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Jeudi 11 janvier 2007

DES GENS TRES DISCRETS

Nous devrions pavoiser. Les islamistes des « tribunaux islamiques » de Somalie sont en déroute.

Une fois n'est pas coutume. Ils pensaient qu'Allah était avec eux. Ils tenaient Mogadiscio. Ils avaient déjà signifié aux femmes de ne sortir en ville qu'accompagnées de leurs maris.

Grâce à l'armée éthiopienne, les fous de Dieu, venus de partout, se sont sagement débandés.

Mais déjà, les gazettes européennes, d'une remarquable neutralité de la prise du pouvoir par les fous précités n'ont de cesse de s'interroger sur la date et l'heure de départ des troupes d'Addis-Abeba.

Il y a quelques jours, notre bon vieux journal vespéral indiquait qu'aux États-Unis certains contestaient le parti pris pro-gouvernemental de l'administration américaine. Plutôt que de remarquer, moins négativement, l'évidente satisfaction de la quasi unanimité des observateurs politiques et médiatiques.

Autrement dit : cache ta joie...

En réalité, et je ne l'ai écrit que trop souvent, les islamistes du Soudan ou de Somalie, de France ou d'Angleterre ne sont pas des ennemis à détester tripalement.

Toute haine est à proscrire. Ce n'est pas Ben Laden ou Zarkaoui que l'on conspue dans les rues européennes, mais Bush ou Blair.

Pas question, dès lors, de se réjouir grossièrement  de leur défaite.

Autres temps, mêmes mœurs délicats, dans son excellent « Pourquoi Hitler ? » (J.C Lattès) Ron Rosenbaum s'étonne qu'avant sa prise de pouvoir en 1933, le Führer inspirait la moquerie, le mépris, l'indifférence, l'intérêt, la fascination, la révérence, la crainte, bref, toute la palette des sentiments à la notable exception de la haine viscérale.

On apprend que plusieurs organisations humanitaires ont quitté le Darfour : « Tabassages, coups de crosses, simulacres d'exécutions, viols, pillages et destructions : c'est ce qu'ont subi, durant la nuit du 18 au 19 décembre, les personnels des associations humanitaires étrangères basées dans le sud de la province soudanaise du Darfour » (Le Monde du 6 janvier).

La lecture attentive de l'article finit par nous faire comprendre que les violences émanent des « milices arabes » soudanaises.

Les employés français d'Action contre la Faim, comme leurs homologues britanniques d'Oxfam ont été, nous dit-on, victimes d'un déchaînement de violence inouïe.

Cependant, les O.N.G sont restées, nous révèle-t-on « volontairement discrètes sur les événements »...

Au même moment, Ségolène avait l'extrême bravitude d'évoquer en Chine les « droits humains ».

Il est des jours où je préférerais être Soudanais plutôt qu'Israélien ou Tibétain. 

C'est plus cool.

Notre Président de la République pour encore quelque temps vient de prononcer son dernier discours annuel.

Il s'est attaché à appeler à une relance du règlement du conflit israélo-palestinien qui « entretient dans le monde musulman tout entier un sentiment d'incompréhension et d'injustice, comme si le nouvel ordre international comportait deux poids et deux mesures ».

Pour le bien connaître, je puis attester que le même conflit entretient dans le monde juif tout entier le même sentiment d'incompréhension et d'injustice, comme si l'ordre international de toujours comportait deux poids et deux mesures.

GWG

 

 

 

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Jeudi 21 décembre 2006

MARTYROCRATIE  RADIO-FRANCAISE

 

 

Une magnifique et noble résolution a été votée le 14 décembre dernier par la Société Des Journalistes de Radio France : « Un présentateur, Pierre Weill, menacé en direct à l’antenne par un candidat à la présidentielle, Philippe de Villiers, un reporter, Frédéric Pommier, giflé et menacé par des militants, lors d’un meeting du Front national, le journaliste du 7-9h30, Nicolas Demorand, mais en cause professionnellement par un ministre candidat, Nicolas Sarkozy…

 

Depuis quelques semaines, les journalistes de France Inter subissent des attaques de militants ou d’hommes politiques soi disant « responsables ».

A chacun des journalistes agressés verbalement ou physiquement, la SDJ assure naturellement sa sympathie. Tout au long de la pré campagne et de la campagne, elle soutiendra chacun de ses confrères et dénoncera la moindre tentative d’intimidation ».

