouvait trouver mieux.

Connaissant la triste mélopée à seriner à l'oreille des benêts, il se prétend mensongèrement mineur non accompagné. Pour témoigner de sa gratitude aux Siciliens dont chacun loue la chrétienne hospitalité, il poursuit ce qu'il n'a jamais cessé: le vol. Il n'est pas pour si peu renvoyé dans son pays.

Acte 2. L'Allemagne nouvelle et généreuse. Il y poursuit ses activités volantes sans désemparer. Les autorités fédérales, un peu lasses de ses pratiques, demandent à la Tunisie de leur confirmer qu'il est bien un de leurs compatriotes.

Les autorités de Tunis, conformément semble-t-il à un comportement fréquent, le nient effrontément . Elles le reconnaîtront comme compatriote immédiatement après le massacre… Au reste, l'expulsion du délinquant d'habitude se serait révélée aléatoire. Bien que les fonctionnaires germaniques s'efforcent de faire admettre que les pays du Maghreb sont des contrées de retour «sûres» pour les expulsés, au sens juridique du droit d'asile, les députés Verts allemands le contestent au regard de la situation des homosexuels en Algérie, au Maroc et en Tunisie. Arrêt sur cette image de la névrose islamo-gauchiste: les mêmes qui minimisent ordinairement l'islamo-homophobie pour ne pas être islamophobes, la surestiment extraordinairement pour empêcher l'expulsion des islamistes et des délinquants. Folie douce.

Mais Anis Arsi, le futur assassin en série, n'est pas seulement un délinquant récidiviste, il est constamment dans le viseur de l'antiterrorisme allemand, au regard de ses fréquentations djihadistes. En raison d'un juridisme étroit et culpabilisé, il ne sera pas inquiété pour autant et pourra commettre le massacre des innocents en toute tranquillité. Folie dangereuse.

Acte 3. La fuite. Un ministre Vert de Hambourg du nom de Till Steffen décide de retarder l'avis de recherche du bourreau de Berlin, pour ne pas «stigmatiser» les musulmans. On aurait tort de se moquer du Vert d'outre-Rhin. Nos rouges bien de chez nous ne valent pas mieux. De M. Hamon qui explique doctement que les femmes de Trappes sont interdites de café en raison «d'une tradition ouvrière» à mademoiselle Autain qui va boire un coup dans un bar strictement garanti sans femme pour prouver qu'il y en a au moins une.

Suite et fin de la cavale de notre Anis. Il est mis, enfin, hors d'état de nuire dans une rue de Milan. Notre ministre de l'intérieur diplômé, mais certainement pas de géographie, appelle à la plus grande prudence ceux qui prétendent, pour illustrer la porosité des frontières nationales en période d'alerte maximale, qu'il serait passé sans encombre par notre pays. C'est donc que Chambéry, où il a été repéré, n'est plus en France, par décret ministériel.

Acte 4. La morale médiatique pavlovienne en fond sonore. Il est grandement à craindre que ce sur quoi je suis en train d'ironiser, sans doute pour exorciser ma tristesse et ma colère, sera dénué de toute portée curative.
À chaque tuerie, une analyse clinique des causes évidentes et indiscutées, devenu rituelle, est rapidement oubliée. C'est tellement loin, le Bataclan, l'HyperCacher, Nice, St-Etienne-du-Rouvray… demain Berlin sera lointain.

Les commentaires médiatiques pendant que l'assassin de Berlin courait encore et qu'on ignorait son identité, comme à chaque fois, étaient davantage dirigés contre ceux qui mettaient en cause la dangerosité du phénomène migratoire, que vers l'assassin ou ses victimes. Sauf lorsqu'il s'agissait d'admirer la lueur vacillante d'une bougie.

Malheur à ceux qui avaient, un peu vite, tiré argument de l'arrestation d'un afghan innocent. Après tout, on pouvait encore espérer peut-être quelque chose de l'extrême-droite allemande...
L'Obs restait toujours aux aguets. Le pauvre ne s'était toujours pas remis de cet article du 5 août 2015 intitulé doctement: «Huit idées reçues sur les migrants» parmi lesquelles, à combattre sans répit, la sotte selon laquelle ils seraient «peu éduqués» et surtout celle, encore plus monstrueusement fausse, qu'il y aurait «des terroristes parmi eux».

Un argument, subsidiaire, était distillé sans grande modération. Les migrants n'étaient pas toujours responsables des derniers attentats.

La preuve indiscutable: À côté de ceux responsables, il est vrai, de certains attentats en France comme en Allemagne, il y avait aussi les Merah, les Nemmouche, les Coulibaly, les Kouachi…

Admirez, je vous prie, l'argument. Presque patriotique. Défense de craindre la migration islamique ou de s'en plaindre, puisque l'immigration islamique, mais de facture française, est également responsable des autres attentats. On peut donc encourager la première sans appréhension pour renforcer la seconde sans prévention.
Malheur encore à ceux qui avaient le goût abject de vouloir, tels des vautours au-dessus d'un cadavre, «récupérer» l'attentat de Berlin pour en tirer, une nouvelle fois, une leçon politique.

On peut, on doit conclure à la montée du racisme lorsqu'un Comorien est jeté dans la Seine. On peut, on doit conclure à la montée dangereuse de l'extrême-droite lorsque Clément Meric meurt dans une rixe entre fascistes bruns et fascistes rouges. On peut, on doit conclure à la brutalité étatique lorsque le manifestant Rémi Fraisse est tué involontairement par une grenade. On peut, on doit exiger immédiatement, on obtient, la fermeture des centrales nucléaires au lendemain de la catastrophe de Fukushima, au nom du principe de précaution. Mais interdiction de conclure à la dangerosité de migrants manipulés par l'État islamique, à la suite d'un énième attentat, sous peine d'une immonde récupération.

Voilà pourquoi les corps des innocents de Berlin, à peine ensevelis dedans la terre froide, on peut d'ores et déjà le prophétiser, ne seront pas les derniers. Le comportement largement inconscient et désormais automatique d'un personnel politique et médiatique d'une candeur maladive revient à abandonner les populations à une insécurité physique et sociétale confondante.

