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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 17:02

MISÈRE ET SERVITUDE DU PROLÉTARIAT MÉDIATIQUE

 

Il est possible que Rachida n'ait ni l’art ni la manière, il est juste d'observer que le gouvernement n'a pas les moyens pénitentiaires de sa politique judiciaire. Il n'empêche.

Le peuple français a mandaté clairement le Président et sa majorité parlementaire pour rompre avec l'angélisme d'hier. Ce n'est ni aux syndicats de magistrats, ni à l’Ordre des Avocats de tenter de paralyser les réformes entreprises au nom d'un humanisme dévoyé.

 

La faute procédurale commise par la Chambre de l'Instruction de la Cour d'Appel de Paris tombe mal pour les magistrats. Déjà, l'un de leurs syndicats a plaidé, à la manière des cheminots, le surmenage. Allons donc. Je prétends travailler autant qu'un président de chambre. Sinon plus. Lorsque je fais une bêtise, ce qui peut arriver, aucune corporation ne peut rien pour moi.

En réalité, l'erreur était sans doute réparable par une requête en rectification d'erreur matérielle immédiate. Mais le droit pour les violeurs, les assassins et les terroristes, comme je l'ai souvent affirmé, est plus impérieux que pour les éventuels délinquants en col blanc.

À ce sujet, je veux redire ici combien l'élargissement d'une terroriste italienne – je veux parler de la Petrelle – est une trahison par le Président de ses propres idées.

À un moment, où il serait bon de placer la gauche socialiste en face de ses responsabilités à l'égard d’un Besancenot, ce n'est pas de très bonne politique.

 

À propos d'Italie, il semblerait qu’également au-delà des Alpes, on ait du mal à accepter le verdict des urnes. La rue, dont on sait les vertus d'intelligence et de modération démocratique, conteste le Cavaliere et sa politique. On lit également ici et là, que les Italiens seraient devenus racistes.

Mais que l'on soit de Rome ou de Copenhague, de Paris ou de Pont-à-Mousson, il n'y a ni racisme, ni xénophobie à vouloir protéger ses frontières et, oserais-je le gros mot ?, son identité. Il n'y a que le risque d'être disqualifié.

Ce genre d’alea n'arrivera certainement pas aux militants du Réseau Éducateurs Sans Frontières.

Ils viennent même d'être honorés, sans frais, par Jean-Marc Rouillan, qui y a vu, à juste raison, le premier réseau important d'illégalité collective.

 

Je recommande fortement la lecture dans l’Express de cette semaine de l'interview du patron de Charlie hebdo, Philippe Val. Un modèle d'intelligence et de courage.

Il n'a pas peur de reconnaître dans le sionisme un patriotisme et dans l'antisionisme, l'antisémitisme. Il raconte aussi comment le pouvoir en général et Chirac en particulier ont tenté de donner raison judiciairement aux pourfendeurs des caricatures de Mahomet.

À cette époque, nulle critique médiatique pour la démarche en justice des associations musulmanes, au demeurant parfaitement recevable.

On voudra bien comparer avec ceux qui tentaient de faire sanctionner légalement les dérapages antijuifs.

 

Le mur du çon a été pulvérisé cette semaine par Benjamin Barthe (Le Monde du 26 octobre).

Voulant traiter de la rencontre historique de football entre l'équipe de Palestine et celle de Jordanie, dans la banlieue de Jérusalem, notre jeune pigiste a entrepris un voyage dans le temps. Il a découvert que la Fédération de Football de Palestine était née en 1934.

Notre journaliste s'est alors étonné qu'elle n'était composée que de sportifs juifs, à l'exception d'un Arabe, membre de son conseil d'administration rapidement démissionnaire. Et de soupçonner une petite entourloupe...

Il faudra expliquer un jour à notre Benjamin, qu’en ce temps-là, le vocable «palestinien» s'appliquait bien davantage aux Juifs du yichouv (foyer) qu'aux Arabes, qui se définissaient davantage en tant que tels ou comme musulmans.

C'est ainsi que la Banque d'Israël d'aujourd'hui s'appelait «Banque de Palestine» et que l'association «France-Israël», que j'ai l'honneur de présider, se nommait lors de sa fondation en 1927 par Gaston Doumergue, Aristide Briand et Maurice Ravel, pour promouvoir la création d'un État juif : «France-Palestine».

Que les juifs aient été expulsés, sans combattre, du territoire lexical de la Palestine suffit sans qu'un ignorant les soupçonne au surplus d'escroquerie.

 

Je suis content pour Robert Ménard, ancien responsable de Reporters Sans Frontières. Il est désormais au service rémunéré de l'émirat du Qatar, haut lieu comme chacun sait de la liberté de la presse.