 

 

 

Certains quotidiens ont publié cette résolution sans rire.

 

Ce n'est pas rien, cette Société, puisqu'elle doit représenter 80 % des rédacteurs de notre service public radiodiffusé d'information.

 

 

Ce 14 décembre, donc, la société, outragée, a entendu pousser un cri d'alarme et de solidarité journalistique.

 

La liberté, et même l'intégrité physique de cette corporation était menacée.

 

D'abord, Frédéric Pommier, journaliste à France Inter aurait été giflé par des membres du FN lors d'un meeting. Bon d'accord.

 

La suite, vous l'allez voir, est beaucoup, plus problématique.

 

Philippe de Villiers, candidat à la Présidence de la République, aurait menacé M. Pierre Weill en ces termes : « Vous êtes un voyou, je saurais m'en souvenir. »

 

En réalité, l'ire vendéenne était assez compréhensible. M. Weill, présentateur à France Inter, ayant trouvé de très bon goût de commencer l'interview de son invité en l'interrogeant ex abrupto sur la plainte judiciaire pour viol déposée par le jeune fils du député à l'encontre de son aîné.

 

Des méthodes dignes de Gringoire ou de Rivarol.

 

Enfin, et pour illustrer les intolérables menaces pesant sur les courageux journalistes, la Société ne craint pas d'évoquer « la mise en cause professionnelle » de Nicolas Demorand, également présentateur à France Inter, par son invité Nicolas Sarkozy.

 

Ayant écouté l'entretien, je puis assurer que les échanges étaient vifs et récréatifs. Mais, de menaces, bernique.

 

 

 

Vous aurez compris que le processus de diabolisation de l'ensemble de la droite est engagé par une caste de fonctionnaires qui se tordrait de rire à la simple évocation du principe de neutralité.

Une caste qui ne supporte pas d'être mise en cause, même un peu, même à bon droit.

 

Vous pouvez critiquer le personnel politique, vous pouvez insulter le pape, vous pouvez maudire vos juges.

 

 

 

Mais garde à vous, simples citoyens, devant les folliculaires idéologues et vétilleux.

 

Je n'ai de cesse, quand je rencontre les proches du candidat favori de la droite, de prévenir que le processus de disqualification va croître au fur et à mesure de l'avancement de la campagne.

 

Je leur conseille de récuser publiquement d'avance les faux arbitres et d'en appeler à la vigilance d'une opinion qui, certes, commence à comprendre mais continue, à la marge, d'être mystifiée.

 

Ils m'écoutent très gentiment.

GWG

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Mardi 19 décembre 2006

INNOCENT COMME L'AGNELET ?

 

 

 

 

Deux faits divers agitent en ce moment les médias.

 

Les jeunes électrocutés de Clichy et le noyé de Nantes.

 

S'agissant des premiers, l'ensemble de la presse a abondamment commenté le rapport de L'IGS concernant l'incrimination des policiers ayant poursuivi les jeunes gens jusqu'au transformateur d'EDF, ce qui pourrait mettre en cause leur responsabilité dans la survenance du drame qui s'en est suivi.

En revanche, les mêmes médias sont restés étrangement  taisant sur le passage du même rapport qui confirme que Zyed et Bouna étaient bien en train de cambrioler un chantier, ce qui justifierait a posteriori une course-poursuite que l'on mettait en cause, a priori, au commencement de la polémique.

 

 

 

Des policiers nantais sont poursuivis pour non-assistance à personne en danger pour ne pas avoir incarcéré Tewfik Elhamri, en état d'ébriété sur la voie publique.

 

Lequel serait, par la suite, tombé mortellement à l'eau. Depuis, les policiers français, pour se couvrir, mettent plus systématiquement en prison les personnes ivres qu'ils croisent sur leur chemin...

 

 

 

Ainsi, dans l'un des cas, les policiers sont mis en cause pour avoir exécuté leur mission avec trop d'empressement, dans l'autre pour l'avoir fait avec trop de souplesse...

 

 

 

Dans les deux cas, des manifestations publiques accompagnent les procédures judiciaires légitimement ouvertes. Il est permis, il est nécessaire, cependant, de se demander si ces deux authentiques drames personnels et familiaux, dans lesquels il faut cependant avoir le courage de dire que leurs victimes ont participé à la commission de leur dommage, auraient déclenché un tel scandale s’ils avaient concerné de simples Français de souche.

