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Mercredi 18 juillet 2007

COMPLEXITE AU DARFOUR, SIMPLISME  AU-DELÀ

Il existe actuellement une sorte de mode intellectuelle, très en vogue dans les O.N.G. bien à gauche, qui tient à proscrire tout « simplisme » dans la vision du drame que connaît le  Darfour. Pour ces organisations, l'explication par le racisme d'un génocide qui n'en serait pas vraiment un de populations africaines par les milices arabes du gouvernement islamiste de Khartoum serait sommaire et contre-productive.

Le public européen est au contraire invité à saisir la complexité d'une situation dans laquelle un conflit entre nomades et sédentaires serait une lecture autrement plus conforme.

La proposition de Bernard Kouchner d’imposer un corridor humanitaire pour venir en aide aux victimes serait également maladroite en ce qu'elle pourrait irriter dangereusement l'ombrageux gouvernement soudanais.

Curieusement, le responsable d'une de ces organisations, en l'espèce « Médecins du Monde »,

ne fait pas montre d'un tel sens de la complexité et de l'esprit de prudente responsabilité lorsqu'il s’essaie à intervenir sur le terrain palestinien (Le Figaro, 2 juillet, page Débats) pour Pierre Micheletti, le chaos qui règne à Gaza depuis la violente prise du pouvoir par le Hamas serait de la responsabilité de tous : Israël, États-Unis, Union Européenne ... à l'exclusion notable des palestiniens eux-mêmes. En suite de ce diagnostic assuré, le docteur ordonne comme remède souverain, la reprise immédiate des contacts avec le mouvement  islamiste.

Est-il permis de trouver l'analyse médicale un rien simpliste ?

Ne serait-il pas possible de traiter les Arabes de Palestine autrement que comme des mineurs irresponsables ?

Est-il interdit de rappeler que ce sont les électeurs majeurs de Palestine qui ont porté au pouvoir une organisation terroriste ?

Faut-il absolument oublier que celle-ci, toutes affaires cessantes, plutôt que de créer à Gaza évacué unilatéralement par Sharon un modèle de ce que pourrait être l'État de Palestine de demain s’est précipité sur ses lance-missiles pour tirer sur le territoire d'un voisin dont il a juré dans sa Chartre la destruction ?

Enfin, est-il incongru de suggérer que tout dialogue avec un  mouvement qui a toujours refusé d'amender précisément cet objectif final et qui n'a même pas respecté les accords passés avec ses frères rivaux, dont il a massacré sans pitié les membres, serait, dans les circonstances actuelles un encouragement à ce qu'il persévère dans l'abomination ?

 

 

À ce stade, l’explication de  cette singulière différence d'approche entre les deux conflits saute aux yeux : le responsable idéal, le fauteur de guerre parfait ne peut qu'être blanc et occidental. C'est la simplicité même.

Si par malheur, les évidences trompeuses, forcément trompeuses, montrent qu'il appartient au camp des victimes par essence, alors que vive la docte complexité !

 

 

 

 

Gilles-William Goldnadel.

D’après mon article paru dans

Le Figaro du 14-15/07/07

 

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Lundi 2 juillet 2007

  WINSTON, RÉVEILLE-TOI,

ILS SONT DEVENUS MOUS !

 J'ai toujours considéré que Ben Laden et ses copains avaient un petit côté léniniste.

Vladimir Illitch conseillait à ses camarades bolcheviques de sonder la volonté de ses adversaires  au moyen d'une baïonnette idéologique. Si la lame du couteau rencontrait l'acier de la détermination, mieux valait ne pas insister. Si le ventre était mou : il fallait enfoncer le fer d'un cran supplémentaire.

Ainsi va Al Kaida : hier, les attentats de Madrid ont poussé Aznar hors d'Espagne et son contingent d'hidalgos d'Irak. Le tout sous le regard extatique de la presse européenne.

Aucune raison de s'arrêter en si bon chemin. Déjà, la première vague des attentats londoniens  du 7 juillet 2005 a grandement remis au pas une opinion anglaise autrefois résistante.

Albion mériterait aujourd'hui le Livre Blanc de la lente soumission au rebours d'une France

que l'on a tôt fait de moquer.

Il fallait voir, l'été dernier, avec quelle dévote obséquiosité, la BBC décrivait le cortège des « pacifistes » en keffieh ou voilées hurler leur soutien au Hezbollah et leur haine pour leur premier ministre coupable de ne pas embrayer.

Jusqu'à ce pauvre John Straw, autrefois ministre de l'Intérieur courageux, contraint de soutenir

les caprices des islamistes devenus majoritaires dans sa circonscription.

Au lieu de peindre Tony Blair en caniche de Bush, deux faits auraient dû davantage retenir l'attention des caricaturistes du renoncement britannique : le projet de boycott des universités israéliennes par des universitaires gotons, ainsi que la palinodie des marins de Sa Gracieuse Majesté capturés sans combattre par les Iraniens dans les eaux internationales et rentrant triomphalement au bercail après avoir avoué sans barguigner toutes les turpitudes à leurs ravisseurs hilares.

On aurait dit Ségolène au soir du deuxième tour.

 

Mais le ventre mou de nos modernes Chamberlain est entouré d'une ceinture européenne dont le cuir est lui-même fort lâche.

Il y a quelques jours Arte, la grande chaîne de la conscience franco-allemande, consacrait une émission critique sur les dangers que ferait courir la surveillance audiovisuelle aux libertés fondamentales.

On rappellera que le réseau terroriste islamiste qui a ensanglanté Londres il y a deux ans a précisément été mis hors d'état de nuire grâce au réseau de caméras installées dans le Tube.

Aujourd'hui encore, c'est grâce notamment à la télésurveillance que Scotland Yard espère éviter de nouvelles victimes.

À part cela, Big Brother est beaucoup plus effrayant que les petits frères.

Autre preuve de l'inconscience européenne dont la bande à Ben Laden a conscience et rigole : exactement au même moment de la première tentative d'attentat londonien, les 27 ambassadeurs européens refusaient d'entériner le nouvel accord conclu, au nom de la lutte antiterroriste, entre Bruxelles et Washington sur le transfert des données privées de passagers aériens, et ce au grand dam de la Commission Européenne qui pensait en avoir enfin terminé avec ce dossier crucial. (Le Figaro du 30 juin).

La faute au rapporteur néerlandais du Parlement européen qui tremble pour nos libertés individuelles. La liberticide Angéla Merkel est consternée.

 

Ils peuvent continuer encore longtemps d'enfoncer l'acier froid de leurs clous dans la chair molle.

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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