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21 décembre 2006 4 21 /12 /décembre /2006 18:00

MARTYROCRATIE  RADIO-FRANCAISE

 

 

Une magnifique et noble résolution a été votée le 14 décembre dernier par la Société Des Journalistes de Radio France : « Un présentateur, Pierre Weill, menacé en direct à l’antenne par un candidat à la présidentielle, Philippe de Villiers, un reporter, Frédéric Pommier, giflé et menacé par des militants, lors d’un meeting du Front national, le journaliste du 7-9h30, Nicolas Demorand, mais en cause professionnellement par un ministre candidat, Nicolas Sarkozy…

 

Depuis quelques semaines, les journalistes de France Inter subissent des attaques de militants ou d’hommes politiques soi disant « responsables ».

A chacun des journalistes agressés verbalement ou physiquement, la SDJ assure naturellement sa sympathie. Tout au long de la pré campagne et de la campagne, elle soutiendra chacun de ses confrères et dénoncera la moindre tentative d’intimidation ».

 

 

 

Certains quotidiens ont publié cette résolution sans rire.

 

Ce n'est pas rien, cette Société, puisqu'elle doit représenter 80 % des rédacteurs de notre service public radiodiffusé d'information.

 

 

Ce 14 décembre, donc, la société, outragée, a entendu pousser un cri d'alarme et de solidarité journalistique.

 

La liberté, et même l'intégrité physique de cette corporation était menacée.

 

D'abord, Frédéric Pommier, journaliste à France Inter aurait été giflé par des membres du FN lors d'un meeting. Bon d'accord.

 

La suite, vous l'allez voir, est beaucoup, plus problématique.

 

Philippe de Villiers, candidat à la Présidence de la République, aurait menacé M. Pierre Weill en ces termes : « Vous êtes un voyou, je saurais m'en souvenir. »

 

En réalité, l'ire vendéenne était assez compréhensible. M. Weill, présentateur à France Inter, ayant trouvé de très bon goût de commencer l'interview de son invité en l'interrogeant ex abrupto sur la plainte judiciaire pour viol déposée par le jeune fils du député à l'encontre de son aîné.

 

Des méthodes dignes de Gringoire ou de Rivarol.

 

Enfin, et pour illustrer les intolérables menaces pesant sur les courageux journalistes, la Société ne craint pas d'évoquer « la mise en cause professionnelle » de Nicolas Demorand, également présentateur à France Inter, par son invité Nicolas Sarkozy.

 

Ayant écouté l'entretien, je puis assurer que les échanges étaient vifs et récréatifs. Mais, de menaces, bernique.

 

 

 

Vous aurez compris que le processus de diabolisation de l'ensemble de la droite est engagé par une caste de fonctionnaires qui se tordrait de rire à la simple évocation du principe de neutralité.

Une caste qui ne supporte pas d'être mise en cause, même un peu, même à bon droit.

 

Vous pouvez critiquer le personnel politique, vous pouvez insulter le pape, vous pouvez maudire vos juges.

 

 

 

Mais garde à vous, simples citoyens, devant les folliculaires idéologues et vétilleux.

 

Je n'ai de cesse, quand je rencontre les proches du candidat favori de la droite, de prévenir que le processus de disqualification va croître au fur et à mesure de l'avancement de la campagne.

 

Je leur conseille de récuser publiquement d'avance les faux arbitres et d'en appeler à la vigilance d'une opinion qui, certes, commence à comprendre mais continue, à la marge, d'être mystifiée.

 

Ils m'écoutent très gentiment.

GWG

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Published by GOLDNADEL Gilles William - dans BLOG-NOTE
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Marcoroz 11/01/2007 16:40

Soit. Nous sommes vivants. Contrairement à Winston et à Julia, dans "1984" de George Orwell...
Daniel, notre hôte nous est rendu! Rendez-vous au Blog-Note du 11 janvier, pour la suite de nos épanchements scripturaux.

Soskin 11/01/2007 16:18

En attendant que notre hôte ne revienne à nous, espérant que ses chroniques ne lui aient pas valu un enchristement liberticide, je vous propose si vous le voulez bien une petite réflexion sur un sujet tout autre, sujet qui j'en suis sur nous vaudra un jour un de ses pamphlet bien senti.
Enfin ! Ca y est, nous y sommes et nous allons vivre quelques mois passionnants.

 

La campagne Présidentielle s’est ouverte depuis quelques jours et est lancée sur des bases assez exceptionnelles.