Il en faudra encore du temps, des morts et des combats pour que l'islamo-gauchisme névrotique soit clairement diagnostiqué pour ce qu'il est: Une perversion masochiste occidentale alimentant une hystérie sadique et paranoïaque orientale.

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 14:53

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http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/12/19/31001-20161219ARTFIG00101-goldnadel-laurent-wauquiez-la-creche-de-noel-et-nous.php


Publié le 19/12/2016

Laurent Wauquiez, la crèche de Noël et nous

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Dans les colonnes du Figaro, Natacha Polony a critiqué l'initiative de Laurent Wauquiez d'installer une grande crèche au siège de la région Auvergne-Rhônes-Alpes. Pour Gilles-William Goldnadel, il faut a contrario la saluer.
Natacha Polony: «Le baudet de la crèche»

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.


J'ai lu l'article de ma chère Natacha Polony, vitupérant, entre alacrité et ironie, l'initiative de Laurent Wauquiez d'installer une grande crèche au siège de la région Auvergne-Rhône Alpes.

Après avoir, évidemment sans barguigner, reconnu les racines chrétiennes de la France, Natacha prête au président du Conseil Régional précité des arrière-pensées politiciennes et observe que c'est la première fois qu'une crèche est installée au sein du Conseil Régional.

Surtout, Natacha Polony anticipe l'argument de Tariq Ramadan et autres meneurs de l'islam politique lorsqu'ils réclameront la réciprocité d'installer à l'intérieur des endroits qu'ils contrôlent des symboles mahométans.
Je ne suis sûr de rien, mais je crois qu'elle se trompe.

D'abord, prêter à Laurent Wauquiez des arrière-pensées électoralistes relève du procès d'intention. On peut penser espérer être populaire sans être forcément populiste, en tout cas participer sincèrement à un combat utile.

Je suis de ceux qui pensent que ce combat est aussi urgent et nécessaire que celui pour la défense de la laïcité.
Pour le nommer, il s'agit évidemment de la défense des traditions et du paysage chrétien de la France et de ses racines judéo-chrétiennes.

Qu'on me permette à ce stade un souvenir d'enfance que j'ai rappelé dans certains de mes livres. Dans la France catholique des années 60, le petit juif que j'étais ne pouvait dormir dans une chambre de clinique en présence d'un crucifix , sans appréhension. Et le glas des cloches d'églises lui donnait le bourdon.

Aujourd'hui, dans cette France dont les plus hautes autorités musulmanes proposent sérieusement de transformer les églises en mosquées, dans cette France où l'on égorge les curés, et où la pression démographique islamique s'impose au mépris des lois et de la volonté de son peuple, le petit enfant juif, qui ne se renie pas, s'est senti dans l'impérieuse obligation de signer la pétition «Touche pas à mon église !».

Alors oui, quand bien même il n'y aurait jamais eu de crèche à l'intérieur du Conseil Régional auvergnat, il ne me paraît pas déplacé ni intempestif qu'il y en ait à présent une là-bas et maintenant.
Certainement pas pour imposer un culte, ce que personne au demeurant ne croit, mais pour défendre notre culture nationale en danger.

L'urgence du combat impose, il me semble, l'absence de précautions et de complexes. Peu importe ce que Tariq Ramadan et ses amis peuvent bien dire ou exiger, nous devrions exiger, comme le font déjà certains pays et mes amis musulmans comme l'imam Chalgoumi, l'interdiction de l'islam politique dont les Frères musulmans sont les représentants en France les plus dangereusement efficaces.
Je ne suis sûr de rien, car les arguments de Natacha Polony sont loin d'être hirsutes, mais je suis sûr qu'elle devrait réserver, en matière de clientélisme opportuniste, ses traits les plus acides aux politiciens et fonctionnaires peu ou prou islamo-gauchistes plutôt qu'à Monsieur Wauquiez et à ses compagnons d'armes.

Aux petits esprits hors-sol de Bruxelles, qui oublient dans leur calendrier les fêtes chrétiennes.
Aux responsables de Radio France, qui défraient les journalistes juifs et musulmans lorsqu'ils observent leurs fêtes religieuses respectives, au rebours des catholiques pratiquants.

À la mairie de Paris, qui organise la nuit du ramadan aux frais du contribuable laïc.
À l'ineffable Clémentine Autain et à tous ses amis laïcs et progressistes qui organisaient dimanche à Saint-Denis une «Conférence Internationale contre l'islamophobie» avec les compagnons de Tariq Ramadan, du CCIF, du Parti des Indigènes de la République, et autres mouvements francophobes qui ne dissimulent même plus leur espoir de voir la France un jour musulmane et respectant la charia.

Pour rester un pays libre et laïc, encore faut-il rester libre et rester un pays.

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 14:47

Paru dans FIGAROVOX - lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/12/12/31001-20161212ARTFIG00154-goldnadel-le-delit-d-entrave-numerique-contre-la-rebellion-electronique-des-gueux.php

Publié le 12/12/2016


Le délit d'entrave numérique contre la rébellion électronique des gueux
 
FIGAROVOX/CHRONIQUE - La gauche a créé un nouveau délit d'entrave numérique contre les sites anti-IVG. Pour Gilles-William Goldnadel, vouloir défendre à ce point un droit à l'avortement nullement attaqué pourrait dissimuler une pulsion destructrice contre la liberté.
 
 
Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.


 
Mes fidèles lecteurs savent que je ne répugne pas à questionner la psychologie collective, derrière les comportements politiques apparemment inexplicables. Je tenterai donc de soumettre la loi liberticide réprimant les prétendues désinformations électroniques sur l'avortement à cette analyse. Je ne reviendrai pas sur la loi elle-même, tout a été écrit, et bien, à son propos et notamment dans ces colonnes.
 
Les socialistes, à l'origine de ladite loi, n'ont aucune raison de craindre la moindre menace sur le droit à l'avortement, et ils font, au demeurant, à peine semblant. À un premier degré d'explication, le simple fait de s'interroger moralement et à voix haute sur l'avortement, ou sur ses dérives abusives, leur apparaît comme une faute morale consubstantielle.

