Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 15:44

Paru dans FIGAROVOX - lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2015/02/09/31003-20150209ARTFIG00175-le-requisitoire-de-goldnadel-esprit-du-11-janvier-es-tu-la.php

Le réquisitoire de Goldnadel: «Esprit du 11 janvier, es-tu là ?»


Publié le 09/02/2015

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Après la législatives partielles dans le Doubs et les débats autour du front républicain, Gilles-William Goldnadel dénonce l'instrumentalisation politique de l'»esprit du 11 janvier».
 
Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est secrétaire national à l'UMP chargé des médias. Il préside par ailleurs l'Association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.
 
 
Esprit du 11 janvier, es-tu là ? À ce degré de vacuité, faut-il faire tourner la table ou bien la renverser ? Le président Charlie Hollande aura réussi l'exploit d'égaler, par le souffle du vide, l'exploit planétaire de l'auteur d'«indignez-vous !». La recette du soufflet gagnant est la même: surtout aucune idée, un slogan rebelle, et un prêchi-prêcha progressiste n'ayant rien à craindre d'un univers médiatique pavlovien, dénué de sens critique.
 
Le président Charlie s'est bien gardé d'utiliser les mots qui fâchent les cerbères bien dressés et les font aboyer dès qu'ils sont prononcés: «islam radical», «immigration incontrôlée», «intégration ratée». Bien au rebours, il a employé magiquement ceux qui les font incontinent saliver: «vivre ensemble», «ségrégation», ou les a caressés dans le sens du poil avec des promesses creuses qui ne coûtent pas cher dès lors qu'elles ne sont pas mises en oeuvre: «laïcité», «éducation», «service civique».

Ainsi que je l'ai écrit ici avec consternation, le Premier ministre, ordinairement bien inspiré, n'a pas eu le bon esprit de se taire lorsqu'il a prononcé l'injure d'«apartheid» dans le gouffre sans fond duquel tous les revenants de l'idéologie de l'excuse - un temps dissimulés dans la nuit de la honte - se sont précipités en hululant de plaisir. La tragédie française toute entière repose sur son intrigue surréaliste: les médecins prescripteurs devenus fous sont les empoisonneurs.

Comment ne pas entendre dans les déclarations de Coulibaly - le second - déclarant «sa haine de la France, de la police, de l'armée et des juifs» le discours d'un islamo-gauchisme ayant toujours bénéficié de l'indulgence publique. Car les djihadistes à la française ne sont pas des barbus d'importation: ils sont nés dans les laboratoires de l'Occident masochiste, dans les éprouvettes desquels on a versé le bacille de la rage islamiste.

Il est désormais gravé dans le marbre républicain que pour éradiquer moralement le terrorisme, il convient d'imposer aux français ségrégationnistes - victimes décrétées coupables - un vivre ensemble obligatoire, dont la sécurité est garantie par Mme Taubira et une «politique de peuplement» qu'on ne se propose pas d'appliquer d'abord aux frontières de la France.
Cet esprit-là est un esprit faux, raison pourquoi sans doute il alimente désormais le pathos médiatique des grandes chaînes nationales. Alors même que la bataille des idées avait été gagnée, à constater les succès d'édition d'un Finkielkraut, d'un Zemmour ou d'un Houellebecq, alors que l'horrible réalité venait de donner le coup de disgrâce définitif à la théologie multiculturaliste, il aura suffi d'un mot suivi d'un concept culpabilisant pour précipiter à nouveau le pays virtuel dans la régression intellectuelle. Par quelle noire magie ? L'explication contenue dans le dernier livre de Laurent Obertone d'un Big Brother médiatique idéologisé qui joue sur l'émotion sélective et abolit toute réflexion, s'en trouve renforcée. Le succès de ce livre qui avance en dépit de l'omerta qui le frappe en constitue la preuve surabondante.

