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Mardi 14 novembre 2006

UN VRAI REBELLE

Il existe un miracle vivant au sein de l'extrême gauche française. Il a pour nom Philippe Val. En réalité, c'est un faux miracle, parce que Charlie Hebdo  le journal dans lequel le précité est le directeur – éditorialiste est le seul vrai journal non-conformiste de la presse parisienne.

Je vais donc me faire un plaisir de citer certains extraits de son éditorial du 12 novembre, en espérant qu'un grand nombre de révolutionnaires en chambre, d'artistes généreux (pardon pour le pléonasme) et révoltés (excuser le lieu commun) ainsi que d'anarchistes assistés en auront pris connaissance.

 

 Je vais également me faire un devoir de le citer car il y a peu de chance qu'un tel édito soit repris dans la revue de presse d'une Clotilde Dumetz sur France Inter... : 

 « La politique étrangère n'est jamais réellement débattue à l'Assemblée Nationale et demeure, allez savoir pourquoi, le "domaine réservé" du Président de la République, son ministre n'étant qu'un bas de soie contenant les déchets de la pensée du chef. (...) À quelques nuances près, pour toute grande affaire, journaux, télés et radios répètent ce que raconte le Quai d'Orsay qui lui-même n'est plus que la "vitrine légale" du ministère des finances. (...).

Prenons la France. Sa "politique arabe" s'affirme, en creux, hostile à l'État d'Israël. L'opinion des Français, majoritairement, de l'extrême gauche à l'extrême droite, pour des motivations différentes et avec quelques nuances, qui vont de l'antiaméricanisme à l'antisémitisme, adhère à la politique officielle.

Notre business avec les pays arabes nous empêche d'avoir une position crédible d'arbitre, et nous fait préférer l'impuissance partisane à l'efficacité diplomatique. (...).

Les massacres du Darfour sont perpétrés par des Arabes contre des Noirs. Tous sont musulmans. Le Soudan a du pétrole. La Chine en consomme la moitié.

 

 

La Chine s'entend bien avec les Arabes qui tiennent le pouvoir au nord. Ils n' en ont rien à foutre des Noirs. De plus, la plupart des victimes sont des enfants et des femmes qui sont violées avant d'être tuées. Cumuler la couleur noire et le sexe féminin, c'est vraiment chercher les emmerdements.

Donc, tout le monde s'en fout. On a peur, en vexant El Bachir, le dictateur de Khartoum, d'énerver d'autres Arabes dans le monde, car on sait qu' en ce moment ils sont susceptibles. Les mêmes qui s'indignent avec raison lorsqu'un civil palestinien est assassiné sifflent gaiement en regardant ailleurs lorsque des milliers de femmes et de gosses sont massacrés. La question se pose : si c'était des Juifs qui massacraient au Darfour, l'indignation ne se réveillerait-elle pas soudainement.... (...).

On se souviendra de l'Iran, et du rôle de la France, qui joue ici, si l'on peut dire, son "avenir historique". On peut craindre qu'il reste, dans les mémoires, comme une haute trahison... Si la communauté internationale brille par son inexistence, il faut bien avouer que la France y est pour beaucoup. Sa politique et comme un rideau mélancolique qui se ferme sur le dernier acte d'une comédie où elle joue le rôle de Tartuffe. Les intérêts de nos entreprises – qui ne sont pas, rappelons-le, les mêmes que les nôtres, mais ceux des meilleurs amis du président de la république, passent loin devant nos devoirs de membre prestigieux de la "communauté internationale".

Pourtant, l'objectif est clair et l'enjeu d'importance : il s'agit d'empêcher une théocratie qui ne dissimule nullement ses projets guerriers de se doter de l'arme atomique.

Lorsqu'elle l'aura, elle la lancera sur Israël, puisque le projet de rayer cet état de la carte a été clairement annoncé. Ce sera alors la troisième guerre mondiale (...). Si la France ne veut rien faire pour empêcher cela, c'est que toute mesure de rétorsion contre l'Iran à laquelle elle participerait nuirait aux intérêts entre autres de Total et de la BNP. Les 25 milliards de dollars de business que la France a fait avec l'Iran depuis que Chirac est président créent davantage de liens que n'importe quelle solidarité démocratique au sein de la "communauté internationale". 25 milliards, c'est du solide, ça, Madame. Pas du fumeux comme "l'avenir de la paix".

