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Vendredi 18 mai 2007

J’aimerais bien qu’on m’explique

 

 

 

Je voudrais comprendre.

 

 

Lorsque les États-Unis à Guantanamo ou Israël, enchaînent leurs prisonniers, les médias occidentaux n’hésitent pas à considérer de telles actions comme relevant de la « torture ».

 

 

C’est ainsi que Le Monde, dans un article intitulé « Témoignages sur la torture dans les prisons israéliennes » (mercredi 9 mai 2007) et prenant en compte, avec une grande confiance, les affirmations de l’organisation israélienne mais antisioniste, B’T Selem, cite celle-ci à propos de palestiniens soupçonnés de terrorisme : « Dans des cellules putrides et suffocantes, mal nourris, humiliés, menacés, insultés, intimidés, victimes de crachats, attachés de façon douloureuse sur des chaises, souvent entièrement nus et soumis à de multiples pressions comme notamment les menaces de représailles contre les membres de leur famille ».

 

 

 

De son côté, le ministère de la justice a critiqué ce rapport « basé sur un échantillon non représentatif », « établi de façon tendancieuse en vue de déformer la réalité », ministère qui précise : « dans le passé, les vies de nombreux israéliens ont été sauvées grâce aux informations ainsi recueillies ».

 

 

Tout cela n’empêche pas notre journal de considérer en première page que nous sommes bel et bien en présence de cas de torture. Très bien.

 

 

 

 

 

 

Le samedi 12 mai, Eric Damfreville, enlevé le 3 avril par des Talibans dans le sud-ouest de l’Afghanistan, est relâché par ses ravisseurs.

 

 

Dans le cadre d’une conférence de presse, très affaibli, l’otage raconte qu’il est resté constamment ligoté, dans l’obscurité, en ignorance totale de son sort et alors même qu’il savait ce qu’il était advenu d’autres otages capturés par les terroristes afghans.

 

 

En dépit de cela, le responsable de l’ONG Terre d’Enfance, pour laquelle travaillait l’otage, a indiqué « Que celui-ci n’avait fait l’objet d’aucun mauvais traitement ».

 

 

Un seul organe de presse s’est-il étonné d’une affirmation aussi paradoxale ?

 

 

J’aimerais bien qu’on m’explique.

 

 

 

 

Le lundi 14 mai, la police israélienne a appréhendé un franco-israélien de 25 ans nommé Julien Souffir.

 

 

Il semble, hélas, que celui-ci a égorgé froidement un chauffeur de taxi arabe palestinien qui l’avait amené de Jérusalem à Tel Aviv.

 

 

Souffir a invité le chauffeur du véhicule dans son appartement où il a été assassiné.

 

 

Immédiatement, le CRIF a considéré qu’il s’agissait d’un acte ignoble qui méritait le châtiment le plus sévère. Et il a eu raison.

 

 

Au même moment, le maire de Jérusalem a réclamé pour les parents de la victime la même prise en charge matérielle que pour les israéliens victimes d’actes terroristes. Et il a eu raison.

 

 

Cependant une chose m’échappe, Le Monde, à propos de ce drame – et il n’est pas le seul – a titré : « A Tel-Aviv, un franco-israélien accusé de crime raciste ».

 

 

 

Lorsqu’un Arabe palestinien déclare pour expliquer le massacre qu’il vient de commettre « j’ai cherché à tuer le plus de Juifs possible », lorsque le Hamas prévoit à l’article 12 de sa chartre « Si tu vois un juif, tue-le ! », on n’évoque jamais le moindre racisme.

 

 

J’aimerais bien qu’on m’explique.

 

 

 

 

 

 

 

 

Toujours dans Le Monde du même jour, un article édifiant intitulé « Le milieu humanitaire français se déchire à propos du Darfour ».

 

 

 

Philippe Bernard, souvent bien inspiré, raconte comment certaines organisations de gauche ou alter-mondialistes voient d’un mauvais œil monter une critique acerbe contre le régime islamiste de Khartoum.

 

 

D’habitude, peu enclines à la nuance, celles-ci en appellent au sens des responsabilités.

