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21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 10:39

LA PAIX ASYMETRIQUE  N’EST PAS LA PAIX

 

 

Mon ami Ilan Greilsamer écrivait récemment dans Libération, à l'aube de la Conférence d'Annapolis, que les peuples palestinien et israélien devaient chacun renoncer à leurs rêves respectifs et contradictoires. Le premier au retour dans ses foyers en Israël, le second au « Grand Israël ».

Malgré toute l’estime que j'ai pour ce porte-parole talentueux de la gauche israélienne  éclairée, ce qu'il écrit est entièrement faux.

Je pourrais m'épuiser à apporter les preuves du renoncement de la très grande majorité des Israéliens au rêve biblique : des accords d'Oslo au retrait de Gaza, de l'élection triomphale du parti centriste Kadimah sur son programme d'un retrait unilatéral de Cisjordanie aux sondages constants qui montrent que la plupart des Israéliens sont prêts à un compromis territorial  « douloureux » mais en contrepartie d'une paix définitive et non de nouvelles surenchères.

En ce qui concerne, les Arabes de Palestine, en revanche, même ses représentants les plus modérés – et  nous  ne sommes pas sûrs qu'ils soient majoritaires – ont refusé récemment de reconnaître Israël comme État du peuple juif, conformément à la résolution onusienne du partage de 1947.

Ce refus rend cohérent le maintien de l'exigence du droit au retour des réfugiés dans leurs maisons.

À ce jour, il n'est toujours pas possible d'admettre que le peuple arabe de Palestine, qui a porté le Hamas au pouvoir, a renoncé définitivement à ses clefs et à ses songes.

Retour à Greilsamer. C'est ce désir, déconcertant  d’irréalisme, de vouloir absolument, soit par souci d'objectivité apparente, soit pour lutter contre la désespérance de l'impuissance, renvoyer les antagonistes dos à dos, qui relève du songe creux.

Au-delà de cet onirisme politique bien caractéristique d'une partie de la classe intellectuelle israélienne –  qui contraste toujours autant avec le monolithisme  des intellectuels du camp d'en face – il est clair que les Israéliens ne peuvent même pas espérer capitaliser durablement les compromis qu'ils ont faits ou qu'ils sont prêts à faire.

Si un intellectuel israélien aussi brillant et bienveillant est capable de tourner le dos à des  évidences aussi manifestes, on comprend mieux comment l'opinion publique internationale dans son ensemble, dans le meilleur des cas, renvoie également dos à dos les protagonistes.

Dans le meilleur des cas. En réalité, il n'en est rien. Et nous savons que les check-points et les clôtures de sécurité pour prévenir les attentats sont plus décriés que ceux qui les commettent.

Retour à Oslo. L'armée israélienne n'occupe plus les villes de Cisjordanie, malgré le terrorisme qui se poursuit. Échec des pourparlers de Camp David et de Taba. Déclenchement par Arafat de l'intifada armée avec utilisation des kamikazes.

Qui, en Europe, a clairement déclaré qu'il s'agissait d'une violation caractérisée d'un accord basé avant tout sur la renonciation à obtenir ses objectifs politiques par la violence ?

Dès lors, l'Israélien moyennement avisé – qui a clairement renoncé à ses rêves, mais qui sait qu'il n'a pas droit à l'erreur – peut-il être persuadé que la communauté  internationale qui doit garantir le compromis territorial espéré, saura cette fois arbitrer impartialement et sans faiblesse les parties en cas de non-respect de celui-ci ?

C'est cette première asymétrie, qu'il n'est pas le lieu ici d'expliquer, qui est l'une des causes de l’immense difficulté à résoudre le conflit centenaire.

 

 

Mais il existe une autre asymétrie dans les exigences imposées implicitement à chaque partie, aussi lourde de conséquences.

Celle de savoir qui les représente valablement.

En ce qui concerne Israël, la chose est simple. Son représentant est le chef de son gouvernement démocratiquement élu.

En ce qui concerne, l’Autorité Palestinienne, depuis l'arrivée au pouvoir du Hamas, également de manière démocratique, l'affaire est autrement plus complexe.

On a déjà beaucoup glosé sur Annapolis, qui ne méritait pas, à notre sens, autant excès d'honneur ou d'indignité.