Que la génération qui monte se démerde ».

Rien à ajouter.

Si. Comme un miracle n'arrive jamais seul, je recommande la lecture de toute urgence de "Chirac d'Arabie" (Grasset), dont, allez savoir pourquoi, la presse hexagonale fait assez peu de cas. Écrit par Éric Aeschiman et Christophe Boltanski tous deux journalistes à Libération, et pas membres de France-Israël pour un sous.  

 

Ce livre constitue un réquisitoire accablant d'une "Politique arabe de la France" fondée d'avantage sur le mercantilisme et la corruption plutôt que sur l'intérêt du pays et de ses habitants. Il fut un temps, au moins, où cela se savait et se disait.

Aujourd’hui, pour le même prix, on fait passer cela pour de la mise en application de grands et généreux principes. Avec l’assentiment docte et béat d’une presse alignée.

 

Heureusement, il y a des Val, des Aeschiman et des Boltanski.

GWG

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Vendredi 10 novembre 2006

L’AVEU

 

Ça y est, cela devait arriver. Je suis démasqué.

 

Lors de mon dernier blog – sur le blognadel – c’était le 30 octobre, j’avais exhumé un entrefilet du Figaro de l’avant-veille qui indiquait que l’OTAN avait tué des civils par erreur en Afghanistan, dans un campement de nomades et qu’il y aurait eu 80 morts, dont des femmes et des enfants.

 

Je remarquais le silence total audiovisuel et je concluais par cette question « est-il seulement possible de comparer cette absence de couverture avec les 28 morts libanais de Cana, transformés en vitrine d’un "massacre"’ galactique ? ».

 

Un blogger critique écrit à propos de cette remarque que ce qui me chagrine en vérité ne serait pas le silence sur cette tragédie afghane, mais plutôt la publicité faite à la tragédie de Cana.

 

On voudra bien, pour l’actualisation de mes propos, remplacer Cana par Beit Hanoun ou par le prochain, inévitable, regrettable et regretté dysfonctionnement de l’artillerie israélienne.

 

Et bien oui, j’avoue, j’avoue tout. Je suis certes chagriné par le silence médiatique autour de l’Afghanistan et plus encore autour du Darfour, mais je suis ulcéré par l’incommensurable disproportion avec le traitement de la question israélo-palestinienne.

 

Le ratio différentiel de médiatisation entre deux événements de nature comparable : une « bavure » involontaire commise par des armées occidentales aux prises avec des irréguliers islamistes doit être à mon avis de un à un milliard.

 

Encore faut-il faire observer que les Américains, français et britanniques qui se battent en Afghanistan n’ont pas leurs villes soumises à des bombardements, n’ont pas leur pays promis à la destruction, et n’ont pas à exercer leur art militaire à l’intérieur d’une zone surpeuplée qu’ils viendraient d’évacuer dans un geste de bonne volonté, et d’où partent précisément des tirs destinés à provoquer un bain de sang dont les tireurs se pourlèchent à l’avance les babines avec gourmandise.

 

Alors, oui c’est vrai, tant que cette démentielle différence de traitement – cette phénoménale disproportion dont je connais exactement et génétiquement l’origine – perdurera, je refuserai de me laisser aller à un processus de repentance particulièrement inapproprié aux circonstances.

 

Mon refus n’est pas seulement moral, il n’est pas seulement philosophique, il est métaphysique.

 

Et si les occidentaux veulent rendre un vrai service aux Arabes de Palestine, plutôt que se laisser aller à une irresponsable complaisance, ils feraient mieux de leur demander pourquoi ils ont élu le Hamas et approuvent les tirs de provocation contre Sderot ou Ashkelon.

 

Alors, mais alors seulement, les parents des petites victimes de Beit Hanoun pourront commencer à se poser des questions sur les véritables responsables de leur malheur.

 

GWG

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Lundi 30 octobre 2006

CHANCES POUR LA FRANCE ?

 

 

 

 

À imaginer les souffrances de la jeune femme d'origine sénégalaise brûlée vive dans un autobus marseillais, je ne suis pas bien sûr que l'immigration ait consistée en une chance. Ni pour la France, ni pour les Français, ni pour les étrangers qui y résident paisiblement. Je suis même sûr qu'il s'agit d'un des slogans les plus stupides de ces dernières années.

