LE BLOGNADEL
Blog de Gilles William GOLDNADEL
| Juillet 2008 | ||||||||||
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RAMALLAH N’EST PAS LHASSA
Aujourd’hui j’ai envie d’aborder deux grands sujets qui fâchent tout rouge, dès l’instant où l’on ose dire des évidences à voix haute et ferme.
Première évidence : Ramallah n’est pas Lhassa.
Les derniers événements survenus au Tibet m’ont fait rêver à ce qui aurait pu advenir en Palestine au cas, bien improbable, où les habitants arabes de cette contrée disputée avaient été guidés par un Dalaï-lama moyen-oriental.
Je n’ai, pour ma part, aucune espèce de doute, que dans cette heureuse occurrence, les arabes palestiniens disposeraient depuis longtemps d’un état indépendant et souverain.
Je suis certain que les israéliens assurés de pouvoir vivre eux-mêmes pacifiquement à côté d’un peuple qui aurait renoncé à ses sombres chimères, n’aurait pas demandé mieux que de composer avec lui, ainsi, au demeurant, qu’ils l’ont toujours accepté par la voix de ses mandants.
En réalité, c’est mon rêve qui est chimérique.
Il faut bien, hélas, se persuader que le nationalisme « palestinien » n’est pas construit sur le modèle tibétain du désir de conserver son mode culturel spécifique ou d’acquérir l’indépendance, mais sur le modèle islamiste et panarabe de ne pas tolérer le moindre élément non musulman et non arabe sur la moindre parcelle de la Terre d’Islam.
Jusqu’à ce jour, et que cela plaise ou non, ni le mufti de Jérusalem allié des nazis, ni son successeur Arafat concepteur du terrorisme moderne et médiatique, ni les leaders du Hamas, ni même le placide et terne Abou Abbas au passé révisionniste bien établi n’ont admis, quand bien même ils divergeraient sur la tactique et les méthodes, la coexistence définitive à côté d’un Etat juif souverain.
Ils n’ont donc pas d’intérêts pour la création d’un État arabe de Palestine indépendant sur une partie de la terre sacrée, en tant que fin en soi.
Raison pourquoi, tant que ce peuple n’aura pas acquis la maturité politique suffisante pour accoucher d’un chef déterminé et responsable, toutes les tentatives d’accord ne pourront qu’échouer, faute d’intérêt.
Autant, au moins, en être conscient.
Deuxième évidence : La terreur paie.
Je racontais dans ma précédente chronique par quelles pressions psychologiques et physiques, le camp arabe avait pu réussir à imposer l’usage de l’euphémique « activiste » plutôt que le plus cru « terroriste ».
Le sort qui est fait au film « Fitna » suit cette même et implacable logique de l’intimidation.
Entendons-nous bien. Je n’ai pas vu Fitna. J’ignore ce que le film contient et je veux bien accepter l’hypothèse qu’il constitue une charge excessive contre l’Islam.
On écrit partout que son auteur, Geert Wilders, serait un député d’extrême droite.
Je reste, par expérience, très méfiant. On a dit les mêmes choses peu de temps après les assassinats de Théo Van Gogh et de Pym Fortuyn avant que de considérablement nuancer leurs portraits, les pauvres une fois enterrés.
Tout ce que je sais, tout ce que je vois, c’est que les vociférations et les menaces de ceux qui ont certainement en commun avec moi de ne pas avoir vu ce film ont déjà fait que celui-ci a fait l’objet d’une condamnation universelle, ainsi que d’une quasi-interdiction générale que l’esprit chagrin qui s’exprime aurait la nette tendance de trouver, en toute hypothèse, un brin disproportionnée.
On voudra bien comparer le silence des agneaux occidentaux aux cris d’orfraies que les mêmes poussaient, hurlant à la censure, quand certains avaient osé soumettre pacifiquement certains articles de presse anti-juifs, à l’examen de l’autorité judiciaire…
La terreur paie vous dis-je.
(D’après ma chronique sur Radio J)
"Le nationalisme "palestinien" n’est pas construit sur le modèle tibétain du désir de conserver son mode culturel spécifique ou d’acquérir l’indépendance".
Soit… Mais les Tibétains ont un gigantesque ennemi: la Chine. Énorme. Pour ajouter à leur triste malheur, la nature a fait que les Tibétains n'ont pas d'ennemi Juif (nb: nous les Juifs, nous ne sommes les ennemis de personne, mais alors d'absolument personne). Si les Tibétains avaient dû se quereller à des Juifs, alors le monde entier serait à leurs pieds et un pipe-line ininterrompu de Dollars parviendrait à Lhassa, pour très longtemps. Et la crise serait constamment renouvelée et reportée de sommet en sommet, de conférence en "accords de paix", et la longévité de cette comédie serait directement proportionnelle au débit de ce pipe-line de Dollars.
Notre époque est bien triste. A une petite fraction de l'extrême-gauche qui, sous-couvert d'antisionisme, fait de l'antisémitisme, répond une droite pro-israèlienne aussi intolérante. Goldnadel versus Dieudonné, Kupfer versus Latrèche, Finkielkraut et BHL versus Ramadan...et on appelle ça des débats?
Maitre Goldnadel je pense que vous n'avez rien compris au conflit israèlo-palestinien. 1) Il est géostratégique( les américains ont vu un moyen de propagander la démocratie, et les pays arabes voient-là une implantation de l'occident) 2) le conflit à une dimension religieuse 3) L'orient( de la Russie à la Chine) à une histoire ponctuée de guerres civiles et de guerres ethno-religieuses
Un extrémiste palestinien élu à la tête de la branche jordanienne des Frères musulmans.
Le Conseil consultatif des Frères Musulmans de Jordanie a élu, dans la nuit de mercredi à jeudi, Hammam Saïd, comme « guide ».
Ce dernier a devancé d’une seule voix son concurrent, Salem Al-Falahate.
Le nouveau guide est un Palestinien appartenant à l’aile la plus radicale de la confrérie. Ce choix pourrait donc influencer l’avenir des relations entre les islamistes et la monarchie jordanienne, qui soutient le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, au détriment du Hamas.
Rappellons que ce dernier est né en tant qu’aile armée palestinienne de la confrérie en 1987.
Le mouvement des Frères musulmans a incarné pendant des décennies l'opposition en Jordanie, essentiellement par l'intermédiaire de son bras politique, le Front d'action islamique. Ce dernier a toutefois subi un revers majeur lors des élections générales de novembre, n’obtenant que six sièges.
ESISC
Rapport à un précédent post de M. Goldnadel (Joseph, Benjamin, Mouloud, Patrick, Alexandre et moi) : ce qu'il écrit à la fin ce texte, à propos d'Al Jazeera et de l'article du Monde est juste faux : le Fatah ne boycotte pas Al Jazeera. Ses dirigeants n'aiment pas la chaîne, ne se privent pas pour le dire, mais ils accourent sur son plateau à chaque demande d'interview. Voilà, c'était juste pour enrichir les connaissances de M. Goldnadel, expert bien connu de la chaîne qatarie...
Réponse sur les liens entre le Dalaï-lama et les nazis.
Interessant !
Et c'est avec "ça" qu'ils veulent qu'on fasse la Paix ???