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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 11:26

Paru dans FIGAROVOX - lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/06/16/31003-20140616ARTFIG00245-le-requisitoire-de-goldnadel-contre-les-privilegies-de-la-sncf.php

16/06/14


Le réquisitoire de Goldnadel contre les privilégiés de la SNCF

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Pour Gilles-William Goldnadel, il est temps d'en finir avec une autre exception française : la complaisance evrs l'extrême-gauche politique et syndicale qui paralyse le pays.
Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est secrétaire national à l'UMP chargé des médias. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.
 
Je parle ici de la culture de la soumission à l'égard du syndicalisme extrémiste. Jusqu'à une date récente, les télévisions n'avaient pas à chercher beaucoup pour trouver, en période de grève des transports, un usager du rail ou des transports métropolitains prendre la pose résignée du philosophe ou celle du bon garçon compréhensif pour expliquer que la «galère» dont il était l'impuissante victime émanait de malheureux qui défendaient «leur gagne-pain».

Cette forme de syndrome de Stockholm à Paris est en voie de guérison définitive. Le Français a enfin compris que ceux qui ont décidé délibérément de le pénaliser, de lui pourrir sa vie, sont des plus privilégiés que lui. Ceux qui connaissent davantage la chose politique savent que les syndicats extrémistes, médiocrement représentatifs de ceux qui travaillent, rêvent encore du grand soir révolutionnaire et se soucient comme d'une guigne du service du public ou de la bonne santé d'une économie de marché d'un pays qu'ils vomissent.
Le premier ministre n'a pas eu tort de déclarer samedi que «jamais la gauche française n'avait été aussi faible depuis 1945». Mais à qui la faute sinon un Parti Socialiste français tellement fasciné par l'extrême gauche communisante ou gauchisante que la simple appellation de «social-démocrate» lui faisait honte. À un Parti Socialiste français, lui aussi figure d'exception en Europe du Nord, qui s'était jusqu'à présent montré tendrement bienveillant envers la grève dans le secteur public et une CGT spécialisée dans la prise d'otages d'usagers et la séquestration de cadres.

Mais soyons bons et justes. Réconfortons tout d'abord le premier des ministres et versons quelque onguent sur le cœur gros de la gauche chagrin et de ses relais syndicaux ombrageux. Ceux ci auront encore de beaux jours devant eux tant que la gauche médiatique restera d'une main ferme aux commandes.
Veut-on voir un exemple exclusif de toute spéculation intellectuelle? Je mets au défi tout observateur de la vie politique et judiciaire, fût-il particulièrement attentif, d'avoir eu connaissance d'un très important procès qui concerne les malversations financières du puissant comité d'entreprise d'EDF-GDF contrôlé par la CGT, en train de se dérouler actuellement à Paris. (Dépêches AFP 10,11et 12 Juin).

Le 2 juin s'est en effet ouverte devant le tribunal correctionnel une audience qui met en cause l'EDF, la CGT, le PCF et son journal l'Humanité. 16 prévenus, dont la CGT, l'Humanité et une sénatrice communiste ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel après une instruction fleuve menée par un juge Dhuy point trop dérangé par la presse. Trois semaines de débats ont été prévues. Autant dire qu'il ne s'agit pas d'une petite affaire...
Les 16 personnes morales et physiques précitées se voient reprocher la commission des délits d'abus de confiance ou de recel au préjudice de la Caisse Centrale des Activités Sociales, le plus important comité d'entreprise de France doté d'un budget de 400 millions d'euros…
La justice les accuse d'avoir détourné des fonds de la Caisse pour financer des activités ne relevant pas de son objet social, au bénéfice notamment de la CGT, du PCF et de la société du journal l'Humanité. Ainsi, parmi les irrégularités incriminées, figure encore la prise en charge par la Caisse des salaires de 6 employés mis à la disposition de la CGT, ou du PCF…

Parmi ces détournements présumés figurent l'enregistrement des spectacles de la grande scène de la fête de l'Huma.

À l'audience, la présidente a rappelé que la Cour des Comptes avait estimé dans un rapport que la caisse s'était «substituée» à la société du journal l'Humanité, sans justification aucune en fournissant des prestations éloignées de son objet.