L'esprit du 11 janvier, s'il existe chez les politiciens, est un esprit de corps. La droite française, plutôt que de faire le procès des ravages de l'islamo-gauchisme, aura préféré se réfugier mollement dans un consensualisme de circonstances. Plutôt que d'être obsédée par les massacres de janvier, elle aura préféré se recentrer sur un improbable deuxième tour en mai.
Dans ce contexte petit et pitoyable, la querelle du ni-ni ou les appels à voter pour un parti socialiste allié à l'extrême-gauche donnent la dimension morale et intellectuelle du politicien français d'aujourd'hui. Car quel que soit le regard que l'on porte sur le Front National, sur la personnalité de son président d'honneur, sur la démagogie, décidément très grecque, de son programme économique, sur son antiaméricanisme suspect, nul ne peut considérer ce parti comme le premier responsable des ravages de l'islamisme fou. Faire en sorte, à l'occasion d'une élection locale, de remettre le parti nationaliste, à ce moment terrible, au centre de la carte de l'enfer satanique revient à tenter de tromper à nouveau les Français au moyen du vieux leurre.
L'esprit du 11 janvier devait, paraît-il, consacrer définitivement la liberté d'expression assassinée.

Sur le plan judiciaire c'est un esprit frappeur. À moins qu'il soit farceur. Valeurs Actuelles, dans l'apathie générale et notamment confraternelle, vient en effet d'être condamné - sur l'initiative d'une organisation d'étudiants juifs, annexe de SOS-Racisme elle-même succursale du parti socialiste - pour avoir osé voiler Marianne et s'être interrogé sur les dangers d'une immigration islamique excessive et sans contrôle.

Ainsi, par le plus terrible des symboles, la question cruciale qu'il convient ontologiquement de poser au lendemain des terribles massacres ne doit pas être posée en France, comme dirait le président du tribunal qui condamna Zola.
Un tribunal de Cayenne a condamné une femme à neuf mois de prison ferme pour avoir posé sur son site Facebook la caricature odieuse et simiesque de la garde des sceaux. Les protestations n'ont pas été aussi bruyantes que lorsqu'il s'est agi de commenter les condamnations des thuriféraires et apologistes des frères Kouachi. Les Femen profanatrices d'églises ont été relaxées. Proférer sur le service public «les juifs exploitent depuis 50 ans leur capital de pitié» relève en revanche de la liberté d'expression... On a peur de comprendre l'esprit sélectif de la jurisprudence.

Et quel esprit justement, pour aborder de front la question juive qui se pose désormais à nouveau à la France ? Au-delà des condoléances sincères mais désormais rituelles, aucun responsable politique français ne l'aura abordée aussi courageusement que Mme Merkel. Les juifs, a-t-elle dit, sans que curieusement ses propos ne soient reproduits en France, «ne doivent pas être attaqués parce qu'ils sont juifs ou par ce qu'ils aiment Israël.»

Si on ne veut pas encourager ce fameux grand remplacement, qui s'agissant des juifs et des musulmans de France, peut difficilement aujourd'hui être nié, les élites françaises feraient bien de méditer ces propos allemands. On en est loin. Comme cette journaliste de Radio France qui, quelques secondes après avoir exprimé sa compassion quasi lacrymale, agresse le président du CRIF en reprochant l'importation par les juifs du conflit israélo-arabe…

Comme Cambadélis, président du Parti Socialiste, qui déclare tout de go: «on identifie les juifs à Israël comme on identifie les musulmans à Daech. Je suis contre». Phrase ahurissante: l'État juif étant ainsi symétriquement comparé à l'État islamique qui décapite et brûle vif ses opposants… Après cela, effectivement, il va être difficile d'aimer Israël et de vivre en France.
Un dernier exemple ? L'auteur de ces lignes a écrit à la garde des Sceaux le 27 janvier, en sa qualité de président d'Avocats Sans Frontières, pour s'étonner d'une étrange apathie judiciaire.

