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Lundi 27 novembre 2006

UN  HUMAIN PARMI LA FOULE

Le petit pogrom auquel on a assisté jeudi soir au Parc des Princes relève à présent d'une banale modernité.

 

On remarquera ici encore que l'anti-israélisme et l'antisémitisme ont fait excellent ménage.

 

On remarquera également que les petites frappes nazillonnes semblent s'être parfaitement entendues avec quelque arabes antifeujs pour bouffer du youpin.

 

Il faut reconnaître également qu'Israël a commis une faute grave en laissant les joueurs de Tel-Aviv triompher de Paris. L'État juif, c'est bien connu, ne pouvant humilier personne impunément.

 

On observera en outre que Canal+, qui a eu la haute main sur le Paris S.G. depuis des lustres, toujours prompt dans ses émissions à dénoncer le fascisme même là où il ne se trouve pas forcément, a toujours mis des gants de soie pour caresser dans le sens du poil les supporteurs les plus écœurants d'Europe.

Mais heureusement, il y a eu Antoine, le flic noir.

 

Celui qui, au mépris manifeste de sa sécurité, a soufflé au jeune juif poursuivi par la vociférante racaille : « Reste bien derrière moi... ! »

 

Alors, foin des commentaires compassés ou retenus.

Jeudi soir, il y avait un humain parmi la foule.

C'est bien utile, tout de même, une police contre la barbarie.

 

Bonne nouvelle : l'estimable Antoine Spire a annoncé jeudi dernier qu'il démissionnait, avec Cedric Sporin, de la Ligue des Droits de l'Homme.

 

On citera quelques-unes de ses excellentes motivations (Le Monde du 24 novembre) : « la L.D.H. a cru pouvoir répondre  au racisme dont sont victimes les jeunes issus de l'immigration en faisant preuve de complaisance à l'égard des organisations religieuses qui prétendent les représenter. La dérive s'amplifie. Après avoir affirmé qu'il s'agissait de discuter avec l'islam politique, on a insensiblement glissé vers le débat libre avec l'islamisme radical... (...). Dans le même mouvement, elle a tergiversé en hésitant à réagir lors de la recrudescence des actes antisémites en 2003. (...). On peut aussi se demander pourquoi le Proche-Orient sollicite un tel engagement de la Ligue, qui ne dit presque rien à propos du Darfour ou de la Tchétchénie, ou se tait devant les discours négationnistes et antisémites du président iranien ! (...).

 

Sans distance à l'égard du mouvement social, trop souvent ambiguë ou même compromise à l'égard d'un intégrisme islamiste dangereux, et en recul sur la lutte contre l'antisémitisme et la défense de la liberté d'expression, la Ligue a perdu sa légitimité d'autorité morale de la République. Depuis longtemps, elle n'est plus l'organisation conçue pour défendre Dreyfus ».

 

Voilà qui est bien dit. Quoiqu'un peu tard. Et pas assez.

 

La Sainte Ligue a dévoyé depuis longtemps ses buts et son glorieux passé. Elle a depuis longtemps trahi la mémoire et les combats de Zola et de Daniel Mayer en se vautrant dans la xénophilie la plus délirante.

Mais il est vrai que son flirt poussé avec le MRAP façon Aounit a consacré définitivement la dérive pro-islamiste d'une organisation dont désormais l'intitulé relève d'une publicité mensongère que même la presse bien-pensante commence lentement à réaliser.

 

Trop lentement.

 GWG

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Jeudi 23 novembre 2006

INCOMPRÉHENSION

Contrairement aux airs que je me donne, il m'arrive de douter.

Raison pourquoi, je passe mon temps à me mettre à la place des autres.

Pour chercher à comprendre.

Quelquefois, cela m'est aisé. Ainsi, j'arrive à comprendre l'antisionisme palestinien.

 

 

Si j'étais un Arabe de Palestine, je pense que j'aurais regardé les nombreux immigrants juifs d’Europe comme autant d'envahisseurs. Et ce n'est pas l'invocation de la Bible comme titre de propriété qui m'aurait fait changer d'avis. Pas plus que l'évocation de pogroms lointains.

 

 

 

J'ose espérer que la sagesse et mon dégoût de la violence aveugle m'aurait incité au compromis, mais il est hélas possible que la compréhension extatique de mon irrédentisme par l'Occident fasciné et fascinant ne m'y aurait guère encouragé.

 

Donc, je peux comprendre.

 

 

Mais, il est des cas où j'ai plus de difficultés.

