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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 10:53

Paru dans FIGAROVOX - lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2014/08/18/31002-20140818ARTFIG00133-le-requisitoire-de-goldnadel-pour-en-finir-avec-le-proces-d-israel.php


18/08/14



Le réquisitoire de Goldnadel: Pour en finir avec le procès d'Israël

FIGAROVOX/CHRONIQUE - À l'occasion de la semaine sainte, notre chroniqueur Gilles-William Goldnadel fustige la bien-pensance de certains médias dans leur traitement du conflit israélo-palestinien, mais espère que le grand public ouvrira les yeux sur les exactions du Hamas.

Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est secrétaire national à l'UMP chargé des médias. Il préside par ailleurs l'Association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.

 

La semaine sainte fut décidément à la repentance. Luc Tangorre à nouveau sous écrou. Pour ceux qui auraient oublié ce nom de bandes dessinées, il s'agit de cette icône de la gauche pétitionnaire des années 80.

L'homme, condamné pour quatre viols qu'il niait farouchement en dépit d'un dossier accablant, se vit prendre en charge par un comité de soutien progressiste aux accents dreyfusards.

Celui-ci, mené tambour battant par Marguerite Duras et Pierre Vidal-Naquet - frère de l'avocat du condamné - obtint par voie d'écrits indignés, la grâce sanctificatrice de François Mitterrand.
Luc entrait dans le saint des saints des innocents forcément innocents, au même titre que Klaus Croissant , Pierre Goldman et bientôt Omar Raddad.

Las, quelques années plus tard, Tangorre était condamné pour le viol de deux étudiantes américaines, ce qui obligea Pierre Vidal-Naquet à faire amende honorable.

Il n'est pas sûr que les victimes s'en trouvèrent rassérénées. Pas davantage que cette enfant qu'aurait agressée, dans le chaud de l'été, l'ancien protégé de la gauche impériale.
Si les pétitionnaires survivants ont une conscience, elle pourrait leur peser.
Un journal du soir a regretté dans un éditorial d'avoir approuvé, sans doute sous le coup de l'émotion, l'intervention militaire contre Kadhafi. Il faut dire que le spectacle d'une Libye dévastée, aux arsenaux pillés, livrée à la bestialité des milices islamistes, a pu accélérer cette tardive réflexion. Il faut dire aussi que ce journal n'a pas eu le monopole de l'approbation funeste, et que gauche et droite, sur la question, étaient malheureusement unies dans l'erreur commune.

Le même quotidien vespéral, décidément dans l'introspection nostalgique, a déploré avoir moqué le regretté Simon Leys, récemment décédé, lorsque celui-ci tailla un costard sur mesure au communisme chinois dans les «habits neufs du président Mao». Voilà Leys, après avoir fait l'objet d'une rééducation morale et culturelle, aujourd'hui encensé et prestement embaumé.

Décidément, la poésie politique est un art grandiloquent et dangereux. Les esthètes qui la pratiquent, et qui préfèrent avoir tort avec Sartre que raison avec Aron, n'écartent pas l'hypothèse de commettre des erreurs par excès de bonté. Qu'importe, nos chrétiens de gauche ou nos néo-staliniens ont conservé le goût de la mortification et de l'autocritique à grand retardement.

Il faut dire que l'exercice ne coûte pas cher et est censé grandir le repentant.
Pour ma part, je n'y verrais pas d'inconvénients, si j'estimais la contrition utile.
Hélas, les mêmes recettes empoisonnées à l'arsenic du conformisme hautain, au curare du terrorisme intellectuel et au cyanure de la désinformation idéologique n'ont pas varié depuis 68. Seules les victimes de l'intoxication au plomb d'imprimerie se sont succédés au travers les générations malmenées.

Trop tard pour les Chinois, les Libyens, les chrétiens d'Irak et les victimes des faux Dreyfus.
De Tel Aviv où je me trouve, et actualité oblige, on me permettra de me poser la question pour les Israéliens, tant je reconnais à l'odeur et au goût les vieilles recettes et leurs ingrédients épicés.