Le fait que François Fillon ait pu ainsi publiquement indiquer qu' «à titre personnel» il était hostile à l'avortement même s'il reconnaissait sans enthousiasme excessif obligatoire le droit légal des femmes à le pratiquer librement , dans le droit fil de la loi Veil, a été en conséquence considéré comme un crime de lèse-féminisme.

«À titre personnel». Il n'en fallait pas plus pour qu'Augustin Trapenard, reprenne ironiquement cette antienne la semaine dernière sur l'antenne . Sur France Inter, avec Josiane Balasko, représentante emblématique de l'artiste progressiste, on s'en donna à coeur-joie pour railler, à titre personnel, le représentant désormais emblématique de la pensée conservatrice. Avec cette manière supérieurement goguenarde que l'on entend plus désormais que dans les micros du microcosme capitonné de service public, la comédienne fit observer finement, du moins le croyait elle: «que les adversaires de l'avortement étaient généralement les partisans de la peine de mort». Puis-je faire remarquer respectueusement que l'argument - faux - est inopérant parce que réversible, car généralement les partisans les plus résolus de l'avortement sont également les plus déterminés à considérer la peine de mort donnée aux assassins comme le crime absolu ? Exception faite, bien entendu lorsqu'elle est donnée collectivement et massivement par Castro et autres héros sur des braves gens.

À titre personnel, et ne considérant pas religieusement la vie, je me permettrai de dire que je suis très modérément en faveur du droit à l'avortement et de l'abolition de la peine de mort, même si je me garderais bien de couvrir d'injures ceux qui ne partagent pas mon avis, tant le mien est peu assuré.

C'est dire que je me garderais bien également de restreindre leur liberté. Il est vrai que je ne suis pas socialiste.
À ce stade en conséquence, je n'écarte pas l'idée que sous ce comportement irrationnel de vouloir défendre à ce point un droit à l'avortement nullement attaqué, se dissimulerait dans l'ombre une pulsion destructrice de mort, en tous les cas morbide.

En tout état de cause, et a un second niveau d'analyse, cette rage de colère rouge à vouloir interdire et sanctionner une prétendue désinformation sur la toile - nullement avérée - dissimule à peine l'impuissance à combattre cette rébellion électronique irrésistible des gueux contre feu la toute-puissance de l’idéologie gauchisante.

On assiste en effet de part et d'autre de l'Atlantique, et davantage encore depuis l'élection de Donald Trump, à une attaque en règle par la pensée conforme: ici contre la fâcheuse sphère, là-bas contre des sites de désinformation répandant paraît-il une «post-vérité» qui seule pourrait expliquer la folie populiste.

L'idéologie à la domination désormais contestée devrait s'interroger, si toutefois elle était accessible au doute, sur les raisons de cette désaffection d'un public dubitatif et ambulant qui l'a fait migrer du papier à l'écran.
Je ne méconnais certes pas les dangers d'Internet, mais la désinformation idéologique ne l'aura pas attendu.
C'est dans un journal en papier que les lecteurs du Monde ont pu croire, à lire son correspondant au Cambodge, que la population de Phnom-Penh, en liesse, faisait un accueil fleuri à ses libérateurs Khmers rouges.

Deux jours plus tard, la même population était jetée sur les routes, avant le génocide communiste.
C'est sur un écran télévisé de la deuxième chaîne nationale de service public que son correspondant à Jérusalem, sans le moindre élément factuel, affirma péremptoirement qu'un petit palestinien avait été assassiné froidement dans les bras de son père par la soldatesque israélienne. Daniel Pearl, journaliste et juif, comme beaucoup d'autres depuis, a été assassiné par les islamistes sous la photo du petit «martyr» Mohamed Al Dura.

Hier encore, CNN, suivi allègrement par le Monde, affirmait que Donald Trump allait poursuivre son activité dans la télé-réalité pendant sa présidence dans le cadre de l'émission «Celebrity Apprentice». Patatras ! Dans un tweet joyeux qui a le don de mettre en rage les soi-disant sérieux, le président élu les démentait gaiement.
On remarquera dans ces trois désinformations choisies parmi des milliers, qu'elles ont en commun de faire plaisir à l'informateur désinformant.

Bien entendu, la désinformation la plus efficace réside moins dans les mensonges contrôlables que dans les informations soigneusement cachées.

Ainsi on remarquera qu'à l'exception de Valeurs Actuelles, aucun média national n'aura révélé que la présidente du Syndicat de la Magistrature venait d'être, par décision de la Cour de Cassation, définitivement renvoyée devant le tribunal correctionnel dans la célèbre affaire du mur des cons.

Il est vrai que pareille information n'était pas de nature à plonger la presse convenue dans un état profond d'exaltation.
En dépit de toutes ces désinformations et désinformations, il n'est pas à craindre que le pouvoir socialiste fulmine une nouvelle loi de répression.

Seul, le droit à la liberté de dire sa part de vérité idéologiquement contestée est légalement avorté.
Mais ils peuvent toujours vitupérer, tempêter, excommunier, menacer, sanctionner, le pouvoir encoléré et son idéologie imprimée sont aujourd'hui impuissants à impressionner le lecteur et demain l'électeur.

 

 

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 11:00

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http://www.lepoint.fr/chroniques/goldnadel-alep-l-encre-antipathique-07-12-2016-2088559_2.php
      
Publié le 7 décembre 2016

Alep: L'encre antipathique

Soutenir Assad est non seulement immoral, mais irréaliste, s'emporte l'avocat Gilles-William Goldnadel. Qui s'étonne du silence des médias français...

Autant l'écrire tout de suite, je ne me fais pas l'ombre d'une illusion. Dans ce conflit syrien inextricable et confus, ma parole est inaudible. Et le message écrit qui va suivre est pratiquement illisible, d'autant plus qu'il est écrit à l'encre antipathique. Mais je l'écris tout de même. Pour me regarder sans honte et prendre date.