Cela n'a strictement rien à voir, mais notre intransigeant journaliste s'était notamment illustré dans la critique véhémente de la manière dont Israël traitait les journalistes. Il avait récemment commis un article dans Le Monde pour expliquer qu'au Darfour, c'était beaucoup plus compliqué que l'on croyait. Enfin, il s'était montré un défenseur particulièrement virulent de Daniel Mermet.

Mais encore une fois, aucun rapport.

 

Puisque j'en suis à Mermet, j’ai également eu le plaisir de constater en saisissant son compte bancaire pour exécuter une condamnation pour diffamation obtenue à son encontre qu'il répugnait à honorer, que notre journaliste militant internationaliste n'oubliant jamais de rappeler être né en banlieue rouge, disposait d'un compte courant créditeur de 140 000 euros. Une authentique misère prolétarienne.

 

 

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Published by GOLDNADEL Gilles William
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commentaires

Thomz 01/05/2009 07:43

Effectivement. Tout cela est tristement pathétique.

ariéDANAN 02/12/2008 19:41

à propos de "palestinien", les premiers à l'avoir oublié, ce sont les journalistes et la classe dirigeante isralienne., alors que du temps de Golda Meir, elle disait que c'est nous, les Juifs, les palestiniens, alors que les palestiniens d'aujourd'hui, se disaient des arabes.je peux témoigner, qu'à jérusalem, j'ai eu l'occasion de travailler avec plusieurs arabes. et quant ils discutaient entre eux, chacun disait quelle était son origine, leurs parents ou grand parents étaient venus d'Egypte,de Syrie, du Liban, d'Iraq, et même du Maroc, dont les grands-parents étaient venus en Palestine, financés par des juifs qui ont émigrés en Palestine, comme la loi marocaine les obligeait, pour que les arabes y gardent la majorité.

Filipa 03/11/2008 17:46

Et la folie - sans parler du mauvais goût - atteint de telles proportions qu'un sondage révèle qu'en Allemagne une femme sur cinq (22%) serait prête à coucher avec Obama (contre 2% avec son rival McCain)."Every fifth Frau would bed Barack - Americans vote on Tuesday, but German women have already decided: a new survey says 22 percent would have an affair with Barack Obama. Only 2 percent would sleep with rival John McCain."http://www.thelocal.de/15280/20081102/

Marcoroz 02/11/2008 19:20

Ce journal était déjà immonde il y a 30 ans, mais je pense qu'un certain nombre de ses lecteurs n'imaginaient pas ce qu'il serait capable de publier un jour.ça vaut largement la Pravda du temps de Brejnev, et ce n'est pas pour rien que Philippe Karsenty a surnommé la France "la petite U.R.S.S."

Coco 02/11/2008 18:38

Israel, terre d'exil des réfugiés d'Afrique par Benjamin Barthe...A l'été 2007, débordé par ce qu'un de ses dirigeants qualifie de "tsunami humain", Israël décide de sévir. Une annexe à la prison de Ketziot, dans le désert du Néguev, est bâtie à la hâte. Au mois d'août, violant la Convention des Nations unies sur les réfugiés dont il est signataire, l'Etat juif renvoie en Egypte 48 demandeurs d'asile, en majorité darfouris. Le tollé déclenché incite le gouvernement à délivrer un mois plus tard des permis de résidence temporaire à 600 réfugiés soudanais. Parallèlement, le premier ministre Ehoud Olmert somme son voisin égyptien de verrouiller sa frontière. Message reçu. Les troupes déployées dans le Sinaï tirent désormais à vue. Le Caire parle de 16 morts depuis le début de l'année mais selon Sigal Rozen, du Forum pour les droits des réfugiés, "le chiffre est en fait beaucoup plus important. Il y a des corps le long de la frontière que personne ne vient relever". Aujourd'hui, le rythme des arrivées a ralenti. Comme Ismaïl, les Soudanais d'Israël s'efforcent de bâtir leur nouvelle vie. Une entreprise compliquée par les atermoiements du gouvernement sur la question. "On n'arrive pas à comprendre ce que veut Israël, dit Mohyeddin Abdallah, patron d'un petit café de Neve Sha'anan, qui tient lieu d'hôtel de fortune pour les Soudanais sans domicile. Notre statut n'est toujours pas déterminé." A ce titre, le dernier signal en provenance du gouvernement n'est guère rassurant. Son projet de loi sur "la prévention des infiltrations" est passé en première lecture à la Knesset. Il punit par la déportation ou par une peine de prison de cinq à sept ans toute personne entrée illégalement en Israël. Les candidats à la traversée du Sinaï sont désormais prévenus. Les nazis sionistes déportent ! ah ce BB, il a trouvé sa niche au Monde.

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