Je ferai grâce à mon lecteur d'une énième analyse sur une guerre asymétrique, disproportionnée par essence, contre un mouvement terroriste qui cherche à tuer les enfants des autres et à faire tuer les siens. Celui-ci aura gagné son combat médiatique en échouant à assassiner les gamins ennemis tout en réussissant à faire tuer de petits gazaouis.

À la lumière glauque de l'idéologie gauchisante qui précède, et qui continue d'éclairer la médiacratie européenne, cette guerre de l'émotion ne pouvait être perdue, dans ce match opposant l'Orient et l'Occident, l'innocent a priori et le coupable au pilori.

Il n'en demeure pas moins que l'éclairage se fait moins brillant, tel un astre mort qui l'ignore encore. Raison pourquoi les sondages montrent qu'une partie du public se protège du bombardement médiatique en se bardant d'un scepticisme grandissant.

Ainsi, et pour la première fois, le public a compris l'instrumentalisation par le mouvement terroriste islamique du bouclier humain que constitue sa population, avec une prédilection particulière pour ses sanctuaires comme base guerrière, tels que les mosquées, les hôpitaux et les écoles.

Encore faut-il observer - et c'est tout mon propos d'aujourd'hui - que cette compréhension nouvelle n'a pu être obtenue que par une analyse essentiellement déductive, tant l'idéologie médiatique encore au pouvoir aura largement utilisé ses vieilles recettes basées sur son système de focalisation - occultation pour accabler l'État démocratique judéo-occidental détesté par essence.

À ce stade, quelques exemples sont nécessaires à l'illustration d'un propos forcément dérangeant.
- Le journal du soir que j'évoquais plus haut a ouvert ses colonnes pour interviewer uniquement deux intellectuels israéliens de la gauche extrême: Gédéon Lévy et Zeev Sternhell. Les deux sont connus pour être des contempteurs hypercritiques de tous les gouvernements israéliens qui se sont succédés.
Un peu comme si un journal chinois n'interrogeait que Besancenot et Duflot pour connaître le point de vue français en matière de politique étrangère.

Dans le même temps, et cela ne concerne pas que le quotidien vespéral, le public européen ignore totalement qu'il existe des personnalités arabes et même palestiniennes qui expriment une opinion très critique sur le Hamas. Je renvoie ce public désinformé sur l'interview édifiante par les télés américaines de Mosab Hassan Yousef fils d'un fondateur du mouvement terroriste qui approuve sans ambages l'opération israélienne ou encore sur cet article de Bassem Eid intellectuel arabe de la même farine qui prie pour l'éradication du Hamas qui n'auront aucune chance de contrebalancer dans la presse européenne convenue les articles des Israéliens hypercritiques systématiquement mis en avant.

- À la différence du public américain, la presse conformiste a dissimulé soigneusement les plaintes de journalistes occidentaux sortant de Gaza quant aux menaces dont ils ont fait l'objet des lors qu'ils voulaient filmer les combattants du Hamas utilisant les sanctuaires civils comme base de lancement de missiles. De même, les exécutions de «collaborateurs» ou de manifestants ont été traitées avec une égale et délicate discrétion.
Je n'ai pas vu non plus une grande publicité données aux enquêtes réalisées par le New York Times ou la BBC, pourtant peu soupçonnés de tropisme pro-israélien, sur les mensonges des bilans chiffrés par le Hamas de ses victimes civiles ou combattantes, bilans accueillis avec la même confiance que s'ils émanaient du Moniteur ou du Journal Officiel.

- Enfin, que penser de cette absence de toute réaction d'une presse ordinairement sentencieuse, à la nouvelle de la nomination de M. Shabas pour présider la Commission d'Enquête ad hoc de l'ONU. Celui-ci s'étant fait remarquer précédemment pour avoir demandé, dans le cadre du très orienté tribunal Russel sur la Palestine, autoproclamé pour enquêter sur «les crimes de guerre commis par Israël», la comparution de Shimon Peres, prix Nobel de la paix, devant le Tribunal Pénal International.