 

 

Le grand, l'immense tabou. Tout le monde le sait bien que les petites ordures en capuches qui viennent de s'illustrer sont d'origine immigrée. Mais chut ! Silence dans les rangs. Continuons de proférer les  éternels lieux communs, tout en y croyant de moins en moins, sur la « politique de la ville » et bla bla bla.... Bienvenue à l'extrême droite.

 

 

 

Le lamentable désastre de cette immigration  n'avait rien de fatal. Les immigrés eux-mêmes en sont les derniers responsables. Encore fallait-il ne pas s'excuser des errements de leur minorité délinquante avec une mauvaise conscience absolutoire qui les comprend et donc les encourage.

 

Encore fallait-il savoir la contrôler et l'endiguer sans faiblesse, précisément pour avoir le temps de bien intégrer, bien éduquer, bien loger, bien aimer. Après avoir longtemps dissimulé la vérité, les démographes officiels reconnaissent qu'il rentrera chaque année 350 000 candidats supplémentaires à l'installation sur le territoire national. Continuons. Quelle chance !

 

 

 

 

Chose lue dans Le Figaro le 28 octobre : « L'OTAN tue des civils par erreur en Afghanistan » ... « L'Alliance, qui se heurte à des difficultés croissantes, reconnaît que ses bombardements ont fait des victimes "collatérales". » Selon des responsables locaux, le bilan serait compris entre 25 et 80 morts, dont des femmes et des enfants, tués lors du bombardement d'un campement de nomades kuchi installés, avec leurs troupeaux, dans les faubourgs de  Kandahar. Encore, Le Figaro y consacre-t-il 1/8 de page. Silence radio. Silence télé.

 

 

Est-il seulement possible de comparer cette absence de couverture, avec les 28 morts Libanais de Cana, transformés en victimes d'un « massacre » galactique ?

 

Ils n'ont pas de chance ces kuchis.

GWG 

 

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Lundi 30 octobre 2006

CHANCES ?

À imaginer les souffrances de la jeune femme d'origine sénégalaise brûlée vive dans un autobus marseillais, je ne suis pas bien sûr que l'immigration ait consistée en une chance. Ni pour la France, ni pour les Français, ni pour les étrangers qui y résident paisiblement. Je suis même sûr qu'il s'agit d'un des slogans les plus stupides de ces dernières années.

 

Le grand, l'immense tabou. Tout le monde le sait bien que les petites ordures en capuches qui viennent de s'illustrer sont d'origine immigrée. Mais chut ! Silence dans les rangs. Continuons de proférer les  éternels lieux communs, tout en y croyant de moins en moins, sur la « politique de la ville » et bla bla bla.... Bienvenue à l'extrême droite.

Le lamentable désastre de cette immigration  n'avait rien de fatal. Les immigrés eux-mêmes en sont les derniers responsables. Encore fallait-il ne pas s'excuser des errements de leur minorité délinquante avec une mauvaise conscience absolutoire qui les comprend et donc les encourage.

 

Encore fallait-il savoir la contrôler et l'endiguer sans faiblesse, précisément pour avoir le temps de bien intégrer, bien éduquer, bien loger, bien aimer. Après avoir longtemps dissimulé la vérité, les démographes officiels reconnaissent qu'il rentrera chaque année 350 000 candidats supplémentaires à l'installation sur le territoire national. Continuons. Quelle chance !

 

 

Chose lue dans Le Figaro le 28 octobre : « L'OTAN tue des civils par erreur en Afghanistan » ... « L'Alliance, qui se heurte à des difficultés croissantes, reconnaît que ses bombardements ont fait des victimes "collatérales". » Selon des responsables locaux, le bilan serait compris entre 25 et 80 morts, dont des femmes et des enfants, tués lors du bombardement d'un campement de nomades kuchi installés, avec leurs troupeaux, dans les faubourgs de  Kandahar. Encore, Le Figaro y consacre-t-il 1/8 de page. Silence radio. Silence télé.

Est-il seulement possible de comparer cette absence de couverture, avec les 28 morts Libanais de Cana, transformés en victimes d'un « massacre » galactique ?

Ils n'ont pas de chance ces kuchis.