 

 

C’est ainsi que dénonçant une « dialectique simplificatrice à l’extrême », le président de Médecins du Monde, Pierre Michelletti déclare : « Au moment où les radicalismes du monde musulman utilisent ce type de confusion pour assimiler l’ensemble des intervenants, y compris les humanitaires à des supplétifs des armées occidentales (…), nous devons nous protéger de ce type de manipulations véhiculées par d’autres radicalismes, occidentaux ceux-ci ».

 

 

 

Moi-même, dans ce blog, j’ai cité Madame Bedarida du Monde Télévision, qui s’est empressée de réfuter tout racisme anti noir dans le conflit.

 

 

Heureusement, Jacky Mamou, président du collectif Urgence Darfour, ancien président de Médecins du Monde, accuse cette organisation d’être désormais mue par une « démarche idéologique » de type alter mondialiste, plus que par une approche humanitaire.

 

 

Et d’asséner : « Ils sont terrorisés à l’idée d’élever la voix contre Khartoum » car « Pour une fois, les « méchants » ne sont pas des Blancs soutenus par les américains mais des Arabes aidés par les chinois ».

 

 

C’est ce que je me tue à expliquer.

 

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Vendredi 11 mai 2007

LIBRE

 

 

 

Quelques observations, si vous le voulez bien, sur le scrutin historique de dimanche dernier.

Sous un angle strictement « pro-israélien » – qui ne saurait se confondre avec un regard spécifiquement juif – et même si mes fonctions représentatives m’ont interdit de prendre expressément parti, il me semble que le regard positif des commentateurs israéliens ne saurait être sérieusement contesté.

Le président élu n’a jamais dissimulé sa sympathie pour Israël.

Lors de son dernier voyage dans ce pays, il a su dire les mots qu’il convenait aux originaires de France.

Il a retrouvé largement et logiquement leur suffrage dans les urnes.

Dès lors, l’espoir de voir améliorer les relations d’amitié entre les deux nations, l’espoir de voir la France cesser définitivement d’apporter systématiquement sa voix dans les aréopages internationaux aux délibérations hostiles à Israël, ne saurait être considéré comme insensé et dénué de fondements, même si, évidemment, il convient de demeurer prudent.

 

 

 

 

Sous un angle strictement juif, cette fois, je retrouve ici ma liberté complète de parole.

Les socialistes viennent, il me semble, de payer chèrement leur désertion, en pleine campagne judéophobe, du combat contre l’antisémitisme dont ils s’étaient auto proclamés les champions quand il s’agissait de ferrailler contre des moulins à vent.

Certains m’ont présenté dans cette circonstance comme l’un des artisans de ce retournement, et je ne saurais bien sûr ici récuser un rôle que je revendique pleinement.

Mais qu’il me soit permis, en cette circonstance, de préciser ma pensée.

J’ai entendu ici et là, sur les ondes communautaires, des personnes es qualité de juif dire qu’il fallait voter qui à gauche qui à droite.

Je crois que c’est le pire des services à rendre à notre communauté qui ne saurait être prisonnière pour l’éternité d’un seul camp.

Je note au passage, pour m’en réjouir, que la communauté musulmane de France s’est montrée, dans l’ensemble, d’une haute tenue et d’un grand sens de la responsabilité.

Notamment, elle n’a pas fait du Proche-Orient un dossier spécifique.

Comme je l’ai dit dans une précédente chronique, la Communauté musulmane française n’a rien à voir avec son homologue britannique.

De même, un juif peut parfaitement, il me semble, et sans se déconsidérer, voter – en citoyen libre – pour qui il souhaite sur l’échiquier politique traditionnel.

Ce n’est pas au moment où la Communauté vient de se libérer d’un carcan injustifié qu’elle devrait à jamais s’enfermer dans un autre.

Elle n’est plus captive et c’est très bien ainsi.

Et félicitations à Monsieur Sarkozy.

 

 

D’après ma chronique sur Radio J du 11/05/07

 

 

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Mercredi 9 mai 2007

CE N' EST QU'UN DÉBUT, CONTINUONS LE COMBAT !

 

Oui, c'est vrai, le résultat massif de dimanche est un signe encourageant sur le chemin de la libération des esprits asservis.