 

Sans vouloir jouer les Madame Soleil, on peut raisonnablement penser que, bien que tapi dans l’ombre, cette fois ci, au moins au 1er tour, le Front national ne jouera pas un rôle fondamental sauf qu’à frapper comme un bûcheron sur le représentant de la droite institutionnelle, il lui ôtera une épine du pied, celle de se voir repousser plus à droite qu’il n’est.

 

Nous allons donc assister à un combat très centré sur Ségolène Royal d’un côté et Nicolas Sarkozy de l’autre.

 

Toute la question est de savoir quelle tactique l’emportera, celle de la candidate du PS qui va tenter de se faire passer pour une non initié des pratiques politiques en ne s’engageant sur aucun programme, laissant ce soin à son époux autrement plus rôdé aux joutes de cette nature, ou bien celle de celui qui par son passé récent mais déjà bien fourni incarne la classe politique.

 

Les premiers augures semblent indiquer que la pseudo néophyte joue une carte gagnante, les éléphants du PS en ont fait l’amère expérience.

 

Le citoyen d’aujourd’hui, fort des années passées n’apprécie plus qu’on lui promette monts et merveilles, nos hommes politiques des 26 dernières années ont épuisé le crédit qu’il pouvait leur accorder, la confiance n’est en rien similaire au budget, elle ne s’autorise aucun déficit même remboursable.

 

Cela veut-il pour autant dire que notre Royal républicaine n’ait aucun programme ?

 

Le croire serait une faute impardonnable.

 

Simplement, elle laissera à un autre le soin d’en parler, s’octroyant le privilège de ne jamais l’endosser officiellement pour ne répondre que son intérêt, son attachement aux souhaits populaires.

 

Faut-il donc espérer, s’inquiéter ou se réjouir de la victoire de telle ou tel postulant ?

 

Mis à part le sentiment que cela nous donne à chacun de jouer un rôle essentiel dans le débat et sur le futur, très franchement, je ne le crois pas.

 

Ni l’une, ni l’autre ne disposeront d’une liberté suffisante pour infléchir la réalité de
la France
, que cela soit au plan social, fiscal, ou au niveau des règles des libertés fondamentales.

 

Il y a bien longtemps que tous les élus, jusqu’au plus haut niveau de l’état savent que le pouvoir, le vrai pouvoir, celui qui vous donne la possibilité de changer en profondeur les choses n’est plus entre leurs mains.

 

Changer le social, quel bel espoir, mais quel pouvoir politique serait donc aujourd’hui capable de remettre en cause les acquis du passé, acquis pourtant devenus tellement lourds et souvent sans fondement qu’ils plombent irrémédiablement l’adaptation du monde du travail à la nouvelle donne ?

 

Changer le fiscal, quel bel espoir, mais quel pouvoir politique serait donc aujourd’hui capable de l’alléger dans des proportions significative lorsque l’on sait que, quand
la France
emprunte 100, et elle le fait plus souvent qu’à son tour, 70 sont réservés au remboursement des intérêts de la dette hors toute réduction du capital ?

 

Alors, nous voilà partis pour quelques mois dans notre tragicomédie maintenant quinquennal, nous y occuperons chacun notre rôle, y mettant toutes nos forces, toute notre conviction, nous déchirant pour l’une ou pour l’autre comme si notre vie en dépendait.

 

Au moins, voyons y un signe fort, nous sommes vivants et c’est là la plus grande leçon.
 

Soskin 11/01/2007 16:08

Que voilà un long poème.
Il est vrai que ce blog ne se prête guère à ce genre d'exercice de style.
Dommage.

Marcoroz 11/01/2007 15:11

Le rabot file
 

 
 

Le rabot file et le chat dort
 

Au fil du voile, étrange port.
 

Du lit bancal à la scierie,
 

Langue de bois, rien ne varie.
 

 
 

Du lard à bœufs mais pas de porc,
 

La cervelle par-dessus bord ;
 

Moutons au fil de lisse lame,
 

Tête à rabot, à la lime-âme.
 

 
 

Un univers d’adversité,
 

Quel avenir pour la cité ?
 

La mort, là-bas y sera, elle ;
 

L’alibi beau, le rabat bêle.
 

 
 

Face voilée des haut placés
 

De s’abaisser jamais lassés,
 

Tant qu’aux tankers va le pétrole :
 

Or sans éthique au mauvais pôle.
 

Soskin 11/01/2007 12:47

Ma réflexion Marcoroz ne se voulait évidemment en rien désobligeante pour notre hôte.
Simplement, elle suggérait qu'à son retour, nous collions un peu plus à l'édito en question, quitte à retourner sur d'autres déjà affichés sur un sujet plus particulier.
Pour le poême non politiquement correct, bien sûr que nous en sommes preneurs, plutôt 2 fois qu'une.
A vous lire donc.

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