GWG 

 

 

 

 

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Mercredi 25 octobre 2006

DE LA PALESTINE, DU PALESTINISME 

ET DES PALESTINOLATRES

 

 Dans un précédent blog-note (8 septembre), je rappelais la gourmande propension de nos médias de tradition à privilégier le discours des Juifs ou Israéliens iconoclastes. Tel n'est pas, hélas, le cas lorsque, circonstances pourtant exceptionnelles, il s'agit de Palestiniens critiques. Quel média de la presse écrite française a estimé devoir rapporter les propos décapants du docteur Ghazi Hamad ?

Il ne s'agit pourtant pas de n'importe qui puisqu' il s'agit du porte-parole officiel du Hamas. Les journaux ne faisant pas leur travail élémentaire, je citerai des passages de son éditorial publié par l'hebdomadaire Al Ayam : « Sommes-nous vraiment une société violente ? Sommes-nous en proie à une maladie chronique de la violence qui détruit notre tranquillité d'esprit et notre sûreté matérielle ? Sommes-nous enfermés dans la prison de notre propre violence ? Notre peuple a-t-il fini par croire que la violence est la solution de tous les problèmes, et qu'on peut tout arranger avec des balles, des obus, un pamphlet incendiaire, des paroles atroces ? (...) La culture de violence est-elle désormais si profondément enracinée dans nos corps et nos esprits que nous pouvons plus y échapper dans notre sommeil, ni quand nous sommes éveillés ? Je le crains, nous avons tellement capitulé devant la violence qu'elle a pris le contrôle de notre vie tout entière : elle règne toute puissante, sur nos foyers et nos voisinages, sur nos familles et nos organisations, et même sur nos universités. Il n'est pas de lieu qui ne lui échappe. (...) Nous aspirons à guérir de cette maladie, de ce cancer, qui a corrompu nos esprits, paralysé nos coeurs, crevé nos yeux .... ».

Tout est dit. Tout se que nous disons, si seuls, depuis tant et tant de temps sur la violence pathologique de la société palestinienne qui empêche toute avancée vers la paix. Avec la bienveillance extatique d'un Occident aveugle, lorsqu'il n'est pas muet lorsqu'il refuse de reproduire une parole qui pourrait dynamiter leurs confortables certitudes sur la martyrologie palestinienne.

À propos de certitude, un sondage récent, et en harmonie avec les propos qui précèdent, révèle que 67 % des Palestiniens approuvent le Hamas dans son refus de reconnaître Israël et 68 % sont favorables à la poursuite des attentats terroristes. Voilà qui dynamite encore ce mensonge, tellement reproduit ad nauseam qu'il est devenu une vérité indiscutable, qui voudrait que les palestiniens n'ont porté au pouvoir le mouvement islamiste que pour sanctionner un Fatah corrompu. Et, de grâce, que l'on nous objecte pas que ce peuple n'est ivre de violence qu'en raison de la cécité israélienne.

La vérité, fut-elle effectivement désespérante, nous obligeant à constater que c'est précisément lorsque l'État juif fait montre de modération (Oslo, restitution de Gaza, arrivée au pouvoir du parti centriste Kadima ouvertement disposé aux concessions) que le peuple arabe de Palestine sombre dans la violence la plus fanatique ou porte au pouvoir ceux qui l'érigent en dogme.

Ceux qui sont incapables de regarder cette vérité en face, ceux qui s'acharnent à  la dissimuler quand des Palestiniens clairvoyants la reconnaissent, ceux-là sont les plus mal placés pour exiger sans cesse d'Israël de nouvelles et intempestives concessions.

GWG

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Lundi 16 octobre 2006

DU CRAN 

 

On aurait pu penser que l'exigence du MRAP aounitien de voir le Petit Robert modifier sa définition du mot "colonialisme" dans un sens plus conforme au nouveau droit canon aurait pour longtemps constitué l'étalon officiel du politiquement stupide.

Erreur. Le Cran, mouvement censé représenter des Noirs de ce pays, vient de pulvériser tous les records.

Ce mouvement citoyen (ça ne veut rien dire, mais je tiens à rester aimable) vient de réclamer l'interdiction du nouveau disque intitulé "Au bon temps des colonies ".