 

 

 

Prenons les Français d'origine africaine. Je n'arrive pas à comprendre leur indifférence à l'égard de la Traite des Noirs par les Arabes. Plus nombreuse, plus cruelle, plus durable que la Traite Atlantique. Mais rien. Silence. Pourquoi ? Mystère...

 

Idem pour le génocide soudanais. Alors que les afro-américains sont en première ligne pour sauver ce qui reste à sauver au Darfour, les Noirs de France, qui sont souvent d'origine africaine, sont d'une extrême placidité. À commencer, bien entendu, par Dieudonné. Pourquoi ? Mystère...  

 

Prenons les Français jaloux de leur indépendance nationale, et, notamment les "souverainistes" qui sont souvent d’une parfaite sincérité. La simple évocation d'une ingérence américaine, de l'immixion de l'Oncle Sam dans les affaires du monde, leur donne des boutons purulents. Il faut voir comment ils ont raillé le "caniche" Sarkozy pour avoir rencontré George Bush... En revanche, les attentats, les menaces, les fatwas arabo-islamiques, autrement plus violents, les laissent marmoréens. Je renvoie, pour l'illustration, à la lecture de Chirac d'Arabie déjà cité dans un précédent blog-note, où l'on voit comment la République Française s'est littéralement couchée, aplatie devant les menaces terroristes de l'État algérien lors de la récente guerre civile. Pourquoi cette torpeur lorsque l'honneur national est, cette fois, littéralement flétri ?  

 

Prenons les écologistes. Si j'étais l'un de ceux qui décident de s'affranchir allègrement de la légalité, je ne crois pas que j'irai saccagé les Mac Do ou les champs d' OGM d'origine américaine.

 

Contrairement aux allégations de José Bové, la nocivité de ces derniers n’est rien moins que prouvée et ils représentent un espoir dans la lutte contre la faim.

 

 

Non, si j'étais de ceux-là, j'irai brûler les fourrures de chats et de chiens d'origine chinoise, vendues sous des noms fantaisistes, qui inondent aujourd'hui le marché français.

 

 

 

Celui qui a vu la manière dont les bêtes sont torturées ne peut comprendre le silence des soi-disant défenseurs de la nature.

 

 

Mais s'il faut s'essayer à comprendre l'apparemment incompréhensible, on serait tenté de croire que seul le combat sans grand risque contre l’hydre atlantique sied à nos grands rebelles gavés, depuis l’âge tendre, d’une idéologie de comptoir.

 

 

GWG 

 

 

 

 

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Lundi 20 novembre 2006

LA  VOIX  DE  LA  FRANCE ?

 

 

 

Vendredi matin 17 novembre – 9h10. France Inter. Un Procureur de la République vante extatiquement les mérites de la médiation pénale. Un professeur de collège et son élève qui  l'avait violemment battu viennent de se réconcilier dans son bureau.

 

 

 

Vendredi matin 17 novembre – 9h11. France Inter. L' O.N.G. Médecins du Monde pousse un cri d'alarme sur la situation dramatique régnant dans la bande de Gaza. 70 % de ses habitants y vivraient en dessous du seuil de pauvreté. Raison pourquoi, selon l 'ONG, il conviendrait de reprendre l'aide financière occidentale nonobstant l'arrivée du Hamas au pouvoir. L'ONG incrimine l'encerclement du territoire évacué récemment, mais pas un mot sur la responsabilité du gouvernement palestinien élu qui revendique l'envoi de Katiouchas sur le territoire israélien. Médecins du Monde avait, durant le conflit yougoslave, inondé les murs de Paris de photos de Milosevic accolées à celles de Hitler. Rien de moins.

 

 

 

Dimanche 19 novembre. Nouvelle pluie de Kassam sur Sderot. Nouvelles victimes. Tentative de réplique de l'armée israélienne qui avertit les habitants d'une maison de Gaza dans laquelle se trouve le responsable de l'envoi des fusées. Au lieu  d'évacuer les lieux, de nombreux habitants  entourent la maison à titre de « boucliers humains ». Tsahal annule l'opération. Les Palestiniens célèbrent une « nouvelle victoire ».

 

 

 

Lundi matin 20 novembre – 8h30. France-Inter. Revue de Presse de Clotilde Dumetz. Tout, tout, tout sur les boucliers humains à Gaza. Rien, rien, rien sur les Kassam à Sderot.

