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Jeudi 31 mai 2007

LE SYNDROME DE MICKEY

Le Hamas, dont l’un des dirigeants, faut-il le rappeler, est l’actuel premier ministre du gouvernement d’Union Nationale Palestinien, continue à tirer sur la ville de Sderot, à partir du territoire de Gaza évacué par Sharon.

 

 

Le Hamas, pourtant, ne fait pas l’objet d’une réprobation unanime de la communauté internationale politique et médiatique qui ne le désapprouve – quand elle le fait – que du bout des lèvres.

 

 

Mieux – ou pire –  agresseurs et agressés sont renvoyés dos à dos, l’Israélien étant également appelé rituellement à la plus grande des retenues.

 

 

De son côté, le Hezbollah, l’agresseur de l’an dernier, continue tranquillement avec l’aide de la Syrie à se réarmer pour une prochaine attaque au nez et à la barbe des troupes onusiennes et des résolutions votées au Conseil de Sécurité dont on pourra, en tant que de besoin, juger d’un système de garantie dont on veut persuader depuis toujours l’État juif de se satisfaire.

 

 

Hier, l’organisation des Nations Unies a décidé, enfin, envers et contre tout, de créer un Tribunal International pour instruire sur l’assassinat de Rafic Hariri, mais dans le même temps, Fouad Siniora, le premier ministre libanais, s’est précipité sur le premier micro venu pour implorer « sa sœur la Syrie » de ne pas considérer qu’elle serait visée par une telle procédure…

 

 

Dans le même temps, le chroniqueur diplomatique de Radio France, avec un réalisme pertinent mais qu’il ne pratique pas habituellement avec tous les acteurs politiques internationaux, a justifié cette attitude par la crainte de Damas.

 

 

Récemment, le Hamas – toujours lui – a inventé pour l’amusement des enfants de Palestine, le personnage de Farfour, sosie de la célèbre souris de Walt Disney, qui prône à destination des bambins le Djihad à l’encontre de la population sioniste.

 

 

De nombreux observateurs ont constaté que la célèbre firme américaine, habituellement prompte à engager des actions en contrefaçon sur tous les points du globe, s’est cette fois-ci sagement abstenue en raison de la peur qu’inspire le mouvement terroriste.

 

 

Il y a quelques semaines, j’évoquais le cas de l’agence Reuters qui avait menacé un quotidien italien de rompre toutes relations contractuelles au cas où celui-ci persisterait à nommer dans les dépêches d’agence les kamikazes palestiniens « terroristes » au lieu du terme ô combien convenu d’« activistes ». Avec une candeur désarmante, le PDG de l’agence justifiait cette appellation au nom de la sécurité de ses journalistes sur le terrain…

 

 

Vous voyez bien où je veux en venir : à la constatation de l’existence d’un syndrome de Mickey : au Proche-Orient la violence hélas, impressionne. Au rebours de l’excessive modération qui affaiblit.

 

 

Je suis le premier à m’en désoler.

 

 

Mais je le sais.

 

 

GWG

(D’après ma chronique sur Radio J)

 

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Vendredi 18 mai 2007

J’aimerais bien qu’on m’explique

 

 

 

Je voudrais comprendre.

 

 

Lorsque les États-Unis à Guantanamo ou Israël, enchaînent leurs prisonniers, les médias occidentaux n’hésitent pas à considérer de telles actions comme relevant de la « torture ».

 

 

C’est ainsi que Le Monde, dans un article intitulé « Témoignages sur la torture dans les prisons israéliennes » (mercredi 9 mai 2007) et prenant en compte, avec une grande confiance, les affirmations de l’organisation israélienne mais antisioniste, B’T Selem, cite celle-ci à propos de palestiniens soupçonnés de terrorisme : « Dans des cellules putrides et suffocantes, mal nourris, humiliés, menacés, insultés, intimidés, victimes de crachats, attachés de façon douloureuse sur des chaises, souvent entièrement nus et soumis à de multiples pressions comme notamment les menaces de représailles contre les membres de leur famille ».

 

 

 

De son côté, le ministère de la justice a critiqué ce rapport « basé sur un échantillon non représentatif », « établi de façon tendancieuse en vue de déformer la réalité », ministère qui précise : « dans le passé, les vies de nombreux israéliens ont été sauvées grâce aux informations ainsi recueillies ».

 

 

Tout cela n’empêche pas notre journal de considérer en première page que nous sommes bel et bien en présence de cas de torture. Très bien.

 

 

 

 

 

 

Le samedi 12 mai, Eric Damfreville, enlevé le 3 avril par des Talibans dans le sud-ouest de l’Afghanistan, est relâché par ses ravisseurs.

 

 

Dans le cadre d’une conférence de presse, très affaibli, l’otage raconte qu’il est resté constamment ligoté, dans l’obscurité, en ignorance totale de son sort et alors même qu’il savait ce qu’il était advenu d’autres otages capturés par les terroristes afghans.

