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Lundi 25 juin 2007

LES MAUVAIS JOUEURS

 

 

 

Ceux qui, naïvement, ont pensé que les résultats sans appel du vote démocratique des Français auraient, rien qu'un peu, rabattu la superbe des professionnels de la pétition convenue en seront pour leurs frais d'espérance.

À grand renfort de publicité, des « artistes et intellectuels » ont, à nouveau, sorti la grosse artillerie antiraciste pour dire tout le mal qu'ils pensaient d'un ministère de « l'immigration et de l'identité nationale » dans le cadre d'un placard publié par Libération.

On aura compris que la résistance à la bête immonde se fera y compris contre un suffrage universel corrompu par une presse désormais à la botte.

 

 

La résistance nécessaire ne passe pas seulement par le seul quotidien encore libre, mais encore

par des tracts comme celui publié par le syndicat « Radio France Sud » intitulé « Main Basse sur les Médias ! » et, sans doute, ronéotypés clandestinement dans une cave citoyenne.

On y apprendra désormais sans surprise que compte tenu des liens étroits du nouveau Président de la République avec les milieux d'affaires « les personnels de Radio France et de l'audiovisuel public devront rester extrêmement vigilants pour ne pas être mangés à la même sauce » que TF1, LCI, Le Figaro et Le Monde notamment.

Bel aveu concernant le service public entièrement sous contrôle de la bien-pensance, quant aux autres, excepté Le Figaro, je n'avais pas vraiment remarqué le changement.

Je ne vois pas non plus une cruelle chasse aux sorcières identique à celle de 81 au cours de laquelle Elkabbach Jean-Pierre et Jamet Dominique furent remerciés sans phrases et remplacés par des esprits aussi indépendants que Noël Mamère et Bernard Langlois.

J'attends toujours qu'un seul de nos résistants sudistes prenne la défense de Fabrice Lequintrec, toujours au placard de Radio France pour avoir cité dans sa revue de presse une phrase anodine d'un journal du Front National.

 

 

 

 

Dans le domaine artistique, l'éclectisme ne me paraît pas s'imposer avec une rigueur particulière. Un film « engagé » est un film, nécessairement, pléonasmitiquement, de gauche. Un film engagé à droite, si toutefois il en existait, moi je n'en ai jamais vu un seul, serait un film de propagande. Je n'ose imaginer le sort critique de son réalisateur face aux intrépides résistants cannois.

Dans le domaine musical, je renvoie à l'article du Monde Télévision de cette semaine intitulé :

« Chantons ... de gauche à droite » Olivier Zibertin écrit joliment : « à part quelques mesures martiales tirées de tubes de Michel Sardou ou de Philippe Clay, la France que l'on entend ici auraient plutôt tendance à pousser la ritournelle... du côté du coeur ».

Comme si les refrains de Ministère Amer et autres rappeurs étaient caractérisés par l'esprit de concorde.

Suit une liste non exhaustive de chanteurs conformes : Benabar, Cali, Disiz la Pest, Grand Corps Malade etc. On aurait pu ajouter les incontournables Motiv(é)s toulousains.

En réalité, je ne saurais trop recommander à un chanteur de droite une discrétion de bon aloi, à en juger les tombereaux d'insultes et de quolibets qu'a recueillis un malheureux médecin gynécologue pour avoir soutenu le candidat élu. Pas sur que le docteur retrouve sa pratique  de sitôt.

 

 

Retour sur l'identité nationale française détestée et le gouvernement de la France xénophobe.

La bête immonde vous dis-je. Vous avez vu cette haine venue de la France franchouillarde contre Rachida, Fadela et les autres ?

 

Heureusement, la résistance veille. Jeudi 21 juin minuit : France Info diffuse un communiqué invérifiable et non vérifié du MRAP protestant contre l'arrestation d'une sans-papier congolaise dans sa baignoire par la police française, de triste mémoire. Une militante crie au scandale.