Néanmoins, son aspect le plus critiquable réside dans le défaut de légitimité représentative de ses acteurs.

Tout a été dit sur la faiblesse politique respective des représentants américain, israélien et palestinien.

 

Mais, le problème que pose ce dernier est d’une autre nature que la faiblesse des deux autres.

Il ne s'agit pas seulement d'impopularité politique, il ne s'agit pas seulement de géographie et de la perte de Gaza, il ne s'agit même pas – quoique le problème soit de taille – de son manque de maîtrise sur le Fatah lui-même qui poursuit le terrorisme avec ses brigades d’Al Aksa.

 Il s'agit de savoir qui peut engager le peuple arabe de Palestine, divisé entre ses islamistes irréductibles et violents et ses plus modérés.

À notre connaissance, c'est la première fois dans l'histoire moderne des relations internationales, qu'une partie est agréée dans des accords à rechercher sans disposer d'un aussi peu clair mandat pour négocier.

Cette asymétrie juridique et politique est grosse de péril.

 À supposer, qu'un accord soit trouvé, après d'âpres négociations, quelle valeur aura-t-il si, en définitive, l'opinion publique palestinienne maintient son soutien au Hamas, et alors même que la partie israélienne aura abattu toutes ses cartes ?

Notre israélien moyennement avisé – celui qui a renoncé à ses rêves mais qui souhaite ne pas voir survenir de nouvelles surenchères et de nouvelles violences – n'est-il pas en droit de craindre une  négociation à venir sur un terrain aussi friable ?

 

 

 

 

 En pleine lune de miel d’Oslo, Yasser Arafat s'était rendu rencontrer les musulmans d'Afrique du Sud. À Johannesburg, dans une mosquée qu'il croyait à l'abri des oreilles indiscrètes, il expliqua tranquillement que les accords n'étaient qu'une ruse pour reconquérir la Palestine par étapes. Mais ses propos firent l'objet d'un enregistrement et révélé au public israélien.

Qu'arriva-t-il ? Rien.

Feu Fayçal al  Husseini prononça peu ou prou les mêmes paroles peu avant son décès, en pleine intifada des mosquées. Quoique là encore, l'affaire fut rendue publique, cela ne l'empêcha pas d'être enterré sous des tonnes d'éloges universels célébrant le dirigeant palestinien modéré, qu'il était sans doute, par comparaison.

Chacun sait que les livres d'école des petits enfants de Palestine nient catégoriquement l'État juif quand ils ne recèlent pas, pour certains d'entre eux, des discours antisémites et négationnistes.

L'indifférence internationale demeure largement la règle.

Il n'en est pas de même des Israéliens, dont les propos sont examinés soigneusement.

Ainsi, de ceux, particulièrement écœurants, du Grand rabbin Ovadia Yosef, comparant les Arabes palestiniens aux serpents, qui firent le tour du monde, bien que le rabbin n'avait déjà plus d'âge lorsqu'il les prononça....

Ainsi encore, ceux d'Ariel Sharon appelant les Juifs de France à immigrer en Israël pour cause d'antisémitisme et auquel un journal français du soir crut devoir consacrer pas moins de trois articles, dont un en première page... trois mois après ceux-ci...

C'est que les mots des Arabes ne comptent pas, ou très peu.

Dans ces contrées où le verbe est paraît-il censé régner en maître, pas question de le prendre au pied de chaque lettre.

C'est ainsi que l'on peut se permettre de dire tout le lundi et son contraire le mardi.

A fortiori dans une langue différente.

C'est cette asymétrie dans la responsabilité du discours, qui autorise les harangues enflammées auxquelles les foules croient, qui autorise la pensée magique et démagogique.

Elle déresponsabilise les uns et rend méfiants les autres.

 

 

Mais la plus cruelle, la plus dangereuse des asymétries est à venir.

Elle concerne les actions commises ou inexécutées par les Arabes de Palestine et qui ne sauraient non plus les engager, les qualifier ou les disqualifier.

Retour sur Oslo. Arafat s'engage à lutter contre le terrorisme. Il ne fait rien ou presque, au nom de l'unité sacrée de son peuple. Quand des terroristes sont arrêtés, ils sont libérés quelques jours plus tard selon le principe qui sera connu sous le nom de « tourniquet ».

