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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 01:12

Paru dans FIGAROVOX - lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/

http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/06/30/31003-20140630ARTFIG00245-goldnadel-pourquoi-aimeraient-ils-la-france-si-la-france-ne-sait-plus-s-aimer.php


Publié le 30/06/2014


Goldnadel : Pourquoi aimeraient-ils la France, si la France ne sait plus s'aimer ?

FIGAROVOX/CHRONIQUE- Pour Gilles-William Goldnadel, s'il est tout à fait normal que des Français d'origine algérienne se réjouissent de la victoire de leur équipe, les débordements violents ou provocateurs sont inadmissibles. A la France de le faire savoir.
Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est secrétaire national à l'UMP chargé des médias. Il préside par ailleurs l'Association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.


Au rebours de certains commentateurs, je ne vois pas matière à scandale lorsque des Français d'origine algérienne, dont de nombreux binationaux, se réjouissent ouvertement du succès d'une équipe d'Algérie qu'ils ont le droit d'aimer. Pareil sentiment de fierté identitaire collective est compréhensible…

Pour autant que l'on considère la réussite dans une compétition footballistique comme un paramètre déterminant pour signifier sa joie. Et dans ce domaine, les aficionados pro Algérie sont loin d'être seuls.
Ce qui est nettement moins compréhensible, c'est lorsque la manifestation de ce sentiment vire systématiquement à la provocation et à la violence. Cette spécificité là n'a rien de très glorieux.

Mais le vrai scandale habite ailleurs, et c'est lui qui est le premier responsable de ces débordements.
Il demeure dans le silence obséquieux d'une grande partie de la presse hexagonale qui a respecté une manière d'omerta en suite des premiers débordements consécutifs au match Algérie-Corée-du-Sud. Ainsi, Le Monde et ses «Décodeurs» y avaient vu seulement une manipulation fantasmatique de l'extrême droite identitaire… C'est comme cela aussi que l'on caractérisait doctement la constatation des progrès de l'insécurité ou de l'immigration incontrôlée aux confins du XXe siècle finissant.

Au lieu de cela, certains commentateurs français ont préféré se réjouir bruyamment d'une victoire d'une équipe qui n'était pas la leur. Parce que nombre de nos concitoyens avait matière légitime à se réjouir? À cette aune, j'aurais aimé entendre quelques regrets de voir l'équipe du Portugal prendre le chemin de la sortie. Il est curieux de constater que ceux qui étaient, à raison, les plus ouvertement opposés à l'idée d'une Algérie française sont les moins fermés à une sorte de France algérienne.
Le scandale demeure encore et surtout dans le mutisme craintif des responsables politiques, en ce compris ceux de l'opposition républicaine engluée dans ses querelles intestines, qui a permis une nouvelle fois à Marine Le Pen de bénéficier du monopole du constat de l'évidence niée.

Certes, le premier ministre, exception habituelle dans son camp, a bien voulu noter le caractère intolérable des débordements, mais dans le cadre inhabituel pour l'ancien ministre de l'intérieur fort en gueule, de l'euphémisation. Ceux-ci ne seraient l'œuvre que d'une poignée d'individus…
Lorsque pareils événements sont tristement récurrents, lorsque les casseurs émergent au même moment à Marseille comme à Roubaix, en passant par Clamart, Mulhouse, Lille, Maubeuge, Lyon, Vaulx-en-Velin, Grenoble, Provins, enfin, où l'on a remplacé le drapeau français par le drapeau algérien. Lorsque les Champs-Élysées sont transformés en zone militaire, lorsque 74 interpellations veulent bien être décidées, on ne ressort plus de la boutique du politiquement admissible le mythe de louveteaux solitaires agissant en bandes.

Au stade, où en sont les choses, les autorités publiques ne cachent même plus leur appréhension pour les matchs à venir du onze algérien. En priant que l'Allemagne triomphante les préservera d'un choc contre le onze français qui pourrait tourner au désastre urbain, quelle qu'en soit l'issue, la joie comme la colère étant, comme on l'a vu, mêmes mauvaises conseillères.


Si seulement, quelques dures vérités avaient été dites sans bégayer.
Qui a oublié l'ineffable ministre communiste de la jeunesse et des sports, Mme Buffet, lors de la funeste rencontre France-Algérie de 2001 au stade de France, la Marseillaise copieusement sifflée, s'essuyant, symbole cruel, l'œil gauche aveuglé par le jet d'un projectile, murmurant à bas bruit: «ce n'est pas grave…».