 

 

En dépit de cela, le responsable de l’ONG Terre d’Enfance, pour laquelle travaillait l’otage, a indiqué « Que celui-ci n’avait fait l’objet d’aucun mauvais traitement ».

 

 

Un seul organe de presse s’est-il étonné d’une affirmation aussi paradoxale ?

 

 

J’aimerais bien qu’on m’explique.

 

 

 

 

Le lundi 14 mai, la police israélienne a appréhendé un franco-israélien de 25 ans nommé Julien Souffir.

 

 

Il semble, hélas, que celui-ci a égorgé froidement un chauffeur de taxi arabe palestinien qui l’avait amené de Jérusalem à Tel Aviv.

 

 

Souffir a invité le chauffeur du véhicule dans son appartement où il a été assassiné.

 

 

Immédiatement, le CRIF a considéré qu’il s’agissait d’un acte ignoble qui méritait le châtiment le plus sévère. Et il a eu raison.

 

 

Au même moment, le maire de Jérusalem a réclamé pour les parents de la victime la même prise en charge matérielle que pour les israéliens victimes d’actes terroristes. Et il a eu raison.

 

 

Cependant une chose m’échappe, Le Monde, à propos de ce drame – et il n’est pas le seul – a titré : « A Tel-Aviv, un franco-israélien accusé de crime raciste ».

 

 

 

Lorsqu’un Arabe palestinien déclare pour expliquer le massacre qu’il vient de commettre « j’ai cherché à tuer le plus de Juifs possible », lorsque le Hamas prévoit à l’article 12 de sa chartre « Si tu vois un juif, tue-le ! », on n’évoque jamais le moindre racisme.

 

 

J’aimerais bien qu’on m’explique.

 

 

 

 

 

 

 

 

Toujours dans Le Monde du même jour, un article édifiant intitulé « Le milieu humanitaire français se déchire à propos du Darfour ».

 

 

 

Philippe Bernard, souvent bien inspiré, raconte comment certaines organisations de gauche ou alter-mondialistes voient d’un mauvais œil monter une critique acerbe contre le régime islamiste de Khartoum.

 

 

D’habitude, peu enclines à la nuance, celles-ci en appellent au sens des responsabilités.

 

 

C’est ainsi que dénonçant une « dialectique simplificatrice à l’extrême », le président de Médecins du Monde, Pierre Michelletti déclare : « Au moment où les radicalismes du monde musulman utilisent ce type de confusion pour assimiler l’ensemble des intervenants, y compris les humanitaires à des supplétifs des armées occidentales (…), nous devons nous protéger de ce type de manipulations véhiculées par d’autres radicalismes, occidentaux ceux-ci ».

 

 

 

Moi-même, dans ce blog, j’ai cité Madame Bedarida du Monde Télévision, qui s’est empressée de réfuter tout racisme anti noir dans le conflit.

 

 

Heureusement, Jacky Mamou, président du collectif Urgence Darfour, ancien président de Médecins du Monde, accuse cette organisation d’être désormais mue par une « démarche idéologique » de type alter mondialiste, plus que par une approche humanitaire.

 

 

Et d’asséner : « Ils sont terrorisés à l’idée d’élever la voix contre Khartoum » car « Pour une fois, les « méchants » ne sont pas des Blancs soutenus par les américains mais des Arabes aidés par les chinois ».

 

 

C’est ce que je me tue à expliquer.

 

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Vendredi 11 mai 2007

LIBRE

 

 

 

Quelques observations, si vous le voulez bien, sur le scrutin historique de dimanche dernier.

Sous un angle strictement « pro-israélien » – qui ne saurait se confondre avec un regard spécifiquement juif – et même si mes fonctions représentatives m’ont interdit de prendre expressément parti, il me semble que le regard positif des commentateurs israéliens ne saurait être sérieusement contesté.

Le président élu n’a jamais dissimulé sa sympathie pour Israël.

Lors de son dernier voyage dans ce pays, il a su dire les mots qu’il convenait aux originaires de France.

Il a retrouvé largement et logiquement leur suffrage dans les urnes.

Dès lors, l’espoir de voir améliorer les relations d’amitié entre les deux nations, l’espoir de voir la France cesser définitivement d’apporter systématiquement sa voix dans les aréopages internationaux aux délibérations hostiles à Israël, ne saurait être considéré comme insensé et dénué de fondements, même si, évidemment, il convient de demeurer prudent.

 

 

 

 

Sous un angle strictement juif, cette fois, je retrouve ici ma liberté complète de parole.

Les socialistes viennent, il me semble, de payer chèrement leur désertion, en pleine campagne judéophobe, du combat contre l’antisémitisme dont ils s’étaient auto proclamés les champions quand il s’agissait de ferrailler contre des moulins à vent.

