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Lundi 24 septembre 2007

PROTECTION SPÉCIALE

 

 

 

 

 

 

Les néo-munichois ont une  arrière-saison magnifique.

L'autre dimanche, c'était Bernard Kouchner qui avait osé employer le mot tabou de «guerre»

Oh, non pas qu'il ait menacé le régime nazislamiste et révisionniste de Téhéran d'un bombardement français.

Notre ministre des affaires étrangères s'était seulement hasardé à pronostiquer qu'au cas où des sanctions sérieuses ne contraignaient pas l'Iran pré-atomique, il n'y aurait d’autre funeste issue qu'un conflit militaire.

Las ! Voilà le ban et l'arrière ban de la presse américanophobe de Marianne à l'Humanité en passant par le Canard qui vocifère tout en feignant de croire qu'ils ne font que vitupérer Bush alors que l'ensemble du Congrès américain, démocrates en tête, affiche une identique fermeté à l'encontre d'Ahmadinejad.

Voilà, dans le landerneau politique, les socialistes qui, il y a quelques semaines, du temps de Ségolène, prétendaient même interdire aux mollahs tout nucléaire civil, entonnent le même bêlement politicien et pacifiste que du temps du réarmement de la Rhénanie.

Et la comparaison vaut, ici,  raison.

 

 

 

 

 

 

Voilà que François Bayrou dénonce fièrement un alignement sur l'Amérique, alors qu'il ne fait que s'aligner sur Moscou et Pékin.

Sans inutile excès de modestie, il se compare, ce faisant, à Churchill et De Gaulle.

J'aurais plutôt songé à Chamberlain et Daladier.

 

 

 

 

 

 

Heureusement, conscient du danger  imminent, Olivier Besançenot a tenu, avec d'autres résistants déterminés, à manifester sa colère, ce dimanche.

Il est vrai que c'était à Biscarrosse et contre le nucléaire français.

Bravo camarade pour ta courageuse clairvoyance.

 

  

 

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Le gouvernement israélien a également essuyé les reproches de nos va-t’en-paix.

Pensez donc : il a osé déclarer la bande de Gaza, récemment évacuée : «entité ennemie».

Plutôt que de lancer une opération militaire coûteuse en vies humaines, Jérusalem espère que des rétorsions économiques limitées obligeront le Hamas à cesser de lancer ses fusées sur le territoire  et ses habitants détestés.

Voilà que nos soi-disant pacifistes vocifèrent de nouveau aux cris de « punition collective !»

Peut-être. Sans doute.

Mais de la part d'une population qui a choisi librement  le parti islamiste et qui continue majoritairement à approuver les actions terroristes contre les civils,  j'avoue, toute honte bue, avoir vu des décisions moins appropriées.

Après tout, l'embargo et les bombardements de l'OTAN à l'encontre de la population yougoslave, autrement plus sévères, avait déchaîné moins de protestations indignées.

Mais un esprit malveillant pourrait peut être considérer que pratiquer le terrorisme, être islamiste, et vouer Israël à la destruction confère quelques obscures protections.

 

  

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 Deux informations qui ne paraissent pas être hors du sujet et des propos qui précèdent :

 Le secrétaire général adjoint des Nations unies, M. Nicolas Michel vient d'annoncer le 22 septembre que le Tribunal International sera incapable de juger cette année les assassins de Rafic Hariri.

   

Le lendemain, le procureur de la Cour Pénale Internationale, M. Luis Moreno Ocampo a regretté qu'aucun des ministres des 26 pays qui ont assisté à une réunion sur le Darfour n'ait publiquement appelé à l'arrestation d'Ahmed Haroun, secrétaire d'État soudanais aux affaires humanitaires (tout un programme) et d’Ali Kushaib, un chef janjawid (milicien arabe soutenu par Khartoum), tous deux sous le coup d'un mandat d'arrêt de la Cour pour crimes contre l'humanité. (Le Monde du 24 septembre)

«Je crains que les silences de la plupart des états et des organisations internationales (c'est moi qui souligne) sur le sujet aient été compris par Khartoum comme un affaiblissement de la détermination internationale en faveur du droit et des arrestations» a déploré le procureur.

  

Quel est l'imbécile qui a dit que le crime ne payait pas ?

 

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Lundi 17 septembre 2007

L’ENNEMI PRINCIPAL

 

 

Dos à dos. Ils sont désormais renvoyés dos à dos. George Bush et Ben Laden.

C'est devenu une posture habituelle.

Ainsi, pour commémorer le 11 septembre, France Inter a demandé à Emmanuel Todd, le démographe para-communiste, de venir parler de son dernier livre, dans lequel, en substance, il explique le radicalisme islamique par l'analphabétisme.

