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19 novembre 2007 1 19 /11 /novembre /2007 16:50

La mère de toutes les questions

 

Enfin. Le gouvernement Olmert a exigé que dans le cadre de la négociation en cours, la partie arabe palestinienne reconnaisse Israël, en tant qu'État du peuple juif.

Par la bouche de ses divers représentants, «L'Autorité Palestinienne» a déclaré s’y refuser.

À dire le vrai, les tractations actuelles qui doivent déboucher sur la Conférence d'Annapolis ne m'inspirent que scepticisme et perplexité, non en raison d'un quelconque a priori idéologique sur les questions territoriales, mais à cause, principalement, de l'inconsistance de l'actuel partenaire de Palestine. Et la grande faiblesse des personnalités politiques en lice, qu'elles soient américaines, israéliennes ou arabes n'est pas de nature à me rassurer.

Raison pourquoi, j'organise à Paris à la Maison du Barreau le 10 décembre prochain, avec mes amis d'Avocats Sans Frontières, de France-Israël et de la revue Controverse de Shmuel Trigano un important colloque dont le thème sera : «Mythes et réalités du processus de paix face aux refus palestiniens».

S'y exprimeront notamment, l'ancien chef d'état-major de Tsahal, Moshe Yaalon, le professeur Itamar Marcus responsable de Palestinian Media Watch, Michel Gurfinkiel et  le professeur Menahem Milson de Memri.

Benjamin Netanyahou viendra donner le point de vue du chef de l'opposition.

Mais revenons à l'exigence tardive mais salutaire d'Olmert qui transcende les marchandages en cours.

On demeure, en effet, ébahi que cette question, littéralement, essentielle n'ait été abordée que sur le tard, comme par distraction.

Personnellement, je n'ai toujours pas compris pour quelle raison les négociateurs israéliens des défunts accords d'Oslo n'avaient pas posé cette question première à la partie adverse.

Quoique le point soit toujours juridiquement contesté, l'OLP prétend avoir retiré de sa charte l'article prévoyant la destruction de l'État d'Israël et, ipso facto, l’avoir ainsi reconnu.

Mais que signifie donc cette éventuelle reconnaissance, s'il ne s’agissait pas – comme je l'ai toujours indiqué – de reconnaître l'État juif ?

Le plan de partage de l'ONU de 1947 que la partie arabe n'a pas accepté prévoyait la création de deux États sur le territoire de la Palestine mandataire, l'un Juif, l'autre Arabe.

Lors de la création de leur état en 1948, ses fondateurs, après quelques discussions, l'avaient dénommé «Israël» mais ils auraient pu, tout aussi bien, l'appelé de manière éponyme : «État Juif».

Quant au terme «palestinien», celui-ci ne se confondait certainement pas à cette époque avec les seuls Arabes de la Palestine historique, mais à tous les habitants de l'antique Judée.

Les Juifs ont été exclus depuis du territoire lexical, en douce, sans vraiment combattre.

Israël a d'ores-et-déjà accepté le principe de la création d'un État arabe palestinien.

La résistance des Arabes à ne toujours pas identifier Israël à l'État Juif montre qu'ils ne s’y sont toujours pas résolus.

En réalité, les Arabes de Palestine se partagent, dans le meilleur des cas, entre les modérés qui sont prêts à accepter un État, de fait, binational avec, à terme, une majorité arabe et les radicaux – maîtres désormais de Gaza – qui sont déterminés à expulser les infidèles qui usurpent le sol sacré.

C'est dans le cadre permanent et cohérent de ce refus de la légitimité de la souveraineté juive sur une partie de la Palestine que l'on doit interpréter le maintien de l'exigence du «droit au retour des réfugiés» sur le territoire de l'actuel Israël.

Dans cette triste occurrence, il faut se réjouir de l’injonction qui vient d'être faite à la partie arabe de sortir de cette ambiguïté qui ne trompera désormais que ceux qui le souhaitent.

Car rien de bon ne saurait sortir de la faiblesse des hommes et de la fausseté des idées.

Rien, sinon de nouvelles désillusions grosses de lendemains encore plus chagrins.

 

 

 

 

D’après ma chronique du 16/11/07 sur Radio J

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Published by GOLDNADEL Gilles William - dans BLOG-NOTE
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Soskin 05/12/2007 21:49