 

Aucune enquête journalistique contradictoire. Pourtant, quand le MRAP dit quelque chose, j'ai grande tendance à ne pas y croire.

 

Décidément, l'information est aux ordres.

 

 

 

 

 

On l'aura compris, ce n'est qu'un début, le combat continue. Et dans ce Kulturkampf sans culture, je conseillerai d'être aussi gentiment vachard et persifleur que les résistants du côté du cœur.

 

Il faut leur dire leur insondable mauvaise foi, leur inépuisable vanité, et leur sottise criminelle.

 

Avec un gentil sourire.

 

 

 

GWG
par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Lundi 18 juin 2007

LA VÉRITE DEMEMBRÉE

 

 

Il existe trois pathologies politiques qui s'aggravent les unes les autres.

La première, représentée emblématiquement par Leïla Shahid, devant un micro de France Inter toujours aussi bienveillant, et qui lui fait dire que ce qui se passe à Gaza est de la faute exclusive des Américains, est caractérisé par l'impossibilité du nationalisme arabo-palestinien de se remettre  en question.

 

 

La seconde, incarnée brillamment par le journaliste du Monde Sylvain Cypel, consiste pour un alter-juif médiatisé à, au contraire, prendre systématiquement le contre-pied de la position

de l'État juif.

C'est à Cypel que l'on doit, il faut le rappeler, l'une des plus magnifiques désinformations de la décennie : la révélation, sans aucune précaution, à la première page du très sérieux, de l'existence d'un réseau d'espionnage israélien aux États-Unis qui aurait eu vent du projet d’attentat contre les Tours Jumelles, et ce serait bien gardé de prévenir les autorités américaines...

 

Quelques jours plus tard, un lecteur particulièrement vigilant aura pu prendre connaissance

d’un démenti aussi piteux que confidentiel.

Bref, c'est à ce même genre d'exercice que le précité s'est livré, toujours au micro de Radio France, en martelant assez nerveusement que tout était de la faute d'Israël.

 

 

La troisième pathologie est d'origine plus vulgaire, elle provient, faut-il le répéter, d'un cocktail détonant, et aux proportions variables, d'idéologie délétère anti-occidentale et d'agacement devant les Juifs debout.

Hubert Védrine, en dépit des grands airs qu'il se donne, caractérise avec beaucoup de conviction cette maladie intellectuelle de l'inconscient.

C'est ainsi  que – toujours au même micro –  l'ancien ministre se lamentait de ne pas voir à la tête d'Israël, des États-Unis, de l'Europe, des dirigeants qui auraient pu éviter ce qu'il considérait comme la pire des catastrophes.

À aucun moment, il n'est venu à l'esprit de celui qui a pourtant la réputation de ne pas en manquer, qu'il serait bon, qu'un jour, le peuple arabe de Palestine dispose, lui aussi, d'un responsable digne de ce nom.

En réalité, cette suggestion ne pouvait pas venir à sa conscience, encore moins être verbalisée,

car les Palestiniens sont depuis toujours traités par leurs « amis » comme des mineurs incapables et, partant, non soumis à un quelconque problème de responsabilité.

Cette incapacité d'une grande partie de l'Occident médiatique et intellectuel à exercer son esprit critique – si aiguisé lorsqu'il s'agit d'Israël ou des États-Unis – à l'endroit des Arabes de Palestine renforce la propre inaptitude de ces derniers à sortir de leur éternelle posture  victimaire.

Imaginons un seul instant que ce soit Tsahal qui ait tiré sur une foule sans défense, qui ait précipité du haut d'un minaret un imam du Hamas – transformé incontinent en saint martyr avant de retomber au sol –, qui aurait froidement donné le canon, qui sur des ambulances, qui

sur des hôpitaux.

Dès le lendemain, des pacifistes alter-mondialistes, à moins que ce soit des antiracistes en keffieh, auraient défilé dans les rues de Paris et de Londres aux cris de : Génocide en Palestine ! et d'Israël Nazi !