 

Dans cette occurrence, la spéculation intellectuelle habituelle, aussi oiseuse qu'obsessionnelle, aussi implicite qu'évidente, aussi gourmande qu’écœurante, sur une bavure policière à caractère raciste n'aurait pas trouvé son os savoureux à ronger.

 

Qui donc ethnicise le débat ?

 

On a les crimes d'État qu'on peut.

 

 

Ainsi, la justice française n'a pas réhabilité Guillaume Seznec.

 

Les jeux paraissaient pourtant faits. Le formidable lobbying médiatique avait semblé enfin porté ses fruits.

 

J'envie la certitude de ceux qui vocifèrent contre des juges qui ont rendu un verdict que l'on ne pourra pas, en toute hypothèse, taxer de complaisance.

 

Quatre-vingt-trois ans après l'arrêt de condamnation, je jalouse leur perspicacité.

 

 

 

Il est vrai que le corps de la victime, Quémeneur, n'a jamais été retrouvé.

 

J'observe, cependant, que celui d'Agnès Le Roux non plus. Sans que cela ne semble beaucoup déranger les chroniqueurs du temps présent, y compris ceux qui critiquent le refus de la révision.

 

Maurice Agnelet a tout pour ne pas me plaire. Menteur pathologique, cynique, franc-maçon par intérêt, président de la Ligue des Droits de l'Homme par imposture, enregistrant systématiquement les conversations téléphoniques, y compris celle de la malheureuse petite quand elle riait ou qu' elle pleurait.

 

Les doutes les plus extrêmes planent sur cet individu. Mais des preuves ? Aucune. Trente ans après les faits et un arrêt d'acquittement.

 

Agnelet ne mérite pas la mise à mal d'un système judiciaire déjà tellement critiquable par son incertitude.

 

 

Haines fratricides dominicales à Gaza. Hamas contre Fatah. On tire sur la foule. Une jeune fille meurt d'une balle perdue. Un journaliste français est touché. Un lundi matin dans la presse française. France Inter interroge la représentante palestinienne à Paris. La faute à Israël. Pas de question qui fâche sur le refus du Hamas de reconnaître Israël, les accords de paix, ou de renoncer au terrorisme. La faute à Israël et à l'Occident qui a osé arrêter de subventionner le terrorisme palestinien.

 

 

 

Un lundi après-midi dans la presse française. Éditorial du Monde. La faute à Israël. À « l'unilatéralisme » d'Olmert. Ce salaud qui voulait rendre des territoires. Pas un mot contre le Hamas. Encore moins contre ceux qui l'ont élu.

Dessin compassionnel attendri de Plantu sur les deux frères ennemis portant leur malheureuse victime. Pas le moindre soupçon d'acide dans l'encre.

 

Impossible, ici encore, de suggérer – même timidement – même du bout de la plume – que celui qui  pose en victime a contribué pleinement à la contribution d'un dommage dont il ne cesse de se repaître avec une délectation morbide.

 

Pourquoi, d'ailleurs, s'arrêterait-il en si mauvais chemin, puisque ses prétendus amis continuent à ne pas vouloir comprendre que le prétendu faible peut avoir tort et qu'il arrive que le soi-disant riche ait parfois raison.

 

Gaza, Clichy, clichés gâchis ?...

GWG

 

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Jeudi 14 décembre 2006

VARIATIONS SUR INDIGNATIONS BIEN TEMPÉRÉES

 

 

 

Il paraît que la conférence négationniste de Téhéran aurait soulevé une grande indignation de par le monde.

 

Je n'en suis pas si sûr. On y a nié le génocide hitlérien et le président iranien a souhaité le politicide de l'État juif. Rien de moins.

 

Les réactions internationales ont-elles été à l'aune de l'événement ? Une quelconque chancellerie a-t-elle rompu avec la République islamique ?

Prenez la France. A-t-elle seulement convoqué l'ambassadeur d'Iran à Paris ?

 

Elle l' avait pourtant fait récemment, mais s'agissant du légat israélien.

 

Il est vrai qu'il s'agissait de la question autrement plus importante du survol du territoire libanais par des avions de reconnaissance israéliens.