Mais si c'était grave! Camarade-ministre des jeunes, ordinairement plus gouailleuse, et il était de votre devoir impérieux de leur dire haut et fort.

Ainsi, 13 ans plus tard, rien n'a changé ou presque. Toujours le même silence coupable, la même crainte pavlovienne d'encourir les foudres d'un pseudo antiracisme désormais sans vertu, vieillard libidineux impuissant à dissimuler ses vices.

Il suffirait à présent de presque rien, dix mots peut-être un peu moins, mais prononcés à l'unisson par un pays résolu. Après tout, dans un domaine assez voisin, l'équipe de France a su se réformer dès lors que la France entière et écœurée, a su lui dire sans ambages que sauf à la désaimer, elle ne tolérerait plus les frasques et les provocations de certains de ses membres dont elle ferait bien de se déprendre.


Et ce qui est valable dans le domaine malgré tout secondaire de manifestations de rues intempestives, l'est tout autant dans les domaines autrement plus graves qui ont vu constater dernièrement les dérives autrement plus violentes de jeunes à qui l'on a tenu essentiellement que le langage de l'excuse, sinon du ressentiment pour le pays d'accueil, à qui on a chanté extatiquement en boucles les mots «droits de l'homme», sur fond de musique rap, en oubliant de leur apprendre les sens des mots «devoir» ou «gratitude».

Je l'affirme ici, les jeunes manifestants ne sont pas les premiers responsables de leurs exactions.
Comment ne seraient-ils pas déboussolés, quand la France perd le nord et regarde vers le sud avec une crainte révérencieuse ? Pourquoi aimeraient-ils la France, si la France ne sait plus s'aimer ?


Pourquoi la respecteraient-ils, si elle se méprise ?

Il suffirait de presque rien, dix mots peut-être un peu moins.
Mais prononcés d'une seule et ferme voix : «désormais, la France ne tolérera plus l'intolérable».


Et en français.
 

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Published by GOLDNADEL Gilles William
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commentaires

Palmoni 04/07/2014 07:27


Schizophrène s'écrit comme ça, Phil.


Le reste est négligeable. 

Phil 03/07/2014 22:41


Moi ça ne me dérange pas d'être diagnostiqué "paranoïaque".


Supposant que je sois aussi schysophrénique, psychopathe, arachnophobe,


pilote de hors-bord, véliplanchiste ou canivettiste, en plus d'être paranoïaque,


ça n'a jamais empêché les anti-juifs d'être anti-juifs, et ça n'a jamais empêché les véritables


couillons de faire perdurer les accusations mensongères, sans cesse renouvelées, contre le peulpe juif.


 


Mais Coco, ne prends pas perso tout ce que Palme Honnie est susceptible d'éructer.


Dans le ghetto de Varsovie, il aurait été capable de persuader un mourant qu'il éxagère...


 


 


Soit dit en passant, Palmo, tu n'arrives pas à l'ombre du demi-quart de la cheville de Milière.


 


Un peu d'humilité ne te nuirait pas.

Coco 03/07/2014 11:58


N'aggrave pas ton cas par une défense maladroite.


Tu n'as donc pas compris que tu es incapable de disitnguer les différences. Pas seulement entre la merde et la chantilly, mais aussi entre les continents entre les supporteurs entre les
pays, entre les politiques, entre les hommes et les femmes, entre hitler et les Juifs etc etc ...Je ne dirai pas que tu es tupide pour ne pas te vexer encore, je dirai que ton
intelligence est assoupie.


 

Palmoni 03/07/2014 11:39


Tu n'as donc pas encore saisi que tu es le pendant exact de l'Alsatian.


 


En moins honnête. Au moins lui, il est franc et massif, brut de décoffrage, sans fard et sans masque. D'où l'intérêt qu'il présente pour le curieux que je suis. Pas toi. 


 


Avec ça, malgré la rugosité de son discours, il est bien moins ordurier que toi. Tu caches la malhônetteté et la vacuite de tes non-arguments sous une épaisse couche de grossierté. 


 


Va lire Dreuz; Millière est de ton niveau.

Coco 03/07/2014 10:47


Tu en es à 'c'est celui qui dit qui y'est' comme un morveux. Ta prochaine pensée profonde sera peut etre caca boudin.

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