Le message scellé dans une bouteille lancée dans la mer des sarcasmes est le suivant: La prétendue realpolitik – à la mode aujourd'hui, plus à droite qu'à gauche, et qui exige que même lorsque les enfants d'Alep, dans les hôpitaux et dans les écoles, expient les fautes qu'ils n'ont pas commises, il faille soutenir Assad – est non seulement immorale, mais irréaliste. Elle est évidemment totalement immorale, car trop c'est trop. Un régime dictatorial et sanguinaire qui cible délibérément et spécifiquement des écoles et des hôpitaux et envoie sur eux les gaz et des tonneaux incendiaires est insoutenable et inexcusable. Mais ceux qui me connaissent savent que je ne souhaite pas particulièrement être enterré au paradis des moralistes désincarnés et que je sais surtout l'enfer pavé des meilleures intentions.

Mais c'est sur le terrain du réel que j'entends contester l'expertise supposée des défenseurs de la realpolitik. Tout d'abord, à Alep, l'organisation État islamique et ses détestables suppôts sont pratiquement absents. Dans la ville martyre, c'est principalement le front al-Nosra qui combat Assad et ses supplétifs iraniens et hezbollahis. Entre ces deux rivaux islamistes radicaux utilisant la terreur – l'un sunnite, l'autre chiite –, notre cœur moral et notre cerveau raisonnant ne sauraient balancer d'une quelconque manière.

La Syrie est condamnée à tout jamais à être divisée

Je sais bien, et mes amis à droite me le serinent souvent, que le régime bassiste syrien est plus tolérant à l'égard de la minorité chrétienne que les islamistes de tout poil. Je leur donne raison et j'en sais quelque chose. Qu'on me permette l'anecdote : en ma qualité de président de France-Israël, j'avais invité au début de la guerre civile une sœur syrienne d'origine palestinienne venue dire à l'assemblée que quand bien même elle n'approuvait pas le régime cruel d'Assad, elle le préférait aux bourreaux islamistes qui détruisaient les églises et massacraient les fidèles à la croix. Qu'avais-je fait là ! Je ne sais plus quel folliculaire de La Règle du jeu, la revue de BHL, m'accusa ni plus ni moins d'être un suppôt du régime. Moi qui, pratiquement dans le désert depuis plus de 20 ans, reprochait à Hafez puis à son rejeton les massacres commis en masse à Hama ou ailleurs dans l'indifférence la plus totale d'un journal du soir qui à l'époque disait officiellement et le bien et le mal…

Mais pour autant, et alors même que quoi qu'il arrive désormais, la Syrie est condamnée à tout jamais à être divisée, est-on tenu de délivrer un chèque en blanc à la radicalité chiite, à l'Iran obscurantiste des mollahs et au Hezbollah terroriste ? Mes amis de droite me serinent encore que Churchill, pourtant anticommuniste de bon aloi, avait bien dû choisir Staline plutôt que Hitler. C'est vrai, et il avait eu raison. Sauf que.

Sauf que c'était après avoir vainement bataillé contre les pacifistes irréalistes britanniques qui avaient refusé de s'armer contre Hitler.

Sauf que Staline, au moment du choix churchillien déchirant, était infiniment moins puissant que Hitler. Dans notre présente espèce, l'État iranien et le Hezbollah sont infiniment plus puissants que le pseudo État islamique sur le recul et non présent à Alep.
Sauf que, après Stalingrad, et contrairement à la crédulité (déjà) de son allié américain, Churchill commençait à envisager Staline avec une méfiance redoublée.

Une offre politique entre le mauvais et le mauvais

À présent que l'organisation État islamique recule partout, il est temps de regarder avec une égale méfiance la radicalité islamiste chiite. Je l'ai dit, je me fais peu d'illusions sur mes chances d'être entendu. D'autant plus que l'on dira que mes sympathies pour Israël ne sont pas pour rien dans l'envoi de cette bouteille en Méditerranée.

Et on aura parfaitement raison. On voudra bien pardonner effectivement le fait que le régime de Téhéran – qui fait graver sur ses missiles balistiques, dans l'indifférence absolue du monde, « Israël doit être détruit » – ne m'inspire pas une sympathie ou une confiance illimitée. Mais lorsqu'on s'intéresse de près au drame du Proche-Orient, il n'est pas impossible d'avoir quelques intuitions d'ores et déjà confirmées pour partie.

Même s'il est antipathique et cruel de le faire observer : l'offre politique au sein du monde arabo-islamique est encore aujourd'hui entre le mauvais et le mauvais. Raison pour laquelle je n'ai jamais cru au printemps arabe, contrairement à tous les bons esprits qui m'accablaient alors et parlent avec la même assurance aujourd'hui.
Qu'il me soit enfin et surtout permis, avec une immense amertume, de constater que les défenseurs autoproclamés des droits de l'homme, ceux que j'appelle les islamo-gauchistes, qui étaient descendus en masse dans les rues de Paris pour crier leur haine d'Israël – quand ce n'était pas des juifs – sous le prétexte de la guerre à Gaza déclenchée par le Hamas, se sont mis aux abonnés absents durant toute la durée du grand massacre.

Deux poids, deux mesures

Que l'on s'en souvienne: Quand les Arabes sont massacrés par des Arabes, quand des musulmans sont massacrés par d'autres musulmans et non par des Occidentaux chrétiens ou juifs, ils ne méritent pas qu'on mette le nez dehors.

Il y a quatre ans, l'ensemble des journaux télévisés ouvraient systématiquement sur le conflit israélo-palestinien, il est vrai qu'il était plus sûr pour un journaliste d'être présent à Gaza – dès lors qu'il était docile à l'égard du Hamas – plutôt qu'à Alep. Dans ce cadre médiatique et intellectuel déjà bien psychologiquement balisé, les diplomates, les politiques, l'ONU n'entendaient précisément regarder le conflit que sous un angle prétendument purement moral… Et pourtant…, les missiles islamistes partaient de Gaza, les boucliers humains existaient déjà à Gaza, et les frappes chirurgicales israéliennes ne visaient pas les hôpitaux. Pour imparfaites, elles étaient autrement moins meurtrières et bouchères que celles du camp Assad et de ses alliés.

Je prends date, vous dis-je.

Il est des jours où la morale rejoint le droit et l'intérêt. Même un point de vue tristement et dramatiquement réaliste ne saurait nous faire abandonner ces enfants d'Alep qui sont aussi les nôtres.

 
Gilles-William Goldnadel est un avocat franco-israélien, président de l'Association France-Israël.