 

Notre ministre des Affaires étrangères s'est contenté de dire son « inquiétude » et de menacer Robert Faurisson des foudres de la justice française.

 

L'on tremble à Téhéran.

 

 

Qui a manqué l'image des immanquables Juifs orthodoxes et antisionistes étreignant affectueusement le Führer islamiste ?

 

Après cela, nous objectera-t-on encore longtemps les sempiternels Juifs de service pour incarner l'impartiale objectivité ?

 

Vous verrez qu'on finira par regretter Sivan et Benbassa....

 

 

Dans le registre de l'indignation bien contrôlée, je recommanderai encore le refus de Robert Mugabe, dictateur du Zimbabwe, d'extrader vers l'Éthiopie Mengistu Haile Mariam, reconnu coupable de génocide du peuple abbyssin. Des dizaines de milliers de personnes – dont des milliers d'enfants et d'adolescents – ont perdu la vie durant la dictature marxiste sanguinaire du « Negus rouge ».

 

La Cour de Justice d'Addis-Abeba a rendu sa décision le 12 décembre dernier, mais Mugabe n'extradera pas « le camarade Mengistu » car personne ne l'exigera de lui.

 

Comme personne, au demeurant, n'exige de Téhéran l'extradition réclamée par la justice argentine des responsables du Hezbollah coupables de l'attentat contre le Centre communautaire juif de Buenos Aires (seulement 90 morts...)

 

La seule non-extradition qui soulève l'ire internationale étant celle du général serbe Mladic par les autorités de son propre pays.

 

C'est bien, mais c'est peu.

 

 

 

Indignation bien maîtrisée encore par les médias : l’assassinat délibéré par le Hamas des trois enfants d’un cadre du Fatah. On comparera avec l’exploitation galactique de la mort du « petit Mohamed » tué lors d’un échange de tirs entre Palestiniens et Israéliens. Mais je gagerai que, pour un peu, c’est ma comparaison qui pourrait indigner les indignés professionnels.

 

 

Enfin, on terminera, comme toujours avec le Darfour, pour s'essayer à s'indigner de la non indignation.

Le Conseil des Droits de l'Homme réuni le 12 décembre  à Genève, pour la première fois sans traiter de la question israélo-arabe, avait décidé de consacrer une session spéciale au conflit précité qui a fait plus de 200 000 morts  depuis trois ans.

 

Les gazettes qui ne lui ont, quant à elles, consacré que quelques lignes, n'ont pu que faire état des profondes divergences entre les États membres.

L'ambassadeur algérien, sans rire, a dénoncé « une campagne de propagande à grande échelle dans laquelle l'information est manipulée » il a regretté qu'« un conflit ethnique entre bergers et agriculteurs soit présenté par les O.N.G dans des proportions apocalyptiques ».

 

 

 

L'O.N.G. Human Right Watch a qualifié l'attitude du gouvernement de Khartoum de « campagne de propagande sans précédent pour nier la réalité des choses. »

 

Il y a peu de risques qu'on réclame un jour l'extradition de M.El Bechir.

 

Personne ne sait qui il est.

 

 

GWG

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Lundi 11 décembre 2006

CHOSES  LUES

 

 

 

 

« Quand le P.C.F. négociait avec les nazis » Lu dans Le Monde du week-end.

 

Chacun sait – du moins devrait savoir – qu'en juin 1940, dans Paris occupé, les communistes ont proposé aux autorités allemandes d'autoriser la reparution de l'Humanité. Les dirigeants – dont Jacques Duclos – étaient d'accord.

Pendant des années, les communistes français ont nié farouchement, falsifié une édition de l'Humanité, et continuent aujourd'hui encore à minimiser les faits.

 

La nouveauté, c'est que les hasards de la recherche documentaire ont fait découvrir à des historiens, aux archives départementales de Paris, des notes établissant l'argumentaire employé par les représentants communistes auprès des autorités d'occupation.

Le texte retrouvé mérite le détour :

 

- Article 1 : « Vous avez laissé paraître journaux communistes dans d'autres pays : Danemark, Norvège, Belgique. Sommes venus normalement demander autorisation ».

 

- Article 2 : « Sommes communistes, avons appliqué ligne P.C. sous Daladier, Reynaud, juif Mandel. Juif Mandel nous a emprisonné et fusillé des ouvriers qui sabotaient Défense Nationale... ».