 

 

 

Nous vivons, je l'ai tellement écrit, le grand temps du déprisement de l'État. Surtout lorsque celui-ci doit sévir. Vivent la médiation, les ONG irresponsables et les boucliers humains télévisés.

 

 

 

À bas la répression judiciaire ou militaire.

 

Et crèvent donc les professeurs battus et les habitants de Sderot. Leurs agresseurs connaissent le sens du mot bouclier. Peut-être pas celui du mot humain.

 

 

 

 

 

P.S. :  Daniel Mermet vient d’être condamné par la Cour d’Appel de Paris pour avoir diffamé Avocats sans frontières au micro de France-Inter pendant toute une émission sans la moindre contradiction. Le courageux producteur devra annoncer la bonne nouvelle sur son antenne.

 

 

 

GWG

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Mardi 14 novembre 2006

UN VRAI REBELLE

Il existe un miracle vivant au sein de l'extrême gauche française. Il a pour nom Philippe Val. En réalité, c'est un faux miracle, parce que Charlie Hebdo  le journal dans lequel le précité est le directeur – éditorialiste est le seul vrai journal non-conformiste de la presse parisienne.

Je vais donc me faire un plaisir de citer certains extraits de son éditorial du 12 novembre, en espérant qu'un grand nombre de révolutionnaires en chambre, d'artistes généreux (pardon pour le pléonasme) et révoltés (excuser le lieu commun) ainsi que d'anarchistes assistés en auront pris connaissance.

 

 Je vais également me faire un devoir de le citer car il y a peu de chance qu'un tel édito soit repris dans la revue de presse d'une Clotilde Dumetz sur France Inter... : 

 « La politique étrangère n'est jamais réellement débattue à l'Assemblée Nationale et demeure, allez savoir pourquoi, le "domaine réservé" du Président de la République, son ministre n'étant qu'un bas de soie contenant les déchets de la pensée du chef. (...) À quelques nuances près, pour toute grande affaire, journaux, télés et radios répètent ce que raconte le Quai d'Orsay qui lui-même n'est plus que la "vitrine légale" du ministère des finances. (...).

Prenons la France. Sa "politique arabe" s'affirme, en creux, hostile à l'État d'Israël. L'opinion des Français, majoritairement, de l'extrême gauche à l'extrême droite, pour des motivations différentes et avec quelques nuances, qui vont de l'antiaméricanisme à l'antisémitisme, adhère à la politique officielle.

Notre business avec les pays arabes nous empêche d'avoir une position crédible d'arbitre, et nous fait préférer l'impuissance partisane à l'efficacité diplomatique. (...).

Les massacres du Darfour sont perpétrés par des Arabes contre des Noirs. Tous sont musulmans. Le Soudan a du pétrole. La Chine en consomme la moitié.

 

 

La Chine s'entend bien avec les Arabes qui tiennent le pouvoir au nord. Ils n' en ont rien à foutre des Noirs. De plus, la plupart des victimes sont des enfants et des femmes qui sont violées avant d'être tuées. Cumuler la couleur noire et le sexe féminin, c'est vraiment chercher les emmerdements.

Donc, tout le monde s'en fout. On a peur, en vexant El Bachir, le dictateur de Khartoum, d'énerver d'autres Arabes dans le monde, car on sait qu' en ce moment ils sont susceptibles. Les mêmes qui s'indignent avec raison lorsqu'un civil palestinien est assassiné sifflent gaiement en regardant ailleurs lorsque des milliers de femmes et de gosses sont massacrés. La question se pose : si c'était des Juifs qui massacraient au Darfour, l'indignation ne se réveillerait-elle pas soudainement.... (...).

On se souviendra de l'Iran, et du rôle de la France, qui joue ici, si l'on peut dire, son "avenir historique". On peut craindre qu'il reste, dans les mémoires, comme une haute trahison... Si la communauté internationale brille par son inexistence, il faut bien avouer que la France y est pour beaucoup. Sa politique et comme un rideau mélancolique qui se ferme sur le dernier acte d'une comédie où elle joue le rôle de Tartuffe. Les intérêts de nos entreprises – qui ne sont pas, rappelons-le, les mêmes que les nôtres, mais ceux des meilleurs amis du président de la république, passent loin devant nos devoirs de membre prestigieux de la "communauté internationale".

Pourtant, l'objectif est clair et l'enjeu d'importance : il s'agit d'empêcher une théocratie qui ne dissimule nullement ses projets guerriers de se doter de l'arme atomique.

