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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 10:36

Paru dans FIGAROVOX - lefigaro.fr http://www.lefigaro.fr/vox/


http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/03/10/31003-20140310ARTFIG00290-affaires-cope-buisson-sarkozy-le-plaidoyer-de-goldnadel.php

 

Publié le 10/03/2014

Affaires Copé, Buisson, Sarkozy : le plaidoyer de Goldnadel

 

FIGAROVOX - L'avocat de Patrick Buisson revient sur la semaine noire de l'UMP et la mise sur écoute de son confrère Thierry Herzog.


Qu'il est doux d'écrire dans les colonnes d'un journal qui n'est pas tant prisonnier de l'esprit de corps qu'il en perde la tête.


La semaine calamiteuse qui vient de s'écouler m'aura en effet donné quelque bile, à mesurer souvent l'opinion que se fait une certaine presse de son droit à s'affranchir du droit. De sa capacité aussi à faire la morale tout en la piétinant.

Certains journalistes, en principe soucieux du droit des gens à la dignité, se lancent dans une chasse à l'homme, une traque, un questionnement insistant et impudique qu'ils n'oseraient pas pratiquer à l'égard de l'auteur du pire crime de sang. Que l'homme-gibier ait osé y voir, sur le champ, un procédé «totalitaire» aura donné «envie de rire», ce dimanche matin à la préposée de la radio d'État chargée des questions médiatiques. J'envie cette disposition à l'humour.


 
Le même matin, et dans le même cadre radiophonique, les journalistes commentaient sans les critiquer ces écoutes et cette perquisition intervenue à grand bruit et dans des conditions controversées chez l'avocat de l'ancien président de la république. Les mesures étaient ordonnées par un juge membre du Syndicat de la Magistrature. Cette précision, purement factuelle, est évidemment aussi inutile qu'innocente.

Était invité à l'émission, un magistrat syndicaliste qui crut devoir préciser sans être contredit que certes les perquisitions sont pénibles, mais qu'elles arrivent quotidiennement chez tous les justiciables.

Ne prétendant pas ici encore à l'objectivité absolue -le perquisitionné étant un confrère doublé d'un ami- et ne pouvant aspirer à la crédibilité qui en découle, je m'abstiendrai donc de dire l'horreur juridique et les références historiques que m'inspirent des mesures dévoyées qui se vautrent sur les droits au secret de l'avocat et de son client.


En revanche, entendre un magistrat évoquer tranquillement les écoutes d'un an de conversations de l'opposant le plus potentiellement dangereux du pouvoir actuel avec son avocat, ainsi qu'une perquisition chez ce dernier, devant un parterre de journalistes placides me donne migraines et acouphènes. Me reviennent sans répit à l'oreille les cris stridents et indignés de «fadettes!», «secret sacré des sources!», «méthode totalitaire!» dès lors qu'un magistrat sonne à la porte d'une rédaction dans des conditions légales parfois moins discutables.

Puisque j'en suis, sur ce thème de la vie privée et de ses violations, à vitupérer la manière oblique dont la presse le traite, sévère pour les autres, indulgente pour elle-même, quelques observations d'ordre idéologique complémentaires:

Curieux paradoxe, en effet que celui de voir aujourd'hui l'État, lorsqu'il agit avec un excès critiquable, mais avec parfois de louables intentions de protection du droit à la sécurité des individus, traité avec une sévérité symétriquement équivalente à l'indulgence voire à l'empathie dont bénéficient les individus qui ont violé les secrets de cet état.


Pour la démonstration par l'exemple, mon lecteur voudra bien se reporter aux commentaires médiatiques acides sur la NSA, la vidéosurveillance, les croisements de fichiers informatiques (à l'exception de celui du fisc jamais critiqué) et la manière dont ont été évoqués les courageux «lanceurs d'alerte» Assange, Snowden ou Manning, pourfendeurs du secret diplomatique ou militaire.

Pour ceux qui douteraient encore du caractère idéologique de cette morale médiatique sélective, j'évoquerais une sélection dans la sélection. Le seul «lanceur d'alerte» à ne pas avoir bénéficié de cette indulgence à géométrie variable est en effet le journaliste Clément Weill-Raynal(1) qui a révélé les secrets compromettants du Mur des cons du Syndicat de la Magistrature. Dans son cas particulier, les mêmes qui ordinairement considèrent comme un acte d'héroïsme professionnel le procédé de la caméra cachée pour confondre les méchants, n'avaient pas de mots assez durs pour stigmatiser des «photos volées» dans un local pourtant dénué de caractère privé.… Il est vrai que le syndicat majoritaire des journalistes s'était dit solidaire des magistrats partisans.


Réflexion faite, lorsque je suggérais que des journalistes avaient un réflexe systématiquement corporatiste, j'étais fort injuste: il leur arrive même d'être impitoyables envers certains des leurs.


(1) je suis l'avocat de Clément Raynal.


 


 

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Published by GOLDNADEL Gilles William
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commentaires

Coco 18/03/2014 16:48


En tout cas Poutine ne lache pas ses alliés. Il est fidèle et ne craint personne.


On ne peut pas en dire autant des 'amis' d'Israel.


Bon, je ne suis pas très partial. Je n'aime pas les américains et encore moins les européens.

Phil 18/03/2014 15:30


Le coup des vedettes de Cherbourg, c'était un superbe exploit de l'armée israélienne.


Et c'est comme Entebbe: quasi impossible à reproduire aujourd'hui.


 


Quant à Poutine, la Russie a un bien trop long historique de livreur de tanks, d'avions de chasse, de missiles et d'armes en tous genres à la Syrie et à d'autres non moins charmants édens de paix
et de démocratie pour pouvoir courir après deux lièvres en même temps. Il n'approchera pas Israël si facilement.

Coco 18/03/2014 13:49


 


Et la france parée de ses plumes de paon, veut refaire a la Russie le coup des vedettes de cherbourg.


Poutine va se charger de la renvoyer a la niche.


 

Coco 18/03/2014 13:42


Si seulement Israel avait un allié comme Poutine plutot que cette danseuse d'obama...


 


Faudrait pas confondre le Mali avec la Russie ni kadafi avec Poutine

Ribus 15/03/2014 22:22


A présent Nicolas Sarkozy sait qu'il est une cible vivante, un gibier et celui qui peut être au 2è tour de la pésidentielle de 2017 en lieu et place du président sortant.


Il a changé de téléphone ; il devrait aussi changer de voiture et de garagiste, on ne sait jamais...Il devrait aussi regarder de nouveau le combat de boxe entre Mohamed Ali et Georges Foreman ;
cela peut l'inspirer....


En attendant, il doit une fière chandelle à M Faletti qui a été le grain de sable dans la machine infernale socialiste.


 

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