 

- Article 3 : « Pas cédé face dictature juif Mandel ».

 

- Article 4 : « (...) Notre défense du pacte (germano-soviétique) vous a avantagé. Pour l'URSS nous avons bien travaillé, par conséquent par ricochet pour vous ».

 

 

 

Après une complicité avec le totalitarisme soviétique d'un demi-siècle, ce morceau de bravoure d'ignominie aurait dû être de nature à disqualifier le nom même de communisme, exactement au même titre que l'autre totalitarisme.

 

Mais rien y fait. Spécificité française alors même que le parti français a été le plus stalinien de toute l'Europe occidentale on peut encore marcher la tête haute dans les rues de Paris en se disant « communiste ».

 

Tous les pays d'Europe, après l'écroulement du mur de Berlin, l'analyse des archives du K.G.B et leurs révélations sur les complicités à l'Ouest, ont mis, moralement au moins, en accusation les partis communistes complices. Tous. Sauf un.

 

J'ai dit, dans un précédent blog-note, la prégnance de l'idéologie gauchisante sur la société française. Je veux souligner ici la bienveillance de celle-ci à l'égard du mouvement communiste, fut-il stalinien, et, un temps même, complice des nazis.

 

Jusqu'à la petite Clémentine Autain, qui se croit sans doute très branchée, et qui n'hésite pourtant pas à être apparentée communiste....

Quant à l'Humanité, tendre avec le Hamas et le Hezbollah antisémites, il continue à être un torchon subventionné jouissant des faveurs de toutes les revues de presse.

 

 

 

Si la droite française était intelligente et possédait des convictions, elle obligerait les socialistes à tenir les fascistes de gauche pour infréquentables,  plutôt que d'être fascinés. Exactement comme les socialistes ont procédé pour empêcher la droite à lorgner vers ses extrêmes.

 

 

 

 

« Téhéran réunit une conférence sur la  "réalité" de la Shoah. » (La presse).

 

« On en parle dans les organisations juives comme d'une "véritable ignominie" » (Le Monde).

 

 

Et ailleurs ?

 

 

 

 

« Joey Starr jugé à Paris pour usurpation d'identité » (AFP).

 

La cour d'appel de Nancy a décidé, jeudi 7 décembre, que le rappeur Joey Starr, de son vrai nom Didier Morville, sera jugé à Paris pour usurpation d'identité où une personne portant le même nom avait déposé plainte contre lui. Placé en garde à vue, il avait reconnu avoir utilisé un faux permis de conduire afin que ses contraventions soient payées par le Didier Morville domicilié à Nancy.

Vous avez bien lu. Ce type pété de tunes, comme il dirait, non content de mettre régulièrement des trempes à sa femme et son chimpanzé, faisait régler ses P.V. par un quidam sans doute mille fois moins blindé.

C'est cette grande conscience que Le Monde et Libé ont récemment mise en valeur pour exhorter les jeunes à s'inscrire sur les listes électorales.

 

On a les héros qu'on veut.

 

 

Un dernier mot sur le rap.

 

À la limite de l'indicible, tant il est ringard et sulfureux de taper sur cet art majeur. Mais allez donc faire un tour sur la chaîne ZIK. En boucle, fascination obsessionnelle de la violence, des gangs, mise en scène pitoyable de conformisme de la victimisation, haine des flics et de la France.

On a les héros qu'on peut.

 

 

GWG

 

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Jeudi 7 décembre 2006

DES CAILLOUX ET DES ROSES

 

Je reviens d'Israël. J'y ai rencontré de nombreuses personnalités politiques. La seule, à mon sens, qui sorte du lot commun s'appelle Benjamin Netanyahu. Il ne cesse d'expliquer que nous sommes en 1938 et que l'Allemagne d'hier c'est l'Iran d'aujourd'hui.

 

 Je veux dire ici à quel point je trouve la grande majorité du personnel politique israélien, médiocre.

Le grand responsable en est le mode de scrutin électoral à la proportionnelle intégrale. Il rend le pays ingouvernable à brève échéance, il favorise la dictature des petits partis charnières, il oblige les caractères les plus déterminés au compromis corrupteur, enfin, et surtout, ce scrutin ou l'on choisit son représentant sur une liste établie par les partis transforme la consultation démocratique en  fabrique de simplets.