 
À ce stade de constatation de l'abolition sélective de tout esprit critique, est-il permis à un observateur engagé mais qui n'a pas renoncé à son honnêteté, de se dire désabusé?

Lorsque dans dix ans ou moins, quelque journaliste ou intellectuel en mal de mortification se livrera à un exercice de repentance sur la question d'Orient, je ne suis pas sûr qu'il devra compter sur la miséricorde des israéliens affligés ou sur celle d'un public qui devient chaque jour plus difficile à mystifier.


Gilles William Goldnadel   ©
 

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Published by GOLDNADEL Gilles William
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commentaires

Palmoni 28/08/2014 11:10


Ce texte de Wafa Sultan me pose deux problème:


1)On ne le trouve qu'en Français et que sur des sites juifs, pro-israéliens ou assimilables. On ne le trouve pas en Anglais.


Or, Mme. Sultan ne s'exprime qu'en Anglais (et rarement en Arabe). Elle est certes critique à l'égard de l'Islam radical mais la virulence des formules citées
dépasse ses habitudes. 


J'émets donc toutes réserves sur l'authenticité du texte. 


2)Quoi qu'il en soit, ce texte date de la "première" guerre de Gaza (2008-2009) dite "opération plomb durci". L'honnêteté commanderait de ne pas le présenter comme actuel. 

Tony 24/08/2014 11:15


Avant de se réconcilier avec le régime pour lutter contre les sionistes, ces Frères musulmans ont-ils


dénoncé les crimes commis par leurs alliés et partenaires (dans la confrérie) en Algérie et en Irak ?


Ont-ils dénoncé la mort de centaines de milliers de chiites en Irak sur le pont des oulémas à


Bagdad, pulvérisé par l'un des vôtres conformément aux enseignements de votre religion de la paix


et de la miséricorde ?


Avez-vous une seule fois dénoncé les exactions contre les chrétiens en Irak ? Ou contre les coptes


en Egypte ? Votre hypocrisie nous empêche de croire vos sentiments à l'égard des enfants de Gaza,


puisque vous êtes responsables du pire.


Essayons d'imaginer ce que le Hamas aurait fait du Fatah, et des autres, s'il possédait la


technologie et les armes d'Israël ? Essayons d'imaginer ce que l'Iran aurait fait des sunnites de la


région, s'il détenait les armes modernes que possède Israël ? Ce serait sans doute le massacre


garanti.


La guerre du mal contre le mal


J'ai récemment rencontré un religieux hindou en marge d'une conférence consacrée à la guerre


contre le terrorisme. Il m'a dit : « Toutes les guerres se sont déroulées entre le bien et le mal. Sauf


la prochaine, elle doit se dérouler entre le mal et le mal ». N'ayant pas compris ses propos, je lui ai


demandé des explications.


Il m'a dit : « Je suis contre la présence américaine en Irak et en Afghanistan. Si les Etats-Unis


veulent gagner la guerre contre les islamistes, ils doivent se retirer et laisser les deux pôles du mal


s'entretuer. Les sunnites et les chiites étant nourris sur la haine, vont se battre et se neutraliser ».


Tirant la conclusion de ces mots remplis de sagesse, on peut dire qu'Israël contribue aujourd'hui,


inconsciemment, au succès de l'islam.


En s'attaquant à Gaza, Israël pousse les musulmans à se solidariser et à surpasser leurs


divergences. Et septembre noir en Jordanie est encore dans tous les esprits (…). Les exactions dont


sont capables les arabes et les musulmans dépassent toute imagination.


Un char jordanien avait écrasé un palestinien, puis le conducteur du char est descendu de son


blindé et a bourré la bouche de sa victime avec un journal… Un comportement qu'aucun militaire


israélien n'a eu à Gaza.