Le raïs n'hésite pas cependant à jouer du terrorisme de ses incontrôlés pour obtenir davantage encore de son partenaire selon une méthode qu'un pénaliste chagrin pourrait qualifier de racket.

Jusqu'à son décès, ou à peu près, ce qu'a fait Arafat, ce qu'il devait faire mais n'a pas fait n'a guère été porté à son débit et encore moins à celui de son organisation politique.

Le Hamas prend le pouvoir par les urnes. Il ne renonce ni à la destruction d'Israël – en dépit de quelques déclarations alambiquées qui n'ont trompé que ceux qui rêvaient de l'être – il n'a pas renoncé au terrorisme. Au lieu de cela, il  tire des bordées sur le territoire voisin.

En dépit de cela, il s'est trouvé encore de nombreux pays ou personnalités – y compris en Israël – pour exiger d'Israël de négocier sans préalable.

Le président palestinien est un homme modéré. Il est physiquement courageux.

Néanmoins, je l'ai dit, une partie de ses troupes refusent de lui obéir et poursuivent les actions terroristes sans qu'il ne fasse ni ne dise mais.

Cette aberration ne soulève aucune protestation internationale. Aucun responsable politique ne réclame à Mahmoud Abbas de ce qu'au moins il fasse le ménage au sein de son propre mouvement, le Fatah.

Aucun ne l’a enjoint de se conformer à la feuille de route qui lui faisait obligation de régler le problème Hamas. Résultat : c'est le Hamas qui lui a réglé son compte à Gaza...

Un esprit positif pourrait penser qu'une telle bienveillante compréhension s'explique par la faiblesse des Arabes de Palestine, par celle de ses représentants modérés, qu'il conviendrait d'aider coûte que coûte.

Cette explication est aussi courte que convenue.

En réalité, peu importe ce que font les Palestiniens. Car peu importe ce qu'ils veulent, ce qu'ils disent, ce qu’ils votent.

Une bonne fois pour toutes, par empathie ou par mépris, ou les deux à la fois, les Arabes de Palestine sont des mineurs irresponsables et leurs discours et leurs actes ne les engagent donc pas juridiquement.

 

 

 

 

L'Histoire dira peut-être un jour pour quelles raisons psychologiques un homme aussi courageux et avisé que le regretté  Isaac Rabin s'est entêté à poursuivre des négociations avec un partenaire aussi insincère et inconséquent que Yasser Arafat.

Cela, à nos yeux, ne saurait valider ou invalider les accords d'Oslo.

Celui qui s'exprime ici, clairement engagé dans un camp, n'a pas à renoncer à un quelconque rêve biblique qu’il n'a jamais nourri et n'est entravé par aucun a priori idéologique, notamment sur la question territoriale.

Il propose cependant, à son humble place, une sorte de vade-mecum de nature à entreprendre une négociation digne de ce nom, c'est-à-dire sérieuse, sans compromettre les intérêts vitaux d'un État  dont il sait la grande fragilité.

Il appelle en conséquence ceux qui veulent bien le lire ou l’écouter à bien méditer l'expérience de l'échec d'Oslo qui doit servir d'anti-modèle absolu.

La première de toutes est d’exiger désormais du «partenaire» arabe de Palestine qu'il remplisse son devoir de responsabilité.

Cela ne signifie pas l'absence de souplesse dans le dialogue, mais cela signifie de le considérer sur un pied d'égalité de droits mais aussi d'obligations.

La paix asymétrique, n'est, objectivement, que la prolongation de la guerre asymétrique par d'autres moyens.

Si l'on souhaite vraiment et ardemment disposer d'un État que l'on vous a promis à de multiples reprises, et pas seulement détruire ce qui existe déjà, cela doit se mériter.

Il est vrai que rien n'est pire que l'immobilisme qui prévalait avant Annapolis.