 

Grief du Cran : ledit disque contient des chansons intolérables telles que "ma ton kiki, ma tonquinoise" de Joséphine Baker (qui fut, je le rappelle en passant, membre du Comité d'Honneur de la LICRA et avait fondé une colonie (aïe !) pour orphelins de tous les pays) ou encore "Mon légionnaire" de la célèbre colonialiste Édith Piaf.

Pour justifier une telle demande, le responsable du mouvement a évidemment expliqué que ces chansons étaient l'équivalent, à leur époque, "des chants de la Wermacht".

Quand tu nous tiens, Shoah, tu nous tiens bien....

Le drame, enfin le mélodrame, n'est pas que le Cran profère une telle énormité. Il est qu'une station comme notre radio de service public, suivie de nombre de journaux, aient pu lui emboîter le pas le plus sérieusement du monde, et même avec empathie.

Pendant que nous y sommes, je suggère que l'on opère quelques coupures dans l'odieux "Autant en emporte le vent" qui contient quelques passages par trop paternalistes à l'égard de la Mamma de Cathy Scarlett.

 

Je demande également que l'on mette au pilon "Et tout ça, ça fait d'excellents français" de l'homophobe Maurice Chevalier qui osa se gausser de quelques maniérés.

 

Enfin, j'exige que l'on brûle, séance tenante, "La Grande Illusion" dans lequel ont oblige le pauvre Dalio à camper le rôle d'un riche israélite veule et ridicule.

 

Ce sera le mot de la fin.

GWG

 

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Lundi 9 octobre 2006

 

 

COCHONNAILLES ROUGE-BRUN À LA LYONNAISE

 

 

L'affaire est grave. Elle n'est guère étonnante.

Le samedi 23 septembre dernier, à l'appel de 34 associations de gauche et de « banlieues » une manifestation a été organisée dans les rues de Lyon pour dénoncer « les nouvelles guerres coloniales menées par l'état sioniste israélien et le plan américain de domination de la région dit Grand Moyen-Orient ».

 

 

Selon divers journalistes présents, les manifestants étaient entre 850  et 1500.

Parmi les organisations appelant à la manifestation, on pourra citer : La Confédération Paysanne de José Bové, ATTAC (le mouvement altermondialiste très moral où l'on fraude pour élire son chef) et Palestine-Urgence Solidarité 69. Jusqu'à présent rien que de très banal. En tous les cas pour les journalistes de la presse de tradition.

 

 

Manque de chance, une photo parue dans le quotidien gratuit 20 minutes Lyon complique un peu les choses.

On peut y voir clairement au premier plan deux portraits du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, brandis par des manifestants, puis à l'arrière-plan des drapeaux du parti de Dieu.

Aucune trace de cela dans les dépêches aseptisées de l'AFP qui se contentent de remarquer que « plusieurs manifestants brandissaient des drapeaux palestiniens et libanais ».

On aurait voulu rendre la manif' plus sympa' que l'on aurait pas procédé autrement.

Il est vrai que la présence de partisans d'un mouvement fondamentaliste violent, dont les statuts politiques prévoient expressément la destruction d’Israël et dont la télévision, Al Manar, est interdite en France pour cause d'antisémitisme, cela  fichait très mal. D'autant, mais cela n'est pas encore avéré, que l'on aurait entendu quelques "morts aux Juifs !", comme cela arrive au demeurant souvent lors de démonstrations aussi mal famées.

 

 

Mais, le pire est à venir.

Le  maire de Lyon, Gérard Collomb (P.S), apprenant la participation de Mme Sabiha Ahmine, élue municipale, membre du Parti Communiste, à une telle manifestation, a décidé de la suspendre de sa délégation à « l'intégration des droits des citoyens ». Il est vrai que plusieurs députés se sont émus de la présence de l'élue : Patrick Louis (député européen  MPF), Emmanuel Hamelin, Jean-Michel Dubernard (UMP) et qu'une agence de presse indépendante et un rien iconoclaste Novopress Lyon ne laissait rien passer.

Aussitôt, Farid Smahi, membre bien connu du Bureau Politique du FN et président du Forum National des cercles « Arabisme et Francité » proteste contre le « colonialisme » de M. Collomb.