Pendant les massacres de Hama en Syrie, des militants des Frères musulmans trempaient leurs


mains dans le sang des victimes pour écrire sur les murs :"Allah Akbar, gloire à l'islam".


Je n'ai jamais entendu qu'un juif ait écrit avec le sang d'un autre juif des slogans à la gloire du


judaïsme. Je le dis avec un pincement au coeur : pour sauver l'humanité du terrorisme, il faut que le


monde libre se retire et qu'il laisse les musulmans s'entretuer.


Souvenirs


Je me souviens quand j'étais étudiante à l'université d'Alep, et quand l'ancien ministre syrien de la


Défense Mustapha Tlass était venu nous rencontrer. Dans un élan d'hypocrisie, Tlass nous avait dit


qu'« Israël craint la mort et la perte d'un de ses soldats lui fait peur et mal. Mais nous, nous avons


beaucoup d'hommes et nos hommes ne craignent pas la mort ». Là réside la différence entre les


deux conceptions et les deux camps. Le témoignage de Tlass semble avoir inspiré les dirigeants du


Hamas aujourd'hui.


Ainsi, l'extermination de tous les enfants de Gaza importe peu aux dirigeants islamistes et du


Hamas, la vie n'ayant aucune valeur pour eux. Ils se réjouissent simplement de la mort de quelques


soldats israéliens. Pour les islamistes, l'objectif de la vie est de tuer ou de se faire tuer pour gagner


le paradis. La vie n'a donc aucune valeur.


Si le Prophète Mohammed savait que le Juif allait voler un jour à bord des F-16, il n'aurait pas


commandé à ses disciples de tuer les juifs jusqu'au jour dernier. Mais ses disciples doivent modifier


cette idéologie par pitié pour les générations futures, et pour sauver leur descendance et lui


préparer une vie meilleure, loin de l'idéologisation de la mort.


Les musulmans doivent commencer par se changer pour prétendre changer la vie.


Ils doivent rejeter la culture de la mort enseignée et véhiculée par leurs livres. C'est seulement


quand ils y parviendront qu'ils n'auront plus d'ennemis.


Car, celui qui apprend à aimer son fils plus qu'à haïr son ennemi appréciera mieux la vie. Jamais la


terre ne vaut la vie des personnes, et les Arabes sont le peuple qui a le moins besoin de la terre.


Mais paradoxalement, c'est le peuple qui déteste le plus la vie.


Quand est-ce que les Arabes comprendront-ils cette équation ? Quand commenceront-ils à aimer la vie ?


 


Traduction de Chawki Freïha © MediArabe.info


 


Article original : Aafaq.org


Lire également sur Primo Les murs de nos prisons, une interview de Wafa Sultan datée de 2006

Tony 24/08/2014 11:06


Gaza, ou l'hypocrisie inégalée


Le point de vue de Wafa Sultan (Aafaq.org)


 


La célèbre sociologue d'origine syrienne, Wafa Sultan, vient de publier


l'un des points de vue le plus cinglants concernant


la situation à Gaza. Elle plonge aux origines de l'islam pour expliquer le conflit entre deux


conceptions diamétralement opposées : la culture de la vie contre la culture de la mort et


du martyre. Elle s'appuie sur des exemples de l'histoire récente pour dénoncer une


religion, une culture et une idéologie barbares... En voici les extraits les plus significatifs,


traduits par Chawki Freïha.


 


 


Puisqu'il m'importe peu de satisfaire les uns, de défendre les autres ou d'éviter la colère des


troisièmes, je peux dire que le Hamas n'est qu'une sécrétion islamique terroriste dont le


comportement irresponsable à l'égard de sa population l'empêche de se hisser au niveau d'une


responsabilité gouvernementale.


Mais ceci est conforme à l'habitude, puisque, à travers l'histoire de l'islam, jamais une bande de


criminels islamistes n'a respecté ses administrés. (...) Je ne prétends pas défendre Israël, puisque


les Juifs ne m'ont pas demandé mon avis quant à leur terre promise.