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 10:36

Paru dans FIGAROVOX - lefigaro.fr

http://www.lefigaro.fr/vox/

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/12/05/31001-20161205ARTFIG00188-hollande-cambadelis-et-royal-a-cuba-le-naufrage-du-parti-socialiste.php
 

 

Publié le 05/12/2016

Hollande, Cambadélis et Royal à Cuba: Le naufrage du Parti socialiste
 
FIGAROVOX/CHRONIQUE - Le patron du PS a remis en cause toute la stratégie du quinquennat en cours, estimant comme Martine Aubry que le président avait été «flou». Pour Gilles-William Goldnadel, François Hollande ne peut être tenu comme seul responsable de l'échec de la gauche.
 
Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

 
Rarement à court d'un argument baroque, Jean-Christophe Cambadélis nous a livré ce dimanche sur RTL son explication définitive sur l'impopularité de François Hollande.

Le premier secrétaire du Parti Socialiste va chercher loin derrière les causes de la déconvenue. Il se fait historien. Il rappelle que Martine Aubry qualifiait le programme de François Hollande de «flou».
«Elle avait raison et je n'ai pas compris que les gens qui étaient en accord avec elle (Arnaud Montebourg ndlr) ne l'aient pas soutenue au deuxième tour. Et à partir de là s'est composé un gouvernement où il y avait deux lignes, d'où les couacs, les cacophonies

Vous avez bien lu: M. Cambadélis remet ainsi en cause toute la stratégie développée par le président de la république au cours de son quinquennat. Peut-être aurait-il été bien inspiré de nous faire part de ses vues avant une déconvenue publique qu'il est autorisé de trouver tristement pitoyable, même lorsqu'on a le coeur à droite.

Et si on allait chercher des ingrédients moins indigestes dans le pot de déconfiture ?
Tous ne sont pas à placer uniquement au débit du président décevant, mais aussi à un système médiatique ultra-critique et systématiquement négativiste envers les politiques. A fortiori lorsqu'ils ne font pas le poids requis.

L'homme Hollande est ce qu'il est. Intelligent mais avant tout madré. Sympathique plutôt que gentil. Un physique trop normal, encore que quelquefois, révérence gardée, un peu ahuri sur la photographie.
Un caractère aussi à l'indécision trop anormale.

Les artistes pétitionnaires du JDD, contempteurs de ce qu'on a appelé le «Hollande bashing», l'avaient oublié, mais ce qui n'était pas qu'un phénomène imaginaire, avait succédé à un «Sarkozy bashing» peut-être encore plus extravagant dans lequel l'ancien chef d'État était accusé régulièrement de tenir entre ses mains la presse et d'être une manière de fasciste.
Le monde médiatique serait bien inspiré de penser avec humilité que la perte de crédibilité dont il souffre dans le public puise partie de ses raisons dans l'exaspération qu'il suscite devant son sentiment de supériorité morale à l'égard des autres acteurs de la société, en ce compris les politiciens.


À cet égard, il était quelque peu piquant de voir les deux journalistes auteurs d'un livre au titre assassin venir plaindre un peu tard l'homme un peu trop bavard. Lorsqu'on lit l'ouvrage qui porta l'estocade, le plus pathétique est d'y apprendre que le confident incontinent escomptait beaucoup de celui-ci.


Étrange époque transparente donc impudique, où les oreilles ont remplacé les murs, et où il n'existe plus de secret, ni d'alcôve, ni d'État.

Quoi qu'il en soit, et pour reprendre au passage la combien tardive critique Cambadélis sur le programme Hollande, il apparaissait clairement à ceux qui avaient des yeux que le candidat «normal» n'avait ni la taille de l'emploi ni les moyens de ses promesses.

Et pourtant il fut élu. Sans insulter le scrutin démocratique, il faut bien constater que souvent le citoyen électeur à une conduite sadomasochiste. Il adore chasser du lit royal le souverain qui l'occupe pour y mettre à sa place un nouvel amant plein de promesses auxquelles il feint de croire, pour avoir l'étrange plaisir quelques moments plus tard de se dire cornard.
En conséquence, et pour être en la circonstance, ni populiste, ni démagogue, la faute première d'avoir élu le premier des Français incombe à ces derniers.
Ayant donc plaidé quelque peu à décharge mais sans conviction, vient le réquisitoire sans excès de passion.

Laissons de côté un bilan économique et social assez calamiteux.
Le fiscalisme idéologique aura définitivement terrassé la compétitivité des entreprises avec ses conséquences sur l'emploi. Toutes les tentatives ultérieures d'y remédier en jouant petit bras auront été autant de cautères sur une jambe de bois.
Mais c'est évidemment l'affaire Léonarda qui aura définitivement cloué justement le tergiversant sur la croix.

Jamais autant que ce jour là les Français n'avaient pu constater, avec autant d'effroi, à la fois l'arrogance d'une certaine immigration illégale et forcée à l'égard de la France, et à la fois la faiblesse insigne et obséquieuse du représentant suprême de la gauche morale à l'égard de celle-ci.

Les Français avaient bien compris que c'était moins par charité mal ordonnée que par soumission à une idéologie que j'oserais nommer «altérophile», bien en cour à gauche, que le président s'était couché devant une jeune fille ingrate.

Le fait que dans ses confidences du soir à ses deux visiteurs, il ait décrit l'immigration massive comme invasive et insupportable et l'islam comme inquiétant constitue a posteriori une circonstance aggravante.

Un président ne devrait pas faire ça lorsqu'il dit tout bas comme le gros de son peuple.
M. Cambadélis devrait bien se faire à la réalité: qu'il n'aille pas chercher l'explication trop loin. Les gens de ce pays ne supportent plus sa gauche. Moins pour des raisons économiques il est vrai, que pour des raisons sociétales et culturelles.

La réaction dont le président définitivement sortant est la victime est profonde dans ses causes et épidermique et urticante dans ses effets.
Et ce n'est pas l'extravagant discours de Mme Royal, rendant un hommage appuyé au régime castriste qui mettra du baume sur la plaie irritée.