Le phénomène, étant paraît-il en régression, l'avenir s'annoncerait plus radieux.

Malheureusement, le socio-démographe se garde bien d'expliquer pour quelle raison le monde arabo-islamique aurait accumulé un tel retard.

Quant au lien entre non-violence et culture, il me semblait que l'Allemagne, assez récemment, n'en avait pas apporté une preuve indiscutable.

Mais, laissons cela.

Ce que je voulais vous raconter, c'est qu'au détour d'une intervention au cours de laquelle Todd se montrait assez flatté de compter parmi ses lecteurs un certain Ben Laden, il poussa la gratitude littéraire jusqu'à faire observer que ce dernier avait fait infiniment moins de morts à New York que George Bush en Irak...

Personne dans le studio n’eut le mauvais goût de lui apporter la moindre objection quant aux motivations de l'un et de l'autre.

Radio Paris ne procédait pas autrement pour amalgamer bombardements anglo-américains sur la France et allemands sur l'Angleterre...

 

 

Le même jour, caricature traditionnelle de Plantu dans Le Monde dessinant un Bush et un Ben Laden entremêlés tels deux poulpes.

 

 

 

 

Enfin, toujours dans le même journal, mais dans son supplément littéraire du 14 septembre, Robert Solé assez empathique, présente le dernier ouvrage d’Elias Khoury intitulé « Comme si elle dormait » consacré à cette catastrophe épouvantable dénommée la «Nakba» (entendez la création de l'État d'Israël).

Sans commentaires, M. Solé cite l'écrivain libanais : «Ben Laden et Bush présentent chacun à sa façon une idéologie totalitaire : le premier métamorphose les valeurs tribales en religion, tandis que le second utilise la religion comme écran pour entreprendre un projet colonial».

 

 

 

 

Retour à France Inter, Nicolas Demorand avait déclaré récemment au Monde Télévision que sa radio « ne serait pas à la remorque de l'Élysée ».

Nous voilà rassurés.

Mais pour l'être complètement, nous aimerions également que la radio de service public ne demeure pas à la remorque de l'idéologie ringarde.

Dimanche 16 septembre. 14 heures : interview cire-pompes de l'intervieweur cire-pompes, Ignacio Ramonet, (Le Monde Diplomatique) de Fidel Castro.

La questionneuse extatique allant même jusqu'à se dire «très touchée» par l'hommage rendu par le leader maximo à la littérature. Il faut reconnaître que c'est effectivement très émouvant.

M'est avis tout de même que le ton n’aurait pas été identique, peut-être avec une pincée d'ironie en plus, un brin de cynisme, un chouïa de dérision, si pareille dithyrambe avait été consacrée au yankee abhorré.
par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Mercredi 12 septembre 2007

LE 11 SEPTEMBRE DE MADAME BOUTIN

 

 Assurément, Mme Christine Boutin a raison.

 

Rama Yade a eu tort, grand tort de venir manifester sa compassion envers les squatters d’Aubervilliers.

Encore plus tort de venir reprocher à un maire communiste, pour une fois responsable, de faire exécuter une décision de justice obtenue légalement devant le tribunal de Bobigny.

L’édile municipal ayant, au surplus, fait observer à très juste titre que les contrevenants causaient préjudice, par la violence, aux sans-logis qui avaient, quant à eux, respecté la loi en déposant une demande de logement régulière.

Il y avait, dans la poche de la gentille responsable ministérielle aux droits de l'homme, une grosse ficelle politicienne assez déplaisante.

Mais quand son aînée, dame Boutin plaidait mielleusement «l'inexpérience» de sa cadette pour feindre d’excuser la bourde qu'elle déplorait, il y avait de quoi s’esbaudire.

 

On rappellera, en effet, qu'il y a peu, la même Boutin, à la question orientée d'un journaliste lui demandant, si, par hasard, les Américains ne se trouvaient pas derrière les attentats du 11 septembre 2001, répondit par un magnifique : «C'est possible»...

 

 

 

À se demander, si le nouveau Président de la République possède un goût infaillible en matière de dames, lorsque l'on sait que la préposée à l'écologie, Mme Bachelot Roselyne, occupait la présidence de «France-Irak» aux temps impériaux d’un Saddam Hussein...

 

 

En revanche, m'est avis que celui qui s'intéresse aux affaires de justice, ne devrait pas ménager son soutien à la courageuse Rachida Dati.