S'ils me demandent mon avis, je leur conseille de brûler leurs livres sacrés, de quitter la région et


de sauver leur peau. Car les musulmans constituent une nation rigide exempte de cerveau. Et c'est


contagieux. Tous ceux qui les fréquentent perdent la cervelle…


Avant la création de l'Etat d'Israël, l'histoire n'a jamais mentionné une guerre impliquant les Juifs,


ni qu'un Juif ait commandé une armée ou mené une conquête. Mais les musulmans sont des


combattants, des conquérants et leur histoire ne manque pas d'exemples et de récits de conquêtes,


de morts, de tueries, de razzias… Pour les musulmans, tuer est un loisir. Et s'ils ne trouvent pas un


ennemi à tuer, ils s'entretuent entre eux.


Il est impossible pour une nation qui éduque ses enfants sur la mort et le martyre, pour plaire à son


créateur, d'enseigner en même temps l'amour de la vie.


La vie a-t-elle une valeur pour une société qui inculque à ses enfants qu'ils doivent tuer ou être tués


pour aller au Paradis ?


Si on me demandait mon avis


Depuis le début de l'opération israélienne contre Gaza, je suis bombardée de courriers électroniques


venant de lecteurs musulmans qui me demandent mon avis sur ce qui se déroule à Gaza. Je ne suis


pas concernée par ce qui s'y passe, mais je suis intéressée par les motivations qui animent ceux qui


m'écrivent.


Je suis convaincue que ce qui les motive n'est pas la condamnation de l'horreur, ni la condamnation


de la mort qui sévit à Gaza. Car, si la motivation était réellement la condamnation de la mort, ces


mêmes lecteurs se seraient manifestés à d'autres occasions où la vie était menacée.


Ceux qui condamnent le massacre de Gaza, par défense de la vie en tant de valeur, doivent


m'interroger sur mon avis à chaque fois que cette vie-valeur était menacée.


Plus de 200.000 musulmans Algériens ont été massacrés par d'autres musulmans Algériens ces


quinze dernières années, sans qu'aucun musulman ne s'en émeuve. Des femmes Algériennes


violées par les islamistes ont témoigné et raconté que leurs violeurs priaient Allah et imploraient


son Prophète avant qu'ils ne violent leurs victimes. Mais personne ne m'a demandé mon avis.


Plus de 20.000 citoyens syriens musulmans avaient été massacrés par les autorités (Hamas en


1983) sans qu'aucun musulman ne réagisse et sans qu'aucun ne me demande mon avis sur ces


massacres étatiques.


Des musulmans se sont fait exploser dans des hôtels jordaniens tuant des musulmans innocents qui


célébraient des mariages, symboles de la vie-valeur, sans qu'aucune manifestation ne soit


organisée à travers le monde, et sans qu'on ne me demande mon avis.


En Egypte, des islamistes ont récemment attaqué un village copte et ont massacré 21 paysans,


sans qu'un seul musulman ne dénonce ce crime.


Saddam Hussein a enterré vivants plus de 300.000 chiites et kurdes, et en a gazé beaucoup plus,


sans qu'un seul musulman n'ose réagir et dénonce ces crimes.


Au plus fort des bombardements de Gaza, une femme musulmane, fidèle et pieuse, s'est fait


exploser en Irak dans une mosquée chiite, tuant une trentaine d'innocents, sans que les médias ou


les musulmans ne s'en émeuvent.


Il y a quelques mois, le Hamas avait aussi tué onze personnes d'une même famille palestinienne,


accusés d'appartenir au Fatah, sans que des manifestations ne soient organisées en Europe ou dans


le monde arabe, et sans qu'aucun lecteur ne m'écrive et ne m'envoie ses protestations.


Ainsi, la vie n'a pas de valeur pour le musulman.


Sinon, il aurait dénoncé toute atteinte à la vie, quelle qu'en soit la victime. Les Palestiniens et leurs


soutiens dénoncent les massacres de Gaza, non pas par amour de la vie, mais pour dénoncer


l'identité des tueurs. Si le tueur était musulman, appartenant au Hamas ou au Fatah, aucune


manifestation n'aurait eu lieu.