Rien, sauf  une fuite en avant irréfléchie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by GOLDNADEL Gilles William - dans BLOG-NOTE
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commentaires

Marcoroz 07/01/2008 19:19

L'autre jour, dans Paris, j'ai rencontré un Malien qui parlait l'hébreu: il avait travaillé deux ans en Israël.
Quant à nos contempteurs, tout ce qu'ils méritent, \'est qu'on leur crache à la figure.

soskin 07/01/2008 18:19

Quelle impatience mon ami vous serais-je si indispensable que cela ?
Ne répondez surtout pas oui, vous savez comme moi où ils finissent :)))
En attendant d'avoir un peu plus de temps, tenez, je vous fais un cadeau que vous pourrez toujours commenter à plus soif.
Israël, pays raciste entendons-nous régulièrement dans la bouche de nos contempteurs, alors, voyez et écoutez ce qui suit.
http://www.dailymotion.com/video/x3h8sq_im...stine-en-israel
A plus tard, chaleureusement, Daniel SOSKIN.

Soskin 03/01/2008 22:35

Un poil débordé pour quelques jours encore, je reviendrai promis courant de semaine prochaine.
Je veux pourtant vous souhaiter une très bonne années 2008 à tous ainsi qu'à vos proches.
Je vous envoie donc ce grand moment de bonheur et de franche rigolade.
Ils ont osé :)))
http://fr.youtube.com/watch?v=6vAMgbGEDTY
Cordialement, Daniel Soskin

Quidam Lepion 01/01/2008 15:05


Du viol militaire, partout dans le monde.
Le soldat est par définition un homme jeune et vigoureux. La mission dite 'occupation' le met en prise avec une population civile peu ou prou sans défense  dont les hommes ont été neutralisés; le tout à une distance importante de chez lui donc avec des 'perms' rares et brèves.
Dans ces conditions le viol est souvent toléré par la hiérarchie militaire comme un moindre mal pour apaiser la troupe; aucun général sain d'esprit (ça existe) ne se leurre à croire en la vertue du viol massif et organisé pour asservir une population civile: c'est surtout l'effet inverse que l'on obtient in fine.
Il n'en est rien avec le soldat Israélien;  l'exiguité, la proximité et l'enchevêtrement des territoires Israélien et palestinen le mettent à qq heures de car de chez lui ; il en résulte des perms courtes mais fréquentes (souvent 2 par mois).
Israel étant une société occidentale permissive (autant que la france et depuis plus longtemps) les Israéliennes, mariées ou pas, ne voient en général aucun inconvénient à accorder au guerrier son repos bien mérité; bien au contraire. Sans oublier le fait qu'il peut en trouver des guerrières: l'armée y en compte beaucoup, de femmes.
Concernant la fraction (minoritaire) de soldats Israéliens pratiquants, à forte conviction réligieuse; ils intériorisent, en plus, l'interdiction judaique absolue du viol.
Voilà toute l'explication du phénomène.
Et n'accordons pas aux travaux universitaires une importance excessive: une thèse n'est souvent que le prétexte pour pondre une anti-thèse; déjà probablement sur les rails. Ces gens pavent leurs carrières de papier.s
Je trouve extraordinaire qu'on s'intéresse à ces balivernes alors que le PSG est en danger de rélégation.

C. Marant 30/12/2007 12:55

J’aurais voulu faire de cela une espèce de blague d’avant Purim. Mais il s'avère que le dernier scandale qui vient de se produire à l’Université Hébraïque de Jérusalem, est l’attribution d’un prix pour un mémoire, dans lequel une étudiante de second cycle affirme qu’Israël abuse des Palestiniens et les opprime en NE violant PAS leurs femmes.
 