Je prétends que le député israélien moyen n'arrive pas à la cheville, au plan intellectuel ou moral, du député français moyen.

 

Pour être élu, ce dernier doit avoir un minimum de charisme et de vernis culturel. Pour figurer en bonne place sur la liste, le premier doit seulement faire montre d'entregent et de servilité.

Pour un pays ordinaire, ce mode de scrutin est d'un érotisme décadent. Pour une nation qui se bat  dos au mur, il relève de la  pornographie criminelle.   

Pour en revenir à Bibi, je crois, ou plutôt j'espère, qu'il se trompe. Nous ne sommes pas tout à fait en 1938. Mais plutôt en 1934. Les nazis n'ont pas encore réoccupé la Rhénanie démilitarisée. Albert Sarraut n'a pas encore démontré sa sotte incompétence. Les mollahs  n'ont pas encore franchi le Rhin. Les va-t'en-paix n'ont pas encore triomphé.

Il n'empêche. Albert Sarraut vient de traverser l'Atlantique. Il s'appelle aujourd'hui James Baker. Il prône le dialogue avec l'Iran et la Syrie. Les va-t'en-paix peuvent exulter.

On se souvient du mot de Daladier, revenant de Munich et murmurant "les cons" à l'adresse des pékins venus l'acclamer après qu'il ait vendu la Tchécoslovaquie en échange d'une fausse paix sans honneur.

Nous n'avons sans doute plus quatre ans pour faire taire les cons.

Quand donc Madame Royal est-elle vraie ?

Quand elle est au Liban et qu'elle envisage sérieusement de rencontrer un membre du Hamas ?

Quand elle est en Israël et qu'elle déclare qu'elle ne peut rencontrer le représentant d'une organisation terroriste ?

Toujours ? Jamais ?

Pour répondre à cette question, on pourrait peut-être interroger son plus proche collaborateur, j'ai nommé Jean-Louis Bianco, qu'elle a fait son directeur de campagne.

Le 19 mai 2006, celui-ci a rencontré Madame Monique Étienne, présidente de l'association France-Palestine Solidarité 04.

À cette occasion, M. Bianco, es qualité de Président du Conseil Général de Provence a signé avec Mme Étienne un texte fort éclairant dans lequel ils protestent contre les sanctions contre le Hamas.

Je cite le bras droit de Madame Royal : « Le Conseil des ministres européens des Affaires Etrangères a pris une décision politique grave en décidant de suspendre une partie importante de son aide financière au peuple palestinien. La suspension de l'aide (...) apparaît comme une volonté d'étranglement économique et social et comme la sanction de tout un peuple qui connaît déjà une terrible situation sociale. La décision de l'Union européenne revient ainsi encourager Israël à poursuivre, en toute impunité, sa politique unilatérale, en contradiction flagrante avec le droit international ».

J'ai cherché en vain dans le texte précité la moindre référence, la plus discrète critique du terrorisme ou de la chartre de l'organisation islamiste. Rien. Pas un mot. Pas une lettre.

On voudra bien comprendre ma perplexité.

Lorsque Lionel Jospin avait qualifié le Hezbollah « d'organisation terroriste », les Palestiniens l'avaient accueilli par une volée de pierres.

Du coup, à Paris, on a aussitôt conclu qu'il avait commis une bourde.

Lorsque Madame Royal n'a pas pipé après qu'un représentant de la même organisation ait comparé l'État juif au nazisme, les Israéliens l'on couvert de fleurs.

 Du coup, à Paris, on a conclu que sa visite était plutôt réussie.

Quand je vous le disais que le personnel politique israélien était exceptionnel.

GWG

 

 

 

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Dimanche 3 décembre 2006

UN CITOYEN OUBLIÉ

 

Mercredi 29 novembre, plus de 4.000 personnes se sont rendues à Bruxelles, pour manifester leur solidarité avec les otages israéliens capturés par le Hamas et le Hezbollah.

 Siona était le maître d’œuvre, France-Israël a évidemment participé à cette opération.

Les télévisions françaises n’ont pas cru devoir rapporter la moindre information sur le sujet.

Peux-je, en conséquence, émettre plusieurs observations :

1°) Quand une modeste ONG pro palestinienne réunit 50 personnes pour protester contre la politique israélienne, elle peut espérer passer à la postérité audio-visuelle.