C'est tout naturellement que la Garde des Sceaux pouvait convoquer le substitut du Procureur de Metz, chargé d'appliquer la politique pénale gouvernementale ainsi que la loi votée démocratiquement par le nouveau législateur, dès l'instant où il lui avait été rapporté, que le précité l’avait critiquée à l'audience.

Et la démarche outragée du Conseil Supérieur de la Législature relève d'un corporatisme orienté.

 

 

 

 

****************

 

 

 

 

Le nouveau directeur du Monde, Éric Fottorino a écrit, lors de sa récente intronisation, un très édifiant éditorial qui a dû sonner comme un soufflet sur la joue de son prédécesseur, M. Colombani.

Dans une sorte de courageuse autocritique, il était suggéré que le vespéral avait, parfois, cédé aux pièges de la politique ou de la passion.

Parmi les exemples, était donné celui du conflit proche-oriental.

Je me demande donc si le correspondant occasionnel en Palestine, M. Benjamin Barthe a suffisamment médité les conséquences de la réflexion directoriale lorsque je lis sous sa plume

(samedi 1er septembre) que c'est uniquement «du fait des restrictions de mouvements imposées par Israël, qui ont abouti à l'isolement de la bande de Gaza et à la fragmentation de la Cisjordanie (que) le produit intérieur brut (P.I.B.) Par habitant y a chuté de 15 % en 2006».

Rien sur les actes de terreur, rien sur la prise de pouvoir de la bande par le Hamas qui ne comptent sans doute pour rien dans la détresse économique du peuple arabe de Palestine.

À ce degré d'occultation du réel, on ne sait si on doit incriminer l'aveuglement politique ou l'autisme passionnel.

 

 ****************

 

  

 

Contrairement à toutes les prévisions – qui semblaient ressembler parfois à des espérances – les islamistes ne l'ont pas emporté aux élections législatives marocaines.

Inévitablement, l'épithète «modérés» était accolée au mot «islamistes».

Il est vrai que, jadis, l'ancien président iranien Khatami était déjà affublé du même et improbable adjectif, et qu'il arrive parfois à certains membres du Hamas de recevoir la même gratification.

Pour moi, islamiste modéré sera toujours un oxymore.

Rien à voir, en l'espèce, avec musulman tempéré qui demeure un conditionnel du futur.

 

GWG

 

 

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Jeudi 6 septembre 2007

 

 

L’insoutenable légèreté de l’être cinématographique

 

 

J’ai des petits problèmes avec le cinéma.

 

 

C’est le Festival de Cannes qui avait cru devoir encenser, il y a peu, Michaël Moore et son cinéma caricatural et caricaturant qui plait aux rebelles cannois pour sa détestation de l’Amérique républicaine.

 

 

Il y a quelques jours, c’est Fanny Ardant qui connaît pourtant parfaitement la réalité italienne, qui s’est lancée dans une dithyrambe frénétique et romantique à l’égard de Rénato Curccio, le fondateur des Brigades Rouges, qui ont, on se le rappelle, assassiné Aldo Moro et étaient spécialisés dans la « jambisation » des journalistes et magistrats. Autrement dit, qui les estropiaient pour cause de récalcitrance.

 

 

En revanche, je n’ai pas vu la moindre réaction des gens de cinéma ou de leurs représentants, lorsque le 28 août dernier, le syndicat des acteurs égyptiens a menacé Amr Waked, un comédien vedette, d’être interdit de tournage en Egypte s’il jouait aux côtés d’un acteur israélien dans un téléfilm consacré à la vie de Saddam Hussein.

 

 

L’acteur égyptien, qui avait joué en 2005 dans Syriana aux côtés de Georges Clooney, a affirmé pour se défendre, qu’il ignorait que son partenaire était Israélien…

 

 

Au-delà de la passivité générale du monde politique, artistique et intellectuel devant ce nouvel acte caractérisé de discrimination pour cause d’appartenance à un peuple, qui montre à quel point le monde s’habitue peu à peu à la mise à l’index d’Israël et des Israéliens, on rappellera non sans une certaine lassitude, que l’Egypte est le premier et grand État arabe à avoir signé un accord de paix définitive avec l’État juif qui proscrit expressément ce genre de mauvaises manières.

 

 

Si aucun pays, aucune institution ne rappelle jamais au monde arabe ses engagements et ses devoirs les plus indiscutables, il y a peu de chances que les israéliens se sentent encouragés à prendre de nouveaux risques pour une paix fragile et illusoire.

 

 

Et, m’est avis que nous aurions grand tort de les y pousser pour le seul plaisir de ne pas désespérer Cannes et Saint-Germain-des-Prés.

 

(D’après ma chronique sur Radio J du 7 septembre 2007)
par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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