 

Rien que le fait de voir la concorde entre Faudel et Macias et de constater que la fraternité pouvait changer de boutique aura suffi à mon bien être.

 

Mais tout de même, point trop d'exaltation.

 

Flash-Back sur le sourire de la ravie du dimanche soir qui, la veille encore, menaçait les Français des pires exactions en cas de choix funeste.

 

Qui s'est offusqué des menaces ou du sourire ?

 

Qui aura osé traiter de petits fachos, les nervis de la Bastille ou du Capitole qui ignorent encore le sens des mots suffrage universel ?

 

Qui a songé à s'esbaudir du rayonnement intellectuel et moral grandissant de M. Jean-Marie Colombani, dont l'éditorial contre Sarkozy a fait grand bien à celui-ci ?

 

L'une des grandes intuitions du président élu aura été d'appeler à la liquidation des excès de 68, et il est incontestable que cette élection sur son programme iconoclaste et malgré la campagne menée contre lui signe, en elle-même, la marque du lézardement de l'édifice religieux.

 

Mais, le monument sacré est loin de tomber en ruines.

 

Mai 68, c'est la fascination pour la violence de la rue (Élection, piège à cons !), la fascisation de l'autorité de l'État (CRS-SS !), la judaïsation fantasmée de toutes les victimes imaginaires des pétainistes de souche (Nous sommes tous des Juifs allemands !).

 

Mai 68 c'est l'héroïsation sans risque des résistants virtuels, et l'outrance grandiloque contre l'ingratitude du réel.

 

Mai 68, c'est la légitimité rebelle du citoyen-esthète contre la légalité déshonorante de l'ordre répugnant.

Qui peut dire que nous ne sommes plus du tout en mai ? Les citoyens sans frontières ne se rebellent-ils plus contre les expulsions policières ? Les faucheurs citoyens ne font-ils plus leur devoir civique en détruisant les cultures malfaisantes ? M. Battisti n'est-il plus sous la protection de l'Hôtel de Ville de Paris ? Le terrorisme proche-oriental fait-il l'objet d'une détestation égale à ce qu'inspire le libéralisme anglo-saxon ? MM. Besancenot et Bové suscitent-t-ils l'hilarité ou la compassion médiatique qu'inspirent ordinairement les idéologies antiques ?

 

Certes, à ce jour Sarkozy dispose à la fois de la légalité électorale républicaine et de la légitimité de sa victoire démocratique indiscutable.

 

Mais déjà, l'outrance réapparaît. La bonne vieille idéologie contre le réel. Il aurait les médias entre ses mains. Et, peu importe si 80 % des journalistes se reconnaissent à gauche ou à l'extrême gauche (sondage Marianne). Il étalerait un luxe insolent en se rendant sur le yacht de Bolloré. Et, tant pis si François Mitterand passait chaque année l'hiver à l'Old Cataract d'Assouan, l'un des plus beaux palaces du monde, sans que personne n'ait eu le mauvais goût de s'interroger sur le prix du séjour et l’identité du payeur.

 

L'état de grâce peut-être de très courte durée. Les camarades sont trop fatigués pour déguiser encore Nicolas en Adolf. Qu'importe, ils ont suffisamment de souffle pour l’emberlusconiser.

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Lundi 30 avril 2007

TOUT SAUF LES SARKOPHAGES

 

Plus que quelques jours pour savoir si la France va, enfin, émerger de quarante ans d'emprise de l'idéologie sommaire et impériale.

Je ne prophétiserai pas, comme le lyrique Jack Lang de 1981, que la lumière va succéder aux ténèbres.

Mais enfin on y regardera le réel un peu plus translucidement.

Je conçois parfaitement que l'on puisse envisager le candidat arrivé premier avec scepticisme.

Son professionnalisme pourrait même engendrer la suspicion des plus incrédules.

Il n'empêche. Les manières de ses ennemis coalisés sont trop caractéristiques du terrorisme intellectuel à abattre pour ne pas inspirer de la sympathie pour  leur victime.

Dans un récent blog-note, je racontais comment le  radio-français, au service du public, Daniel Mermet se plaisait à laisser comparer Nicolas à Adolf tout en expliquant, avec un paradoxe qui ne surprend plus personne, qu'il est le candidat des Juifs.