2°) Les otages israéliens, tous soldats, ont été capturés sur le territoire israélien dans la plus complète illégalité. Rien à voir avec les combattants irréguliers emprisonnés qui en Israël, qui aux États-Unis.

Qui pourrait contester, pourtant, que le sort de ces derniers semble préoccuper davantage les médias, la Croix Rouge internationale ou les organisations prétendument humanitaires ?

3°) Parmi les otages dont, faut-il le rappeler, les familles n’ont reçu aucune nouvelle, se trouve Guilad Shalit. À chaque fois que j’évoque son triste sort, je rappelle inlassablement que ce gamin israélien est aussi un compatriote français, et qu’il possède avec la France des liens culturels et familiaux aussi étroits que, par exemple, le terroriste « franco-marocain » Zacharia Moussaoui dont le sort – et la francité – ont intéressé et continuent d’intéresser, ô combien davantage, les organes de presse de la République Française ? Beaucoup plus discrets sur la nationalité du citoyen Shalit.

Est-ce sain ?

Est-ce normal ?

Est-ce acceptable ?

Poser la question c’est sans doute y répondre.

 

GWG

D’après sa chronique sur Radio J du vendredi 1er décembre 2006.
par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Lundi 27 novembre 2006

UN  HUMAIN PARMI LA FOULE

Le petit pogrom auquel on a assisté jeudi soir au Parc des Princes relève à présent d'une banale modernité.

 

On remarquera ici encore que l'anti-israélisme et l'antisémitisme ont fait excellent ménage.

 

On remarquera également que les petites frappes nazillonnes semblent s'être parfaitement entendues avec quelque arabes antifeujs pour bouffer du youpin.

 

Il faut reconnaître également qu'Israël a commis une faute grave en laissant les joueurs de Tel-Aviv triompher de Paris. L'État juif, c'est bien connu, ne pouvant humilier personne impunément.

 

On observera en outre que Canal+, qui a eu la haute main sur le Paris S.G. depuis des lustres, toujours prompt dans ses émissions à dénoncer le fascisme même là où il ne se trouve pas forcément, a toujours mis des gants de soie pour caresser dans le sens du poil les supporteurs les plus écœurants d'Europe.

Mais heureusement, il y a eu Antoine, le flic noir.

 

Celui qui, au mépris manifeste de sa sécurité, a soufflé au jeune juif poursuivi par la vociférante racaille : « Reste bien derrière moi... ! »

 

Alors, foin des commentaires compassés ou retenus.

Jeudi soir, il y avait un humain parmi la foule.

C'est bien utile, tout de même, une police contre la barbarie.

 

Bonne nouvelle : l'estimable Antoine Spire a annoncé jeudi dernier qu'il démissionnait, avec Cedric Sporin, de la Ligue des Droits de l'Homme.

 

On citera quelques-unes de ses excellentes motivations (Le Monde du 24 novembre) : « la L.D.H. a cru pouvoir répondre  au racisme dont sont victimes les jeunes issus de l'immigration en faisant preuve de complaisance à l'égard des organisations religieuses qui prétendent les représenter. La dérive s'amplifie. Après avoir affirmé qu'il s'agissait de discuter avec l'islam politique, on a insensiblement glissé vers le débat libre avec l'islamisme radical... (...). Dans le même mouvement, elle a tergiversé en hésitant à réagir lors de la recrudescence des actes antisémites en 2003. (...). On peut aussi se demander pourquoi le Proche-Orient sollicite un tel engagement de la Ligue, qui ne dit presque rien à propos du Darfour ou de la Tchétchénie, ou se tait devant les discours négationnistes et antisémites du président iranien ! (...).

 

Sans distance à l'égard du mouvement social, trop souvent ambiguë ou même compromise à l'égard d'un intégrisme islamiste dangereux, et en recul sur la lutte contre l'antisémitisme et la défense de la liberté d'expression, la Ligue a perdu sa légitimité d'autorité morale de la République. Depuis longtemps, elle n'est plus l'organisation conçue pour défendre Dreyfus ».

 

Voilà qui est bien dit. Quoiqu'un peu tard. Et pas assez.

 

La Sainte Ligue a dévoyé depuis longtemps ses buts