La semaine dernière, dans ces mêmes colonnes, je faisais un sort aux sorties du secrétaire général du PCF, de Mme Clémentine Autain, féministe radicale mais adoratrice des barbus de tous poils, et de Jean-Luc Mélenchon, conservateur officiel du souvenir de Maximilien Robespierre.

Que les marxistes invétérés célèbrent un dictateur du prolétariat fantasmé est une chose, que la numéro trois du gouvernement les imite idéologiquement servilement, en dit long sur l'état intellectuel et mental de la gauche morale.
En bonne antifasciste, elle aurait évidemment poussé le cri Hitler! si les autrichiens avaient choisi Hofer.

Voilà ce qui désormais irrite les Français.

François Hollande aura désormais tout le loisir d'expliquer cela à M. Cambadélis et à son ancienne compagne. À voix basse.

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 16:23

PARU SUR LE SITE www.valeursactuelles.com

http://www.valeursactuelles.com/politique/goldnadel-lhommage-indecent-de-segolene-royal-castro-46178

5 décembre 2016

Tribune. Chaque semaine, Gilles-William Goldnadel propose aux lecteurs de Valeurs actuelles son regard sur l'actualité.

L'hommage indécent de Ségolène Royal à Castro

On peut gloser longtemps sur les causes de la déconfiture assez pitoyable - au sens littéral - de François Hollande.

L'une des plus puissantes, au-delà du manque de carrure d'un homme trop normal et de l'indécision trop anormale de son caractère, repose sur l'exaspération populaire grandissante qu'inspire désormais la gauche française. Et l'hommage vibrant rendu hier dimanche par Ségolène Royal, à la Havane, au bilan de Fidel Castro - rejetant dédaigneusement les accusations de violation des droits de l'homme - ne fera rien pour calmer une irritation devenue urticante.

Que la semaine dernière, Pierre Laurent, petit timonier du PCF, Clémentine Autain, féministe mais adoratrice de barbus de tous poils, ou Maximilien Mélenchon, chaveziste estampillé, se soient incliné devant la mémoire du dictateur de La Havane reste dans le triste ordre gauchisant des choses. Mais que l'une des incarnations les plus emblématiques de la gauche morale et moderne ait pu les contrefaire, montre à quel point encore les socialistes demeurent, envers et contre tout, à la remorque idéologique de la radicalité marxiste.

Il est inutile d'indiquer à Mme Ségolène, qu'ainsi que je l'écrivais la semaine dernière dans le Figaro, Castro n'était pas seulement un dictateur, mais aussi un boucher et un équarrisseur. Elle s'en moque royalement. Elle aurait tout de même été bien inspirée de consulter l'article du Wall Street Journal du 30 décembre 2005. Cela aurait pu  tempérer sa très pieuse homélie. Elle y aurait appris que le 27 mai 1966, 3,5 litres de sang par personne furent médicalement ponctionnés sur 166 détenus par décision personnelle de Fidel Castro, puis vendus au Vietnam communiste au prix de 100$ le litre. Après la prise de sang, 866 condamnés furent emmenés sur des brancards et assassinés froidement. Un anti-communiste primaire aurait parlé de vampirisme plutôt que de socialisme révolutionnaire.

Notre numéro trois du gouvernement, qui exige des preuves avant que d'écorner la mémoire de son héros humaniste, aurait dû également prendre connaissance du livre « Cuba, une révolution » de l'historien Miguel A. Faria, ou des articles de Jacobo Machover, le célèbre dissident. Elle y aurait appris que selon les estimations les plus crédibles 40 000 personnes ont été assassinées pour raisons politiques depuis la prise de pouvoir par Castro en 1959. Elle qui exige des preuves, aurait pu également s'entretenir avec Christophe Deloire, président de Reporters Sans Frontières, qui rappelait la semaine dernière que Cuba occupe la 171ème place (sur 180) au classement mondial de la liberté de la presse.

Si je m'appelais Royal, je prendrais  exemple sur l'actuel souverain républicain, j'éviterais de me présenter à nouveau devant les électeurs. Bien entendu, Mme Royal, en pâmoison devant Fidel, aurait crié au nazisme devant l'élection démocratique de Mr Hofer à la présidence autrichienne.

C'est beau l'antifascisme de la gauche morale.

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 14:29

Paru dans FIGAROVOX - lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/11/28/31002-20161128ARTFIG00157-mort-de-fidel-castro-l-anticommunisme-est-un-humanisme-sauf-en-france.php

Publié le 28/11/2016


Mort de Fidel Castro :
l'anticommunisme est un humanisme, sauf en France !

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Le «lider Maximo» est mort ce 25 novembre. Pour Gilles-Willes Goldnadel, au pays de Georges Marchais, le procès du communisme reste à instruire, comme en témoignent les éloges funèbres prononcés en hommage au boucher de La Havane.
 
Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.



Ce n'est pas la première fois qu'ils nous font cette mauvaise farce. C'est toujours la même chose, on la croit morte. On se dit que cette fois ils ont compris. Qu'ils ne recommenceront pas. La sotte grandiloquence. Les hommages obscènes. Le déni de la réalité. Eh bien, non, ils ont recommencé.
Ils ont pleuré Castro. Même la soeur, Juanita, n'ira pas à l'enterrement de son frère: «il a transformé l'île en une énorme prison entourée d'eau». Mais certains, en France sont plus fraternels envers Fidel que la soeur du geôlier.

Avant que de tenter d'expliquer l'inexplicable, un bref rappel de la réalité minimisée. Castro n'était pas seulement qu'un dictateur sud-américain. C'était un boucher et un équarisseur. Il ne s'est pas contenté de torturer et d'exécuter ses opposants, il a vendu leur sang, comme le rappelait le Wall Street Journal dans un article du 30 décembre 2005: Le 27 mai 1966, 3,5 litres de sang par personne furent médicalement ponctionnés sur 166 détenus par décision de Fidel Castro et vendus au Vietnam communiste au prix de 100 $ le litre. Après la prise de sang, 866 condamnés, en état d'anémie cérébrale, paralysés et inconscients, furent emmenés sur des brancards et assassinés.

Miguel A. Faria dans Cuba, une révolution écrit à la page 415 de son livre: «Depuis que Fidel Castro a pris le contrôle de l'île en 1959, les estimations les plus crédibles précisent que de 30 000 à 40 000 personnes ont été exécutées par le peloton d'exécution ou dans les geôles cubaines.»