Certains m’ont présenté dans cette circonstance comme l’un des artisans de ce retournement, et je ne saurais bien sûr ici récuser un rôle que je revendique pleinement.

Mais qu’il me soit permis, en cette circonstance, de préciser ma pensée.

J’ai entendu ici et là, sur les ondes communautaires, des personnes es qualité de juif dire qu’il fallait voter qui à gauche qui à droite.

Je crois que c’est le pire des services à rendre à notre communauté qui ne saurait être prisonnière pour l’éternité d’un seul camp.

Je note au passage, pour m’en réjouir, que la communauté musulmane de France s’est montrée, dans l’ensemble, d’une haute tenue et d’un grand sens de la responsabilité.

Notamment, elle n’a pas fait du Proche-Orient un dossier spécifique.

Comme je l’ai dit dans une précédente chronique, la Communauté musulmane française n’a rien à voir avec son homologue britannique.

De même, un juif peut parfaitement, il me semble, et sans se déconsidérer, voter – en citoyen libre – pour qui il souhaite sur l’échiquier politique traditionnel.

Ce n’est pas au moment où la Communauté vient de se libérer d’un carcan injustifié qu’elle devrait à jamais s’enfermer dans un autre.

Elle n’est plus captive et c’est très bien ainsi.

Et félicitations à Monsieur Sarkozy.

 

 

D’après ma chronique sur Radio J du 11/05/07

 

 

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Mercredi 9 mai 2007

CE N' EST QU'UN DÉBUT, CONTINUONS LE COMBAT !

 

Oui, c'est vrai, le résultat massif de dimanche est un signe encourageant sur le chemin de la libération des esprits asservis.

 

Rien que le fait de voir la concorde entre Faudel et Macias et de constater que la fraternité pouvait changer de boutique aura suffi à mon bien être.

 

Mais tout de même, point trop d'exaltation.

 

Flash-Back sur le sourire de la ravie du dimanche soir qui, la veille encore, menaçait les Français des pires exactions en cas de choix funeste.

 

Qui s'est offusqué des menaces ou du sourire ?

 

Qui aura osé traiter de petits fachos, les nervis de la Bastille ou du Capitole qui ignorent encore le sens des mots suffrage universel ?

 

Qui a songé à s'esbaudir du rayonnement intellectuel et moral grandissant de M. Jean-Marie Colombani, dont l'éditorial contre Sarkozy a fait grand bien à celui-ci ?

 

L'une des grandes intuitions du président élu aura été d'appeler à la liquidation des excès de 68, et il est incontestable que cette élection sur son programme iconoclaste et malgré la campagne menée contre lui signe, en elle-même, la marque du lézardement de l'édifice religieux.

 

Mais, le monument sacré est loin de tomber en ruines.

 

Mai 68, c'est la fascination pour la violence de la rue (Élection, piège à cons !), la fascisation de l'autorité de l'État (CRS-SS !), la judaïsation fantasmée de toutes les victimes imaginaires des pétainistes de souche (Nous sommes tous des Juifs allemands !).

 

Mai 68 c'est l'héroïsation sans risque des résistants virtuels, et l'outrance grandiloque contre l'ingratitude du réel.

 

Mai 68, c'est la légitimité rebelle du citoyen-esthète contre la légalité déshonorante de l'ordre répugnant.

Qui peut dire que nous ne sommes plus du tout en mai ? Les citoyens sans frontières ne se rebellent-ils plus contre les expulsions policières ? Les faucheurs citoyens ne font-ils plus leur devoir civique en détruisant les cultures malfaisantes ? M. Battisti n'est-il plus sous la protection de l'Hôtel de Ville de Paris ? Le terrorisme proche-oriental fait-il l'objet d'une détestation égale à ce qu'inspire le libéralisme anglo-saxon ? MM. Besancenot et Bové suscitent-t-ils l'hilarité ou la compassion médiatique qu'inspirent ordinairement les idéologies antiques ?

 

Certes, à ce jour Sarkozy dispose à la fois de la légalité électorale républicaine et de la légitimité de sa victoire démocratique indiscutable.

 

Mais déjà, l'outrance réapparaît. La bonne vieille idéologie contre le réel. Il aurait les médias entre ses mains. Et, peu importe si 80 % des journalistes se reconnaissent à gauche ou à l'extrême gauche (sondage Marianne). Il étalerait un luxe insolent en se rendant sur le yacht de Bolloré. Et, tant pis si François Mitterand passait chaque année l'hiver à l'Old Cataract d'Assouan, l'un des plus beaux palaces du monde, sans que personne n'ait eu le mauvais goût de s'interroger sur le prix du séjour et l’identité du payeur.

 

L'état de grâce peut-être de très courte durée. Les camarades sont trop fatigués pour déguiser encore Nicolas en Adolf. Qu'importe, ils ont suffisamment de souffle pour l’emberlusconiser.

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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