Lorsqu'elle l'aura, elle la lancera sur Israël, puisque le projet de rayer cet état de la carte a été clairement annoncé. Ce sera alors la troisième guerre mondiale (...). Si la France ne veut rien faire pour empêcher cela, c'est que toute mesure de rétorsion contre l'Iran à laquelle elle participerait nuirait aux intérêts entre autres de Total et de la BNP. Les 25 milliards de dollars de business que la France a fait avec l'Iran depuis que Chirac est président créent davantage de liens que n'importe quelle solidarité démocratique au sein de la "communauté internationale". 25 milliards, c'est du solide, ça, Madame. Pas du fumeux comme "l'avenir de la paix".

Que la génération qui monte se démerde ».

Rien à ajouter.

Si. Comme un miracle n'arrive jamais seul, je recommande la lecture de toute urgence de "Chirac d'Arabie" (Grasset), dont, allez savoir pourquoi, la presse hexagonale fait assez peu de cas. Écrit par Éric Aeschiman et Christophe Boltanski tous deux journalistes à Libération, et pas membres de France-Israël pour un sous.  

 

Ce livre constitue un réquisitoire accablant d'une "Politique arabe de la France" fondée d'avantage sur le mercantilisme et la corruption plutôt que sur l'intérêt du pays et de ses habitants. Il fut un temps, au moins, où cela se savait et se disait.

Aujourd’hui, pour le même prix, on fait passer cela pour de la mise en application de grands et généreux principes. Avec l’assentiment docte et béat d’une presse alignée.

 

Heureusement, il y a des Val, des Aeschiman et des Boltanski.

GWG

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Vendredi 10 novembre 2006

L’AVEU

 

Ça y est, cela devait arriver. Je suis démasqué.

 

Lors de mon dernier blog – sur le blognadel – c’était le 30 octobre, j’avais exhumé un entrefilet du Figaro de l’avant-veille qui indiquait que l’OTAN avait tué des civils par erreur en Afghanistan, dans un campement de nomades et qu’il y aurait eu 80 morts, dont des femmes et des enfants.

 

Je remarquais le silence total audiovisuel et je concluais par cette question « est-il seulement possible de comparer cette absence de couverture avec les 28 morts libanais de Cana, transformés en vitrine d’un "massacre"’ galactique ? ».

 

Un blogger critique écrit à propos de cette remarque que ce qui me chagrine en vérité ne serait pas le silence sur cette tragédie afghane, mais plutôt la publicité faite à la tragédie de Cana.

 

On voudra bien, pour l’actualisation de mes propos, remplacer Cana par Beit Hanoun ou par le prochain, inévitable, regrettable et regretté dysfonctionnement de l’artillerie israélienne.

 

Et bien oui, j’avoue, j’avoue tout. Je suis certes chagriné par le silence médiatique autour de l’Afghanistan et plus encore autour du Darfour, mais je suis ulcéré par l’incommensurable disproportion avec le traitement de la question israélo-palestinienne.

 

Le ratio différentiel de médiatisation entre deux événements de nature comparable : une « bavure » involontaire commise par des armées occidentales aux prises avec des irréguliers islamistes doit être à mon avis de un à un milliard.

 

Encore faut-il faire observer que les Américains, français et britanniques qui se battent en Afghanistan n’ont pas leurs villes soumises à des bombardements, n’ont pas leur pays promis à la destruction, et n’ont pas à exercer leur art militaire à l’intérieur d’une zone surpeuplée qu’ils viendraient d’évacuer dans un geste de bonne volonté, et d’où partent précisément des tirs destinés à provoquer un bain de sang dont les tireurs se pourlèchent à l’avance les babines avec gourmandise.

 

Alors, oui c’est vrai, tant que cette démentielle différence de traitement – cette phénoménale disproportion dont je connais exactement et génétiquement l’origine – perdurera, je refuserai de me laisser aller à un processus de repentance particulièrement inapproprié aux circonstances.

 

Mon refus n’est pas seulement moral, il n’est pas seulement philosophique, il est métaphysique.

 

Et si les occidentaux veulent rendre un vrai service aux Arabes de Palestine, plutôt que se laisser aller à une irresponsable complaisance, ils feraient mieux de leur demander pourquoi ils ont élu le Hamas et approuvent les tirs de provocation contre Sderot ou Ashkelon.

 

Alors, mais alors seulement, les parents des petites victimes de Beit Hanoun pourront commencer à se poser des questions sur les véritables responsables de leur malheur.

 

GWG

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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