Dès les premiers jours de la révolution, Castro ordonna des exécutions sommaires dans le but d'établir une culture de la peur qui annihila rapidement toute résistance. Les révolutionnaires d'opérette qui le soutiennent en France lui pardonnent avec indulgence ses exactions en même temps qu'ils maudissent ordinairement la peine de mort appliquée aux assassins de droit commun. Ils passent volontiers sous silence que dans les décennies suivantes, Castro s'assura de la soumission de son peuple en prolongeant l'État de terreur.

Profitons du deuil cruel qui frappe la galaxie communiste et ses compagnons pour régler aussi son compte à celui dont l'icône christique ornait les thurnes estudiantines des seventies et encore de nos jours les T-shirts de quelques attardés. Che Guevara avant que de faire le guérillero en Bolivie, dirigeait dès 1959 la sinistre prison de la Cabana, où il avait acquis le tendre sobriquet de «carnicerito» (le petit boucher). Selon Stéphane Courtois, auteur du Livre noir du communisme, ladite prison était un lieu où la torture et les mutilations étaient quotidiennes. Selon Archiva Cuba, une association basée dans le New Jersey, et qui s'est donné comme mission de documenter les crimes de Castro, en 1959, à la Cabana, au moins 151 personnes innocentes furent assassinées.

Parmi les 94 enfants dont on a pu établir la mort, 22 ont été exécutés par les escadrons de l'idole de l'extrême gauchisme.

Quant à la situation actuelle, et sans même évoquer la faillite économique, Christophe Deloire, président de Reporters Sans Frontières, rappelait samedi que Cuba demeurait au 171ème rang (sur 180) au classement mondial de la liberté de la presse.

Ils ont pleuré Castro. Je ne parle pas des communistes. De Pierre Laurent, fils de Paul: «l'artisan de l'une des plus importantes révolutions initiées au XXe siècle… La démonstration de la possibilité de bâtir une société juste et souveraine pour tous les peuples».

Je ne parle pas de notre Président de la République actuel, tout content d'avoir imaginé effleurer l'Histoire en touchant un vieillard et dont les euphémismes dégoûtants dans son hommage funeste: «manquements aux droits de l'homme… désillusions» montrent à quel point les socialistes évaporés n'ont pas totalement coupé le cordon ombilical ensanglanté.

Je parle des compagnons de déroute, je parle des camarades de carnaval: Christiane Taubira, jamais économe d'une hyperbole: «le dernier géant du XXe siècle…». Je parle de Clémentine Autain, invitée gentiment sur France Inter dimanche matin pour admonester ceux qui fêtent Kissinger mais cognent sur Castro et qui mériterait d'être engagée comme humoriste de la radio active de service public pour ce tweet mémorable et émouvant: «à Fidel Castro, pour la révolution cubaine, la résistance à l'impérialisme U.S, l'expérience «socialiste» d'un autre siècle. Hasta siempre !»

Je parle enfin de Jean-Luc Mélenchon, dont Onfray disait samedi au Point qu'il avait «fumé la moquette», en tous les cas un havane hallucinogène, en écrivant ce twitt halluciné: «Fidel ! Fidel ! Mais qu'est-ce qui s'est passé avec Fidel ? Demain était une promesse. Fidèle ! Fidel ! L'épée de Bolivar marche dans le ciel.»

Je conseille encore à tous ceux qui ne l'aurait pas regardé, de visionner l'hommage du futur candidat fraîchement adoubé par les communistes à la rapière envolée dans les cieux: Samedi matin, à l'ambassade de Cuba. Une homélie larmoyante. C'est sans doute lors d'un même petit matin blafard de 1953, que des staliniens aux yeux rougis rendirent hommage au petit père des peuples qui attend aujourd'hui son fidèle suivant.
J'imagine déjà certains scandalisés par cette dernière ligne.

Le scandale habite ailleurs. Il demeure dans le fait que, précisément, il n'y ait pas scandale quand ces hommages publics au boucher de La Havane sont rendus par des personnes publiques qui ont pignon sur rue.

Et l'explication vient. D'abord l'anti-occidentalisme pathologique, dans sa version antiaméricaine. Tout fut pardonné à Fidel au nom de la lutte sacrée contre l'impérialisme yankee. Tout, y compris le massacre et la mise au pas de son peuple. Mais cette anti occidentalisme radical n'est pas seulement politique, il est aussi racial.

Qu'on me permette de me citer dans mes Réflexions sur la question blanche (2011): «Il faut se faire à la déraison: un sombre salaud cubain, vénézuélien, bolivien ou mexicain basané, qui sait ? mâtiné d'indien, ne sera jamais aussi honni qu'un bon vieux salaud chilien tel que Pinochet, poursuivi jusqu'au bord du tombeau, et que Sartre charriait pour «sa gueule de salaud latin» classique, à la Franco.».

Ensuite et surtout en raison du fait que le procès du communisme reste à instruire en France. Il s'agit d'une triste spécificité française.

Il n'y a qu'en France que les archives du KGB n'aient pas été exploitées, après l'effondrement de l'URSS, ce dont se désolait ma chère Annie Kriegel. Même dans l'Italie si communisante du compromis historique, les archives ont parlé, et l'on sait quel compagnon de route ou quel journaliste émargeait au budget soviétique. Il n'y a qu'en France où des syndicats politisés peuvent reconnaître leurs liens avec le PC sans être pour autant démonétisés. Il n'y a qu'en France où le parti communiste peut encore oser s'appeler par son nom et s'affubler d'un marteau et d'une faucille. Il n'y a qu'en France où des artistes sentencieux peuvent se produire à la fête du journal de l'organe central du parti communiste sans risquer la sentence. Il n'y a qu'en France où le parti de la gauche morale peut s'allier électoralement avec un parti communiste sans rougir ni être déconsidéré.

Car c'est en France encore que ceux qui ont combattu extrêmement le communisme et ses épigones d'extrême-gauche ont été médiatiquement rangés dans le ghetto de l'extrême droite.
Ce fut notamment le sort de Stéphane Courtois, qui faillit connaître la mort civile pour avoir écrit Le livre noir du communisme.