Dans un même élan, Mme Marie-George Buffet, secrétaire nationale du Parti Communiste Français, se fend d'une lettre, qui, je l'espère, fera date, au maire de Lyon :

« Monsieur le sénateur maire, c'est avec beaucoup d'étonnement que je viens d'apprendre que vous venez de suspendre Sabiha Ahmine de sa délégation à "l'intégration et les droits de citoyens" pour avoir participé à une manifestation pour la paix au Proche-Orient, le 23 septembre dernier.

 

Pourtant l'émotion qu'a suscité la guerre au Liban, a justement mobilisé des milliers de pacifistes (sic), des milliers d'hommes et de femmes épris de justice de paix en France et dans le monde entier, qui ont ainsi voulu exprimer leur solidarité... »

Aux dernières nouvelles, le maire de Lyon est resté droit dans ses bottes.

 

 

Conclusions [provisoires] :

- le « pacifisme » continue d'être utilisé sans vergogne par l'extrême gauche la plus bornée.

- elle ne peut le faire, contre l'évidence, qu'en raison de la complaisance de la presse paresseuse et bien pensante.

- extrême gauche et extrême droite sont désormais côte à côte, unies dans la haine d'Israël et de l'Amérique, sans crainte des compromissions avec les pires extrémistes islamistes.

- il y a tout de même des gens bien à Lyon.

 

 

À présent, j'attends la réaction des antiracistes de tous bords.

 

GWG

 

 

 

 

 

 

 

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Mardi 3 octobre 2006

UN BLOG À LA MER

 

 

Le Monde a raison. Le soutien à Robert Redeker, intellectuel menacé de mort pour  un article hostile à l'Islam, est « mesuré ».

Ainsi, le ministre de l'Education Nationale, Gilles de Robien, a mesuré au millimètre son soutien à son enseignant tourmenté.

Notre ministre est un centriste incontestable. À équidistance précise  entre lanceurs de fatwas et condamné à mort.

Robien a en effet cru devoir rappeler à son fonctionnaire dans la peine son obligation de réserve.

À une époque où cette obligation est devenue, notamment dans l'éducation, une sinistre blague, et où chaque prof y va de son couplet, qui contre le gouvernement autiste, qui contre la société injuste, celle-ci est ressortie spécialement pour un homme en danger à l'égard de qui ont se prétend "solidaire".

Pour achever de  déconsidérer la chose publique, Robien, plutôt que de porter plainte, espère que les menaces vont être "levées".

Autant dire qu'il implore les islamistes courroucés de pardonner l'écart de son fonctionnaire imprudent.

 

Les syndicats d'enseignants, professionnels rompus de l'indignation permanente, souvent taxés de corporatistes, ont su faire montre d'une retenue exceptionnelle.

Pour une fois, à l'unisson de leur ministre de tutelle, ils n'ont parlé ni de manifestations, ni de grèves.

Il est vrai qu'il ne s'agissait que de la vie d'un homme et de notre liberté.

 

Enfin, deux associations jadis humanistes, la Ligue des Droits de l'Homme et le M.R.A.P se seront surpassées dans la bouffonne tartufferie. 

Pour la LDH , qui, pour mémoire, soutint les lycéens antisémites du lycée Montaigne, « M. Redeker nous a habitué à de tels débordements qui traduisent son peu de rigueur intellectuelle comme sa haine de l'islam et des musulmans (...). L'on ne saurait admettre que quiconque, fut ce en raison d'idées nauséabondes, soit l'objet d'intimidations de quelque nature qu'elles soient. On ne combat pas les idées de M. Redeker en le transformant en victime. »

Le complice habituel de la Ligue , le M.R.A.P, version Mouloud Aounit, en rajoute dans le registre de la  défense faux-jeton du menacé en condamnant parallèlement, « les propos provocants de M. Redeker et les inadmissibles intimidations et menaces de mort. (...) Toute forme de violence en appelle, hélas, d'autres en retour, parfois plus extrémistes encore. »

 

 

C'est ici, que je veux lancer ce blog à la mer. Au point où nous en sommes, je ne sais comment l'histoire des hommes que nous étions sera écrite par la génération qui vient.

Il se peut qu'elle soit malmenée, triturée, tripotée, révisée, violentée par les médiocres censeurs qui gouvernent encore ce qui reste d'esprit public.