Depuis plusieurs années, plusieurs municipalités communistes ont cru devoir faire citoyens d'honneur de leur commune des terroristes. Il s'agit à n'en pas douter d'une apologie pénalement répréhensible. Ainsi, depuis 2013 les villes d'Aubervilliers, d'Avion, et de Valenton ont fait citoyen d'honneur le chef de la branche militaire des brigades des martyrs Al Aksa, commanditaire de nombreux attentats et condamné par la justice israélienne pour plusieurs assassinats dont celui d'un moine grec orthodoxe. La ville de Bagnolet a consacré de la même manière, le 11 décembre 2013 Georges Ibrahim Abdallah, citoyen libanais, qui purge encore aujourd'hui une peine dans les prisons françaises pour avoir assassiné deux diplomates, américain et Israélien.
Je n'ai reçu aucune réponse venue de la place Vendôme qui expliquerait cette passivité judiciaire à l'égard d'un parti qui, il est vrai, appartient au front républicain antifasciste… Un mois après les tueries terroristes.

Puisse l'insoutenable légèreté des ectoplasmes qui nous gouvernent et nous désinforment ne pas nous annoncer les esprits des ténèbres.

Partager cet article

Repost 0
Published by GOLDNADEL Gilles William
commenter cet article

commentaires

SOUILLE 27/02/2015 15:21

QUAND LA FLAMME TRICOLORE MENACE LA ROSE FANEE.

Publié le 27/02/2015 à 14:07 par marcheillegalparis Tags : monde affiche pouvoir france


COMMENTAIRES SANS RETENUE N°35



Un frondeur, selon la définition du dictionnaire, est celui qui a tendance à critiquer l'autorité. Mais dans le monde politique, un frondeur est celui qui privilégie plutôt sa carrière en évitant surtout de perdre sa place si ladite critique peut mener tout droit à l'exclusion du parti auquel il appartient. La loi Macron offre ainsi une excellente illustration de cette définition.



Quand on voit le spectacle que nous a offert, il y a peu, le Parti socialiste, lui qui a la prétention de diriger le pays, il ne faut plus s'étonner de voir le Front National en haut de l'affiche. Entre les tentatives de réformer le pays par des responsables qui ne sont même pas d'accord entre eux et les promesses irréalisables voire démagogiques de celles et ceux qui espèrent un jour atteindre le pouvoir, la France est particulièrement gâtée.



Depuis cette journée mémorable du 11 janvier dernier au cours de laquelle le peuple français est descendu dans la rue pour manifester son attachement à la liberté d'expression et sa colère face aux attentats perpétrés par des bandits affublés d'une prétendue religion, la Droite et la Gauche n'ont pu s'empêcher de nous rappeler, depuis lors, l'existence d'un "esprit du 11 janvier" forgé de toutes pièces par les médias et les politiques à des fins de récupération.



Au lieu donc de nous fatiguer avec cette formule qui semble arranger beaucoup de monde, nos politiques seraient bien inspirés de régler plus sérieusement les problèmes des Français avant que la flamme tricolore du FN n'embrase un jour la totalité de la maison "France".

PATRICK SOUILLE
PAROLES DE CITOYEN: ET SI JE DISAIS TOUT.

Coco 10/02/2015 07:24


1/La déclaration de Cambadelis est une occasion formidable de changer enfin le discours des 'représentants' des Juifs de france.


 


Ils doivent enfin proclamer haut et fort qu'il n'y a aucune différence entre Israel et les Juifs, que le destin de l'un est lié au destin de l'autre, que les Juifs doivent être identifiés à
Israel et Israel identifié aux Juifs.


 


Tout Juif peut être pour ou contre la politique israelienne, mais le peuple juif dans sa globalité ne fait qu'UN avec Israel.


 


C'est cela que les représentants doivent déclarer et défendre en permanence. Pas cette position de pleutre qui consiste a rejeter sur Israel ( c'est pas moi c'est Israel) la haine des
antisémites, dans l'espoir vain d'ête épargnés.


 


Quand va t on enfin comprendre qu'il est demandé aux juifs de se couper d'Israel !!!!!


 


1/La haine de la France de la police de l'armée et des juifs, c'est aussi la profession de foi des gauchistes.

Articles

Catégories