Pour avoir eu le courage suicidaire d'estimer à 100 millions le nombre d'êtres humains assassinés pour imposer le communisme. Paul Kangor dans The Communist estime que le livre de Courtois est largement en dessous de la réalité. Courtois évaluait à 20 millions les crimes de Staline, mais Alexandre Yakovlev , adjoint de Gorbatchev, cité par Kangor, estime le carnage entre 60 et 70 millions d'humains.
L'anticommunisme est un humanisme.

Post-scriptum citoyen: Dimanche à 13h sur TF1, on pouvait voir les cubains réfugiés en Floride, ces anciens boat-people, fêter la mort du dictateur. Pas sur la chaîne de service public France 2 à la même heure. Seulement des cubains éplorés. Pour ceux qui, comme moi, n'arrivent pas à accepter, comme un fléau naturel, la mainmise de l'idéologie sur le bien indivis des citoyens payant la redevance, je signale la naissance du «Collectif des usagers du service public audiovisuel» (contact@collectif-uspa.fr).

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 15:29

Paru dans FIGAROVOX - lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/11/22/31001-20161122ARTFIG00162-accusations-d-antisemitisme-dans-l-equipe-trump-elles-font-pschitt.php


Publié le 22/11/2016

Accusations d'antisémitisme dans l'équipe Trump : elles font pschitt !

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Stephen Bannon, conseiller de Trump, est accusé d'antisémitisme. Pour Gilles-William Goldnadel, «la machine à excommunier du camp du Bien a repris du service religieux» sauf quand il s'agit de dénoncer la «judéophobie» de l'islamo-gauchisme.
 
Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.
 
L'instinct. Une sorte d'intuition. À moins qu'il ne s'agisse d'un réflexe conditionné par l'expérience acquise. Lorsque j'ai lu et entendu les premières accusations d'antisémitisme répandues planétairement sur Stephen Bannon, conseiller principal de Donald Trump, aussitôt une alerte s'est allumée à l'intérieur d'un cerveau devenu rétif à accepter sans vérification approfondie les informations diabolisantes qui font plaisir à ce camp du Bien qui fait tant de mal.
 
Le mérite de cette intuition prémonitoire doit être relativisé au regard de ce que le traitement particulier d'ores et déjà réservé au président élu était de nature à placer même les plus candides sur le chemin de la circonspection: manifestations de rue encolérées, incantations rageuses, séances collectives d'exorcisme, scènes de déploration publique avec allumage de bougies compassionnelles.

Tout était déjà en place pour que les passions de la déraison dispensent les contempteurs de l'élu des racistes et des analphabètes de la charge de la preuve d'une culpabilité inhérente à son être méprisable par essence.

Par ces indignés, l'élu indigne était immédiatement placé devant une alternative diabolique: soit il maintenait son programme satanique et il était Belzébuth, soit il mettait de l'eau dans son whisky, et à l'égard de ses électeurs bornés et bernés, il devenait Judas.

C'est donc dans ce cadre, rien moins que bienveillant et rationnel, que j'examinais le dossier de l'antijuif présumé Bannon avec toute la prudence désormais requise. Et comme je le pressentais, celui-ci est d'un vide sidérant et sidéral.

Pour un examen documenté, je conseille aux lecteurs sceptiques de mon scepticisme, la lecture édifiante de l'excellent article d'Hélène Keller-Lind sur le site judaïque desinfo.com.

À la seule charge du conseiller taxé de judéophobie: les accusations de son ancienne épouse avec laquelle il est mal divorcé et qui prétend qu'il n'aurait pas voulu mettre leurs enfants dans une école fréquentée par des juifs. On m'accordera qu'on a déjà vu des anciens conjoints animés davantage par l'animosité que par le désir de servir la vérité.

Ainsi qu'une accusation péremptoire et gratuite du sénateur démocrate Harry Reid, très engagé dans la bataille électorale perdue, et décrivant l'accusé comme un raciste antisémite.

On m'accordera encore que c'est peu pour noyer son chien de républicain accusé d'antisémitisme rabique.

La lecture du journal Le Monde apporte un nouvel élément censé sans doute définitivement confondre l'individu: il aurait traité Untel de «juif renégat». L'expérience acquise m'autorise à indiquer qu'une telle expression, certainement peu aimable, est davantage utilisée par les juifs que par les gentils pour reprocher à leur congénère ainsi invectivé, non pas d'être trop juif mais de ne pas l'être assez.
On a donc déjà vu reproche plus antisémite.

Force est donc de constater que le procès diligenté par les gauches américaine et française à l'encontre de Mr Bannon est bien mal engagé. Je ne saurais trop recommander à ces vigies toujours aussi vigilantes des deux côtés de l'Atlantique de surveiller la marée montante et déferlante islamique et gauchiste. Les dossiers sont autrement moins vides. Mais curieusement ces vigies s'obstinent à leur tourner le dos.

Certes, certaines organisations juives américaines, déçues car très engagées derrière la candidate déchue, n'ont pas été les dernières à reprendre avec légèreté mais entrain les accusations précitées.

L'auteur de ces lignes n'est malheureusement pas le plus mal placé pour confirmer que de l'autre versant de l'océan aussi, une bonne partie de la communauté juive française organisée n'avait pas hésité à se fourvoyer de pareille manière en négligeant une judéophobie islamo-gauchiste autrement plus concrète.

On connaît la triste suite pour la sécurité et la dignité de ses membres égarés par de mauvais bergers.
Une décade après l'élection de Donald Trump, la presse américaine bigote, sortie de son état de sidération et de ses rares mea culpa récités sans la foi, a retrouvé le camp du Bien et retrouvé ses anciennes pratiques.

La machine à excommunier a repris du service religieux. Il va falloir s'habituer à tous ses pieux mensonges pour extirper le démon du corps de la bête haïssable.
La démonologie, partie pour quinze jours, est déjà de retour.

Ils voudront lire à tout prix le chiffre de Satan sur sa nuque détestable.
Dieu que je leur en veux de m'obliger à défendre et de rendre sympathique un mirobolant mirifique.

 

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Published by GOLDNADEL Gilles William
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