Après tout, c'est cette même Ligue et c'est ce même MRAP qui avaient tenté de poursuivre le professeur Louis Chagnon, coupable d'avoir décrit l'homme Mahomet tel qu'il était. Ce sont ces deux mêmes compères qui avaient tenté, ni plus ni moins, de faire interdire le pamphlet de la Falacci.

 

Alors, je veux écrire ici, à destination d'un jeune internaute du futur qui retrouvera peut-être –

 

qui sait – ce modeste texte, que si notre merveilleux pays a sombré ce n'aura pas été en raison des menées des islamistes qui sont bien moins forts que nous. Seulement en raison de l'inepte lâcheté, au-delà de toute mesure cette fois, de ceux qui étaient censés les arrêter.

 

P S : le 18 octobre, je suis convoqué chez un juge d'instruction, sur plainte de Mouloud Aounit, pour avoir, paraît-il, défendu Finkielkraut et accuser le MRAP, sur une antenne radiophonique, de se commettre dans des manifestations où l'on entend « morts aux juifs ! ».

A chacun sa fatwa.

 

PPS: longue vie à Redeker.

 

 

GWG

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Mardi 26 septembre 2006

 

Gauchisme : imposture et tabou

 

Pour celles et ceux qui n'ont toujours pas compris que la pensée gauchisante dominait de la tête le débat français, je ne saurais trop recommander la lecture de l'excellent «L'extrême gauche plurielle» de Philippe Raynaud (Autrement).

 

Dans un récent entretien publié par le Figaro Littéraire (jeudi 14 septembre), l'auteur déclarait : «Ces nouvelles radicalités me passionnent car elles correspondent à une spécificité bien française.

Je crois avoir été l'un des premiers, à l'occasion d'une note pour la défunte Fondation Saint-Simon, à avoir pronostiqué que notre extrême gauche allait persister après la chute du Mur. Cette persistance de la gauche radicale, beaucoup plus influente en France que dans le reste de l'Europe, Italie comprise, est un des aspects de ce qui reste une"exception française".».

 

Quelle influence effective a l'extrême gauche dans le débat français, à quoi est due cette imprégnation dont des thèses sont souvent effarantes et pas seulement sur Israël? questionnent les auteurs de cet entretien, Jacques de Saint-Victor et Paul-François Paoli.

 

Réponse de Raynaud : «Elle a d'abord, c'est une banalité, un poids électoral : dans aucun autre pays européen, elles ne pèse autant sur la vie politique.

C'est un vrai souci pour le Parti Socialiste dont la situation était moins compliquée quand son partenaire était le Parti Communiste.

Mais l'influence de l'extrême gauche se fait sentir au-delà de ses électeurs. Les problématiques de l'altermondialisme sont très présentes dans le débat social où l'extrême gauche bénéficie de l'anti- libéralisme ambiant en France. Nous sommes, sans doute, un des rares pays où le mot" libéral" est une insulte. (...)

Le succès d'un journal comme le Monde Diplomatique qui tire à 400 000 exemplaires, est révélateur de cette tendance radicale.»

 

Moi aussi, depuis des années, j'insiste lourdement non pas sur cette "tendance" mais sur la radicalité du discours français, désormais influencé en permanence d'une manière d'autant plus profonde qu'elle est insoupçonnée. Je rappelle souvent que ce n'est pas Lionel Jospin mais Olivier Besancenot qui a été choisi par la rédaction du Monde dans le cadre d'une élection présidentielle virtuelle. Je rappelle aussi que selon un sondage de Marianne, 80 % des journalistes français se divisent entre gauche et extrême gauche.

 

Gramsci peut triompher : il est plus important que les idées radicales gouvernent les esprits plutôt que les urnes.

 

Et c'est l'opinion politique et sociétale du pays qui s'en trouve modifié globalement. Pas seulement les politiques économiques et extérieures.

 

La vision de l'immigration, de la sécurité également.

 

Lorsque Sarkozy met en cause les juges qui refuseraient de sanctionner les "jeunes" délinquants, c'est M. Rozencweig et la juge des enfants du tribunal de Bobigny, représentante officielle d'un Syndicat de la Magistrature , ouvertement à l'extrême gauche depuis 68, qui se chargent de critiquer publiquement la politique sécuritaire du ministre de l'intérieur et de vanter les charmes de la si gentille prévention.

