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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 16:53

ARTICLE PARU SUR LE SITE « ATLANTICO, un vent nouveau sur l’info » : http://www.atlantico.fr

 

http://www.atlantico.fr/decryptage/gilles-william-goldnadel-gauche-morale-israel-palestiniens-244178.html

La semaine Goldnadel

Publié le 12 décembre 2011

 

Sale  temps  pour  la  "gauche  morale"

 

Hier encore, "gauche morale" relevait du pléonasme, au train où vont les choses, ce pourrait être demain une manière d’oxymore.

 

Lundi, dans un compte rendu assez minimaliste – et sans citer la CGT – France Inter faisait état d’un rapport accablant de la Cour des Comptes relatif « aux dysfonctionnements du comité d’entreprise de la RATP ». Vacances somptuaires, vie de château (au sens littéral), tout y passe, si bien que la Cour réclame exceptionnellement la saisine de la justice pénale.

Après les comités d’entreprise d’EDF-GDF (où en est donc cette  procédure pénale ouverte en 2004 qui ne passionne guère la presse ?), d’Air France, de la SNCF ou de  France Telecom, voilà donc venu le tour des intransigeants du métropolitain.

Deux jours plus tard, le Monde titrait sur ces « dérives et irrégularités », mais brocardait l’attitude du Figaro-Magazine, qui avait révélé le caractère explosif d’un rapport parlementaire sur les mécanismes de financement des organisations syndicales, au motif que celui-ci a, finalement, été enterré avec un touchant unanimisme par l’ensemble de la représentation parlementaire.

La presse, dans son ensemble, n’a pas manqué de moquer cette pusillanimité des politiques. Cette gausserie, coutumière, aurait plus de tenue si la plupart des directeurs de la presse hexagonale n’avaient pris l’inconfortable posture de ramper chaque fois qu’ils croisent un ouvrier du Livre ou un responsable du Syndicat National des Journalistes.

 

Quand Jack Lang menace Arnaud Montebourg

Jeudi, la presse se répandait sur des détournements qu’aurait favorisés le patron de la puissante fédération socialiste du Nord-Pas-de-Calais, sorte de solidarité chti à avec le midi des Guérini. Dans cette bataille – qui tourne au pancrace – et qui voit Jack Lang menacer Arnaud Montebourg d’une gifle (on en tremble), on ne sait si l’on doit prendre le parti de Matamore ou de Savonarole.

Décidément, et après les frasques new-yorkaises, qu’il est loin, le tintement du bling-bling.

 

Faire grimper le FN en le victimisant

Le même jour quelques « antiracistes de gauche », cornaqués par SOS-Racisme empêchaient Marine Le Pen de s’exprimer à l’université de Paris-Dauphine. Le député socialiste Sapin déclarait « comprendre » leur geste.

Je le comprends tout aussi bien, puisqu’il s’agit, selon la bonne vieille méthode politicarde, de faire grimper le Front National – en le victimisant – au détriment de la droite classique. Mais j’ai plus de difficultés à entendre les protestations des habituels défenseurs indignés de la liberté d’expression et de réunion. Ceux qui  taxent « d’intégristes » tous les manifestants catholiques devant les théâtres, ou qui défendent, à juste titre, le droit des islamistes de se réunir, par exemple.

Encore un mot, sur ce chapitre : j’ai cru distinguer parmi les manifestants « antiracistes » certains juifs encartés. Surtout, qu’ils ne viennent pas se plaindre lorsque des intellectuels israéliens seront exclus des débats, comme désormais régulièrement à Oxford et comme hier à Marseille.

 

Le peuple palestinien, une invention ?

A ce dernier sujet, Gilles Paris, dans son blog du Monde dédié au Proche-Orient moque gentiment les candidats républicains aux États-Unis pour leur tropisme pro-israélien. Surtout, il admoneste l’un d’entre eux, Newt Grintrich, pourtant professeur d’Histoire, pour avoir osé prétendre que le peuple palestinien était une invention. Comme j’aurais aimé constater un tel esprit critique à l’égard d’une extrême gauche française, pourtant plus proche, et maniaquement pro palestinienne.

Je ne me souviens pas non plus que qui que ce soit au Monde, ait brocardé le fameux et fumeux « Comment le peuple juif a été inventé » commis par l’antisioniste Israélien Shlomo Sand.

Sur le fond, je ne conseille pas à Gilles Paris, lorsqu’il voudra bien respecter le parallélisme des formes, de comparer les mérites respectifs du brulot précité avec le tout récent « Comment le peuple palestinien fut inventé » de David Horowitz et Guy Milliere (ed.David Reinarc) destiné à lui répondre.

Ces deux éminents auteurs rappellent effectivement qu’en 1948, lors de la proclamation de l’Etat juif, nul ne parlait de « nation palestinienne » mais d’une nation arabe. Nul non plus n’a parlé de « peuple palestinien » avant que la notion soit, de fait, inventée, dans la deuxième moitié des années 60. En est-il autant pour le peuple juif ?