Un esprit candide et frais pourrait être conduit à penser que ceux qui ont fait dernièrement, et de manière compréhensible, leurs choux gras d'une certaine affaire Bygmalion auraient dû d'avantage encore s'intéresser à cette affaire qui présente l'immense avantage objectif d'être passée par le filtre plus serré de l'instruction judiciaire au lieu de la grosse passoire des affirmations médiatiques et politiques non judiciairement vérifiées.
Le fait que cette affaire d'importance nationale n'ait donné lieu à aucun reportage constitue aussi une exception culturelle française peu glorieuse.

Ceux qui connaissent la réalité judiciaire n'excluront pas que cette délicate discrétion, cet enterrement de première classe, pour ne pas écrire le mot d'omerta, pourraient ne pas être sans conséquences judiciaires. Car il est bien connu des gens de robe qu'aujourd'hui, hélas, les éventuelles condamnations sont souvent proportionnées à leur degré de gravité médiatique.
Je rappellerai incidemment que le Syndicat National des Journalistes (SNJ), majoritaire dans la profession, et le syndicat CGT (FR 3) ont été solidaires du Syndicat de la Magistrature dans l'affaire du mur des cons.

Mais cela est évidemment sans rapport avec cette immunité dont jouit toujours l'extrême gauche politique et syndicale.

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Published by GOLDNADEL Gilles William
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commentaires

Phil 18/06/2014 08:17


EN 2002, absolument personne n'aurait parié 1 sou sur JM Le Pen (Jospin était donné gagnant haut-la-main par les sondologues, il n'a même pas atteint le premier tour de la présidentielle).


Aujourd'hui on sait que sa fille Marine arrive avec se gros sabots. C'est dire le chemin parcouru depuis.


 


Et avec ça, les eurofanatiques nous expoliquent que l'Europe c'est la paix, c'est super...


 


Vive l'Europe.


 


Un Rom a été très sauvagement lynché en région parisienne. Moi Prédident et son colistier Valls nous expliquent que c'est ignoble, que c'est incompatible avec les valeurs de la république, de la
démocratie, etc... Probablement pour escamoter le fait que les vrais responsables, ce sont eux, et tous leurs prédécesseurs.

Phil 18/06/2014 07:30


C'est bien plus qu'une grève ordinaire (celle-ci nous coûte déjà pas loin de 100 millions d'euros). La SNCF a accumulé une dette de 44 milliards d'euros, les cheminots et les syndiqueux veulent
l'effacement de cette dette, donc que l'Etat la prenne en charge, donc vous, donc moi. 44 millards...


 


Les intermittents du spectacle, c'est la même chose: avec +/- 1 milliard d'euros par an qui s'envole en fumée, ils continuent à creuser, et là aussi ils veulent que l'Etat/le contribuable, donc
vous, donc moi, passe à la caisse.


 


La dette nationale va dépasser les 2000 milliards d'euros d'ici à la fin de l'année, la France sera de facto le 1er (le + gros) emprunteur d'Europe (on emprunte des sous qu'on a pas) et se dirige
droit vers une économie bolchévico-africaine.


 


Et en ce moment, l'UMPS, les médias, les sondologistes et toute l'intelligentia française en sont à regarder leurs petits souliers car ils avouent (et c'est déjà honnète) qu'il y a UNE question à
laquelle personne n'a de réponse:


 


QUI sera face à MLP dans 3 ans au second tour de la présidentielle.

Estefania 17/06/2014 17:39


De toute façon, les grèves de cheminot font ch...


Les grèves de la part de la SNCF devraient être interdites, surtout de la part des roulants, les rois du rail. Cela devrait l'être aussi pour les enseignants et d'une façon générale,
pour tout personnel du service public.


 

Robert Marchenoir 17/06/2014 13:33


1945, c'est le 1917 français. Et on n'en est toujours pas sorti.


 


1945 : création de la Sécurité sociale, obligatoire et monopolistique, par le chef communiste Ambroise Croizat, responsable de la CGT, ministre du Travail et de la Sécurité sociale.


 


1946 : création du statut de la fonction publique par Maurice Thorez, vice-président du Conseil, chef du parti communiste, traître à la nation, déserteur en temps de guerre, réfugié à Moscou.


 


Il faut abolir le monopole de la Sécurité sociale et le statut de la fonction publique. Après, on pourra discuter. Avant, c'est inutile : les communisme sans parti communiste tient la société.


 


 

paulau 17/06/2014 11:32


 


Peu à peu , nous  comprenons que les grévistes sont avant tout des privilégiés qui entendent le rester, coûte que coûte, quitte à nous pourrir la vie . 

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