 

 

Ces trois pathologies  ont en commun de mettre en scène leurs fantasmes  tout en tournant le dos délibérément au réel.

 

 

C'est ainsi que, dans l'affaire de Gaza comme dans la commémoration du 40e anniversaire de la guerre des Six Jours (voir notamment l’extraordinaire article de Michel Bole-Richard dans Le Monde intitulé « la Palestine démembrée »), certains faits ont été si fantastiquement occultés, qu'on ne sait plus vraiment si on se trouve encore sur le terrain de la mauvaise foi idéologique manière Staline ou au pays de la déraison psychologique façon Ubu :

Pas un mot sur l'incidence du terrorisme palestinien sur les rapports Israël-Palestine.

Pas une allusion sur l'irrédentisme palestinien ou l'éducation à la haine.

Rien sur le fait que c'est le peuple palestinien qui a choisi librement le Hamas.

Rien sur le fait que le peuple israélien avait porté peu avant au pouvoir le parti Kadimah d'Ariel Sharon qui venait d'évacuer Gaza, avec un mandat clair de restituer une grande partie de la Cisjordanie, en dépit des implantations qui s'y trouvent.

Quant aux responsabilités du Hamas dans les derniers mois : missiles sur Sderot, enlèvement de Gilad Shalit en territoire israélien,  à l'incapacité ou au refus du président palestinien de s'en prendre aux réseaux terroristes, conformément à la feuille de route : bernique.

Non, rien de tout cela. La faute à l'occupation. La faute à ce satané mur construit par pur sadisme. La faute à Israël. Un point c'est tout.

 

 

Il n'empêche. Ainsi que je l'ai écrit, étonnamment ravi, dans mes derniers blog-notes, il semble bien qu'aujourd'hui l'idéologie niaise ait plus de mal qu'hier à occulter l’obstinée réalité.

Il n'est que de regarder les télévisions ou d'écouter certains observateurs : « Les Palestiniens enfoncent le dernier clou dans le cercueil de la cause palestinienne ».

Ce n'est pas moi qui le dis, ce n'est évidemment pas Hubert Védrine, encore moins Sylvain Cypel.

Seulement le chef de la diplomatie saoudienne.

  

 

 

 

 




 

 

 

 



 

 

 

 




par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Mardi 12 juin 2007

COQUECIGRUES

 

 

Dans son édition du 3 juin, Le Monde publie un article qui affirme : « Des documents d’archives du gouvernement britannique rendus publiques vendredi 1er juin, jettent un doute sur la version officielle d’une des plus célèbres prises d’otage de l’histoire contemporaine, le détournement, il y a 31 ans, d’un avion d’Air France vers Entebbe, en Ouganda ».

 Selon ces documents, ce détournement serait « l’œuvre du F.P.L.P. avec l’aide du Shin Bet (le service de sécurité intérieure israélien) ».

 

 Lorsqu’on se donne la peine de lire l’article, on s’aperçoit que ce serait un « contact anonyme » membre de « l’Association parlementaire euro arabe » qui aurait transmis cette « information » à un diplomate britannique en poste à Paris…

 

Et c’est sur cette base dont on peut juger du solide, que notre sérieux quotidien conclut péremptoirement que cette thèse « éclaire d’un jour nouveau le raid sur Entebbe ».

 

 

 

Le même journal n’aura pas mis longtemps (dimanche 10 juin) pour rapporter la dernière sortie d’Abraham Burg au Haaretz (vendredi 8 juin).

 

 

Selon cet ancien président de l’Agence Juive, Israël, pays qu’il a quitté pour vivre en France, avec un nouveau passeport, serait un « ghetto sioniste ».