Le plus sérieusement du monde.
Si le prix n’avait pas été décerné par un jury de professeurs distingués de l’Université Hébraïque de Jérusalem, toute l’affaire aurait pu être classée sans suite comme un mémoire idiot de plus, rédigé par un cinglé d’étudiant gauchiste de second cycle, et non comme une chose digne qu’on lui accorde la moindre attention. Mais à en croire des informations de presse, le mémoire en question a maintenant été publié par le "Centre Shaine" de l’Université Hébraïque, avec la recommandation enthousiaste d’un comité de professeurs de l’Université Hébraïque, dirigé par le Dr Zali Gourevitch. Ce dernier est un anthropologue gauchiste qui a enseigné plusieurs années au Knox College de Galesbourg, dans l’Illinois. Ne vous inquiétez pas, je n’en ai pas entendu parler non plus. Son site web est ici. Gourevitch dirige le Centre Shaine, qui a décerné le prix. On peut trouver la liste des coauteurs de cette horreur, ici.
Je me demande si la famille Shaine est au courant de ce que l’on fait de sa contribution financière à l’Université !
Le mémoire, qui fait grief aux soldats israéliens de NE PAS violer des femmes palestiniennes, est l'oeuvre d’une étudiante de maîtrise, du nom de Tal Nitzan.
Sa thèse principale est que « l’abstention de viol de femmes palestiniennes, pratiquée par les soldats de Tsahal, a un but politique ». Ce « but politique » est qu’Israël a peur de la démographie palestinienne, aussi, les soldats de Tsahal ne violent-ils pas ces femmes pour éviter de créer de nouveaux Palestiniens et de petits intifadistes.
 

On appréciera ce morceau de choix de Nitzan : « Dans le conflit israélo-palestinien, on peut voir que l’absence de viol militaire renforce les frontières ethniques et met en lumière les différences inter-ethniques, exactement comme le ferait un viol militaire organisé ». Le racisme israélien a eu pour résultat de supprimer le désir sexuel du mâle juif pour les femmes palestiniennes, ce qui n’est qu’une manifestation de racisme sioniste de plus. Puisque l’abstention de viol de femmes arabes par des soldats israéliens n’a de parallèle dans aucune autre armée humaine en guerre, à quelque période de l’histoire que ce soit, la seule conclusion possible est que les soldats juifs sont bien plus fascistes et intolérants que les autres.
 

Il faut savoir que Nitzan et son gourou Gourevitch excluent absolument toutes les autres thèses avancées pour expliquer pourquoi les soldats israéliens ne violent pas de femmes arabes.
 

La possibilité qu’ils soient simplement des êtres humains civilisés est considérée comme un impondérable. Même chose concernant la possibilité que la morale juive ait le pouvoir de dissuader d’un tel abus des femmes palestiniennes.
 

Au contraire, Nitzan affirme que les femmes de Judée et de Samarie ne sont pas violées par les soldats de Tsahal parce que, aux yeux des soldats, ces femmes sont « dénuées d’humanité ». Je suppose que cela signifie qu’elles ne sont pas dignes d’être violées. Et ce contrairement aux Shulamit Aloni, Yael Dayan, et Tamar Gozansky.

S. Aloni   T. Gozansky  Yael Dayan[Photos ajoutées par le traducteur.]


 
 
Comment Nitzan est-elle parvenue à ces conclusions "cosmiques" ? – En procédant à des « interviews » de 25 soldats. Voilà jusqu’où est descendue l’Université Hébraïque : considérer 25 interviews comme une recherche dans le cadre d’une thèse de maîtrise ! Je suis prêt à parier une année de salaire que pas un seul de ces soldats n’a dit qu’il renonçait à violer des femmes arabes par crainte d’engendrer de petits terroristes palestiniens intifadistes.
 

Donc, essentiellement, Nitzan énonce que la preuve que les soldats israéliens sont de brutales et tyranniques troupes d’assaut, réside dans le fait qu'ils ne maltraitent PAS les femmes palestiniennes, ni n’en abusent sexuellement, pas même quand il s'agit de femmes terroristes palestiniennes appréhendées après avoir tenté d’assassiner des Juifs. Et comme si cela ne suffisait pas, notons que pas une des nombreuses mini-organisations féministes radicales qui harcèlent Israël n’a le plus petit mugissement à émettre à propos de ce travail de "recherche", manifestement anti-féministe, infligé au monde par l’Université Hébraïque. Selon sa propre logique, si la petite Tal devait être violée par des terroristes du Hamas, je suppose que ce serait une preuve non négligeable qu’ils sont des partisans de l'égalité et des progressistes qui aspirent à la paix et à la justice.
 

Makor Rishon, hebdomadaire de droite de langue hébraïque, a fait éclater l’affaire de cette "recherche" de l’Université Hébraïque, prouvant que le Refus de Violer des soldats israéliens contribue à montrer à quel point ils sont racistes.
 

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