Shalom shalom à tous et d'abord un très chaleureux et sincère Hag Sameah, une bonne fête de Hanouka à chacun et que nous puissions, l'an prochain nous la souhaiter dans la paix et la concorde, ici ou à Jérusalem.
Ensuite, mes plus plates excuses à notre ami Marcoroz qui comprendra pourquoi, j'ai négligé de répondre à vos voeux et n'ai aucune bonne ou mauvaise raison.
Venons-en maintenant à ce qui agite le microcosme passionné du PO et accessoirement ceux que notre hôte que je salue aussi bien bas appelle dans ses grands moments nos folliculaires que je qualifie cette fois-ci de sourcilleux.
Voilà un bon moment déjà que je me suis forgé une opinion quant à un éventuel avenir, et que, malheureusement je vous l'avoue, je ne vois pas comme le bleu de notre étoile pour la région.
Encore une fois, je me répète, mais le problème palstinien n'est pas un problème israélien mais un problème purement Arabo/Arabe.
Tant qu'il sera abordé par le biais de la simplicité, du simplisme devrais-je écrire, rien ne changera, rien n'avancera et ce pour plusieurs raisons dont chacune suffit à ce qu'il en soit ainsi.
Culturellement, nos 2 "peuples" n'ont strictement rien en commun.
Cultuellement, il ne me semble pas nécessaire ici de démontrer que là aussi, nous n'avons quasi rien à partager.
Socialement, nos concepts sont radicalement opposés.
Economiquement, nous ressortons de 2 modes de fonctionnement qui n'ont pas non plus grand chose à voir l'un avec l'autre.
Finalement, notre seul point de rapprochement, c'est le lieu, et ce lieu ne suffit pas pour ancrer avec pérennité nos 2 "peuples" dont les aspirations sont divergentes.
La seule issue positive envisageable est, si l'on n'y regarde de plus près que le problème palestinien ne soit débattu avec les Israéliens qu'en termes de frontières et que les autres aspects du devenir d'un nouvel état palestinien le soient entre cette nouvelle entité et les pays Arabes, par exemple via une fédération Jordano-Palestinienne.
Mais, et c'est là que le bât blesse à faire jaillir le sang, il n'est pas un seul pays de la région qui veuille prendre le risque d'y mettre le petit doigt.
En 1980, l'Egypte a soigneusement évitée de reprendre une quelconque autorité mandataire sur Gaza, puis, la Syrie s'est bien gardée d'être un tuteur digne de ce nom pour ces gens au Liban qui lui-même n'a pas les moyens politiques, économiques et militaires de l'assumer et in fine, la Jordanie s'est trouvée réjouie de n'avoir plus à assumer son mandat sur la Cisjordanie.
L'on sait tous les désordres provoqués par les autorités palestiniennes dans les différents pays d'accueil, et eux-même en ont gardé une cruelle mémoire.
Et l'on voudrait donc qu'Israël en assume la responsabilté pour pouvoir ensuite le désigner comme la raison de l'échec.
Annapolis est vicié au départ pour une simple raison, c'est que l'on y assoit, le gouvernement Israélien avec, comme postulat de base la reconnaissance de l'état d'Israël pour ce qu'il est.
Mais la question est tranchée depuis belle lurette, Israël existe, le pays s'est construit, il fait partie intégrante de la communauté internationale et postule dans bien des domaines à une expertise de premier de la classe.
Qu'un quarteron de pays qui demain ne pèseront plus le moindre poids et qui ne disposeront plus de leur moyen de pression faisant leur réputation ne veuille pas reconnaître Israël, la belle affaire.
Sans leur assentiment, à force de travail, dans des conditions aurement plus difficiles que celles d'aujourd'hui, le pays s'est entièrement construit, une société nouvelle s'est créée, des règles de fonctionnement autrement plus libérales que dans bien des pays développés a vu jour et progressera encore, que cela plaise ou non.
Croyez-vous mes amis que les Arabes Israéliens soient près à retourner à l'obscurantisme qu'ils voient dans les pays d'à côté, croyez-vous mes amis que ces mêmes citoyens pourtant Arabes et presque tous musulmans sont prêts à voir leur niveau de vie s'aligner sur celui des Syriens, des Egyptiens, des Jordaniens ?
Allons mes amis, cessons d'accepter le rôle que l'on veut nous faire jouer, nous ne sommes pas des victimes, nous ne sommes pas des coupables, et à fortiori pas des bourreaux.
On nous met simplement, comme à l'accoutumée à la place de celui dont c'est supposé être la faute, c'est cette place qu'il nous faut réfuter car entre eux et nous, les différences sont telles qu'aucun Annapolis ne pourra jamais les rapprocher.
Un poil iconoclaste comme vision, peut-être, peut-être, mais sauf à ce que le passé récent ne m'infirme, dans la voix actuelle, qqui est la même qu'hier, après 40 ans, le problème palestinien existe toujours.
Vous me direz, le problème juif est millénaire et malgré tous nos penseurs, nous continuons à le perpétuer.
Laïlatov à tous.
Daniel SOSKIN.

Marcoroz 30/11/2007 14:06

Dans les dépêches, sur Orange et ailleurs, on nous parle répétitivement de 4 millions de réfugiés palestiniens... combien, parmi les lecteurs, auront seulement l'idée de chercher à en savoir davantage? Combien savent que les Arabes "palestiniens" sont le seul groupe humain de la planète à bénéficier d'un statut de réfugié de père en fils? A ce compte, avec mes quatre grands-parents venus des pays de l'Est dans les années trente, je pourrais moi aussi me dire "réfugié" !

Mickael 25/11/2007 19:17


Camp David, Oslo, Annapolis ou chair à saucisse, il n'y a aucune illusion à se faire: LES DIRIGEANTS PALESTINIENS RETARDERONT AUTANT QU'ILS LE POURRONT TOUT ÉVENTUALITÉ DE PAIX ET DE PARTAGE. La situation qu'ils bloquent depuis 40 ans leur rapporte bien trop de devises.

Raelouakbar 22/11/2007 14:54

Maitre,
J'ai vu sur le site France Israel un article signé par Ftouh Souhail. Sans mettre en cause ce qu'écrit ce monsieur, j'attire votre attention sur les buts non avoués qu'il pourrait avoir. Ailleurs, sur d'autres sites juifs, des internautes mettent en garde contre ce monsieur. J'ignore exactement ce qu'il en est, mais je préfère vous alerter. Peut etre pourriez vous demander certaines précisions a ce monsieur avant de le publier sur le site France Israel. Quant à votre blog, chacun peut y écrire ce qu'il veut, c'est a nous de répondre.

Raelouakbar 22/11/2007 14:40

Ftouh Souhail
C'est pas ton article qui a attiré mon attention, mais plutot ton adresse email.
Tuni, je peux imaginer qu'il s'agit de la ville d'ou tu prétends écrire.
Rael, je me demande ce que ça peut bien être. En fait, je ne me le demande pas vraiment, j'en ai une grosse idée.
Tu pourrais t'expliquer ou préfères-tu t'éclipser ?

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