 

 

La loi du retour qui permet à tout Juif de venir vivre en Israël devrait, selon lui, être abolie car cette loi est « le miroir de l’image d’Hitler », et « Je ne veux pas qu’Hitler définisse mon identité … ». « Nous sommes déjà morts et nous ne le savons pas encore. Tout cela ne marche plus…. L’élite israélienne est déjà partie et sans élite, il n’y a pas de nation ».

 

 

Ainsi donc, Abraham Burg, qui a attendu de perdre toutes ses élections pour quitter le pays, qui n’a plus de chauffeur pour conduire sa voiture, représenterait l’élite.

 

 

Deux remarques sur cet « alterjuif » de première classe.

 

 

 

1. Des Juifs antisionistes ou asionistes ou non sionistes qui considèrent soit que l’État juif n’a pas de sens, soit que le judaïsme est par essence diasporique, soit que le seul État juif possible serait celui qui se conduirait selon les critères moraux les plus exigeants possibles, il y en a toujours eu depuis le renouveau du nationalisme juif au 19ème siècle.

 Martin Buber et Ahad Haam en sont les représentants les plus emblématiques.

 

Ces personnalités sont estimables et leurs pensées respectables, même si, d’évidence, ont peut les taxer d’utopistes ou les critiquer librement.

 

 

Mais rien, rien, rien à voir avec ceux qui, tel un Burg, qui récemment encore dans les colonnes du Monde défendait les kamikazes palestiniens et leur mode d’action, font cause commune avec les ennemis déchaînés de leur peuple.

 

 Un Martin Buber ou un Doubnov ne mêlaient pas leur voix à celles des pogromistes.

 

 

2.      La seule chose que puisse encore obtenir, à coup sûr, Monsieur Burg, pour avoir l’impression de vivre, sans le moindre risque, c’est un article dans Le Monde.

 

Impossible bien entendu de le qualifier de traître, sans se disqualifier, seul ce journal ayant le droit d’utiliser les termes infamants à destination d’Eric Besson.

 

 

Mais c’est un autre risque qu’a pris un dignitaire palestinien, il y a quelques jours, pour clamer sa désespérance devant les exactions commises par son camp.

 

 

Le Monde n’a pas repris ses déclarations.

 

 

Il n’a donc pas de nom.

 

 

Il est déjà mort.

 

   

 

C’est dans ce contexte délétère qu’il faut comprendre la manière dont le 40ème anniversaire de la guerre des Six Jours a été commémoré.

 

En gros, Nasser n’était pas sérieux dans son désir de détruire Israël, le blocus du détroit de Tyran n’est plus un « casus belli », Oum Kalsoum n’a jamais chanté « égorge ! égorge ! ». Les Israéliens – dont on brocarde pourtant à l’envi le complexe de supériorité – ne risquaient strictement rien lorsque leur réduit était encerclé par trois armées arabes infiniment supérieures en nombre.

 

 

Non, la seule chose qu’il faut retenir, c’est que Jérusalem qui jouissait sans doute antérieurement d’une douce liberté, est aujourd’hui captive et que les territoires (oublié le Sinaï) sont aujourd’hui sans aucune raison compréhensible et certainement pas le moindre refus arabe, la proie de colons fanatiques et bornés.

 

 

 

 

Pendant ce temps, le Parlement européen, relayé par la presse, utilise une grande partie de son temps, de ses moyens, de son énergie, et de son indignation, à protester – sans grandes preuves juridiques jusqu’à présent – contre la C.I.A. qui aurait utilisé illégalement des prisons en Europe pour détenir, entre autres, le cerveau de l’attentat du 11 septembre.

 

Pour mettre en cause les pays de l’Est qui se seraient rendus complices de cette infamie sans égale, Monsieur Marty, sénateur libéral suisse, l'expliquait par le fait que ceux-ci étaient « vraiment pro-occidentaux » ce qui est, on en conviendra, une circonstance particulièrement impardonnable.

 « Ce rapport est une connerie » a lancé l’ex-président roumain Ion Iliescu.

 

 Ce n’est pas très poli.

 

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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