 

Ceci fermement posé, je veux ajouter ici que ces discussions historiques, passionnantes, sont dépourvues d’intérêt politique, au moins pour deux raisons :

  • S’agissant des Juifs, il est indéniable que la majorité d’entre eux est longtemps demeurée hostile au sionisme. Notamment dans le milieu orthodoxe. Ceci disqualifiait-t-il le sionisme ?
  • S’agissant des Arabes, certains sionistes devraient se rappeler des propos de l’un de leur plus intransigeant représentant,Vladimir Zeev Jabotinsky, qui dans son œuvre maitresse, « Le mur de fer », conseillait à ses sympathisants de ne pas se faire d’illusions : si, par extraordinaire, les Arabes venaient à reconnaitre la légitimité de la présence juive, ceux de Palestine seraient les plus irrédentistes.

Ce qui se prouve bien la spécificité de cette population, quelque soit son nom ou la manière dont elle se considère, et le droit qu’elle possède de s’organiser politiquement comme elle le veut.

Le problème est ailleurs, et là au demeurant où Newt Grintgrich, plus subtil que ne le voudrait le Monde, l’a situé : dans la persistance obstinée du peuple arabe de Palestine à préférer détruire le seul Etat juif que de construire un énième état arabo-musulman.

"Le très sérieux Le Monde" : pléonasme ou oxymore ?

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Published by GOLDNADEL Gilles William
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commentaires

Gal Anne 29/12/2011 15:31


Bravo Monsieur !!! Je manque rarement vos interventions à l'émission "choisissez votre camp" vous y êtes excellent. Mais vous devez beaucoup souffrir  face à certaines nullités que l'on vous
oppose. Bonne année


 

Gilles-Michel DEHARBE 14/12/2011 22:04


Le terme de "palestinien" était utilisé pour et par les Juifs jusqu’à la résurrection d’Israël, remplacé alors par celui d’Israéliens. Quant aux Arabes de Palestine, ils étaient qualifiés
de citoyens turcs ou syriens. Et s’ils étaient palestiniens ils ne l’étaient sûrement pas plus que les Juifs, majoritaires à Jérusalem depuis 1850 déjà, malgré la haine et le mépris que leur
témoignaient les Arabes de Syro-palestine.



La naissance de "peuple palestinien" est historiquement daté lors d’une conférence tiers-mondiste par un trio composé de Fidel Castro, Ben Bella et Ahmed Choukeiry. Ce fut Ben Bella qui en eut
l’idée. Les Algériens avait réussi la politique de la décolonisation en s’affirmant comme un peuple, les Algériens, en lutte pour son indépendance face aux colons envahisseurs de France. Ben
Bella a proposé que l’on fasse au sein du conflit israélo-arabe, un conflit israélo-palestinien entre un peuple,les "Palestiniens" , en lutte pour son indépendance nationale, face aux Juifs
assimilés à des "colons".



L’invention était géniale comme l’invention du "peuple palestinien". Choukeiry, chargé d’être le héraut de cette guerre de "décolonisation" fut tellement pitoyable que les dirigeants arabes
choisirent de se choisir un autre héros, Yasser Arafat, alors chef de commando en Egypte. Les Palestiniens des territoires se considéraient comme Jordaniens et avaient également des passeports
jordaniens.



C’est ainsi que par un tour de passe-passe s’est construite la légende du "peuple palestinien" alors que jusqu’alors c’étaient les Juifs que l’on dénommait de palestiniens".



Le président du Venezuela Hugo Chavez a reçu le prix Kadhafi des droits de l’Homme lors d’une cérémonie à Tripoli, où il a rendu un hommage appuyé aux révolutionnaires du monde entier et dénoncé
la politique impérialiste américaine en Irak et contre l’Iran.



La récompense lui a été remise par l’ancien président algérien Ahmed Ben Bella, qui préside le comité international du prix, lors d’une cérémonie organisée à Tripoli en présence de hauts
responsables libyens et de l’ancien président nicaraguayen Daniel Ortega. Ce prix est une décoration que je porte avec fierté et accepte en toute modestie. Je l’offre aux héros, aux
révolutionnaires, aux peuples et martyrs, a dit M. Chavez, qui parlait en espagnol et dont les propos étaient traduits par un interprète officiel libyen.



Le président du Venezuela a eu une pensée pour le dirigeant historique palestinien Yasser Arafat, décédé le 11 novembre, et a aussi affirmé sa solidarité avec les peuples d’Iran et d’Irak. Il a
dans le même temps dénoncé le retour à l’impérialisme américain, une idée très chère au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi avant que ce dernier ne soit admis dans le giron de la communauté
internationale début 2004, ayant renoncé officiellement aux armes de destruction massive. Le peuple iranien ploie sous la menace de l’impérialisme. Je suis également solidaire du peuple irakien
dont la terre a été envahie et occupée par l’impérialisme revenu sous sa forme la plus détestable : envahir des territoires libres sous prétexte d’objectifs erronés, a dit M. Chavez. Il a jugé le
moment opportun pour s’unir afin de faire face au défi impérialiste. Il ne me reste plus que le fusil révolutionnaire après que le rameau d’olivier soit tombé, comme Yasser Arafat.