CNN a diffusé un documentaire sur Gaza montrant une femme palestinienne qui se lamente et crie


: mais qu'ont fait nos enfants pour être tués comme ça ? Qui sait. Peut-être s'agit-il de la même


palestinienne qui se réjouissait il y a deux ans quand l'un de ses fils s'était fait exploser dans un


restaurant de Tel-Aviv et qui disait souhaiter que ses autres enfants suivent le même exemple et


deviennent martyrs ?


Mais quand l'idéologie et l'endoctrinement sont d'une telle bassesse, il devient normal que cette


palestinienne perde toute notion de la valeur de la vie. Sinon, elle pleurerait ses enfants de la


même façon, qu'ils se tuent dans un attentat suicide à Tel-Aviv ou sous les bombes israéliennes.


Car, la mort est la même, qu'elle qu'en soient les circonstances, et elle doit être rejetée. Au


contraire, la vie mérite d'être vécue et pleurée.


Dans ce cas, comment puis-je me solidariser avec une femme qui lance les youyous de jouissance


quand l'un de ses enfants se fait exploser contre les juifs, alors qu'elle pleure quand les juifs tuent


ses autres enfants ?


Mais l'idéologie enseigne aux musulmans que tuer ou être tué permet au fidèle de gagner le


paradis. Dans ce cas, pourquoi pleurer les Gaza ouïs alors qu'ils n'ont pas bougé le petit doigt pour


les Irakiens, les Algériens, les Egyptiens ou les Syriens pourtant musulmans ?


Qui prend des risques, sinon les petits ?


Borane, un jeune palestinien de 14 ans, a perdu il y a une dizaine d'années ses bras, ses jambes et


la vue dans l'explosion d'une mine en Cisjordanie. La communauté palestinienne aux Etats-Unis


s'est mobilisée pour lui venir en aide et financer son hospitalisation dans l'espoir de sauver ce qui


pouvait l'être.


Lors d'un dîner de bienfaisance organisé à son profit en Californie, la plus riche palestinienne des


Etats-Unis s'est présentée en grande fourrure, et a qualifié Borane de héros. Elle s'est adressée à ce


bout de chair immobile et inerte : Borane, tu es notre héros. Le pays a besoin de toi. Tu dois


retourner dans le pays pour empêcher les Sionistes de le confisquer…


L'hypocrisie de la palestinienne la plus riche des Etats-Unis l'empêche d'envoyer ses propres


enfants défendre la Palestine contre les Sionistes.


Exactement à l'image des chefs du Hamas qui demandent les sacrifices à Gaza, mais restent à l'abri


à Damas et à Beyrouth.


La guerre contre Gaza est certes une horreur. Mais elle a le mérite de dévoiler une hypocrisie


inégalée dans l'histoire récente de l'humanité.


Frères musulmans


Une hypocrisie qui distingue les Frères Musulmans syriens qui annoncent abandonner leurs activités


d'opposition, pour resserrer les rangs contre les sionistes. Mais ces Frères musulmans ont-ils le


droit d'oublier les crimes du régime commis contre les leurs à Hama, Homs et Alep ?


Avant de se réconcilier avec le régime pour lutter contre les sionistes, ces Frères musulmans ont-ils


dénoncé les crimes commis par leurs alliés et partenaires (dans la confréri

Phil 22/08/2014 07:05


Ok d'accord. Donc un procés à charge, coupable d'office et sentence maximale.

Palmoni 22/08/2014 00:14


L'honnêteté commande qd même de rappeler que Peres n'était président de l'État que récemment. Le tout précédé par plusieurs décennies de posts o combien exécutifs dans la gouvernance israélienne,
a commencer par l'adjoint de Ben Gourion aux taches délicates pendant les années 1950.


La plus connue étant la mise en place d'une puissance nucléaire militaire. Non sans aide française d'ailleurs.

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