Le préposé a récidivé depuis.

Allez vous étonner qu'ensuite, une mèche capillaire et une fine moustache, pourtant passées de mode, aient poussées sur de nombreuses affiches électorales.

 

 

Si le cœur vous en dit, vous pouvez vous promener sur le site « Tout Sauf Sarkozy. Com - Association Nationale Pour La Défense Des Valeurs Républicaines ».

 

Vous pourrez y contempler Nicolas-Adolf devant deux drapeaux américain et israélien au-dessus de la légende : « que représente-t-il ? L'axe de la haine ! ».

 

À noter que le site semble lié, avec un bel œcuménisme, à d'autres sites d'extrême gauche comme d'extrême droite, tant il est manifeste que le front rouge-brun a choisi son camp de concentration de la détestation.

Si vous avez encore un peu de temps, vous relirez le Libé du 7 avril dans lequel, et sans être contredite, la rappeuse Diam's déclare fièrement : « Je rêve d'une France tolérante, si c'est Sarko ou Le Pen, je me prépare à la bagarre », pour se persuader de la tolérance effective et démocratique de nos Sarkophages.

  

 

Je vous recommanderai encore l'instructive lecture de l'entretien entre le généticien Daniel Cohen, inventeur de la carte du génome humain et la chroniqueuse médicale Mme Martine Perez (Le Figaro du 27 avril). Vous pourriez y apprendre que celui qui semble s'y connaître plus que   la Ligue des Droits de l'Homme et moi sur la question, est loin d'exclure la possibilité que la pédophilie et certaines pathologies suicidaires puissent avoir des origines partiellement génétiques.

 

Le fait de le suggérer n'a rien d'une bourde, encore moins d'une ignominie eugéniste, contrairement aux vertueuses indignations de Lyssenkistes aux petits pieds.

  

 

Mais je ne sais si vous pardonnerez au candidat arrivé en tête son ignoble déclaration sur l'absence de responsabilité de la France en ce qui concerne la décision de la Solution Finale. Mme Guiguou et M. Cohn-Bendit ne sont pas près de s'y résoudre. Ils y ont vu la marque d'une intolérable agression contre l'Allemagne et l'Europe...

 

Il faut reconnaître qu'un tel mensonge révisionniste doit être sanctionné. Seule la France est coupable.

 

Je vous laisse penser ce que vous voulez de Sarkozy, mais j'affirme que la Sarkophagie est une manifestation aiguë de la pathologie chronique dont le corps social souffre douloureusement depuis que, précisément, le docteur Cohn-Bendit s'est, un beau jour de mai, penché sur lui.

 

En mai la rémission ?

 

GWG

 

 

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Vendredi 27 avril 2007

HAINE DE SOIE

 

 

 

Je m’en veux un peu de ne pas avoir trouvé le temps de vous vanter plus tôt la publication par la revue d’idées Controverses, dirigée par mon ami Shmuel Trigano, de son numéro 4, daté du mois de février 2007 et intitulé finement « Les alterjuifs ».

 

 

Il s’agit, et je pèse mes mots, d’un ouvrage collectif d’une immense importance.

 

 

Celui-ci est consacré, on l’aura compris, à ces juifs – et/ou déclarés comme tels pour la circonstance – qui n’ont d’autre vocation que de se poser en s’opposant à l’Etat d’Israël par le biais du dénigrement obsessionnel et systématique.

 

 

Rien à voir, bien entendu, avec la légitime critique, parfois excessive, parfois injuste de leur gouvernement à laquelle, on le sait, les israéliens excellent tout particulièrement.

 

 

Dans le cadre de cette anthologie unique et irremplaçable d’une calomnie utilisée avec délice par les adversaires de l’État le plus détesté au monde, on lira avec profit les portraits très circonstanciés de Théo Klein par Jean-Pierre Bensimon, d’Edgar Morin par Catherine Leuchter, de Rony Brauman par Georges Elias Sarfati, de Jean Daniel et de Gisèle Halimi par Sidney Touati ou encore de Michel Warshawsky et de l’inénarrable Esther Benbassa par David Kurtz.

 

 

Je recommanderai encore la lecture édifiante des outrances de Noam Chomsky par Paul Bogdanor, minutieux réquisitoire contre la perversion intellectuelle personnifiée.

 

 

S’agissant précisément des approches psychologiques, le lecteur prendra connaissance avec profit de l’article éclairant du psychiatre Georges Gagnocchi intitulé : « La haine de soi aujourd’hui, compassion altruiste ou passion narcissique ? ».

 

 

A ce sujet, l’observateur prosaïque ne balancera pas longtemps entre les deux termes de cette alternative car il est malheureusement clair que ceux qui n’hésitent pas à se considérer comme des Spinoza souffrant les mille morts de l’excommunication, ne courent d’autre risque que de subir les tourments de la caméra de télévision ou la poire d’angoisse du micro radiophonique.

 

 

En réalité, plutôt que d’excommunication, leur seul aléa serait l’hypercommunication, tant nos rebelles épousent fidèlement l’idéologie médiatiquement convenue.

 

 

Au lieu de haine de soi pathologique, j’inclinerai donc pour un auto-amour déraisonnable.

 

 

Bien sûr, chaque peuple, chaque communauté possède son lot d’iconoclastes amateurs ou d’opportunistes professionnels. Les États-Unis, la France, ne pâtissent sur ce point d’aucune pénurie particulière.

 

 

Mais, s’agissant de l’État Juif, rarement une telle aubaine n’aura été exploitée avec autant de gourmandise et de profit par ses adversaires médiatiques de tous bords.

 

 

Hâtez-vous donc d’acquérir au plus vite le numéro 4 de Controverses avant que celui-ci ne disparaisse des éventaires des librairies pour être remplacé par le numéro 5 à paraître.

 

 

Car, je n’ai qu’un seul regret :  que ces « alterjuifs » n’ait pas été publié comme le livre incontournable qu’il mériterait d’être sur un sujet aussi essentiel, lancinant et douloureux.

                       

 

GWG

 

 

 

D’après ma chronique sur Radio J.
par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Vendredi 13 avril 2007

AVIS AUX LECTEURS ÉCLAIRÉS DU BLOGNADEL

 

 

 

Je m’absente pour quelques jours. En attendant, dans le prolongement de notre délectation du terme de « militant » appliqué par Mme Agathe Duparc du Monde à Mme Souha Bechara*, j’ai le plaisir de vous adresser « le petit lexique critique » que j’avais rédigé en épilogue du « Nouveau Bréviaire de la Haine ».

 

 

A bientôt,

 

 

GWG

 

 

* Voir le blog du 11 avril 2007

 

 

 

 

PETIT LEXIQUE CRITIQUE

 

 

 

Antisémitisme

 

Terme inventé à la fin des années 1870 par le publiciste allemand anti-juif Wilhelm Marr. Phénomène très ancien d’antipathie nourri à l’égard du peuple juif ou de la religion juive. Il convient de s’extraire du premier ou de renoncer à la seconde pour pouvoir espérer y échapper. Lorsque les juifs sont considérés comme une race ou une ethnie, l’antisémitisme devient une variante du racisme. Difficile, dans ces conditions, de le fuir Par la grâce d’un jeu de mots assez facile, certains sémites invoquent leur appartenance à cette ethnie pour exclure d’emblée l’antisémitisme qu’on pourrait être conduit à leur reprocher. Raison pour laquelle certains sont fondés à employer le terme synonymique d’« antijudaïsme ».

 

 

Antisionisme

 

Phénomène récent d’antipathie à l’égard du projet visant à édifier une structure étatique destinée aux juifs sur une partie de la Palestine.

Les antisionistes tiennent beaucoup à se distinguer des antisémites. Ils mettent notamment en avant le fait incontestable que certains antisionistes sont juifs.

N.B. Certains antisémites sont également juifs.

 

 

Colon

 

Synonyme pionnier. Habitant d’une colonie. Or, en raison de la mauvaise conscience occidentale à l’égard des anciennes colonies, ce terme s’est chargé au fil du temps d’une connotation nettement péjorative.

Les colons juifs, installés par le sort des armes, dans les territoires palestiniens contre le gré des populations arabes, font l’objet d’une réprobation quasi unanime. Au point même que les enfants de colons, étiquetés comme tels, semblent moins dignes de compassion que les autres lorsqu’ils sont victimes d’actions meurtrières. D’une manière générale, la question des colonies de peuplement, encore appelées «  implantations » juives, est considérée par les observateurs comme l’un des problèmes les plus sensibles du conflit israélo-palestinien. Il convient néanmoins de rappeler que le gouvernement de M. Barak avait accepté le principe du démantèlement des principales implantations dans le cadre d’un accord politique définitif, sans pour autant apaiser la querelle.

Il convient également, pour être complet, d’observer que certains colons juifs acceptent de rester dans les implantations, même sous la souveraineté du futur État arabe palestinien. Force est de constater que cette éventualité ne retient pas l’adhésion du monde politique et médiatique, qui réclame le démantèlement complet des colonies et le rapatriement de ceux qui y résident.

 

 

L’observateur candide, amateur désuet d’histoire et de philologie, qui se risquerait à suggérer qu’un juif ne saurait être jugé plus indésirable en Judée qu’un étranger ailleurs, déclencherait une irrésistible hilarité.

 

 

Faucon

 

Redoutable oiseau de proie. Au sens figuré militariste, belliciste. Au Proche-Orient ce volatile ne semble planer, terminologiquement, que dans le ciel israélien. Prédateur étrange, introuvable dans les cieux syriens.

 

 

Gentil

 

Non juif. Terme tombé en désuétude.

 

 

Goy

 

Gentil. Terme perçu, à tort, comme péjoratif.

 

 

lsraël

 

Pays le plus médiatisé de la planète.

 

 

Israélien

 

Habitant de l’État d’Israël. Majoritairement, pour  l’heure, un juif.

 

 

Israélite

 

Juif. Terme tombé en désuétude.

 

 

Judée

 

Antique royaume juif. Littéralement, du latin «terre des juifs». Zone de Palestine voisine de la Samarie.

La Judée a été effacée du vocabulaire médiatique international au profit de la Cisjordanie.

 

 

Jujf

 

Terme autrefois péjoratif synonyme d’avarice (tombé en désuétude). Concept à la source d’innombrables querelles.

Selon nous, est juif celui qui se revendique comme tel.

 

 

Palestine

 

Littéralement, terre des Philistins, selon les occupants romains de l’ancien royaume habité par les juifs. Aujourd’hui, autorité politique autonome arabe présidée par Yasser Arafat.

 

 

Palestinien

 

Habitant de l’ancienne Palestine historique (Israël, Jordanie). Jusqu’en 1967, le terme s’appliquait indifféremment aux Arabes et aux juifs. Exemples  l’association philo-sioniste France-Palestine à laquelle a succédé France-Israël après la création en 1948 de l’Etat juif. Ou la Bank of Palestine créée par les juifs palestiniens avant la création de l’État d’Israël et devenue la Bank of lsrael. À partir de la création de l’organisation de libération de la Palestine (OLP) en 1965 et, de manière définitive, dans les années 1970, le terme « Palestinien » s’est appliqué exclusivement aux arabes de Palestine. (L’objectif initial clairement affiché de l’OLP étant d’éradiquer toute présence juive sur le sol de la Palestine, l’acception moderne du mot n’est pas dépourvue de logique prospective.) En conséquence, l’expression «Arabe palestinien» est devenue un pléonasme. Quant à l’expression «juif palestinien», il est déconseillé de l’employer, sauf  par antiphrase ou dans une intention humoristique iconoclaste.

Racisme

 

Sentiment ou idéologie basé sur l’aversion pour une communauté ethnique ou raciale. Exemple le racisme anti-maghrébin.

Dans la querelle proche-orientale, ce concept est utilisé par les médias selon des critères sélectifs qui peuvent paraître, a priori, obscurs.

 

 

C’est ainsi que le mouvement juif radical dénommé Kach, préconisant l’expulsion de tous les Arabes de Palestine, se voit, à très juste titre, accoler en permanence l’épithète « raciste », ainsi que son fondateur, feu le rabbin «raciste» Kahana. Il n’en est pourtant pas de même concernant le mouvement arabe palestinien Hamas et son chef, le «guide spirituel» sheikh Yassin, dont le programme politique est symétrique identique, et qui ne se voient pourtant affublés en permanence que de l’épithète, moins connotée, d’«intégristes». Il est vrai que, à la suite d’une action meurtrière menée à l’encontre de civils israéliens, le communiqué de l’organisation notait : «Nous avons goûté à la chair des juifs, nous l’avons trouvée bonne», ce qui, peut-être est considéré comme une appréciation positive.

 

 

Shoah

 

Génocide de la communauté juive européenne. Annoncé, organisé et réalisé par Adolf Hitler, chancelier du IIIe Reich et chef du Parti national-socialiste. Ce terme, d’origine hébraïque, signifie littéralement «catastrophe», Shoah est, pour l’heure, le seul terme, appartenant au vocabulaire issu de la souffrance juive, qui n’ait pas encore été repris pour l’appliquer à d’autres situations radicalement différentes. Exemples le ghetto homosexuel, la diaspora chinoise, le pogrom, etc. Mais il fait actuellement l’objet d’analogies discutables.

 

 

Territoires occupés

 

Expression générique désignant uniquement les territoires palestiniens faisant l’objet d’une contestation. Pour évoquer les problèmes chypriote, libanais, tibétain, soudanais, etc., la plus grande précision géographique est préconisée. Il faut remarquer que l’expression « territoires occupés » s’applique aujourd’hui indifféremment à ceux administrés par les autorités israéliennes, et à ceux transférés à l’autorité palestinienne à la suite d’un arrangement politique.

 

 

Terrorisme

 

Action meurtrière menée par une organisation politique à l’encontre de civils.

En vertu d’un usage journalistique européen, qui, ici encore, ne peut emporter notre entière adhésion, il semblerait que les mouvements palestiniens, à la différence des organisations basques, irlandaises, kurdes, arméniennes, tamouls, etc., échappent à la définition terminologique précitée, y compris le mouvement Hamas. Les choix sémantiques opérés vont du «militant» à l’« activiste» ou à l’exotique « kamikaze ».

 

 

Tsahal

 

Acronyme hébreu signifiant « armée d’Israël ». Seule armée dans le monde à être appelée par son nom.

 

 

Victime

 

Personne faisant l’objet d’un préjudice physique, moral ou financier. En principe la victime est plainte lorsqu’elle n’est pas responsable du dommage subi.

Nous souhaiterions signaler que l’actuel conflit proche-oriental et, de manière plus spécifique, l’Intifada, font l’objet d’une étude de victimisation, sans doute unique, puisqu’un bilan journalier est effectué comprenant généralement l’état civil complet de la victime.

A notre connaissance, aucun autre conflit, dans le temps comme dans l’espace, n’a fait l’objet d’une attention aussi soutenue.

L’AFP publie quasi quotidiennement un tel bilan chiffré. Elle opère cependant une distinction selon que la victime est arabe, israélienne, druze israélienne, arabe israélienne ou étrangère.

Surtout, l’agence de presse ne fait pas de différence selon que la victime est à l’origine de l’incident (le « kamikaze » par exemple) ou l’a seulement subi, ce qui ale mérite de mêler tous les êtres dans une commune affliction, mais affecte quelque peu la rigueur de notre définition.

 

 

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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Mercredi 11 avril 2007

TÊTE DE RÉSEAU

 

 

Je viens de faire une terrible découverte. J'appartenais à un réseau et je l'ignorais.

 

Les faits sont accablants. Ils viennent d’être révélés par Mme Agathe Duparc, correspondante du national-vespéral à Genève, et auteur d'un article daté du 8 avril intitulé «Soha Bechara, ex-militante libanaise, en butte à l'extrême droite suisse».

Cette dame explique doctement que certains, en Suisse, «semblent ignorer la complexité» de l'histoire libanaise.

 

 

Sinon, ils se garderaient de dire pis que pendre de Soha Bechara et de la présenter comme une "terroriste" et une "criminelle avérée".

 

 

La journaliste ne peut cependant cacher à ses lecteurs que celle qu'elle présente avec un euphémisme habituel comme une « ex-militante libanaise » (la militante s'en sort bien, songez qu'elle aurait pu être traitée d'activiste...) avait tenté d'assassiner le général Antoine Lahad, chef de l'Armée du Liban Sud (ALS), «supplétive d'Israël».

 

 

La dame du lac indique également sans sourciller que sa protégée considère le Hezbollah comme un "mouvement de résistance". Le parti islamo-fasciste s'en sort également pas mal puisqu'il n'est pas considéré comme "supplétif" de la Syrie ou de l'Iran.

 

 

Et c'est ici que l'on apprend que la malheureuse ex-militante serait la cible d'une alliance réunissant «islamophobes d'extrême droite, membres de la droite nationaliste helvètes et des personnalités isolées de la communauté juive». Voilà les détracteurs de Mme Bechara chaudement habillés pour l’hiver genevois.

 

 

Ces brutes patentées, incapables de saisir comme dame Duparc la complexité des choses, ont osé critiquer la Télévision Suisse Romande pour avoir diffusé un reportage dans lequel l'ex militante cornaquait les journalistes auprès du Hezbollah et qui, selon ces paranoïaques dangereux, ne présentait pas les garanties idéales d'objectivité.

 

 

«J'ai compris qu'il s'agissait d'un réseau» explique "l'ex militante" (décidément, j'adore cette expression).

 

 

Et c'est là que tout s'éclaire. Souvenez-vous, dans mon avant-dernier blog-notes, je m'étonnais qu'un institut scolaire public toulousain ait invité la militante libanaise, pas si retraitée que cela, car elle profita de l'occasion pour déclarer que "si elle avait été palestinienne elle se serait réjouie de l'enlèvement des soldats israéliens"....

 

 

Alors, comme un démocrate humaniste ne saurait regarder la pacifique Soha qu'avec une révérente tendresse, je dois être un nationaliste helvète isolé au coeur d'un réseau.

 

 

N B. : et dire que Mme Duparc succède à l'admirable et regrettée Isabelle Vichniac, épouse de mon défunt ami Jacques Givet. Il est vrai qu'ils n'avaient sans doute pas son sens aigu de la complexité.

 

 

 

   

 

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LA FIN DU MONDE EST PROCHE

 

 

Si on en croit Le Journal du Dimanche du 8 avril, Nicolas Sarkozy aurait accru son avance en raison de la "droitisation" de son discours.

L’hebdomadaire dominical n'ose l'écrire, mais cela revient à admettre implicitement mais nécessairement que l'électorat français a viré à droite.

Le diagnostic se confirme lorsqu'on observe que l'extrême gauche, de Buffet à Bové, a moins la côte.

 

 

Dans le même temps, la presse hexagonale ne semble pas, c'est un euphémisme, avoir renoncé à l'idéologie sommaire habituelle.

 

 

La logique, comme au demeurant les sondages en la matière, nous conduiraient donc à constater que le français est de moins en moins impressionné par le moralisme journalistique de bazar et s'en remet désormais à son jugement... voire aux blogs....

 

 

L'empirisme également, puisqu'on aura noté que les déclarations de l'actuel favori sur le laxisme judiciaire  en matière de violence d'abord, sur l'identité nationale ensuite, ont reçu un accueil populaire inversement proportionnel à la réaction médiatiquement convenue.

 

 

Serait-ce le chant du cygne qui ne parait que le soir ? Déjà, depuis un bon bout de temps le volatile avait perdu de son magistral ramage. La plume du Péan étant passé par là.

Envolés les Schneidermann, Plenel, Lhomme et autres Gattegno...

 

 

Depuis lurette, je ne le lis incidemment que pour vous, un jour sur trois. Vous devriez faire de même. On se sent tellement mieux.

 

 

 

On survit très bien à ses décrets. J'en sais quelque chose.

 

 

 

À présent, pareil au prophète de l'Étoile Mystérieuse, j'attends la fin du Monde en tapant sur un gong.

 

 

 

 

par GOLDNADEL Gilles William publié dans : BLOG-NOTE
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