 


Ce prix, décerné pour la première fois en 1989 à Nelson Mandela, a été octroyé ensuite au président cubain Fidel Castro, à M. Ben Bella, aux enfants de l’intifada palestinienne, aux Indiens
d’Amérique et aux enfants bosniaques, entre autres.



François Genoud (né en 1915 et mort par suicide le 30 mai 1996) était un banquier suisse, connu pour son rôle de banquier du nazisme, héritier testamentaire d’Hitler et Goebbels, devenu le
financier des terroristes palestiniens et du FLN algérien avant d’embrasser lui aussi l’islam et de rejoindre les options islamistes, se liant d’amitié, à Genève, avec le pionnier des Frères
musulmans en Europe et propre gendre d’Hassan El-Banna, Saïd Ramadan. Selon L’Express, il aurait fait fortune en récupérant les droits d’auteur du Führer et de Gœbbels et plus tard, c’est par son
intermédiaire que Jacques Vergès assurera la défense du "boucher de Lyon", le nazi Klaus Barbie.



La première proposition pour une conférence anti-impérialiste tricontinentale remonte à la « 2e conférence de solidarité des peuples afro-asiatiques » (Conakry, 1961). Les Soviétiques soutinrent
cette proposition, les Chinois s’y opposèrent. Elle fut classée.



A la 3e conférence de solidarité (Moshi, 1963) arriva une offre cubaine d’héberger la réunion suivante. Note fut prise de l’offre mais aucune décision.
L’année suivante, en avril, à l’occasion d’une réunion du Conseil exécutif de l’Organisation de solidarité, à Alger, M. Ben Bella recommanda d’ouvrir celle-ci à l’Amérique latine. Le Conseil
proposa la constitution d’un comité tricontinental constitué de six membres de chaque continent ; mais le Comité ne se constitua pas.



Ce n’est qu’à la 4e conférence (Winneba, Ghana, mai 1965) que l’Amérique fut enfin conviée. Des six observateurs prévus, seuls vinrent le Vénézuélien et le Cubain. Ce dernier invita la prochaine
conférence à se tenir à La Havane à l’occasion du 7e anniversaire de la « libération » de l’île, en janvier 1966. Si l’ensemble des délégations — et particulièrement la soviétique — fut très
favorable à ce projet, la chinoise chercha à freiner le mouvement et demanda que, puisque de toute façon la réunion régulière suivante — la 5 e — était prévue à Pékin en 1967, cette réunion de
1966 soit tenue pour exceptionnelle.

Coco 14/12/2011 12:36


'Comme vous, je suis attristé par les réactions entendues à la synagogue concernant les relations Israël-Palestine.'


De quoi s'agit-il ?

Gauthier 14/12/2011 11:40


Bonjour et merci pour votre intervention hier sur i-télé.


Comme vous, je suis attristé par les réactions entendues à la synagogue concernant les relations Israël-Palestine.


Il est évident que la reconstruction des états au moyen-orient passe par la reconnaissance des particularités de chacun des peuples de la région.


Il parait tout autant incontestable que l'avenir d'Israël passe par la prospérité de ses voisins et la baisse démographique que cette prospérité entrainera mécaniquement.


Le début de reconnaissance de la Palestine par les organisations Onusiennes peut avoir en outre quelques vertus:


-lesdites organisations peuvent envoyer leurs cadres observer l'évolution de la situation en Palestine et conseiller l'autorité palestinienne dans le sens du droit.


-L'autorité Palestinienne sera contrainte de renforcer sa responsabilisation vis-à-vis de sa population et de ses voisins.


Les autorités Israéliennes ont réagit violemment à ce debut de reconnaissance;mais elles peuvent égalemebt y trouver le moyen de faire condamner une autorité palestinienne qui peine à
empécher le Hamas de vouloir la fin de l'état d'Israël.


 


Très cordialement.


 


E.Gauthier 


 


 

Coco 14/12/2011 11:32


Francis a parfaitement raison de signaler le démenti d'assouline. Ce qui est pitoyable c'est que les sites juifs ne recherchent absolument la vérité avant de s'enflammer comme une rue arabe.
Raison pour laquelle les explications d'assouline ont été glissées sous le tapis. La plupart de ces sites sont de vrais parasites. Ils décident de la soupe à servir aux lecteurs et les lecteurs
avalent la tambouille sans broncher. Et ce sont eux qui vont parler de désinformation s'agissant des journalistes français !! Et en plus ils se prennent pour des journalistes eux meme...


Marco, ca me rappelle que 'les palestiniens ont un excellent dossier'. Pas toi ?

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