 

Lors du débat sur le CPE, ce sont les syndicats de lycéens et d'étudiants d'obédience trotskiste qui se chargent de transférer la contestation du Parlement à la rue.

 

Et ici encore, la force de leur influence réside en grande partie dans le fait qu'elle est grandement ignorée par la majorité des protagonistes.

 

Lorsqu’elle ne l'est pas, cette influence fait l'objet d'une occultation digne des plus grands tabous. Aucun homme politique, aucun journaliste, ne se risquerait à expliquer la force de la contestation estudiantine par l'encadrement des professionnels de l'agitation para- marxiste, sauf à passer pour un ringard ou un obsédé du complot fantasmatique, alors même que cette réalité indicible saute aux yeux.

 

Enfin, et surtout, Raynaud ne mentionne pas la puissance irrésistible du conformisme des artistes, dont l'immense majorité se sentent confusément dans l'obligation morale et professionnelle d'adhérer par principe à l'idéologie dominante et sommaire.

 

Cet exercice de style imposé rappelant celui des années 50, lorsque le Parti dominait la scène.

 

Ce conformisme étant d'un effet d'autant plus implacable -notamment sur la jeunesse- qu'il émane de la corporation censée être la plus anticonformiste, la plus indépendante d'esprit et la plus généreuse, par essence.

 

Est-il au moins possible de dénoncer cette imposture unique dans l'histoire d'un monde prétendument libre ?

 

GWG

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Vendredi 22 septembre 2006

Sortir de la torpeur du mois doute

Comme toujours, les choses les plus graves passent pratiquement inaperçues.

Le mardi 19 septembre 2006 devra être considéré comme un jour de honte dans l'histoire du monde civilisé.

Ce jour là, le président iranien nazislamiste Ahmadinejad est monté à la tribune de l'ONU. Il y a regretté publiquement la création d'Israël, « fauteur de guerre ».

 L'homme qui a souhaité publiquement rayer l'État juif de la carte, l'homme qui considère le génocide hitlérien comme un canular a été applaudi.

Hormis les représentants américain et israélien, aucun diplomate n'a cru devoir quitter la salle pendant le discours.

Le même jour, le chef de l'État français prônait publiquement l'abandon des sanctions à l'égard du régime nazislamiste qui poursuit tranquillement ses préparatifs nucléaires.

Cette déclaration succède à l'invraisemblable déclaration du ministre des affaires étrangères français qui considérait que Téhéran avait « un rôle stabilisateur » au Proche-Orient.

La presse française a accueilli de manière extatique le discours de Jacques Chirac et n'a fait aucun commentaire particulier sur la présence de l'Iranien.

Le grand donneur de leçons de la presse du soir n'y a consacré ni éditorial indigné ni caricature inspirée. Il est vrai qu'il a préféré accorder une tribune à Tarik Ramadan.

Il y a pire, peut-être : la grande communauté juive new-yorkaise n'a pas cru devoir envahir la presqu'île de Manhattan comme elle avait pourtant su le faire lors de la venue de Yasser Arafat.

Quant à la communauté juive française tétanisée : silence de mort dans ses rangs.

Pour couronner le tout, le quartet sur le Proche-Orient – État-Unis compris –  paraît avoir baissé la garde à l’égard des islamo-fascistes du Hamas.

Il semble de plus en plus feindre de se contenter d’une « reconnaissance implicite » d’Israël.

Reconnaissance implicite : qu’est-ce donc ? Une antiphrase ? Un oxymore ? Une antonymie ? Ou tout simplement un triste gag ?

Le propre de la reconnaissance de l’autre – dans sa symbolique – étant précisément d’être expresse et explicite.

Il semblerait que la déconvenue du mois d'août  ait plongé les défenseurs d'Israël dans un doute quasi-métaphysique et, à rebours, galvanisé ses adversaires les plus déterminés.

Le mécréant qui signe prie pour que les jours de réflexion qui vont venir nous fasse nous ressaisir.

La méditation qui précède l’indispensable ré-action.Car jamais, moins peut-être qu'aujourd'hui, l'heure n'aura été à la modération des médiocres ou à l'accommodement des misérables.

GWG

(D’après sa chronique sur Radio j du vendredi 22 septembre 2006).

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE